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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 11 février 2022 64 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Macron dévoile son programme...nucléaire #cdanslair 10.02.2022

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 50 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:40OuverteRéponse partielle

    Pourquoi miser maintenant sur le nucléaire ? Quelle est la stratégie d'Emmanuel Macron en ce début de campagne ?

  • 1:33OuverteRéponse partielle

    On peut dire que c'est la partie programmatique sur le nucléaire, peut-être, puisque là c'est effectivement très clair.

  • 1:58OuverteRéponse partielle

    Là aujourd'hui, qu'est-ce que dit le président de la République ?

  • 2:27OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'il a annoncé par ailleurs ?

  • 2:47OuverteRéponse partielle

    Pourquoi il annonce ça ?

  • 3:46OuverteRéponse partielle

    Il fait aussi du en même temps, Cécile Cornudet, dans ses annonces.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron à Belfort a annoncé la création de 6 EPR et envisage 8 autres supplémentaires. »
  • 0:17PrésentateurFait
    « Il souhaite par ailleurs installer 50 parcs éoliens en mer d'ici à 2050. »
  • 2:00PrésentateurFait
    « On va prolonger la durée de vie de toutes les centrales jusqu'à 50 ans ou peut-être plus. »
  • 2:28PrésentateurChiffre
    « 6 EPR de nouvelle génération, comme on dit. Là on estime que c'est environ 50 milliards d'euros. »
  • 2:39PrésentateurFait
    « Il faut au minimum du minimum 15 ans pour construire aujourd'hui un EPR de nouvelle génération. »
  • 10:34Locuteur non identifiéPromesse
    « Je souhaite que six EPR-2 soient construits et que nous lancions les études sur la construction de huit EPR-2 additionnels. »
  • 10:59Locuteur non identifiéPromesse
    « Le chef de l'État promet de quadrupler la production d'électricité renouvelable d'ici 2050. »
  • 11:49Locuteur non identifiéPromesse
    « Une réduction de la part du nucléaire à 50% en 2025. »
  • 12:12PrésentateurFait
    « Cette semaine, EDF a annoncé que 3 d'entre eux allaient être arrêtés pour de possibles problèmes de corrosion. »
  • 12:31PrésentateurFait
    « La production d'électricité par les centrales nucléaires en France devrait tomber sous les 315 TWh, son plus bas niveau depuis plus de 30 ans. »
  • 13:23Locuteur non identifiéFait
    « Arrêter les sottises inouïes qui ont été faites par Emmanuel Macron qui avaient annoncé la fermeture des réacteurs nucléaires, ce qui fait qu'on ne les a pas entretenus et qu'aujourd'hui on est obligés d'enfermer parce qu'ils n'ont pas été entretenus. »
  • 13:47Locuteur non identifiéFait
    « Il y a zéro EPR qui fonctionne aujourd'hui dans le monde. Nulle part. Nulle part. »
  • 14:00Locuteur non identifiéChiffre
    « On a un EPR, 17 milliards d'euros de surcoût, 17 milliards, vous vous rendez compte ? »
  • 16:45PrésentateurFait
    « Pour ne pas laisser à la main de pays étrangers ces turbines dont General Electric veut séparer, il a donc forcé la main à EDF de mettre la main à un portefeuille déjà bien troué pour pouvoir acquérir ces technologies arabelles. »
  • 35:35PrésentateurFait
    « la hausse drastique du coût de l'énergie tout d'un coup »
  • 42:25PrésentateurChiffre
    « un plein c'est environ 50 litres »
  • 42:38PrésentateurChiffre
    « on considère en France qu'un plein c'est environ 50 litres »
  • 42:40PrésentateurChiffre
    « c'est 17 à 18 euros de plus »
  • 44:38PrésentateurChiffre
    « 14 milliards d'euros ont été dépensés »
  • 46:09PrésentateurChiffre
    « il y a 40% de français dans la cote IFOP qui approuve son action »
  • 46:14PrésentateurChiffre
    « il y en a 60% qui ne l'approuve pas »
  • 48:28InvitéFait
    « les hausses de la violence des atteintes aux personnes »
  • 48:37InvitéFait
    « on parle même d'explosion »
  • 55:34PrésentateurFait
    « le fiasco de l'EPR de Flamanville »
  • 56:07PrésentateurFait
    « l'Elysée a lancé d'autres audits à côté des chiffres annoncés par EDF »

Temps de parole

  • Présentateur88 %
  • Invité3 %
  • Locuteur non identifié2 %
  • Invité 22 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Il a choisi donc d'occuper le terrain et de poursuivre les annonces à deux mois seulement de la prochaine présidentielle. Emmanuel Macron à Belfort a annoncé la création de 6 EPR et envisage 8 autres supplémentaires. Fidèle au en même temps, il souhaite par ailleurs installer 50 parcs éoliens en mer d'ici à 2050.

C'est dire si Emmanuel Macron voit loin à quelques jours de son entrée officielle en campagne, le président se projette donc dans la France d'après et tente de couper l'herbe sous le pied de ses adversaires, en particulier Valérie Pécresse qui doit tenter de relancer sa campagne dimanche pour un grand meeting. Alors pourquoi miser maintenant sur le nucléaire ? Quelle est la stratégie d'Emmanuel Macron en ce début de campagne qui ne dit pas son nom ? Peut-il être gêné par les attentes des Français sur les questions énergétiques et donc sur les questions liées au pouvoir d'achat ? Doit-il craindre ce convoi qui doit converger demain vers Paris ?

Macron dévoile son programme nucléaire, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Pascal Perrineau, vous êtes politologue, professeur à Sciences Po, citons votre livre « Le populisme » publié aux éditions des presses universitaires de France. Cécile Cornudet, vous êtes éditorialiste politique aux Echos, je cite votre édito du jour présidentiel. Y a-t-il une colère cachée ? Nous y reviendrons longuement ce soir. Astrid De Villene, vous êtes chef de service politique au Huffington Post. Enfin, Emmanuel Duteil, vous êtes journaliste spécialiste des questions économiques et sociales. Bonsoir à tous les quatre, merci de participer à ce C'est dans l'air en direct.

Je commence avec vous, Emmanuel Duteil, sur les annonces. Je le rappelais, il y a quand même un vote dans deux mois, mais Emmanuel Macron a lancé un programme nucléaire avec des annonces assez spectaculaires. On peut dire que c'est la partie programmatique sur le nucléaire, peut-être, puisque là c'est effectivement très clair. Et c'est assez différent par rapport à ce qu'on avait eu en début de mandat. Parce qu'il faut se souvenir qu'en début de mandat, on programmait, alors c'est vrai que Nicolas Hulot était à l'époque ministre de l'écologie, ceci explique sûrement cela, mais on programmait plutôt la fermeture de réacteurs. Là aujourd'hui, qu'est-ce que dit le président de la République ?

C'est qu'on va prolonger la durée de vie de toutes les centrales jusqu'à 50 ans ou peut-être plus, si on arrive bien évidemment à respecter les normes de sécurité. Ça en France, c'est plutôt bien fait. Rien que ça, ça coûte des milliards d'euros. Parce que pour respecter les normes de sécurité, il faut les entretenir. Parce qu'une centrale, qu'elle ait 2 ans, 40 ou 50 ans, elle doit répondre aux mêmes normes de sécurité. Donc vous imaginez que si on prolonge, c'est beaucoup de dépenses. Qu'est-ce qu'il a annoncé par ailleurs ? 6 EPR de nouvelle génération, comme on dit. Là on estime que c'est environ 50 milliards d'euros.

Il faut au minimum du minimum 15 ans pour construire aujourd'hui un EPR de nouvelle génération, si tant est qu'on y arrive, puisque le prototype de Flamanville n'est toujours pas aujourd'hui en fonctionnement. Plus 8 autres EPR. Pourquoi il annonce ça ? C'est parce qu'aujourd'hui, très clairement, la France fait, dans le cadre d'un programme éventuel, fait le choix du nucléaire. C'est un choix extrêmement important et qui est sûrement validé, ou en tout cas qui est lié aujourd'hui, au choc énergétique que l'on est en train de vivre. Un choc digne du choc pétrolier des années 70, dit Bruno Le Maire.

Mais là-dessus, Bruno Le Maire a raison et je pense que tout ce que nous en sommes, on ne s'en rend pas véritablement compte aujourd'hui. Mais demain, l'énergie va coûter inévitablement beaucoup plus cher et on va en avoir besoin de beaucoup plus, ne serait-ce que pour le parc électrique, pour les voitures électriques. Donc aujourd'hui, Emmanuel Macron, dans cette campagne présidentielle, dit « Moi, ce sera le nucléaire avec une énorme partie de renouvelables qui va également monter en puissance.

» Oui, parce qu'il le fait après une décision européenne qu'il attendait, le fait que le nucléaire soit considéré comme une énergie verte et qu'il puisse y avoir des investissements financés aussi par l'Europe. Je me permets d'ajouter ça à ce que vous voulez dire. C'est ce qu'on appelle la taxonomie. La taxonomie, en effet. Il fait aussi du en même temps, Cécile Cornudet, dans ses annonces. Il y en a un peu pour la droite qui est très allant sur le nucléaire et puis il y en a un peu aussi pour la partie plus écolo de son électorat. Alors, sur le nucléaire, c'est un virage à 180 degrés par rapport au début du quinquennat.

Et effectivement, le nucléaire, ce n'est pas par hasard non plus qu'il le présente là maintenant à trois jours du meeting de Valérie Pécresse. On est dans la semaine où on essaye de la déstabiliser. Le nucléaire, c'est un marqueur de droite en réalité. Donc il fait ce virage-là aussi pour la fragiliser. Et il mise en même temps, après il faudra voir comment on finance tout ça à la fois, sur le renouvelable. Parce que comme disait Emmanuel Duteil, il faut 15 ans pour construire ces EPR. Et donc, entre-temps, qu'est-ce qu'on fait ? On va avoir des besoins en électricité qui vont monter considérablement. Donc, dans la parenthèse, on va miser fort aussi sur les énergies renouvelables.

Le solaire et l'éolien. Avec la création de l'éolien en mer, parce qu'on sait que sur le territoire, ça pose pas mal de problèmes. Donc, il se situe en fait, en même temps, radicalement différent des écolos qui sont eux très antinucléaires. Yannick Jadot a bougé de ce point de vue-là. Et la droite, très pronucléaire. Astrid De Villene, qu'est-ce que, à votre avis, les Français retiennent de ces annonces ? Effectivement, sur ce genre de projet, il faut voir loin. Parce qu'effectivement, il faut anticiper sur les besoins à 20, 30 ans. Et il faut une forme de vision.

Mais, à votre avis, qu'est-ce qu'on peut retenir d'annonces qui sont faites si près d'un vote aussi important qu'une présidentielle ? Je crois que c'est l'incarnation de ce qu'on appelle le président-candidat ou le candidat-président. C'est-à-dire que, d'un côté, Emmanuel Macron est président de la République. Donc, il est dans son rôle, finalement, que de parler de l'avenir, de la filière nucléaire en France, de ses choix pour l'avenir. Surtout qu'on sait qu'il y a aussi des réacteurs, en ce moment, qui sont à l'arrêt parce qu'on doit les réparer. On a 11. Parce que, exactement, et qu'on utilise des centrales à charbon pour compenser, etc. Donc, là, il est dans son rôle de président.

Et comme le nucléaire, c'est une question qu'il faut voir loin, il faut voir à 50 ans, il se projette dans l'après. Il n'a pas arrêté de dire, je vois loin, donc je fais un plan à 50 ans, je me projette dans la France de 2030. Et surtout, il a mis en avant ses qualités de campagne. C'est de l'innovation, on fait un nucléaire nouvelle génération, j'appelle toutes les start-up du pays à venir, il y aura un appel à projet, je fais du débat, j'annonce du débat à l'Assemblée nationale en 2028. Donc, en fait, il se projette dans son prochain quinquennat.

Et ça, je trouve que, finalement, c'est assez malin de sa part, parce qu'il fait du fond, et honnêtement, on en manque un petit peu dans cette campagne de fond. Et Emmanuel Macron, en tant que président et en tant que président candidat, il a aussi cette capacité à imposer des thèmes. Vous vous souvenez de son interview aux Parisiens avec « emmerder les non-vaccinés », ça a duré la semaine. Là, s'il arrive à faire en sorte que le fonds sur le nucléaire et l'énergie en France arrive dans la campagne, que chaque candidat à la présidentielle, au lieu de s'envoyer des invectives, soit obligé de se positionner sur le fonds, en fait, il rentre en campagne sans vraiment rentrer.

Et ça, c'est intéressant. Pascal Perrineau.

6:45
Invité

Oui, en effet, le président est en campagne et cherche à confisquer la dimension prospective à son seul profit. Parce que derrière tout cela, on l'a vu aussi lorsqu'il est allé visiter Moscou,

6:58
Présentateur

puis l'Ukraine, il cherche à dire « moi, je suis le candidat des projets », celui qui se projette à 5 ans, 10 ans, 20 ans avec le nucléaire, 50 ans. Et il cherche à créer, au fond, deux catégories de candidats. Lui, qui s'occuperait de l'avenir et les autres. Voilà. Et on a bien compris, en effet, le sens de la manœuvre, même si, en effet, il est dans son rôle. Mais il y a bien, j'allais dire, avant de rentrer explicitement en campagne, la volonté de marquer. Parce que, d'une certaine manière, Valérie Pécresse, elle s'est déjà prononcée sur le nucléaire. Elle s'est déjà prononcée. Elle veut construire des opérations. Éric Zemmour aussi. Mais bien sûr, Éric Zemmour aussi.

Mais, voilà, en termes d'effet d'annonce, l'effet d'annonce du président à Belfort est plus fort. Est-ce que... Bravo. Bien joué. Bravo, Pascal Perrino. Juste, est-ce que vous feriez un lien avec ce qu'a dit hier Éric Wehr dans son interview qu'il a accordé, alors c'était ce matin dans les colonnes du Parisien, où il dit « mon parti est un peu rabougrié, tourné vers le passé, obnublé par des thématiques liées à l'islam, etc. » et l'idée qu'il faut être une force de projet et d'avenir. Est-ce que c'est la suite de ce ralliement ou est-ce qu'à votre avis, ça n'a rien à voir ? Ou est-ce que le message est au fond un peu le même ? Non, le message peut être le même.

Je ne crois pas que c'est la suite du ralliement d'Éric Wehr. Mais, il faut voir, si vous voulez, qu'on sait très bien que cette élection présidentielle, on le dit depuis des semaines et des semaines, ça va jouer avec l'électorat du centre-droit. L'électorat du centre-droit sur la construction de nouvelles centrales, il est très proche de l'électorat Macron. Quand vous regardez, la France se divise en deux sur cette question. Sur le clair ? Sur la construction des nouvelles centrales, c'est 52-48. Vous voyez, la France est divisée en deux. Et ça correspond à un clivage générationnel. Les jeunes sont contre, assez massivement contre, la construction de nouvelles centrales.

en revanche, l'électorat âgé est massivement pour. Et puis, il y a aussi une coupure, bien sûr, politique. Vous avez, en effet, la droite et la Macronie, sauf le Rassemblement national. Le Rassemblement national est partagé, n'est pas très, très pro-nucléaire. Et on va en parler des positions des uns et des autres. Mais ce sondage que je voudrais vous donner, un sondage odoxa pour le Figaro, 71% des Français reprochent à Emmanuel Macron de mener une campagne non-officielle aux frais de l'État. Bon, il y a un petit fond de pression politique et peut-être un pression de l'opinion.

Mais lui, déroule son calendrier tel qu'il est prévu avec une annonce, sans doute, la semaine, autour de la semaine du 19. Oui, manifestement, ça, c'est l'avant-dernier grand dossier de président qu'il voulait présenter. Après, il y a un sommet France-Afrique où peut-être il va annoncer un début de retrait de nos forces au Mali. Et c'est à partir de là qu'il va être candidat, donc à peu près autour du 20-21, s'il n'y a pas de dégradation de la situation en Ukraine. La limite, c'est le 4 mars ? 4 mars, c'est ça. Avec la flambée des prix de l'énergie fossile, le sujet, en tout cas, est devenu un marqueur de la campagne. Emmanuel Macron fait le choix du nucléaire.

Il a annoncé cet après-midi à Belfort la construction de six nouveaux EPR. Les écolos dénoncent une décision sans débat d'un président qui a revu son jugement sur la filière. Théo Manval et Michel Bouilly.

10:16
Invité

Un président sous le signe de la fierté nucléaire.

10:23
Présentateur

Au pied des turbines Arabel qui font tourner les centrales, le chef de l'État est venu annoncer à Belfort la renaissance, dit-il, du nucléaire français.

10:34
Invité

Je souhaite que six EPR-2 soient construits et que nous lancions les études sur la construction de huit EPR-2 additionnels.

10:46
Présentateur

6 plus 8, 14 nouveaux réacteurs qui doivent entrer en service à partir de 2035. Au menu des annonces pour une France sans énergie fossile d'ici 2050, la prolongation aussi du parc actuel. Le chef de l'État promet de quadrupler la production d'électricité renouvelable d'ici 2050, via le solaire ou l'éolien, mais martèle que cela ne suffira pas. Il nous faut reprendre le fil de la grande aventure

11:12
Invité

du nucléaire civil en France. À ceux qui affirment que nous n'aurions pas besoin de nucléaire, je veux exposer la situation en toute transparence.

11:23
Présentateur

Imaginons une France où il y aura d'ici 30 ans 40 000 éoliennes au lieu de 8 000 aujourd'hui

11:29
Invité

et 90 parcs éoliens offshore quand notre pays a mis 10 ans pour en faire un.

11:34
Présentateur

Emmanuel Macron, président de l'Atome, ça n'a pas toujours été le cas. Début du quinquennat, Nicolas Hulot entre au gouvernement incarnant la caution verte,

11:44
Invité

censé mettre en pratique une promesse de campagne, très claire. Une réduction de la part du nucléaire à 50% en 2025.

11:55
Présentateur

Mais à peine 5 mois plus tard, revirement, l'objectif est finalement considéré comme irréaliste et la France reste l'un des pays les plus accros au nucléaire. Il produit toujours plus des 2 tiers de notre électricité. Mais les réacteurs vieillissent et leur état inquiète. Cette semaine, EDF a annoncé que 3 d'entre eux allaient être arrêtés pour de possibles problèmes de corrosion. Ils viennent s'ajouter aux 8 autres réacteurs déjà à l'arrêt ou en maintenance. Au total, un cinquième du parc sera donc mis sur pause cette année. Résultat, la production d'électricité par les centrales nucléaires en France devrait tomber sous les 315 TWh, son plus bas niveau, depuis plus de 30 ans.

12:38
Invité

Alors ces nouveaux réacteurs annoncés permettront-ils de compenser ? Pas dans l'immédiat. Si on décide aujourd'hui de construire des EPR, le prochain arrivera en 2035. Si on fait les maths, le parc nucléaire aura en moyenne 49 ans de moyenne d'âge. Donc c'est sûr qu'on ne va pas remplacer tout le parc nucléaire avec 6 ou même 14 EPR. Avec ses annonces, le président, pas encore candidat, met en tout cas un pied de plus dans la campagne présidentielle dont le nucléaire est déjà un thème majeur.

13:08
Présentateur

Mais à deux mois tout juste du premier tour, il offre aussi le flanc aux critiques, y compris de l'opposition pro-nucléaire qui ne se fait pas prier pour dénoncer un revirement.

13:18
Invité

Ça fait 5 ans, 10 ans qu'on a besoin de ces EPR. Donc il n'a pas échappé à son bilan, il y a un bilan où il a stoppé la filière nucléaire comme M. Hollande l'avait fait. Arrêter les sottises inouïes qui ont été faites par Emmanuel Macron qui avaient annoncé la fermeture des réacteurs nucléaires, ce qui fait qu'on ne les a pas entretenus et qu'aujourd'hui on est obligés d'enfermer parce qu'ils n'ont pas été entretenus.

13:39
Présentateur

Accusation d'électoralisme aussi à gauche qui juge cette relance de la filière irresponsable avec un nom en boucle, Flamanville.

13:47
Invité

Il y a zéro EPR qui fonctionne aujourd'hui dans le monde. Nulle part. Nulle part. On est arrivé au bout, nulle part. Donc c'est aussi très ambitieux, voire même dangereux quand on voit tout le fiasco y compris de Flamanville. C'est une véritable ruine. On a un EPR, 17 milliards d'euros de surcoût, 17 milliards, vous vous rendez compte ? Et le président de la République, il prend un fiasco, 17 milliards de surcoûts et il va en faire 6 et ce sera un succès ? Les enseignements des erreurs de Flamanville ont été tirés, assure ce soir le président qui promet de rendre public les audits réalisés par l'État.

14:24
Présentateur

Nous allons venir sur ce chiffre donné par Yannick Jadot, 17 milliards de surcoûts. Est-ce que c'est vraiment ça par rapport au projet initial du lancement de l'EPR ? Non, c'est moins que ça mais ça a dérivé fortement, ça a été multiplié par 3 par rapport à l'origine, ça a des années et des années de retard. Après, je ne connais pas un seul prototype qui a respecté le coût d'origine. Donc il y a quand même ce point-là, c'est-à-dire que la France a mis au point une technologie qu'on n'avait jamais mis au point jusque-là. Qui ne marche toujours pas ? Qui marche, alors, qui commence un peu à fonctionner.

C'est-à-dire qu'il y a des EPR dont la France a été l'un des principaux architectes à Taishan en Chine. Alors récemment, il y a eu par ailleurs un petit problème technique mais quand même, ils ont fonctionné et on est en train d'y arriver. Cette fois, c'était Areva qui était le maître d'œuvre en Finlande où là, il y a le premier EPR européen qui va être mis en fonctionnement. Flamanville, un jour, devrait fonctionner. Logiquement, maintenant, le calendrier, c'est début, milieu de l'année 2023 pour être à peu près honnête. Ce qui se passe aussi, c'est que pourquoi on a tant d'échecs sur le nucléaire aujourd'hui en France ? Parce qu'on n'avait pas construit de centrale depuis des années.

La toute dernière centrale avoir été raccordée en France, c'est à la fin des années 90. Donc, il y a eu, oui, quelques ouvriers qui ont continué de travailler pour les entretenir mais on a tout perdu en compétences. Et c'est aussi pour ça parce que certains des téléspectateurs peuvent se dire mais pourquoi 6 ? D'où ça sort ce chapeau ? C'est qu'il en faut au moins 6 pour que ce soit à peu près rentable pour relancer une filière nucléaire en France. On va les construire où les 6 ? Alors, pour rassurer peut-être les téléspectateurs là encore, ils vont être construits sur les sites des actuelles centrales. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'EDF a déjà envoyé son plan.

Donc, par exemple, à Panly, il pourrait y avoir des réacteurs installés. À Dunkerque également, il pourrait y avoir des réacteurs installés. Mais sur les terrains actuels parce que vous imaginez bien qu'en France, on n'arrive pas à construire un Center Park. Donc, on ne va pas réussir à construire une centrale avec tous les recours qui seraient mis en avant. Par ailleurs, c'est aussi pour ça que le président de la République a obligé, parce qu'il n'y a pas d'autre mot, EDF a racheté les turbines que lui-même avait vendues. Alors ça aussi, il y a un petit tour quand même, il y a un petit changement de pied sur ce sujet-là. Totalement.

Emmanuel Macron avait organisé la vente de la branche énergie de ce qu'on appelait à l'époque Alstom qui allait du TGV jusqu'à tout ce qui permet de fabriquer une centrale nucléaire parce qu'ils avaient identifié que cette activité allait perdre beaucoup d'argent dans les années à venir. Sur ce point-là, il a eu raison. Sauf qu'aujourd'hui, pour ne pas laisser à la main de pays étrangers ces turbines dont General Electric veut séparer, il a donc forcé la main à EDF de mettre la main à un portefeuille déjà bien troué pour pouvoir acquérir ces technologies arabelles, comme on dit. Cécile Cornidé ?

Oui, les deux mots importants politiquement, c'est le mot souveraineté avec la crise énergétique, c'est de ramener en France ce qu'on sait faire, donc de produire nous-mêmes notre électricité et de moins être dépendant de la Russie, par exemple. Donc ça, et l'autre mot, c'est pouvoir d'achat parce qu'on voit bien que quand l'électricité flambe, le portefeuille des Français va mal, mais c'est à rendre complètement en incohérence avec le coût astronomique de tout ce qui va être engagé. Ça sera au frais du contribuable, c'est ça que vous voulez dire ? D'une manière ou d'une autre.

Et en termes de compétences, en fait, comme le message du début du quinquennat et déjà du quinquennat de François Hollande, c'était on va finir par arrêter le nucléaire, tous les meilleurs ingénieurs qui sortaient d'école qui, en France, allaient dans la filière nucléaire n'y sont plus allés. Donc, c'est pas seulement la main d'œuvre au quotidien, c'est aussi tous les concepteurs et toute la matière grise de cette filière qui est à reconstruire et ça, ça va être long. Cette question de Christophe dans l'Aisne, pourquoi avoir fermé Fessenheim si on construit aujourd'hui de nouvelles centrales nucléaires ? C'est un changement de pied, c'est tout, on a changé d'avis.

C'était une centrale vieillissante aussi. Parce qu'il était... Oui, mais qu'il faut que c'est vrai. Il y avait quand même un engagement de François Hollande parce qu'il avait fait venir Nicolas Hulot qui était absolument contre, parce qu'on était quand même moins loin de Fukushima et que, du coup, l'opinion était très hostile et avec la crise énergétique, tout ça a fini par se retourner, y compris dans l'opinion. Est-ce que ça veut dire, du coup, qu'il s'assoit sur la partie de son électorat qui venait des écolos ? Parce que là, pour le coup, il assume une ligne, c'est un peu dû en même temps parce qu'il fait naturellement aussi du renouvelable et du durable.

Il l'a annoncé cet après-midi avec de l'éolien, du solaire et des milliards d'investissements. Mais ça, c'est un clivage, vous nous le disiez tout à l'heure, Pascal Périno, un clivage avec les écolos.

18:47
Invité

Allez, il fait du en même temps. Il fait du en même temps, mais il faut bien voir que dans les annonces, l'annonce, en effet, de la relance de la filière nucléaire

18:56
Présentateur

écrase tout le reste. Et je me demande si la partie sociale-écologique de l'électorat de gauche sera sensible, si vous voulez, à la partie qui est présente, qui est présente, sur le développement durable, etc. Je me demande si, même si c'est audible pour ce type d'électorat, sachant qu'aujourd'hui, mais il y a le pragmatisme électoral, il se dit ce qu'il y a à garder au centre-droit est nettement plus important que ce qu'il y a éventuellement à perdre de l'autre côté. À ce rythme de vilaine, peut-être peut-il s'appuyer sur un bilan en matière écologique ? Ça sera plus dur. Moi, je pense que le bilan... Ça vous fait sourire, du coup ?

Non, mais le bilan écolo d'Emmanuel Macron, il n'est pas très bon. Lui, qui s'était pourtant placé dès l'arrivée au pouvoir, comme vous vous souvenez, en opposition à Donald Trump, « make our planet great again », ensuite, quand même, a raté sa promesse de sortir du glyphosate en trois ans, a eu un échec, à mon avis, considérable, dont on ne mesure pas encore tous les effets, je pense, sur la convention climat, cette fameuse assemblée de 150 citoyens qui ont travaillé sur des propositions. Il avait promis de transmettre ses propositions au Parlement. Il ne l'a pas fait ou alors à minima. Donc non, moi, je ne pense pas qu'il pourra jouer sur son bilan écolo.

Je pense que d'ailleurs, les écologistes ont plus intérêt à taper là-dessus que sur le nucléaire. Parce que... Parce qu'il y a des écolos pro-nucléaire. Ce que me disait récemment une conseillère écologiste, elle me disait, en fait, on a perdu la bataille culturelle sur le nucléaire. Et elle en était désolée. Parce qu'en fait, il y a ce sondage, en effet, sur le clivage générationnel, mais il y a d'autres sondages qui montrent que sur cette question de l'énergie qui est fondamentale pour les Français, c'est leur vie quotidienne la plus basique. Eh bien, en fait, ils sont très pragmatiques.

Et si on n'arrive pas à leur démontrer l'alternative au plan Macron, il est possible qu'ils s'y rallient. D'autres candidats essaient de le faire ? Oui, mais est-ce qu'on l'entend ? Est-ce qu'on le comprend ? Il va falloir être très pédago. L'état de la gauche actuelle, vous avez vu Fabien Roussel, il n'est pas du tout antinucléaire. Donc déjà, à gauche, il y a déjà une fissure. En plus, Yannick Jadot a des problèmes en interne avec Sandrine Rousseau. Ils ne font que de se taper dessus avec le Parti Socialiste, etc.

Donc la gauche, pour l'instant, elle est plus prise dans ses guéguerres internes et dans sa descente aux enfers dans les sondages, plus que dans l'opposition crédible à Emmanuel Macron. Et j'ajoute que de l'autre côté de l'échiquier à droite, on est en plus dans une droitisation anti-écolo. Vous avez vu le débat des Républicains sur les éoliennes. C'est des choses qu'on n'entendait pas il y a quelques années. C'était presque caricatural. Il y en a ras-le-bol des éoliennes. Vous vous souvenez Xavier Bertrand ? Donc Emmanuel Macron, en effet, il se positionne là-dessus de manière centrale comme d'habitude. Il rejoue en fait la campagne de 2017 en élargissant encore plus.

Cécile Cornéda, vous voulez ajouter quelque chose ? Oui, je pense qu'en fait le combat écolo de ces dernières années, c'était contre le réchauffement climatique. Et on sait bien que l'énergie la moins carbonée, c'est celle du nucléaire. Donc il y a quand même, même chez des gens qui ont une fibre écologique, l'idée que le nucléaire, c'est peut-être finalement un moindre mal que les productions classiques, le charbon, etc. Donc je pense quand même que, certes pas chez les verts, eux, ils restent très anti-nucléaires, mais il y a quand même toute une population qui se dit, après tout, il vaut mieux qu'on électrifie comme on va faire les voitures, tout ça.

Et pour être logique, pour électrifier ces voitures, il va falloir produire beaucoup plus d'électricité et quelle est l'électricité et la moins carbonée et la plus constante parce que l'éolien est alternatif, c'est l'une nucléaire. Donc il y a quand même une réflexion qui s'est engagée, une maturation, si vous voulez, de l'opinion sur ces sujets. Mais il y a, dès que l'opinion, on lui parle de sécurité sur le nucléaire, elle peut changer d'avis assez rapidement. Ce que dit d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon, il dit qu'il faut sortir du nucléaire, pas par idéologie, mais juste parce que c'est dangereux.

Et il y a eu un rapport de l'autorité de sûreté nucléaire il y a 15 jours, on n'a peut-être pas beaucoup parlé, mais qui est assez, non pas inquiétant, mais en expliquant que les installations françaises sont quand même en train de vieillir. Oui, c'est fait. Alors déjà, il faut se dire que l'ASN, notre autorité de sûreté nucléaire, est sûrement l'une des plus pointilleuses et tant mieux au monde. Donc quand ils disent quelque chose, c'est que c'est très travaillé et on a encore là-dessus une expertise extrêmement avancée. Effectivement, on le disait tout à l'heure en introduction, nous avons 11 réacteurs à l'arrêt en ce moment.

C'est jamais arrivé comme ça en plein hiver de l'histoire de la France. Pourquoi ? Parce que EDF, qui est en train de mener ce qu'on appelle le grand carénage, c'est-à-dire qu'ils sont en train de regarder toutes leurs centrales, de regarder comment on peut justement les faire durer dans le temps. Ils se sont rendus compte qu'il y avait des problèmes de corrosion. Ça parle à tout le monde, tout le monde qui a eu une vieille voiture, il voit à peu près ce que c'est un problème de corrosion. C'est très inquiétant, bien évidemment. Alors, ça ne pose pas de questions de sûreté. Il ne faut surtout pas inquiéter les gens pour le moment et qui plus est, parce que ces réacteurs sont à l'arrêt.

EDF va trouver des solutions. Mais on voit bien qu'en faisant durer plus longtemps que ce qui était prévu, ce qu'à l'origine, ils étaient prévus pour durer 30, 40 ans ces réacteurs. Donc, il faut continuer de les améliorer. On voit bien que ça va coûter beaucoup d'argent et qu'effectivement, il y a potentiellement des améliorations à faire. Mais vraiment, notre autorité de sûreté nucléaire, alors ça ne veut pas dire qu'il n'y aura jamais d'accident, ce serait fou de dire ça, mais on a un niveau d'exigence très élevé. Mais c'est un débat qui n'existe pas dans cette campagne, très peu.

On parle du nucléaire effectivement pour résoudre cette équation, pouvoir d'achat, on va en parler dans un instant, et puis transition écologique et le fait de, évidemment, limiter les émissions de gaz à effet de serre, etc. Mais la question de la sûreté, alors elle est portée par la France insoumise, la question des déchets est un peu portée aussi par les écolos, mais sur ce point, Emmanuel Macron ne fait pas du en même temps, sur la question du nucléaire, il y va clairement.

Je crois que sur les déchets, il va falloir, Emmanuel Macron en a parlé un tout petit peu, je crois qu'il a prononcé une fois l'homo cet après-midi, mais pour ne rien dire, évidemment, puisque c'est la question problématique quand même dans cette affaire, et je pense qu'en effet, c'est un bon angle d'attaque pour les écolos et la gauche d'aller sur les déchets, qu'est-ce qu'on en fait, comment, parce que les gens qui sont concernés par ça, par exemple, on peut prendre Aburre, ils sont très en colère contre ça, évidemment, comme d'habitude.

Donc, là, je pense que c'est le seul angle d'attaque, mais à mon avis, ça ne suffira pas, parce que la gauche a souvent tendance à se mettre en opposition. Il faut maintenant une proposition. Si on est contre les déchets nucléaires, on peut le comprendre, mais qu'est-ce qu'on a à la place ? On est d'accord que le programme qui a été annoncé cet après-midi peut être absolument détricoté par le prochain candidat président, si ça n'est pas Emmanuel Macron.

25:17
Invité

Oui, oui, bien sûr.

25:19
Présentateur

Même si vous disiez qu'à droite, c'était à peu près la même tonalité ?

25:22
Invité

Si Valérie Pécresse était la prochaine présidente de la République, au fond, la différence en termes

25:28
Présentateur

de politique publique du nucléaire ne serait vraiment pas différente. En revanche, si c'était éventuellement un candidat de gauche qui n'est pas l'hypothèse la plus probable, on aurait certainement un autre type de cap et un détricotage en effet de cela. Mais d'une certaine manière, Macron s'est détricoté lui-même là-dessus. Parce qu'il a changé complètement de pied par rapport au projet. Il est sûrement regretté ce que vous pensez réellement à la base. Par rapport au projet initial, en tout cas, on en est très, très loin.

Vous êtes d'accord les uns et les autres pour dire qu'avec cette annonce cet après-midi, cette mesure, cet élément de campagne, de programme de campagne, il parle à la droite. Que dit-il en ce moment à la gauche ? Ou que prévoit-il de dire à la gauche ? Et a-t-il l'intention de parler à la gauche ? Oui. Vous savez, il a fait une grande émission, un peu bilan, en décembre. Ça, c'est jugé par les gens de droite de la Macronie comme un positionnement trop à gauche. Il avait notamment dit il ne faut pas réduire le nombre de fonctionnaires, on a besoin toute une ode aux fonctionnaires. Il y a aussi des petits cailloux qui sont posés sur les questions sociétales.

Il va y avoir l'allongement du délai pour l'IVG qui va être voté alors contre l'opinion d'Emmanuel Macron, mais enfin, il l'a quand même laissé faire. Il est en train d'avancer manifestement dans sa campagne sur la fin de vie. Il pourrait y avoir une convention citoyenne sur la fin de vie. Il veut changer le dispositif d'aujourd'hui. C'est ça pour l'instant. Je n'y vais pas trop sur la dépense publique et des petits signaux sur le sociétal. Il y a une accélération Cécile Cornudet clairement ces derniers jours ou pas ? On sent que en tout cas sur Valérie, ils ont identifié que le principal danger c'était Valérie Pécresse.

Il y a une accélération dans la mesure où là, comme elle fait son grand meeting de dimanche, il y a eu le ralliement des riverts, il y a des choses comme ça. Il y a eu tout un bilan sur la sécurité qu'ils essayent beaucoup de vanter. Avec plus ou moins succès ? Même si Gérald Darmanin n'est pas trop arrivé mais manifestement l'Elysée pousse à ce qu'on revoie ces chiffres et nous en fournit pour qu'on puisse vanter un bon bilan en matière de sécurité. Donc ça s'accélère de ce point de vue-là. Astrid Epiline ?

Et puis aujourd'hui, il était quand même accompagné de quelqu'un qui est une icône, enfin en tout cas quelqu'un qui incarne la gauche, une partie de la gauche c'est Jean-Pierre Chevènement. Je trouve que ça c'était un joli coup en un sens politique. Ça parle encore aux électeurs Jean-Pierre Chevènement, aux électeurs de gauche ?

Je ne suis pas sûre mais en tout cas sur cette question de la souveraineté économique qui revient depuis la crise sanitaire dans le débat alors même qu'Emmanuel Macron était là pendant que la filière énergie d'Alstom a été vendue à Général Electric, maintenant qu'elle est rachetée par EDF venir avec Jean-Pierre Chevènement qui est élu de Belfort qui lui-même était très opposé à cette vente et l'a fait savoir là c'est comme si Jean-Pierre Chevènement venait lui donner son pardon. Je ne sais pas ce qu'il a obtenu en échange mais vraiment c'est un joli coup de la part d'Emmanuel Macron parce qu'il fallait le faire. Ça ressemble à un ralliement ou pas ?

Peut-être pas encore et puis je ne suis pas sûre que ça pèse en réalité Jean-Pierre Chevènement ne fait pas grand chose en électorat mais souvenez par exemple Arnaud Montebourg qui est assez proche des idées souverainistes qui lui pour le coup s'était opposé très frontalement à cette vente il a même quitté le gouvernement lui il n'a pas encore dit je n'ai pas vu encore sa réaction mais il n'a pas dit que c'était formidable il faut voir en fait mais Jean-Pierre Chevènement c'est quelqu'un de gauche donc avec Éric Wirt hier on voit qu'Emmanuel Macron élargit En tout cas il reprendra la même stratégie que celle de la dernière fois c'est-à-dire trianguler comme on dit c'est-à-dire des débauchages à droite et à gauche et occuper le plus possible une position centrale Il élargit encore plus son socle et honnêtement c'est assez impressionnant je ne pensais pas qu'il pouvait aller encore au-delà et jusqu'où va-t-il aller ?

Mais la gauche de Chevènement c'est une gauche souverainiste c'est une gauche même qui a des accents nationalistes c'est une gauche industrialiste et sur le sociétal c'est pas tellement j'allais dire la tasse de thé de Jean-Pierre Chevènement c'est-à-dire que Jean-Pierre Chevènement c'est la vieille gauche l'ancienne gauche républicaine droite dans ses bottes ça n'a pas grand-chose à voir avec la nouvelle gauche qui est dominante aujourd'hui bien sûr chez les Verts bien sûr au Parti Socialiste ou même à la France Insoumise vous voyez c'est tout de même une gauche d'antan Vous voulez dire un mot ?

Oui et ça fait longtemps qu'Emmanuel Macron s'affiche quand même en tout cas en parle de Jean-Pierre Chevènement il a raconté aux journalistes qu'il avait voté pour lui par exemple quand il était en campagne c'était en 2007 je crois donc il aime bien cette gauche-là parce qu'elle est républicaine elle est claire sur la sécurité et elle est industrielle et c'est ces thèmes pour la campagne sans doute En tout cas en Conseil des ministres mercredi dernier hier il a dit il faut surveiller ça de très près il parlait de ce mouvement de mobilisation c'est un mouvement dont personne ne sait encore s'il peut perturber la campagne ils se font appeler les convois de la liberté et ambitionnent de bloquer Paris et Bruxelles sur le modèle de ce qui s'est fait au Canada il dénonce pêle-mêle les mesures sanitaires de la lutte contre le Covid le pass vaccinal les prix des carburants et d'une manière générale le système nos équipes les ont suivis Juliette Ballon Laszlo Gellabert et Maxime Liogier Ce matin ils étaient une petite centaine à se retrouver au parc des expositions d'Avignon petit point logistique pour cette première étape du convoi de la liberté parti du sud avant une longue route vers Paris

30:52
Invité

le camion est mis à disposition jusqu'à Paris voire Bruxelles en tant qu'assistance à ceux qui ont des besoins alimentaires

31:01
Présentateur

Christian 77 ans et Annie 68 ans arrivés de Brignol dans le Var ont loué spécialement un camping-car pour participer au mouvement et sont encouragés par les premiers dons de nourriture des bignes de sucre même des boissons et pour tout le convoi un pain bio et vraiment

31:26
Locuteur non identifié

Et ça vous fait quoi ça ? Vous vous ressentez quoi ?

31:28
Présentateur

C'est énorme c'est énorme les gens qui n'ont pas pu venir avec nous ont participé à leur manière Le couple non vacciné refuse de se soumettre aux restrictions sanitaires le pass vaccinal hors de question Vous croyez qu'on est libre ? Est-ce qu'on peut aller au théâtre au cinéma au restaurant boire un café se poser sur une terrasse à l'hôpital il faut montrer pour rentrer à l'hôpital ? Mais dans quel monde on vit ?

C'est plus possible Selon le groupe Convoi de la Liberté sur Facebook il serait plus de 340 000 à soutenir cette initiative avec des cortèges venus de toute la France comme le montrent ces itinéraires partagés par les organisateurs sur les réseaux sociaux Premier gros rendez-vous à Paris demain pour participer à la manifestation antipasse vaccinale de samedi puis direction Bruxelles en Belgique pour un rassemblement européen lundi prochain Objectif reproduire le blocage géant instauré par les routiers canadiens dans le centre-ville d'Ottawa depuis maintenant 13 jours Ce mouvement qui vise à protester contre l'obligation vaccinale imposée pour franchir la frontière avec les Etats-Unis a rapidement pris de l'ampleur Des centaines de poids lourds rejoints peu à peu par des milliers de manifestants anti-mesures sanitaires anti-gouvernement

32:47
Locuteur non identifié

Il n'y a pas eu de loi

32:50
Invité

pour geler nos remboursements de prêts et ils n'ont pas baissé les impôts Donc des gens perdent leur maison ils perdent leurs entreprises ils n'ont aucun salaire et on les contraint à se faire vacciner juste pour pouvoir garder leur emploi afin qu'ils ne perdent pas leur logement

33:03
Locuteur non identifié

Ce mouvement

33:07
Présentateur

parti du Canada pourrait-il faire tâche d'huile en France ? Il rappelle en tout cas la crise des gilets jaunes en 2018 et est observée de près par l'exécutif même si une note des renseignements généraux décrit pour l'instant un mouvement loin d'être structuré Hasard ou non le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a expliqué hier que le pass vaccinal pourrait être abandonné d'ici quelques semaines à deux mois de l'élection présidentielle le sujet du convoi de la liberté s'immisce dans la campagne

33:35
Invité

Évidemment on va tout de suite m'accuser de récupération Non c'est pas de la récupération je viens dire à ceux qui sont scandalisés par le pass vaccinal ceux qui sont scandalisés par la hausse terrible du carburant qu'il faut voter Voter plutôt que bloquer Non mais l'un et l'autre mais pas l'un à la place de l'autre c'est ça que je veux dire Il faut abroger maintenant le pass vaccinal et en finir avec toutes ces mesures liberticides qui n'ont pas d'efficacité dans la jugulation Donc on verra des insoumis

34:05
Locuteur non identifié

dans le convoi

34:05
Invité

Moi si il y en a qui souhaitent y aller en effet je les encourage à y aller en effet il faut arrêter avec cette logique là

34:11
Présentateur

Si les revendications du convoi de la liberté portent d'abord sur les restrictions sanitaires elles tombent aussi autour de la vie chère comme nous l'expliquent ces deux étudiantes prêtes à prendre la route

34:21
Locuteur non identifié

Aujourd'hui pourquoi vous êtes ici ? Ici un petit peu pour le pass sanitaire mais surtout pour le prix du gasoil pour le pouvoir d'achat tout ça Ça coûte cher pour vous aujourd'hui ? Ah oui Moi je suis étudiante et du coup c'est vraiment compliqué pour payer le gasoil je m'en sors pas quoi

34:37
Présentateur

Un cocktail de colère que le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin compte bien arrêter aux portes de la capitale en cas de blocage il a prévenu la réponse de l'Etat sera très ferme Pascal Perrineau cette question de Sandrine dans le Haut-Rhin les convois de la liberté ne sont-ils pas au Canada comme chez nous le symptôme d'un ras-le-bol généralisé ?

34:59
Invité

Ah bien sûr ils s'inscrivent dans un phénomène de ras-le-bol qui n'est pas nouveau

35:03
Présentateur

on l'avait vu déjà avec les bonnets rouges on l'avait vu ensuite avec les gilets jaunes on l'a vu d'une certaine manière avec la structuration même si elle reste faible de ce mouvement anti-pass anti-vax et quelque part il semblait que cette colère sociale s'était refroidie mais elle ne s'est que refroidie elle n'a pas disparu elle est là Pourquoi vous dites ça ?

Et d'une certaine manière certains éléments de conjoncture la réaniment je pense en particulier à la hausse drastique du coût de l'énergie tout d'un coup c'est exactement d'ailleurs comme ça que le mouvement des gilets jaunes avait commencé tout d'un coup les gens s'aperçoivent que ben voilà il n'y arrive plus comme disait cette jeune étudiante ça pose des problèmes dramatiques de pouvoir d'achat dans des couples qui souvent ont deux voitures pour se rendre à leur travail qui habitent dans les périphéries lointaines et on revient j'allais dire aux fameuses fractures territoriales qui recoupent la fracture sociale et quand vous regardez ce mouvement qui est en train de se mettre en place moi j'étais hier en Bourgogne rencontrer justement des gens aux confins du réseau gilets jaunes et du réseau convoi de la liberté et vous vous apercevez que ce sont les mêmes réseaux qui se réactivent c'est exactement les mêmes réseaux qui se réactivent pourquoi ?

parce que la période d'affrontement avec le pouvoir de 2018-2019 est terminée mais les réseaux sont restés parce que ces réseaux les gens sont venus à ces réseaux pour des raisons de convivialité ils sont bien ensemble ce sont des gens très isolés socialement ils ont besoin de solidarité ils ont trouvé dans des réseaux de la solidarité et ces réseaux vous disiez même de l'amour c'est le mot qu'ils utilisent hier soir le mot qui était présent était le mot amour rencontre partage justice et ce sont des sentiments bien sûr positifs il y a aussi la colère qui est une passion plus triste mais il y a ces mots là et ces réseaux aujourd'hui se réactivent et je comprends très bien que le pouvoir suive attentivement cette affaire parce qu'une fois ça a vraiment dégénéré ça a fait trembler le pouvoir souvenons-nous de décembre 2018 ce qui est curieux c'est qu'on est à deux mois d'un vote est-ce que c'est un moment propice est-ce qu'ils se disent qu'ils veulent changer les choses par la mobilisation plutôt que le vote ça sous-entendrait qu'ils ont renoncé à les changer par le vote alors il faut bien voir et c'était une des limites du mouvement des gilets jaunes que ça n'a pas eu de traduction électorale et que beaucoup d'hommes et de femmes qui animent ces réseaux aujourd'hui voilà sont parfois un peu en marge du système politique ils pratiquent beaucoup l'abstention le vote blanc ça veut dire qu'ils n'attendent rien des élections peut-être peut-être qu'ils vont faire les deux comme disait Marine Le Pen après il faut voir c'est vrai qu'il y a une inquiétude une vigilance parce que le gouvernement il a vraiment tremblé avec les gilets jaunes on ne sait pas aujourd'hui si ça peut être de cette ampleur il faut attendre de voir quand même samedi combien ce sera c'est vrai que tous les mouvements anti-vax depuis un an il y a une frange vraiment très en colère très radicalisée mais ça n'a pas pris on ne peut pas dire qu'il y a eu beaucoup de monde qui restait mobilisé malgré tout qui restait mobilisé et ce sont les mêmes qu'on retrouve là et la question du pouvoir d'achat se rajoute aujourd'hui et c'est un vrai souci que la colère sociale soit aussi visible qu'elle l'était il y a deux ans il y a quand même eu d'abord cette fatigue des gens après deux ans de restrictions et de Covid ils se sont quand même beaucoup retournés recentrés sur leur cellule familiale il y a eu le quoi qu'il en coûte qui a quand même montré que l'État était là globalement en France plus qu'ailleurs souvent pour aider les gens dans ces moments difficiles les gilets jaunes ils ont bénéficié comme des autres du chômage partiel bon ça a pu un peu atténuer cette colère mais effectivement est-ce qu'elle a complètement disparu c'est une grande interrogation moi ce que je sens du gouvernement c'est qu'il est moins inquiet pour maintenant que pour l'après dès qu'il faudra réformer et réformer les universités donc les étudiants les retraites et on a vu donc tout ça effectivement à ce moment-là peut repartir aujourd'hui pour l'instant ça reste quand même limité et Astrid De Vilaine on a entendu dans le reportage que le porte-parole du gouvernement commence à donner des perspectives sur la levée du pass vaccinal justement avec l'idée qu'il ne faudrait pas que ce mouvement de colère s'installe et s'organise Oui Gabriel Attal a dit qu'on pourrait peut-être on verra mais peut-être que début avril donc quelques jours avant l'élection on va lever le pass vaccinal mais c'est un peu gros c'est un petit peu gros je pense que tout le monde s'en rend compte mais je pense que ça ça donne plutôt des arguments à ces convois de la liberté qui se disent si c'est en avril pourquoi pas en mars ou en février je crois que le gouvernement regarde ça d'une manière avec beaucoup de surveillance et d'inquiétude parce que là on ne sait pas du tout encore ce que ça va donner mais il y a quand même du monde sur les routes il y a quand même des gens qui sont là qui ne disent pas seulement qu'ils sont contre le pass vaccinal et en fait c'est un discours bien plus global sur le vivre ensemble l'aspect festif la grande solidarité on regardait tout à l'heure sur le web post on a vu qu'énormes des réseaux s'organisent en ce moment à Paris sur des groupes télégrammes pour accueillir ces habitants d'autres territoires pour les loger gratuitement les héberger pendant leur manifestation donc le gouvernement qui voulait faire comme si ce n'était pas grand chose en fait je trouve il met un peu d'huile sur le feu en disant on interdit préfecture de police de Paris qui a interdit alors qu'ils sont en route donc qu'est-ce que ça va donner Gérald Darman a dit que ça serait très strictement appliqué cette interdiction on se souvient aussi des violences policières qu'il y a eu pendant les mouvements des Gilets jaunes vous imaginez à deux mois d'une élection si ça prend c'est explosif comme dossier surtout que en effet il y a énormément d'abstentionnistes dans ses rangs parce qu'en fait souvent ce qu'ils dénoncent les Gilets jaunes et là j'ai beaucoup écouté les vidéos hier de ces convois de la liberté c'est un rejet en fait de la classe politique dans son ensemble dans son ensemble pas d'Emmanuel Macron en particulier Emmanuel Macron est très visé et d'ailleurs vous avez sans doute vu je crois on l'a peut-être vu dans votre reportage les affiches commencent déjà à afficher le fameux Macron on t'emmerde et moi je me suis toujours dit quand j'ai vu cette interview dans le Parisien peut-être que là on ne le voit pas encore mais en campagne tout le monde tous ses opposants politiques mais les français aussi qui sont contre lui vont lui renvoyer ça dans la figure donc ça donne quand même un état de tension qui n'est pas de nature à faire une élection avec comme on le disait tout à l'heure des débats de fonds des projets contre projet etc s'il y a des blessés s'il y a des problèmes de violences policières vous imaginez le contexte explosif qui peut rebattre d'ailleurs les cartes d'une élection et avec ce terreau et ce qui alimente la colère c'est la question du pouvoir d'achat toujours on y revient avec cette idée que l'énergie de toute façon que les énergies carbonées vont continuer à monter on voyait dans ce reportage des étudiantes qui se mobilisent en disant on n'y arrive plus et en zone rurale et ailleurs que dans les grandes métropoles on a besoin de notre voiture il y a eu un geste aussi peut-être qu'on peut y revenir avec vous Emmanuel Duteil du patron de Total où il y a les gestes c'est du gouvernement et puis il y a Total Énergie qui a annoncé un geste en faveur notamment des personnes qui habitent dans les zones rurales oui effectivement mais il n'y a pas que les étudiants qui sont touchés vous savez tous ceux qui prennent leur voiture tous les jours pour aller au travail vous savez qu'il y a sur les chiffres de l'INSEE un peu moins de 10 millions de personnes qui font chaque jour pour aller au travail entre 10 et 50 kilomètres aujourd'hui depuis l'année dernière si vous regardez votre plein là aujourd'hui par rapport au même mois de l'année dernière on considère en France qu'un plein c'est environ 50 litres c'est 17 à 18 euros de plus vous imaginez pour un plein si vous multipliez ça par deux voitures et par deux à trois pleins parfois par mois c'est une facture qui s'envole à quoi s'ajoute à cela la facture d'électricité parce que le gouvernement a fait une très bonne com pour dire on gèle non il y a une hausse de 4% qui est une hausse extrêmement conséquente si on roule ça arrive de prendre les autoroutes 2% de hausse et au 1er mars il va y avoir une autre hausse extrêmement importante c'est celle des produits de notre ticket de caisse tout simplement au supermarché le patron de Lidl qui est quand même celui qui doit le plus tirer les prix en France dit que ça va augmenter de 3 à 3,5% donc vous imaginez chez les jaunes donc si vous ajoutez tout cela il y a je ne sais pas s'il y a un problème de pouvoir d'achat mais ce qui est certain c'est que le pouvoir d'achat est amputé et effectivement vous l'avez dit le patron de Total mais qui lui est aussi sûrement en campagne politique puisque Total présentait par ailleurs tiens comme par hasard ses résultats ce matin des résultats records depuis 2007 je crois 16 à 17 milliards d'euros de bénéfices donc hier il a dit je vais faire un geste un geste important qui n'est pas que symbolique pour les 200 000 clients les plus fragiles de son offre au gaz il y a une réduction notable et puis il y a un chèque de 5 euros si vous faites un plein justement de 50 euros en zone rurale c'est pas neutre c'est utile mais moi je pense que et toutes les études Pascal Perrineau le sait mieux que moi mais toutes les études d'opinion montrent que le pouvoir d'achat est très nettement la première préoccupation des français et je suis persuadé que dans les semaines à venir c'est le sujet de préoccupation avec vous avez raison avec un gouvernement qui a sans doute ces chiffres là comme vous les avez et qui a essayé d'anticiper et qui a distribué des chèques énergie etc et la question que j'allais vous poser c'est est-ce que tous ces efforts là financiers parce que bon malgré tout on est dans le quoi qu'il en coûte toujours en réalité ces efforts financiers ont été faits de la part du gouvernement vous diriez aujourd'hui que ça a été englouti que ça n'a pas suffisamment aidé moi je pense que c'était indispensable de les faire mais il faut juste avoir en tête le montant 14 milliards d'euros ont été dépensés je pense que pas un français qui a touché ce chèque énergie ou ce chèque inflation a le sentiment que ça lui a sauvé ça c'est un peu comme quand on est augmenté au dernier moment on considère juste que l'augmentation elle est normale et qu'on ne va pas en faire plus pour ça c'est exactement ça c'est que là les gens considèrent qu'ils avaient sûrement besoin d'être aidés mais qu'à la fin du mois ils en ont quand même moins il y a quelques mois Pascal Perrineau et puis vous parliez tout à l'heure de l'antimacronisme l'antimacronisme s'était calmé mais c'est une réalité de ce quinquennat l'antimacronisme tout d'un coup de multiples mouvements sociaux un ras-le-bol c'est focalisé un ras-le-bol de quoi pardon Pascal Perrineau un ras-le-bol beaucoup sur le terrain social sur le terrain du pouvoir d'achat sur le terrain aussi j'écoutais hier ces gens qui se réunissaient du mépris ils se sentent mépris ils se sentent méprisés ils se sentent invisibilisés ils ont l'impression en effet qu'ils n'existent pas aux yeux des puissants et en particulier du plus puissant d'entre eux le président de la république jupitérien en haut de la pyramide ça veut dire que les efforts financiers dont on parlait pour aider les plus défavorisés n'impactent pas voilà il faut faire attention parce que tout ça peut être effacé dans une lutte sociale un mouvement social tout ça peut être effacé du jour au lendemain parce que pour ces gens là les gens d'en bas il y a un responsable Emmanuel Macron et c'est très frappant dans les enquêtes je regardais la dernière cote de popularité du président de la république alors il peut se rassurer il y a 40% de français dans la cote IFOP qui approuve son action il y en a 60% qui ne l'approuve pas et surtout parmi ceux qui ne l'approuve pas c'est 34% c'est énorme qui disent on ne l'approuve pas du tout là on voit bien qu'il y a une espèce de polarisation un français sur trois qui est dans une opposition mais radicale au président de la république en tout cas son entrée en campagne on est d'accord ne sera une surprise pour personne mais la question est plutôt de savoir quelle campagne peut et va faire Emmanuel Macron et avec qui que reste-t-il de son parti des marcheurs qui seront les figures de son gouvernement qu'il mettra en avant alors que plusieurs de ses piliers ont été fragilisés vous allez le voir ces derniers jours Léa Dermidjan Laszlo Gelaber et Emmanuel Bach

46:55
Locuteur non identifié

c'est un sujet sérieux et je suis très ouvert aux propositions pour améliorer Jean-Michel Blanquer à l'oral de rattrapage sa réforme du bac n'est pas un succès alors le ministre rétropédale il faudra plus de maths au lycée donc 9h plutôt que 8h c'est plus de maths pour le ministre de l'éducation nationale tout semble difficile ses vacances à Ibiza d'où il a annoncé le protocole sanitaire pour la rentrée de janvier ne passe toujours pas ministre critiqué moqué aussi par ses manifestants et pourtant un record de longévité alors certains candidats à la présidentielle voudraient bien le voir partir

47:41
Invité

je demande c'est pas la première fois je demande la démission de Jean-Michel Blanquer depuis des mois et des mois il méprise la communauté éducative il méprise les enseignants il méprise les parents d'élèves et les élèves

47:57
Locuteur non identifié

ça ne changerait pas grand chose à la pagaille que monsieur Blanquer a déjà semé mais disons que moralement et symboliquement ça aurait une portée qui montrerait qu'on est quand même quand même sensible aux questions de la morale

48:11
Présentateur

en Macronie autre ministre autre reproche

48:15
Locuteur non identifié

dans la tourmente cette fois Gérald Darmanin

48:18
Présentateur

monsieur le ministre aurait préféré ne pas être interrogé sur son bilan

48:23
Invité

sur ces questions de sécurité j'en veux pour preuve les chiffres qui viennent de votre propre ministère les hausses de la violence des atteintes aux personnes homicides en hausse coups et blessures volontaires en très nette hausse violence sexuelle notamment en hausse tellement en hausse qu'on parle même d'explosion votre présentation elle est très rapide et un peu populiste et c'est la difficulté essayez de démontrer l'inverse ce sont vos chiffres calmez vous madame ça va bien se passer ça va bien se passer vous allez voir il y a 30% de baisse sur les biens moi j'en ai marre des discours populistes

48:52
Locuteur non identifié

une séquence aussitôt critiquée par l'opposition

48:55
Présentateur

à l'assemblée nationale

48:56
Invité

le premier flic de France qui est votre ministre de l'intérieur se doit de conserver en toutes circonstances calme et maîtrise de soi or ce matin c'est surréaliste sur l'antenne d'une chaîne d'info continue monsieur Darmanin a perdu ses nerfs et a tenu des propos agressifs moi je pensais

49:23
Locuteur non identifié

qu'on était à l'assemblée nationale j'avais pas compris qu'on était dans la rédaction de télé loisirs et qu'on était en train de commenter les émissions de télévision déministre à la peine et un président bientôt candidat qui fait campagne tout seul ou du moins sans ceux qui dérangent ce jour là dans la creuse Emmanuel Macron face aux doléances du monde rural vende son bilan ce qu'on est en train

49:47
Présentateur

de faire là très fortement c'est de réinvestir sur les actes routiers autoroutiers et ferroviaires que j'appellerais de proximité

49:56
Invité

c'est à dire ceux qui vous permettent de d'atteindre soit la métropole la plus proche soit l'agglomération qui est la plus proche pour pouvoir travailler ou aller au lycée ou aller faire des études ou retrouver la famille

50:08
Locuteur non identifié

à deux mois du premier tour le président est donné en tête entre 23 et 26% des intentions de vote

50:16
Présentateur

alors juste sur les enquêtes d'opinion ça risque de baisser un petit peu quand il va entrer en campagne c'est mécanique et il faut s'y préparer Pascal Perrineau

50:24
Invité

oui il devrait connaître une légère érosion parce qu'il n'aura plus uniquement l'aura présidentielle il sera un candidat comme un autre

50:33
Présentateur

il rentrera dans la bagarre mais enfin l'avance du président candidat est confortable aujourd'hui est-ce qu'il est seul ?

il veut être seul il veut être seul il fait une campagne enfin il prépare sa campagne dans le plus grand secret avec trois ou quatre personnes les ministres sont tenus à distance ils sont censés s'occuper de leur clientèle et on les occupe de temps en temps en leur disant réfléchis sur tel sujet mais en vrai et c'est pour ça qu'ils sont fébriles en ce moment c'est qu'ils ne savent pas quel rôle ils vont jouer dans la campagne ils sont tenus au courant de rien ils ne savent pas quelle sera la campagne d'Emmanuel Macron et ils savent encore moins s'ils continueront à être ministre ou pas si Emmanuel Macron est réélu mais est-ce qu'il veut s'appuyer sur certains des piliers de son gouvernement alors pas peut-être ceux qu'on a vu dans ce reportage il y a quelques ministres oui il y a quand même Gérald Darmanin il y a Bruno Le Maire il y a Gabriel Attal il y a Clément Beaune et il y a Sébastien Lecornu et Julien Denormandie qui devrait être le directeur de campagne en fait Julien Denormandie est très il illustre le ministre parfait selon Emmanuel Macron je pense que beaucoup de gens ne savent pas qui est Julien Denormandie

51:39
Locuteur non identifié

c'est le ministre de l'agriculture quand même

51:41
Présentateur

c'est le ministre de l'agriculture il a travaillé sa clientèle comme ils disent et manifestement il y a plus d'agriculteurs moins d'agriculteurs hostiles après son passage au ministère de l'agriculture il est très discret il ne fait pas des matinales tous les quatre matins en parlant mal aux journalistes et en voulant être sur tous les sujets et il a été ultra loyal donc c'est ce type de ministre qu'il veut valoriser Astrid De Vilaine est-ce qu'il va pouvoir compter sur son parti ?

alors ce parti est très décrié depuis qu'il est né beaucoup disent qu'il n'est pas assez ancré dans les territoires que Stanislas Guérini le patron du parti n'est pas assez visible ce qui est souvent le cas moi je trouve quand le président est là en revanche moi ce que j'observe mais ça ne se voit pas forcément mais moi ce que j'observe c'est que le parti travaille beaucoup sur les questions de rapport avec les français la grande marche ils ont refait une forme de grande marche un peu à bas bruit mais ils sont allés à la rencontre des électeurs à l'ancienne porte à porte questionnaires qu'est-ce que vous retenez de l'action de quoi vous avez envie qu'on parle pendant la campagne ce qui en ressort c'est et à mon avis c'est assez malheureux pour Emmanuel Macron mais c'est l'écologie c'est-à-dire que c'est les français qu'ils ont rencontrés ont envie qu'on parle plus d'écologie donc ça dit quelque chose du bilan et ils sont très structurés sur le plan numérique c'est-à-dire des applications qui marchent très bien etc.

les jeunes avec Macron qui s'agitent etc. Bon est-ce que ça va suffire c'est pas sûr mais en tout cas moi je ne fais pas partie de ceux qui disent que le parti n'a rien fait etc. alors qu'il est très souvent critiqué Est-ce qu'il pourra s'appuyer sur Édouard Philippe cette question Édouard Philippe et Emmanuel Macron sont-ils sur la même longueur d'onde leur chemin vont-ils se séparer ?

Il y a un gros froid entre les deux parce qu'Emmanuel Macron ne comprend pas pourquoi Édouard Philippe prépare 2027 alors qu'il devrait être uniquement préoccupé de faire réélire Emmanuel Macron donc il y a un énorme malentendu entre eux et Édouard Philippe considère qu'il a servi Emmanuel Macron qu'il fera quand même sa campagne pour 2022 et qu'il a le droit s'il veut de faire un parti pour peser dans la prochaine majorité donc il n'y a pas tant de ça de différence sur le fond quoique Édouard Philippe est plus sur les questions de dette il faut mettre fin au quoi qu'il en coûte etc.

mais il y a un vrai malentendu aujourd'hui entre les deux hommes qui ne verra pas le jour ce malentendu publiquement d'ici à la campagne je ne pense pas non il y a eu des petits agacements c'est pour les législatives que ça va être tendu voilà sans doute c'est possible qu'Emmanuel Macron fasse une initiative politique si par exemple Valérie Pécresse n'est pas au second tour il voudra prendre une partie de LR et Zemmour voudra prendre l'autre donc c'est Emmanuel Macron pourrait créer un parti pour essayer de ramasser cette frange de LR mais c'est un peu ce que fait aussi Édouard Philippe donc à ce moment là ils peuvent être un peu en concurrence Pascal Perignon oui pour les législatives vous savez on en discute partout dans les régions et là ici et là voilà entre si vous voulez La République en marche Purjus et Horizon vous voyez bien qu'il va y avoir des discussions de cette discussion on parle des gauches on parle des droites il faut parler des Macronis aussi maintenant parce qu'Édouard Philippe l'avait dit clairement avec ses mots à lui je ne suis pas là pour beurrer les tartines voilà c'est pas le genre d'Édouard Philippe c'est pas le genre d'Édouard Philippe et nous revenons maintenant à vos questions une question d'Éric crise sanitaire présidence de l'Union Européenne Ukraine n'est-ce pas trop pour un seul homme qui maintenant décide pour notre avenir énergétique il a pas mal de fer au feu oui mais il joue de ça il pouvait décaler la présidence française de l'Union Européenne il pense que ça le présidentialise que ça fait une vraie différence avec Valérie Pécresse qui elle apparaît plus enfin moins dans cette posture plus premier ministre ou quelque chose comme ça et on voit que dans les sondages ça le sert donc il joue ça jusqu'au bout une question d'Alain plus de 10 ans de retard et un coût exorbitant pour le contribuable le fiasco de l'EPR de Flamanville est-il amené à se reproduire ?

on peut le regarder plutôt avec le verre à moitié plein c'est-à-dire que ce fiasco a tellement été gigantesque qu'au moins ils ont eu à peu près tous les problèmes imaginables réunis dans un seul ça c'est le pari c'est le pari mais ils ont quand même beaucoup appris à ce moment-là et puis comme je disais tout à l'heure il y a un EPR en Finlande qui est quand même fini de construire et entre temps EDF a quand même regardé ses EPR à Taishan en Chine donc on peut se dire qu'il est certain que le calendrier ne sera sûrement pas respecté que le coût ne sera pas respecté c'est bien pour ça que l'Elysée a lancé d'autres audits à côté des chiffres annoncés par EDF pour construire les 6 EPR annoncés aujourd'hui mais ça paraît quand même peu probable qu'on reproduise ce fiasco il n'a pas parlé de ce qu'on avait évoqué il y a quelques mois les mini EPR il a dit qu'il y aurait quelques SMR c'est comme ça qu'on appelle les mini réacteurs mais ça n'avait jamais été prévu qu'on en ait beaucoup en France c'est-à-dire que ce que voulait Emmanuel Macron avec ses petits réacteurs c'est en installer quelques-uns chez nous pour montrer que ça marche pour faire de la France un showroom venez voir comment ça marche et surtout vous les achetez à l'appel pourquoi n'y a-t-il pas alors c'est Maxime qui est en Vendée qui est ingénieur énergéticien merci de le préciser pourquoi n'y a-t-il pas de débat national sur ces constructions qui engagent plusieurs générations de Français c'est vrai c'est ce qu'il lui est reproché notamment par Yannick Jadot de dire on signe des on prend des engagements pour les 30 prochaines années à l'arrière là il y a une élection présidentielle oui en l'occurrence il y aura le débat mais sur la façon d'aborder ces grands choix énergétiques ces grands choix d'infrastructures pour la France vous parliez tout à l'heure de la convention citoyenne des grands débats nationaux sur lesquels on se prononcerait je pense qu'Emmanuel Macron sait que c'est ce qui va lui être reproché le fait de décider tout seul il a mis quelques garde-fous entre guillemets tout à l'heure dans son discours en disant il y aura un débat à l'Assemblée nationale en 2028 on ne sait pas s'il sera là lui aussi il a dit il a réactivé vous vous souvenez de cette commission nationale du débat public enfin voilà une instance ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vue il l'a dit mais avec Emmanuel Macron il faut se méfier quand il dit quelque chose souvenez-vous après les Gilets jaunes il avait dit on va faire des grands cahiers de doléances énormément de Français oui mais où sont les doléances ça ça va être un sujet dans cette présidentielle encore une fois ça va arriver très vite je rappelle les dates les 10 avril les 24 avril le premier et le second tour la gouvernance on se souvient de la démocratie participative de Ségolène Royal peut-être pour ramener ces gens qui sont mobilisés que vous avez rencontrés hier c'est un sujet mais de fond on est au coeur du malaise démocratique on sait très bien que la démocratie représentative qu'elle soit parlementaire ou présidentielle a rencontré ses limites comment fait-on vivre et c'est une demande en France une démocratie davantage continue en particulier entre les grands moments électoraux et là la démocratie participative qui a été mise en place le grand débat national après en effet cette convention citoyenne ont été un peu des expériences qui ont déçu c'est difficile de faire vivre la démocratie participative à l'échelle nationale mais un grand débat qui engage l'avenir de la société française comme le débat sur le nucléaire mériterait certes un débat parlementaire peut-être avant 2028 et certainement un débat citoyen et on se souvient du vote sur Notre-Dame-des-Landes aussi un vote qui n'avait pas du coup été respecté c'est aussi ces experts quand Emmanuel Macron se déclara-t-il enfin candidat c'est maintenant et c'est Cécile Cornudet qui nous dit c'est à Paris autour du 21 allez on ne vous reprochera pas si c'est un peu avant ou un peu après une question d'Alain gaz, électricité, carburant logement, taxes foncières alimentation, inflation un cocktail explosif pour avril 2022 réponse simple oui plusieurs pourcents et du coup une facture de tout ça qui va fortement augmenter et là votre téléspectateur a à peu près cité tout ce qui va augmenter sauf les autoroutes mais vous nous l'avez dit tout à l'heure les autoroutes 2% je peux vous dire le convoi de la liberté interdit à Bruxelles et à Paris ne va-t-on pas vers une nouvelle version des gilets jaunes à Street des Vilaines ?

il faut faire la comparaison ou pas ou c'est abusif ?

il est très tôt encore mais en tout cas si on compare les démarrages des deux mouvements moi je trouve ça en tout point quasiment similaire l'innovation le convoi de la liberté les gilets jaunes c'était malin du point de vue de la communication tout le monde reprend ça 500 000 personnes en quelques jours de solidarité de personnes qui se ressemblent finalement socialement et qui sont contentes d'être ensemble et qui se sentent en effet méprisées par tous les pouvoirs parisiens le fait même qu'elles soient bloquées à l'entrée de Paris je trouve ça symboliquement très fort là je voyais les images tout à l'heure ils sont sur les routes comme le Tour de France moins de monde je vous rassure mais quand même comme le Tour de France on les encourage etc il y a quelque chose pour moi qui est de l'ordre du clivage de la France d'en bas et de la France d'en haut et qu'Emmanuel Macron n'a jamais vraiment cherché à résorber vous avez vu toutes les petites phrases qu'il a dites pendant son quinquennat il n'y a qu'à traverser la rue il s'en est excusé il a fait un mètre pour dire j'ai envie d'emmerder les gens le lendemain moi je pense que c'est resté en tout cas ça revient souvent sur le terrain et donc a-t-il gouverné pour tous ou a-t-il gouverné seulement pour ceux qui vont bien je crois que c'est ce qui va lui être reproché ou en tout cas la question qui va lui être posée pendant cette élection une question de Catherine en Côte d'Or la question du nucléaire suscite bien des remous dans l'opposition mais que propose-t-elle de sérieux pour l'avenir ?

l'opposition beaucoup les verts et la France insoumise sont les plus opposés beaucoup les énergies renouvelables c'est vraiment miser tout là-dessus sur l'éolien le solaire et les océans pour Jean-Luc Mélenchon avec une sortie du nucléaire progressive et qui reste eux ils ne changent pas cette trajectoire-là en attendant 2050 comment fait-on pour se fournir en énergie pas trop chère ?

Emmanuel Duteil c'est l'énorme problème puisque ce qui se passe en ce moment et ce qu'on disait très rapidement tout à l'heure on vit un choc énergétique plus qu'un choc pétrolier il y a plusieurs raisons à ça je ne vais pas être trop long mais notamment on a sous-investi volontairement dans le pétrole ces dernières années et les résultats du groupe Total aujourd'hui en sont le meilleur exemple Total gagne beaucoup plus d'argent aujourd'hui que quand le pétrole valait 2 à 3 fois plus cher pourquoi ?

parce qu'il investit beaucoup moins qu'à l'époque donc à la fin il lui reste beaucoup plus d'argent moins investir ça veut dire que le pétrole va être tendanciellement un peu plus cher par ailleurs l'Arabie Saoudite dit droit dans les yeux à Emmanuel Macron ou à Bruno Le Maire vous ne voulez pas payer le pétrole ? vous ne voulez pas financer les investissements ?

nous on ne pompera pas plus et vous verrez ce qui est rare et cher donc les prix flambent et donc les prix vont flamber sûrement encore pendant un bout de temps après on peut espérer que grâce au nucléaire grâce au gaz grâce au renouvelable on arrive à trouver une souveraineté mais je pense qu'il faut que l'on se prépare collectivement à tous payer plus cher notre électricité demain et que la transition écologique dont on parle beaucoup moi je pense à titre personnel qu'il faut l'avoir comme un investissement parce qu'au bout du bout ça nous sera peut-être utile mais on est obligé d'être honnête et de dire que oui les prix vont sûrement rester avec l'idée qu'il faut aussi changer nos habitudes et consommer moins etc oui mais vous savez quand on nous dit qu'il n'y aura plus de voitures thermiques à un horizon de quelques années acheter une voiture électrique pendant quelques années ça va encore coûter très cher et du coup il faudra financer tout ça très vite une autre question chauffage, train, numérique, voiture avec le tout électrique y aura-t-il demain assez d'énergie pour tout le monde ?

si on construit des EPR et du renouvelable à tout va pendant des années oui faut-il s'attendre à des heures manifestations violentes troubles de l'ordre public dès que Macron sera candidat ?

Cécile Cornudet ça avait été les préfets se sont inquiétés de la petite phrase sur les emmerdés en se disant il ne va pas pouvoir faire campagne il va avoir les antivax contre lui donc on ne sait pas mais c'est un risque Merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 23h45 c'est l'heure de retrouver Anne-Elisabeth Lemoyne et toute l'équipe de CETAVOU bonsoir Anne-Elisabeth Bonsoir Caroline les convois de la liberté prévoient de bloquer Paris à partir de demain la préfecture de police a interdit la manifestation mais des cortèges sont déjà en route un mouvement essentiellement conspirationniste selon le spécialiste des fake news Thomas Huchon qui est notre invité ce soir Et je vous rappelle que vous pouvez retrouver quand vous le souhaitez c'est dans l'air en replay et en podcast et puis je vous donne rendez-vous dimanche en direct à 20h55 pour une nouvelle soirée spéciale présidentielle avec deux candidats Marine Le Pen puis dans une deuxième partie de soirée Fabien Roussel qui nous présenteront tous les deux leur vision de la France dans le monde Béz-Foy Béz-Foy Béz-Foy Béz-Foy Béz-Foy

Macron dévoile son programme...nucléaire #cdanslair 10.02.2022 · Pourquijevote