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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 9 juin 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSantéRetraitesInstitutions & élections

Affaire Lyhanna, retraites, élection présidentielle...Élisabeth Borne est notre invitée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Les plaintes pour violences sexuelles sur mineurs sont classées sans suite entre 50 et 84 % des cas. Pouvez-vous confirmer ce chiffre ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Comment réagissez-vous à ce chiffre et à l'affaire Liyana ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    L'État est-il responsable dans l'affaire Liyana ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quels dysfonctionnements expliquez-vous dans cette affaire ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Sur la récidive des pédocriminels, Gérald Darmanin évoque leur incurabilité. Qu'en pensez-vous ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Le rapport du COR sur les retraites propose 67 ans pour équilibrer le système. Que pensez-vous de cette proposition ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Élisabeth BorneFait
    « Il faut faire mieux sur le traitement des violences sexuelles, en particulier sur les mineurs. »
  • 7:00Élisabeth BorneFait
    « On a créé des unités d'accueil pédiatrique enfant en danger. »
  • 11:00Avocat des parents de LiyanaChiffre
    « Il y a des centaines de plaintes depuis 2025 pour viol ou agression sexuelle au parquet d'Oche et seulement un procureur pour les traiter. »
  • 12:00Élisabeth BornePromesse
    « On a voté une loi de programmation du ministère de la justice pour augmenter de 50 % les moyens de la justice d'ici l'année prochaine. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Elisabeth Borne, merci d'avoir accepté l'invitation de France info ancien ancienne première ministre député EP du Calvados, vous publiez réveillons-nous appel à un large rassemblement républicain et démocrate chez Robert Lafond. On va en parler évidemment, on a beaucoup de questions à vous poser sur l'actualité du moment mais d'abord à 19h33, c'est l'heure de notre séquence vrai ou faux du soir avec Luc Brisson qui nous a rejoint. Bonsoir Luc.

Vous revenez ce soir sur un chiffre qui a été avancé ce matin par le député RN Jean-Philippe Tangi qui explique que les plaintes pour violence sexuelle sur mineur sont très souvent classé sans suite. Vous avez un classement des dossiers qui peut varier de 50 à 84 %. Je sais pas si on se rend compte 84 % des dossiers vous emmenez votre enfant qui a subi et qui veut témoigner qui a le courage de témoigner des violences qu'il a subis. euh il témoigne et cet enfant, la parole de cet enfant n'est pas cru ou est classé sans suite. 50 à 84 % de dossiers euh euh classés sans suite.

On on a pu vérifier ce chiffre. Ouais. Alors, ce chiffre, il est vrai hein, puisqu'il figure, regardez, dans ce rapport de 2023 de la Civis, c'est la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants.

Regardez, la part des affaires classées sans suite varie entre 50 et 84 %. Alors, classer sans suite, ça veut dire que le procureur estime qu'il y a pas assez d'éléments pour aller jusqu'au procès. Alors, pourquoi ces affaires sont classées sans suite ?

Dans ce même rapport euh de la civis, on apprend que les violences sexuelles sur mineurs et bien sont classées sans suite dans 66 % des cas pour infraction insuffisamment caractérisé. Ça veut dire quand les preuves sont jugées insuffisantes pour pour continuer la procédure. Et ce chiffre et bien il est beaucoup plus élevé que dans les autres domaines.

Regardez pour l'ensemble des affaires pénales à droite c'est 22 % et dans les affaires d'atteinte à la personne donc c'est par exemple les violences les agressions générales c'est 53 % des classements sans pour infraction insuffisamment caractérisées. Donc ce qu'on constate c'est que les violences sexuelles sur mineur elles sont plus souvent classées sans suite pour absence de preuve que les autres affaires. Et alors, qu'est-ce que ça veut dire ?

Que c'est plus dur de trouver des preuves dans ces affair dans ces affaires de violence sexuelle ou est-ce qu'on on ne prend pas le temps d'essayer de les trouver ? Et ben, c'est un petit peu tout en même temps. On a discuté avec des magistrats, avec des psychiatres spécialisés des violences sexuelles sur mineur et et ils ont tous le même constat.

Les enquêtes sont souvent insuffisantes par manque de délais, par manque d'effectif. Les délais d'audition des mineurs sont trop longs. Et puis il y a aussi un un autre aspect qui revient souvent quand on discute avec ces spécialistes, c'est que les policiers et gendarmes ne sont pas assez formés pour recueillir la parole des mineurs.

Je vous donne un exemple. Il a un protocole qui existe qui s'appelle le NICHD. C'est euh le protocole NICD, c'est une méthode pour recueillir la parole des mineurs.

Et en 2024, un peu plus de 4000 policiers gendarmes he si on fait si on fait l'addition avait été formés à ce fameux protocole. Euh c'est sûrement un petit peu plus aujourd'hui parce que ces chiffres datent de 2024 mais selon les spécialistes avec qui on a échangé et bien ce chiffre est toujours trop faible parce que si on veut moins de dossiers classé sans suite et bien il faut que les agents qui prennent les plaintes et bien soient formés correctement à ce recueil de plaintes. Merci beaucoup Luc Brisson.

Moi je rappelle le rendez-vous hebdomadaire avec toute l'équipe de vrai ou faux samedi à midi et tous les dimanches à 20h. Merci beaucoup Luc. Ellisabeth Borne, comment vous réagissez à à ce chiffre entre 50 et 84 % des des plaintes pour violence sexuelle sur mineur classé sans suite aujourd'hui dans notre pays.

Est-ce que ça explique également et on va parler de l'affaire Liana évidemment, mais est-ce que ça explique ce ce climat de de de colère et d'incompréhension qu'il y a aujourd'hui par rapport au traitement des violences sexuelles ? Je pense qu'il y a pas de doute sur le fait qu'il faut faire mieux sur le traitement des violences sexuelles, en particulier sur les mineurs. C'est pour ça qu'il devait y avoir un plan de formation des policiers et des gendarmes.

Vous avez cité des chiffres. Évidemment, on devrait être au-dessus de ces chiffres dans la formation des policiers et gendarmes. C'est pour ça qu'on a créé des unités d'accueil pédiatrique enfant en danger.

Et en l'occurrence, la jeune fille dont la plainte a été déposée au mois d'août a bien été accueillie dans une unité de ce type qui permet d'avoir des psychologues, des médecins, des enquêteurs dans une même structure plutôt que devoir faire répéter plusieurs fois à l'enfant et d'avoir aussi une capacité à recueillir la parole de l'enfant dans les meilleures conditions. Donc il y a pas de doute sur le fait qu'il faut faire mieux. C'est ce qui a été engagé.

Euh malheureusement, on voit qu'il reste du chemin. Il y a le le recueil de la parole et puis euh il y a l'enquête, hein. Et on voit évidemment que c'est c'est ça qui pose question euh dans l'affaire euh terrible de la mort de la de la petite euh Liana alors qu'il y avait eu des alertes euh sur le principal euh suspect, notamment donc celle de de Rosa, cette petite fille dont vous avez parlé.

L'avocat des parents a annoncé aujourd'hui qu'il voulait attaquer l'État pour faute lourde. L'avocat des parents de Liyana également a pris la parole pour mettre en cause l'État. On voudrait vous entendre là-dessus.

D'abord, on va l'écouter cet avocat. Par ma voix, cette famille en deuillet souhaite envisager les véritables responsabilités, celles des moyens qu'on accorde à la justice et à leur efficacité. Car oui, monsieur le président, c'est le vrai cœur du problème.

Il y a des centaines de plaintes depuis 2025 pour viol ou agression sexuelle au parquet d'oche et seulement un procureur pour les traiter. Vous trouvez ça sérieux ? Attribuer la responsabilité de ce drame à l'institution judiciaire serait à non sens absolu et cela serait se tromper de responsables.

Nous ne voulons pas de loi ou de réforme. Nous ne voulons pas de récupération juste des moyens et l'efficacité de ces moyens. La robe que je porte me hurle de vous demander plus de moyens.

Que chacun prenne ses responsabilités, y compris au plus haut sommet de l'État et qu'on ne s'y trompe pas. Combien faudrait-il de Liana pour que nous soyons enfin entendus ? Est-ce que l'État est responsable dans cette affaire Ellisabeth Borne ?

Est-ce qu'il y a des des responsabilités ? Alors enfin d'abord on est face à un drame effroyable et moi j'ai d'abord une pensée pour la famille pour les proches de Liana. Ensuite, une enquête administrative a été demandée par le garde des sauts, par le ministre de l'intérieur, le ministre de l'éducation nationale parce que ils ont des bonnes raisons de penser qu'il y a eu des dysfonctionnements.

Donc je pense que sur ce drame en particulier, il serait prudent d'attendre les conclusions de cette enquête pour comprendre comment on peut avoir une situation aussi absurde que effectivement une plainte déposée au mois d'août et un suspect qui n'a pas été entendu. Donc je pense que sur cette affaire en particulier, attendons les conclusions de l'enquête administrative qui a été lancée. À quoi imputez-vous cette espèce d'emballement ?

C'est-à-dire que on a les magistrats qui montent au créneau tout de suite en disant qu'on fait la chasse au magistrat et que c'est une histoire de moyens. On entend des ministres donner leur avis sur le côté incurable ou non de la castration chimique. Qu'est-ce qui se passe dans votre livre ?

À un moment donné, vous redoutez, je vous cite, la surenchère de propositions démagogiques qui pourraient surgir à l'occasion d'une campagne électorale. Est-ce que vous pensez qu'on a déjà une classe politique qui est affolée par la campagne et qu'elle est obligée de taper vite, fort de manière à marquer l'opinion et que ça ouvre la porte à un certain nombre de dérives ? Écoutez, je pense qu'il y a une forte émotion dans le pays que chacun ressent, que chacun peut éprouver face au drame qui s'est produit.

Pour autant, je pense que il est raisonnable d'attendre d'avoir des faits avant de se prononcer sur les conséquences attiré les dysfonctionnements que révèle ce drame. Mais en l'occurrence, vous l'avez dit, il y a il y a un fait qui est établi, c'est qu'il y a une petite fille de 11 ans qui a porté plainte pour des viols que a qu'elle a été entendue, que des experts ont jugé qu'elle présentait des lésions qui étaient compatibles avec ces ces viols. Ça ce sont des éléments matériels.

Pour autant pendant 9 mois le suspect n'a pas été entendu. Ça, ce sont des faits ce sont des faits ce sont des faits qu'on peut imputer à un manque de moyen de la justice. Et moi, je suis la première à penser que notre justice manque de moyens.

C'est pas pour rien qu'on a voté une loi de programmation du ministère de la justice pour augmenter de 50 % les moyens de la justice d'ici l'année prochaine. Donc oui, il faut plus de moyens et on sait qu'on est absolument sous-doté par rapport aux autres pays. Donc quand Emmanuel Macron a dit dès ce weekend, pardon, je vous laisse reprendre après, mais quand Emmanuel Macron a dit dès ce weekend, je ne veux pas entendre parler d'une histoire de moyen dans cette affaire, il a parlé trop vite.

Non, je pense qu'il parle enfin il est clair qu'on manque de moyens à la justice et je vous dis président de la République a souhaité qu'on augmente de 50 % les moyens de la justice. Ça ne s'était jamais fait auparavant. Mais pour autant dans ce drame particulier, le fait que le le suspect n'ait pas été entendu alors que la plainte était claire, alors que les expertises médicales et psychologiques étaient dans le dossier, ça ça révèle des dysfonctionnements qui voilà ne sont pas ne sont pas simplement imputables à un manque de moyen du ministère de la justice. des dysfonctionnements qui qui peuvent être individuels ou qui peuvent être individuels.

Je pense c'est les résultats de l'enquête qui permettra de le dire mais il y a des fortes raison de le penser. Est-ce qu'il y a pas euh également vous avez été premier ministre, vous connaissez la question de la responsabilité politique ? Est-ce qu'il y a pas aussi une responsabilité politique quand Gérald Armin dit "Je prendrai mes responsabilités et je prendrai des sanctions éventuellement contre les les les magistrats." Est-ce qu'il y a pas aussi une responsabilité euh politique qui peut être attendue par les Français ?

Mais enfin vous voyez si euh il y en a qui appelle à la démission de Gér Oui, mais enfin voilà mais on peut aussi effectivement précipiter les conséquences attirées d'une d'un drame dont on n pas aujourd'hui les éléments pour comprendre enfin comment peut-on en effet avoir une plainte déposée au mois d'août et comment se fait-il que les magistrats n'ont pas entendu les enquêteurs n'ont pas entendu le le suspect ? Enfin, vous avouerez que ça n'est pas enfin ça n'est pas un fonctionnement normal de la justice quand on pointe la nécessité d'une enquête administrative et de comprendre les dysfonctionnements qui sont intervenus euh en l'occurrence dans le parquet euh de Hoche. Euh je crois qu'il y a de bonnes raisons de penser qu'il y a des dysfonctionnements.

Considérer que ça tourne un peu au règlement de compte politique ou que c'est le sein le jeu sain de la démocratie, l'avocat de les parents de cette petite fille qui s'adresse directement au président. En fait, est-ce que comment vous qualifiez le climat dans tout ça ? Je pense que le climat est inquiétant quand on voit qu'on s'emballe effectivement à tirer des conséquences sans avoir les faits.

Je pense que il y a un drame épouvantable et on imagine la détresse de la famille dont la petite fille a été tuée par ce suspect et probablement violé. Mais pour autant, je pense que sur les conséquences à en tirer, il faut poursuivre le renforcement des moyens du ministère de la justice. Il faut poursuivre la modernisation des outils du ministère de la justice et sil y a des dysfonctionnements, des défaillances, évidemment, il faut sanctionner les magistrats.

Mais est-ce qu'il y a pas aussi un problème systémique qui explique cette colère que l'on voit aujourd'hui chez de chez de nombreux Français ? Combien de Français ont dans leur entourage quelqu'un qui a été concerné ou dont l'enfant a été concerné par des des violences sexuelles et qui attendent pendant des mois d'avoir des nouvelles de de l'enquête. Combien d'exemples d'individus suspectés et qui sont laissés dans dans la nature ?

Vous ça révolte profondément les gens ? Je pense que ça met à jour ou ça met en lumière un fonctionnement de la justice qui n'est pas satisfaisant et qui pour le coup renvoie certainement au manque de moyens qu'on s'efforce de compenser avec je vous dis 50 % d'augmentation de moyens. Malheureusement, vous voyez, on ne peut pas doubler le nombre de magistrats du jour au lendemain.

Chacun peut comprendre qu'on ne peut pas recruter massivement des magistrats du jour au lendemain. La démarche, elle est engagée. Des nouvelles voies d'accès ont été ouvertes pour recruter plus vite des magistrats.

Il faut voir la situation dans laquelle était notre justice ces dernières années. Et je pense qu'on a effectivement à renforcer les moyens, à continuer à renforcer les moyens de la justice, à continuer à moderniser les outils parce que la situation n'est clairement pas acceptable pour toutes les personnes qui sont notamment tous les enfants qui sont victimes de de violence sexuelle. Sur la question de la de la récidive, vous avez entendu ministre de la justice Gérald Armanin dire hier soir qu' il pense à titre personnel que les pédo criminels sont incurables.

Qu'en pensez-vous ? Oui, enfin, je pense que voilà, de façon générale, évitons de porter des jugements généraux sur les pédocriminels ou sur les affaires en général d'agression sexuelle. On sait très bien que parmi les agressions sexuelles, la majorité se fait dans le milieu familial.

Donc dans ce cas-là, on n' pas affaire à des pédocriminels potentiellement récidivistes. C'est voilà le cadre de la majorité des agressions sexuelles. Mais vous savez que ce qui indigne beaucoup les Français aussi, c'est un pédo criminel qui va être libéré de prison et qui va récidiver sur des enfants ou sur des adultes d'ailleurs juste après sa sortie de prison et que les gens voient ça et ils se disent "Mais c'est pas possible, on peut pas laisser faire ça." qu'il faille continuer à améliorer notre réponse face à des drames de ce type et face aux agressions sexuelles sur des femmes, sur des enfants, j'ai pas de doute.

Et donc, il faut poursuivre ce travail. Il y a une loi intégrale qui a été proposée par cosignée par une centaine de députés. Je pense qu'on doit continuer à avancer sur le sujet.

Il y a une loi sur la protection de l'enfance qui a été proposée par le gouvernement. Je pense qu'on est encore loin du compte sur une parole qui heureusement se libère sur ces problèmes. Mais vous voyez, vous avez mentionné les problèmes d'agression sexuelle dans le périscolaire à Paris.

Je pense qu'on a effectivement à mieux prendre en compte cette parole qui heureusement se libère mais qui appelle des réponses très fermes de la part de de de du gouvernement et de la part de l'institution judiciaire. Votre titre c'est réveillons-nous. Quelque chose qui nous a réveillé là récemment, c'est le rapport du corps sur les retraites, sujet que vous avez amplement connu, géré et subi, si j'ose dire.

Euh vous dites clairement que tous ceux qui vous nous promettront des choses impossibles nous mentiront. Euh, est-ce que vous pensez qu'on peut être élu parce qu'on en parlait tout à l'heure, est-ce que vous pensez qu'on peut être élu en proposant les choses qui sont en qui sont envisagé par le corps pour qu'on s'en sorte vu le rapport actif inactif pour faire simple ? Oui, enfin je pense que le corps fait des projections à 2070 donc c'est peut-être pas notre sujet du moment.

Je rappelle pour ceux qui étaient pas là dans la précédente demi-heure que le conseil d'orientation des retraites va publier donc jeudi euh un rapport dans lequel il expliquerait que si on veut retrouver l'équilibre à l'horizon 2070 euh en agissant que sur le l'âge légal, il faudrait le repousser à 67 ans. Donc je pense que on va pas forcément se projeter sur 2070 mais il y a pas de doute. on sait qu'il y a plus de retraités et que du coup le le nombre de d'actifs pour financer les pensions par retraités pasanger ne cesse de baisser et par ailleurs l'espérance de vie s'allonge.

Donc ceux qui laissent croire qu'il ne faudra pas pour ceux qui le peuvent, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas eu des métiers pénibles, qui n'ont pas qui ne sont pas victimes d'usure professionnelle, qu'il ne faudra pas travailler plus longtemps, ne disent pas la vérité aux français. Ceux qui disent que l'âge légal c'est un faux combat et que c'est pas ça le problème comme Gabriel Atale euh est-ce que vous pensez qu'effectivement c un faux problème ou c'est simplement une façon d'esquiver cette espèce d'âge ou au Jordan Bardel d'ailleurs d'esquiver la vraie problématique en disant comme Édouard Philippe nous l'a dit il y a longtemps hein 67 ans. Est-ce que on on nous est-ce que c'est ça tient debout ?

Vous savez, moi enfin on peut discuter euh de façon très détendue des un système de retraite, inventer d'autres système de retraite et nous avions porté un système universel auquel je crois. Tout va bien jusqu'au moment où vous parlez de la façon dont vous allez assurer l'équilibre du système. Et pour assurer l'équilibre du système, à la fin, il faut avoir des leviers qui font que les gens travaillent un peu plus longtemps.

En tout cas, pour ceux qu'ils peuvent, vous avez, vous pouvez agir sur la durée de cotisation et vous pouvez agir sur l'âge de départ. le l'expérience qui est la mienne, c'est que quand vous regardez, c'était le cas dans la réforme que nous avons porté avec Olivier Dusopt en 2023, si vous voulez répartir le plus également l'effort entre les différents français, vous avez à jouer des deux des deux. Et si vous jouez uniquement sur la durée de cotisation sans avoir un âge de départ qui peut-être peut être moins rigide que dans le système actuel qui pourrait fonctionner sur euh de la même façon que la durée de cotisation sur un système de décode sur sur côte.

C'était l'âge d'équilibre dont avait parlé Édouard Philippe euh dans la la première réforme qu'il avait porté dans le premier quinquena. Mais donc vous pouvez sans doute assouplir cette notion d'âge légal, mais en tout cas, ce sont deux paramètres sur lequels on doit agir pour équilibrer le système de retraite. Et je ne crois pas non plus qu'on puisse dire aux Français vous partez quand vous voulez, quitte à avoir une très petite pension parce que nous sommes dans un pays qui peut avoir la fierté de de de bénéficier d'un minimum vieillesse de plus de 1000 € par mois.

Donc on peut pas dire chacun fait ce qui lui plaît, part avec 500 € et la collectivité euh complète votre retraite à hauteur de 1000 €. Quand vous regardez les différentes propositions là des différents candidats hein et il y en a un certain nombre évidemment vous vous sentez alors j'ai du mal à comprendre la proposition du Rassemblement national je dois dire il y en a deux hein. C'est ça.

Il y a évidemment il y a celle de Marine Le Pen qui dit plutôt on reste à 62 voir on revient à à 60. Et il y a Jordan Bardella qui dit "On va peut-être supprimer le l'âge légal de de départ à la retraite." Bon cette cette ligne, elle sera probablement tranchée le 7 juillet quand on connaîtra le candidat du du RN.

Ceci dit, même dans votre dans votre famille Ellisabeth Borne, dans le bloc central, c'est pas tout à fait clair entre Gabriel Atal et et Édouard Philippe. C'est pas la même histoire duquel vous vous sentez le plus proche la plus proche sur cette réforme des retraites ? Bah vous savez, enfin moi je enfin je je le dis dans le livre, je pense que en fait les deux systèmes peuvent fonctionner.

Je pense que le système universel euh avait l'avantage de proposer le même mode de calcul pour tous les pour tous les travailleurs hein puisque c'était pour les fonctionnaires, pour les salariés, pour les indépendants avec l'inconvénient que les systèmes de rémunération ne sont pas les mêmes. Donc ça ça veut dire qu'on doit travailler en amont pour harmoniser les modes de rémunération, mais c'est sûr qu'on arrive ensuite à un système plus juste et peut-être plus lisible pour les Français. Voilà.

Mais c'est une réforme importante et on se souvient qu'il y avait des centaines de milliers de personnes dans la rue de longues grèves dans nos services publics qui était concernés par cette réforme et on a par ailleurs la possibilité d'améliorer le système actuel. Moi je je je dis dans le livre à la fin je crois qu'on peut se dire que ce sujet est tellement épidermique quand un gouvernement s'en saisit alors qu'on voit que les partenaires sociaux arrivent à gérer le système de façon très apaisée. Moi, je suis favorable à confier aux partenaires sociaux la gestion de ce système.

Mais ce système universel qui le porte aujourd'hui ? Qui a le courage de le porter dans les dans les prétend ? Le système universel est proposé par Gabriel Atal.

Moi je vous dis, on peut rouvrir ce chantier qui a été compliqué dans le premier quinquena qui présente certainement des avantages à terme mais qui passe par une phase où chacun peut s'interroger et notamment c'était le cas des agents publics sur la façon dont leur retraite sera préservée. Euh comment vous jugez la le la la multiplication de candidates ? Il n'y a pas un jour on n pas ce matin on a appris monsieur Karim Boanran envisagé d'être candidat.

Alors, je parle, je sais qu'il est au Parti socialiste, enfin dans une partie du Parti socialiste. Euh, comment vous voyez ça y compris dans ce qui fut ou est votre camp ou votre écosystème ? Euh, on se demande si Géraldana va pas y aller.

On se demande si enfin Philippe, on attend qu'il on le sait. Voilà, Gabriel Etal a tout fait comme si enfin pas comme si pour l'être. On a l'impression qu'on va marcher.

Michel Barnet se prépare. Euh on fait beaucoup enfin moi je je pense que ce qu'on peut observer qu'on a finalement LFI et le rassemblement national qui parle en disant on veut pas se on veut pas être condamné à avoir ce choix-là. Voilà.

Donc ça suppose qu'on se rassemble. Ça suppose qu'on se rassemble l'objet du livre. Et je pense que la première chose à faire, c'est déjà de proposer, de mettre sur la table des propositions qui puisse redonner de l'espoir à nos concitoyens.

Moi ça va être fait quand et le comité de liaison, il marche pas. Il y a normalement un comité liaison entre les différentes familles moderne, renaissance, horizon et tout qui devrait travailler sur une base programmatique. n'a pas l'impression que ça c'est pour ça que moi je fais le choix de mettre des idées sur la table et d'appeler tous ceux qui pensent que c'est important d'avoir un projet de répondre aux préoccupations des Français sur le pouvoir d'achat sur la sécurité sur l' vous rappelle ce que bah écoutez on est un certain nombre à se rassembler et j'espère que on va pouvoir travailler avec un maximum de partenaires au sein évidemment du bloc central de la droite modérée de la gauche réformiste pour travailler non pas sur des candidatures individuelles mais sur un projet qui puisse rassembler les Français.

Vous êtes toujours à Renaissance ? Vous avez quitté la direction mais vous êtes toujours à Renaissance. Tour à des rentes de Renaissance.

Oui, je vous confirme. Et vous avez donc un candidat naturel. Normalement c'est c'est Gabriel Atal.

Le projet puisque vous voulez parler de de projet, il n'est pas il ne vous convient pas. Euh ce que je vous dis, c'est que moi je vais pas euh me prononcer sur des personnes. Je pense que c'est important qu'on mette un certain nombre de sujets qui me paraissent essentiel.

Voyez, je note que on parle très peu à notre jeunesse. Je pense que c'est enfin quand on s'engage en politique, on s'engage d'abord pour proposer. Il y a pas de programme pour l'instant chez personne, hein.

Ah ben je pense que le programme n'est pas encore là. Ben, il est temps de le bâtir ensemble. Oui.

Euh ça se quand est-ce que alors je sais que l'incarnation c'est secondaire mais enfin sur la présence on peut avoir des doutes. Quand est-ce que vous considérez qu'il va falloir savoir qui porte ce projet ? Enfin moi je vous voyez moi je pense que je je pense que Jean-Luc Mélenchon et du quotidien assemblement national on est prêt.

Vous dites sans arrêt que vous refusez d'être confronté à ce choix-là. Si vous voulez vous réveiller et que on que les jours se réveillent il faut bien qu'il y a un moment donné ça sera les sondages. Ça sera quoi ?

Enfin, moi je je ne enfin ça vous aurez noté que ça n'est pas moi qui me suis lancé dans la course à la présidentielle. Je du coup euh je je je pense simplement que si le rassemblement enfin que le rassemblement doit intervenir le plus tôt possible et que chacun doit peut-être être moins dans l'idée qu'on cherche un homme providentiel et plus dans l'idée qu'on cherche un projet qui réponde aux défis qui sont considérables auxquels on doit faire face compte tenu d'une situation internationale que chacun a bien en tête compte tenu des nombreuses crises qui se succèdent et compte tenu des défis qu'on a dans notre paysand modèle social qui qui s'essouffle. La candidature de Gabriel Atel, elle empêche le rassemblement.

C'est ça que vous lui reprochez ? Non, je dis simplement qu'à un moment donné, chacun est légitime à avoir des ambitions, mais qu'il faut aussi se poser la question de la façon dont on peut avoir un représentant en dehors des extrêmes qui soit au second tour de la présidentielle. Cou, que ça a marché que il y aura une le miracle de novembre.

Bah écoutez, moi j'espère qu'il y aura une prise de conscience. Moi, je me résous pas à ce que on ait dans notre pays un 2è tour entre le LFI et le Rassemblement national. Une femme présidente de la République, il faudrait attendre 2070 euh Eisabeth Borne.

Peut-être, peut-être, voyez, je pense que peut-être que les femmes euh candidat que c'est c'est pas mon projet, c'est pas à 2070 certainement. Non, mais c'est pas mon projet. Mais voyez, je pense que à un moment donné euh plutôt que des aventures personnelles et des logiques voilà individuell, je je je pense que notre pays a besoin qu'on puisse mettre des propositions sur la table qui soient de nature à convaincre les Français qui redonnent de l'espoir aux Français.

Et le prochain meeting, vous irez est que celui de Gabriel, vous v été d'une discrétion forte. Non, je je ne vais pas au différents meetings, mais la structure que j'ai créée Bisson ensemble est présente à ces différents meetings que ce soit celui de Gabriel Atal, de Raphaël Gluxman ou d'Edouard Philippe. Et la candidature d'une femme, elle serait plus de nature à pouvoir rassembler.

On vous entend ce matin, on entendait ce matin Yel Brun Pivet. On sent que vous êtes moins euh encline à avancer vos candidatures personnelles. Vous vous présentez davantage comme une volonté de de de rassemblement.

Ça pourrait incarner une autre voix possible pour 202. en fait de la même façon et que peut-être on est moins dans les jeux personnel et les jeux d'ego et qu'on est plus soucieuse de porter des idées de permettre à notre pays de se rassembler sur un projet. Merci beaucoup Ellisabeth Borne d'avoir été notre invité.

On rappelle le titre de votre ouvrage Réveillons-nous aux éditions Robert Lafond. Merci. Merci d'avoir été notre invité ce soir.

Merci Nathalie.

Affaire Lyhanna, retraites, élection présidentielle...Élisabeth Borne est notre invitée — Élisabeth Borne · Pourquijevote