2027 : QUI VEUT FAIRE PERDRE LA GAUCHE ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Depuis quelques jours, les voies les plus haut placées dans la France insoumise se sont lancées dans une croisade antiprière. Pour cette candidature commune à la gauche, vous refusez toujours l'organisation d'une primaire comme le souhaite notamment par exemple Rufin.
Et vous voyez bien qu'une prim rassembler à gauche mais vous voyez bien qu'une primaire j'ai entendu François Ruffin dire une primaire de Poutou à Hollande. Bon ces rebuffades faisaient suite à une atmosphère un peu particulière à gauche. Cette semaine rebelotte j'ai envie de dire vous avez essayé de lancer l'idée d'une grande primaire de toute la gauche pour commencer à vous organiser à 2 ans de la prochaine présidentielle en 2027.
Aucun chef de parti n'a répondu à votre proposition à part Raphaël Guxman pour place publique. Tout de même personne vous a répondu. Je disais c'est c'est violent ça quand même.
Une primaire, vous savez très bien que déjà personne n'en veut, ni chez les insoumis, ni chez Raphaël Gluxman. Elle est morte l'idée de la primaire. Non, pour moi, c'est la seule solution et je remercie d'ailleurs Lucy Casté de l'avoir proposé parce que c'est la seule solution.
C'est une primaire et il faut en accepter et l'augur et le résultat. Il est difficile, en écoutant ça de ne pas penser au PS et à son congrès qui approche. Le 27 mai, les militants votaient pour les textes d'orientation portés par les trois candidats à la tête du PS.
Olivier Fort, candidat en tête, a vu sa motion soutenue par plus de 42 % des votants, suivi de près par Nicolas Meyer Rossignol à 40 % des votants. Bref, le trème homme de cette affaire qui a obtenu près de 18 % des suffrages, Boris Valot a les clés du camion. Celui qu'il soutiendra sera premier secrétaire et ça a un impact considérable.
Pour Nicolas Meyer Rossignol, une primaire à gauche, c'est non. Il veut une alliance immédiate avec Raphaël Gluxmann. Mais avec Olivier Fort, la tentative d'une union à gauche plus large reste envisageable.
Alors aujourd'hui, on va parler des sujets difficiles. L'union à gauche, les primaires et la démocratie interne des partis. C'est un bon moment pour le faire, loin de tous les prochains enjeux électoraux.
On pourra se concentrer sereinement sur les questions de fond. Et les enjeux sont de taille. Quelle est la bonne stratégie pour faire gagner la gauche en 2027 ?
Mais des accords sont nombreux et très intenses. Et comme à chaque fois qu'on parle de politique, les arguments sont de plus ou moins bonne foi. Mais c'est pas parce qu'une question est sensible et difficile qu'il faut regarder ailleurs en espérant que le vent tourne.
C'est au contraire un signal pour analyser, décortiquer et évaluer les différentes thèses en présence. Après ce joyeux exercice d'autocritique en bonne camaraderie, on se penchera sur la commission d'enquête Betara mais les témoignages assez particuliers d'Élisabeth Born et de Segolen Royal. On ira enfin faire un tour à l'assemblée pour voir comment macronistes, frontistes et républicains vont main dans la main pour assassiner nos abeilles et empoisonner nos campagnes.
Et tout ça, c'est dans ce nouveau numéro de dissolution. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. On va pas se mentir, parler de l'Union à gauche, c'est à la fois le sujet favori des militants et en même temps celui qui divise le plus.
Non mais surtout Ruffin, il a dit ça, il a dit faudrait faire ça et je gagnerai. Donc en fait, il s'est créé son petit truc en disant bon voilà de libé qui est assez fort quand même. On va jouer au Monopoly et je fais la banque aussi.
Ouais. Bon ouais, vous savez vous avez référence hein, c'est le titre de l'IB d'hier hein. Je suis pour une primaire et je la gagnerai.
Voilà, c'est vrai que c'est Oui. Ouais, pourquoi pas ? Audacieux.
Pour le coup, tu viens de dire "Je suis pour une primaire et je la gagnerai." Oui, on va extraire ça sur les réseaux sociaux. Et on voulait faire ça, on voulait répondre comme ça.
Ben moi aussi, je vais la gagner. Ah là là là, le combo Guillaume Meris, Philippe Putou, c'est quand même bien sympa. Mais plus sérieusement, ces appels à la primaire, à quoi ça sert ?
Une primaire à gauche est-elle le meilleur moyen de gagner en 2027 ? Les arguments des insoumis contre cette idée sont-ils solides ? Existent-ils d'autres options ?
C'est ce que nous allons essayer de décortiquer. L'objectif ici n'est pas de distribuer des bons ou des mauvais points, ni de juger tel ou tel camp, mais d'expliquer les enjeux contraintes et stratégies pour permettre aux citoyens de se forger un avis libre et éclairé. Il est possible que certaines analyses déplaisent ou suscitent des désaccords.
N'hésitez pas à en débattre en commentaire car la démocratie progresse par le débat et non par les accusations fratricides. Ceci posé, regardons maintenant ce qu'est une primaire et à quoi elle peut servir. Une primaire, c'est un système pour départager plusieurs candidats qui veulent se présenter à une élection.
Plutôt que de laisser ce choix au seul dirigeant du parti, on le soumet à un groupe plus large comme les militants ou même les citoyens. L'idée, c'est de rendre le processus plus démocratique en donnant plus de pouvoir aux votants et moins aux appareils de parti. à un moment où ces derniers sont de plus en plus critiqués.
Mais derrière cette idée séduisante, il y a des questions plus compliquées qui peut se présenter à la primaire, sur quel programme ? Qui a le droit de voter ? Et surtout qui organise tout ça parce que c'est souvent sur ces questions que tout se joue.
Les primaires de base, c'est pas une pratique française mais américaine. Et ça change tout parce que les partis aux États-Unis ne fonctionnent pas comme chez nous. Là-bas, la politique est dominée par deux grands partis, les Républicains et les démocrates.
Les primaires sont leur façon de choisir quel candidat ils envoient à la présidentielle. Ce système fonctionne quand on a deux parties qui se partagent le pouvoir. La primaire ne sert pas à légitimer un camp mais à choisir quelle version de son parti on veut voir affronter l'adversaire au second tour.
Des primaires, on en a fait en France mais avec des résultats mitigés. Il y a eu celle de 2011 qui a mené Hollande au pouvoir puis celle de 2017 avec Amon, Jado et Fillon et celle de 2022 avec Jado, Hidalgo, Pécré et Tobira. Aucun candidat désigné par une primaire depuis 2011 n'a atteint le second tour de la présidentielle.
D'où la réputation de machine à perdre. Surtout qu'à gauche, ces primaires ont souvent été semés d'embûches. Je suis profondément attaché au respect des engagements pris.
Benoît Amont est désormais le candidat de notre famille politique et il lui appartient de mener à bien la belle mission du rassemblement. Je pense qu'il ne faut prendre aucun risque pour la République et donc je voterai pour Emmanuel Macron. Mais toutes les primaires ne sont pas des machines à perdre.
À bien des égards, l'élection de la présidence des républicains a été une forme de primaire à peine déguisé. Le choix retaillot n'est pas très surprenant. Très droitier, il pourra chasser sur le terrain du Rassemblement national pour aller récupérer les saristes déçus.
Issuérant de la droite sénatoriale, son ancrage local lui donnera toutes les latitudes nécessaires pour organiser les municipales que les républicains construise comme un enjeu central pour le leadership politique à droite. Ministre surtout, il est le rêve des gens de droite, névrosé sur l'identité et hystérique sur la sécurité. Il est le visage d'une droite qui se bat et fait pencher le gouvernement encore plus à droite.
Cette élection était la première étape pour qui préfère garder la main sur son candidat plutôt que de participer à une primaire transpartisane. Ils veulent leur poulin en tête. quitte si ça ne marche pas à négocier ensuite des postes dans le cadre d'une alliance comme ils le font actuellement.
La question ce n'est donc pas tant de savoir s'il faut des primaires, mais de quelle primaire parle-t-on et pourquoi faire ? La primaire proposée sur le modèle de la primaire populaire de 2022 serait une organisation extrapartisane destinée à rassembler le plus largement possible les forces de gauche. En effet, il parle de primaire GER qui servirait à légitimer la gauche en organisant un scrutin démocratique et fortement médiatisé.
Est-ce que vous maintenez votre proposition d'une primaire GER ? Oui. Alors, je dis primaire GZER, primaire de débordement parce que moi, pour moi le sujet est moins celle du départage de se dire voilà c'est un tel ou une telle qui va être candidat pour la gauche que de se demander comment on fait pour retrouver les gens par million, euh comment on fait pour que les 9 millions de votants du 7 juillet et ben ils aient à nouveau la main et qu'on puisse entendre leur voix.
Il ne s'agit pas simplement de choisir le candidat d'un parti. La primaire vise surtout à fabriquer l'union à gauche en contraignant la désignation du candidat à la présidentielle. Avec un candidat commun, les partis devront faire front commun.
Cette proposition prétend répondre à la volonté d'un peuple de gauche, fatigué des querelles politiciennes qui souhaitent une gauche unie face à la montée du nazisme. Quand on arrivé et qu'on voit que on a un vrai enjeu l'arrivée de l'extrême droite qui est vraiment flippant notamment pour les organisations climat que dans lesquelles je suis mais aussi pour les pour populations les plus stigmatisées, les plus précaires, on se dit "OK, peut-être qu'on va faire un pain de côté et mettre un petit peu de l'eau dans notre vin et peut-être se mouiller un petit peu plus." Mais derrière ces bons sentiments, l'enjeu est d'accepter une primaire qui retire aux parties leur marge de négociation.
Par exemple, le PC ou les écologistes ne seront pas en position de négocier leur retrait de leurs candidats contre des postes ou des sièges. Ils devront accepter l'hégémonie du candidat désigné. Paradoxalement, la primaire en donnant une légitimité importante à son vainqueur peut affaiblir la diversité partisane et n'est donc pas forcément le processus le plus démocratique.
Le principe des primaires appelle donc quand même une série de remarques. Le collectif Victoire Populaire, François Ruffin et Sandrine Rousseau éludent savamment la question du programme. Pardon, moi je veux bien que tout le monde se mette à dire je vais être candidat demain à l'élection présidentielle mais peut-être que ce serait bien qu'on réponde à la question de pour faire quoi ?
C'est quoi le programme de Raphaël Glxman ? C'est quoi le programme ? C'est quoi leur programme ?
Ils en ont pas. Donc nous, on a un programme, on l'a mis sur la table. Autour de ce programme, on a réuni toutes les formations politiques de gauche, c'était la NUPS et ensuite le nouveau Front populaire.
Donc je considère que si ce programme a pu réunir tout le monde à l'élection législative, je vois pas pourquoi ce programme pourrait pas réunir largement à l'élection présidentielle. Encore une fois, la primaire donnera une légitimité accrue aux préférences programmatiques du candidat arrivé en tête, même si un contrat minimal de programme est signé. Que pèsera ce contrat face au baptême populaire ?
Pas grand-chose, on le sait. On pourrait même se retrouver dans une situation paradoxale où le candidat arrivé en tête aurait des préférences politiques rejetées par la majorité des votants, tout simplement parce qu'il serait le moins repoussoir parmi les candidats. Bref, c'est le problème classique des présidentiels où on vote pour celui qu'on craint le moins.
Cette idée de primaire qui relierait la gauche de Mélenchon à Hollande fait fi des désaccords idéologiques profonds qui ne sont pas négligeables. C'est au cœur des objections des insoumis. Ils ne peuvent pas faire campagne pour un programme de Hollande ou de Gluxman s'ils venaient à gagner.
Ce serait une trahison de leurs principes fondamentaux et en toute honnêteté politique, ce n'est pas possible. De la même manière, il faut pas prendre les gens pour des imbéciles. Moi, si je vous disais on va participer à une primaire euh et qu'à la fin, c'est François Hollande qui gagne la primaire.
Moi, je suis en désaccord avec François Hollande, je vais pas faire la campagne présidentielle de François Hollande. Ce n'est pas possible. Donc quoi ?
LFI participerait mais ne reconnaîtrait le résultat que si elle gagnait. À l'inverse de Vals, les insoumis ont au moins l'honnêteté de ne pas faire un serment qu'il pourrait ne pas tenir. Moi, je veux bien qu'on dise que la démocratie, elle est en difficulté, en danger en France, euh que les gens sont de plus en plus éloignés de la politique, mais peut-être que le fait qu'on vote pour un programme et qu'un an plus tard, il y a des gens qui le mettent à la poubelle a peut-être une responsabilité dans cette situation.
Alors, une primaire, pour quoi faire ? L'union entre Gluxman et Poutou, mais à quel prix ? Celui de l'alignement des programmes sur celui de Gluxman ou celui de la trahison des uns et des autres s'il perdent ? ne ferait que diviser encore plus la gauche.
Quand on regarde l'organisation de cette primaire populaire, aujourd'hui appelée victoire populaire, une question reste ouverte. C'est quoi Victoire populaire ou plus exactement c'est qui Victoire populaire ? On a quand même une histoire assez rigolote avec les partis puisque notre héritage c'est la primaire populaire.
On a vraiment essayé bah de rentrer euh dans le calendrier électoral en se disant bah nous aussi citoyennes et citoyens, on a des choses à dire. On est allé voir les partis politiques en leur disant bah en fait on a eu quand même euh la chance unique de rassembler 500000 personnes autour de notre projet. Ces 500000 personnes, elles ont de toute évidence envie de continuer à se mobiliser.
On est une pièce du puzzle, vous êtes une autre pièce du puzzle. Qu'est-ce qu'on peut faire ensemble ? Alors déjà, rien que l'ambiance, ça contraste quand même.
C'est très bienveillant. On est en train de de relancer bah quelque chose. Est-ce que tu es motivé ?
Qu'est-ce qui peut bah te correspondre à toi ? donner aux personnes la capacité d'agir et de s'engager car c'est un cadeau l'engagement. On nous le a dit et redit et c'est vrai.
Merci beaucoup. Merci beaucoup. C'est vrai que ça change quand même des plateaux de Pascal pro, Trigger Warning, Elizabeth Levi.
On a une 5è colonne idéologique. Rima Hassan défend les intérêts de l'Algérie contre ceux de la France. Le grand danger, c'est qu'ils essayent de travailler avec ces relais euh les franco-algériens dont une partie déteste le régime, hein, faut quand même le rappeler, mais dont une partie adhère à ces thèses antifrançais.
Bon, alors c'est sûr, les militants VP, ça fait pas pareil, mais malgré tout, la société civile, ça veut tout et rien dire. Emmanuel Macron a fait campagne dessus en 2017 et c'est une question extrêmement importante. Victoire populaire se présente explicitement comme représentant le NFP.
Le NFP c'est pas seulement des parties, il y avait aussi le côté NFP des parties NFP de la la société civile faire un petit versus. C'est pour ça que nous enfin avec le plan de Mou notamment, on avait fait une chanson Nous sommes le Front populaire. Il revendique même le succès du NFP aux élections législatives de 2024.
L'espoir suscité par le Nouveau Front populaire a démontré notre capacité collective à déjouer les pronostics électoraux jusqu'à arriver en tête des élections. Ce succès, il a reposé sur deux piliers. Une société civile mobilisée et organisée capable de mobiliser massivement sur le terrain partout en France, c'est nous, c'est vous et des partis politiques prêts à coopérer pour élaborer une stratégie commune plaçant la victoire à notre portée.
Savoir qui sont ces gens et ce qui les motive est extrêmement important. Juste dire qu'on est la société civile et qu'on est représentatif, ça ne suffit pas. Il y a des femmes racisées de droite très problématiques.
Non mais si si vous pouvez me laisser parler, c'est bon. La précédente tentative de primaire populaire à gauche a été un désastre. Tobira, désigné par le vote, a dû se retirer faute de parrainage.
À l'inverse, le NFP a réussi parce que les partis ont été sous pression pour trouver un accord de programme. Ce que les primaires sont incapables de faire, s'écharper sur des plateaux télé, c'est ce que les partis de gauche ont fait pour les européennes conçues comme des mini primaires. Comme on s'en souvient, Gluxman s'est servi de la légitimation démocratique de cette protoop primaire pour essayer d'asseoir ses volontés hégémoniques à gauche en exigeant un cap clair et en posant ses conditions.
Ilsion des rapports de force je suis en tête à gauche donc voilà les conditions. Le NFP lui s'est construit par un processus opposé. Pas de mise en scène, pas de primaire, mais des discussions fines et difficiles sur le programme et les circonscriptions.
Le NFP n'a été si bien accueilli par les militants que parce que les militants y croyaient vraiment. Ce n'était pas un accord minimaliste vidé toute substance politique. C'était un accord raisonnable pour un programme de rupture.
Il a demandé des concessions à tous les partis qui, en échange, ont pu garder des éléments programmatiques chers à leurs militants. Le NFP n'est pas tombé du ciel. Et si les victoires populaires n'y sont pas pour rien, le gros du travail a été abattu par les partis eux-mêmes.
On se souvient de l'angoissante attente des accords de programme et de circonscription. Le succès du NFP vient de la capacité des partis à convaincre leurs militants et des militants à convaincre les partis. Les militants insoumis, écologistes et socialistes ne feront jamais confiance à des propositions venues d'un bureau obscur composé de gens inconnus et non élu.
Et c'est là que la situation se complique. Les deux principaux partis de gauche, le PS et LFI, n'ont pas manifesté leur intention de participer à une telle procédure. Et une primaire sans eux, ça n'a pas de sens.
On l'a vu, les objections de fond à la primaire sont sérieuses, mais il faut aussi rester lucide. Les discours politiques sont toujours stratégiques et intéressés. Si le PS évite le sujet des primaires, c'est évidemment à cause de son congrès.
Il attend de voir. Mais c'est aussi sans doute parce qu'il vise les municipal espérant à l'image des Républicains, imposer ce scrutin comme une épreuve de vérité. La manœuvre est classique, mais elle n'est pas sans risque.
Les municipales mobilisent beaucoup moins que les présidentielles ou les législatives et les résultats risquent de ne pas refléter les véritables rapports de force. Les perdants des municipales ne seraient pas plus convaincus et chercheraient malgré tout leur revanche à la prochaine élection. Bref, c'est la division assurée.
De l'autre côté, si LI refuse l'idée d'une primaire, ce n'est pas uniquement pour des raisons de principe. Il s'agit aussi clairement de vouloir imposer leurs propres candidats. Il y aura une candidature à la France insoumise.
Vous savez, il y a pas de il y a pas de mystère. On a dit depuis le début que les insoumis, on considère que en ayant fait 22 % des voix à l'élection présidentielle, en ayant aujourd'hui le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale le plus nombreux, c'est notre responsabilité de proposer une candidature. Quoi qu'ils en disent, la manœuvre ressemble beaucoup à un début de résurrection mélanchonienne, même s'ils s'en défendent ardemment.
Donc selon vous, le fait que euh Jean-Luc Mélenchon a fait 22 % il y a 3 ans, ça suffit à le légitimer comme le candidat naturel de la gauche en J'ai pas dit Jean-Luc Mélenchon, d'abord, j'ai dit que Jean-Luc Mélenchon a fait 22 % des voix à la dernière élection présidentielle. J'ai dit, il fera à nouveau 22%. Attendez, mais évidemment, euh sinon ça s'appelle plus des élections.
Le leader insoumis avait promis et répété qu'il ne serait plus candidat à l'élection présidentielle. Et je ne suis pas candidat à ma succession. Est-ce que Qu'est-ce qu'il faut que je dise de plus dit, "C'est clair, vous ne serez pas candidat quoi qu'il arrive en 2027." Vous vous voulez que je vous signe un papier ou et si jamais je mets le moindre doute, allez-y.
Il ne reste plus qu'à espérer que pour les insoumis, leur parole est aussi sacrée quand il s'agit du programme que quand il s'agit des candidats et quelques éléments tendent quand même à aller dans ce sens. Nous évidemment les insoumis, on considère que c'est notre responsabilité de faire une proposition de candidature mais autour de cette proposition de candidature, on peut travailler à faire en sorte que cette candidature soit une candidature commune. Le programme, c'est un programme qu'on a porté ensemble il y a un an.
Il y a pas de raison qu'on puisse pas continuer à le porter maintenant. Manuel Bonpard ouvre la porte à une candidature qui puisse s'élargir pour rassembler à gauche. Ce qu'il faut comprendre, c'est que sans candidature, les insoumis n'ont pas beaucoup de cartes à jouer dans la négociation avec les autres parties.
La perspective d'une candidature insoumise, puissante peut servir de monnaie d'échange et d'incitation à la négociation. Il reste à espérer que les idées et le programme commun qu'ils défendent si ardemment passeront avant leur désir d'hégémonie. La question de savoir qui organise la primaire est donc cruciale et ne peut se résoudre par une simple revendication de représentativité sans contrôle politique.
Choisir comment on va décider des orientations politiques à gauche, c'est aussi un peu choisir les orientations politiques elles-mêmes. Tout est politique. La légitimité politique ne s'autoproclame pas simplement en se disant représentatif de la société civile.
Si c'était aussi simple, à quoi servirait encore les élections ou même les contrôles démocratiques ? Bien sûr, donner la parole à une partie du corps social qu'on entend jamais. surtout quand elle est invisibilisée médiatiquement, c'est essentiel.
C'est même une valeur fondamentale de la gauche écouter ce qu'on ne voit pas. Mais décider et imposer, ça ne peut reposer sur la seule représentativité. Le véritable contrôle démocratique, c'est de pouvoir choisir par le vote des personnes qui portent des idées et si finalement ce ne sont pas les bonnes personnes ou les bonnes idées, avoir la possibilité d'en changer.
Par définition, les organisations de la société civile ne doivent pas être responsables politiquement. Ce n'est pas leur rôle. Ça ne doit pas être leur fardeau.
La responsabilité politique, elle combe au parti. C'est pour cela qu'ils existent. Si leurs choix ne nous conviennent pas, on peut leur retirer notre voie.
À eux ensuite de se remettre en question et de convaincre à nouveau. Des initiatives comme Victoire populaire peuvent nourrir et renforcer ce travail de médiation politique. Elles sont utiles parce qu'elles nous rappellent l'impérieuse nécessité de l'unité et parce qu'elles force les partis à afficher publiquement leur volonté de coopérer ou pas.
La primaire, ce n'est pas la seule option pour construire l'Union, mais un moyen parmi d'autres. Elle repose sur la contrainte du rapport de force politique en imposant une solution venue de l'extérieur des parties. C'est une démarche puissante mais aussi risquée.
Elle bouscule les équilibres internes. Elle met les appareils sous pression mais rien ne garantit qu'elle débouge sur une union solide. La gauche ne gagnera jamais tant qu'elle est prisonnière des divisions que les primaires bien souvent ne font qu'exacerber.
Pour espérer l'emporter, il faudra plus qu'un simple casting. Il faudra un programme sérieux construit sur des négociations serrées et des compromis assumés. En politique, l'Union ne se décrète pas.
Elle se construit, elle se fabrique et la primaire en l'État ne semble pas le permettre. La stratégie du cavalier seul n'est pas moins dangereuse et problématique. À force de vouloir une plus grosse part du gâteau, le risque est de tout perdre, ce que la gauche ne peut plus se permettre.
Toutes ces questions sont évidemment très importantes et on continuera à regarder ça de près, mais on regardera aussi ce qui se passe chez les macronistes et la droite. Est-ce que ce sera Édouard Philippe qui ira ou aura-t-il un opposant dans son camp ? Gabriel Atal semble s'y préparer.
Retaillot de son côté semble avoir le vent en poue. Mais reste à voir s'il parviendra à arracher durablement une partie suffisante de l'électorat ern. Alors à part la droite et l'extrême droite, savoir qui veut faire perdre la gauche en 2027, c'est un peu la mauvaise question.
Tout simplement parce qu'on ne sait pas bien comment la faire gagner la gauche. Il est probable que tous veulent plus ou moins l'union, mais ils ne sont pas d'accord sur le comment et ils la veulent bien entendu à leur avantage. Alors pour changer de registre et détendre un peu les neurones militants, on va aller écouter Sego, taper sur Bairou, ça fait toujours du bien.
La commission d'enquête sur les violences à l'école a continué ses auditions. Segolen royal a été entendu et son intervention a été contrastée. Une dernière question pour moi, madame la ministre.
Le le 11 février 2025 à l'Assemblée nationale, François Baotou, premier ministre a a nié avoir euh quelconque connaissance des faits de violence. Il a en revanche le Premier ministre indiqué à l'occasion d'une réponse à l'une de nos collègues lors des questions au gouvernement que d'autres savaient au sujet de ces violences en vous visant vous expressément ainsi que madame Guigou. Elle a tiré fort et n'a pas hésité à accuser frontalement Baou.
C'est quelqu'un qui a quelque chose à se reprocher mais qui va accuser d'autres, c'est-à-dire qu'il va se positionner en victime. Donc François Birou utilise ce même mécanisme et c'est ça qui est insupportable. Deuxièmement, il il dit que il dit qu'il ne lisait pas la presse locale.
Pour être sérieux, on parle quand même de viol dans la presse régionale. La président de conseil général, il a la revue de presse tous les jours et en plus c'est passé à la télévision donc forcément il était au courant. Elle s'est même offert le luxe de revenir sur l'incident de la gifle.
Moi, j'étais très choquée de ce qu'a dit François Rober sur la claque. C'est pas un geste de père de famille de frapper un enfant dans le visage et c'est pas une claque qui donne. Il le frappe.
Il le frappe dans une banlieu. Il aurait frappé un enfant au centre-ville ou sortir d'une d'une réunion de notable. Elle a montré que derrière ce geste de père de famille se cachait en réalité le patriarcat de droite réactionnaire.
Il a été traité de voleur publiquement par François Berou. Et ça et à aucun moment il ne s'est préoccupait de savoir ce que cet enfant allait devenir. Mais il aurait dû l'appeler en disant "Bon, je t'ai me donné une claque, excuse-moi." Il s'excuse auprès des parents.
Il dit "Bah viens, je vais te faire visiter le ministère, tu vas voir, on va te remettre debout, on va compenser et tu vas réussir à l'école, tu vas travailler, tu vas devenir quelqu'un de bien et je vais t'accompagner et je vais t'aider." Ça ça aurait été ça aurait été voyez la juste compensation et la marque de l'attention que l'on porte à un enfant que l'on a si cruellement stigmatisé. Elle a aussi montré que déjà à l'époque l'inaction n'était pas une fatalité.
Ça m'avait même conduit à recruter une psychologue dans mon bureau de député Amel de ma circonscription parce que je pouvais pas gérer. J'avais dit aux parents, aux adultes, si vous avez besoin de de conseils, venez. Et un jour j'arrive, j'ai je vois une centaine de personnes dans donc les gens étaient venus même des départements voisins et je me suis dit si jamais un jour j'arrive, je suis en responsabilité de pouvoir faire quelque chose, je le ferai.
Elle a rappelé l'importance de ces questions infligeant une magistrale leçon de démocratie au bougon de Matignon. Enfin, il dit que c'est une opération politique. Mais vous laissez-moi vous dire ce que c'est que la politique.
La politique c'est que c'est le fait que quand on monte en responsabilité, on demande, on est plus exigeant. Quelqu'un qui devient premier ministre et qui s'étonne qu'on lui demande des comptes sur la sur la vérité de la parole. Mais c'est pas c'est pas là c'est pas parce qu'il c'est pas parce qu'on fait de la politique contre lui, c'est parce qu'il est premier ministre et que les citoyens sont exigeant à l'égard de ceux qui ont la chance d'exercer des responsabilités.
Donc si ceux qui exercent leur responsabilité ne savent plus distinguer le bien du mal, le vrai du faux, leur responsabilité des de de leur irresponsabilité, la parole des victimes et la parole des criminels. S'ils ne savent plus faire ces distinctions là, mais alors quelle confiance les citoyens auront dans leurs représentants et dans ceux qui sont censés les représenter et dans ceux qui sont censés les défendre aussi un jour ou l'autre ? Mais aucune.
Et ça contraste beaucoup avec la posture qu'Élisabeth Born a tenu lors de son audition. On se rappellera que Born avait été directrice du cabinet de royal au ministère de l'environnement. Comme quoi, les méthodes se perdent parfois de génération en génération.
Sans surprise, la dame de fer n'a pas été très coopérative avec les députés. Pressé sur le sujet de savoir si elle savait que Bairou savait, sa réponse a été savamment savonné. À l'insu de son savoir, elle ne sait pas si c'est à elle de savoir qu'il savait.
Enfin, ma troisème question qui est importante et je vous rappelle que vous êtes du coup souserment. Le 12 février quand vous me répondez en commission des affaires culturelles et éducation, est-ce que vous saviez à ce moment-là que François Berou avait menti devant la représentation nationale et donc n'avait pas protégé les enfants de Betaram ? Madame la député, je vais vous dire, je n'accepte pas que vous disiez que ce n'est pas un mot pour les victimes.
Je n'accepte pas. Je n'accepte pas. Par ailleurs, par ailleurs, je regrette que vous n'ayez pas été là au début de l'audition.
Ça vous aurait évité de reposer les mêmes questions, je pense. Ah ben alors, je ne sais pas, je dois pas m'exprimer clairement. Je pense qu'il y a deux sujets différents.
Je en tant que ministre de l'éducation nationale, je n'ai pas à me prononcer sur des violences dramatiques. Et ce qui est dramatique surtout, c'est qu'il a fallu lui reposer la question. Je ré 3è question à laquelle vous n'avez pas répondu.
Lorsque je vous questionne le 12 février, saviez-vous que François Berou avait menti à la représentation nationale et n'avait pas protégé les enfants de de Betaram ? Je vous remercie. Mais ouvrir quelles archives madame la députée ?
De quoi parlez-vous ? direct on voit comme c'est cas dans le finist par exemple actuellement dans le cadre de pénale dans le cadre de l'enquête pénale je enfin je comprends pas sa désinvolture n'a pas été aussi bien accueillie qu'elle le pensait elle a essayé de minimiser l'importance des arguments de la commission en noyant le poisson je vous redis très clairement ce qui a une valeur c'est les rapports de l'inspection générale une lettre de transmission comme son nom l'indique sa vocation à transmettre un rapport qu'un ministre est à même de comprendre un rapport sans sans avoir une synthèse et je pense que les chefs de l'inspection a mieux à faire que de faire des synthèses des rapports de l'inspection générale. Je peux vous dire mon expérience dans trois autres ministères.
J'ai jamais vu des débats de ce type là sur le contenu de la lettre de transmission d'un rapport d'inspecteur d'inspection générale. Jamais. Elle essaie d'éluder la question en disant qu'elle n'est pas importante.
Au fond, peu importe le contenu de la lettre de transmission. Mais les députés ont su le lui rappeler. Mais madame la ministre, c'est c'est pas uniquement un débat.
C'est pour notre commission, c'est un point absolument crucial et nous découvrons qu'un rapport qui est accablant pour l'établissement Stanislas. Lorsqu'il est transmis au ministre, nous découvrons que la lettre de transmission modifiée par la chef de l'inspection générale qui est aujourd'hui la numéro 2 de votre ministère est modifiée sans l'accord des inspecteurs pour donner un sens favorable au rapport. Mais alors que se cache-t-il derrière ces circonvolutions compliquées de la ministre ? par exemple François Baïou euh n'a lu que à la conclusion du rapport et que euh madame Oudea Castera qui était ministre de l'éducation argumenté en disant que tout se passait bien à Stanislas, preuve en est et elle a relu la synthèse de la lettre de transmission.
Alors je vous entends que vous dites vous vous pensez que cette lettre n'a pas de valeur mais dans les faits les ministres de l'éducation nationale l'ont utilisé comme un garant d'une évaluation positive. Et oui, derrière tout ce cirque sur les rapports d'inspection et les lettes de transmission, il y a surtout la volonté de protéger Baou en disant que c'est très compliqué tout ça. Comme d'habitude, les macronistes refusent toute forme de responsabilité et préfèrent éluder la question.
En parlant de ça, rubrique suivante. Depuis quelques mois maintenant, la proposition de loi du plomb est examinée au parlement. Elle vise à autoriser de nouveau les néonicotinoïdes, aussi connus sous le nom de pesticides tueur d'abeille.
Les dangers qu'il représentent pour les écosystèmes et la santé humaine sont connus. Ces pesticides sont aussi suspectés de causer des drames. Comme pour les enfants, un grand nombre de pathologies, même un nombre encore plus grand, a été considéré.
Et euh donc nous avons euh pour ce qui concerne les maladies neurodégénératives et les maladies de l'adulte plutôt âgé, nous avons conclu avec une niveau de présomption fort un lien entre la maladie de Parkinson, le risque de maladie de Parkinson et l'exposition professionnelle au pesticides, donc en particulier les herbicides, les insecticides et concernant les familles, ben plutôt les organocchlorées. Mais les forces réactionnaires s'en moquent bien de l'écologie et de la santé. Ce qui les intéresse, c'est le profil.
Ce n'est un secret pour personne. L'agriculture française souffre. Les agriculteurs ne cessent de nous le rappeler.
Il est impossible de survivre en subissant des contraintes plus lourde qu'ailleurs en Europe tout en affrontant une concurrence faussée. Depuis des années, ils attendaient un véritable allègement normatif plutôt que des mesures cosmétiques telles que celles contenues dans la dernière loi d'orientation agricole. Il est urgent d'agir pour permettre à nos producteurs de continuer à nous nourrir.
En 25 ans, la France est passée de second au 6e rang mondial des exportateurs agricool. En 2020, il a perdu 2/3 de sa production de betterave. Alors, son institut a obtenu deux dérogations en 2021 et 2022 pour continuer à utiliser des néonicotinoïdes.
On comprend la difficulté des agriculteurs qui perdent les de tiers de leur récolte. Le problème, il n'est pas là. Le problème, il est que des alternatives à ces pesticides existent, mais qu'elles ne sont pas disponibles.
Entre un changement vital et une alternative nécessaire, plusieurs chercheurs du CNRS demandent à l'État d'intervenir pour accompagner les agriculteurs, Vincent Bretagnol et l'un d'entre eux. Dire du jour au lendemain qu'on va les arrêter, c'est effectivement pas possible. Ça s'accompagne, ça s'accompagne peut-être aussi un petit peu financièrement au moins au début pour le temps que se mettent en place ces systèmes de culture, ces rotations de culture alternative qui fonctionne très bien.
Et si la betterave peut imaginer ce passé des néonicotinoïdes sur les 152 utilisations de ces pesticides en France, la majorité ne bénéficie que d'alternative à l'état de test. En effet, les macronistes pendant 8 ans n'ont pas investi dans l'enseignement supérieur et la recherche. Ainsi, ils ont empêché ces programmes alternatifs d'exister.
Tout naturellement les macronistes quand la situation devient intenable pour les agriculteurs et bien ils reviennent sur les maigres garanties écologiques grappillées en 8 ans. Et c'est ce qui s'est passé lundi 26 mai à l'Assemblée nationale. 402 votants dont 395 exprimés.
La majorité est à 198 pour 274 contre 121. La motion de rejet préalable est donc adoptée. La proposition de loi est rejetée.
Macroniste, LR et RN votent pour rejeter leur propre texte. Ça sent le coupfour ça et c'est le cas. L'objectif de la manœuvre, il est tout simple.
Contourner les amendements de l'opposition sans recourir au vote bloqué ou au 493. En effet, le texte est désormais considéré comme rejeté par l'Assemblée nationale qui cesse immédiatement de l'examiner, lui et ses amendements déposés par la gauche. Le texte, tel qu'adopté par le Sénat est ainsi envoyé directement à une commission mixte paritaire composée de sept députés et sep sénateurs.
Sans surprise, elle est majoritairement dominée par la droite et elle adoptera certainement une version très conservatrice du texte. Il sera ensuite renvoyé devant les deux assemblées qui ne pourront plus l'amender. Le texte rétrograde du Sénat sera adopté par les deux chambres, éliminant au passage le besoin d'examiner les amendements de la gauche.
Et la tactique est efficace, coupé court au débat pour n'avoir pas à rendre de compte sur le massacre pesticidaire qu'ils veulent autoriser. C'est un 493 déguisé en fait ce qui vient de se passer. Et c'est grave parce que c'est une loi qui est grave pour la santé des personnes, pour nos cancers, pour la nature, pour les insectes, pour la biodiversité des sols et infiné pour la productivité agricole.
C'est ça qui est absolument incroyable, c'est que tuer les insectes par ces produits-là, c'est derrière dans les années qui viennent se faire effondrer la productivité agricole. Le résultat est sans appel. En piétinant les amendements de la gauche par un coûparlementaire, les macronistes et le reste de la droite s'asseillent à la fois sur la démocratie et sur notre salut écologique.
Voilà pour cette fois. Vous retrouverez très vite un nouvel épisode de dissolution pour décrypter l'actualité politique et parlementaire. N'oubliez pas de liker, de commenter, de partager.
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Dernier point. À l'heure où nous enregistrons cette vidéo, il reste 38 jours à attendre avant qu'une nouvelle dissolution soit possible. D'ici là, on vous laisse avec cette citation inspirante.
La trahison est une moisissure verte et douce comme le duvet. Elle ronge en silence et par l'intérieur. Francise Blanche.
C'est de mémoire une phrase de Vals en 2017 avant avant qu'il trahisse la primaire. Il a dit "Je participe à cette à cette primaire parce que je n'ai aucune intention de la perdre." Donc mot pour mot, mot pour mot.
Mais je crois je crois qu'il a perdu. Non. Il a perdu, il a trahi.
Enfin voilà, il est ministre, il est ministre doncur de votre immortel mon poulin, tu te tais. [Musique] الله
Élisabeth Borne