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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 27 novembre 2025 116 min

LE TALK : Le service militaire de retour en France ? Affaire Epstein : Donald Trump pris au piège ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et bonjour à tous. Bienvenue dans le talk de France info. On est ensemble pour 2 heures de stream.

Salut Cristal, on a Ganita qui est là, Bandini, The Gentlemen, Wendigo, salut Volka, Morgan Donkey Girl ou tout tout. Qui sait qu'on a d'autres ? Richard Soris, bienvenue à tous.

Je vois que vous êtes déjà assez chaud sur le sujet du jour. Deux actualités vont nous occuper aujourd'hui. Alors, d'abord, c'est l'actu du jour.

On va parler du retour d'un service militaire volontaire en France. On en parle depuis un petit moment he le président de la République a précisé les choses aujourd'hui dans le contexte notamment de la guerre en Ukraine de menaces au pluriel qui pèsent sur la France et l'Europe. Mais la volonté du président est de relancer la machine, l'intérêt relancer aussi l'intérêt des Français pour l'armée.

Cette volonté, elle est pas nouvelle. Quels sont les besoins de l'armée ? Le président est-il un vat en guerre ?

Comme disent certaines oppositions, on va voir tout ça et puis vers 18h, on va traverser l'Atlantique où on va aller aux États-Unis où tout ne va pas très bien pour Donald Trump. On va parler de l'affaire, des théories du complot, des revirements du président américain sur le sur le sujet. Donald Trump qui a soutenu puis signé une loi pour publier des documents relatifs à la Fstine.

Un moyen peut-être de se réconcilier avec ses soutiens le fameux mouvement MAGA. On verra tout ça à partir de 18h. Pour l'heure.

On revient en France la semaine dernière. À la fin de la semaine dernière, on apprenait qu'Emmanuel Macron avait demandé au gouvernement de travailler sur un projet de service militaire volontaire. Et puis aujourd'hui finalement on a eu des annonces.

Alors je m'excuse d'avant, je vais vous faire un petit tunnel pour pour vous rappeler un petit peu tout ça. Donc le président a annoncé un nouveau service national dès l'été prochain, un service purement militaire et volontaire pour des jeunes de 18 à 19 ans. Ça durerait 10 mois, ce qui correspond he selon le président à une année de césure.

C'est l'exemple qu'il a qu'il a pris. Euh un service qui se passerait uniquement sur le territoire national. Euh et en terme d'effectif, on partirait sur 3000 jeunes majeurs choisis pour l'été 2026.

Objectif 10000 jeunes en 2030 et encore autre objectif 50000 en 2035 à adapter en fonction de la menace. Fin de citation, euh ces euh ces appelés seront payés 800 € par mois minimum hébergé nourri et équipé. Euh et puis après bon les différents détails, on va voir tout ça pendant 1 heure.

Et puis donc pour nous éclairer, j'ai le plaisir d'accueillir Aurore Malval. Salut Aurore. Salut.

Salut à tous. Grand reporter politique à Mariane. Bienvenue.

Et puis on aura un deuxième invité qui va arriver dans quelques minutes. On l'attend. Bon évidemment c'est c'est l'actu du jour donc il est très demandé.

Euh donc euh on l'accueillera euh dans quoi une dizaine de minutes à peu près. On peut commencer peut-être Aurore, je voulais avoir ton analyse sur le discours d'Emmanuel Macron. Donc c'était aux alentours de midi si je me souviens bien.

Un discours relativement court à l'heure, ça a été remarqué par les deux sont voilà de la part de d'Emmanuel Macron. C'est assez rare. En même temps, il était devant des militaires, il fallait un peu de rigueur militaire.

Qu'est-ce que tu en as pensé ? Ben alors enfin, on est un petit peu dans la dans la droite ligne de ce qui se profilait ces derniers jours et semaine avec notamment les déclarations du chef d'état-major. Alors qui avait fait qui avait fait polémique parce que justement lui parlait qu'il fallait se préparer à à avoir euh mot perdre nos enfants.

Voilà. Donc euh Emmanuel Macron a bien précisé d'ailleurs que ce service militaire, il se ferait sur le territoire français, qu'il était pas question euh d'envoyer justement des euh des euh des soldats. Bien bonjour, des soldats euh en Ukraine.

Mais euh mais en fait, moi je trouve qu'il y a il y a vraiment il y a il y a un côté quand même euh je trouve pour Emmanuel Macron dans la séquence la séquence actuelle qui vise un petit peu à se relégitimer. Enfin, on a quand même la sensation d'un pouvoir un peu en bout de course et qui là surf quand même sur cette opération de communication, c'est ces grandes déclarations sur le risque de guerre, sur cette ce souhait de de réarmement moral, hein. C'est le le terme à la mode justement dans les allées de l'Élysée.

Euh et et moi quand même, j'ai le sentiment que ce c'est quand même surtout une opération de com ce service militaire volontaire. Ça me semble d'ailleurs assez finalement antinomique d'appeler euh un service militaire volontaire. C'estàd que euh c'est c'est pas enfin un service militaire c'est normalement obligatoire en soi.

Euh et c'était d'ailleurs enfin l'idée du service militaire est comme ça allé dans d'autres dans d'autres pays, il tend quand même à être plutôt plutôt obligatoire pour une classe d'âge que volontaire même si a même si globalement les pays qu'il avait qu'il avait supprimé comme la France sont revenus aussi à ce genre d'option. Mais j'ai du mal à voir véritablement ce qui va changer par rapport au SNU, au service national universel qui était vraiment le serpent de mer des deux mandats d'Emmanuel Macron et qui n'a débouché sur rien. J'en profite pour accueillir.

Bonjour général des Portes, vous êtes essayiste et ancien directeur de l'école de guerre. Merci beaucoup de prendre le temps d'être avec nous malgré votre c'est un grand plaisir votre calendrier. On était on vient de commencer, on était juste en train de parler justement de la forme du discours d'Emmanuel Macron. tout à l'heure à Vars en Iser.

Euh voilà la forme et puis évidemment le fond. Qu'est-ce que vous vous en avez pensé de de ce discours du président ? Alors moi je suis pas exactement de la vie de de ma voisine mais personne ne sera surpris.

Alors moi je je voudrais parler du fond du fond parce que bon la forme était bonne. C'est un discours du président Macron. On sait comment il parle.

C'est un beau discours. Mais le le c'est plutôt le fond. Moi, contrairement à ce qui a été dit et chacun peut avoir son avis naturellement, c'est que je pense que cette décision était parfaitement nécessaire est parfaitement nécessaire, elle correspond à un besoin qui est celui d'adapter notre défense à la menace. il n'a échappé à personne que on a une accélération de une accélération de de la montée des crise.

On a un monde qui est de plus en plus chaotique et on a une défense qui a été qui a été pendant 25 ans dimensionnée sur une menace complètement différente. La France par le biais de son parlement avait donné aux armées et ont retrouvé cela dans la leur programmation militaire un contrat opérationnel et il s'agissait d'être capable de projeter environ 15000 hommes pour conduire de petites opérations avec à quelques milliers de kilomètres de la de la France dans dans un environnement que nous militaires appelons permissif, c'est-à-dire sans sans grave menace, sans menace aérienne et cetera. Aujourd'hui, on voit que la France a besoin non pas pour gagner la guerre, mais pour empêcher qu'elle n'arrive.

Elle a besoin là, la France n'est pas en guerre officiellement. Et bien, c'est bien pour ça et vous comme moi, nous souhaitons qu'elle ne le soit pas. Euh par contre tout tous les services de renseignement d'Europe, tous les exécutifs d'Europe pensent qu'il y a un risque de de guerre en en cela que le président Poutine pourrait euh avoir la l'ambition de poursuivre selon l'agression vers l'ouest, non pas sous une forme d'agression frontale dont il n'est pas capable, mais de déstabilisation puis de grignotage et cetera. il ne s'arrêtera que si, comme dit les Américains sont tradeof et négatif, c'est s'ils pensent qu'il y a plus de risque que d'avantage.

Et aujourd'hui, nous ne sommes pas nous européens suffisamment dissuasifs pour qu'il ne tente pas le coût. Et on sait que c'est un homme qui prend des risques parce que il a risqué cette guerre en Ukraine qui n'avait pas de sens rationnel et il l'a quand même fait et ça dure quand même depuis 4 ans si vous voulez. Bon et donc nous ne pouvons pas prendre ce risque là.

Il faut donc que d'entré il il disent non finalement cette affaire là c'est une mauvaise idée et donc il faut adapter notre défense. Et adapter notre défense c'est bien lui donner un nouveau contrat opérationnel lui donner les ressources financières matérielles et humaines qui lui permettent d'être à la hauteur. Et donc cette affaire du service national consiste à à dégager de la masse combattante en demandant à des gens du compte agent si vous voulez de venir tenir des postes de soutien si on veut ou des postes qui ne sont pas des postes directement de combattant ce qui permet de libérer on parle de 50000 en 2035 donc on libère en gros 50000 combattants marin aviateurs les soldats.

Donc on voit que par ce fait même là, on grossit sérieusement le volume des armées des armées françaises. Voilà voilà quel est le quel est le but. L'autre but qui a été tout à fait clair pour lequel le président Macron a été tout à fait clair, il pense et il a raison que un pays qui a pas le sentiment du besoin de défense peut pas se défendre.

Un pays qui est pas cohérent peut pas se défendre. Donc il estime, on a une espèce de cristallisation du sentiment national aujourd'hui qui est un retour de la mondialisation et que cette ce mouvement, il faut il faut l'accompagner, il faut l'accroître et il pense à juste titre si vous voulez que que et bien euh les gens qui passeront euh dans les armées euh et bien euh participeront par la suite dans retour dans la vie civile à l'accroissement de ce sentiment-là. Je reviens un tout petit peu sur ce que j'ai dit.

L'autre effet militaire de ce service national, c'est que on va avoir à partir de 203500 soldats qui auront été formés et qui donc vont venir constituer une masse mobilisable. Vous savez que on ne peut pas entretenir une énorme arpée, mais il faut qu'on puisse mobiliser une armée. Et on voit bien qu' au au bout d'un certain nombre d'années, l'armée française pourra avoir retrouvé la masse critique dont elle ne dispose pas aujourd'hui et dont il est absolument urgent qu'elle dispose rapidement.

Alors, il y a plein de questions dans le chat, juste euh on est bien d'accord que les euh ces jeunes euh qui seraient formés via ce nouveau service national sont destinés à gonfler la réserve dans un premier temps avant la avant la Non, non, pas du tout, pas du tout. Ce seront des soldats à part entière, ils viendront après. La réserve est une autre chose et on peut faire le choix de la réserve et on peut faire le choix du service national militaire.

Donc c'est non, ce seront des soldats qui apprendront à se battre, qui ne sont pas destinés à des soldats de première ligne mais qui seront des soldats. Ils seront tirer, ils sauront combattre et cetera. Oui.

Donc mais Emmanuel Macron donc a pour objectif de gonfler l'effectif de l'armée d'active. De l'armée d'active. Oui, bien sûr.

Bien sûr. D'accord. OK.

Euh je reviens un tout petit peu sur ce que vous disiez. Euh je distribue pas forcément la parole hein, je vous laisse interagir entre vous et répondre comme vous le souhaitez, quand vous le souhaitez. Euh vous disiez à l'instant que la France n'est pas assez dissuasive.

Donc euh et on a une question dans le chat de gentlemen qui nous demande à quoi sert la dissuasion nucléaire si on a peur que les chars russes entrent sur le territoire français. C'est une c'est une très bonne question. C'est une très bonne question et l'histoire a déjà répondu à cette question.

La France a a réussi à à dissuader avec les autres, avec les États-Unis, mais pendant toute la guerre froide. Mais ce qui avait été estimé à l'époque, et c'est toujours vrai, que euh la dissuasion euh convention euh la la dissuasion nucléaire doit être complété par une dissuasion euh conventionnelle d'abord pour ne pour ne pas être contourné, pour être véritablement crédible. Le le le à l'extrême, vous dites la dissuasion nucléaire suffit.

Alors, vous avez la dissuation nucléaire et vous mettez un gendarme sur le pont de Kel devant Strasbourg qui dit au charus les gars, n'avancez pas. Évidemment, ils avanceront. Et alors ensuite, est-ce que nous on va tirer nucléaire ?

Pourquoi on besoin d'une force conventionnelle ? Et bien justement pour qu'on ne monte pas jusqu'au éclair parce que si on est obligé d'utiliser l'arme nucléaire, si on dissuade pas avant l'arme nucléaire, on entre dans une guerre nucléaire et ça c'est la destruction du monde. Donc pour que ce soit crédible, il faut bien qu'on ait un premier échelon conventionnel qui participe à cette dissuasion.

D'ailleurs, des puissances nucléaires s'affrontent. On l'a vu récemment contentre l'Inde et le Pakistan par exemple qui se sont deux puissances qui ont l'arme nucléaire et qui se sont affronté justement avec des armes conventionnelles pas escalader jusqu'à ce ce ce risque enfin cette cette arme là. Je voulais juste moi préciser sur le le mon propos n'était pas dire qu'il y avait pas de de risque et qu'il y avait pas une nécessité.

Ça, je pense que c'est tout à fait exact. enfin que les globalement les Européens après avoir passé 30 ans, je dirais un peu plongé dans ce consumérisme aussi véhiculé par l'Union européenne qui était l'Europe de la paix mais surtout l'Europe justement du libre échange et et de la dérégulation des échanges marchands. Euh aujourd'hui, il y a une prise de conscience effectivement à à avoir pour pour tous ces peuples de du risque qui a qui qui est grand.

Mais euh moi personnellement, enfin je je suis pas persuadée qu'aujourd'hui on puisse vraiment se dire euh les la Russie menace les intérêts vitaux de la de la France euh sur son territoire. Et c'est vrai que euh je je pense qu'il y a un problème en tout cas euh la façon dont on formule les choses aujourd'hui, pas qu'en France, même en Europe, on a un petit peu un concours quand même des déclarations un peu macabres euh des différents chefs d'état qui ont du mal aussi à faire prendre conscience en fait au peuple de la nécessité de se défendre parce que pendant très longtemps, on a totalement abandonné, enfin les dirigeants ont totalement abandonné les idées justement de peuple, de nation, de patrie et justement de la enfin de ce qui correspondait à défendre cette patrie. Et en fait quand aujourd'hui on parle du risque enfin de l'Ukraine qui est la porte de l'Europe et cetera, je pense que ça reste quand même très vague pour les gens et qui ne sont pas prêts évidemment à à mourir pour Kiev, ça c'est sûr.

Et par contre euh pour même pour la France euh on a perdu quand même beaucoup d'années enfin d'ailleurs depuis la fin du service militaire qui était quand même une une façon aussi de créer du collectif euh de montrer que ben c'était pas gratuit en fait d'être dans un pays justement il y avait il y avait le il y avait des droits mais aussi des devoirs ce qu'on devait à la patrie et c'était cette année de service militaire et je pense que aujourd'hui cette cette enfin cette idée elle s'est complètement dissoute et il faut la recréer. Enfin, si si un moment la France se dit qu'elle va enfin qu'elle va faire la guerre, qu'elle va entrer en guerre avec son peuple et bien créer enfin recréer du lien, recréer du commun et et une et une patrie une nation, ça se fait finalement pas aussi facilement qu'en décrétant ce service militaire. C'est plus par rapport à cette logique là.

Et c'est vrai que j'ai le sentiment que Emmanuel Macron euh dans la dans son rapport aux citoyen et dans l'exercice de son pouvoir et pas aujourd'hui dans une bonne situation pour impulser ça. Ça ça me semble compliqué pour ce pour le le le pouvoir qui l'incarne et qui est effectivement un peu en bout de course quoi. Alors alors je voudrais merci de d'évoquer tous ces sujets qui sont qui sont importants.

Alors sur le premier point, j'ai pas le sentiment. Vous dites que la Russie enfin il n'est pas sûr que la Russie veut sancer. Et ben vous avez raison.

Vous avez raison. En revanche, je suis professeur de stratégie et quand vous faites de la stratégie, vous ne vous pouvez pas exclure le pire. C'est-à-dire que il est il est possible que Poutine le fasse et même il y a un certain nombre de chances.

Personne n'en est sûr. Mais dans ma stratégie, je dois la bâtir sur la possibilité du pire. de manière à ce que ce pire n'arrive pas.

Et donc pour que ce pire n'arrive pas, je reviens à ce que je disais, je dois avoir des forces européennes qui soient suffisamment dissuasiives pour euh pour Poutine. Donc on n'est pas sûr, mais en tout cas un homme politique responsable ne peut pas dire "Ben, c'est pas sûr, alors on fait rien. Comme ça demeure possible et que encore une fois tous les services de renseignement européens pensent que c'est tout à fait possible, et bien je dois en tenir compte dans la préparation de mon pays." Ensuite, vous avez euh vous avez euh euh enfin vous avez euh vous dites les Français bah ils sont ils sont pas prêts et cetera.

Mais vous vous avez raison et vous avez infiniment raison de dire que les Français se croient toujours dans l'espèce de paradis artificiel dans lequel ils ont vécu en particulier depuis la chute du mur où on en on en a que pour le consommateur. Il n'y a plus de frontière, tout le monde est biso bon. Et évidemment, c'est très difficile.

Or, on s'aperçoit aujourd'hui que sous l'effet de force diverse, ce monde parfait non seulement est en train de mourir, mais est déjà mort. C'estd que le rêve de la pécantine qui est le beau rêve européen, ce rêve-là, nous avons cru qu'il serait un modèle. Il n'était jamais qu'une exception.

Donc il faut il faut réveiller les Français. Et vous noterez comme moi que plus vous êtes près de la frontière russe et plus les gens sont déjà réveillés. Les Polonais et les Baltes et les Roumains ne se posent pas la question.

Ils savent qu'on est sorti de cette ère de la paix éternelle. Nous plus on est loin, ben demander peut-être au derniers pas au derniers mais au portugais dans le comment s'appelle dans l'Algarve. ce qu'il en pense.

Je pense qu'il dira "Mais je sais à peine où est l'Ukraine." Bon et donc c'est à nous si vous voulez, c'est à nous ben de qui avons conscience de dire "Attention, nous sommes revenus à la normalité historique et nous le déplorons tous." C'était beaucoup mieux le monde d'avant, mais ce monde est mort.

Et la normalité hystérique, c'est le mort le le monde des rapports de force. Quand vous êtes l'agneau, vous êtes mangé par le loup. C'est exactement la fable de la fontaine parce que c'est la loi éternelle du monde.

Alors, vous vous avez raison aussi de dire euh le le président Macron, c'est un peu difficile, il dit ça. Oui, mais d'abord euh euh moi je ne crois pas qu'il le fasse pour sa pomme en quelque sorte. Il le fait comme les autres pays, comme les autres dirigeants parce que il y a un sentiment commun menace.

On serait pas en train de se démener depuis tout le monde le fait effectivement actuellement. On peut pas s'empêcher de penser quand même que pour Emmanuel Macron c'est aussi je dirais que ça ça tombe bien, c'est aussi un petit peu sa dernière cartouche sur cette question. Mais mais oui, mais international je dis pas évidemment qu' Mais bien sûr et moi je dis ben c'est parce que moi je je dis je dis oui et je dis l'inverse.

Je dis bah c'est bien qu'il a eu envie de jouer cette dernière cartouche. Ça fait si vous suivez ce que je dis, ce que j'écris, ça fait des années je dis il faudra rétablir le service national et donc peut-être que c'est dans l'intérêt de Macron mais ça tombe bien c'est également l'intérêt de la France. commencer comme ça et ce que j'espère et ça va pas se passer comme ça, c'est que les les le spectre politique va pas se lever contre l'idée simplement parce que c'est l'idée du président Macron.

Je vois déjà l'écrit d'orfait à l'extrême droite et à l'extrême gauche disant "Mais non, il se fait mousser et cetera." Alors que c'est dans dans évidemment dans l'intérêt de la France et c'est vrai qu'il y a une fragilité parce que c'est le président Macron aujourd'hui et que il a été affaibli, on le sait, par sa décision de dissolution et puis le chaos dont il faut bien reconnaître qu'il existe en France au niveau politique. Et puis Emmanuel Macron n'a pas attendu la guerre en Ukraine et la menace russe pour parler justement de de renforcer l'armée et de redonner et de remettre de de la cohésion. déjà en 2017, il en parlait à l'époque c'était euh c'était la menace terroriste euh qui demandait pas du coup la même orientation de de l'armée.

C'est aussi pour ça que pendant longtemps cette question de moyen humain massif plus en tout cas plus massif se posait pas et qu'on était uniquement sur des opérations de de pointe et que cette enfin ce besoin de réarmement et puis surtout ce besoin de de collectif aussi pour de défense de la patrie se manifestait pas de la même manière. Par contre, moi je je c'est vrai qu'on entend beaucoup parler là on débat beaucoup de de ce risque de guerre et cetera. Moi, je voudrais savoir où sont les carnets de commande fermes euh pour se réarmer, pour que la France se réarme et ne dépendent plus justement seul autant des Américains.

Enfin, c'est-à-dire, on le dit, c'est quand même un petit peu euh une une la palissade. On entend tout le temps dire voilà, il faut absolument qu'on se réarme, il faut absolument reproduire, produire plus et cetera. Mais euh finalement en terme de justement de de carnet de commande euh signé et cetera, bah pas grand-chose avance quand même.

Donc c'est c'est vrai que et et puis je note aussi la conversion claire de dirigeants qui quand même ont pendant des années baissé le budget des armées pour justement euh d'autres enfin remplir d'autres trous dans dans les caisses de l'État et qui là tout d'un coup disent "Allez + 1 % du PIB, ce qui est effectivement énorme. Peut-être qu'il était temps, mais ça aurait pu aussi se faire enfin se faire avant et on aurait peut-être pas dû abandonner autant, sacrifier autant justement sur le sur les dépend d'armement et sur la la défense en fait des intérêts stratégiques. Vous avez vous avez 1000 fois raison et l'histoire retiendra que le président Macron avait compris ça très rapidement puisque le budget de la défense en 2017 était je crois de 34 millions d'euros et qu'en 2027 quand il parterra il sera à 68 millions d'euros. leet de la défense aura doublé.

Alors, on peut lui faire beaucoup de reproches au président Macron, mais en tout cas, on ne peut pas lui faire le reproche qu'il n'a pas compris qu'il y avait une nécessité absolue. On peut faire le reproche le reproche en revanche à tous ceux qui l'ont précédé depuis de 1989 hein, d'avoir autorisé une baisse si drastrique des budgets de la défense et ça c'est des gens de droite comme des gens de gauche, hein. C'était l'idée fallacieuse à mon avis, même certainement de de le Fabus des dividendes des dividendes de la paix et les militaires se sont élevés extrêmement rapidement contre cette idée en disant "Neinjurions pas l'histoire, on ne sait pas ce que réserve l'avenir et bien on n pas été entendu.

On n pas été entendu et effectivement c'est les l'année 2015 qui a a constitué le socle. Là, en 2015, le président Hollande après avoir déjà sacrifié pas mal le budget de l'armée a dit "Non, on peut pas aller plus bas." Et donc, on n pas eu un accroissement mais on a eu un arrêt de la diminution et ensuite le président Macron a a relancé l'augmentation des budgets.

Mais vous avez raison, je ne sais plus qui disait, vous savez le l'armée c'est un peu comme ces ces manteaux un peu lourds que l'on porte au premier rayon de soleil, on les jette et quand la pluie revient, on se dit "C'est quand même dommage de ne pas les avoir gardé." Mais l'armée l'armée c'est exactement comme ça. On détruit une armée en quelques années et pour la reconstruire, il faut des il faut des décennies.

Et oui, sur les carnets de commande, vous avez raison, il faut quand même dire que les carnets de commande ont augmenté mais que la France, vous avez vu les carnets de commande allemand, ils ont vraiment augmenté puisque je crois que l'Allemagne va investir 180 milliards. Et bien vous savez comme moi que on ne peut pas le faire en France et c'est bien dommage, mais on en arrivera bien à réarbitrer à nouveau et dans un nouveau sensalien et le social parce que cet argent, il faudra trouver quelque part. On va pas emprunter en plus, on va pas encore faire les poches des Français pour faire ça.

Il faudra bien à un moment donné être raisonnable. On a bâti un modèle social qui est absolument extraordinaire. Nous sommes le seul à avoir un modèle aussi complet et aussi épais.

Et bien maintenant la question se pose comment pouvons-nous faire pour le défendre et très probablement il faudra deux nouveaux arbitrages entre l'un et l'autre. Et quand je parle évidemment de la défense, il n'y a pas que la défense qui doit être euh refinancée. Il y a d'autres euh éléments régaliens qui qui doivent l'être.

Donc on a vécu sur un petit nuage, tout est beau, l'argent est gratuit, il arrive. Mais il se trouve que l'argent 1 n'est pas gratuit parce qu'on paye des intérêts qui sont pharamineux et que pour bénéficier de notre modèle social, un, il faut être capable de le défendre. de il faut produire de la valeur et la la question de la production de la valeur en France se pose puisque tout le monde se est toujours d'accord pour dépenser la valeur mais non pas pour la créer.

On va revenir sur les questions de financement. Je voulais juste vous partager cette question dans le chat qui a été posée il y a un petit moment euh sur le c'est plutôt le fait de entre guillemets créer justement entre guillemets un service national volontaire. Euh Wendigo qui nous dit "Et rester dans notre système actuel sans service militaire n'empêche pas aux gens de s'engager pour devenir militaire professionnel.

Pourquoi forcer les gens et leur faire peur ? Même si on est sur un système volontaire donc il y a pas personne n'est forcé à s'engager hein bien sûr. Euh mais effectivement qu'est-ce qui change concrètement de ce qui existe déjà ?

Ben je vais je vais je vais vous le dire. Aujourd'hui, on est arrivé en buté sur nos capacités de recrutement de soldats professionnels. Pourquoi ?

Parce que on ne recrute pas tout le monde. Il y a il faut il y a un taux de sélection. Le taux de sélection idéal pour les soldats professionnels est de deux candidats pour un recruté.

Et en fait, nous sommes tombés, nous sommes tombés à 1 4 13. Et donc, on ne peut pas recruter davantage sans sans euh sans abaisser la qualité de nos soldats et nos marines, nos éviteurs, ce que nous ne voulons absolument pas. Donc, on ne peut pas augmenter cet effectif là.

Donc, on est obligé de faire appel euh euh au au contingents. Il y a pas il y a pas d'autres solutions, sinon, on l'aurait fait, mais on n'a pas d'autres solutions aujourd'hui. Euh on peut peut-être revenir sur euh les questions de financement dont on parlait euh à l'instant, ce qu'a dit Emmanuel Macron tout à l'heure.

Euh il a dit plusieurs choses qui à propos de de grossou à la fois, il a parlé justement d'infrastructure et de personnel, donc d'infrastructure pour accueillir ses ses volontaires et et de il a parlé de de cadre à je me souviens à libérer justement pour pour s'en occuper. Donc je vais vous poser deux questions en même temps. déjà, est-ce que on a quels sont les moyens de l'armée aujourd'hui pour pour accueillir ce système- là ?

Euh et puis euh ensuite, il a parlé d'une actualisation de la loi de programmation militaire euh pour avec un un budget de 2 milliards en plus justement pour financer ce service là. Sachant que donc la loi de programmation militaire qui va jusqu'en 2030 prévoit une augmentation du budget euh pour l'armée qui augmente chaque année. Et si vous m'arrêtez si je dis une annerie, mais il me semble que donc pour 2026, c'est une augmentation de 6,7 milliards euh du budget de l'armée.

Donc est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui financiers, humain et d'infrastructure pour accueillir ce service en l'État ? Et comment est-ce qu'on va trouver ces 2 milliards en plus ? À l'heure où je rappelle que voter un budget, c'est un peu un peu compliqué en ce moment.

C'est vrai. Alors après le je réponds à cette dernière question, monsieur, soit vous estimez que ça vaut le coup de défendre la France et vous trouvez les moyens, soit vous estimez qu'elle est pas menacé que ça vaut pas le coup et vous trouvez pas les moyens. Si on estime que il faut la défendre, alors on trouvera les moyens et il faudra euh régler des problèmes d'arbitrage.

Alors maintenant euh euh et vous savez ce que disait Richelieu, il disait il faut il faut rendre possible hein, il faut rendre possible ce qui est souhaitable. Bon et euh c'est si défendre le l'eff de la France apparaît comme c ben il faudra le rendre possible. Bon, alors euh maintenant sur les euh sur le le budget effectivement, on a parlé de 2,4 milliards, il faudra en dépenser 1,4 en effort d'infrastructure.

Euh aujourd'hui la la en 2026, on aura je crois 3000 euh 3000 volontaires que l'on peut il y a 3000 lits à droite à gauche, il y a pas de problème. Alors, c'est faisable dans l'État au Oui. Oui.

Sinon, on serait pas lancé. Les armées, si vous voulez, on fait des études extrêmement fines hein et on regardait ce qui était possible. On va pas mettre les gens dans la cours du quartier le 1er septembre 2025.

On dit 2026 mais qu'est-ce qu'on fait ces gens-là ? Donc c'estes ces ces choses-là sont prévu et cetera. Alors au-delà 50000 on n pas.

Vous savez que on a vendu la majorité de nos casernes pour 1 € mais que pour l'affaire c'est pas 1 €. Et donc là encore on a injurié l'histoire si on n pas on n pas conservé les capacités de remonter en puissance et c'était probablement irresponsable. Donc il va falloir il va falloir bâtir pour et bien les 10000 qui seront là en en 2030.

Je pense qu'on est presque en capacité mais évidemment pour les 50000 de 2035 on n'est pas en capacité donc il faudra construire et je dirais que il il y aura un effort aussi à faire pour les les les dans les autres bâtiments. Pourquoi ? Je vais vous le dire, c'est parce que depuis depuis longtemps les on a espèce de délabrement de nos installations parce que les armées ont été sous-budgétisées pendant 25 ans et que depuis 2017, on a quand même travaillé d'abord sur les canons, les obus, les avions et cetera.

Donc on peut pas non plus avoir des bâtiments complètement neufs pour les jeunes et laisser les autres dans un état déplorable. Donc, on va avoir un effort global qui sera une bonne chose parce que euh parce que les armées c'est un corps social qui est important et qui doit vivre dans des conditions décentes. Euh parfois on était en limite si vous voulez.

Donc il va y avoir un effort global hein qui est tout à fait euh tout à fait normal. Aurore sur le le budget et comment on va trouver cet argent parce que bah ça voilà pour le coup je pense que les un budget et c'est d'ailleurs ce que je reproche parfois à à certains courants enfin notamment du du libéralisme ou du néolibéralisme c'est de considérer que l'économie va enfin est une espèce de règle muuable et qui échapperait à la politique. un budget, c'est politique.

Donc on fait des choix et on choisit de dépenser effectivement et quand on veut dépenser de l'argent pour pour des choses et bien on on trouve cet argent. Euh ça me semble pas enfin voilà, moi je je fais pas partie de cette école qui dit "Mon dieu, il faut absolument trouver 44 milliards d'économie et cetera sinon le ciel va nous tomber sur la tête." Évidemment, il y a une question budgétaire, mais je veux dire, où est-ce qu'on va les trouver ?

Bah après, ce sera des arbitrages à faire. Effectivement, moi je ne trouverais pas souhaitable que ce soit au détriment évidemment d'autres enfin de la protection sociale de de notre système justement enfin de toutes les missions je dirais régaliennes même et des services publics qu'il soit l'hôpital, l'éducation et cetera parce que tout ça est lié. C'est aussi la la protection des intérêts vitaux de la France que de que de protéger ses citoyens.

Mais après bon, on verra en tout cas là l'augmentation du budget des armées, il a été en tout cas il y a une trajectoire budgétaire qui a été qui a été tracée. Évidemment, il y aura des débats euh au Parlement, mais c'est c'est intéressant de voir d'ailleurs comment se positionneront les différents partis par rapport les différentes forces politiques par rapport à cette question. Euh c'est vrai que ça coûte de l'argent de remettre en état des bâtiments.

On va croire que je suis nostalgique du service militaire et c'est pas le cas parce que je je pense qu'effectivement il y a eu des enfin il y avait une belle idée à un moment justement avec le service militaire et cette question comme je disais tout à l'heure du collectif et de rendre quelque chose à la nation. Il y a eu aussi des moments plus beaucoup plus compliqués. Je pense notamment pendant la guerre d'Algérie quand justement euh les appelés du contingent ont dû se battre en Algérie. pour certains étaient quand même pas du tout enthousiaste et il y a eu du coup bah le le après les objecteurs de conscience et puis même je dirais que la guerre d'Algérie a marqué un premier pas en fait sur la détérioration un peu du lien entre à la fois les armées professionnelles et justement les appelés puisque on voyait bien à l'époque enfin que enfin certains d'ailleurs généraux ne auraient voulu que se que enfin ne plus justement les appeler parce que c'était c'était beaucoup plus compliqué à gérer que qu'une armée de métier Euh et je dirais qu'ensuite ce après la guerre d'Algérie, ce lien en fait qu'il y avait avec le service militaire et les jeunes, c'est s'est délité et et a abouti à sa suppression sous sous Jacques Chirac qui était plus du tout adapté à à ce que enfin à ce que l'armée voulait voulait enfermer. par contre notamment les les casernes, la vie en fait de des armées dans les villes françaises, leur départ a créé enfin à créer des des déserts parce que c'était pour pour certaines communes bah une bonne partie de la population justement qui qui dépendait de de la vie des armées.

Et je pense que ça on l'a aussi peut-être assez mal mesuré comment lorsque bah l'armée s'est retirée, comment des zones sont devenues dépeuplé et et ont perdu d'ailleurs bah leur service public et cetera au fur et à mesure faute d'habitants et faute de toute cette vie. Donc c'est vrai que si on recrée des casernes, bah ça va aussi probablement redynamiser des des zones qui ont été qui ont été désertées justement dans des dans des dans des villes de province. Et ça, je pense pas que ce soit effectivement un mal de retisser un petit peu ce ce lien dans de ramener une certaine activité et tout à fait.

Ouais, il y a certaines villes en tout cas qui qui ont beaucoup perdu avec le départ. Bien sûr. Un régiment un régiment c'est c'est 1000 1000 soldats, 1000 militaires et derrière vous avez entre 1000 et 1500.

Donc c'est des écoles, c'est la poste, c'est les médecins et cetera. Donc il est clair que et on le sait que les les villes qui ont perdu leur régiment ont énormément perdu. C'est pour ça que euh d'ailleurs les poids politiques dans la réorganisation n'ont pas été pour rien parce qu'un maire qui perdait son régiment, il perdait beaucoup et et souvent les élections par la suite si vous voulez parce que c'est un poids économique tout à fait certain.

Je reviens sur cette idée de de nostalgie du service militaire. On a dit tout à l'heure, en fait, j'ai l'impression qu'on est oscile un peu entre deux discours de dire effectivement il y a il y a moins en France ce ce sentiment de de cohésion nationale, de patriotisme, on peut peut-être le dire comme ça. Et en même temps, Emmanuel Macron tout à l'heure, il a parlé d'une jeunesse qui avait soif de d'engagement.

Euh du coup, où est Alors, c'est un peu ambitieux comme question, mais où est la vérité en fait ? Où est la réalité des choses ? Est-ce que on a une jeunesse, puisque là on parle de jeune, on l'a dit, de 18 19 ans, qui n'a pas cet attachement à la nation française, à la patrie ou alors est-ce qu'on a une jeunesse qui en réalité et est serait partante pour pour justement ces ce service national ?

Ben, les deux sont vrais. Les les deux sont vrais. C'estàd qu'on a une jeunesse qui qui est un peu perdue.

C'est le c'est le enfin c'est l'effet de la mondisation, hein, qui qui n'a plus ses repères. La nation n'existe plus vraiment. l'Europe n'existe pas encore, on est dans un mon frontière et cetera et le le contreffet de la mondisation fait que les gens ont besoin de famille, de repères au auquel auquel s'accrocher et et donc la mondisation finalement, on l'a bien vu puisque les extrêmes dans les extrêmes à droite hein au fond naissent de ce de ce de ce besoin de refaire nation.

Le nationalisme, il vient bien de l'excès la mondalisation. Bon, ça existe. Et quant aux jeunes d'aujourd'hui dont dont dont vous faites partie madame sans sans vous injurier j'ai un âge où je vous remercie de cette remarque sans sans vous injurier par rapport à moi.

On voit bien que la jeunesse de France elle a besoin d'idéaux. On a besoin. Alors les jeunes vont se jeter dans jeter àeti dans les dans les causes de de l'écologie de la de la protection et cetera.

C'est bien parce que chaque être humain a besoin de quelque chose de de plus grand que lui. Et je pense que le président Macron qui dit ça après avoir fait étudier hein puisque les armées ont étudié avec leur en faisant appel au centre compét la la France pouvait vivre cette affaire-là. Et bien effectivement je je crois que les jeunes ont envie de de s'engager et les enfin tout le monde a besoin de sens.

Euh alors quand on commence à être adulte, le sens on l'a à peu près compris, mais le jeûne euh est un peu perdu et la nation est évidemment euh un sens qui a permis qui a quand même constitué non pas qui a quand même qui a constitué un peu la colonne vertébrale des nations pendant longtemps. C'est pour ça que ben les nations sont un peu dévertébrées parce que cette notion s'est affaiblie et président Macron dit tout le temps il faut faire nation et je crois qu' il faut faire nation je crois que c'est important simplement parce qu'on a tous besoin d'une famille et la nation c'est une des grandes familles auxquelles auquell on appartient c'est pour ça que moi je suis très européen mais je suis européen au sens de Gaulle c'est-à-dire l'Europe des nations parce que ce niveau-là les gens les comprennent c'est une histoire c'est une géographie c'est c'est des choses qu'on a vécu ensemble je crois que c'est très important Aurore ton avis sur enfin je sais Je sais pas comment mais c'est un tu vois les choses. Ouais.

Sur c'est un petit peu ce que je disais tout à l'heure. Moi je pense que le aujourd'hui on peine un petit peu quand même à voir qu'est-ce que c'est enfin le le sentiment d'appartenance à la nation. Encore une fois, l'idée euh du peuple, du territoire, c'est euh c'est des choses qui qui ont été quand même longtemps enfin abandonné dans le discours euh voilà même des des parties euh euh je dirais traditionnell, ça a été enfin la le même le drapeau français aujourd'hui, on on le voit enfin parfois ça je crois que c'était d'ailleurs Raphael Guxm qui écour je veux vous reprendre le drapeau français.

Non mais parce qu'à un moment cette question justement du patriotisme et euh et et de la nation est est tombée à l'extrême droite. Alors aujourd'hui les termes du débat ont un petit peu changé quand même. Euh ces dernières années, j'ai le sentiment que plus largement euh c'est c'est des des parties de de gauche enfin sont on en parle aussi.

Mais en fait on est dans une société quand même qui est moi je trouve très morcelée euh très très identitaire. Euh mais pas une identité commune qui rassemble, mais au contraire une multitude de petites identités justement qui fait que chacun se raccroche à des chapelles mais à des microchapelles. Et je trouve d'ailleurs que le personnel politique encourage un petit peu ce clientélisme en s'adressant justement à des sillons, à des segments euh selon ce qu'il pensait être son électorat et à qui il parle.

Et tout ça en fait n'encourage pas du tout euh je trouve l'idée de l'appartenance enfin d'un destin commun. Et euh et cette idée, voilà, je ressors la phrase d'Arnestant est un plébiscite de tous les jours, mais c'est un petit peu cette idée enfin voilà, qu'est-ce que c'est être français ? Euh à chaque fois qu'on d'ailleurs ces débats ont toujours été instrumentalisés avec des des sous-entendus qui étaient qui étaient quand même assez assez désagréables parce qu'à chaque fois le débat semble viser justement à trier les bons des mauvais français.

Enfin voilà, c'est toujours avec des sortes de choses qui viennent parasiter euh en fait le enfin une belle idée euh mais qui existe en droit mais qui malheureusement ne se réalise pas en fait. C'est un petit peu euh parfois la critique justement que je ferai à l'universalisme républicain, c'est qu'on peut considérer effectivement que en en droit bah notre devise existe mais dans les faits ben voilà, elle elle est elle est pourtant attaquée par de multiples par de multiples choses. Donc ça il faut travailler à à justement le le recoudre.

Évidemment l'éducation enfin avant le service militaire, les les jeunes qui le feront ou qui seront volontaires à 18 enfin entre 18 et 19 ans avant bien ils sont à l'école et je pense que l'école c'est vraiment le creusier de la République et l'école doit réaliser cette promesse républicaine et aujourd'hui je pense qu'elle manque de moyens aussi pour créer ce ce sentiment là commun et quand je dis des moyens je veux pas dire qu'il faudrait endoctriner les gosses façon 3e République en en récitant un catéchisme mythologique. de ce que c'est que la France, mais n'empêche que c'est c'est l'école, enfin c'est croire en l'égalité des champs. C'est je dirais un peu à l'élévation dans la République et en France.

C'est ça qui qui est la promesse républicaine et c'est ça aussi qui soude les Français et c'est ça qui est un peu en panne chez nous. Et ça fait longtemps et ça fait longtemps qu'on le dit et je et c'est pour ça que je vois pas comment le fait de décréter euh un service comme ça va tout d'un coup ressusciter ce sentiment qui a été trop longtemps pas abandonné et trop longtemps négligé par par les dirigeants quel qu'il soi d'ailleurs. Mais vous avez 1000 fois raison.

C'est pour ça qu'il est pas question de le ressusciter brutalement et je pense que c'est une pierre parmi d'autres et et que et et que ça ne suffira pas. Mais en tout cas, il est clair que ça ne gênera pas mais que ça accroera cette affaire-là et qu'il faudra aller euh évidemment beaucoup plus loin. Et je crois qu'il faudra aussi vous parler de de l'histoire de France.

Moi je je crois que c'est quand même important. Souvent on a un peu honte de la France. Je crois qu'on évidemment n'a pas avoir honte de la France.

La France elle estce elle a été dans dans les cultures du moment, dans l'histoire du moment. On a surtout pas avoir honte de la France qui est une construction comme l'Europe d'ailleurs tout à fait extraordinaire que nous sommes porteurs d'une civilisation exceptionnelle qu'on a enrichi en 2500 ans et je trouve qu'on est arrivé à une maturité de civilisation occidentale en Europe. Je dirais pas traverser l'Atlantique pour dire ça mais en Europe qui est tout à fait extraordinaire et je crois que les Français devaient être fiers de de ce qu'on a su construire nous de génération en génération de monarchie en en en République.

Et donc hein vous vous tiquez un tout petit peu et je crois que le alors il y a le récit national et et je crois il y a aussi le roman national. Il faut il faut pas trop en faire. Mais dire que la France est une belle chose, je crois qu'on peut le dire hein, et que l'Europe est une belle chose qui a réussi à maîtriser ses démons.

C'est quand même assez rare. Démons qui existent partout ailleurs dans le monde. Et donc je crois qu'il faut être fier de ce qu'on est.

Et ça ça vaut le coup d'être défendu. Ça vaut le coup de défendre la France, ça vaut le coup de défendre l'Europe et ça vaut le coup de défendre notre civilisation qui s'est amélioré dans le sang et dans les erreurs, mais qui aujourd'hui a trouvé un état de maturité qui, je trouve personnellement est remarquable. dans le chat, ça s'exprime pas mal et l'idée qui ressort un petit peu, je lis pas tous vos messages surtout que vous discutez aussi beaucoup entre vous, mais il y a cette idée que pour recréer du lien, recréer une cohésion dans la société, pourquoi est-ce qu'on passerait forcément par un contexte et un enf un paradigme militaire ?

On a essayé de faire autrement, enfin moi je le vois comme ça, on a essayé de le faire autrement. Ça s'appelait le service national universel et ça a été euh un échec total parce que ça n'avait pas de sens. Vous savez, on savait pas ce que c'était cette affaire-là.

Et puis çait le sens, vous avez du sens quand vous vous travaillez, vous faites quelque chose pour quelque chose qui est plus grand que vous. Et la grande erreur du service national universel, c'est qu'il était pas tourné vers la nation, il était tourné vers ceux qui le faisaient. Et donc mais alors attends, je peux faire ça autrement.

Et c'est pour ça que le président euh Macron a décidé d'un projet très clair, ce sera militaire, ce sera pour la France. Et donc là, il y a quelque chose. On devient on s on s'engage pour 10 pour 10 mois pour la France et et donc ça a véritablement du sens.

Alors non, ça n'est pas le seul moyen, mais comme je le disais tout à l'heure à à à mon aimable voisine, c'est un des moyens de et bien sûr l'école devrait faire beaucoup et bien sûr la famille devrait faire mais on sait comme moi que comme on sait on sait vous savez comme moi que ben c'est pas suffisant et ces deux moyens se sont très fortement dégradés. Si l'armée peut en rajouter un tout petit peu ben je crois que c'est bénéfices pour la France et les Français. Aor, qu'est-ce qu'on espérait en fait quand euh quand euh on a créé alors pas on pas nous dans ce plateau, mais quand a été euh imaginé et créé le SNU, le service national universel, il y avait cette ambition de rassembler des jeunes de d'horizons différents, de recréer un groupe, une cohésion, un intérêt.

C'était on on moi je enfin encore une fois il y avait ce petit côté on nassume pas le côté il y avait voilà le les drapeaux et cetera le matin tout ça mais il y avait un un donc un côté qui rappelait un petit peu le ce côté militaire sans vraiment s'assumer mais c'est pour ça c'était un objet un peu hybride comme je vous l'avais dit et pas et pas très concret et pour le coup assez cosmétique. Et et d'ailleurs en fait c'était enfin l'idée était de reprendre au début enfin le service militaire, je veux dire le service militaire originel. Au début, il visait justement à apprendre aux Français à se battre à à apprendre le maniment des armes et au fil des années, enfin au fil du temps et notamment d'ailleurs après la guerre d'Algérie, cet objectif militaire était moins évident et on parlait beaucoup euh de de du service militaire comme d'un creusé, comme d'un brassage de de tous les Français. on insistait beaucoup dans la communication sur l'idée justement du mélange et euh et de de créer cette communauté nationale.

Enfin, plus que sur l'aspect militaire. Euh et euh et finalement le le SNU s'inscrivait dans ce même truc, c'était de dire voilà en gros ce qu'on arrive pas à faire avec l'école. Alors, c'était aussi un petit peu un un un gage en tout cas de Macron, une idée qui lui avait été un petit peu soufflée justement par le camp des républicains euh dans son dans son entourage et des gens qui pensaient avec lui de faire un petit peu ce ce cette enfin cette idée un peu d'appel sous les drapeaux un petit cérémonial un peu républicain mais en fait voilà, c'était c'était très cosmétique, c'était trop court, il y avait pas de réel but euh on savait pas à quoi ça servait euh et ça enfin ça n'apprenait pas grand-chose si ce n'est cette belle idée de faire France, faire nation.

Mais bon, quand c'est en plus volontaire et qu'on sait pas trop à quoi ça sert mais que par contre ça coûte beaucoup d'argent euh et que ça demande aussi des moyens importants parce que si ça avait été généralisé euh les coûts étaient les coûts étaient énormes. Donc c'était et c'est c'est vrai que là enfin il y a quand même une une logique qui est complètement différente pour le coup. On euh les les jeunes qui le feront apprendront à se enfin le le sens est clair.

On l'approuve, on l'approuve pas, mais le sens est clair. Je rebondis si vous permettez sur ce que vous avez euh vous avez dit. Alors, d'abord le le SNU, il a aussi pâti quelque chose, c'est que c'était un projet bâti sur un coin de table sans qu'il ait été totalement réfléchi comme les armées ont réfléchi à à celui-là.

C'est c'est pas du tout la même chose. Ensuite, je reviens un tout petit peu sur le service national qui était surtout increé. Moi, j'ai commandé des soldats, des soldats appelés jusqu'à un niveau certain.

Je peux vous assurer que l'armée d'Appelé était une bonne armée, qu'elle se serait bien battue et que on avait des soldats qui faisaient un service de 10 mois et que nos unités combattantes étaient de bonnes unités combattantes qui avaient pas grand-chose à à envier aux unités professionnelles euh actuelles. Voilà, je voulais rebondir, j'ai perdu mon dernier point, c'est pas très grave. Tu Non, tu peux rebondir.

C'est bon. Ah non, si si, pardon. Allez-y si si.

Si le le problème du SNU, si vous voulez, vous mettez les gens devant le drapeau et puis vous leur faites faire des pompes et dit "Tenez-vous droit". Mais mais à quoi ça sert le et on voit souvent, j'étais encore tout à l'heure dans l'émission de radio, mais c'est bien, il faut envoyer toutes les racailles au service national, ça va bien se passer mais c'est une incompréhension totale de ce qui est l'armée si vous voulez. Dans l'armée, il y a de la discipline mais cette discipline n'est pas imposée.

La discipline militaire, elle est librement consentie. C'est quelque chose qui est important. C'est-à-dire que chaque soldat consent à la discipline parce que c'est ce qui lui permet de réaliser le sens qu'il s'est donné et puis parce qu'il comprend que c'est en étant discipliné que ben son unité va fonctionner, que euh il pourra survivre au combat et cetera.

Donc la discipline est librement consentie au nom d'un bien supérieur, ce qui n'était pas le cas au SNU puisque le bien n'était pas supérieur mais c'était soi-même. Et donc évidemment il y avait il y avait plusieurs verres dans le fruit de ce SNU qui sans surprise n'a pas attiré, n'a pas fonctionné. C'est pour ça que le président Macron euh enfin je je vois ça comme ça hein, cette fois-ci a fait en sorte que les choses soient extrêmement claires.

C'est un service militaire qui produit des combattants qui seront sur le territoire national. En fait, il a été très clair. Maintenant, on sait pourquoi c'est faire ce qu'on va y faire et donc c'est clair, le nul était pas.

Je voudrais vous faire réagir parce que leur tourne sur bah justement sur les réactions qu'on suscité ces annonce et puis même en amont puisque en soit les les éléments principaux on les avait déjà plus ou moins ces derniers jours. dans les grandes lignes, on a entendu par exemple Raphael Gluxman, donc place publique qui à propos de ce service national, lui voudrait aller plus loin avec un service qui pour le coup il l'a appelé universel, obligatoire mais pas seulement militaire aussi civique. Euh il parle pas de la même chose que le président Macron en l'occurrence.

Non, il il pas pas la même chose si vous voulez c'est sinon on retombe dans les cellules, on fait un peu n'importe quoi et cetera. Non, les choses sont claires. C'est pour ça que beaucoup de corps d'armée enfin de corps pardon institutionnel sont dit ben on voudrait bien avoir un peu de cette man et et là il a été dit non non non euh le SNU on a fait une fois là on fait quelque chose qui est militaire.

Alors Lu a sûrement de très grande qualité mais pour avoir un service universel il faut faire rentrer dans les armées chaque année 800000 jeunes femmes et jeunes hommes. Il y a deux choses. D'une part on a absolument pas les moyens.

Alors, on a absolument pas les moyens de les loger et on a absolument pas d'armes pour pour leur donner. Donc, c'est un système qui aujourd'hui n'a pas de sens. Je ne dis pas que demain si d'aventure ce que je ne souhaite pas, la menace venait à grandir, nous ne serions pas amenés à le faire.

Mais aujourd'hui, c'est quelque chose qui n'a pas de sens. Les armées ont étudié un certain nombre de versions pour répondre à leurs problèmes de de masse. Finalement, c'est toujours un compromis.

C'est toujours un choix. Le choix qui a été fait, moi me paraît d'abord, je sais qu'il a été extrêmement bien étudié, que les différentes versions ont été étudiées. Il me paraît très très raisonnable, si vous voulez dans son compromis entre la montée en puissance, la l'argent, enfin les finances qu'on va qu'on va y consacrer et et finalement ce que ça va apporter à la jeunesse de la de France et de la France et à la France.

Aurore sur la vision qu'a Raphaël Gluxman et qui n'est pas la vision de toute la gauche. He c'est un peu plus compliqué que ça mais Oui oui, j'imagine que c'est pas la vision des insoumis. Ah non pas du tout pas du tout.

Vous avez une réaction euh côté insoumis. Alors pour le coup en plus Mathilde Panot qui était donc la présidente du groupe insoumis à l'Assemblée était chez nous ce matin sur l'antenne radio de France info. La France insoumise est plutôt contre puisqu'ils défendent un peu l'idée de d'aller plutôt vers une c'est c'est l'idée de Jean-Luc Mélenchon qui dépend qui défend depuis des années une conscription citoyenne et donc du coup il refuse un petit peu cette dimension va guerre ça vient de là le le voilà Emmanuel Macron pas va en guerre c'est va en paix et une fois qu'on a compris ça on a on a on a bien avancé c'est pas leur vision en tout cas oui bien sûr je je n'en suis absolument pas surpris Euh et puis euh pour vous citer un peu d'autres d'autres actions que j'ai pu noter, Bruno Rotaillot euh donc euh euh président euh euh des Républicains, lui est plutôt favorable hein, à ce ce nouveau système militaire et il rajoute il il appelle aussi un réarmement mental et moral.

Oui, ben comprennent qui pourra. Non, mais enfin ça c'est en fait moi ça c'est vraiment je trouve la la com politique et bon benah c'est normal les politiques font de la communication politique mais en fait ça se décrète pas. Enfin, encore une fois, je pense que le le l'idée de enfin de se battre pour un pays, de faire enfin cette nation, le peuple et cetera, la patrie, ça veut dire aussi traiter un grand enfin un grand nombre aussi de dysfonctionnements qui qui empêche aussi aujourd'hui les gens de se sentir des d'ailleurs de participer pleinement au système.

Pourquoi ? quand on voit notamment la le tous les débats qu'on a eu notamment autour de la justice fiscale, de la justice sociale, quand on dit quand l'État comme enfin propose des mesures qui semblent injustes aux gens et par ailleurs certains groupes justement politiques essayent d'éviter de trop taxer les riches, les entreprises et cetera. ben vous ruinez le consentement à l'impôt qui est la base justement de de notre de notre système et de la République.

Et toutes ces petites choses-là, elles attaque évidemment notre enfin le sentiment d'appartenance aussi à la nation, à la patrie, enfin toutes les les inégalités, les choses qui ne sont pas résolues. Alors évidemment, on acheté un discours plutôt à à gauche, mais je veux dire c'est c'est aussi très important et c'est pour ça que je parlais de l'école tout à l'heure et c'est pour ça que je parlais de même des hôpitaux. Enfin voilà, c'est c'est tout notre système.

C'est pas des choses qui se décrètent juste à un instanté en disant bon bah là on va essayer de faire prendre conscience aux Français quand même qui sont français qui vont devoir un peu se secouer parce que on est face à à une à un gros risque. Alors que le reste du temps on sape les fondements aussi justement de l'unité et ce qui crée du lien et ce qui réunit les gens en fait. Donc c'est enfin on peut décréter oui le le réarmement moral et et quoi mental c'était moral et euh moral et oui mental et moral bien sûr que les gens doivent prendre enfin je prends les français mais comme les autres enfin c'est ce qu'on disait en début d'émission d'ailleurs doivent sortir un peu de ce paradigme où c'était tout le monde est beau tout le monde il est gentil magnifique il y a plus de frontières on fait des échanges super il y a Erasmus blab blabla enfin voilà le côté un peu troxa de de l'Union européenne le livre échange et puis bon bah tout ça est formidable bah non en fait Et et encore une fois, je pense d'ailleurs que cette dérégulation des librement a créé enfin ce consumérisme a aussi créé cet individualisme.

Tout est quand même un petit peu lié par rapport à ça. enfin cette mondialisation heureuse qui finalement a créé une multitude enfin des des individus aux identités très éclatées et qui et qui se voient d'ailleurs eux-mêmes comme des biens et donc doivent être différents les uns des autres pour se positionner sur ces marchés aussi identitaires et et enfin tout ça pour moi est évidemment lié et on recoupe pas un pays en en un clin d'œil et je pense que la la tâche est très grande et je crois que le chat est est plutôt d'accord avec toi puisque c'est un peu l'idée qui ressort de de beaucoup de vos messages C'est c'est euh comment dire euh alors j'essaie d'en trouver un qui va résumer un petit peu mais mais euh euh pourquoi on irait en gros vous m'arrêtez si je me trompe le chat he mais pourquoi on irait protéger un pays qui ne nous protège pas où il y a un peu cette idée-là en fait de de un espèce de ressentiment par rapport à c'est intéressant parce que le contrat social c'est bien ça le contrat social c'est d'abord la protection et effectivement en terme de sécurité intérieure on le sait et en terme de sécurité extérieure le pays n'est pas à la hauteur. Donc il faut se donner les moyens des deux et encore une fois je suis désolé, il faudra faire des rééquilibrages budgétaires.

C'est c'est absolument évident. Oui, puisqu'on a dit que effectivement rien n'est gratuit et surtout pas l'argent. Euh monsieur, madame, il me reste à il est 18h tout pile oh là là.

Il me reste à vous remercier beaucoup d'être venu nous éclairer, d'avoir discuté de tout ça avec nous. Donc je vous représente Aurore Malval, reporter grand reporteur pardon politique à Marianne et général Vincent Desportes, essayiste et ancien directeur de l'école de guerre. Merci beaucoup à tous les deux d'être venus.

Merci à vous d'avoir participé dans le chat. Vous partez surtout pas. On revient dans 2 minutes.

On va parler dans 2 minutes, on va parler de Donald Trump empétré dans l'affaire Epstine aux États-Unis. Restez bien avec nous, on va couper les micros 2 secondes, le temps de de bah d'accueillir nos nos deux invités suivants et puis on se retrouve tout de suite. Merci.

On est de retour. C'est bien, vous êtes resté. Je suis hyper contente.

Merci beaucoup. On continue donc cette deuxième partie du talk. On va parler maintenant, je vous avais dit en direction les États-Unis, on va parler de l'affaire Epstin, donc du nom de Jeffrey Epstin, ce financier américain qui faisait venir des mineurs dans ses résidences he notamment à New York en Floride et qui en prétextant des massages abusaient d'elle.

Euh Jeffrey Epstin qui a été retrouvé mort dans sa cellule en 2019 he avant même que que son procès ait lieu. De cette affaire enfin une affaire dans laquelle est impliquée euh plus ou moins euh fortement. On va le voir et il y a pas mal de théories là-dessus.

Le président l'actuel président américain Donald Trump. Euh j'ai avec moi sur le plateau pour en parler Dominique Simonet. Bonjour Dominique.

Écrivain et journaliste spécialiste des États-Unis, co-auteur notamment parmi tout ce que vous avez écrit des grands jours qui ont changé l'Amérique, c'est aux éditions Périn. Et à vos côtés, Jérôme Viala GEroid, bonjour Jérôme, docteur en civilisation américaine et également auteur entre autres des mots de Trump, cet édité chez Dallos. Bienvenue à tous les deux et merci beaucoup d'être là pour nous éclairer.

Alors, on va parler de la Fer Epsteine, mais on va surtout parler de Donald Trump en fait. Finalement euh je vous refais mon petit tunnel pour vous expliquer comment on en arrive là. Euh donc Jeffre Epstin est mort depuis euh 2019 mais le 12 novembre dernier, alors il y a eu plusieurs rebondissements mais je prends les plus récents, hein, le 12 novembre dernier, euh des mails sont publiés des mails de Jeffrey Hstin dont un qui dit textuellement "Trump savait à propos des filles et notamment dans un mail qu'il s'était envoyé à lui-même.

Trump savait, il est venu chez moi plusieurs fois pendant cette période, il n'a jamais reçu de massage." Bon, OK. Trump quand il voit ça, il dénonce une manœuvre de l'opposition.

Euh, il dit que ces mails ne prouvent rien d'autre, qu'il n'a rien à voir là-dedans. 3 jours plus tard et c'est lié même si on dirait pas forcément tout de suite quand on connaît pas l'histoire Donald Trump annonce retirer son soutien à Marjorie Taylor Green qui est une élue de de la représentante de Georgie et figure notamment du mouvement maga make America Great Again donc base des soutiens de Donald Trump Marger Tayor Green qui critiquait le président sur sa politique économique on va y revenir mais aussi et peut-être surtout sur sa gestion de l'affaire epstine puisque Donald Trump Trump quand il faisait campagne, il avait promis des révélations sur cette affaire, des révélations que les magas attendent. Euh mais depuis qu'il est élu eth il avait plutôt envie de faire de tout faire pour euh pour euh pour clore le dossier.

Et puis on arrive donc j'étais le 12 novembre, 3 jours plus tard, puis on arrive ensuite le 17 novembre où Donald Trump annonce qu'il soutient finalement le vote de la Chambre des représentants sur la publication des documents de l'affaire Epstine et le lendemain, cette loi donc est approuvée par les députés puis par le Sénat. Messieurs, on va commencer là-dessus. Euh on a vu Donald Trump qui d'abord promettait qu'il allait euh qu'il allait euh comment dire faire de grandes révélations sur l'affaire Epsine.

Puis finalement oh finalement non, on va plutôt chercher à à clore le dossier. Et puis là finalement il approuve cette loi, cette publication des documents. Pourquoi c'estes revirement ?

Qu'est-ce qui s'est passé ? Je distribue pas forcément les paroles. Vous connaissez le talk, je vous en prie.

Allez-y comme vous le sentez. Alors bon, c'est si en fait c'est ce revirement alors surtout le dernier était lié au fait que il risquait de perdre un vote à la chambre pour justement rendre public pour voter cette loi pour rendre public le dossier. Enfin en tout cas une bonne partie du dossier, on en reparlera tout à l'heure j'imagine.

Mais donc plutôt que de risquer l'humiliation d'un vote parce qu'il faut aussi voir que les Républicains ont très peu de d'une majorité très faible et il semblait que pas mal de de républicains étaient prêts quand même suffisamment en tout cas étaient prêts à voter cette loi même à l'encontre de Donald Trump parce que il y a une pression de leur base en fait hein sur cette sur cette question là effectivement et donc il a essayé de prendre le train en marche en disant plutôt que de euh me faire humilier, je vais aller de l'avant. Et euh voilà. Donc là, il était un petit peu contraint et forcé.

Euh c'est une c'est du classique Trump aussi hein, plutôt que de jamais de jamais risquer de perdre, de toujours se présenter comme le gagnant. Euh voilà. Après, il y a eu beaucoup effectivement de de d'histoire et et le fait ce qui ce qui ce qu'il faut voir, c'est que Donald Trump, lui, son personnage, c'est vraiment sur cette idée de transparence. toute la corruption entre guillemets qu'il peut qu'il peut y avoir dont il est accusé, il le fait de manière très transparente.

Et les beaucoup de ces électeurs disent bah en fait au moins lui il dit les choses, il fait les choses, il ne cache rien. Et beaucoup de gens se par le passé de de ça a été le cas de Nixon, ça été le cas d'autres se sont fait avoir en essayant de cacher justement les choses et en essayant de manipuler après. Donc là, il si lui cache, il se retrouve à la un petit peu comme les autres en fait.

Donc il est aussi il doit être dans ce récit de la transparence mais il sait qu'il y a sans doute enfin voilà il y a des noms, il y a des choses qui apparaissent et puis dès que votre nom apparaît dans cette affaire, quoi que vous ayez fait, il y a la il y a la suspicion quand même. Dominique, c'est pour vous l'analysez de la même manière, c'est Trump essaie forcément d'être toujours gagnant d'être toujours du côté des gagnants. Oui, évidemment.

Mais cela dit, il s'est pris un peu les pieds dans le tapis dans cette histoire, hein, quand même parce que il avait promis euh à sa base MAGAGA pendant la campagne électorale de rendre publique toutes ces toutes ces affaires des élites corrompues qui gangrennent Washington. On c'est le discours populiste qui faisait que ça plaisait un certain nombre de de gens et qui lui a réussi d'ailleurs. Sauf que là une fois élu, on voit qu'il y a un certain nombre de de choses qui le mettent un peu plus en en exposition, peut-être même en danger, qui fait que bon, notamment les les emails qui ont été rendus publiques par la par une commission de de la chambre, le nom de Trump apparaît.

Alors, il avait dit "On va rendre tout ça public et Pam Bondi la sa ministre à justice qui je le rappelle et son ancienne avocate, il a quand même mis au ministère de la justice trois de ses anciens avocats ou trois postes clés son ancien avocat." Donc Pam Bandy avait dit la liste on l'a il y a des milliers de noms, on va la rendre publique. Et puis d'un seul coup avec les quelques révélations, d'un seul coup, il y a plus rien circuler, il y a rien à voir.

Non non, il y a pas de liste. Et et Trump fait totalement volteface. Alors là maintenant, il y a eu on voit que ben quand je disais il s'est pris les pieds dans le tapis, c'est que il y a eu une une réaction assez inattendue mais assez assez vive justement de cette même base qui disait "Mais c'est quoi ?

On est trahi." Enfin quoi notre Trump nous avait promis qu'on allait rendre tout ça public et et maintenant il est plus d'accord. Donc une vraie un vrai problème dans la dans la base maga qui fait que Trump est bien obligé d'une certaine manière de dire "Bon bah allons-y, rendons public ces documents.

Alors rendons public ces documents, quel document et de quelle manière ? C'est ça le problème parce que il y a un certain nombre de choses qui relèvent de la protection des des victimes, ce qui est d'ailleurs pas respecté dans les premiers dans les premières documents qu'on voit qui relève aussi la protection de de l'enfance enfin de choses. Donc ça ça peut être des documents qui vont être cavardés comme on dit c'estàd avec des grandes bandes noires pour rayer un certain nombre de révélations.

Donc est-ce qu'il y a une un jeu de de Trump pour minimiser en tout cas pour occulter un certain nombre de de d'informations qui se trouvent sur ces documents et de dire vous voyez je vous ai rendu public les choses il y a rien dedans. C'est pas impossible. Et j'ai je termine là-dessus parce que je suis un peu long.

Il y a aussi à tout le temps sur l'avantage du Il y a aussi euh des choses incroyables. On a vu cette le ministère de la de toujours le ministère de la justice là c'était pas pas pas Pam Bondi mais le numéro 2 T Blanche qui est aussi un ancien avocat personnel de Trump allit directement voir Guillen Maxwell qui était la rabatteuse de de Einstein qui lui a ramené les les jeunes filles aller aller la voir dans sa prison et passer des heures avec lui en selon certains journaux et on peut on peut en avoir le soupçon pour aller négocier qu'elle qu'elle se taise un peu sous en en en lui accordant peut-être certaines faveurs de remise de peine. Donc on est quand même dans un monde là de de de corruption, faut bien le dire.

Et et d'ailleurs, elle a elle a elle a eu elle a des conditions de d'incarcération bien plus bien meilleur depuis euh voilà. Donc il faut il y a eu quand même une réaction, il y a eu il y a eu des choses he ça pas c'est pas tout à fait neutre. Alors, ce qu'il faut voir aussi, je pense, c'est que sur la base euh il y a alors il y a une majorité d'Américains à 80 % à peu près qui veulent que ça soit rendu public et même chez les Républicains, c'est à peu près à 57 % une majorité qui veulent aussi que ça soit rendu public.

Euh, ils ne sont pas pour l'instant à à penser que Donald Trump pour la majorité cache quelque chose. Il y a peut-être quand même 20 une vingtaine de pourç je crois, je faudra que je regarde à nouveau les chiffres, mais qui ont un petit doute. Euh beaucoup disent qu'il ne savent pas trop, en tout cas une majorité veulent que ça sorte, ça c'est sûr.

Et donc c'est là pour lui qui est la question. Ça ne veut pas dire nécessairement qu'il va perdre du jour au lendemain la loyauté de sa base. Je pense qu'il faut faire attention à ça quand même.

C'est pas si précaire que ça en l'état. Ben disons que chez les républicains, vous avez euh 40 % à peu près des républicains qui sont de pur maga. H euh qui euh où c'est vraiment le culte de la personnalité.

Il va falloir que ça arrive vraiment très loin euh pour que il remette en cause euh Donald Trump. Il faut voir que là, on a en fait si on regarde les Républicains et alors même même le mouvement Maga, c'est des sortes de de tribus qui ont des des obsessions et des et et une vision assez différente, hein. Vous vous avez des des chrétiens évangéliques avec des catholiques intégralistes.

Vous avez voilà plusieurs types de les vous avez la les techno un petit peu technofascistes enfin vous avez plein de choses qui se peuvent se disputer sur certains sujets non pas la même vision que ça soit même de l'immigration de la politique extérieure. Et donc cette division à l'intérieur du du mouvement Maga, elle est elle on la voit pas parce que c'est la personnalisation de la politique et et ce n'est pas un projet commun qu'ils ont, c'est une personne en commun. C'est vraiment ça qui est important, c'est que c'est Donald Trump la personne et donc on est dans une ordre de de culte un peu hein de de la personne personnalité.

Ouais. Euh là-dessus et c'est ça qui tient. Donc ce qui sera intéressant de voir si si jamais il va bien disparaître un jour de toute façon hein de de cause naturelle ou de manière politique ou autre, c'est comment ça ce mouvement peut quelle logique il peut avoir.

Alors pour compléter ce que dit Jérôme, il y a aussi des on voit qu'il y a des quand même il y a des fissures plus importantes. On va parler évidemment de Margerie ou tout à fait qui est qui est une élue donc maga. elle et pour le pour le coup elle est plus maga que Trump d'ailleurs qui est extrêmement ultra conservatrice complotiste.

Euh bon c'est quelqu'un d'assez particulier représentant de antisémite. Oui, voilà. Absolument.

Représentante de la Geéorgie et qui a là annoncé qu'elle démissionnait qu'elle est fol furieuse de son poste de député. B sera effectif en janvier et elle est folle furieuse du fait que effectivement Trump l'a trahi à cause de à cause de de cette affaire. Donc on voit il y a quand même il y a quand même des mouvements au sein de ce des fissures au sein de ce de ce socle.

Mais comme vous l'avez très bien dit tout à l'heure, la fissure datait aussi d'un petit peu avant. C'est-à-dire qu'il a elle a quand même beaucoup critiqué Trump sur l'économie. Elle a critiqué euh sur même au moment des frappes en Iran, sur l'Iran, parce que c'est vraiment ça correspond pas à America first, cette politique de retrait du monde.

Euh on a d'ailleurs des divisions aussi à l'intérieur de Maga et des Républicains sur les questions internationales. Euh et Trump, alors beaucoup disent maintenant aux États-Unis que Trump se devient un peu comme Biden, c'est-à-dire que comme beaucoup de présidents, c'est-à-dire que il s'intéresse beaucoup à tout ce qui est international. Or, il a été euh vraiment élu sur une question domestique et donc Major Tor Green, elle a elle s'est opposée à Trump sur pas mal de sujets en réalité avant et l'affaire Epsteine, ça a été vraiment le point d'ordre le déclencheur.

Mais du coup, il y a bien une base idéologique quand même dans le mouvement maga pour que Marjor Tayor Green se se comment dire se s'oppose à Donald Trump et le rejette parce que pour autant elle reste finalement elle elle devient elle aussi une figure du mouvement. Alors moi je dirais pas que c'est idéologique vraiment en fait déjà Donald Trump n'a pas d'idéologie. Donald Trump est prêt à dire le tout et son contraire.

En fait, ce qu'il voit, c'est le court terme et l'intérêt que ça peut avoir pour lui à court terme, que ça soit sur un plan personnel ou sur un plan politique puisque les deux sont mélangés. Euh là, il faut quand même voir que ça se passe sur l'idée d'un de de de tout sortir parce que il y a l'idée qu'il y a un complot derrière. C'était pas sur des questions évidemment de démocratie, c'était pas sur des questions, c'est vraiment sur cette questionlà de de transparence.

Donc c'était pas vraiment de l'idéologie, c'est sur être en cohérence avec cette idée que il y a une élite donc un mouvement effectivement anti-élite et surtout de cette idée qu'il y a un complot quelque part et donc Trump s'est nourri de ça et donc maintenant il faut qu'il qu'il aille qu'il aille au bout et c'est ça qu'elle lui reproche aussi c'est de ne pas de de alors elle se place aussi au niveau des victimes. parce qu'il y a aussi tout un discours victimaire de victimisation des des jeunes filles et de leur famille notamment dans son discours exactement avec Trump alimenté un un le monstre complotiste quoi et là il bon il mort un peu là il se retourne un peu contre lui. C'est un c'est un peu ce qui ce qui lui ce qui lui arrive la recherche sur les d'ailleurs dit parle de il parle de enfin très souvent dans les spécialistes sur le le complotisme parle de du de d'une sorte de cannibalisme c'est-à-dire que le complotistes mangent les leurs en fait.

C'est-à-dire qu'à un moment donné quand surtout quand ils arrivent au pouvoir bah évidemment vous êtes à la fois le pouvoir et donc vous êtes vous êtes devenu l'élite en fait tout ce que vous vipendiez et donc c'est compliqué de dire bah c'est la faute de l'élite puisque maintenant vous êtes au pouvoir et donc ne pas être transparent c'est vrai que vous risquez d'être d'être dévoré et c'est la raison pour laquelle il a accepté le la publication des documents, même si c'est pas très très bon pour son image mais malgré tout au moins ça donne un petit peu à manger à à ce monstre complotiste, c'est ça. Alors justement, Amigalda nous demande "Il y a des rumeurs selon lesquelles le FBI aurait rayé le nom de Trump des documents ? À quel point ces rumeurs peuvent être crédibles ?

Il y a énormément de rumeurs sur ce que contiennent ces documents qui don doivent être publiés sous 30 jours, sauf tout ce qui concerne voilà et tout ce qui pourrait porter atteinte à la sûreté nationale à la protection des victimes et faire ex et aussi à une aux enquêtes à une enquête éventuellement du dépendement de la justice puisque Trump alors c'est c'est c'est d'ailleurs drôle parce que Trump a dit que dès assez rapidement au moment de sa controverse en novembre là que il allait ouvrir une enquête par rapport au démocrates évidemment dans l'affaire. Oui, parce que les élites ce sont les élites démocrates qui sont dans les Absolument parce que lui il a rien fait, il est innocent et que voilà, il a même dénoncé Epstine. Euh mais voilà, donc en fait il y a il y a cette question que normalement sil y a une enquête ouverte, le département de la justice peut garder un certain nombre de de documents euh pour les l'intérêt de l'enquête.

Donc ça, il va falloir voir aussi, ça c'est plutôt la question. Après, la loi dit quand même queils doivent justifier tout ce qui est ce qui va être comme on disait caviardé, c'est-à-dire tout ce qui va être caché doit être justifié par le fait que c'est des victimes. Et la loi dit aussi que ça ne peut pas être pour des raisons de de de réputation ou des raisons politiques.

Ça c'est dans la loi. Après, c'est l'application qui va voilà ce qu'il va poser comme question, c'est l'application. Il y a aussi des avocats du côté des victimes.

Il y a aussi des voilà, il y a beaucoup de choses. On parle quand même New York Times avait évalué à 100000 euh pages de documents. C'est énorme et c'est c'est très difficile.

Moi en tout cas je je ne sais pas ce qui ce que fait vraiment le FBI, ce que fait Cash Patel. Tout est possible hein, tout est possible mais voilà, il faudra voir. Je pense qu'ils vont être ça va être quand même à la regarder à la loupe.

C'est impossible de savoir évidemment comment voulez-vous savoir ce qu'il y a derrière quelque chose qui est qui est barré. On peut simplement sans être complotiste, on peut quand même avoir un certain nombre d'inquiétudes parce qu'on sait à quel point Donald Trump outrepasse les lois. Il saute au-dessus du Congrès pour prendre un certain nombre de décisions.

Il saute au-dessus des gouverneurs pour envoyer la garde nationale dans un certain nombre d'État. Euh et il gouverne de manière très autocratique. Euh euh on le sait même les républicains euh les les plus sages en tout cas le le dénonce.

Donc ayant comme je disais déjà ces ces anciens avocats qui qui règnent sur le ministère de la justice ayant aussi des gens qui lui sont totalement asservis au FBI. Sachant comment il poursuit les juges qui lui qui traitent ses ses affaires, on peut se demander s'il y a pas quand même une influence de l'exécutif donc de Donald Pl de de Donald Trump fait en sorte que bon mais ça voilà alors le risque mais le risque pour lui c'est jamais finalement et James Comer qui est le le président de la commission qui a travaillé sur l'idée de rendre sur cette loi pour rendre public le dossier dit que on en aura on en verra jamais la fin. C'est un peu comme la commission Warren.

Il avait comparé ça à la commission Warren au moment de après l'assassinat Kennedy où il y a toujours eu suspicion que il devait il y a un complot. il y avait un complot que ce n'était pas vraiment enfin que l'assassin était pas vraiment l'assassin et cetera et cetera et on risque d'avoir quelque chose qui avec un doute permanent et il va falloir voir à quel point la base va continuer d'être alimentée parce que c'est une base quand même qui est très complotiste. Euh et donc et donc voilà, c'est c'est ça va être la question parce que s'il y a trop de choses qui sont effectivement qu'on ne peut pas lire, qu'on ne peut pas voir, bah on va se dire "Ah ben pourquoi ?

Voilà, ça va alimenter. Et le problème des complots, c'est que c'est très difficile d'y mettre un terme. Comment vous pouvez prouver ?

Parce que vous ne pouvez pas prouver forcément un terme à quelque chose qui n'existe pas. Donc on va vous dire mais il y avait il y avait d'autres choses, il y avait quelque chose. Par exemple, Epstein quand il a été quand il s'est suicidé, il y avait une partie de la vidéo qui montrait la la sa cellule qui manque il y a une minute, je crois où il y a eu un souci.

Puis il y a eu aussi un petit souci technique sur d'autres voilà sur les caméras. Euh ben ça ça n'est on l'a pas, on l'a pas. Donc euh ça amène plein euh de récits de complot et on on a aucune réponse, on ne peut pas y mettre un terme.

Mais vous ne pouvez pas argumenter avec un complotiste. Quand vous argumentez avec complotiste, c'est la preuve qu'il y a un complot pour lui. Si vous argumentez, c'est la preuve que ben oui, vous lui cachez quelque chose.

Donc plus vous essayez d'argumenter, plus il vous dit "Ah, il me cache quelque chose." Donc c'est quelque chose sans fin. C'est sans fin le le complot.

C'est pareil pour les gens qui vous disent que que la Terre est plate ou que les Américains sont jamais allés sur la Lune. Ils trouveront toujours quelque chose. Le drapeau sur la Lune aurait dû flotter, il y a du vin.

Bref, et si vous commencez à argumenter avec des arguments rationnels, c'est en fait pour eux c'est la preuve que vous êtes en train de faire de nourrir ce feu ce ce complot. Donc c'est c'est fin. Cela dit là on est quand même dans une situation où on a une administration, les fonctionnaires d'état qui acquis Trump en tout cas pour les pour les les les têtes d'affiches à qui Trump a demandé la loyauté et la loyauté non pas à la Constitution mais la loyauté à sa propre personne. qu'on est dans une situation où effectivement le président a des pouvoirs assez exorbitants, sachant que ça touche personnellement des affaires qui peuvent le compromettre.

Euh on on peut avoir des doutes sur le bon fonctionnement de la démocratie. Je rebondis sur une remarque qui nous vient de Siscom dans le chat. À moins qu'il trouve des images de Trump qui a des relations sexuelles sur l'île d'ine.

Euh je ne pense pas que les magas accepteront que Trump a quelque chose à voir là à voir là-dedans. C'est difficile d'imaginer à quel moment ça peut ça peut basculer. Il y a eu des mails aussi de d'pstin qui sont sortis où il disait "J'ai ce qu'il faut pour le faire tomber." En parlant de Donald Trump.

Bon, ça on revient un peu sur ce qu'on dit depuis tout à l'heure. Oui, mais les images d'abord les images considérées comme pornographiques, elles ne peuvent pas être publié déjà. Donc déjà, il peut se cacher derrière ça.

Donc il y aura pas de publication. Quant aux emails, il y a deux emails qui l'ont mis en cause que de cette fameuse commission. l'un disant que le je sais plus quelle expression le chien un chien n'a pas parlé euh euh en faisant référence à Trump, un chien fidèle en fait et et l'autre l'autre disant que oui euh il était euh il était bien avec il est resté plusieurs heures avec avec les filles il Donald Trump.

Bon mais ça ne prouve pas de culpabilité, ça prouve ça alimente juste un certain nombre de de proximités entre et puis c'est plus le fait qu'il cache mais pas forcément le fait qu'il ait pu avoir euh certaines relations. Ce qu'on voit ce qui est intéressant de voir certains journalistes euh pro Trump par exemple maintenant sont en train de changer un petit peu le récit en disant que finalement ce qu'a fait Epstine euh c'était avec des filles qui avaient 15 ans, que c'est la majorité sexuelle que c'est pas si grave que ça que voilà. Donc, on voit aussi une évolution du récit d'une partie euh des médias pro Trump.

Et puis il faut pas oublier qu'il a été élu alors qu'on sait que il a été quand même reconnu coupable d'agression sexuelle. Euh que enfin avec ce qu'il a dit sur attraper les femmes par excusez-moi, mais par la chatte hein, c'était vraiment le terme utilisé. Euh donc à partir de ce moment-là, quand la base est prêt de toute façon à l'accepter comme ça euh parce qu'il y a quelque chose de il est vrai, il est authentique, c'est un c'est un vrai mec quoi.

Voilà pour une partie de la base, bah c'est ça, c'est comme ça qu'il voit les choses. J'ai remar raison parce que c'est vrai que les électeurs ont voté en connaissance de cause. Il y avait ce genre de chos était public et et Dieu sait comment ça a été public.

Ça ça fait quand même des heures et des heures et des jours d'antenne de toutes les télévisions euh américaines. Simplement là peut-être si on passe dans la pédophilie dans le où on touche à aux jeunes aux jeunes filles, c'est autre chose quand même parce que là la la base maga est quand même très très sensible à ça. Euh mais ça ça je pense qu'on on enfin il y a je en tout cas avant qu'on ait une des informations claires sur ça et je suis voilà je sais pas du tout sûr qu'il y ait ça si on en a et si même il y en avait peut-être qu'il a pas enfin on sait pas du tout c'est impossible à à savoir mais je pense que donc son intérêt en tout cas c'est de de ne pas cacher en tout cas de d'avoir un récit où il montre que finalement il est il est transparent et que qu'il n'a pas peur aussi et qu'il n'a pas peur.

Exactement. Bien sûr et en même temps beaucoup de choses de ce qu'il a pu faire montrent qu'il est pas très très à l'aise quand même hein. Alors on en vient justement à ce qu'on entend un petit peu récemment à propos de Donald Trump.

Si on considère que le vote de cette loi, même s'il y était finalement favorable, reste quelque chose qu'il met mal à l'aise, ça plus d'autre chose. Est-ce qu'on a affaire au fameux canard boîteux ? Je vous laisse expliquer ce que c'est.

Euh alors tout le monde voit à peu près ce qu' est un canard boiteux mais dans le contexte c'est c'est voilà c'est propre à la politique américaine. Euh alors en en anglais on parle de lame du Duck President et c'est ce sont les présidents qui sont dans leur euh dans leur 2em partie de mandat généralement surtout quand c'est un 2è euh un 2è mandat euh après les élections souvent de de demi mandat qui vont avoir lieu donc dans un an moins d'un an maintenant et euh qui donc n'ont plus ne vont plus être réélélu. et non plus euh euh autant de pouvoir et là la suite commence, on commence à penser à la suite, à l'héritage, à qui va prendre la suite et cetera.

Alors, il faut faire attention parce que Trump n'est pas pour l'instant, il n'a pas été dans les la tradition disons du processus euh politique. C'est moins qu'on puisse dire. Euh lui se voit, je pense alors il est il a je flirtais avec l'idée d'un d'un troisème mandat qui serait totalement illégal.

Je pense que là, il y a beaucoup de pression aussi quand même pour que ça ne soit pas qu'il n'aille pas Versa. On sait jamais. Mais bon, a priori voilà.

Et ce qui je pense que ce qui va faire très attention, c'est de rester de d'avoir ce pouvoir d'influence. Euh on le voit par exemple par rapport à à JD Vents, hein, il il garde quand même il garde un petit peu le vice-président, il garde un petit peu ses distances. Euh, il la doupe pas de manière très claire.

Bon, c'est encore un petit peu tôt, mais lui son but ça va être de garder un pouvoir d'influence. Et euh je pense que la question du canard boiteteux, est-ce qu'il est canard boiteux ? Alors déjà, c'est quelque chose qu'on ne peut voir qu'après.

C'est-à-dire que ça sera plus tard qu'on pourra dire ça a été un moment où effectivement il a perdu suffisamment de pouvoir pour qu'on puisse dire que c'était un canard boiteteux. On voit qu'il y a un léger glissement, c'est évident, il y a des divisions à l'intérieur du mouvement magar. Euh, il a quand même perdu aussi euh enfin en tout cas, je veux dire plutôt les Républicains ont perdu fortement les dernières élections qu'il y a eu euh les élection qu'il y a eu euh là au début de mois dans dans les élections de de New York, les élections de gouvernement New York, il y a eu en Virginie au New Jersey et puis une élection plutôt sur la carte électorale en Californie qui finalement était favorable au voà.

Donc, on a vu que que il y avait quand même quelque chose là et il en tient compte. qu'on a vu dans sa réunion avec le maire de New York au bureau Val avec Mami. Donc on voilà, il y a il y a une fébrilité quand même maintenant de dire que c'est un cadard boîteux.

Moi je j'ai pas assez de distance ou de enfin de de on peut pas le dire encore, c'est un peu trop tôt. Il a quand même une forte influence et d'ailleurs il a quand même excommunié d'une certaine manière Majority Green et elle a quand même démissionné. Alors peut-être qu'elle a elle a certainement d'autres plans, elle prévoit d'autres choses et paraîtrait qu'elle voudrait faire une chaîne YouTube, se faire un peu d'argent.

En tout cas, il a démissionné. Donc il a quand même un pouvoir hein. Il faut pas non plus nier le pouvoir d'excommunication qu'il a sur un certain nombre de de républicains qui ont du mal quand même à s'opposer directement à lui.

Mais il a beaucoup de pouvoir même énormément de pouvoir puisqu'il a quand même assvi euh euh et on on disait tout à l'heure et la justice et le le Congrès. Les élus aussi lui ont fait allégance. Euh et c'est vrai que quand on approche les élections, il y a un certain nombre de d'élus qui sont pas prêts à mettre leur leur siège en jeu.

C'est tous les 2 ans he l'élection la à la chambre des représentants qui sont pas prêts à remettre en leur siège en jeu en affrontant Trump parce que c'est lui qui fait le l'appui et le botin. C'est donc c'est c'est très compliqué pour pour les élus. Ou alors il faut un certain nombre, il faut un certain courage pour pour s'opposer à Trump. que dans ce cas-là, on est peut-être plus euh plus à même de de de continuer à avoir un de l'influence politique, mais bon, c'est ils sont pas manifestés par leur grand courage jusqu'à présent les élus républicains, c'est le moins qu'on puis encore que c'est vrai que on sent en ce moment, on sent quand même un certain nombre de frémissements dans le dans le dans le bloc républicain.

Il y a des il y a des il y a des voix qui s'élèvent un peu. Il y a des il y a des peut-être une une tendance Russie par exemple voilà sur le en politique étrangère, on le voit bien peut-être justement Jérôme a raison à la à le à l'approche de cette échéance donc dans un peu moins d'un an de des élections demi-mandat où euh bon ben il se demande si c'est quand même pas mieux de se peut-être de d'avoir un autre positionnement. Euh et puis aussi il y a une une chose qu'on dont on n' pas parlé, c'est quand même les l'opinion publique américaine qui elle aussi a une euh joue et elle regarde bon il y a 38 % de notoriété enfin de comment on dit enfin de popularité ça ou ce qui est pas énorme quand même.

Si pour la pour un président français, ce serait formidable, c'est le plus faible qu'on est là même plus faible premier mandat. Donc on voit quand même que les Américains se posent un certain nombre de un certain nombre de de questions. Ces engagements aussi au Venezuela, enfin c'est pas engagé au Venezuela mais enfin ce qui se passe dans la région, ça inquiète un certain nombre d'américains.

Et puis il y a une donnée la plus importante qui a fait l'élection, c'est le pouvoir d'achat. et et on voit que malgré tout alors les ces mesures sur l'immigration commencent à à avoir des effets sur le sur le marché de l'emploi qui se rétracte euh sur les prix. Là, il y a il y a une inflation à 3 % qui est qui est encore relativement faible.

Il y a une il y a une il y a une croissance qui continue mais qui est pas au plus au plus dynamique. Mais c'est ça se cache par le fait qu'il y a il y a il y a il y a moins d'activités et moins d'emplois et on les États-Unis perdent des emplois en ce moment et ça ça commence à se faire sentir aussi avec les étiquettes au supermarché pour les pour les les familles les plus défavorisées qui sont pas quand même au au à la hauteur des promesses de de Donald Trump. Donc ça plus Epstein plus un certain nombre de d'aventures ou en tout cas d'hésitations sur le plan international.

Il y a il y a notamment des des fidèles de Trump qui se disent "Mais c'était pas le contrat, c'est pas ce qu'on lui avait euh je pense que d'ailleurs ce qu'on lui avait ce qu'on lui avait demandé." Voà l'économie c'est vraiment ça qui sera vraiment je pense central. Et d'ailleurs, il a très bien compris quand il était dans sa réunion avec dans ce ce meeting avec Mam Dani, il a utilisé plusieurs fois le le le terme affordability pour pouvoir d'achat en gros hein.

Et euh et donc voilà, il je pense qu'il il le sent, il le sait. Euh c'est vraiment la la question et donc il va falloir il est même revenu sur cet arrive douier. Il est revenu sur un certain nombre de alors j'ais noté même les les produits précis mais qui devaient être soumis justement à des à des fameuses taxes douanières. il en est revenu.

Et il y a aussi une voix qui monte un petit peu chez les républicains qui comment dire reconnaît que les imposé des des tarifs doués faisait augmenter les prix pour les Américains, ce qui était complètement nié quand dit ça qui est génial et que il a pas les économistes ont toujours dit ça mais Donald Trump dit réduit il réduit les tarifs douignés par rapport au pouvoir d'achat ce qui implicitement veut dire euh que que donc les tarifs doigniers augmentent les coûts le coût de la vie. Or ça, évidemment, il en fait il refuse de faire ce rapport mais il mais c'est évident. Et donc il n'hésite pas à se contredire.

Et ça c'est typiquement Trump, c'est-à-dire que et il il pose ça même comme étant je fais ça pour le peuple, je suis euh je suis l'homme de du pouvoir d'achat en fait. Et donc ce récit de de contradiction, ça aussi c'est ça fait très longtemps qu'il le fait. il revient totalement en ayant toujours le récit de gagnant comme on disait en début de l'heure et et ça marche auprès de d'une partie de sa base.

Il y a une chose que Jérôme disait tout à l'heure, c'est qu' Trump il veut aller il est dans le court terme et ça c'est c'est très important parce que comme en étant dans le court terme, il prend des mesures spectaculaires pour plaire à sa base justement par exemple des droits de douane on va le mettre 15 % 20 % 50 % 100 % et puis vous allez voir ce que vous allez voir. on va pas se laisser envahir par les produits étrangers, sauf que les les produits qui arrivent aux États-Unis, ils sont le le le coût des droits de est répercuté, il faut l'expliquer quand même, est répercuté soit par les par les distributeurs, soit directement au au prix d'achat. Donc, ce sont les Américains qui payent ces drodouanes, ce sont les consommateurs américains.

Alors, quand ça porte sur des produits euh de de base ou ou des pièces détachées de produits qui vont après être euh euh vendus par des marques américaines, ça joue dans le dans le dans le coup. Et je pense que l'erreur de Trump a été de enfin l'erreur de Trump c'est en tout cas de faire du de dire voilà vous voyez je je fais du spectaculaire et puis tant pis ce qui se passe après on verra bien les conséquences sauf les conséquences elles commencent à arriver plutôt qu'il ne qu'il ne l'avait pensé que là il se harte vraiment au mur du réel sur les tarifs de données ce qu'il faut voir c'est il a comme je disais il y a pas d'idéologie chez lui il est passé capable de passer d' d'une logique à une autre mais par contre sur les tarifs doigniers ça c'est très très ancien il en parlait déjà dans les années 80 et donc c'est quelque chose auquel croit et lui il a une vision très très simple hein. On et c'est vraiment ce que je pense qu'il y croit.

C'est-à-dire que les tarifs doigniers pour lui c'est pas les Américains qui payent, c'est les étrangers. Et ça rééquilibre. C'est rééquilibré quelque chose où les Américains ont été des victimes.

L'étranger en a profité à cause de l'élite américaine qui a été faible et donc c'est ça le récit en fait. Donc pour lui là, de revenir quand même sur les tarifs doués, c'est quand même énorme. Et puis il risque aussi d'avoir la décision de la Cour suprême puisqu'il a utilisé une loi qui est une loi d'urgence qui ne a été assez remis en cause par beaucoup de juges et euh d'experts euh de la loi.

Et ce qu'on a vu dans les les auditions qu'il y a eu auprès de la Cour suprême, c'est que beaucoup de juges de la Cour suprême restent semblent, on n' pas eu la décision finale, mais semble très sceptique par rapport à euh au processus qu' a utilisé Donald Trump pour mettre ses tarifs doigniers en place. Mais quelque part, la meilleure des choses qui pourrait lui arriver, ce serait que la Cour suprême annule euh ce serait pas de sa faute et il il aurait pas souffrir les conséquences de cette voic de des juges marxistes. Enfin voilà, puis ça entretient encore tout un truc.

Et à l'international, ça se passe comment ? Parce que justement le fait bon euh qu' qu'il revienne sur ses doit droit douane, tout le monde regarde un peu les décisions qu'il prend parce qu'en plus des fois ça change d'un jour sur l'autre, ça prend 20 %, 30 % 150 %, on sait plus trop. Est-ce que les dirigeants étrangers ont appris à gérer Donald Trump ?

Ouh là, bonne question. Les Européens ont bien été obligés de de réagir, en tout cas de se rendre compte qu'on vivait plus vraiment dans le même monde. D'abord, il y a deux sur les deux plans, à la fois le plan géopolitique, les alliances, on le voit bien, on le voit bien avec le avec l'Ukraine, avec le dossier ukrainien, l'alliance, la vieille alliance du monde libre, elle est assez elle est assez fragile, est assez écornée parce que le plan le plan Trump pour l'Ukraine, c'est en réalité le plan Poutine.

C'était c'est vraiment le plan Poutine d'ailleurs. Il a été l'ébauche a été communiqué via ses conseillers pour les négociations et reprises par les Américains. Ce qui est quand même hallucinant de voir que les Américains deviennent la voix la voix de la Russie de Poutine.

Et ça ça oblige l'Europe à à réagir. Mais euh bon, on va on va pas parler de juste termine, on va pas parler de l'Ukraine parce que c'est c'est un autre dossier. Ça ça demanderait plus d'une heure.

Mais le la question, est-ce que les Européens sont prêts justement à prendre le relais assez rapidement des si les les États-Unis se détachent parce que Poutine va pas accepter euh un plan qui ne qui ne lui donne pas la la vassalisation de l'Ukraine et les territoires et la garantie que l'Ukraine ne rentre pas dans l'OTAN, toutes choses qui sont dans le plan Trump, mais que les Européens et les Ukrainiens n'accepteront pas. Donc euh si les Américains lâchent l'Ukraine, il faut que les Européens soient soient prêts. Alors ce qu'il faut voir, c'est que Donald Trump, lui n'est pas dans ses considérations, dans les détails, hein.

Lui, ce qu'il veut, c'est euh il veut être un gagnant et gagner rapidement, le plus rapidement possible. La paix et qu'il puisse dire "C'est de mon fait." Et j'ai C'est encore une guerre parce qu'il il prétend qu'il a qu'il a qu'il a déjà gagné h guerres.

Euh, grâce à lui, huit guerres se sont arrêtés. Donc c'est l'homme de la paix qui devrait avoir d'ailleurs le prix Nobel de la paix. Il en est furieusement jaloux de ne pas l'avoir eu déjà puisque Barack Obama l'avait eu et donc il se passe toujours en concurrence avec le son prédécesseur avant 2016.

Et euh par rapport à ça, on sent quand même une certaine encore une fois une certaine fébrilé. C'est-à-dire que euh il était sur cette idée que il fallait que ça soit avant Thanksgiving, il fallait que euh que euh comment il s'appelle que qui que l'Ukraien en Ukraine le Zelenski, merci Vladimir Zelenski réponde d'ici, il lui est donné 3 jours. Voilà.

Et puis finalement ce qu'on voit c'est qu'à l'intérieur de l'administration Trump, on a aussi des divisions. On a Marco Rubio qui est plus quand même plus que sceptique et naturellement d'origine cubaine et assez antirusse à la base. On a Witkov qui lui est quand même assez asservi aux intérêts russes parce qu'il a lui-même dans le par le passé eu beaucoup d'intérêt avec la Russie.

Donc euh on voit que euh finalement tout ça est c'est un peu les pieds niclés quand même hein. Et finalement Trump bah est revenu un peu là-dessus. Et ce qu'il faut noter quand même, c'est que les Européens pour le coup là ont été assez rapides, ont été assez unifiés et peuvent utiliser la bonne relation qu'à Trump avec Melony par exemple pour essayer de pousser les choses.

Mais on peut on peut enfin on peut avoir une influence sur Trump jusqu'à un dernier jusqu'à jusqu'à un certain point. Dire que c'est souvent la dernière personne qui lui a parlé qui va avoir raison. Ça va dépendre de qui est son entourage et tr dans l'effet l'affect dans l'émotion et dans ce qu'il perçoit comme étant son intérêt personnel immédiat.

Et donc c'est ça qui va qui qu'il faut voir à chaque fois et c'est très complexe. C'était notre petite parenthèse internationale. Effectivement on va on va pas continuer plus que ça sur l'Ukraine parce que sinon on aurait fait une émission.

J'aurais pu hein vous inviter. On aurait pu parler de l'Ukraine mais on va revenir sur la situation plutôt domestique américaine et là où justement puisquon essaie de faire un petit peu la liste des fébrilités de Donald Trump, on a parlé tout à l'heure des élections locales. Euh euh on en a encore d'autres hein qui vont avoir lieu.

Avant l'émission, on discutait de celle dans le Tennesse euh qui aura lieu début décembre. Alors, c'est marrant parce que du coup, je me suis renseigné un petit peu et euh c'est un district, alors on rentre un peu dans le détail, c'est un peu technique peut-être, mais c'est un exemple parmi d'autres. C'est un district qui normalement est acquis au républicains.

H mais là euh observateur comme journaliste, comme candidat, ont l'air de dire que ça que ça va être serré sondage. Les sondages sont 48. C'est ça.

C'est ça. C'est incroyable. C'est incroyable pour ce district là dans ce dans cet étatlà du sud euh qui est quand même très très républicain.

Et ce qui est intéressant, c'est qu'il y a d'un côté un monsieur qui s'appelle Vaneps, je crois, qui est un Trumpist en fait, qui est donc traditionnel bien à sa place dans cet état assez euh assez républicain et une jeune femme qui est une démocrate plutôt modérée, enfin qui fait voilà qui a des qui a des positions pas extrémistes, en tout cas pas radicales et qui n'a pas fait de politique si ce n'est localement jusqu'à présent. Et donc là, il y a il y a quelque chose qui se passe parce que logiquement dans un état comme ça, c'est un des petits pixels de la carte ou de la carte électorale, un petit pixel rouge dans un état rouge, normalement ça reste rouge républicain donc et là les sondages donnent quelque chose qui a assez équivalent. Alors, s'il y avait un renversement de tendance, si les si la démocrate était élue, ça ferait un peu ça commencerait à faire un un petit déséquilibre au Congrès.

Bon, ça donne la majorité républicaine reste acquise mais elle est elle est faible. Donc, ça devient plus compliqué, sachant qu'il y a quand même des républicains qui font d'éfection dans pour certaines lois. Donc, c'est des ça affaiblit la majorité républicaine à la chambre.

Euh et puis surtout sur le plan symbolique, sur le plan de de l'image, euh ça montre que d'un seul coup, il y a un état aussi républicain qui vote démocrate. Donc les les le l'image politique pour de Donald Trump serait désastreuse. Et c'est vrai que ça pourra ça peut avoir un impact sur son influence auprès d'autres républicains par la suite parce que si vraiment quelqu'un qui l'a adoubé perd là ça serait quand même dans un état en plus conservateur. là, ça serait une vraie une vraie claque et ça peut lui poser des problèmes pour cette influence qu'il peut avoir parce que je sais pas si vos auditeurs connaissent ça mais en fait le le l'influence d'abord qu'on va voir de Donald Trump par rapport au aux élections de de Miimanda, ça va être aussi des primaires locales qui vont avoir lieu où va y avoir et parfois il a dit voilà je soutiens un candidat contre ce républicain qui a voté un truc que je voulais pas ou voilà il a fait des menaces Massi par exemple ou d'autres enfin voilà il y a des donc il va il et il est il va falloir voir aussi ce que c'est ce que ces élections ces primaires peuvent donner par exemple s'il met un candidat s'il y a un candidat protrome contre un autre républicain et là en tout cas ça va être extrêmement intéressant c'est la dernière élection vraiment symbolique qu'on va avoir avant les élections demi-mandat et ça va être vraiment très très intéressant de de voir ce résultat il faut il faut juste préciser que c'est une élection qui a lieu parce qu'un parce que le représentant a démissionné donc c'est pas c'est pas dans un temps normal c'est juste Voilà que comme on disait le congrès c'est tous les 2 ans pendant les mids les élections mandat et au moment de l'élection présidentielle.

C'est ça justement ces midmes, parlons-en dans le contexte là enfin c'est toujours des élections importantes pour un président américain. Point que même nous on en parle enf on parle beaucoup d'élections américaines mais les turbs aussi. Est-ce qu'elles sont plus capitales que d'habitude ?

Comment vous les voyez arriver ? C'est l'année prochaine, on l'a dit. Alors moi ce que je pense il me semble que ce qui va être très intéressant c'est de voir quelle va être la réaction de Donald Trump, quelle utilisation il va faire du pouvoir fédéral et quel récit il va donner de ces élections si jamais les Républicains devaient perdre de manière importante.

Ça c'est une des grandes questions parce que parce que il a quand même une il a quand même un passé de et même un présent de de négation du réel et du vote hein. Il faut quand même ça aussi, il a été élu quand même en continuant de d'affabuler sur l'élection de 2020 et une majorité de républicains pense d'ailleurs qu'il aurait dû être élu en 2020, c'est-à-dire que en gratiant les les émettiers du 6 janvier. Enfin voilà, donc on est quand même dans une remise en cause du principe de démocratie et Donald Trump, il faut pas l'oublier à toutes les élections, y compris celle où il a gagné d'ailleurs comme en 2016, remet en cause à chaque fois les résultats.

C'est-à-dire que s'il gagne, bah en fait, il avait gagné plus que ça. Et oui, il voudrait un score de dictateur. Ah ben c'est exactement ça.

C'est-à-dire que on lui on ment parce que c'est comme les gens qui étaient à son à son investiture en 2000 en 2017, c'est comme voilà. Donc et d'ailleurs, il va aux élections à chaque fois. Ça les gens ont un peu l'oubli parce que on finit par euh il y a tellement de choses, mais à chaque fois il dit "Si je perds, c'est que les élections étaient corrompues." Et il le dit avant l'élection.

Donc c'est quand même incroyable. C'est-à-dire que il est en négation totale du principe même des de des démocratiques. Et pourtant et pourtant ça continue et sa base adhère.

Et on est on est c'est vrai qu'on est dans une une inquiétude assez inédite sur ce plan-là. Avoir un président qui ne peut-être ne respecte pas le résultat des élections. C'est quand même totalement inédit dans et et c'est vrai que il a toujours il a toujours affirmé et et demandé aussi à ses à ses élus de d'affirmer comme lui que qu'il avait gagné l'élection 2020.

C'était le critère pour être adoubé par Donald Trump pour voilà. Donc ça c'est c'est ça montre à quel point il il a établi une forme de chappe de plomb sur sur tout le sur toutes les institutions. Les perfondateurs des États-Unis il y a 250 ans bientôt puisqu'on va et ce sera Donald Trump qui qui en 2016 quand même.

Ouais en 2026 pardon va ironie. la démocratie américaine en tout cas c'estes 250 ans les pères fondateurs à l'époque quand ils ont construit la constitution ils avaient euh vous savez ces systèmes de contrepouvoir dont on parle toujours avec la justice, le congrès, la presse, l'exécutif, tout ça. Donc si si l'un de dérive ou commence à dérailler, les autres systèmes, normalement il y a des il y a des des moyens pour les pour les freiner.

Et les pères fondateurs avaient conçu tout ça avec juste une seule antise, c'est que un démagogue arrive et se glisse dans tous les interstices de de la Constitution. Ce démagogue, c'est Donald Trump qui gouverne de cette manière-là en disant il y a un état d'urgence, il y a un état d'urgence dans tel sur l'immigration, un état d'urgence en Californie là-dessus et donc ça justifie pour lui de d'en appeler à à des lois d'exception. il va même chercher des lois d'exception d' a des des des siècles précédents euh pour justifier que le pouvoir son pouvoir, le pouvoir exécutif passe au-dessus de toutes les de tous les autres pouvoirs et ça c'est vraiment inédit.

Alors, elle est peut-être un peu naïve ma question, mais elle m'est venue comme ça en en écoutant notre discussion euh par rapport à l'échéance des élections de mi-mandat puis à l'échéance de la prochaine élection présidentielle. On l'a dit tout à l'heure, on a entendu un peu parler de ces rumeurs de que Donald Trump aille brigué un potentiel 3è mandat, même si c'est pas prévu hein légalement parlant. Euh c'est non seulement pas prévu mais c'est totalement inconstitutionnel et c'est très clair.

Il y a deux Il ne peut même pas se présent se présenter en tant que vice-président comme on l'entend parfois. Il y a le 12e amendement qui qui le permet pas. On peut pas se présenter comme vice-président si on ne peut pas se présenter comme président.

C'est c'est voilà. Oui, parce qu'il y avait un il y avait une idée que il allait être voilà. Alors, il y a une il y a une il y a une chose qui pourrait faire mais qui est euh enfin légalement il y a il y a un une seule voix, je sais pas si ça si je vous voulez que je vous dise, mais il y a une seule voix mais qui est totalement délirante constitutionnelle qui est constitutionnelle.

Dites-le pas trop fort peut-être si jamais l'entends mais je pense que il y a des gens qui ont pensé à ça avant moi. Je suis pas voilà d'ailleurs je l'ai lu aussi et et ben c'est vous avez par exemple admettons Jy V par exemple se se présente il a il a un vice-président avec lui il est élu euh il démissionne son vice-président démissionne le troisème c'est le président de la chambre or la chambre peut élire n'importe qui. Même quelqu'un qui n'est pas élu, même quelqu'un qui est en dehors de la chambre.

Donc la chambre majorité républicaine décide que ça sera Donald Trump leur président de chambre et il devient président. Et là la constitution n'a pas prévu cette ce garde fou pour le vice-président que qui devrait être en capacité de de gouverner et ça et ça c'est pas prévu. C'est vrai que c'est c'est la c'est la seule mais ça serait délirant.

Je veux dire, il faut enfin c'est totalement la science-fiction à ce stade. Mais bon voilà, c'est c'est la seule voix que je vois constitutionnelle pour qu'il puisse se présenter enfin qui voilà un garde fou plus efficace que la constitution c'est l'âge de Donald Trump. Oui, exactement.

Ça c'est on a c'est vrai qu'on a tendance à l'oublier aussi mais il viit pas mal là. On voit que il est ils sont dehors. Enfin il a quand même donc un troisème mandat à partir de donc il aura quel âge si jamais ?

Et ben il aura 83 en fait. commencer un nouveau mandat à 83 ans. Euh il y en a à qui ça pas réussi effectivement.

C'est vrai qu'on on voit quand même aussi des signes de quelques petit signes de faiblesse physique, ce qui est pas étonnant. Il est il est âgé quoi. Et donc je reviens à ma question naïve euh mais je m'adresse au au spécialistes des États-Unis que vous êtes.

Dans quelle mesure le parti républicain pourrait lâcher Donald Trump ? Est-ce que ça ça peut arriver ? Est-ce que ou alors est-ce que euh le parti républicain aujourd'hui, il me paraît compliqué de dire que ce sont les soutiens de Donald Trump.

C'est quand même un tout petit peu plus compliqué que ça. Alors, le parti républicain est pris à la gorge par enfin, il est tenu euh bah de balls quasiment par Donald Trump. Oui, c'est son langage.

Ouais, c'est c'est vraiment ce qu'il dirait c'est ce qui est voilà. Et en fait euh en en fait si vous avez euh si Donald Trump perd vraiment son influence euh auprès de auprès de la base, euh si on commence à voir qu'il y a ça, on va le voir dans les élections euh notamment dans des euh là où il a il a il a gagné les élections en 2024, il va falloir voir ce que ça va donner en 2026. Euh il va y avoir un certain nombre de de choses qu'on va voir petit à petit et l'intérêt des élus ça va être d'être réélu.

Et si la menace de Donald Trump si par exemple les dans les primaires s'il met des candidats qui ne gagnent pas et cetera, là il perdra quand même une partie de son influence auprès du parti. Le gros problème que le parti entre guillemets va avoir c'est les factions qu'il y a à l'intérieur du parti et pour trouver un candidat. Alors ces factions, elles existent aussi d'ailleurs du côté démocrate d'une certaine manière, mais moins de manière, je dirais aussi euh là, enfin aussi violente, je pense que ce qu'il y a à l'intérieur là du parti.

Il y a eu beaucoup d'animosité entre enfin de choses qui sont restées un petit peu couverts parce qu'il y a justement Donald Trump. Euh mais il y a des grosses tensions entre plusieurs élus euh de la des Républicains. On l'a vu avec Majorita Green, ça était très très clair hein.

Il y a eu des oppositions entre on voit que par exemple Mike Johnson est quand même mis en difficulté le président de la chambre voilà, il a géré aussi le shutdown en faisant en se retirant. Ça a été ça lui a été reproché y compris par Major Tayor Green qui a dit qu'il s'occupait pas du peuple et cetera. Donc si jamais Donald Trump perd de son pouvoir, alors il faudra voir aussi quel sera ce que fera Jedy Vence aussi.

Voilà. Mais on risque d'avoir en tout cas des divisions internes très et voir une une sorte de guerre civile à l'intérieur du parti républicain. Il y a une il y a effectivement des fractures mais dans les deux parties qui font d'abord qu' il y a une radicalisation des opinions et on le voit partout.

C'est aussi le cas en France, c'est aussi le cas dans les démocraties européennes. Une radicalisation vers vers les extrêmes qui fait que le l'espace démocratique au milieu modéré se se réduit et et qui pose un certain nombre de problèmes. On le voit par exemple en en France, je veux dire la gauche, elle est quand même maintenant quand même très très divisée. le parti républicain, c'est vrai que jusqu'à présent, on n'a pas vraiment entendu les modérés républicains, les classiques, les Riganiens, enfin toute cette voilà historiqu entre guillemets, ils sont pas très très nombreux he mais ils sont mais non, ils sont pas très nombreux.

La base c'est c'est beaucoup radicalisé avec Trump, enfin c'est Trumpisé, je sais pas si ça un sens de dire ça, mais et mais en même temps ça on il y a elle peut aussi faire un constat d'échec de ce de ce choix-là. Et de l'autre côté dans le parti démocrate, il y a aussi une tendance aller un peu plus à la gauche de la gauche. On l'a vu avec l'élection de même Danis à à New York avec la la l'incapacité pour l'instant de de l'establishement démocrate de se trouver des figures vous et même un un discours qui puisse répondre à cette radicalisation.

Alors, il y a bien des on sait toujours les mêmes noms des gens comme Gavinon, le gouverneur de Californie, mais pour l'instant il y a pas de il y a pas d'élan encore chez Ouais, mais moi je dirais que en fait on est tôt. C'est exactement voilà, il faut voir qu'on est tôt et que dans des dans des temps normaux, on se poserait beaucoup moins la question. Ce qui est intéressant si on regarde les dernières élections, c'est que les démocrates, il y a eu des figures très différentes entre Mandani et par exemple les candidats qui ont gagné les candidates d'ailleurs en New Jersey et en et en Virginie et même avec et même avec Kevin New, on a des profils très différents mais ils ont une chose en commun, c'est qu'ils ont ils ont été ils ont tenu un discours sur l'économie et sur le pouvoir d'achat et sur les kitchen table issues, c'est-à-dire vraiment ce qui parle aux gens dans le de manière concrète. et ils ont fait la même chose.

Tous ont fait ça et non plus, je précise, et non plus le de mettre l'accent prioritaire sur les identités, le fractionnement de cette société. Alors, ils ont je pense quand même moi je mettrai un petit bémol dans le sens où ils ont ça fait déjà un petit moment qu'ils font ça, mais les attaquent beaucoup sur ça, sur ce et notamment pendant la campagne avec avec Camela Harris. Camila Aris n' pas joué trop là-dessus, mais elle a été beaucoup ils ont beaucoup attaqué là-dessus parce que c'était quelque chose effectivement qui divisait une partie des électeurs et donc ils ont beaucoup beaucoup joué sur les questions effectivement identitaires et cetera alors qu'elle avait essayé justement d'être moins sur ces question sur ce terrain effectivement elle était plus à démocratie sur des grandes idées plus que plus que sur le concret pour voilà alors le le en tout cas les promesses c'est je pense qu'il y a il y a il y avait c'était pas sur les les d'ailleurs sur parce qu'il C'est intéressant d'analyser un petit peu 2024, c'est de voir que on éétait pas sur des sur des propositions de programmes clair et détaillé.

On était sur une incarnation et Trump, il a il a incarné deux choses, le succès et la force. Et ce qu'on voit, c'est que le en fait là où il y a eu le plus de différence favorable à Donald Trump dans les sondages sur la perception des candidats c'est sur la force. strong leader.

C'est là où Camelaris a beaucoup perdu sur les questions économiques aussi, mais parce qu'il est perçu non pas les personnes est allé regarder en fait le détail de son programme et en fait il applique son programme d'ailleurs mais on s'est dit voilà pour beaucoup d'Américains, c'est encore l'incarnation du businessman qui réussi même si c'est beaucoup un mythe puisqu'il a il a quand même eu cinq euh euh comment on appelle ça ? Des des pas incupation. Non non, il a perdu des enfin il a au niveau de sa business de faillite, voilà, il a il a fait faillite cinq fois quand même.

Mais c'est par rapport à à son émission notamment des apprentice. C'est quelque chose qu'on regardait les Américains pendant 20 ans, pendant 10 ans pardon, et qui a vraiment imprimé c'est le l'homme du succès et puis il met ça avec de l'or partout. Enfin voilà, on a l'impression que c'est l'homme riche qui a réussi que tout et tout le monde veut réussir comme lui et il nous fera réussir.

Pour beaucoup d'Américains, c'était ça. il a été capable de capter une partie de la base populaire justement qui se trouvait à juste titre d'ailleurs qui se trouvait humilié, écartter mais on le voit aussi en France hein dans nos dans nos loin de loin des centres de pouvoir, loin des élites et avec une une un certain désarrois et alors que c'était normalement l'électorat des des démocrates comme c'est logiquement historiquement l'électorat de la gauche en France et on a à peu près le le ce même phénomène d'ailleurs de d'une d'une partie de la population qui euh qui a un vrai problème de rapport avec le avec les les lieux de pouvoir, avec la démocratie. Mais on sa c'est grand débat en France maintenant aussi, on le voit on le voit bien et les républicains ont su capter ça, ont su dire "Mais nous on va parler de vous, nous on vous écoute, nous on vous entend sur je dirais surtout que c'était Donald Trump est arrivé au bon moment, était la bonne personne au bon moment.

C'était vraiment un concours de circonstan parce que l'avantage de Donald Trump, c'est qu'il n'était pas vu comme un homme politique. Il était vu comme un businessman euh qui était une star de télé, donc un showman et qui allait faire les choses que des politiques ne feraient pas. Justement, il était hors de ces cercles de politique politique traditionnellement.

Un politique aurait dit les mêmes choses qu'il aurait dit, ça ne serait ça ne serait pas passé. Et il faut aussi se souvenir d'un truc tout bête hein, mais Donald Trump il a l'accent du Queens. Oui.

Il parle comme dans le Queens et il a cet accent qu'à Mani aussi. h qui est un quartier en fait ouvrier de New York. Euh et c'est c'est paradoxal parce que lui n'était pas du tout évidemment d'une famille ouvrière, il vient d'une famille riche et d'un quartier assez aisé de de du Queens.

Mais il a cet accent et il parle et il parle il est vulgaire, il est mais il parle comme tout le monde et voilà c'est cette idée-là. Donc il est comme nous, il réussit et donc on sera on va nous aussi réussir. Voilà.

Et quand vous avez des gens un peu désespérés, bah ça peut fonctionner et et c'est il c'est pour ça que ça va être compliqué d'avoir quelqu'un qui prend sa suite parce qu'il faut avoir quelqu'un qui sera pas vu comme étant un politique, qui sera pas vu comme faisant des compromis qui a cette capacité de dire des choses hors norme. Voilà qui et puis il y a aussi le le plaisir pour beaucoup de gens que de que de casser les normes. C'est-à-dire que tout ce que toute ces frustration, il faut il faut parler comme si il faut parler comme ça.

Bah non, si le président le dit, nous on peut et puis on peut être insultant et puis voilà. Ça voilà, c'est un côté comme ça aussi. Ça c'est le discours populiste hein qui écrit, c'est vraiment le populisme, ce sont les recettes du populisme.

C'est vrai que on les entend, on les voit appliquer aussi dans dans nos pays hein. C'est c'est évident. Et on va s'arrêter là-dessus et je vais juste rebondir sur ce que vous disiez par une remarque dans le chat.

Ben non, nous on est on n'est pas vulgaire nous, désolé, il est pas comme nous. Nous on est bien mieux. Effectivement, merci beaucoup viewers du T et merci beaucoup à vous deux d'être d'être venu nous éclairer sur la situation actuelle de Donald Trump en lourant large en travers aux États-Unis.

Donc nous avions avec nous Jérôme Viala Gaute froid, docteur en en civilisation américaine et Dominique Simonet, écrivain et journaliste spécialiste des États-Unis. Merci beaucoup à tous les deux. Merci à vous tous de nous avoir suivi pendant ces 2 heures et d'avoir été aussi comment dire présent et actif dans le chat.

Je voulais remercier aussi comme à mon habitude toute la petite équipe qui travaille derrière le talk. Donc nous avions aujourd'hui à l'édition Pascal Baudo. Merci beaucoup Pascal.

Stéphanie Berlu est toujours là pour nous faire nos nos visuels. Merci Stef. À la réalisation ce soir nous avions Florian Berc, Lucas Finet également à la technique et Aurélia de la Tuilerie au son.

Merci Adrien Barrière pour l'assistance technique et vidéo. Euh je vais vous laisser retrouver le talk en replay dispo sur la chaîne Twitch bien évidemment ainsi que sur YouTube et puis également version podcast euh sur l'appli Radio France. Euh et bien je vous souhaite une très bonne soirée.

Je vous dis à la prochaine. Le talk revient la semaine prochaine. Jeudi même heure 17h.

Ce sera avec Ludo en revanche. Et euh on veut une émission en binô pour Noël avec des plus beaux pulls. Alors cette proposition je la transmettrai à Ludo.

Je suis sûre qu'il sera partant de Noël. Franchement il y a un monde où euh où on arrive à faire ça. Je lui transmets.

On verra ce qu'il en dit. Euh je vous souhaite une très bonne soirée. Je vous dis à bientôt.

Euh prenez soin de vous. Salut

LE TALK : Le service militaire de retour en France ? Affaire Epstein : Donald Trump pris au piège ? — Emmanuel Macron · Pourquijevote