Manifestations de soutien aux Palestiniens, vaccination, régionales...Le "8h30 franceinfo" de Karima Delli
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 1:12OuverteRéponse directe
Est-ce que le gouvernement a eu raison d'interdire cette manifestation parisienne ?
- 2:41OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous trouvez que la France joue son rôle dans ce conflit ? Et quelle doit être la voie de la France au Conseil de sécurité ?
- 3:24RelanceÉludée
Vous parliez de l'ONU qui a pris beaucoup de résolutions qu'Israël n'a pas respectées. Israël n'est pas sanctionnée. Vous pensez qu'il faudrait, par exemple, commencer par appliquer ce type de sanctions ?
- 4:47OuverteRéponse directe
Les Français ont bien compris l'enjeu de la vaccination. D'ailleurs, vous-même, vous êtes vaccinée ?
- 5:51OuverteRéponse directe
Vous voulez dire pendant la réouverture, la crise peut continuer, c'est ça ? Risque de continuer ?
- 8:46OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez aussi des vrais meetings à votre agenda prochainement dans la campagne des Hauts-de-France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37PrésentateurFait
« Il y a eu des incidents en fin de journée, 44 interpellations. »
- 0:52InvitéFait
« Le gouvernement, lui, alors que dans tous les pays du monde, on peut protester comme on le fait sur des conflits internationaux, en France, on ne pourrait pas le faire. Je le regrette. »
- 1:18Invité politiqueFait
« Moi, je regrette qu'il y ait eu cette interdiction à Paris, alors que dans d'autres villes, ça s'est bien passé. »
- 2:26Invité politiqueFait
« Et vous savez, les armes, qu'elles soient utilisées des deux camps, aujourd'hui, elles doivent se taire. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Il faut sauver toutes les vies. Et quand je dis toutes les vies, c'est les vies des Palestiniens comme des Israéliens. »
- 4:07InvitéChiffre
« 20 millions de personnes ont été vaccinées hier. Ce cap a été annoncé par Emmanuel Macron. »
- 4:19InvitéPromesse
« Et il a réaffirmé l'objectif des 30 millions de personnes vaccinées prochainement. »
- 4:33InvitéChiffre
« 25% de nos concitoyens âgés de plus de 75 ans qui, à ce jour, n'ont pas reçu leur première injection. »
- 5:15Invité politiqueChiffre
« La crise qu'on vient de vivre a fait 100 000 morts. »
- 5:59Invité politiqueFait
« Les variants sont là. »
- 6:11Invité politiqueFait
« On voit que Joe Biden l'a dit. Emmanuel Macron a finalement dit, si Joe Biden le dit, moi je ne peux que soutenir. »
- 6:26Invité politiqueFait
« La source de ce virus, c'est l'effondrement de nos écosystèmes. »
- 7:10InvitéChiffre
« Et les manifestations pro-palestiniennes ont rassemblé 22 000 personnes hier en France. »
- 7:21InvitéChiffre
« À Paris, la mobilisation dans le 18e arrondissement a été interdite. 44 personnes ont été interpellées, 14 placées en garde à vue. »
- 7:29InvitéChiffre
« La France atteint l'objectif fixé par le gouvernement. Pour la mi-mai, plus de 20 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid. »
Temps de parole
- Karima Delli54 %
- Invité19 %
- Invité 210 %
- Présentateur10 %
- Invité 32 %
≈ 4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Le 8.30 France Info sur France Info Radio et le canal 27 de la TNT avec Jean-Jérôme Bertolus, chef du service politique de la rédaction. Bonjour Jean-Jérôme. Nous recevons la députée européenne Europe Écologie, les verts et tête de liste de l'Union de la Gauche dans les Hauts-de-France. Karima Dely, bonjour à vous.
Bonjour, c'est l'Union de la Gauche et des écologistes.
Très bien. Le conflit entre Palestiniens et Israéliens ne faiblit pas pour l'instant. A Paris hier, la manifestation qui était interdite mais qui s'est quand même déroulée a rassemblé quelques centaines de personnes face à un gros dispositif policier. Il y a eu des incidents en fin de journée, 44 interpellations. Et hier matin, à votre place sur France Info, Alexis Corbière, le député de la France Insoumise, en faisait porter par avance la responsabilité au gouvernement. On l'écoute.
Le gouvernement, lui, alors que dans tous les pays du monde, on peut protester comme on le fait sur des conflits internationaux, en France, on ne pourrait pas le faire. Je le regrette. Maintenant, je vois bien le jeu de provocation qui va avoir lieu. Sans aucun doute que le gouvernement aura à cœur de faire en sorte que les plus ultra, comme évidemment après l'avoir dénoncé, soient peut-être là cet après-midi. Il y a une manifestation qui est lue, il y a deux jours, elle s'est parfaitement bien passée.
Alors, Karima Deli, est-ce que le gouvernement a eu raison d'interdire cette manifestation parisienne ?
Moi, je regrette qu'il y ait eu cette interdiction à Paris, alors que dans d'autres villes, ça s'est bien passé. Mais je suis très attachée au droit, vous savez. Moi, je considère qu'en France, il y a ce droit fondamental, c'est le droit de manifester, comme il y a ce droit, notamment à la liberté d'expression. Mais il faut être intraitable. Intraitable, je le dis. Lorsqu'il y a des propos antisémites dans des manifestations, il faut condamner avec toutes ses forces et sanctionner. Ça, pour moi, il n'y a pas de...
Vous faites référence à ce qui s'est passé en 2014.
Voilà. Alors, pour moi, c'est clair. Et ensuite, il faut revenir à ce conflit, notamment israélo-palestinien, puisqu'aujourd'hui, normalement, il y a une réunion à l'ONU.
Du Conseil de sécurité.
Du Conseil de sécurité. Et là, il faut être aussi très ferme. Il faut être attaché au droit et seulement au droit. Il faut respecter le droit international, notamment dans ce conflit. Mais il faut dire une chose qui est très importante. C'est-à-dire que, pour moi, je pense que la seule solution à ce conflit, c'est une solution qui est politique, pas militaire, pas avec les forces. Et vous savez, les armes, qu'elles soient utilisées des deux camps, aujourd'hui, elles doivent se taire. Il faut sauver toutes les vies. Et quand je dis toutes les vies, c'est les vies des Palestiniens comme des Israéliens.
145 décès côté palestiniens, 10 côté israéliens. Est-ce que vous trouvez que la France joue son rôle dans ce conflit ? Et quelle doit être la voie de la France au Conseil de sécurité, aujourd'hui ?
Moi, je crois que la solution, de toute manière, c'est politique. Mais la France, avec l'Europe, vous voyez, c'est la voie européenne. Et j'espère qu'on trouvera vraiment, pour les deux États, deux vrais États, ça c'est la première chose, mais surtout une sortie par la paix. Et je pense qu'on est dans un moment où il faut reparler de la paix. Vous savez, ce sont des mots qu'on ne doit plus galvauder comme ça. Il faut vraiment avancer et les porter avec force.
Vous parliez de l'ONU qui a pris beaucoup de résolutions qu'Israël n'a pas respectées. Israël n'est pas sanctionnée. Vous pensez qu'il faudrait, par exemple, commencer par appliquer ce type de sanctions ?
Moi, je ne dis pas ça. Je vous pose la question. Moi, je ne dis pas ça. Je dis jusqu'aujourd'hui, la solution, elle est politique. Donc, il faut se parler. Ça, c'est la première chose. Respecter le droit international. Et ensuite, je dis juste, c'est qu'on ne peut pas, aujourd'hui, fermer les yeux sur, notamment, les vies. Les vies sont aussi importantes en Israël qu'en Palestine. Voilà, c'est ce que je dis.
On verra les suites de ce Conseil de sécurité aujourd'hui. Tout autre sujet, Karim Adéli, en France, retour en France. 20 millions de personnes ont été vaccinées hier. Ce cap a été annoncé par Emmanuel Macron. Et le Premier ministre était, lui, de son côté, en déplacement dans le vaccinodrome, porte de Versailles. Et il a réaffirmé l'objectif des 30 millions de personnes vaccinées prochainement. L'objectif suivant, à la mi-juin, c'est 30 millions de primo-vaccinés. C'est à notre portée. C'est à notre portée. 25% de nos concitoyens âgés de plus de 75 ans qui, à ce jour, n'ont pas reçu leur première injection.
C'est vraiment la priorité des tout prochains jours et des toutes premières semaines. Les Français, maintenant, vous le pensez, ont bien compris l'enjeu de la vaccination. D'ailleurs, vous-même, vous êtes vaccinée ?
Pas encore. Pas encore. Mais bientôt, hein. Je vais le faire. Promis. Pendant la campagne, vous allez le faire ? Oui, ben là, j'espère que dans les quelques jours...
Dès que possible. Vous le ferez dès que possible.
Ah oui, oui, oui, bien sûr. Il n'y a pas de problème. Moi, je me réjouis que, justement, la vaccination s'accélère. Il faut continuer, etc. Mais nous devons tirer, monsieur Jean... Jean...
Jérôme.
Jérôme, pardon, Bertolus. Je pense qu'il faut quand même qu'on tire les conclusions de quelque chose. La crise qu'on vient de vivre a fait 100 000 morts. C'est énorme. Et hier, j'étais encore sur le marché de l'île et il y avait une dame qui m'expliquait cette douleur qu'elle n'a pas pu dire en voir dignement à un de ses proches. Vous voyez ? La crise sanitaire, il faut faire attention parce que tout le monde dit... C'est génial, on va retrouver les terrasses, on va retrouver les restaurants. Mais il faut souligner aussi, c'est ça que vous voulez dire ? Non, je dis juste qu'il ne faut oublier personne. Vous voyez ? Il ne faut oublier personne.
On va voir comment ça va se passer dans les EHPAD. On va voir comment les protocoles vont se mettre en place.
Vous voulez dire pendant la réouverture, la crise peut continuer, c'est ça ? Risque de continuer ?
Il faut faire attention. Les variants sont là. Vous savez, les variants sont là. On ne règle une épidémie que lorsqu'on l'a attaqué au niveau global, c'est-à-dire au niveau mondial. D'où la question de la levée notamment du brevet sur ces vaccins. On voit que Joe Biden l'a dit. Emmanuel Macron a finalement dit, si Joe Biden le dit, moi je ne peux que soutenir. Mais c'est au niveau mondial. Donc il faut être prudent avec une chose qui est très déterminante pour moi. Il faut prendre conscience d'une chose. La source de ce virus, c'est l'effondrement de nos écosystèmes. Vous voyez ? Si on ne fait pas attention à nos écosystèmes, c'est une menace encore sur nos vies.
Et donc, ça veut dire que ce virus est une alerte. Nous devons prendre en priorité la question climatique et le dérèglement climatique sur la biodiversité. Parce que demain, nous allons sinon nous retrouver avec énormément de virus. Et ensuite, il faut préparer l'après-Covid. Cette crise sociale, cette crise économique qui va faire mal aussi.
Karim Adeli, on va reprendre cette discussion juste après le Fininfo puisqu'il est 9h moins 20. Voici Diane Ferschit.
L'armée israélienne annonce ce matin avoir frappé le domicile du chef du Hamas à Gaza. Jusqu'à présent, le conflit a fait 157 victimes. Ce sont surtout des Palestiniens. Et les manifestations pro-palestiniennes ont rassemblé 22 000 personnes hier en France. À Paris, la mobilisation dans le 18e arrondissement a été interdite. 44 personnes ont été interpellées, 14 placées en garde à vue. La France atteint l'objectif fixé par le gouvernement. Pour la mi-mai, plus de 20 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid. Et il faut encore poursuivre l'effort. Dès la semaine prochaine, médecins de vie, les pharmaciens vont pouvoir commander du Moderna.
Valentin Marcon refuse l'assistance d'un avocat, selon le procureur de la République du Gard. Celui-ci affirme que le suspect, dans l'enquête sur un double meurtre dans le village des Plantiers, s'exprime de manière tout à fait cohérente. Le fugitif a passé 4 jours cachés dans la forêt avant de se rendre sans aucune violence aux gendarmes. On connaîtra peut-être ce soir l'épilogue de la Ligue 1 de football, duel entre Lille et son poursuivant, le PSG, les Lillois, accueillent Saint-Etienne. Les Parisiens affrontent Reims, 10 matchs à suivre au total sur France Info. Ce sera à partir de 21h et une première pour Clermont Foot.
Le club Auvergnat décroche son billet pour la Ligue 1 de football à la suite de 3. Et ce, malgré sa défaite 2-1 sur la pelouse de Caen. France Info.
La députée européenne Karima Dely est l'invité du 8.30 France Info. On va parler du meeting de Jean-Luc Mélenchon, Jean-Jérôme Bertolus.
Oui, 20 millions de personnes vaccinées. 19 mai, tous les Français le savent, il va y avoir des nouveaux assouplissements. On va pouvoir enfin, effectivement, aller boire un café ou une bière en terrasse. La politique également se déconfine puisque Jean-Luc Mélenchon tient un premier meeting aujourd'hui dans l'Aveyron. Un vrai meeting, Karima Dely. Et moi, je vous pose la question, est-ce que vous avez aussi des vrais meetings à votre agenda prochainement dans la campagne des Hauts-de-France ?
On va s'organiser, justement, parce qu'il faut bien aussi respecter les gestes barrières. Je vous le disais tout à l'heure.
Donc la réponse est non pour l'instant ?
Pour l'instant, on attend aussi que le gouvernement soit clair avec notamment ces mesures.
Le meeting de Jean-Luc Mélenchon, plusieurs centaines de personnes sont attendues et a priori, il est autorisé.
Tant mieux pour lui, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? En tout cas, ce qui est sûr, c'est que moi, je suis déjà sur le terrain. Vous savez, Jean-Luc, c'est Jean-Luc, voilà, et hop, dans sa campagne présidentielle. Moi, je suis dans ma campagne régionale et je peux vous dire qu'on est à la rencontre des gens. On a un objectif avec mon équipe et on va en parler, je crois, mais c'est changer la vie des gens dans les Hauts-de-France.
Alors justement, parlons-en de cette campagne. La liste de la majorité présidentielle a été déposée. Pas moins de cinq ministres sont présents sur cette liste, dont deux poids lourds. Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, Éric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux. Est-ce que vous craignez pas, Karim Adéli, d'être un petit peu marginalisé dans la campagne des régionales des Hauts-de-France ?
Pas du tout, parce que je crois qu'ils prennent les électeurs pour des imbéciles. Vous savez que les régionales ne sont pas un show, voilà. On fait pas du tourisme électoral. Cinq ministres sur une liste, vous vous rendez compte ? Il y aura bientôt plus de ministres dans les marchés qu'au conseil des ministres.
Ce qu'il ne faut pas s'en féliciter, finalement, c'est un... Est-ce que c'est aussi un engagement politique ?
Oui, mais regardez ce qui se passe. On a l'après-Covid, qu'est-ce qui va se passer ? Je le vois sur mon territoire. Il y aura fermeture des usines, faillite de PME. On voit la détresse, notamment de la jeunesse, la pauvreté qui explose.
C'est pour ça qu'Agnès Pannier-Dumaché, la ministre déléguée à l'industrie, a choisi d'être sur la liste.
C'est ce qu'elle dit. Oui, alors Agnès Pannier-Dumaché était quand même, il y a quelques mois, candidate dans le 16e arrondissement de Paris. Voilà. Ensuite, elle est venue dans les Hauts-de-France avec cette grande usine, notamment Bridgestone. Est-ce qu'elle, avec notamment Xavier Bertrand, bras-dessus-bras-dessous, on crie, on fait de la gesticulation, l'usine est fermée, 800, plus de 860 salariés sur le carreau. Ce n'est pas ça qu'il faut faire. La politique, c'est un grand P, vous voyez. Et il faut considérer qu'aujourd'hui, tous ces gens-là ne vont pas s'aiser au Conseil régional des Hauts-de-France. Moi, je peux vous le dire.
Vous voulez dire que s'ils sont élus, ils ne siègeront pas ? Ils n'ont rien à faire de la vie des gens dans les Hauts-de-France. Et moi, je vous le dis, on sort à la liste, justement, pas pour se servir des Hauts-de-France, mais pour servir les habitants des Hauts-de-France. Et c'est ça la différence.
Ce matin, dans une interview, Xavier Bertrand explique, je le cite, que le seul objectif d'Emmanuel Macron est de faire élire le Rassemblement national dans les Hauts-de-France et qu'il poursuit froidement et cyniquement sa stratégie pour affronter Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. C'est comme ça que Xavier Bertrand analyse l'arrivée massive des ministres dans la bataille des régionales dans les Hauts-de-France. Sur ce point, vous êtes d'accord ou pas ?
Absolument pas. Xavier Bertrand avait les coudées franches pendant six ans face à une opposition qu'on appelle le Front national. Promis juré sur le cœur. Il avait dit, vous allez voir, je vais être le rempart, notamment face au Front national. Six ans après, les scores du Front national sont aussi hauts. Qu'a-t-il fait ? Vous voyez, qu'a-t-il fait ? Au lieu de faire barrage pendant six ans, eh bien non, il a fait pas soir parce que c'était juste son ambition présidentielle, sa petite personne, avant de trouver des solutions concrètes à la vie des gens. C'est pour ça, moi, je vous le dis.
Donc vous vous dites, pour faire barrage, il faut travailler sur le social, l'après-crise, parce que les faillites, la misère, la pauvreté, tout ça, c'est écrit déjà, d'après vous. C'est ce que vous dites.
Mais regardez ma région. Est-ce que vous trouvez ça normal qu'un ouvrier dans les Hauts-de-France vive trois ans de moins qu'un ouvrier en Ile-de-France ? C'est pas normal. Comment ça se fait que notre région a un taux de chômage beaucoup plus fort que les autres régions ? Comment se fait-il qu'on vit au rythme des pics de pollution alors que rien n'est fait ? Ce n'est pas normal. Moi, je ne laisserai pas les gens sur le bord du chemin.
Un habitant de Hauts-de-France sur six vit sous le seuil de pauvreté. C'est un record au niveau national. Qu'est-ce que vous dites à ces pauvres ? Qu'est-ce que vous dites à ces gens qui vivent sous le seuil de pauvreté ? Vous, les colos ?
Très simplement, c'est que moi, je ne vous envoie pas dans le mur. Tout d'abord, nous allons mettre en place avec mon équipe ce qu'on appelle les territoires zéro chômeur. Vous savez, les chômeurs dans les Hauts-de-France, au fait, ce sont des chômeurs de longue durée. Il faut prendre du temps. Il faut les accompagner et voir quels sont leurs talents. Parce qu'il n'y a pas de chômeurs sans talent. Vous voyez, tous les chômeurs ont des talents. Donc, il faudra répondre par des filières concrètes, des filières d'avenir. C'est la raison pour laquelle nous allons lancer, justement, 100 000 emplois verts. Des emplois dignes, non délocalisables, dans des filières qu'on connaît.
Demain, le bâtiment, la rénovation, c'est gagnant-gagnant. C'est pour le pouvoir d'achat, mais aussi pour la création d'emplois. Dans des filières d'énergie, dans des filières de main. Et moi, je suis une grande fan du train, vous savez, M. Jérôme Bertolus. Le ferroviaire, il faut relancer le ferroviaire. C'est incroyable, c'est bon pour le climat, c'est bon pour l'emploi. Je vais vous raconter une autre chose qu'il faudra faire, parce que je crois que c'est important. C'est de mettre en priorité la santé. Quand je parle d'espérance de vie aujourd'hui, il faut que dans ma région, on ait une garantie santé, proximité.
Chaque citoyen et chaque citoyenne de la région va pouvoir trouver une maison ou un centre de santé à moins de 20 km de chez soi.
Bien sûr, mais est-ce que si vous n'êtes pas entendu par les électeurs, est-ce que si vous arrivez troisième aux élections régionales, au deuxième tour, derrière Xavier Bertrand, derrière le Rassemblement national, aujourd'hui c'est votre place dans les sondages, vous atteignez difficilement 20%, c'est-à-dire moins qu'en 2014 alors que la gauche était éclatée.
Je n'étais pas là en 2014.
Oui, c'était effectivement Sandrine Rousseau. Est-ce qu'il y aura une alliance ? Est-ce qu'il y aura un front républicain possible contre le Rassemblement national ?
Je vous le dis très nettement, M. Jean-Jérôme Bertolus. Tout d'abord, aujourd'hui, vous l'avez bien dit, actuellement nous ne sommes qu'à 20%. Mais que maintenant, à ce moment-té, vous allez voir ce que vous allez voir. Moi, j'ai toujours détourné un petit peu les sondages, vous voyez ? C'est-à-dire, à chaque élection que j'ai eue, j'ai été un petit peu là. Vous faites mentir les sondages. Il faut faire mentir les sondages. C'est maintenant ou jamais. La deuxième chose, c'est que moi, quand vous me posez la question, entre guillemets, de ce barrage, notamment contre le FN, mais nous, on n'a pas de problème avec ces questions-là. On l'a fait en 2015.
Et donc vous le referez. Tout sauf le Rassemblement national.
Moi, je ne dis pas ça. Je dis, posez la question à Xavier Bertrand. Posez la question, notamment, à La République en marche. Que vont-ils faire, aujourd'hui ? Posez-leur la question. C'est à eux de dire, est-ce qu'ils sont prêts à jouer les barrages ?
Oui, on leur pose la question. Mais là, c'est vous qui êtes l'invité du 8h30 sur France Info.
Moi, je vous dis que je fais campagne pour aller chercher la première place du podium parce que j'ai une équipe qui est déterminée, qui a une volonté de faire pour changer la vie des gens. J'ai un programme pour le climat et pour l'emploi. Et j'ai une détermination sans faille.
Vous parlez climat, vous parlez emploi, vous parlez environnement, évidemment. Il semble tout de même qu'en ce moment, parmi les grandes préoccupations des Français, il y ait la sécurité. Vous faites quoi sur la sécurité ?
Sur la sécurité, c'est assez simple. Quel type de sécurité nous voulons ? La sécurité, et je le dis, la sécurité à la santé. Moi, je veux une région en pleine santé. La sécurité, c'est aussi faire en sorte que toutes ces questions... La santé, la sécurité, ça se décline partout. Mais au fait, ce n'est pas une compétence de la région. On parle de sécurité physique, là, tout simplement. Attention, parce que là, vous êtes en train de vous faire berner. La sécurité n'est pas une compétence de la région en tant que telle.
Néanmoins, ça vous préoccupe peut-être ?
Bien sûr qu'on s'en préoccupe. C'est majeur. Tout le monde a envie d'avoir un peu de sécurité. Moi, ma priorité, ce sera la sécurité, notamment dans les transports. Je veux que les jeunes femmes, quand on prend les transports, on n'ait pas peur. Donc, il faut mettre du personnel de proximité. Vous voyez, quand je mets une caméra, il y a quelque chose qui se passe. Comment on fait ? Non, ça ne marche pas comme ça. Alors qu'aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a fait ? On a supprimé tout le personnel. On a des machines dans les gares. Non, mais attendez. Ce n'est pas le monde qu'on veut. Vous voyez, la proximité, c'est la vraie vie. C'est des vrais gens. Il faut embaucher du personnel.
Moi, en tout cas, ça va être un de mes actes de la campagne. Et ce n'est pas juste surfer sur les peurs. Ça ne marche pas comme ça, en fait.
Délie, invité du 8.30 France Info. On reprend cette interview juste après le fil info. 9h moins 10, Diane Ferschit.
On compte les heures et les minutes avant de pouvoir refaire notre métier. S'impatiente sur France Info, le président de la Fédération nationale des cinémas français. On est très confiant sur le fait que les spectateurs reviennent, assure-t-il. Cinéma, mais aussi musées, théâtres, commerces non essentiels et terrasses rouvriront mercredi, alors que la France vient de franchir le cap des 20 millions de personnes vaccinées avec au moins une dose. Le procureur de la République du Gard s'exprimera en fin de matinée sur l'affaire Valentin Marconne, le jeune homme de 29 ans toujours en garde à vue après sa réédition vendredi soir.
Il est suspecté d'avoir tué de plusieurs balles son patron et un collègue dans la Syrie, où il était employé un double meurtre. Suivi d'une fuite de 4 jours dans la forêt, Valentin Marconne a refusé d'être assisté par un avocat. Les manifestations pro-palestiniennes ont rassemblé 22 000 personnes. Hier, en France, à Paris, la mobilisation dans le 18e arrondissement était interdite. 44 personnes ont été interpellées, 14 placées en garde à vue. Et au Proche-Orient, les tensions s'intensifient, avec notamment l'attaque par des frappes israéliennes contre un bâtiment abritant des médias internationaux. Le président américain Joe Biden a fait part de son inquiétude au Premier ministre israélien.
Du rouge sur les routes dans l'ensemble de la France dans le sens des retours. Ce dimanche, les automobilistes vont devoir faire preuve de patience en cette fin de pont de l'ascension. Ils ont été préconis d'éviter les grandes villes après-midi. N'oubliez pas qu'il faut être rentré à son domicile avant le couvre-feu à 19h.
France Info Karima Delier, l'invité du 8.30 France Info. On va parler d'un vaste chantier, l'Union de la Gauche, Jean-Jérôme Bertolus.
Et parlons-en à travers l'énergie. Vous êtes cette tête de lice pour l'écologie, pour l'Union de la Gauche. Vous avez des communistes, bien sûr, sur votre liste. Écoutez ce que disait Fabien Roussel, qui est député du Nord, mais qui est aussi candidat à la présidentielle pour le Parti communiste. Ce qu'il disait sur France Info cette semaine à propos du nucléaire. Si nous voulons avoir les émissions de gaz à effet de serre les plus bas, si nous voulons avoir la production d'énergie la plus décarbonée aujourd'hui, même dans le camp écologiste, il se dit qu'on a besoin de l'énergie nucléaire. On a même besoin d'investir dans la recherche de l'énergie nucléaire.
Vous, président de la République, vous pourriez proposer ou prolonger la construction de nouveaux EPR ? Oui, et je m'engagerais en même temps, oui, et je m'engagerais en même temps à baisser de 50% la facture d'électricité de nos concitoyens. Alors, Karim Adéli, vous, qui êtes dans le camp écologiste, il parle du camp écologique, vous dites oui, on a besoin du nucléaire, c'est ça ?
Non, mais là, vous faites un amalgam, il faut arrêter la polémique. Il est candidat à la présidentielle. Moi, je suis une candidate au régional. Et vous savez quoi ? Eh bien, la question du nucléaire, ce n'est pas une compétence régionale. Il n'y a que Xavier Bertrand pour faire croire sur tous les plateaux que le nucléaire, c'est une compétence régionale, ce qui est absolument fausse. Ce n'est pas une compétence régionale, vous avez raison. Attendez, attendez, c'est une compétence nationale.
Les Hauts-de-France, c'est la région la plus nucléarisée de France. C'est là où il y a le plus de centrales nucléaires. Donc, vous, Karim Adéli, écolo, vous avez bien un point de vue là-dessus ?
Bien sûr, il n'y aura pas d'EPR. En tout cas, moi, je le souhaite.
Mais vous dites pour l'instant, c'est compatible, peu importe, on n'est pas là-dessus.
Non, mais de toute manière, je peux le souhaiter et dire, je suis contre l'EPR. Mais quand je serai présidente de la région, je ne ferai pas la demande, vous voyez. Donc, pour l'instant, c'est sujet non, aucune importance. Je n'ai pas la compétence. Donc, vous voyez, ce n'est pas la peine de créer des polémiques là où il n'y a pas de polémique. Et ensuite, vous êtes sur la liste d'un partisan du nucléaire. Non, mais vous êtes dans une liste où, justement...
Où ça n'a pas d'importance. C'est ça, c'est ce que vous dites. Pour l'instant, ça n'a pas d'importance.
Ça n'a pas d'importance parce que ce n'est pas une compétence de la région. Et que par rapport aux énergies, notamment alternatives, nous sommes tous d'accord sur une volonté d'accélérer les énergies renouvelables. Ça tombe bien, on a des éoliennes qui sont un petit peu mises, je dois le dire, de façon un peu désordonnée sur notre territoire. Il faut le dire. Donc, il va falloir une harmonisation concrète.
Donc, vous comprenez les critiques qu'il y a qui montent de part et d'autre sur les éoliennes ? Bien sûr.
Je suis écologiste, mais je ne suis pas sectaire. J'entends, vous savez. Et lorsque je vois la concentration d'éoliennes dans certains territoires, je me dis qu'il faudra faire une meilleure harmonisation partout sur le territoire. Ça, c'est la première chose. Deux, oui, de faire des conventions aux citoyens. Il faut écouter les gens sur l'énergie. Et la troisième chose, mais il y a tellement de belles pratiques aussi. Vous savez, sur ma liste, j'ai la maire de Montdidier. La maire de Montdidier, c'est madame Catherine Quignon. Et elle, elle a fait des énergies renouvelables. Elle en a fait un espèce de service public où les citoyens ne payent pas d'énergie grâce aux énergies renouvelables.
Vous voyez, c'est gagnant-gagnant.
On ne lance pas des polémiques pour lancer des polémiques. Mais de temps en temps, on a l'impression que l'union de la gauche, le seul dénominateur commun de l'union de la gauche, c'est d'être unie. Mais qu'en fait, la gauche, elle est divisée sur tout le reste. Quand, par exemple, vous entendez cette semaine Jean-Luc Mélenchon expliquer que les écologistes ont un avenir aussi longtemps qu'on ne les voit pas à l'œuvre. C'était une interview dans Le Monde. Qu'est-ce que vous dites, vous, qui êtes aussi allié à la France Insoumise ?
Je dis Jean-Luc Mélenchon est un copain. Lui, c'est lui. Avec des copains comme ça ? Alors, attendez. Lui, c'est lui. Et moi, c'est moi. Lui, il est dans la campagne présidentielle. Moi, je suis dans la campagne régionale. Vous voyez ? Et dans cette campagne régionale, j'ai des communistes, des socialistes, de la France Insoumise, de la place publique, de Génération S. Je ne peux pas tous les faire. Excusez-moi, les copains et les amis, de ne pas avoir le temps. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que nous avons...
Mais on vous attaque à boulet rouge et vous dites, ça n'est pas grave, ce n'est pas la même campagne.
C'est ça. Je n'ai pas entendu votre question.
On vous attaque à boulet rouge et vous dites, ce n'est pas grave, ce n'est pas la même campagne.
Mais on ne m'attaque pas moi, on ne m'attaque pas le programme, on n'attaque pas ma liste. Vous voyez, nous, on est fiers de cette liste, on est les premiers. Maintenant, il y a une chose, c'est que nous sommes déterminés à aller chercher la victoire. Et vous allez voir que je pense que le phénomène, notamment de cette union, on le voit un petit peu partout sur le territoire, les gens ont envie que ça change. Et pour changer, il faut voter pour le climat et pour l'emploi. Voilà, pour notre liste.
Alors, autre question, cette semaine, il y a eu également une polémique parce que Stanislas Guérini, le délégué général de la République En Marche, a retiré l'investiture à une candidate dans l'héros, candidate de la République En Marche, qui s'affichait sur une affiche avec son voile. Écoutez ce que disait Olivia Grégoire, la secrétaire d'État à l'économie sociale, cette semaine sur France Info. Je suis d'accord avec la décision courageuse de Stanislas Guérini. Soyons très clairs, ça a été dit redit, mais il faut encore le redire. En droit, cette jeune femme avait parfaitement le droit, au nom du droit électoral, de porter le voile.
Est-ce que nous, en termes de mouvement politique, nous sommes favorables à ce que ce signe ostentatoire d'appartenance religieuse soit sur les affiches électorales de La République En Marche ? La réponse est non. Ma position serait absolument la même si ça avait été une kippa ou si ça avait été une croix trop ostentatoire. Ça n'est pas dans nos valeurs de La République En Marche. Être candidate, évoilée ?
Non, c'est parce que dit la loi, il devrait demander conseil à Éric Dupond-Moretti. Et non, le truc qui est très choquant, ce que vous avez montré, c'est que Stanislas Guérini répond à M. Bardella et c'est M. Bardella qui donne des ordres à La République En Marche. C'est le monde à l'envers quand même.
Merci Karim Adéli, on va s'arrêter là-dessus. Merci à vous. Karim Adéli, invité du 8.30 France Info ce matin.
Karima Delli