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interviewSud Radio (sur YouTube)· 12 novembre 2025 7 min

Les agriculteurs se mobilisent face à Macron !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Akili, c'est quoi le problème Félix Mathieu ? Nous poursuivons hein avec vous.

On ne comprend plus la position de la France sur le Mercosur des agriculteurs d'Occitanie qui se mobilisent à l'occasion de cette venue à Toulouse aujourd'hui du président Emmanuel Macron. Oui, manifestation contre ce projet d'accord commercial entre l'Union européenne et les pays sud-américains du Merco sur projet défendu par la Commission européenne et a priori combattu par la France. Sauf que la semaine dernière, les agriculteurs ont avalé de travers en entendant cette phrase d'Emmanuel Macron qui leur a fait craindre une volte face.

Le chef de l'État venait de s'entretenir avec ses homologues brésiliens et argentins. Les échanges que j'ai pu avoir et avec le président Loula et avec le président Miley par téléphone et avec la présidente Vaner Lyen, je suis plutôt positif mais je reste vigilant parce que je défends aussi les intérêts de la France. Emmanuel, on a retenu le plutôt positif.

Je le plutôt positif. Bah oui, évidemment c'est la petite phrase. Bon alors effectivement mais c'est ça tranche avec ce qu'il disait l'année précédente.

Oui il était radicalement contre. Donc qui pourrait donner le feu vert de la France pour une ratification d'ici la fin de l'année à condition d'obtenir les fameuses clauses miroirs. A priori, c'est ce qu'on a tous compris.

C'est c'est-à-dire qu'on imposerait on n'importerait pas des produits que s'il n'applique pas bah les normes imposées à nos propres agriculteurs. Pas de bœuf argentin gavé aux hormones de croissance interdites chez nous par exemple. Pas non plus de céréales brésiliennes cultivées avec des produits phytosanitaires qui sont interdits chez nous.

Donc après ces propos quand même d'Emmanuel Macron qui ont jeté le trouble, la ministre de l'agriculture Annie Jonevar issue de LR avait semblé vouloir corriger le tir à l'Assemblée nationale. La France est contre l'accord tel que l'a négocié la commission il y a un an à Monté vidéo. Aucun citoyen, aucun agriculteur ne peut entendre que ce qui est interdit en Europe serait subitement toléré pour des produits importés.

Et puis ce matin, un autre ministre, Laurent Panifous, un ancien lui du PS, n'a pas dit autre chose tout à l'heure à votre micro Jean-François sur Sudradio. Il est en charge des relations avec le Parlement. On peut pas envisager, on peut pas imaginer de pouvoir importer des produits qui ne respecteraient pas nos normes.

Il ne peut pas être acceptable qu'il n'y ait pas les clauses miroir, des contrôles plus importants, qu'il n'y ait pas de clause de sauvegarde. C'est tout simplement inacceptable. Pas acceptable.

Mais la France va signer. Ah non, je écoutez, c'est pas moi qui vais vous dire aujourd'hui que la France va signer. que le président de la République a constaté qu'il y avait des améliorations dans la position au niveau européen.

C'est une chose. Vous dire qu'aujourd'hui le Mercur tel qu'il est acceptable qui peut être signé, je vous dis non. Il a parlé un peu vite Emmanuel Macron entre nous hein.

Ah, je me permettrai pas. En tout cas, je pense qu'il a voulu parler plutôt d'une tendance que d'une réalité définitive. Bon, voilà, on laissant un peu gêné aux entournures.

C'est vrai qu'en admettant qu'on les obtienne les clauses miroirs, ça poserait la question de leur application dans la réalité. He, faudrait que les douanes aient les moyens de les faire respecter à l'arrivée des conteneurs. On l'a vu avec une autre actu, c'est bien beau d'avoir des règles sur le papier, mais il faut avoir les moyens aussi de les faire respecter dans les faits.

Bonjour à vous. Merci Félix. Bonjour à vous Romain Blanchard.

Bonjour. Vous êtes bienvenue. Vous êtes viticulteur dans les les bouches du rôe.

Où ça d'ailleurs ? Dans les bouches du rô au fait à Provence. Avec en Provence. et secrétaire général adjointe de la FNSEA, vous êtes présent à cette manifestation toulousaine Romain Blanchard.

Qu'est-ce que vous dites ce matin ? Si si la France obtient ces ces clauses miroirs, est-ce que ça rend l'accord commercial Mercosur acceptable à vos yeux ? Encore faut-il obtenir les clauses en question et pas que hein.

Il y a les mesures miroir et la clause de sauvegarde hein. Alors vous avez fait un super résumé précédemment. J'ai pas grand-chose à ajouter effectivement.

Ouais, il il a bien bossé. En tout cas, on partage beaucoup de ses points de vue. Euh, on va reprendre l'exemple du bœuf.

Donc, on nous parle beaucoup de clause de de clause de sauvegarde, ce qui est pas acceptable pour nous. Mais pour les clauses miroir euh aujourd'hui ce qu'il faut savoir, vous l'avez bien souligné, c'est que les doigts n'ont pas les moyens d'appliquer des contrôles systématique. Il y a une délégation européenne qui est allée au Brésil en mai et juin dernier pour pratiquer des prélèvements qui sont quasiment tous revenus positifs à l'Estradiol, la fameuse hormone de croissance dont vous parliez également.

H Et aujourd'hui ce qu'on nous propose pour les cross miroir c'est quoi ? C'est une attestation sur l'honneur comme quoi ils ont pas utilisé de stradiol. Je veux dire de qui se moque-ton ?

Est-ce qu'aujourd'hui pour la sécurité alimentaire des Français vous accepteriez qu'on fasse passer la législation qu'on veut en Europe mais vous vous contenteriez d'une attestation sur l'honneur de tous les producteurs sans aucun contrôle en contrepartie ? Un bout de papier quoi en quelque sorte. Exactement.

Enfin ça tout le monde comprend que c'est ridicule. On se moque de nous ce serait une fausse sécurité un slogan quelque part. C'est clause miroir pour vous c'est pas du tout de nature à vous rassurer.

Ah non mais c'est de la poudre aux yeux. Mais me rassurez-moi, c'est une chose. Puis rassurer le consommateur parce que moi, il y a quelque chose quand même qui m'interpelle.

Vous savez qu' vous avez suivi cet été l'épisode de la loi du plomb où il y a 2 millions de nos concitoyens qui ont signé une pétition parce qu'il voulaient de la sécurité sanitaire sur leur alimentation. Ce que je comprends avec ce qu'on s'apprête à importer massivement chez nous, comment ça se fait qu'il y ait pas 20 millions de personnes qui signent une pétition contre le Mercur ? Parce que là, ce qu'on va faire rentrer c'est des trucs qui sont plus produits en Europe depuis 30 ans.

Puis vous trompez pas, c'est pas des trucs que vous allez trouver dans les restaurants haut de gamme ou chez le boucher. C'est des trucs que vous allez retrouver et que nous allez retrouver dans la restauration collective, c'està-dire les cantines scolaires majoritairement. Oui.

Dans les campes scol, on est d'accord avec ça. Moi, moi je comprends pas. H F la France risque d'être mise en en minorité sur ce sujet en Europe.

Est-ce que vous le craignez ? Est-ce que la France doit quelque part continuer à à résister presque seul contre tous à Bruxelles où est-ce que la pression risque pas d'être trop forte ? Alors d'abord, je crois pas qu'on soit seul contre tous, mais je reconnais aux autres le droit d'avoir tort.

Si on a des convictions, si on se bat pour une agriculture de qualité, l'agriculture la plus durable du monde, c'est l'agriculture française. Si on vaut quand même le se parce que c'est un problème de santé publique d'abord et puis c'est toute l'agriculture, c'est notre souveraineté, c'est un p entier de l'économie, c'est la vie de toute notre ruralité. Si ça vaut pas la peine de se battre pour ça, je sais pas pourquoi est-ce qu'il faut qu'on se batte.

Oui, Genvar a quand même spécifié qu'il y avait certains secteurs qui enfin qui seraient plutôt euh on va dire bien servi hein les vins et les spiritueux. Vous êtes viticulteur si si n avons bien compris. C'est le cas ou pas ?

Bon alors je sais pas si il y aura forcément des secteurs qui seront moins impactés que d'autres mais la conviction que j'ai moi, et c'est pour ça que je suis à la FNSA, c'est que l'agriculture française c'est un tout indivisible et si on commence à la vendre à la découpe en fait on va juste se battre pour savoir qui est le dernier secteur qui va tomber. Allez, nous verrons c'est pas ce qui a présidé à la création de la FNSA et c'est pas les convictions que nous portons. En tout cas, nous verrons bien si euh ce que dira président que vous allez euh croiser, rencontrer cet après-midi euh à Toulouse.

Merci à vous euh Romain Blanchard, viticulteur à Ex-en Provence dans les bouches du Rône, euh secrétaire général adjoint de la FNSEA. Merci à vous Félix Mathieu.

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