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Discours / meetingLCI (sur YouTube)· 24 octobre 2022 34 minFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

"Une paix est possible quand l'Ukraine décidera", assure Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « cette guerre est le fruit d'un nationalisme exacerbé entretenu par le pouvoir russe »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « les religions jouent un rôle essentiel en défendant les quelques principes que je viens d'évoquer »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « l'Europe et en particulier l'Union européenne sont un trésor à cet égard »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] merci beaucoup Messieurs les Présidents merci monsieur le Président éminence béatitude mais Seigneur Très Révérend Père et révérend de mer mesdames et messieurs messieurs les grands rabbins et rabbins Mesdames et Messieurs les hauts représentants de l'islam du bouddhisme de l'hindouisme Mesdames et Messieurs les dignitaires religieux monsieur le Président Monsieur les présidents et ancien président de la communauté de santéjidio Mesdames et Messieurs d'abord je veux vous dire l'immense honneur d'être parmi vous aujourd'hui mais en même temps quand j'étais invité et que j'ai accepté l'invitation je me suis d'abord dit ils invitent le président d'une république laïque qui a une histoire parfois complexe avec les religions après je me suis dit ils invitent le président qui est à la tête de la diplomatie mais aussi des armées d'une puissance dotée nucléaire en plein milieu d'une guerre qui revient en Europe c'est un drôle de moment pour venir parler de la paix et donc je me suis d'abord demandé chez André si vous étiez vraiment un ami et reprenant et reprenons en manière je me suis dit qu'est-ce que je suis allé faire dans cette galère parler de la Paix Maintenant alors que chaque jour il faut expliquer qu'on va tenir qu'on doit parler de défaire l'adversaire de victoire et que partout à travers l'Europe et à travers le monde on attend essentiellement des propos qui sont plus souvent belles mais je me suis aussi souvenu de ces moments qui ces dernières années m'ont profondément marqué m'ont beaucoup apporté se déchargent vous avez eu l'amitié d'évoquer les Bernardins je me souviens aussi l'Hôtel de Ville de Paris de l'échange avec les protestants il y a quelques jours encore à la Grande Mosquée de Paris quand Robin s'en souvient sans doute aussi avec juge de France et puis des lieux parcourus à travers le monde et je retrouve ici plusieurs visages amis de Jérusalem à Mossoul jusqu'au confins de l'Afrique et de l'importance de ce dialogue et donc quand j'ai appelé hier André ricardie je lui ai dit mais qu'est-ce que vous attendez de moi il m'a répondu quelque chose qui m'a réconforté médite nous ce que vous attendez des religions dans ce moment d'abord quelqu'un qui vous répond comme cela c'est assez rare pour un président de la République et donc je me suis dit c'est ce que je vais tâcher de faire mais surtout je pense que dans le moment est précisément dans le moment que nous traversons vos journées de travail ce dialogue que vous avez instauré à quelque chose qui par sa démarche même répond à la situation que nous vivons parce que décider de rassembler toutes les religions mais aussi des familles philosophies les convictions les responsables les associations c'est agir de manière concrète pour ce multilatéralisme de plusieurs ordres mais c'est créer un dialogue et donc l'art d'une forme de déséquilibre et c'est comme je le disais à un moment où on ne parle que de victoire ou de défaite accepter d'être en quelque sorte intempestif et parler de paix c'est pour cela que je suis devant vous aujourd'hui alors je voudrais je l'ai évoqué de manière rapide mais parler du moment parce que parler de paix et appelé à la paix aujourd'hui peut avoir quelque chose d'insupportable pour celles et ceux qui se battent pour leur liberté et donner le sentiment d'être en quelque sorte trahie et je le dis dans un pays qui a pu connaître qui a connu l'occupation et où parfois celles et ceux qui défendaient la paix pouvait n'être pas compris et être vécu comme des porteurs de défaites ne laissons pas la paix être aujourd'hui en quelque sorte capturées par le pouvoir russe ça n'est pas leur mot il n'est pas à eux ils ont fait même le contraire et la paix aujourd'hui ne saurait être la consécration de la loi du plus fort ni le cesser le feu ce qui viendrait consacrer un état de fait et donc nous parlons de paix de ce cri de la paix que vous avez décidé comme titre et appelle et vous allez travailler ensemble pendant tous ces jours au moment même où les Ukrainiennes et les Ukrainiens se battent mais pour résister pour défendre leur dignité pour protéger leur frontières et leur territoire et leur souveraineté nationale mais une paix est possible celle la seule qu'il décideront quand il le décideront et qui pourra respecter leurs droits de peuple souverain alors oui nous parlons dans ce contexte et tâchant de réfléchir avec vous je voulais essayer de voir pourquoi cette guerre en Ukraine nous bousculer si profondément d'abord parce que vous l'avez dit même président et le président matarella à un instant elle signe le retour de la guerre sur le sol européen et notre Europe avait réussi ce miracle de chasser la guerre de son sol jusqu'à là ensuite parce qu'elle implique une puissance dotée de l'arme nucléaire rien ne justifie cette guerre rien ne l'explique mais tâchant de me décaler dans ce moment et d'essayer de comprendre moi qui ai vécu ces dernières années qui nécessitent de parler en particulier au président Poutine j'essaie de voir ce qu'il y avait pu nous amener jusque là parce que quand on est un des dirigeants de ce monde et qu'on a tâché de réengager la Russie dans le concert des nations de prévenir y compris il y a quelques mois encore cette guerre ne peut pas chaque jour ne pas se poser la question comment en est-on arrivé là je n'ai pas de réponse je ne sais pas s'il y en a totalement une je pense qu'il y en a sans doute pas une unique et je pense qu'aucune réponse ni ne justifie ni n'explique ni une légitime quoi que ce soit je pense que d'abord cette guerre est le fruit d'un nationalisme exacerbé entretenu par le pouvoir russe qui s'est nourrit du ressentiment et de l'humiliation né lors de la dislocation de l'empire soviétique ensuite elle s'est nourrie confortée en s'isolant progressivement du reste du monde l'épidémie ayant sans doute aidé à cet égard et construisant la conviction que les menaces étaient là et quand quelque sorte l'attaque à son existence était le projet du reste du monde ou de l'Ouest pour nous citer et puis elle s'est consolidée construite par une forme de révisionnisme historique transformant l'histoire contemporaine et même l'histoire moderne en justifiant ce qui n'est qu'un projet impérialiste et colonisateur consistant à envahir son voisin mais c'est ça qui sait je crois passer méthodiquement ces derniers mois et ces dernières années et donc cette guerre est aujourd'hui celle d'un pouvoir qui a cherché à la justifier qui a construit sa propre raison son propre récit mais je ne suis pas sûr qu'elle soit la guerre de tout le peuple russe pour autant et c'est là où pour commencer à répondre à la question posée par toi André travailler en dessous patiemment est essentiel parler au peuple russe et aux consciences est essentiel cette guerre ne peut pas être totalement la leur aujourd'hui ensuite aujourd'hui nous avons très clairement et jusqu'au dernier quart d'heure nous ferons décider de sanctionner la Russie d'être aux côtés du peuple russe pour l'aider à résister d'un point de vue économique humanitaire militaire sans pour autant être parti prenantes de cette guerre pour ne pas la mondialiser mais pour qu'à un moment le peuple ukrainien puisse choisir la paix et pour qu'il choisisse le moment et les termes d'une paix qui leur a voulu mais ce qui veut dire qu'il y a une perspective de paix elle existera à un moment et qu'à un moment en fonction de l'évolution des choses et quand le peuple craignant et ses dirigeants l'auront décidé dans des termes qu'ils auront décidé la paix se bâtira avec l'autre et l'ennemi d'aujourd'hui autour d'une table et la communauté nationale étant là je dis tout cela vous apportant ma part de d'interprétation provisoire et un parfaite de ce que nous vivons mais parce que nous ne serions pour autant rester à part de ce qui se passe aujourd'hui et quand bien même nous parlons de paix c'est une perspective et nous devons la bâtir mais il y a aujourd'hui un peuple agressé attaqué et il y a de l'autre côté des dirigeants qui ont décidé de donner l'assaut d'envahir et d'humilier et se tenir à l'écart en pensant qu'il pourrait y avoir une forme d'équivalence où qu'on pourrait rester neutre je le crois c'est acté qu'on pourrait accepter un ordre international ou la loi du plus fort pourrait devenir la loi générale et où la domination ou l'état de fait pourrait se substituer à notre droit je ne le crois pas [Applaudissements] cette guerre est là donc et elle percute notre Europe nous bouleverse changent nos vies et je ne veux pas qu'elle fasse non plus oublier les autres guerres que vous avez évoquées celles dans le Caucase et que subit le peuple arménien c'est en Syrie en Irak celle dans la Corne de l'Afrique celle de du Proche et Moyen-Orient au contenu africain le Mozambique a été aussi évoqué ou à travers le monde qui aujourd'hui bouscule des peuples entiers les poussent dans la misère la famine parfois l'exil mais parler de la paix c'est aussi parler de ce qui traverse nos sociétés qui ne sont pas forcément en guerre mais qui vivent le retour de la violence et qui vivent le moment que nous traversons au silence entre le retour des colères et des grandes peurs doutant des vérités qui permettent de construire un commun et où tant étant dans nos sociétés sont plongés au fond dans une forme de solitude qui je le crois est l'un des grands drames des temps que nous vivons et où dans beaucoup de nos pays en Europe en particulier nos peuples ont ce sentiment de perdre le contrôle de leur vie de leur histoire de leur repère je dis cela parce que ce trouble en quelque sorte que nous vivons et qui traverse toutes nos sociétés même quand elles ne sont pas en guerre cette inquiétude qui renaît de la solitude d'une forme de relativisme qui se généralise de l'immensité des défis qu'il y a façonner celui du changement climatique celui des grandes inégalités liées à notre organisation contemporaine au fond fond naître et font revenir y compris dans notre Europe les ferments de la guerre et ils ont à chaque fois les mêmes racines les nationalismes fermés que nous ne devons jamais confondre avec le patriotisme mais qui sont la volonté de repli d'exclusion de l'autre et de domination d'un peuple une nation sur l'autre du rejet de l'autre dans nos sociétés ce que j'appellerais les rêves de pureté qui parcourent nos sociétés et qui convoque toutes les simplifications du monde cela peut être le rêve d'une pureté ethnique comme le rêve d'une pureté religieuse mais ils sont là dans nos sociétés pour vendre une forme d'absolu de bonne alloi consistant à dire que la solution face à ces doutes à ces troubles à cet ébranlement des consciences c'est de revenir à une vérité unique il y a des ennemis clair qu'il faut combattre et donc vous le voyez j'arrive devant vous inquiet alors face à ces défis celui de la guerre en Europe celui des guerres qui existent par ailleurs et des ferments qui reviennent dans nos sociétés que peuvent les religions je pense qu'elles peuvent beaucoup et que les politiques que nous sommes je le dis au sens générique du terme en tant que femme et homme qui ont décidé de s'occuper de la vie de la cité en ont besoin d'abord parce que nous devons tous responsables de gouvernement ou d'état responsables associatifs et responsables religieux essayez de tirer le bon diagnostic et d'agir ensemble ensuite parce que je pense que si la parole politique peut beaucoup en ce qu'elle donne de sens en ce qu'elle peut t'apporter de sens elle est aujourd'hui touchée dans beaucoup de nos sociétés par la défiance qui est la sœur du constat que je viens de faire mais parce que ni les lois ni les décrets ni les décisions que nous pouvons prendre ne suffisent les âmes les peuples ne s'administrent pas et donc je pense que les responsables religieux ont un rôle essentiel en tant que il contribue à la trame de nos sociétés à ces relations entre les individus et un rapport au temps long et donc je pense que dans ce que ce contexte que je viens d'évoquer face à la situation que je viens de décrire votre rôle est éminent celui d'abord mais je ne le reprendrai pas là parce que je ne veux pas être trop long comme je l'avais évoqué à plusieurs reprises au Bénin en particulier le don de sagesse d'engagement et de liberté qu'on doit attendre des religions ensuite je pense que les religions et les responsables religieux ont un rôle de résistance face à la folie des temps et la résistance je vais essayer de le dire de là où je me situe et de là où je parle c'est précisément de ne jamais justifier être prise au piège ou soutenir des projets politiques qui viendrait à asservir ou à nier la dignité de chaque individu et je pense que cet égard ce devoir de résistance est essentiel il est essentiel parce que le risque est là et que ce que je décris advient nous savons tous comment la religion orthodoxe est aujourd'hui manipulée par le pouvoir russe pour justifier ses actes devoir de résistance nous savons dans nos sociétés et nous savons aussi dans certaines nations comment l'Islam est convoqué pour justifier des projets politiques de domination et nous savons aussi dans nos sociétés combien les autres religions pu être aussi dans notre histoire utilisée pour des projets politiques de domination de mise en minorité d'une partie de l'humanité de domination de l'autre et si je parle d'une république ou l'État est séparé de la religion la religion est dans la société et elle a un rôle éminent mais ce faisant elle a ce rôle de ne jamais laisser des projets qui en son nom ou la détournante de sa finalité première qui manipulant ses préceptes peuvent conduire au contraire de ce qu'elle défend et ce devoir de résistance des religions qui est à mes yeux vous l'avez compris essentiel c'est pour ça que je viens le plaider devant vous c'est celui qui consiste à défendre la dignité de chacun à ne jamais céder en quelque sorte à la pulsion de pureté que d'aucun voudrait convoquer à défendre le respect le devoir de prendre soin des plus fragiles et d'apporter aussi une réponse essentielle dans nos sociétés que nous ne serions apportées celle de l'enracinement et celle du salut ces quelques points nodos que je viens de décrire sont à mes yeux clés dans cette mission de résistance quand la guerre est là ou quand le trouble que j'ai essayé de décrire très rapidement revient dans nos sociétés à chaque fois qu'une hégémonie s'installe que la négation de l'autre est là les religions jouent un rôle essentiel en défendant les quelques principes que je viens d'évoquer c'est en particulier ce que j'ai pu voir à l'œuvre et que les chrétiens d'Orient défendent du Liban à Mossoul en passant par l'Arménie porter une part d'idéal indispensable et une capacité à dialoguer à ne pas céder à ce qui serait la loi du plus fort qui immanquablement conduite à l'effacement de l'autre et puis la dernière chose c'est que je pense que les religions ont évidemment un message d'universalisme à portée je le dis depuis un pays une nation un peuple qui a de cela cela en commun avec vos religions qu'il a toujours revendiqué d'avoir une part d'universelle et c'est une fierté de la France et je pense que et français celui qui pense qu'il a un message universel c'est dans nos gènes mais qu'est-ce que c'est universalisme ça n'est pas un discours une religion une vérité qui dominerait le reste du monde l'universalisme n'est pas une hégémonie ensuite ça n'est pas non plus l'idée de dialoguer avec soi-même ça n'est pas en quelque sorte la même tête lipséité pour revenir au concept antique l'universalisme c'est d'abord une exigence à l'égard de soi-même ce que je fais doit pouvoir s'appliquer être expliqué partout à travers le monde mais c'est une volonté de comprendre ce que nous faisons à l'échelle du monde et de dialoguer avec les autres et de chercher la part d'universel irréductible à chacun d'entre nous et l'universalisme c'est précisément ce qui vise à bâtir cette unité de la nature humaine et à reconnaître ce faisant car c'en est le sous-jacent la dignité de chaque être humain c'est pourquoi l'universalisme est à mes yeux le meilleur antidote contre le relativisme contemporain le meilleur antidote aussi contre la fracturation du monde à laquelle nous assistons qui consiste en quelque sorte à consacrer dans trop d'endroits du monde la loi du plus fort ou qui consisterait à renvoyer certains principes dans une forme de d'historicité ou de régionalisme car nous voyons aujourd'hui monter partout à travers le monde d'Asie en Afrique en Amérique latine des voix qui s'élèvent et qui nous disent l'égalité entre les femmes et les hommes c'est une notion occidentale ce que vous défendez ici ou là c'est une notion occidentale non la dignité de tout être humain l'égalité entre les sexes les valeurs que nous portons et que les religions défendent sont des valeurs universelles en ce que leur soubassement et la dignité de chaque être humain mais en tant qu'elles se tresse qu'elle chemine dans les sociétés par un dialogue incessant entre religion entre formations politiques et parce qu'elle dessine un horizon que je ne crois pas des passages surtout cet universalisme celui auquel vous contribuez historiquement philosophiquement et pour lequel nous avons plus que jamais besoin de vous aujourd'hui c'est celui qui permet de prévenir l'humiliation et par voie de conséquence le ressentiment car toutes les guerres que nous voyons aujourd'hui pointent et les divisions dans nos sociétés naissent précisément de cela l'humiliation du plus faible de l'oublier de celui qui n'a pas digéré son histoire parce que nous n'avons pas construit le chemin pour le faire et le ressentiment qui en sort et qui justifie la guerre de demain et c'est ça la tâche qui est la nôtre si nous voulons véritablement être à la hauteur de ce cri de paix pas simplement cesser les armes aujourd'hui mais traquer partout les humiliations et les sources de ressentiment et elle naissent à chaque fois que cet universalisme est oublié et elle naissent à chaque fois convient bousculer l'ordre juste que seuls ces principes universels permettent de bâtir en préparant cette réflexion libre devant vous je me replonger dans un petit texte de 1795 pour tout vous dire c'est le petit texte dans une de ses éditions originales que j'offrirai demain au Très Saint Père le Projet de paix perpétuel de Kant et dans ces premiers principes il dit ne peut pas être reconnu comme traité de paix celui qui porterait les racines d'une nouvelle guerre puis le développe beaucoup mieux que je ne le ferai ici tout texte tout est qui vient nier la place de l'autre même de mon ennemi n'est pas un traité de paix c'est ça l'immense difficulté de la paix c'est qu'elle impose cet universalisme que je viens de décrire mais un pas vers l'autre et donc un déséquilibre c'est ce qui fait qu'elle est très claire et que quand les temps sont difficiles et que le trouble se réinstalle elle est souvent si fragile face au discours belliqueux et à celles et ceux qui vont voudraient faire croire que la vérité est plus pure que cela la paix est un pur profondément ontologiquement parce qu'elle accepte une série de déséquilibre d'un confort mais qui rendent possible cette coexistence avec l'autre que moi et je le dis ici pour nos amis qui viennent du monde entier l'Europe et en particulier l'Union européenne sont un trésor à cet égard et nous ne pouvons le dire parce que nous avons construit notre Europe sur des millénaires de guerre civile l'Europe était le continent qui avait la plus grande expertise en matière de guerre guerre de religion guerre politique guerre hégémonique et notre Union européenne et ce petit trésor de paix parce que nous avons décidé que nous allions construire un équilibre bâti sur la connaissance et la compréhension de l'autre l'absence d'hégémonie il n'y a pas de plus fort dans notre Union européenne il n'y a que des semblables et des égaux et la conviction que notre avenir était ensemble et donc cette et je crois que ce message de l'Europe est un message à vocation universelle et c'est la même chose qui nous faut trouver président mattarella le président ricardie l'ont évoqué dans leur propos dans l'équilibre entre le Sud et le Nord et dans ce nouveau dialogue qui nous faut savoir bâtir c'est un équilibre de respect de réciprocité de justice Paul VI parlait du développement comme nous voulons et c'est le projet que nous voulons porter celui que nous avons tâché de porter pendant la pandémie et des questions de santé aux questions d'éducation au sujet si essentiel du climat à la question évidemment des inégalités économiques nous devons rééquilibrer le monde si nous voulons vraiment construire la paix et il nous faut avoir la même force d'âme que nous avons eu en européen pour mettre fin à nos guerres civiles à l'échelle de la planète tous ensemble pour retrouver les voies et moyens [Musique] qui est celui au fond de l'investissement solidaire j'ai besoin de vous et votre rôle est absolument essentiel je ne vais pas prolonger mon propos plus loin il est largement imparfait et résolument incomplet et je l'assume mais au fond j'ai voulu puisque vous m'en avez offert l'opportunité à un moment si grave pour notre continent et pour nous tous vous dire que il y a un projet humaniste possible et pour ce projet humaniste qui est à réinventer les religions les grandes familles philosophiques ont un rôle essentiel à jouer car ce projet humaniste reposera sur le respect de chacun la justice la reconnaissance et le courage et je terminerai sur cette vieille valeur il faut beaucoup de courage pour vouloir la paix pour la préserver ou pour la restauration et les vrais courageux sont là il faut beaucoup de courage d'abord le courage de l'imagination vous l'avez admirablement dit Andréa parce qu'imaginer la paix en temps de guerre c'est le plus grand des impensable mais il faut le courage pour tenir la paix dès qu'elle est possible d'une forme d'un tranquille et je vous disais que la paix était un pur elle est toujours un tranquille parce que bâtir la paix c'est toujours accepter la part de l'autre et donc je ne sais si c'est un cri qu'il nous faut mais je pense qu'il nous faut à coup sûr une tâche lente de chaque jour mais indispensable et il nous faudra pour cela beaucoup de courage mais je sais que nous en sommes capables ce courage de bâtir la paix et en quelque sorte de vivre toujours à sa frontière je vous remercie [Applaudissements]