Droits de douane de Trump : Quelle riposte ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron parle d'une attaque brutale. Est-ce que c'était si brutal que ça ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelle est la capacité des Européens à répondre de manière solidaire ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelle stratégie de communication pour Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce que dans l'électorat Marine Le Pen, Jordan Bardella, c'est la même chose ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Arnaud BenedettiFait
« Trump a annoncé ce qu'il ferait. En l'occurrence, il a pour ce coup-là menti à personne. »
- 7:00Arnaud BenedettiFait
« La vraie question, c'est de savoir quelle est la capacité des Européens à répondre de manière solidaire. »
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Et avec nous club Quenton qui tire sa chaise Arnaud Benéetti rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Bonjour Arnaud Émilie. Bonjour Émilie, merci d'être là.
Communiquante fondatrice de l'agence Émilie Conseil. Et on va parler avec vous des droits de douanes de cette guerre commerciale lancée par Donald Trump et la Emmanuel Macron qui veut une reposte car de nombreuses filières françaises vont être impacté. Et puis on parlera des suites politiques de néigibilité de Marine Le Pen et c'est une bataille des meetings qui se joue dimanche.
Rassemblement soutien à Marine Le Pen organisé par le RN. Un meeting du socle commun et puis la gauche qui veut riposter insoumis écologie contre l'extrême droite. Et Quentin, ça va ?
Vous êtes bien installé ? Voilà. On va parler de la relation entre la France et l'Algérie.
Oui, bien sûr. On va continuer à à évoquer le sorte de Bolème sans sal avec vous Arnaud Benedetti. On voir effectivement l'évolution du dossier.
On voit ça dans quelques instants. Allez, d'abord c'est l'actualité dans nos régions [Musique] et l'actualité dans nos régions, c'est avec nos partenaires de la presse régionale. On va viennent dans l'Isrouve Guillaume Drevet.
Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. journaliste on est ravi de vous accueillir dans cette émission. Guillaume, vous avez suivi hier un procès crucial qui avait lieu au tribunal de Vienne ce procès.
Il oppose une famille au géant Monsantu. Avant d'en venir à l'audience, d'abord expliquez-nous ce qui est au cœur de cette affaire. Donc oui, ce procès donc se tient entre la famille Gratalou et Monsantu.
La famille Gratalou, c'est une famille en fait qui est installée dans le nord Iser. On a Théo Gratalou 17 ans qui est né avec de graves malformations de l'usophage et du larinx. Malformation du en fait selon la maman à l'usage d'un pesticide d'un déserbant qui a été utilisé pendant qu'elle était enceinte.
Et donc ouais selon elle c'est le glyphosate qui est à l'origine des malformations de de Théo Théo Gratten. Et Guillaume le procès avait donc lu hier. Comment ça s'est passé ?
Comment s'est déroulé l'audience ? C'était un moment qui était très attendu parce que l'assignation en justice, elle date de 2018, donc 7 ans d'attente pour la famille. Euh les échanges ont duré un peu plus de 3h euh en en amont, il y avait déjà beaucoup de soutien des amis, la famille, l'ONG Génération Future euh du côté des avocats des parents.
Donc mett en avant plusieurs choses, hein, les malformations évidentes euh de théo, l'absence de causalité dans la génétique et puis bah cette chronologie entre l'usage du glyphosate et puis la la naissance de théo. Du côté de la défense, c'est un peu plus compliqué. Il mettent en avant un montage juridique, enfin un montage société complexe avec plusieurs entités qui fabriquaient du glyphosate.
On a bah notamment entendu un avocat dire "Vous ne verrez pas le nom Monstau écrit sur le produit déserbant en montrant une photo que la que la maman une photo du produit que la maman explique avoir utilisé. Donc compliqué. Est-ce que le glyphosate est à l'origine des malformations de Tho ?
Monsanto peut-elle être mise en cause qu'elle délibéré est fixé au 31 juillet mais voilà quoi qu'il arrive la famille se dit confiante et puis dit surtout vouloir sensibiliser sur les dangers de l'usage du glyphosate. Donc c'est-à-dire ce vendredi une double page dans le Dauphiné libéré. Merci, merci beaucoup Guillaume.
Merci d'avoir été avec nous et justement on regarde la une du Dauphiné une famille face à Monsanto, une famille déterminée même face à Monsantu, c'est à la une de votre journal. Merci d'avoir été avec nous. Un petit mot Émilie he parce que c'est vrai qu'on qu'on a beaucoup parlé hein des conséquences des pesticides sur les agriculteurs et là sur un enfant.
Oui. Oui, tout à fait. On sait que c'est une bataille importante et c'est bien que ça passe au niveau judiciaire pour que ça soit reconnu réellement.
Mais à côté de ça, il y a quand même aussi un problème, c'est que les agriculteurs pour le moment, ils arrivent pas à se passer euh de ces produits phy qu'ils ont pas tellement d'autres choses euh à proposer en dehors de ça et en même temps, on leur demande de produire toujours plus, de nourrir tout le monde. Donc il y a quand même ce paradoxe. Donc je pense que si on veut se passer de phyos, il faut qu'on puisse faire comme une trajectoire et pouvoir aider ces agriculteurs qui sans ces fit pour l'instant, ils ont pas 36000 solutions.
On va parler de l'actualité chargée de cette semaine. On va y revenir et d'abord cette attaque de Donald Trump, cette guerre commerciale lancée avec une augmentation des droits douanés. Face à cette attaque, la riposte de l'Union européenne et de la France, Emmanuel Macron qui appelle les industriels français à ne rien s'interdire.
On voit ça Gael Fonseca. Réunion de crise à l'Élysée ce jeudi. Les principales filières affectées par la hausse des droits de douanes aux États-Unis sont accueillies par Emmanuel Macron.
L'objectif ? établir un plan de repost à la décision de Donald Trump. Et pour se faire, le président français ne compte pas agir seul.
L'Union européne c'est 450 millions de consommateurs. C'est plus que le marché américain. Et donc si les Européens jouent groupé, c'est-à-dire prépar la réponse qu'elle est unifiée, qu'elle est proportionnée, mais qu'elle est réelle, mais que derrière toutes les filières jouent de manière cohérente et qu'il y ait une vraie solidarité de filière, à ce moment-là, nous serons avoir ce qui doit être notre objectif, qui est le démantellement des tarifs.
Dès la mi-avril, une première poste portera sur l'acier et l'aluminium déjà surtaxé par les États-Unis. À la fin du mois, après une étude approfondie, chaque secteur y postera tour à tour. Un plan d'action soutenu par l'Allemagne qui souhaite que l'Union européenne réagisse avec unité.
La première ministre italienne Georgia Meloni a soulevé le risque de guerre commerciale et souhaite négocier avec les États-Unis. Des idées portées à l'unisson par Ursula Van Derleyen. Le recours aux droits de douan comme Alpha et Oméga ne résoudra pas le problème.
C'est pourquoi depuis le début, nous avons toujours être été prêts à négocier avec les États-Unis. En même temps, nous sommes prêts à réagir. Prêt ?
Car même si l'offensive protectionniste américaine sera mise en place demain, les conséquences touchent déjà l'économie européenne. Le CAC 40 a clôturer en baisse de plus de 3 %. C'est le plus fort recul quotidien de la bourse de Paris depuis 2 ans.
Un mot sur cette guerre commerciale évidemment Arnaud et Émilie, on va y revenir. Emmanuel Macron, il parle d'une attaque brutale. Est-ce que c'était si brutal que ça ?
Non, moi je dis depuis le début que Trump finalement a fait ce qu'il a toujours dit qu'il ferait en l'occurrence, c'est qu'en fait on est surpris de la politique que mène Trump sur tous les sujets. Trump a annoncé ce qu'il ferait. En l'occurrence, il a pour ce coup-là menti à personne.
Donc il applique son programme tout simplement. La vraie question, c'est de savoir quelle est la capacité des Européens à répondre de manière solidaire. Comme le dit le président de la République.
En fait, ce que joue Trump, c'est les divisions des Européens. Il a très bien compris que finalement les conditions de la solidarité n'étaient pas forcément réunies et il suffit de voir la réaction de la chef du gouvernement italien madame Méloni qui est très différente de celle par exemple de l'Allemagne. Donc on voit bien que c'est bien cette difficulté.
D'une certaine manière, il met un coup de pied un coup de pied dans la fourmilière européenne et ils sont quelque part ils sont ils sont ils sont ils sont délectes d'avance. Alors est-ce que les Européens vont être capables de répondre ? On va le voir.
Moi en tout cas, il y a quelque chose qui me frappe. Je me souviens de 1989, au moment où le mur de Berlin s'effondre, il y a eu cette idée dès les années début des années 90 que finalement il y avait un historien américain, un philosophe américain Francis Fukuyama qui parlait de la fin de l'histoire, disit "C'est extraordinaire. Voilà, c'est le triomphe de l'économie de marché, c'est le triomphe de la de la liberté des échanges et c'est le triomphe de la démocratie." Ben clairement 30 ans, plus de 30 ans après, on se rend compte que l'histoire est de retour et elle est de retour.
Je veux dire avec tous les ingrédients que l'on a connu au 20e siècle, c'est-à-dire la guerre, la guerre commerciale, le protectionnisme, les frontières, tout ce qui d'une certaine manière a rythmé cette histoire du 20e siècle revient dans cette première partie du 21e siècle. Donc ça interroge évidemment tous les dirigeants qui ont eu un logiciel depuis les années 90 qui me semble-t-il était un logiciel extrêmement idéaliste voire un peu naïf. Et c'est à cette réalité aujourd'hui qu'on est confronté et notamment entre autres sur le plan économique.
Oui. Alors que que Trump mette un pied dans la fourmilière, je suis d'accord européenne mais elle a pas beaucoup besoin de ça parce que elle est déjà très désunie que ça soit sur le plan commercial ou des décisions. Donc c'est vrai que ça ne fait que la fragiliser et on voit bien les positionnements différents.
Je pense que ce qui est compliqué pour les pays autour de Trump qui décidément lui c'est le monde selon Trump, il décide et puis tout le monde réagit par rapport à lui. Finalement, c'est ça ce qu'on voit, que ça soit au niveau géopolitique, commercial, pour l'instant, voilà, il balance les infos. En effet, il fait ce qu'il dit.
Donc c'est pour ça que c'est pas brutal hein, c'était c'était connu. Mais ce qui est difficile, c'est voir comment réagir. Et moi, j'ai l'impression, alors Emmanuel Macron très fort encore, c'est comme sur la défense au niveau européen, il est toujours pionnier, toujours chef pour essayer de mener cette Union européenne qui est pas toujours unie.
Donc ça, on peut lui reconnaître ça. Mais le problème, c'est de réagir au même niveau que Trump et de la même manière. Et finalement, c'est ce que fait Emmanuel Macron.
C'est brutal. Bah, je vous réponds brutalement et je vous mets des droits de douan en même à la même à la même hauteur. Je sais pas si alors peut-être que la menace marche parce qu'on sait que Trump il réagit comme ça aussi.
Quand il y a une menace bah souvent après il recule ou il renégocie. On voit avec le Canada, on voit qu'il y a des choses qui se passent derrière. Mais globalement Georgia Méloni et la présidente de la Commission européenne disent autre chose.
Elles disent OK pour afficher une repost mais négocier. Et je pense que ça c'est une autre façon de faire avec Trump qui est pas la même façon que ce qu'il aborde de lui en première phase. Et je trouve que c'est assez intelligent parce que je pense que réagir de la même façon et on l'a vu Zelenski par exemple, c'était terrible he ce qui s'est passé avec Trump.
Il a réagi au même niveau que Trump. ça marche pas ça. On se ridiculise et quelque part si on gratte un peu Trump ce qu' fait même si c'est inquiétant bah c'est pas très différent de ce que voulait faire l'Union européenne de ce que veut faire une partie des responsables politiques en France, c'est-à-dire se refermer un peu sur soi, penser à soi, penser à son marché, relocaliser, réindustrialiser.
Donc on peut pas lui en vouloir de faire ce qu'il fait. Par contre, ça a des incidences. Et comment on protège notre commerce, nos entreprises, c'est ça ?
Et moi je pense que ça passera à terme par de la négociation et sans affect. En fait, c'est comme une relation de divorce. Il faut pas d'affect et c'est comme ça qu'on négocie clairement les choses et qu'on peut avancer.
Il est business, c'est un homme transactionnel comme on dit depuis qu'il a été réélu. Et ben il faut arriver à trouver notre façon nous d'être dans le business et pas dans l'affect. Sur la reposte et la manière dont on doit reposter.
On va écouter Patrick Mola, le ministre chargé des relations avec le Parlement. ce matin est que le président des États-Unis, je le répète a tort d'abord vis-à-vis de son peuple, il a été élu pour maîtriser l'inflation et faire augmenter le pouvoir d'achat, il va relancer l'inflation et faire baisser le pouvoir d'achat chez lui. Nous, ce qu'on doit éviter c'est exactement de ne pas aller vers une augmentation de l'inflation et une baisse du pouvoir d'achat.
Tout sûr, de quelle manière il faut reposter à Donald Trump ? Est-ce qu'il faut rentrer dans un bras de fer ou est-ce qu'il faut négocier ? Non, mais si vous voulez la différence entre les États-Unis et l'Union européenne, c'est que les États-Unis, c'est une puissance.
Il il s'appuie tout simplement sur la puissance américaine qu'on le veille. Non non, alors peut-être une puissance en difficulté, une puissance qui n'est plus qu'elle été et encore ça reste à démontrer. Mais la force de Trump, c'est que si vous voulez, il va jusqu'au bout de la logique de puissance et la logique impériale qui est celle des États-Unis.
Enfin, ne nous trompons pas, les États-Unis ont toujours défendu leurs intérêts quel que soit leur président. Donc sauf que lui il le fait, j'allais dire de manière encore plus cache. Et ce qui fait sa stratégie qui est une stratégie et je rejoins ce que dit Émilie, c'est-à-dire qu'il met toujours la barre très haut et c'est volontaire de sa part et contrairement à ce qu'on pense c'est pas si imbécile que ça en l'occurrence sur le plan après des résultats parce que il finit toujours par obtenir quelque chose.
Donc il est toujours on le dit, on l'a dit 1000 fois, c'est un lieu commun, c'est un hombre du deal, c'est un nombre de la transaction et il le fait brutalement. Alors après, comment peuvent réagir les Européens ? C'est vrai que c'est une question de savoir s'il faut réagir à la hauteur de la façon dont lui-même agit ou est-ce qu'il faut être plus subtil ?
Parce que la réalité, si vous voulez, la différence fondamentale entre l'Union européenne et les États-Unis, c'est que d'un côté, vous avez une puissance qui est intégrée et de l'autre, je veux dire, un conglomérat d'État nation qui n'ont pas forcément les mêmes intérêts et la même histoire. C'est la différence fondamentale. Il y a une relation qui est totalement asymétrique.
Donc en effet, peut-être que finalement ce que propose madame Méloni ou ce que propose madame Viden est peut-être plus adapté finalement pour répondre au j'allais dire au coup de boutoir de de Donald Trump des États européens qui en plus sont en concurrence entre eux aussi sur les marchés. On n'est pas encore intégré pour représenter cette puissance commerciale dont parle Emmanuel Macron et il a pas tort. On est 450 millions de consommateurs et de et de personnes.
Donc on devrait avoir cette puissance mais on l'a pas à l'heure actuelle. C'est un rêve. C'est le rêve de Macron.
C'est le rêve de beaucoup mais pour l'instant c'est pas une réalité. Moi je reviens sur ce que vous dites. Moi ce côté imbécile ça va loin.
Mais c'est vrai qu'on on prend pas toujours Donald Trump au sérieux. Moi, je me souviens quand la fin de son premier mandat, on disait "Mais non, il reviendra jamais. Mais enfin, on voit bien quel homme c'est.
Il il rejaillit tout le temps de ses cendres. Il est incroyable." Et même plus que ça, c'est que dans sa politique, je pense que on est effrayé parce que dans sa politique, il y a plein de choses terribles, mais il y a des choses qui sont pas si idiotes.
Et c'est vrai que en gros ce qu'il nous dit, c'est la mondialisation, bah on a vu que ça avait un peu ses limites et donc moi je reviens là-dessus et je protège mes intérêts. Et finalement, c'est c'est très tendance cette politique là, sauf que c'est le seul à passer à l'acte de cette manière aussi forte. Il dit quelque chose de très intéressant sur le plan politique.
Il dit la politique c'est reprendre le contrôle clairement et finalement c'est ce qu'ont abandonné beaucoup de leaders européens depuis des années en le en la matière et c'est ce qui fait finalement que Trump réussit et c'est pour ça qu'il ce qui explique aussi ses succès électoraux aux États-Unis. L'actualité politique de la semaine, elle a été marquée par l'inéligibilité de Marine Le Pen et le RN qui poursuit son offensive pour défendre Marine Le Pen alors qu'une partie de la gauche organise dimanche un contre meeting au rassemblement de soutien du RN. Bruno Rot, il s'en est pris hier soir au syndicat de la magistrature, Flora Sauvage.
Après le jugement qui empêche à ce stade Marine Le Pen de concourir à l'élection présidentielle de 2027. Le président du Rassemblement national a rappelé hier soir sa loyauté. Pas question, dit-il, de concourir à l'Élysée à la place de Marine Le Pen.
Ma position, elle est très claire. euh il n'y a pas de plan B parce que le plan A n'a pas encore été mené à son terme et donc moi, je serai à ses côtés euh jusqu'au bout pour emprunter ce chemin aussi étroit soit-il euh qui doit nous permettre non seulement de démontrer notre innocence mais de faire en sorte que jusqu'à 37 % des Français d'après un sondage IFOP au premier tour ne soient pas privés de leur candidate. Henry poste à la condamnation de Marine Le Pen jugé coupable de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens.
Le Rassemblement national organise une manifestation de soutien dimanche aux invalides à Paris. Après sa condamnation à 5 ans d'inéibilité, le RN dénonce une tentative d'obstruction politique. Le ministre de l'intérieur Bruno Retaillot lance un appel au calme.
C'est un jugement, il faut le respecter. Simplement une nouvelle a un peu tout changé. C'est lorsque la cour d'appel de Paris a indiqué que l'appel aurait lieu à l'été non pas 2025 mais 2026, c'est-à-dire 1 an. avant la présidentielle.
C'est important parce que un an avant la présidentielle, cette seconde chance, un appel, c'est toujours une seconde chance et ça permet, je pense, d'éclaircir le débat et de détendre peut-être un peu l'atmosphère, j'espère. À gauche, la France insoumise et les écologistes appellent à leur tour à un rassemblement dimanche place de la République à Paris pour lutter contre l'extrême droite. De son côté renaissance, réunit ses troupes à Saint-Denis en présence de François Bairou et d'Édouard Philippe.
Un meeting censé marquer un nouveau chapitre au sein du camp présidentiel. Émilie, d'abord, qu'est-ce que vous avez pensé de la stratégie de communication de Marine Le Pen et de Jordan Bardella et du rassemblement national cette semaine après cette condamnation en première instance ? Alors, c'était compliqué.
Ils avaient pas de 36000 choix. Elle s'est montré assez combative et plutôt agressive sur ce jugement. C'était une façon de sortir un petit peu des 4 millions de détournements de fond et de l'accusation finalement à la condamnation.
Elle porte là-dessus. Donc, ils ont essayé de faire un peu diversion et d'en faire une bataille comme si c'était une bataille contre le RN que toute cette affaire mentionnait. Donc c'était c'était ça un petit peu le positionnement.
Ils en avaient pas voilà, il y avait pas beaucoup de choix. Après, c'était sur le duo, donc elle a pas sorti la carte Bardella tout de suite. D'ailleurs, moi j'ai trouvé que c'était assez dur ce qu'elle a choisi de dire, c'est-à-dire c'est un atout formidable mais il faut pas l'utiliser.
Euh j'ai trouvé que c'était particulier hein, cette façon de parler. Moi, je pense qu'il y a deux raisons, c'est qu'à la fois bah il est pas prêt et c'est une façon très maladroite de le dire mais en tout cas, elle l'a vu depuis les coulisses. Voilà.
Et puis bah nous on l'a vu aussi hein parce que pendant législative on a vu quand même les limites de ce personnage qui est très jeune, très fort mais qui a de fortes limites encore sur le plan politique. Et puis de l'autre côté bah je pense qu'il y a un côté stratégique aussi pour Marine Le Pen parce que la guerrière interne, elle va démarrer forcément. On sait qu'ils sont pas quand même sur la même ligne.
Le duo marche très bien, elle plus social, pouvoir d'achat et lui beaucoup plus sur une ligne identitaire et un peu plus libéral, proche peut-être un peu plus de ce que pourrait représenter Zemour. Enfin, en tout cas, on sait qu' par exemple, il assumait le mot le grand remplacement, l'expression le grand remplacement. Donc voilà, il va y avoir aussi cette bataille interne forcément qui va se mener.
On a déjà connu ça au niveau du Front National. Donc voilà, il voulait éviter ça. Ça va être très compliqué de mener de front la campagne avec cette espèce de duo euh plan A, plan B euh Marine Le Pen ou Jordane Bardella en fonction de ce qui se passerait si la décision tombait en 2026 comme comme c'est prévu maintenant.
Arnaud, vous avez évidemment beaucoup suivi le RN, vous avez écrit un livre à ce propos. Est-ce que dans l'électorat Marine Le Pen, Jordane Bardella, c'est la même chose ? Non, mais l'efficacité si vous voulez, c'est le duo.
C'est le duo Marine Le Pen Jordan Bardella parce que il parle pas forcément à des électorats qui sont toujours les mêmes. Bardela, on l'a dit, amène un électorat plutôt jeune. Il parle plus à la droite conservatrice notamment sur les questions économiques.
Et Marine Le Pen parle plus à à l'électorat populaire. C'est vrai que ce, j'allais dire ce duo a fait preuve d'une redoutable efficacité sur le plan à la fois de l'opinion, de la dédiabolisation et sur le plan électoral. Donc en effet, les juges, il y aurait beaucoup à dire hein sur cette décision mais beaucoup à dire.
Moi je partage pas le récit qui consiste à dire que cette décision est en tout point je veux dire une décision qui n'est pas je veux dire l'objet de critique. Elle peut être critiquée en l'occurrence mais c'est pas le sujet. Là en l'occurrence c'est la question c'est de la stratégie.
La stratégie en effet de Marine Le Pen, c'est d'occuper l'espace politique. Et qu'est-ce qu'elle a dit en fait finalement euh lundi après la décision des juges euh qui ont ont pris cette décision de d'exécution provisoire ? Elle a dit "Je continue quoi qu'il arrive, c'est-à-dire que je je vais utiliser tous les moyens qui sont à ma disposition judiciaire et politique pour continuer à faire cheminer ma candidature jusqu'à 2027." En effet, je rejois ce que dit Émilie, ce qui est très intéressant dans ce qu'elle a dit.
Elle a dit oui, il a Bardella a est constitué un atout formidable pour le rassemblement national mais quelque part, elle a avoué qu'il était pas pris pour faire l'élection présidentielle. Donc c'est vrai que quelque part qu'on le dise ou parce queil y a un argument qui consiste à dire "Oh mais cette décision finalement elle empêche pas au Rassemblement national d'être d'avoir un candidat à la présidentielle." C'est vrai indéiablement il un candidat du Rassemblement national à la présidentielle monsieur Bardella ou ou une autre candidate voir Marine Le Pen si l'appel infirme la la décision du de la première de la première instance mais une élection présidentielle en France ou la 5e République c'est une élection d'incarnation donc indéiablement si vous voulez l'électorat de Marine Le Pen quand même malgré tout il s'attend à ce que la candidate naturelle du rassemblement national ça soit Marine Le Pen parce que elle a l'expérience parce que elle a l'expérience politique en tout cas parce que c'est une femme pour des tas de raisons qui font qu'elle s'est imposée malgré tout comme une personnalité qui est pour ce qui concerne la candidature du RN crédible pour postuler à la présidence de la République alors que Bardéa n'en est pas sûr.
On l'a vu lors des élections législatives quand même quelque part. Donc si vous voulez là il y a un vrai il y a un vrai sujet pour le Rassemblement national. Et alors sur la réaction des autres parties Émilie, on l'a vu he du coup dimanche ça va être un peu bataille de meeting hein.
Il y avait déjà depuis longtemps un rassemblement du socle commun qui était prévu Gabriel Atal, Édouard Philippe, François Bairou mais qui là va un peu changer de nature puisqu'il parle d'état de droit de démocratie. Il y a le meeting de soutien à Marine Le Pen et les écologistes et les insoumis qui organisent aussi un meeting contre l'extrême droite. La bataille pour 2027, elle est lancée.
Oui, c'est ça. C'est qu'on voit que voilà, il se positionne par rapport au rassemblement national et on voit bien qu'il y a probablement à gauche à droite quelque chose qui réagit. Après, jusqu'où ça va aller ?
On sait que la gauche, c'est encore un peu nébuleux hein de voir comment ils peuvent re incarner réincarner une force un petit peu social-démocrate ou un petit peu plus stable que ce qu'ils étaient jusqu'à maintenant avec l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Donc on va voir comment il se positionne. C'est intéressant.
Après, moi je pense que le risque c'est aussi ça, c'est que cette élection soit encore voilà toujours ce positionnement vis-à-vis des extrêmes. Et moi, j'aimerais qu'on en sorte et qu'on puisse être un peu sur du fond, qu'on puisse être sur voilà les socialistes ou à gauche si c'est juste un positionnement vis-à-vis du RN, ça c'est un peu maigre en fait comme programme et on sait que pour l'instant ils sortent pas grand-chose de plus comme thématique. Donc je pense qu'il y a ce risque.
Et il y a de l'autre côté Gabriel Atal, ça va lui permettre de se positionner parce que pour l'instant c'est difficile de savoir exactement quelle ligne il a, qu'est-ce qu'il choisit, où est-ce qu'il va. Donc ça lui permet de parler un petit peu plus fort. Je suis pas sûr que il était si attendu que ça pour son pour son événement de de samedi.
Et puis alors de dimanche pardon euh et bah voilà, on sait pas si c'est samedi ou dimanche, c'est un signe aussi. Pourtant, il fait de la pub. Euh et je voudrais parler aussi de de bah qui était hier euh à la télévision euh Bruno Retaillot parce que c'est important aussi ce qui trace comme sillon.
Et quand on disait qu'en effet une candidature Marine Le Pen et une candidature Bardella, c'est pas la même chose. Certains qui ne verra pas leur candidate Marine Le Pen en qui ils ont cru pourrai par rapport au positionnement que représente Bruno Retaillot choisir cette carte là qui serait plus raisonnable plus raisonnée parce qu'on a aussi quand même cet éventuel candidat qui aurait une trentaine d'années même oui 30 à peine 30 ans voilà on a récupér une partie des électeurs pas les fond pas les les les fidèles de toujours et les traits Front National d'avance Mais par contre ceux qui au bout d'un moment se sont mis du côté de Marine Le Pen parce qu'ils considérait que à droite il y avait pas de proposition pour aller aussi loin que ce qu'il souhaiterait en matière de sécurité et en matière d'immigration. Pour l'instant, c'est vrai que Bruno Retaillot dans les dans les mots he parce que c'est pas encore dans les actes, il représente ce positionnement un peu plus dur à droite.
Allez, puisqu'on parle de Bruno Retaillot, il s'est exprimé hier le ministre de l'intérieur sur le sort de Boem sans salle. D'abord, on va faire un point Quentin, avec vous, on en est où dans le dossier des tensions entre la France et l'Algérie ? Et bien lundi, les deux présidents Macron et Tboun se sont parlés au téléphone.
L'Élysée a publié un communiqué après cet appel en Ilie. Les deux présidents ont eu un long échange franc et amical sur l'état de la relation bilatérale et sur les tensions qui se sont accumulées ces derniers mois. Voyez ce communiqué publié par l'Élysée.
Les deux présidents qui veulent donc reprendre un dialogue fructueux est-il écrit aussi dans ce communiqué. Première étape donc avec le déplacement du ministre d'affaires étrangères Jean-Noel Barreau qui seront à Alger ce dimanche afin je cite de détailler un programme de travail ambitieux dans décliner les modalités opérationnelles et le calendrier de mise en œuvre. Une réunion s'est également tenue mardi à l'Élysée avec les autres ministres concernés.
D'ailleurs, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, doit aussi se rendre dans les prochaines semaines en Algérie. Et donc, écoutez, effectivement, hier le ministre de l'intérieur qui depuis plusieurs mois avait tenu un discours très ferme envers l'Algérie et bien il est revenu sur l'évolution des relations avec la France et et l'Algérie hier sur France 2. Il y a deux objectifs.
Il y a d'abord un écrivain franco-algérien qui est emprisonné. C'est sa libération. C'est une question humanitaire.
Il est âgé et il est malade. Bon, ça c'est un premier point. Premier objectif.
L'autre objectif, c'est que un autre Mulouse ne se produise pas. Souvenez-vous, celui qui a tué le terroriste à Mulouse avait été présenté à 14 reprises aux autorités algériennes qui n'avaient pas voulu le reprendre. Je pense que les signaux sont positifs.
Il y avait une réunion il y a quelques jours, j'y participais avec le président de la République et le Premier ministre à l'Élysée. L'espoir s'est levé simplement. Moi, je suis vigilant et je ne croirais que ce que je verrai.
Arnaud Benedetti, on avait vu une montée en flèche des tension depuis l'automne dernier. La desescalade, elle est tout aussi impressionnante. Qu'est-ce qui se joue ces jours-ci ?
On verra parce que moi, je suis très prudent sur les relations avec l'Algérie. Comme Bruno Rot, vous attendez de voir. Mais oui, il faut attendre de voir.
Bon, on sait que le ministre des affaires étrangères seront dimanche à Alger. Il y a une reprise de dialogue manifestement. Donc il vaut mieux reprendre langue en l'occurrence que rester dans l'invective comme on l'était depuis quelques quelques semaines voire quelques mois.
Donc c'est une évolution de ce point de vue là positive. Mais rien fait mon signe pour BM sensal. Ben écoutez moi j'attends de voir très franchement aujourd'hui j'attends de voir et le communiqué de l'Élysée moi nous sur Boem sans sal ne nous satisfait pas pleinement parce que je veux dire le sujet Boem Sans sal périphérique dans ce communiqué.
Il arrive tout enfin de communiquer en l'occurrence. Donc euh nous ce qu'on souhaite et on l'a dit d'ailleurs au niveau du comité de soutien puisque Jean-Noel Barreau va à Alger et ben il faut qu'il ramène BMEM sans sal en l'occurrence et c'est tout ce qu'on peut demander aujourd'hui au ministre des affaires étrangères. S'il revient, je veux dire sans boisem sans salle, bah il y a quand même des questions qui vont se poser parce que je rappelle qu'il a été condamné à 5 ans de prison ferme pour l'instant que le parquet ce qu'on ne dit pas mais c'est que le parquet algérien a fait appel de cette de cette condamnation.
Donc ça veut dire que à ce stade il n'est toujours pas sorti. Et ce que l'on sait parce que je veux dire, on a quand même quelques quelques antennes, c'est que il y a quand même une bagarre au sein du pouvoir algérien sur la la façon dont il faut traiter le cas Wem Sans sal. Il y a quand même une ligne dure qui dit ne faut pas le lâcher pour l'instant.
C'est-à-dire que il faut toujours utiliser Bem Sensal comme une monnaie d'échange pour obtenir le plus des autorités euh des autorités françaises. Et dans le même temps, c'est ça qui est le paradoxe, c'est que on considère certains observateurs qui connaissent bien la scène politique algérienne considèrent que finalement les Algériens sont en train de perdre sur tous les tableaux par rapport au français parce que il y a quelque chose d'important dans le communiqué de l'Élysée qui quand même a été publié avec l'accord des autorités algériennes vraisemblablement. c'est qu'il n'est nullement il n'est nullement fait mention de la situation du Sahara occidental qui a été quand même la source de la crise entre la France et l'Algérie.
D'ouvrir sembl moment la position des durs en Algérie qui consiste à dire sur sans salle ben il faut il faut continuer à faire à mettre la pression. C'est pour ça que nous on est quand même très prudent pour l'instant. Bah, je pense que quand même le fait que la diplomatie reprenne vigueur et queon soit dans ce dialogue là, je pense que c'est quand même la voix la plus favorable, même si évidemment il faut rester prudent.
Il y a beaucoup de choses à faire avec l'Algérie en terme de négociation et de rétablissement de relations un peu normales. Moi ce que je constate c'est que bah le ministre de l'intérieur qui avait eu une position très brutale là pour le coup bah il sera pas à Alger dimanche. Alors hier il a essayé de de noyer un peu le poisson et de pas se formaliser sur tout ça.
Et bon, on sent bien que quand même la voix de la diplomatie a gagné. C'est Emmanuel Macron et et Jean-Noël Barreau qui seront sur place et pas le ministre de l'intérieur. Donc moi, je trouve que c'est quand même plutôt favorable que ça soit cette voix là qui soit qui soit prise.
Un dernier petit mot, Arnaud, vous avez des nouvelles de la santé de Bolem Sansal ? Nous, enfin les dernières nouvelles qu'on a, c'est que il est toujours traité pour son cancer et voilà et qu'il fait des allers-retours encore une fois entre la prison et et l'hôpital Mustapha Alger. On suivra bien évidemment la la situation de de Boem sans salle très régulièrement dans cette émission.
Allez, c'est vendredi, on termine par une actualité plus légère. Cette semaine ont été distribué les célèbres étoiles du guide Michelin parmi les grands gagnants. Le restaurant de Christopher Coutano à la Rochelle qui retrouve sa 3è étoile perdu en 2023 portraits de ce chef étoilé avec Aurélien Romano. [Applaudissements] Son nom s'affiche en grand ce lundi 31 mars pour la cérémonie du guide Michelin.
Christopher Coutau rejoint à nouveau le club très fermé des trois étoiles Michelin. C'est la récompense d'un travail acharné pour celui qui ne compte pas ses heures. Le cuisinier pêcheur, comme il se fait appeler travaille les produits de la mer dans son restaurant gastronomique de La Rochelle.
Pour toute l'équipe parce que c'est l'étoile du restaurant mais c'est aussi leur étoile à eux. Ça fait partie de leur cursus et c'est grâce à toutes ses mains qu'on ont réussi à faire ce ce joli travail au quotidien. Donc c'est des toiles à tout le restaurant et je bien content de leur ramener aujourd'hui.
Mettre ses équipes en avant, c'est son tempérament. Il a commencé dans les cuisines de son père. Et enfin, il l'accompagnait déjà à la criée choisir les poissons et les produits de la mer.
Il lui succède à la tête du restaurant actuel en 2007 et sait conserver les deux étoiles Michelins déjà acquises. En 2019, il propulse sa cuisine dans l'excellence, le club restreint des meilleures tables 3 étoiles. L'accueil du public et la salle du restaurant sont complètement repensés à l'époque.
Seul établissement triple étoilé de La Rochelle, le lieu est ouvert sur l'océan et Christopher Coutans promeut la cohérence et la durabilité. investi pour une pêche responsable, il a notamment combattu au niveau européen contre la pêche électrique. Je pense que aujourd'hui un vrai restaurant, c'est c'est une culture, c'est une éducation, c'est un récit d'enfance.
Moi je suis né à la Rochelle, toujours été passionné par la mer la pêche, le surf et puis j'ai toujours voulu m'installer à la Rochelle et qu'on a ce décorum face à nous, serait compliqué de servir un morceau de viande parce que moi je serai client, je me dirai le chef, qu'est-ce qu'il veut nous raconter en nous servant un pigeon par exemple ? Attends, est-ce que là avec cette vue là servir un joli Saint-Pierre ou un magnifique macro en différentes façons, ça prend tout son sens. Le guide Michelin salue un chef qui cuisine ce qu'il aime avec sincérité et engagement, écrit-il.
De quoi redonner le sourire à cet homme de 46 ans décrit parfois comme bourru et austère qui voit son métier passion comme une manière de rendre heureux les gens. Et voilà, bon appétit. Félicitations à Christopher Couto.
On termine Quentin comme d'habitude en regardant les unes de la presse régionale. [Musique] Et Quentin évidemment ce matin une très grande majorité de titres de presse régionale titre sur la décision de Donald Trump. Voilà, très difficile ce matin d'échapper à cette info.
La Voie du Nord qui titre sur les marchés qui s'affolent. Le républicain l'Umes M qui dit que Trump frappe fort. L' républicain qui titre sur l'Europe qui s'interroge même si le président français semble afficher de la fermeté dans ce dossier.
La dépêche à Toulouse qui écrit que le président américain a déclenché un toll mondial. Petit zoom sur le courrier Picard qui dans les pages intérieures s'interroge sur l'impact de ses droits de douanes sur la région Haut-De-Fance. La région se rassure ce matin en notant que les Haut-DF France ne contribuent que pour 5 % des exportations de la France vers les États-Unis.
On continue avec d'autres journaux mais toujours la même interrogation qui va trinquer. Exactement. Chaque région, chaque secteur économique se jauge et évalue ce matin sa vulnérabilité aux exportations avec les États-Unis.
L'Union, le journal de Rein qui s'inquiète par exemple pour la filière Champagne. Cela représente 100000 bouteilles exportées chaque année vers les États-Unis. Depuis plusieurs semaines, la filière a arrêté d'envoyer ce champagne aux États-Unis face aux menaces de surtaxe.
On attend de voir si les revendeurs américains peuvent encaisser la hausse de 20 %. C'est plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel qui pourrait être compromis à indiquer la région grand test jeudi si l'on prend toutes les exportations de la région. Et un mot qui revient largement ce matin dans la presse régionale.
Ripost. Riposte. Lieu prépare sa rioste.
Les peurs et la riposte. Et quel riost ? Voyez ce mot qui s'affiche à chaque fois.
La présidente de la Commission européenne a parlé pour l'heure de s'efforcer à réduire les obstacles et non de les élever. La France d'Emmanuel Macron qui parle donc sur la fermeté diton dans les pages intérieures du Dauphiné. L'Italie, on l'a dit hein dans ce débat, qui entend préserver sa relation privilégiée avec les États-Unis.
Enfin, dernière question. Va-t-il falloir aider certaines filières en France et comment financer dans ces cas-là ces mesures de soutien et ses filières face à un budget très contraint ? Allez, c'est vendredi, on termine par votre idée de sortie weekend.
Qu'est-ce qu'on fait ? Voilà, on termine toujours cette revue de presse par une information plus légère. Les asperges d'Alsace pointent leur nez, lit-on ce matin dans le journal l'Alsace grâce à une météo favorable ces derniers mois.
Les producteurs espèent de bonnes récoltes cette année. Les Français qui consomment en moyen en moyenne 2,4 kg par foyer par an. Les Allaciens en mangent deux fois plus que la moyenne.
Ben merci pour cette info. Merci Quentin d'y récirre des asperges. Du coup merci d'avoir été avec nous.
Merci beaucoup Émilie Isapelski et merci Arnaud. Arnaud on regarde la une de la revue politique et parlementaire. Faut-il changer de république ?
C'est à la une de votre numéro. Merci beaucoup. Merci à tous de nous avoir suivi.
On vous souhaite un excellent weekend. On se retrouve lundi. [Musique]
Emmanuel Macron