Franck Allisio : "Avec moi, il n'y aura pas de salle de shoot à Marseille !" (CNEWS)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Franck Alizio, merci beaucoup d'être avec nous, député RN des Bouches-du-Rhône et candidat au municipal à la mairie de Marseille.
- 0:12OuverteRéponse directe
On va balayer toute l'actualité, notamment sur ce qui s'est passé à Lyon.
- 0:18OuverteRéponse directe
Je voulais vous entendre sur l'agression de Théo à Lyon.
- 0:44OuverteRéponse directe
La mère de Théo se dit écœurée. Et vous ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Il faut sanctionner également les parents des mineurs délinquants ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut exclure des HLM les familles de délinquants, sans relogement possible ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« Tristement, l'ensauvagement de la France, de notre société, de notre quotidien, il est global. »
- 1:50Invité politiqueFait
« On est régi par des lois qui datent de 1945. »
- 2:36Invité politiqueFait
« Quand on donne des aides à des individus, à des hommes et à des femmes, il y a des droits et des devoirs dans notre société. »
- 3:15Invité politiqueFait
« Vos devoirs en tant que parents, vous les devez à la société. Sinon, vos enfants, ils pourrissent la société. »
- 4:30Invité politiqueFait
« Les portiques, ça ne marche pas tant que ça. La fouille, ça ne marche pas. »
- 6:34Invité politiqueFait
« Des fausses procurations, en fait, c'était à l'équipe de Mme Vassal. C'était fait sur des personnes âgées en fin de vie, qui avaient Alzheimer, qui avaient Parkinson. »
- 6:55Invité politiqueFait
« Des bureaux de vote qui ouvrent à 10h du matin plutôt qu'à 8h, ça n'existe nulle part, à part à Marseille. »
- 7:01Invité politiqueFait
« Des coupures de courant où on subtilise des enveloppes de bulletins, ça n'existe nulle part, sauf à Marseille. »
- 7:41Invité politiqueFait
« La Cour des comptes elle-même a dit que tout cela a été catastrophique dans sa mise en œuvre, que le peu d'argent qui est arrivé n'a jamais été employé. »
- 8:59Invité politiqueChiffre
« Je fais de la police municipale marseillaise la première police municipale de France. »
- 9:09Invité politiqueChiffre
« Je multiplie par trois le nombre de policiers municipaux. »
- 9:50Invité politiqueChiffre
« Deux milliards de budget pour la mairie de Marseille. »
- 10:31Invité politiqueFait
« Je crée une brigade municipale anti-stup. Elle existe à Perpignan. Elle est efficace. »
- 12:35Invité politiqueChiffre
« Arrêter d'accueillir 500 000 personnes. »
- 15:53Invité politiqueChiffre
« 65% de la délinquance sur la voie publique est le fait d'étrangers. »
Temps de parole
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Bonjour Franck Alizio, merci beaucoup d'être avec nous, député RN des Bouches-du-Rhône et candidat au municipal à la mairie de Marseille. On va balayer évidemment toute l'actualité, on va beaucoup parler de Marseille bien sûr. Je voulais vous entendre sur plusieurs points d'actualité tout d'abord et notamment sur ce qui s'est passé à Lyon. Je voulais vous entendre sur l'agression de Théo à Lyon. Le jeune homme, étudiant de 19 ans, a été agressé à trois reprises en cinq mois par une bande de mineurs âgés de 14 à 17 ans. La dernière agression a eu lieu il y a quelques jours dans son hall d'immeuble.
L'agression a été filmée, les agresseurs déjà connus des services de police ont été interpellés. Ils ont été tous les cinq relâchés, placés sous contrôle judiciaire mais relâchés, donc ils sont libres. La mère de Théo, la victime, se dit écœurée. Et vous ?
Évidemment que je partage le sentiment de la mère de la victime. Tristement, l'ensauvagement de la France, de notre société, de notre quotidien, il est global. Il touche également les plus jeunes. Mais moi, celui que j'aimerais entendre ce matin et dans les heures qui viennent, c'est le ministre de la Justice. Parce que pour le coup, Gérald Damanin doit s'exprimer. On nous avait dit qu'on avait un binôme solide à l'intérieur et à la justice. Là, il faut agir. Et si, comme ça a été fait récemment, lorsqu'on essaie de durcir, de réformer la justice des mineurs, et bien le Conseil d'État ou le Conseil constitutionnel détricotent ça aussitôt, et bien à un moment donné, il faut un gouvernement.
Et en tout cas, les Français l'auront en 2027, s'ils font confiance à Marine Le Pen et à Jordan Bardella. Il faut un gouvernement qui soumet ce projet de loi, qui enfin adapte la justice des mineurs à 2026, par référendum, tout simplement, par référendum, si ça bloque. Mais on ne peut pas rester comme ça, avec une impunité, sous des faux prétextes. On est régi par des lois qui datent de 1945. Il faut supprimer l'excuse de minorité, d'après vous ? Oui, clairement. Clairement, ça n'a plus de sens. Dans notre société, ça n'a plus de sens aujourd'hui, évidemment.
Je vous rappelle qu'à Marseille, on avait un tueur à gage recruté sur les réseaux sociaux pour aller exécuter un contrat qui, au passage, a tué un chauffeur de VTC de sang-froid. Il avait 14 ans. On est dans le même esprit. Il avait 14 ans.
Il faut sanctionner également les parents des mineurs délinquants ? Oui.
Oui, évidemment. Il faut responsabiliser tout le monde dans cette affaire. Il faut d'abord sécuriser les écoles. On l'a vu avec ce qui s'est passé à Sanary. On va y venir. Mais responsabiliser les parents. Il y a des aides. Quand on donne des aides à des individus, à des hommes et à des femmes, il y a des droits et des devoirs dans notre société. Si on donne des aides, si on accorde des logements sociaux, il faut qu'en contrepartie, il y ait une responsabilité. On est responsable de ses enfants. C'est un principe juridique. Tant qu'un enfant est mineur, on est responsable de son enfant. Ou sinon, il est responsable lui-même.
Franck Alizio, est-ce qu'il faut exclure des HLM, les familles de délinquants, sans relogement possible ? Parce qu'aujourd'hui, il y a des expulsions, mais ils sont relogés dans la ville d'à côté.
Oui, encore une fois, c'est les droits et les devoirs. Si vous bénéficiez de la solidarité nationale, et c'est normal qu'il y ait une solidarité nationale, mais en échange, il faut qu'il y ait des devoirs. Il faut que vous ayez un minimum de devoirs. Vos devoirs en tant que parents, vous les devez à la société. Sinon, vos enfants, ils pourrissent la société.
Tout simplement. Franck Alizio est avec nous, député RN des Bouches-du-Rhône, et candidat au municipal à Marseille. Sanari, c'est dans le Var. Sanari, le collégien accusé d'avoir poignardé son enseignante, sa professeure d'art plastique, a été mis en examen pour tentative d'assassinat et lui placé en détention provisoire. Qu'est-ce que vous voyez dans cette histoire ? Vous voyez de la délinquance ? Vous voyez un gamin perdu dans une famille compliquée ? Vous voyez la société française qui se délite ?
Je vois des règles élémentaires qui ne sont plus appliquées. Je ne suis pas candidat au poste de ministre de l'Intérieur, ministre de la Justice, je vais laisser ça au national, parce que c'est une question évidemment nationale. Mais un maire, par exemple, qu'est-ce qu'il peut faire ? Déjà, il peut commencer par quelque chose de très concret, c'est-à-dire sécuriser les écoles. Sécuriser les écoles. Aujourd'hui, on ne peut pas laisser... L'école devait être sanctuarisée, elle a longtemps été. On ne peut pas laisser des enfants et des professeurs et des enseignants comme ça, à portée de coups de couteau au quotidien.
Donc sécuriser véritablement, parce qu'on voit bien que les portiques, ça ne marche pas tant que ça. La fouille, ça ne marche pas. Enfin, tout ce qui a été mis en place jusqu'à maintenant, c'est homéopathique. On a retrouvé... Écoutez, des agents de sécurité à l'extérieur, devant chaque école déjà, ça, un maire peut le faire. Et même, pourquoi pas, à l'intérieur des écoles primaires, puisque c'est la compétence du maire. Des clôtures, enfin, nous, on a retrouvé il y a quelques mois à Marseille, des armes qui avaient été balancées dans une cour de récré. Les enfants l'ont retrouvée. Bon, ça veut dire que manifestement, la clôture de l'école devait être assez fine.
Deuxième point, la responsabilisation des parents. En effet, les aides, les logements sociaux, tout ça. Le maire a également la main dessus. Et enfin, changer l'état d'esprit dans l'école. Si on veut sanctuariser à nouveau l'école, il faut que refaire la nation, comme l'avait dit Michel Debré il y a longtemps, ça commence à l'école. Moi, ce que je souhaite en tant que maire de Marseille, c'est qu'à l'école primaire, il y ait une tenue uniforme. Vous voyez ? Ça, ça permet de refaire des citoyens marseillais et français. C'est refaire chanter la marseillaise. Ça tombe bien, on est à Marseille. Le lever du drapeau.
Tout ce qui fait qu'à nouveau, il y ait des règles, des principes, des valeurs qu'on transmet dès l'école primaire. Changer complètement l'état d'esprit depuis 20 ans.
Avec Franck Alizio, maire de Marseille, on chanterait la marseillaise et on lève le drapeau tous les matins dans les écoles primaires.
Exactement. Et on porterait un uniforme. C'est important. Il me semble que toute la classe politique abandonnée a été pour. Même M. Attal l'a mis en oeuvre. Ça a duré quelques semaines, quelques mois. Et puis ça a été abandonné, comme d'habitude.
Franck Alizio, les municipales. Vous êtes donc candidat du Rassemblement National à la mairie de Marseille. Vous êtes donné au coude à coude avec le maire sortant d'hiver gauche, Benoît Payan. Déjà, vous inquiétez de possibles fraudes. Pour quelles raisons ?
Parce que je suis marseillais. Et que malheureusement, je sais que dans ma ville, et c'est une honte pour nous marseillais, la fraude électorale continue à se perpétuer. Je ne veux pas que cette élection... Cette élection va peut-être se jouer à quelques centaines de voix. Je ne veux pas qu'on la vole aux marseillais. C'est déjà arrivé. La fraude, chez nous, elle est endémique. Lors des dernières élections, il y a eu deux procès sur des fraudes, d'ailleurs avec des condamnations. C'était des fausses procurations. Des fausses procurations, en fait, c'était à l'équipe de Mme Vassal.
C'était fait sur des personnes âgées en fin de vie, qui avaient Alzheimer, qui avaient Parkinson, à qui on a fait faire de fausses procurations, avec l'omplicité des directeurs de l'EHPAD et de la police. Tout ça est très grave. Et puis, vous avez toute une série de choses. Ça, c'est ce qui a été condamné. Mais des bureaux de vote qui ouvrent à 10h du matin plutôt qu'à 8h, ça n'existe nulle part, à part à Marseille. Des coupures de courant où on subtilise des enveloppes de bulletins, ça n'existe nulle part, sauf à Marseille. Donc, j'ai demandé, et le préfet va me recevoir, un rendez-vous avec le préfet pour lui dire, cette fois-ci, qu'est-ce qu'on fait ?
Bon, cette fois-ci, on sécurise véritablement le vote. Moi, je veux de la police dans tous les bureaux de vote et des agents municipaux qui tiennent les bureaux de vote. Pas laisser ça entre amis pour arriver à des dénis de démocratie. La démocratie, c'est précieux. Il faut la défendre.
On va parler de Marseille. En 2021, Emmanuel Macron lançait son plan Marseille en grand, destiné à faire de Marseille une ville exemple. Paris réussit ou pas ?
Non, non, vous le savez, la Cour des comptes elle-même a dit que tout cela a été catastrophique dans sa mise en œuvre, que le peu d'argent qui est arrivé n'a jamais été employé. Et puis, plutôt qu'un Marseillais en grand, il fallait un Marseille en ordre. C'est d'ailleurs le slogan et l'ensemble de mon projet peut se résumer à ça. Marseille en ordre. Marseille en grand, mettre de l'argent et de l'argent lorsque vous ne pouvez plus sortir de chez vous, lorsque vous ne pouvez plus prendre les transports en commun, lorsque vous ne pouvez plus aller dans le centre-ville. À partir de là, ça ne sert à rien. Le préalable, c'est la sécurité. On le voit bien.
Puis, Marseille en grand, on voit bien que les écoles ont été très, très, très peu rénommées. Rénovées, pardon. La rénovation urbaine, très, très, très peu entreprises dans le centre de Marseille. Enfin, ça a été un effet d'annonce. Ce plan Marseille en grand, c'est le macronisme en tout petit. C'est-à-dire, toujours des effets à Nantes, jamais suivi d'effet.
Alors justement, sur la sécurité, gros problème d'insécurité à Marseille, vous rétablissez comment l'ordre à Marseille ? Marseille en ordre, c'est un slogan. Mais comment vous faites concrètement ?
Concrètement, je fais absolument tout ce que peut faire un maire en la matière. Le maire, aujourd'hui, il a des pouvoirs en matière de sécurité, ce qu'il n'avait pas il y a quelques décennies. Moi, quand j'arrive, je fais de la police municipale marseillaise la première police municipale de France. Je multiplie par trois, c'est un effort budgétaire conséquent, mais tout à fait à la portée de la deuxième ville de France, je multiplie par trois le nombre de policiers municipaux. Je multiplie par deux le nombre de caméras de visue de surveillance. Je mets un poste de police municipale dans chaque arrondissement.
Tout ça, ce n'est pas des chiffres en l'air, ça nous mettrait juste dans le peloton de tête des villes les plus sécurisées, avec les meilleurs moyens. Marseille, non seulement le mérite, mais Marseille surtout en a besoin. Et puis je monte à Paris et je leur dis, la petite histoire qu'on ait aujourd'hui moins de policiers nationaux qu'il y a dix ans, c'est un scandale. Donc je veux que Marseille ait, en gros, à chaque fois que je mets un policier municipal, mettez un policier national et vous verrez, Marseille sera reprise en main.
Vous aurez les moyens financiers de faire ça ?
Oui, deux milliards de budget pour la mairie de Marseille. Le plan que je viens de... Non, deux milliards en tout budget. Le plan, 100 millions. Je ferai une audite, parce que figurez-vous, comme dans beaucoup de collectivités, il y a beaucoup de gaspillage. Je ferai une audite à la fois financier et patrimoniale et foncier, parce que ça... Comment dire ? Aujourd'hui, Marseille ne sait pas quel est son patrimoine foncier. La mairie de Marseille ne le sait pas. Ça se chiffre aujourd'hui à plusieurs centaines de millions. Vous voyez, il y a des marges d'économie.
Des quartiers entiers sont gangrénés par la drogue dans d'autres villes qu'à Marseille, mais beaucoup à Marseille. On va mettre combien de temps à rétablir l'ordre ?
Ça dépend de la volonté politique. Ça dépend de la volonté politique. Vous voyez, si... Moi, maire de Marseille, demain, je crée une brigade municipale anti-stup. Elle existe à Perpignan. Elle est efficace. On l'avait vu dans un reportage il y a quelques jours dans Figaro Magazine. Elle est efficace parce que c'est un maire qui met tous ses moyens. Il le dit lui-même, il harcèle les dealers et les consommateurs. Eh bien, ça marche. À côté de ça, le maire de Marseille, lui, son obsession pendant cinq ans, ça a été chercher ou installer une salle de shoot. Eh bien, avec moi, il n'y aura pas de salle de shoot. Il y aura une brigade municipale anti-stup.
Franck Alizio, invité de la grande interview CNews Europe 1, candidat RN à Marseille. Des gangs de trafiquants sont très puissants à Marseille. Est-ce que vous craignez qu'ils aient leurs entrées à la mairie ?
C'est une possibilité. Moi, je n'ai aucune information là-dessus. Donc, je ne vous affirmerai pas ou viendrai pas sur des hypothèses. Mais en revanche, moi, je veux que le lien entre ceux qui mènent la guerre contre le trafic de drogue, enfin, ceux qui prétendent mener la guerre contre le trafic de drogue et le trafic de drogue, qu'il y ait une vraie, comment dirais-je, qu'il n'y ait pas de lien, vous voyez. Par exemple, pourquoi pas faire un test anti-drogue, un test anti-stupéfiant, à tous les élus et leurs entourages ? Parce qu'il n'y aurait rien de pire que quelqu'un qui soit tenu par les trafiquants, tenu par ce que consommateur. Vous voyez, c'est une réponse...
Vous avez une idée derrière la tête. C'est une réponse... Non, c'est tout simplement... Je veux tout simplement que ce soit clair. Vous passez à qui ? Vous le feriez passer à qui ? Malheureusement, ça peut être le cas de... Vous voyez, parfois, on peut être surpris. Vous le passeriez vous aussi ? Ah oui, je le passerai moi aussi, évidemment, sans problème. Vous savez, après, c'est tout un lien. Le trafic de drogue, par exemple, à Marseille, qui est une vie d'immigration, eh bien, l'immigration aussi nourrit en termes de ressources humaines. Alors, j'ai entendu le ministre de la Justice dire, il faudrait un moratoire sur l'immigration de 2-3 ans.
J'ai envie de lui dire, non, il a oublié un zéro. C'est 20 ou 30 ans, c'est un moratoire pendant 20 ou 30 ans. Le temps d'assimiler, d'à nouveau faire de l'assimilation, d'à nouveau pouvoir refaire, encore une fois, refaire nation. Mais ce n'est pas 2-3 ans, c'est toute une génération qu'il faut à nouveau assimiler et arrêter d'accueillir 500 000 personnes. On les retrouve dans tous les points de deal à Marseille.
On va y venir, bien sûr, sur l'immigration. Je voulais rester sur la campagne elle-même. Est-ce que vous craignez une porosité entre certains trafiquants de drogue et des listes au municipal ?
C'est possible. C'est au préfet d'être vigilant. C'est au ministère de l'Intérieur d'être vigilant. Il peut y avoir des tentatives. Vous avez vu avec l'affaire Kessassi, on va jusqu'à des exécutions d'intimidation. Donc, il peut y avoir des tentatives de s'introduire dans le milieu politique. Ce ne serait pas malheureusement la première fois, en particulier dans le Sud-Est. Vous vous rappelez l'affaire Yann Pia, il y a quelques années, il y a quelques décennies, où il y avait un lien entre le personnel politique et la mafia et le trafic de drogue.
L'ERN, dont vous êtes le candidat, peut remporter Marseille au vu des sondages. C'est une possibilité. Mais pour cela, vous allez avoir besoin d'aller chercher des voix à droite. Vous avez peut-être besoin des voix de Martine Vassal, qui avait dit début décembre, « Tiens, pourquoi pas un second tour avec vous ? » Pas une alliance, mais en tout cas, peut-être vous apporter quelques voix. Elle est revenue sur cette déclaration ensuite. Qu'est-ce que vous lui dites ce matin à Martine Vassal ? Je lui dis qu'on ne peut pas. Elle est la candidate du centre et des LR.
Tout à fait, la candidate macroniste. Je lui dis qu'on ne peut pas, mais qui fut une élue de droite à un moment donné, avec Jean-Claude Godin, qui lui avait eu le courage et la lucidité dans les années 80 de faire une alliance, une union sacrée RPR, UDF, Front National, justement pour ne pas que notre région tombe à gauche. Je lui dis, écoutez, suivez l'exemple de Jean-Claude Godin à l'époque. On ne peut pas laisser Marseille tomber aux mains de la gauche et de l'extrême gauche, car M. Payan finira avec M. Delogu. Donc, il y a eu un éclair de lucidité il y a quelques semaines de la part de Mme Vassal.
Je pense parce que ses électeurs lui disent, sans arrêt, sur le terrain, à Marseille, on nous dit, unissez-vous, au second tour, il faut. Et moi, je lui tends la main. Je suis au coude à coude avec M. Payan. Je peux gagner au second tour. Il faut qu'il y ait ce choix de sa part entre l'ordre et le chaos. Je veux dire, on a sûrement des points communs, y compris dans notre programme. Vous-même, vous venez de LR. Moi-même, je viens de LR. On s'est connus avec Martine Vassal au LR, évidemment. Je veux dire, il ne faut pas laisser notre ville tomber. Si Marseille tombe, la France tombe, on a une responsabilité. Cette responsabilité, nous, nous serons au rendez-vous de ces responsabilités.
Il faut que Martine Vassal le soit. Déjà, beaucoup de ses élus nous ont rejoints. Eh bien, nous attendons qu'elle les suive.
On parlait d'immigration il y a quelques instants. À Marseille, beaucoup d'immigration, essentiellement venue d'Afrique et du Maghreb. Quel impact ça a sur la ville ?
Eh bien, typiquement, beaucoup de points de deal sont tenus par des clandestins recrutés le matin même à la gare Saint-Charles et qui se retrouvent à tenir des points de deal en dessous même des fenêtres du président de la région, à quelques centaines de mètres de la mairie de Marseille. Et évidemment, vous avez un autre chiffre. Ce chiffre, c'est le chiffre de la préfecture. 65% de la délinquance sur la voie publique est le fait d'étrangers. Alors, d'étrangers en situation irrégulière, d'étrangers en situation régulière. Mais ce n'est pas possible. Marseille est la ville qui reçoit de plein fouet toute l'immigration. Donc évidemment, c'est un sujet qui doit se régler au niveau national.
Vous connaissez nos positions, notre volonté de faire un référendum. Mais ce qui est sûr avec moi, c'est qu'il n'y aura plus un euro pour toutes les associations qui considèrent Marseille comme le premier port d'accueil. D'ailleurs, ce que considère M. Payan, le maire socialiste, comme le premier port d'accueil de migrants. Il n'y aura plus un euro pour SOS Méditerranée. Alors que là, il y a des centaines de milliers d'euros pour SOS Méditerranée. Il n'y aura plus un euro pour les associations qui veulent toujours plus d'immigration à Marseille. Non, l'argent du contribuable marseillais ira pour la sécurité, les écoles, la rénovation urbaine.
Pas aux quatre coins du monde pour faire venir toujours plus de misère à Marseille.
Les écologistes veulent faire voter un texte pour donner le droit de vote aux étrangers, hors Union européenne, aux élections municipales. J'imagine que vous êtes contre.
Évidemment, c'est une vieille dubie de la gauche depuis 40 ans, à laquelle on s'oppose depuis 40 ans. Les Français s'y opposent aussi, qu'ils la proposent par référendum. Mais vous verrez. Mais c'est très important parce que ça veut dire quelque chose. qu'ils veulent diluer la nation et donc diluer la démocratie. Parce qu'une démocratie sans frontières, ce n'est plus une démocratie.
Franck Alizio, je voulais vous entendre également sur la justice. Évidemment, le parquet général réclame des peines d'inéligibilité et la confirmation des culpabilités prononcées contre Marine Le Pen. C'est le procès en appel. Est-ce que vous pensez que la justice sera cette fois sensible à sa nouvelle défense ?
Je l'espère. Je l'espère, par définition. Je ne suis pas chroniqueur judiciaire, donc je saurais vous dire. Ce que je peux vous dire, c'est que ce que j'ai au fond du cœur, je considère que Marine Le Pen est notre candidate naturelle, aux yeux de nous tous d'ailleurs. Je considère que ce serait une mauvaise nouvelle, je pèse mes mots, pour la France et pour la démocratie, pour les Français, si elle ne pouvait pas être candidate. Mais vous voyez bien qu'on a face à nous une femme d'État, puisqu'elle a préparé au cas où, à la sagesse, qui n'arrive jamais en politique, de préparer un successeur, qui est Jordan Bardella, évidemment, par fidélité à Marine.
Et parce que nous savons tous, autour de lui, parce que nous le connaissons, qu'il sera à la hauteur de la mission et à la hauteur de la fonction, si jamais Marine venait à être empêchée, notre candidat serait évidemment Jordan. Dans un sondage pour le Figaro,
vous avez certainement vu ce matin, on découvre que Jordan Bardella a une cote de popularité supérieure à Marine Le Pen. Ce ne sont pas les intentions de vote, c'est une cote de popularité, et notamment au sein des militants du RN. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Tant mieux, encore une fois, c'est la volonté de Marine d'avoir fait de Jordan ce qu'il est aujourd'hui, évidemment de son talent propre. Et tant mieux, ça veut dire que les Français sont d'accord avec nous. C'est une bonne nouvelle d'ailleurs. Pour les prochaines élections municipales, pour les prochaines élections présidentielles, ça veut dire que les Français nous font confiance, parce qu'au-delà de l'homme, il y a les idées qu'ils portent.
Je voulais vous entendre également sur, et ce sera ma dernière question, sur l'aide à mourir, qui est revenue à l'Assemblée nationale. La dernière version du texte veut autoriser l'euthanasie et le suicide assisté en France aux malades qui ont une maladie incurable en phase avancée et qui souffrent physiquement ou psychologiquement. Est-ce que vous êtes favorable à l'autorisation en France de l'euthanasie et du suicide assisté, c'est-à-dire au fait qu'un médecin donne la mort ?
Ce texte a été terriblement mal ficelé. Il ne peut pas être voté en l'État. C'est un sujet qui touche à l'intime, qui touche à chacune de nos vies. On a des parents, on a des grands-parents qui ont pu... Voilà. Et mon groupe est très clair là-dessus. En tout cas, Marine Le Pen a toujours eu des convictions très solides et hostiles à ce texte. Et surtout, on aimerait que les sujets de société soient tranchés par la société. La société, c'est le peuple. Et il se trouve que dans notre Constitution, on a un outil qui s'appelle le référendum. Et au bout d'un débat posé et éclairé, moi, je serais favorable à ce que ces sujets de société soient tranchés par le peuple français.
Merci beaucoup, Franck Alizio, député RN et candidat RN au municipal à Marseille. Merci beaucoup d'être venu ce matin sur CNews et sur Europe. Bonne journée et à bientôt. Merci.
Franck Allisio