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InterviewC à vous (sur YouTube)· 1 avril 2019 32 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalNumériqueSolidarités & famille

Macron est-il seul à l'Élysée ? - C à Vous - 01/04/2019

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 57 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 14:21RelanceÉludée

    Sibeth Ndiaye a-t-elle menti pour protéger Macron ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    La politique sociale : on met un pognon de dingue dans les minima sociaux.

  • 4:13RelanceRéponse partielle

    Vous assumez d'avoir menti pour protéger le président ?

  • 8:50OuverteRéponse directe

    Elle a dit qu'elle ne répondrait pas sur les questions internationales ?

  • 14:20OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous de la manipulation de la presse dans l'affaire Benalla ?

  • 19:50OuverteRéponse directe

    Quelles sont les relations entre Macron et Sarkozy ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:47InvitéChiffre
    « On met un pognon de dingue dans des minima sociaux. Les gens, ils sont quand même pauvres. »
  • 28:39InvitéFait
    « En dépit de tous les efforts d'En Marche, les mails de 5 collaborateurs de l'équipe d'Emmanuel Macron ont été piratés. »

Temps de parole

  • Présentateur58 %
  • Invité22 %
  • Invité 211 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Trois profils, trois trentenaires, trois nouveaux visages de gouvernement depuis hier soir. Sibeth Ndiaye, 39 ans, née en 79 à Dakar, sénégalaise, naturalisée française en 2016, chargée des relations presse d'Emmanuel Macron durant sa campagne, puis à l'Elysée, avant de devenir hier porte-parole du gouvernement. C'est dans mon enfance que j'ai été chercher ces paroles, souvent prononcées par nos parents, pour nous aider, mes sœurs et moi, à briser les plafonds de verre. « Là où tu es, tu es à ta place. Maintenant, je l'ose. La France m'a beaucoup donné. Aujourd'hui, c'est à mon tour de le lui rendre. Je vous remercie.

» Avec Sibeth Ndiaye, c'est un autre conseiller du président qui rejoint le gouvernement, Cédric O, au profil discret et très technique, pour succéder à Mounir Majoubi, au secrétariat d'État au numérique.

0:58
Invité

« Beaucoup d'émotions que je reviens ici aujourd'hui, qui plus est dans des fonctions que je n'aurais jamais imaginé occuper un jour. »

1:06
Présentateur

Dernière nomination, celle d'Améline Monchalin, 33 ans, numéro 2 des députés La République En Marche, nommée secrétaire d'État aux affaires européennes. Jeunesse, diversité, incarnation du « et » en même temps, cher Emmanuel Macron, pour commenter ce remaniement et ses surprises, Apolline de Malherbe, journaliste à BFM TV, Elisabeth Pinault, journaliste à Reuters, présidente de l'association de la presse présidentielle, et Ludovic Vigogne, journaliste politique à l'opinion. « Bonsoir, Elisabeth Pinault. Bonsoir, Ludovic Vigogne. » « Merci à tous les deux pour votre présence.

» « Des trois personnalités nommées hier soir, c'est celle de Sibeth Ndiaye, qui est la plus commentée, fidèle parmi les fidèles du chef de l'État, depuis Bercy jusqu'à la conquête du pouvoir. » C'est elle, on s'en souvient, on se souvient de ces images qui marchaient en tête du petit groupe des très proches conseillers sur le tapis rouge le jour de la passation de pouvoir. Les Mormons investissaient alors l'Élysée.

Sibeth Ndiaye, dont le grand public découvrait le style musclé dans le documentaire de Yannick Lenore, une conseillère omniprésente qui défend bec et ong son candidat et qui n'hésite pas à remonter les bretelles ou faire pression sur des journalistes dont elle n'apprécie pas le travail. « Je me permettais de vous appeler parce que j'étais un peu étonnée par un titre d'un de vos papiers sur le site internet où vous indiquez que Macron prend la défense de la manif pour tous et revendique de parler avec Zemmour et de Villiers. Son propos est légèrement plus nuancé, en particulier concernant Zemmour. Non, il n'a pas dit « on a humilié la manif pour tous ».

Putain, faites votre boulot les gars aussi. Là, non mais là, ça me saoule. Franchement, là, je suis saoulée. Il dit « une des erreurs fondamentales de ce quinquennat a été d'ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes. C'est ce qui s'est passé avec le mariage pour tous où on a humilié cette France-là. Il ne faut jamais humilier, il faut parler, il faut partager des désaccords. Donc, à aucun moment, il ne dit « on humilie une organisation qui est la manif pour tous ». Non mais il faut être précis. Je veux dire, ça, c'est pas du travail de journaliste. C'est du travail de sagoin. Je te le dis, c'est pour ça que je suis un peu vénère.

Ça, c'était pendant la campagne. Depuis son arrivée à l'Elysée, deux épisodes ont fait parler d'elle. Le premier, c'est quand le canard enchaîné a affirmé qu'elle avait écrit au sujet de la mort de Simone Veil en 2017. Yes, la meuf est d'aide. La conseillère a démenti catégoriquement, mais elle traîne cette anecdote comme un boulet. C'est aussi sur son compte Twitter personnel qui a été diffusé l'une des séquences les plus commentées et désastreuses pour l'image du président.

3:44
Invité

La politique sociale, regardez. On met un pognon de dingue dans des minima sociaux. Les gens, ils sont quand même pauvres. On n'en sort pas. Les gens qui restent pauvres, ils restent pauvres. Ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres. On doit faire un truc qui permet aux gens de s'en sortir.

3:57
Présentateur

Un an et demi après le pognon de dingue, c'est pourtant elle qui bénéficie d'une promotion. Ce matin, grosse affluence pour son premier point de presse face à elle des journalistes qui n'ont pas oublié de lui rappeler qu'elle avait déclaré en juillet 2017 à l'Express qu'elle assumait parfaitement de mentir pour protéger le président. Les paroles auxquelles vous faites référence sont des paroles qui ont été sorties de leur contexte, des paroles qui ont été tronquées. Je crois qu'un certain nombre d'entre vous étaient d'ailleurs présents au moment où je les ai prononcées. Elles visaient à protéger la vie privée du président de la République dans un moment de vie personnelle.

C'était ce qui était ma fonction à l'époque, de faire en sorte de défendre et de protéger le président de la République. Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, dans mon rôle de porte-parole du gouvernement, l'engagement qui est le mien, c'est que les propos que je tiendrai sont des propos qui reflèteront ce qu'est l'action du gouvernement. Et j'espère que vous me jugerez sur les propos que je tiens et non pas sur ceux que l'on me prête. Cette nomination, c'est la surprise du chef. Pourquoi est-ce que c'est une telle surprise à Pauline de Malherme ? C'est une surprise d'abord parce que personne ne la connaissait, à part nous. Nous, parce que c'était sa fonction jusqu'à présent.

Job, devrais-je dire, parce que c'est le mot qu'elle utilise désormais, de son job. Jusqu'à présent, sa fonction, c'était de donner les explications, les précisions, quand les journalistes n'ont pas tous les éléments. Et donc d'expliquer, comme on l'a vu dans le reportage, et parfois même de ne pas être d'accord ou de pousser des coups de gueule. Mais ce n'est pas du tout un personnage public, ce n'est pas quelqu'un de politique, c'est quelqu'un de plutôt techno jusqu'à présent. Pas politique au sens où elle n'a jamais été élue, jamais. Mais militante. Elle est militante socialiste. Militante socialiste. Et ensuite, techno dans l'ombre, dans le cabinet.

Et d'abord dans le cabinet de Montebourg, c'est quand même ça qui est assez marrant. Il ne faut quand même pas oublier qu'elle rencontre Emmanuel Macron un peu par hasard, parce qu'elle fait partie des meubles à Bercy. Elle est restée après le départ d'Arnaud Montebourg. Et elle fait partie de ceux qui restent et qui finalement, du coup, s'entendent très bien avec Emmanuel Macron jusqu'à le suivre, effectivement, dans l'aventure de l'Elysée. Une surprise aussi, parce qu'elle était fragilisée ces dernières semaines à l'Elysée. Ses méthodes, son style, lui n'avait pas fait que des amis.

C'est sûr que Sybeth Ndiaye, c'est un visage que les Français découvrent aujourd'hui, mais que les journalistes connaissent depuis longtemps. Et c'est un style. C'est un franc-parler, un amour du rapport de force que l'on constate très souvent. Et donc, ça a été deux ans... Elle vous a parfois monté les bretelles, comme on l'entend le faire, là, avec... c'est un journaliste des unrocs. Alors, moi, personnellement, non, mais c'est arrivé à de très nombreux confrères, via un SMS ou plus directement. Oui, c'est vraiment son style. N'hésite pas, il y a un parler vrai, il y a un parler cru. Elle est rugueuse. Elle est rugueuse. Et elle verrouille la com' aussi. Elle gâche, comme on dit.

Alors, elle verrouille la com', mais c'est son boulot. Là, pour le coup, on ne peut pas lui reprocher. Un journaliste ne va pas s'offusquer d'avoir des mots avec un conseiller du président. Ça arrive tout le temps. Et c'est même parfois, souvent, le signe d'un bon papier. Donc, il ne faut surtout pas s'inquiéter de ça. C'est de très bonnes guerres. Mais au point de vouloir déménager la salle de presse de l'Elysée, historiquement située avec vue sur la cour de l'Elysée... Elle est toujours là. Elle est toujours là. J'espère bien qu'elle va le rester. Mais il y a une menace, quand même. Il y a une menace depuis deux ans. Vous êtes campés, là. Il faut être sûr. Vous êtes très bonnes.

C'est une décision qui nous paraît inacceptable et parfaitement inutile. Parce que depuis deux ans, on voit bien que le problème n'est pas cette salle de presse qui est une volonté de transparence. Elle est là depuis la 5e République, depuis François Mitterrand, à cet endroit précisément. Et voilà, la fermer, ça voudrait dire quasiment privatiser l'Elysée. Et ça, ce n'est pas acceptable. Et Sibeth Endaï a porté ce dossier. Et on espère qu'avec son départ, on va pouvoir reprendre le combat et tout simplement passer à autre chose. Un style des relations compliquées parfois avec la presse, mais aussi une des plus proches conseillères de Mme Macron qui va devoir s'en passer.

Le président qui puise dans les rangs de ses plus proches conseillers, c'est bon, c'est mauvais signe ? C'est quoi ? C'est le réflexe primaire de celui qui doute ?

7:59
Invité

Non, moi, je ne pense pas. Moi, je pense que c'est un pari intéressant, Sibeth Endaï. Il y a toujours la tentation chez un président de mettre sur le devant de la scène des créatures. Sarkozy l'a fait avec Ramayad, avec Rachida Dati. Il a réinventé aussi Frédéric Mitterrand en 2009 en en faisant un ministre de la Culture. On voit bien que là, il y a cette volonté-là aussi de faire monter quelqu'un de complètement nouveau qui détonne, qui est rock'n'roll, qui a son franc-parler. C'est un pari. Maintenant, ça va être à elle d'être à la hauteur. Ce n'est pas facile d'être porte-parole du gouvernement. C'est casse-gueule. Il faut être...

Quand vous allez la recevoir, vous allez lui poser la question sur tous les sujets. Il ne faut pas faire de bouts. qui avait quand même de l'expérience, qui avait été porte-parole de la campagne d'Emmanuel Macron. Encore récemment, il faisait encore des petites boulettes. Il y avait plein de choses qui lui échappaient. Donc c'est hyper dur.

8:43
Présentateur

Et ce matin ? On l'a vu ce matin, voilà son premier compte-rendu du Conseil des ministres. Donc c'était appliqué. On voit quand même qu'elle n'arrive pas de la lune. Elle connaît l'exercice. Mais enfin, elle a quand même dit qu'elle ne répondrait pas sur les questions internationales. C'est quand même très étrange. Elle a répondu quelque chose de très approximatif sur le Brexit. Il va falloir travailler les dossiers. Et on l'attend. Il n'empêche qu'elle laisse derrière elle un vide à l'Elysée. Un vide abyssal à la communication illégienne. C'est marrant parce qu'en fait, depuis ce matin, on est tous en train de commenter mais il est seul. Finalement, tout le monde s'en va.

Mais en fait, il renforce tout autour. Effectivement, la forteresse n'est pas tout près, mais elle est un tout petit peu plus élargie. Mais c'est vraiment... C'est plus proche conseillère. Alors, ils sont le même nombre. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas élargi. Il y avait la poignée du départ. Il y a la poignée à l'arrivée. Mais par contre, ils les placent tous à des endroits assez stratégiques. La vraie question, c'est que je trouve qu'elle est quand même censée devenir porte-parole du gouvernement. C'est-à-dire pas porte-parole du président. Or, évidemment, sa proximité avec Emmanuel Macron est telle. Et pour le coup, je ne pense pas du coup qu'elle va disparaître, cette proximité.

C'est-à-dire qu'ils sont des habitués de télégramme, du portable, du SMS. Ils vont s'appeler tout le temps. Elle va avoir toujours le réflexe de lui demander à lui, c'est-à-dire à la source, ce qu'il en pense. Et du coup, où est Édouard Philippe ? Oui, c'est avec la voix d'Emmanuel Macron. Je me demande quand même, depuis 24 heures sur ce remaniement, qu'est-ce que ça dit ? On sait ce que ça dit d'Emmanuel Macron. On ne sait pas trop ce que ça dit d'Édouard Philippe. Il a eu Amélie de Montchalin. Voilà, il a eu Amélie.

10:09
Invité

C'est sûr que par définition, d'abord, elle va voir davantage le Premier ministre. Il y a plein de réunions quand on est porte-parole du gouvernement auxquelles on assiste à Matignon. On voit régulièrement les collaborateurs du Premier ministre. Il y avait déjà, une fois par semaine, des réunions à l'Élysée avec les collaborateurs du Premier ministre pour caler la parole de l'exécutif dans 100 ans. Mais c'est sûr qu'il va falloir caler l'équilibre et un peu plus ces choses.

10:28
Présentateur

Et pour revenir sur l'organigramme de l'Élysée, maintenant, il manque quelqu'un à la communication. Oui, quand même. Sylvain Faure est parti en janvier, qui était le conseiller de communication depuis six mois, qui faisait les discours. Si Beth Ndaï s'en va, maintenant, c'est complètement sans tête. Donc, il va falloir quand même nommer quelqu'un à un moment donné. Et c'est important parce que c'est un récit présidentiel qui a connu quelques accros ces derniers mois. On ne peut pas compter simplement sur une nouvelle porte-parole du gouvernement. En plus, avec un parler franc que valorise Emmanuel Macron en la nommant.

Je pense que cette façon de parler directement, c'est aussi ça que promeut Emmanuel Macron. Donc, on va voir. Et puis, il y a eu un déficit de récits de ce quinquennat d'explications aux Français qui a eu des conséquences quand même très graves. Il y avait un porte-parole, d'ailleurs, de l'Élysée, qui est tombé dans un trou entre-temps. Mais c'était Bruno Roger Petit, ancien journaliste. Il a parlé une fois. Il y avait eu la création du rôle de porte-parole de l'Élysée. Et puis, en fait, il n'y a pas beaucoup porté la parole. Juste pour vous commenter l'image de l'arrivée, le jour de la passation de pouvoir en mai 2017, l'arrivée de ce petit cercle des Mormons sur le tapis rouge. Voilà.

On a cette photo sur le perron. Il n'y a plus grand monde maintenant quand même. Le cabinet élyséen s'est vidé. Il y a Stéphane Séjournay, Sylvain Faure, Julien Normandie, Smaël Emelien, Richard Ferrand. Et maintenant, Sibeth Ndiaye, qui part également.

11:50
Invité

Il y a deux causes, deux grandes causes, je pense. Il y avait une lassitude aussi. Oui, il y avait peut-être lassitude. Il y avait aussi, je pense, une insatisfaction d'Emmanuel Macron. Incontestablement, il y a eu des ratés. Est-ce que vous connaissez un autre chef de l'État, un autre chef du gouvernement qui a fait une déclaration ces dix dernières années dans la pénombre comme Emmanuel Macron a fait en octobre ? Moi, je n'en ai jamais vu. Enregistré. Enregistré en plus. Ce n'était pas le problème du direct.

12:12
Présentateur

C'est que ça a été enregistré

12:13
Invité

et mal enregistré. 16 mois après être arrivé à l'Élysée, être encore capable de tel signe d'amateurisme, un président ne peut pas accepter ça. Et la deuxième grande raison qui a décimé l'équipe, c'est l'affaire Benalla. C'était une déflagration. Je veux dire, ça a eu d'énormes conséquences entre les conseillers d'Emmanuel Macron. Il y avait ceux qui défendaient Alexandre Benalla, ceux qui demandaient à ce que l'arbre soit coupé très vite. Je pense que Sylvain Fort faisait partie de cela et c'est une des raisons pour lesquelles il est parti, très violemment. Mais donc voilà, il y a eu ces deux raisons-là qui ont joué qui fait qu'aujourd'hui le président doit repartir sur un terrain vierge.

L'affaire Benalla

12:46
Présentateur

qui conserve également Sibeth Ndiaye.

12:49
Invité

Oui, c'est l'autre chose qui surprend dans la promotion de Sibeth Ndiaye, c'est qu'elle survient deux jours après la révélation du rôle qu'elle a joué dans le coup tordu monté par l'Elysée en vue de défendre Alexandre Benalla. Je rappelle pour ceux qui n'ont pas vu l'émission de jeudi ici même et lu le papier du Monde d'Ariane Chemin et de Samuel Laurent vendredi. Après la mise en cause de Benalla pour les violences de la contre-escarpe le 1er mai à Paris, Ismaël Emelien, conseiller spécial d'Emmanuel Macron, rassemble deux vidéos qui visent à montrer que Benalla ne faisait que répondre à des manifestants très violents.

par Benalla où on voit le couple de la contre-escarpe jeter une bouteille, une carafe sur les policiers mais vidéo illégale parce qu'elle provient du système de vidéosurveillance de la préfecture de police de Paris et puis une deuxième qu'on va voir à l'image, je crois qu'on ne l'a jamais montrée. On va la voir tout de suite. Voilà, on voit un individu très agité, très énervé qui jette une chaise sur les forces de l'ordre. Vidéo mensongère ou faussement accusatoire puisqu'elle montre quelqu'un qui n'a rien à voir avec le couple de la contre-escarpe et puis ça n'est pas la contre-escarpe puisque c'est rue du Pot-de-Fer à 200 mètres de là.

Et c'est cette double vidéo mise en ligne sur un compte anonyme que Sibad Ndiaye recommande le même jour à quelques journalistes qui à ma connaissance n'en ont rien fait mais peut-être me trompent il faudrait vérifier cela. Mais il y a quand même une tentative de manipulation de la presse qui pose question. Qu'en pensez-vous ?

14:21
Présentateur

Moi sur le moment d'abord en juillet donc à la fin du mois de juillet avec mes consoeurs du service police-justice de BFM TV nous avions sorti les premiers en fait l'information selon laquelle les vidéos de surveillance de la préfecture de police avaient été utilisées par Ismaël Emelien qui les avait ensuite diffusées à différents comptes. On n'avait pas en revanche cette vidéo-là. Moi pour ma part

14:49
Invité

Il y a resté quelques heures en ligne parce qu'elle a été retirée.

14:51
Présentateur

Pour ma part Sibad Ndiaye à l'époque en tout cas alors que j'avais plusieurs fois appelé l'Elysée simplement pour faire mon job pour leur dire nous avons cette information-là nous nous apprêtons à la sortir ne m'a jamais redirigée en tout cas sur cette vidéo-là. En revanche effectivement dès le début quand on leur a dit mais on a l'information selon laquelle ces vidéos illégales sont passées entre les mains du conseiller spécial de l'Elysée il y avait on le sentait un certain malaise.

15:19
Invité

Quand il y a des signes de panique on fait des bêtises voilà c'est ça et à ce moment-là je crois qu'il y a une vraie panique qui a saisi l'Elysée et on a fait des bêtises. Sauf erreur la question ne lui a pas été posée à Sibad Ndiaye sur l'affaire Benalla cet après-midi.

15:29
Présentateur

Ce matin non mais ça peut revenir et d'ailleurs je pense que le rôle des journalistes se justifie tout à fait voilà il ne faut pas être naïf Sibad Ndiaye dit que maintenant elle ne mentira plus mais enfin bon depuis quand est-ce que les communicants ne mentent jamais voilà donc il faut s'attendre à ce qu'il y a d'autres mensonges politiques de l'importance des journalistes qui doivent vérifier vérifier, recouper et vérifier encore et même six mois après bien sûr enfin ça se justifie c'est pour ça que je disais ça tout à l'heure sur le côté non politique c'est-à-dire qu'elle est quand même c'est quand même c'est une vraie communicante elle a été certes très engagée mais dans sa jeunesse dans des associations mais ensuite son job son métier job c'est son mot mais son métier c'est un métier de l'ombre vraiment de la communication avant d'être la politique ce qui montre aussi un choix, ça dit quelque chose aussi du choix d'Emmanuel Macron

16:16
Invité

elle fait partie de ces communications qui estiment que soit les journalistes sont avec eux soit les journalistes sont contre eux Dominique Strauss-Kahn et son équipe étaient comme ça et d'ailleurs Sibeth Enda il les a fréquentés Jean-François Copé par exemple les siens étaient comme ça Benjamin Griveaux est comme ça aujourd'hui et il y a beaucoup de gens dans la Macronie qui sont comme ça soit les journalistes sont avec eux soit ils sont avec eux ils n'ont pas compris qu'un journaliste ça ne fonctionne pas comme ça

16:35
Présentateur

c'est un système de rapport de force depuis le départ et donc c'est de bonne guerre mais il faut en tenir compte voilà il y a la photo avec la garde de Dominique Strauss-Kahn alors qui on reconnaît on reconnaît Griveaux Jean-François Emelien qui est un enfant avec Cédric O c'est Cédric O qui est aujourd'hui secrétaire d'Etat au numérique Benjamin Griveaux je suis en chenise grise Stanislas Guérini juste derrière Dominique Strauss-Kahn qui est donc maintenant à la tête d'En Marche exactement qui a col roulé noir et je pense que c'est Gilles Finkenstein avec l'indiqué Rood c'est quand même assez étonnant c'est un vivier alors la vraie question c'est que c'était le vivier de départ pour créer vraiment la Macronie c'est encore le vivier donc deux ans deux ans après ça veut dire que il n'y a pas eu du tout d'élargissement et là moi je vous rejoins totalement sur cette question quand même de la solitude c'est pas tant une solitude au sens où il serait parti il lui aurait tourné les dos il se serait enfui il ne lui parlerait plus mais c'est une solitude au sens où ça n'a pas été élargi ce cercle et d'ailleurs les rares politiques qui sont venus sont repartis Gérard Collomb la greffe elle n'a pas prise il y a un moment où ils se sont dit bah non Macron n'est pas capable de me faire confiance d'ailleurs l'affaire Benalla là encore on disait que ça a eu des grandes conséquences sur les conseillers ça a eu aussi des conséquences sur les ministres parce que ça fait partie des choses qui à un moment font que Gérard Collomb il s'est tiré quoi on n'a pas vu d'émergence de talent non plus il y a quand même eu 310 députés élus et bon alors il y a Émilie de Montchal m'en fallait quand même extrêmement méconnu on n'a pas eu des talents éclatants qui ont émergé de cette Macronie qui ont attiré d'autres talents c'est vrai que c'est ce qui fait dire que Macron est un mauvais DRH un mauvais manager il y a un problème de ressources humaines en même temps tout cela n'est pas totalement improvisé moi l'un des conseillers qui est parti c'est fin de ces journées voilà il m'a dit il y a un mois voilà vous n'avez encore rien vu il va tout changer donc voilà c'était prévu c'était pas improvisé

18:32
Invité

mais il y a quand même conscience au sein de l'exécutif qu'il y a un problème de porte-parole et certes Sibeth Endaï a été nommé aujourd'hui mais par exemple Amélie de Montchalin c'est quelqu'un qui est tout terrain qui va pouvoir intervenir sur tous les dossiers au mois d'octobre il y a eu la nomination de Gabriel Attal c'est la même chose c'est quelqu'un qui peut parler surtout le magazine Society il y a 10 jours a fait une enquête sur une quinzaine d'anciens collaborateurs de ministres ou de l'Elysée sous Emmanuel Macron il y avait un chiffre qui était dingue c'est qu'un conseiller raconte un ancien conseiller raconte qu'au tout début du quinquennat il y a le CSA qui appelle pour dire vous n'utilisez que 10% de votre temps de parole vous l'exécutif donc ça montre parce que les ministres n'osaient pas parler donc c'est vraiment ça qu'aujourd'hui à chaque temps d'animment on essaie de corriger

19:14
Présentateur

c'est à dire que la réalité aussi il faut aussi avouer ce qui se passe dans les coulisses de temps en temps c'est à dire que eux ne parlaient pas trop mais aussi au début on ne les trouvait pas très bons enfin il faut quand même être honnête c'est à dire que quand on invitait des ministres comme ils sont quand même hyper techno justement chacun dans leur couloir le temps est plus pas très prêt au départ ils n'étaient pas prêts ils étaient un peu accrochés à leur note et donc la capacité à faire émerger des personnalités à avoir des vrais échanges des gens qui incarnent le gouvernement et le pouvoir aujourd'hui nous-mêmes journalistes on avait un peu du mal à les trouver

19:49
Invité

alors puisqu'on parle de réseau et de relations il faut s'intéresser à un ancien président de la république puisque ces deux personnalités se sont retrouvées hier sur le plateau des Glières Nicolas Sarkozy à l'invitation d'Emmanuel Macron c'est l'un des sujets de votre livre Ludovic Vigogne tout ça tout restera en famille qui paraît chez Fayard et la question a été posée deux présidents côte à côte à un troisième président à celui qui a vaincu le premier et involontairement fait la courte échelle au second c'est-à-dire François Hollande c'était sur le plateau de Laurent Delahou sur France 2 Moi je ne sais pas exactement quelles sont leurs relations je sais qu'ils se voient assez régulièrement peut-être qu'il y a une bonne entente personnelle ce que je crois surtout c'est que finalement Emmanuel Macron aujourd'hui est plus proche des idées de Nicolas Sarkozy que des miennes Macron a basculé à droite c'est ce que tente de démontrer François Hollande et voyons maintenant comment Nicolas Sarkozy lui justifie ses retrouvailles avec Emmanuel Macron Je pense que les occasions de rassemblement au-delà des différences des uns et des autres sont si rares en ce moment il y a toujours des désaccords des polémiques je sais par expérience qu'être président de la République c'est bien difficile il est impossible de pouvoir satisfaire tout le monde c'est bien difficile on ne peut pas plaire à tout le monde on a vu Nicolas Sarkozy prononcer des réquisitoires plus violents Ludovic Vigogne il paraît que ça énerve considérablement la direction des républicains en général et Laurent Wauquiez en particulier c'est clair d'ailleurs hier il n'a pas dû être forcément content Laurent Wauquiez parce qu'il était sur le plateau des Glières il a pu assister à cette scène de complicité cette main sur le genou de Nicolas Sarkozy posée par Emmanuel Macron c'est assez dingue il y a une main sur le genou on la voyait on la voyait tout à l'heure Emmanuel Macron revient s'asseoir après son discours je crois il pose la main sur le genou de Nicolas Sarkozy c'est assez surprenant effectivement mais depuis le début ça se passe bien entre eux il y a plusieurs raisons il y a une raison politique bien sûr Emmanuel Macron il veut être l'opposé de François Hollande donc il ne voit pas François Hollande en revanche il voit beaucoup Nicolas Sarkozy deuxièmement humainement ça se passe plutôt bien Nicolas Sarkozy trouve qu'Emmanuel Macron se comporte bien vis-à-vis de lui il est bien élevé il est bien élevé Sarkozy il dit il y a les choses que je déteste il y a les choses qui me plaisent et bien Emmanuel Macron il n'est pas né de la dernière pluie il sait faire les choses qui plaisent à l'ancien chef d'Etat par exemple je raconte que pendant le quinquennat à Hollande il n'y a aucun des officiers de sécurité de Nicolas Sarkozy qui a eu de promotion qui a eu droit à une promotion et alors ce que fait Emmanuel Macron s'il en a promu deux ou trois et plein de gestes comme ça et Nicolas Sarkozy est très sensible à ça les anniversaires les bleus il demande des nouvelles de sa fille exactement

22:29
Présentateur

c'est ce qu'était François Hollande qui n'avait pas raccompagné cette fameuse scène jusqu'à la voiture du début du quinquennat

22:34
Invité

on était obligé à dire qu'il l'avait raccompagné mais qu'il avait tourné les talons trop vite enfin voilà il n'a pas été jusqu'à la presse

22:41
Présentateur

ils en ont pris en bras en tout cas ça n'y a pas pu dans les choses qu'il déteste et les choses qui lui plaisent voilà

22:46
Invité

donc il y a une forme d'estime vous diriez et d'estime réciproque oui il y a une estime réciproque c'est vrai que pour Emmanuel Macron c'est utile d'avoir un ancien président qui peut lui donner des conseils qui a exercé la fonction il faut dire quelque chose qui est juste c'est qu'il n'y a que seuls qui savent ce que c'est la dureté de ce job la solitude que vous pouvez ressentir à l'Elysée donc ça ça peut être utile pour Emmanuel Macron deuxièmement Nicolas Sarkozy il aime partager ses intuitions quand Emmanuel Macron l'invite à déjeuner il va lui dire ce qu'il pense de la situation il lui dit tu devrais faire ça ça ça et donc ça peut être utile à Emmanuel Macron troisièmement par exemple sur la crise des gilets jaunes quelqu'un qui connaissait bien les gilets jaunes du départ c'est Nicolas Sarkozy la France qui se lève tôt qui est d'abord partie à la conquête de cet électorat pour conquérir le pouvoir c'est Nicolas Sarkozy et ça ça peut être utile à Emmanuel Macron

23:36
Présentateur

en privé il ne dit pas du mal d'Emmanuel Macron

23:37
Invité

mais il dit du mal d'un peu tout le monde Nicolas Sarkozy et aussi d'Emmanuel Macron il dit meilleur que moi

23:43
Présentateur

pour faire des conneries

23:44
Invité

il est meilleur que moi

23:46
Présentateur

pour faire des conneries

23:47
Invité

c'est-à-dire qu'il ne va pas non plus il trouve qu'il se débrouille correctement mais qu'en même temps quand les temps sont durs il n'est pas équipé pour être un capitaine de groupe et parlez-nous du personnage qui joue un rôle pivot dans cette relation c'est-à-dire Gérald Darmanin une sorte d'héritier politique de Nicolas Sarkozy et évidemment ministre d'Emmanuel Macron Gérald Darmanin il est intéressant parce qu'effectivement c'est celui sur lequel Nicolas Sarkozy a choisi de poser son doigt il y a une relation très particulière entre eux il lui transmet beaucoup de choses il le suit beaucoup il le conseille énormément il y a énormément d'affections ce sont deux affectifs ça se passe très bien entre eux et Gérald Darmanin a noué cette relation très forte avec Nicolas Sarkozy qui l'a encouragé à la gouvernement il lui a dit si tu n'acceptes pas je ne te parle plus et c'est vrai qu'il a aussi noué des relations avec Emmanuel Macron il est aussi très pote d'Edouard Philippe il y a une petite bande autour d'Edouard Philippe qui a manœuvré durant deux ans avant 2017 pour essayer de prendre le pouvoir et puis il y a un quatrième homme c'est Xavier Bertrand parce que c'est Xavier Bertrand qui a découvert Gérald Darmanin que les deux hommes continuent à se voir aussi énormément et donc Gérald Darmanin il est à la croisée de ces quatre hommes là bon c'est pas mal c'est intéressant dans les temps qui viennent

24:57
Présentateur

un mot sur Amélie de Montchalin

24:59
Invité

on l'a découvert dès le début du quinquennat cette jeune femme de 33 ans élue de l'Essonne mariée trois enfants dont deux jumeaux pas deux jumeaux c'est souvent deux d'ailleurs on a appris à connaître son expertise financière comme la vigueur de ses convictions macronistes lors du débat autour du premier budget du quinquennat même l'opposition en désaccord disait qu'elle en connaissait un rayon elle a fait les grandes écoles avant d'intégrer les banques et l'assurance où dit-on elle excellait elle a un temps fourni des notes à Valérie Pécresse et Alain Juppé avant de choisir Macron en disant à l'époque que ce qui lui plaisait le plus c'était l'engagement européen du futur président ça tombe bien la voici succédant Nathalie Loiseau et au-delà des élections à venir il y a le gros dossier du Brexit sur son dossier les mauvaises langues disent que pas mal de députés macronistes sont contents de la voir partir notamment ceux qui se sont fait passer des savons par la jeune femme il faut dire qu'elle était jusqu'à vendredi vice-présidente du groupe aux côtés de Gilles Le Gendre on va dire si on est gentil plus diplomate si on l'est moins carrément mou

25:57
Présentateur

un commentaire sur la personne oui voilà quelqu'un qu'on croisait beaucoup salle des quatre colonnes ou alors lors des conférences de presse avec Gilles Le Gendre un peu à côté qui donnait le petit aspect technique voilà brillante évidemment et qui en effet n'aimait pas du tout les bagarres au sein du groupe de l'aile gauche pour ne pas la nommer et qu'il faisait savoir directement aux intéressés mais elle a beaucoup de poignes c'est à dire que on la voit elle a l'air d'une enfance sage et d'une bonne élève ce qu'elle est par ailleurs mais elle n'est pas que ça c'est à dire que c'est aussi quelqu'un qui a appris à être politique qui a pas mal manœuvré qui a réussi à trouver sa place oui c'est un des talents parlementaires qui a émergé tout à fait elle vient de l'entreprise et elle vient vraiment de l'entreprise on l'attendait plutôt à Bercy éventuellement et en même temps c'est une spécialiste de la zone euro donc ça pourra vraiment lui servir pour ses nouvelles fonctions je ne suis pas sûre Bruno Le Maire aurait adoré l'avoir arrivé parce que justement il s'est méfié notamment de son talent à elle parce que plusieurs fois elle a été donnée comme partant à Bercy alors pour finir un inconnu total lui du grand public Cédrico nouveau secrétaire d'état au numérique 36 ans diplômé d'HEC long parcours politique notamment on le disait tout à l'heure auprès de DSK en 2006 un passage par le privé fidèle lui aussi parmi les fidèles du président il était trésorier de la campagne présidentielle il cultive pour Macron un vaste réseau d'acteurs du numérique il a fait venir les plus influents comme Mark Zuckerberg en mai 2018 pour l'anecdote il connaît bien Mounir Majoubi au cas où il succède puisque sa soeur Delphino est la suppléante de Mounir Majoubi à l'Assemblée Nationale alors on peut peut-être se tutoyer

27:39
Invité

chère Mounir il y a une forme de continuité évidente dans le fait que je te succède cher Bruno cher Gérald cher Olivier merci d'abord pour la chaleur de votre accueil et merci de l'avoir fait avec la chaleur qui te caractérise je pense à cet instant à mes deux grands-mères qui femmes seules l'une en France l'autre en Corée ont sacrifié leur vie afin d'offrir un avenir à leurs enfants et à leurs petits-enfants si je suis là aujourd'hui c'est aussi je crois l'histoire du travail de l'école et de la méritocratie mais surtout du travail

28:17
Présentateur

voilà pour le style et puis pour l'émotion pas si fréquente c'est Cédrico qui aura la lourde tâche de lutter contre les fake news lors de la campagne européenne on ne sait pas ce qu'il va faire des fake news maison dont on parlait tout à l'heure et notamment de lutter contre les hackers qui souvenez-vous avaient piraté les mails d'Emmanuel Macron candidat c'était deux jours avant l'élection le 7 mai

28:37
Invité

en dépit de tous les efforts d'En Marche les mails de 5 collaborateurs de l'équipe d'Emmanuel Macron ont été piratés grâce à la technique du phishing en tout 9 gigas de données ultra confidentielles Mounir Majoubi est le premier membre de l'équipe de campagne à repérer le piratage il convoque alors une réunion d'urgence ce que les pirates ignorent c'est que les équipes d'En Marche ont un coup d'avance en prévision d'éventuelles attaques ils avaient tendu un piège au hacker en employant la technique du blurring la technique du blurring est pour qu'elle puisse continuer à être efficace il ne faut pas trop en parler pour semer la confusion et décrédibiliser d'éventuelles fuites le staff d'Emmanuel Macron a volontairement semé de faux messages au sein de ses boîtes mail

29:21
Présentateur

voilà pour l'anecdote Cédrico avait été une des principales victimes de l'affaire des Macron Leaks alors qu'il était trésorier de l'équipe de campagne mail dans lesquels il fait plusieurs fois référence à Alexandre Benalla et notamment à ses demandes loufoques comme ce mail où Benalla réclame une avance de 5000 euros obligeant Cédrico à le rappeler à l'ordre sur ce qui peut ou non faire l'objet d'une note de frais il va en avoir du boulot là sur les élections européennes moins de deux mois avant les élections et oui d'ailleurs il y a une cellule prévue déjà par l'équipe de campagne spécifiquement de riposte et de veille et puis il y a cette loi contre les la fameuse loi fake news c'est sans doute faible et trop lent encore 48 heures pour saisir un juge par rapport à la rapidité et à la nocivité de ce que peuvent être des fausses nouvelles vous disiez tout à l'heure on peut se tutoyer en faisant référence justement à la complicité qui a pu apparaître tout à l'heure mais ce moment je ne sais pas si certains d'entre vous l'ont regardé en direct mais ce moment de la passation de pouvoir au sein de Bercy du ministère de Bercy avait un côté je trouve que ça mettait un peu mal à l'aise il y avait un côté un peu petit club de copains alors certes tant mieux qui ne jouent pas la comédie ils se tutoient dans la vie ils sont amis dans la vie mais il y avait un côté très petit club et qui est renforcé d'autant plus que vous le disiez la soeur de Cédric O Delphine O était la suppléante donc elle est aussi engagée auprès d'Emmanuel Macron et quand on disait tout à l'heure qu'au fond les conseillers ne sont pas très nombreux ça donne le sentiment d'un tout petit monde

30:51
Invité

après Cédrico sur ces sujets-là a une expertise une très bonne réputation que personne ne remet en cause et ensuite c'est un parcours républicain qu'il faut saluer intéressant moi ce que je trouve intéressant dans ce remaniement c'est qu'on n'aurait jamais dû en parler un porte-parole un secrétaire d'état un numérique une ministre déléguée aux affaires européennes d'ailleurs il n'y avait aucun article dans les journaux ces derniers jours personne ne cherchait à savoir qui ce serait et on y passe des heures tout le monde s'en bat le Paris si bête je trouve que c'est plutôt réussi c'est intéressant en tout cas et puis 3 trentenaires on voit bien qu'il y a toujours une soif de la diversité on voit toujours qu'il y a une soif de renouvellement de rajeunissement on le voit encore aujourd'hui par exemple au début de campagne réussie de François-Xavier Bellamy bon ben ça s'inscrit dans cette ambiance là dans cette ambiance là et je trouve que c'est intéressant merci à tous les 3 on va continuer

31:41
Présentateur

à commenter l'actualité

31:42
Invité

avec le 5 sur 5 de Maxime Switek