Déclaration de politique générale : Sébastien Lecornu répond aux différents groupes politiques
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Chapitres
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Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Sébastien LecornuFait
« Je vais même faire le pari de répondre à celles et ceux qui sont partis. »
- 1:00Sébastien LecornuFait
« Merci d'avoir pris la balle au bon sur la réflexion sur les retraites parce qu'au fond certains y verront la suspension peut-être pour la suspension. »
- 2:30Sébastien LecornuFait
« Il est clair que ce débat de la présidentielle doit être nourri avec les meilleurs experts, avec les partenaires sociaux, avec les parlementaires, avec les différentes formation politiques. »
- 3:30Sébastien LecornuFait
« Parfois, j'ai entendu dire que c'était un problème macroéconomique. Non, c'est autant un problème macroéconomique que microéconomique. »
- 4:30Sébastien LecornuFait
« Le projet de loi a été déposé ce matin en conseil des ministres comme je l'ai dit tout à l'heure à la tribune. »
- 5:30Sébastien LecornuFait
« On ne peut pas expliquer à nos concitoyennes et nos concitoyens qu'on a encore des systèmes de fichiers comme par exemple des fichiers aussi peu sensibles que les cartes grises qui ne sont pas consultables par les polices municipales. »
- 7:30Sébastien LecornuPromesse
« L'ensemble des engagements qui ont été pris, y compris dans les lois maillotes qui ont été votées ici même cette année suite notamment au drame que nous avons connu en début d'année, l'ensemble des engagements seront tenus. »
- 10:30Sébastien LecornuFait
« La seule chose que je ne peux pas accepter vraiment c'est de dire que la France a participé à un génocide à Gaza. »
- 11:30Sébastien LecornuFait
« Pas une arme française n'est allée à la destination de Tsal. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames messieurs les députés, merci pour les prises de parole des différents orateurs. Je vais évidemment tenter de répondre à tous celles et ceux qui sont encore présents et je vais même faire le pari de répondre à celles et ceux qui sont partis. Monsieur le Premier ministre, monsieur le président Atal, merci d'avoir parlé de la France et merci d'avoir parlé des Français.
Merci d'avoir parlé des compromis parce que c'est effectivement la philosophie du groupe que vous présidez. Je peux en témoigner depuis maintenant de nombreux mois et surtout pardon mais merci d'avoir pris la balle au bon sur la réflexion sur les retraites parce qu'au fond certains y verront la suspension peut-être pour la suspension. Je vois déjà une certaine presse de droite tenter de dire au fond que ça serait un chèque en blanc.
Au contraire, c'est une opportunité et ça on le voit bien, les différents modèles qui ont pu être mis sur la table, les différentes espérances sur la manière de concevoir ce régime auquel au fond tout le monde est attaché ici, on l'entend bien dans les prises de parole. Il est clair que ce débat de la présidentielle doit être nourri avec les meilleurs experts, avec les partenaires sociaux, avec les parlementaires, avec les différentes formation politiques. Et de cela au fond euh ce geste de la suspension qui est plus qu'un geste qui quelque chose qui va être ici débattu, sur lequel je m'engagerai en même temps, il faudra s'engager justement sur cette discussion et sur ces concertations.
C'est comme cela aussi que l'on remet en selle un certain nombre de syndicats réformateurs. C'est comme ça aussi d'ailleurs que les syndicats patronaux pourront aussi prendre un certain nombre de responsabilités. Parfois, j'ai entendu dire que c'était un problème macroéconomique.
Non, c'est autant un problème macroéconomique que microéconomique. Et c'est bien pour ça que tout à l'heure, j'ai dit que tout ce qui sera fait devra naturellement être financé. Et ça, je sais que l'ensemble des partis de gouvernement qui sont ici partage cette réflexion et nous aurons l'occasion d'y revenir.
Le ministre président Fenau l'a dit aussi dans son inter dans son dans son discussion, dans son discours euh il y a quelques instants. Monsieur le ministre président Voquier euh à travers lui les monsieur le ministre, pardonnez-moi euh travail travail travail. Je pense que on ne peut pas parler d'ailleurs des retraites sans parler du travail et de celles et ceux qui travaillent.
Et tout à l'heure, j'ai voulu le dire et j'ai commencé d'ailleurs par là. Ça pose la question des revenus du travail, ça pose la question de l'incitation au travail, de la récompense en quelque sorte de ce travail. Vous avez cité des mesures, des propositions dans votre discours.
Le ministre Farandou, j'en suis certain, les a entendu et ça pose effectivement tous les débats, toutes les questions autour des mesures d'incitation, des mesures qui permettent de travailler plus. Vous avez cité la question des heures supplémentaires, d'autres formations politiques nous ont saisi sur d'autres mesures. La CSG pour le Parti socialiste, les questions liées à la prime Macron pour d'autres.
En tout cas, il est clair que dans la discussion budgétaire, et je prends cet engagement devant vous, monsieur le ministre-président, il doit y avoir des mesures pour le pouvoir d'achat de celles et ceux qui travaillent et je souhaite que les parlementaires de votre groupe puissent évidemment s'engager dans ces discussions et dans ces débats. Vous avez parlé de la location sociale unique. Il y a une première étape, pardon d'être technique mais qu'il faut à tout prix remplir, c'est au fond, il existe un impôt.goof.fr.
Il faut qu'on arrive à faire le social.goof.fr.
FR. Ensuite, peut-être que les opinions divergeront dans cet hémicycle sur la manière de concevoir la location unique. Ce que je sais pour y avoir travaillé pendant ce mois, c'est que nous n'avancerons pas sur ce dossier d'ici à la présidentielle si nous ne sommes pas capables de faire le grand rapprochement de l'ensemble des fichiers, de l'ensemble des responsabilités.
J'ai été maire, présent département, vous avez été vous-même en responsabilité dans les collectivités. On voit bien que si on veut avancer sur cette allocation sociale unique, il y a un travail absolument prodigieux à accomplir. Il faut qu'il démarre dès cet automne.
Et là aussi, je prends l'engagement devant vous que l'on puisse avancer sur le sujet. Les fraudes, le projet de loi a été déposé ce matin en conseil des ministres comme je l'ai dit tout à l'heure à la tribune. Maintenant aux parlementaires de s'en emparer.
C'est un projet de loi que je crois juste équilibré. Il traite autant le social que le fiscal. Il traite autant les cotisations que les prestations, il traite autant les impôts que les niches ou les différentes interventions.
Donc au fond, soit on prend ce dossier avec euh le plus d'ambitions possible et il y aura du résultat et pardon de le dire pour les cordons de la bourse et pour nos comptes publics, il y aura du rendement et des économies qui seront faites. Soit on le prend avec évidemment de l'idéologie et auquel cas évidemment le rendement sera moindre. Et donc je pense que les Françaises et les Français nous attendent.
En tout cas, il faut être sourd pour ne pas entendre ce qu'ils nous disent par ailleurs et donc c'est évidemment un engagement que je prends devant vous. D'autres questions sont portées par votre famille politique, par vos parlementaires, par les députés qui sont ici. La question de la sécurité, j'ai demandé au ministre de l'intérieur euh Laurent Nunise de d'accélérer les discussions du texte sur les polices municipales et donc la question de la sécurité du quotidien.
On ne peut pas expliquer à nos concitoyennes et nos concitoyens qu'on a encore des systèmes de fichiers comme par exemple des fichiers aussi peu sensibles que les cartes grises qui ne sont pas consultables par les polices municipales. Il y a un défaut de bon sens et ce bon sens, il faut à tout prix le convoquer dans les discussions qui sont à venir. Et c'est donc dans ce gouvernement de mission de 3 mois, monsieur le ministre Voquet, c'est ce que je vous propose, c'est qu'on puisse avancer parce que par définition, l'engagement que j'ai pris sur le fait que les débats puissent avancer valent évidemment pour l'ensemble des formations politiques avec bon sens, avec le sens des responsabilités et ça a été dit par le président Fenau dans le respect de l'état de droit parce que là aussi par définition c'est le cadre dans lequel nous situons. ensuite nos outres maires qui me soi permis de dire que je ne pense pas que les rangs protocolaires des ministres donne quelque chose systématiquement à voir sur la priorité gouvernementale.
Je le dis parce que vous le savez très bien dans la pratique ce sont plutôt les qualités personnelles ou en tout cas le fait que le premier ministre Manuel Vals à qui je veux rendre hommage et je n'aurais jamais cru monsieur le président peu que vous regrettiez Manuel Vals un jour. Euh en tout cas euh il est clair que ce sont ces qualités d'ancien premier ministre qui l'ont amené à être ministre d'État et moi je peux témoigner de l'engagement de la ministre Naï Amutchou sur ces questions et sur ces sujets. Je n'ai pas cité l'ensemble des territoires.
Ça a été dit par le président Néelen. Je n'ai pas cité Mayotte. Je n'ai pas non plus cité Saint-Pierre et Micelon ou Alice et Futouna, la Polynésie française.
Bref, sur Mayotte pour que les choses soient claires. Et la députée Youssoufa, je crois était avec elle est avec nous et je la salue. L'ensemble des engagements qui ont été pris, y compris dans les lois maillotes qui ont été votées ici même cette année suite notamment au drame que nous avons connu en début d'année. l'ensemble des engagements seront tenus et dans la copie budgétaire, madame la députée Youssoufa, telle qu'elle vous sera soumise, l'ensemble des lignes budgétaires prévu à cet effet seront bien au rendez-vous.
Et si je puis me permettre, c'est donc précisément une censure et le fait d'empêcher la discussion du budget qui repousserait malheureusement les différentes décisions qui sont attendues pour Mayotte. Là aussi, on ne peut pas avoir de double discours, mais ça je ne le dis pas pour vous, vous l'avez bien compris, mais pour d'autres bancs ici sur cette assemblée. Euh 4e chose, on peut pas faire comme si je n'avais rien dit à la discussion générale euh et à la présentation de la déclaration de politique générale sur le 49 aligné 3.
J'ai dit clairement, mais qui vous a parlé d'ordonnance madame député ? Mais et si et si et si moi je vais vous dire une chose, vous avez demandé l'abandon du 493, c'est fait. Maintenant, prenez vos responsabilités.
Prenez vos responsabilités. N'ayez pas peur du parlement. N'ayez pas peur de la démocratie représentative.
Je vous prends au mot et c'est un moment de vérité. C'est un moment de vérité. Tout simplement par définition, vos électrices et vos électeurs vous regardent.
Mais on ne vous parle pas d'ordonnance. On vous demande, madame la députée de ne pas empêcher le début des discussions sur le budget de la nation et sur le budget de la sécurité sociale. Rien de plus.
Le bon sens et pardon, vos électeurs vous ont élu pour cela, si je puis me permettre pour amender, pour discuter, pour voter et le cas échéant pour refuser la copie budgétaire. C'est la démocratie mais vous ne pouvez pas le refuser au préalable. Donc la copie budgétaire telle qu'elle a été déposée et je veux répondre à ce que le président Valot a dit il y a quelques instant.
Par définition, monsieur le président, ce texte entre ici dans cet hémicycle et donc par définition, il sera discuté, il sera amendé et il évoluera. Tout simplement parce que déjà en entendant les différentes prises de parole ici même dans cet hémicycle, vous voyez bien qu'un certain nombre de sujets feront débat et les ministres le savent déjà. La vraie règle désormais, c'est comment permettre justement cet exercice parlementaire inédit qui doit nous conduire justement à avoir devant les Françaises et les Français une copie la plus intelligible possible parce que vous l'avez dit, il y a une ceux qui gouvernent et il y a les oppositions.
Il y a pas de compromission mais il y a des compromis et donc il va falloir les bâtir et je mesure que pour les différents présidents de groupe, pour le ministre en charge des relations avec le parlement, pour l'ensemble des ministres, c'est un défi. Et je pense que ce défi mérite d'être levé parce qu'une fois de plus, nous croyons en la démocratie représentative. Ensuite, et j'en terminerai par là car je pense que nous aurons l'occasion de d'y revenir.
Madame la présidente Panot, vous votre votre énergie est bien connue ici et comme avait dit Michel Barnier, j'ai du respect pour vous et je vous le redis. La seule chose que je ne peux pas accepter vraiment c'est de dire que la France a participé à un génocide à Gaza. Pas une arme française n'est allée à la destination de Tsal.
Je ne cesse de le répéter depuis 3 ans et vous maintenez ce mensonge. Jamais vous ne faites état de l'action des forces armées lorsqu'elles ont distribué des vivres, des denrées alimentaires, des médicaments aux populations à Gaza. Jamais vous ne faites référence à ce que l'armée française a fait à la riche avec notamment ce bateau hôpital, le Dixmud.
Jamais vous ne parlez de l'engagement des forces armées dans la finule à la frontière avec notamment des soldats qui ont été blessés. Donc arrêtez de caricaturer et de mentir sur la position de la France sur un sujet aussi grave et aussi sensible. Arrêtez de remonter les Françaises et les Français les uns contre les autres.
Vous avez le droit de vous opposer. Vous avez le droit d'être brutal. Vous n'avez pas le droit de mentir sur un sujet aussi grave.
C'est une question de dignité. Et c'est pour la République. Pour conclure et j'aurai l'occasion d'être à la disposition du Parlement autant qu'il le faudra avec l'ensemble des ministres.
Moi, je souhaite que le débat soit le plus franc possible. Je souhaite que la démocratie fonctionne, mais elle doit se faire dans le respect, y compris dans le respect des membres du gouvernement. Un bon chef d'équipe se doit défendre les membres du gouvernement.
Ce ne sont pas des marionnettes, monsieur le président Chenu. Ce ne sont pas des ventriloques. Quand un président de la SNCF accepte de rentrer au gouvernement de son pays pour servir son pays, ce n'est pas un alibi.
Quand le préfet de police de Paris, grand préfet de la République, accepte de devenir ministre de l'intérieur, ce n'est pas une marionnette. Et pardonnez-moi, monsieur le président, de voir un vice-président de l'Assemblée nationale monter à la tribune et parler de madame Touren comme si elle était dans une tombe me semble être complètement décalée. Et vous savez pourquoi je vous le dis monsieur le président Chenu ?
Parce que lorsque j'entends ces mêmes propos parfois sur Madame Le Pen, je les refuse parce que la question du respect des personnes est clé dans notre démocratie. Le débat peut avoir lieu ici qu'il commence mais il doit se faire dans la dignité. Merci beaucoup monsieur le premier ministre.
Le débat est clos. Prochaine séance demain à 14h. Question au gouvernement.
Je vous remercie. Yes.
Sébastien Lecornu