POURQUOI NUNEZ VEUT LA PEAU DE NOVA ET DE PIERRE-EMMANUEL BARRÉ
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Non, c'est un poulet fermier. Ah ouais ? Ouais.
Et ben, on va laisser faire Pierre Emmanuel Barré, hein. [musique] Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 18 novembre et aujourd'hui on s'attaque à une question qui ferait blémir n'importe quel lycéen de terminale coincé devant sa copie de philo.
Peut-on rire de tout ? Alors on ignore si Laurent Nugèz brillait dans l'art de la dissertation à l'époque du lycée. Mais une chose est sûre, depuis il a rendu son verdict, c'est non.
On ne peut pas rire de tout et surtout pas de la police. Le ministre de l'intérieur est très remonté depuis quelques jours contre la radio Nova et plus précisément contre l'humoriste Pierre Emmanuel Barret. Sa chronique dans l'émission La dernière diffusée dimanche 9 novembre n'est pas passé du tout.
Ça va ? Tout le monde va bien ? Personne n'a été violé par la police aujourd'hui.
Je demande dans cette chronique Pierre Emmanuel Barré. revenit sur l'actualité policière récente des affaires de viol et d'agression sexuelle mais ce n'est évidemment pas ce qui a retenu l'attention du ministre de tutelle des Bleus. Non non, ça c'est la routine.
Rien de bien méchant. La vraie contrariété de Nunè vient de Sainte Soline. Enfin, qu'on se comprenne bien, rien dans les révélations de Médiapart et Libé ne l'a fait sourciller.
Ni les tirs tendus, ni la volonté revendiquée de blesser, voire même de tuer les manifestants. Tout ça, ça glisse sur lui comme sur un gilet par bal. En revanche, ce qui a transperscé le blindage, c'est une seule phrase, une seule petite phrase en conclusion de 5 minutes de chronique qui a vraisemblablement touché sa cible.
On écoute. Des viols, des mutilations, des meurtres et des mecs qui se filment en train de faire tout ça en se marrant. En fait, la police et la gendarmerie, c'est Daesh avec la sécurité de l'emploi.
Et paf, en plein dans le 1000. Piqué au vif, Laurent Nugèz a dégrégé une lettre plainte au parquet de Paris. Pour le commun des mortels, porte plainte relève souvent du parcours du combattant.
Mais pour le ministre, c'est visiblement un service coupe-file, un courrier, un timbre et hop, emballer, c'est pesé. Dans sa lettre, il dénonce des propos inqualifiables. Évidemment, les syndicats policiers unité en tête n'ont pas tardé à entonner le même refrain parlant de propos immondes tenu alors que la France honore ses policiers qui ont sauvé des vies le 13 novembre 2015.
Évidemment, tout ce beau monde a également pu compter sur les chroniqueurs abonnés des médias des milliardaires pour hurler avec la meute. La palme de la réaction revient comme souvent à Rachel Cann et comme toujours elle n'a pas fait dans la demi-mesure sur Twitter, elle écrit "Comparer la police à Daesh, insulter ceux qui risquent leur vie pour nous protéger, le faire sur une radio qui s'appelle Nova, comme le festival où les terroristes ont massacré nos enfants le 7 octobre. Ne me demandez pas où elle va, j'en sais rien.
Pierre Emmanuel Barré pour un ricanement, la nausée, l'indessence et la honte. Et pendant que tout ce beau monde joue la dramaturgie offensée, la direction de Radio Nova, elle n'a pas tremblé. Dans un communiqué, elle assure évidemment que la chronique n'avait aucun lien avec les attentats du 13 novembre commémoré peu de temps après.
Et elle dit : "Préserver la liberté de ceux qui font rire, c'est protéger la santé de notre démocratie. Radio Nova y est plus que tout attaché et n'acceptera aucune menace de quelque nature que ce soit sur ses humoristes et ses collaborateur. Et le communiqué se termine par un rappel malheureusement nécessaire.
La liberté d'expression suppose d'accepter la satire, la caricature et la critique. Elle protège un droit fondamental parce qu'une société libre n'a rien à craindre du rire. À croire que pour certains, l'esprit Charlie s'arrite pile au moment où la blague vise leur uniforme.
De leur côté, la bande de la dernière ne s'est pas gêné évidemment pour revenir avec humour toujours sur l'affaire, c'était dimanche dernier dans leur émission. J'apprends que Pierre Emmanuel Barry fait l'objet d'une plainte déposée par le ministre de l'intérieur. Peut-on considérer qu'un humoriste de Nova a raté sa vie s'il n'a pas été licencié ou fait l'objet d'une plainte ?
Oui. Alors en effet, Emeric enfin l'autre voilà Lauron Nugèz a porté plainte contre Pierre Emmanuel Barret. On a appris ça cette semaine ce qui constitue une sorte de preuve de travail bien fait.
Ça ça déjà bravo bravo Pierre Emmanuel. Bravo. Alors il a porté plainre pour la phrase je cite "La police c'est Daesh avec la sécurité de l'emploi." Il y a un contexte.
Il y a un contexte. Un contexte. À noter que Laurent Nugèz n'a pas porté plainte pour la comparaison dans la même chronique, je cite toujours Laurent Nugèz, une grosse cuvapisse. [rires] Bon ça, il a dit c'est OK.
Ce qui laisse à penser qu'il a quand même un petit peu de lucidité cet homme. La joyeuse bande de chroniqueurs et d'humoristes de Nova n'en est clairement pas à son coup d'essai. Leur humour grinçant, sans filtre et sans indulgence a déjà coûté à plusieurs d'entre eux de défrayer la chronique, voire carrément de perdre leur poste dans le service public.
Pierre Emmanuel Barr, lui, pourrait presque prendre une carte de fidélité tant. En 2017 sur France Interre, une de ses chroniques en plein entre deux tours ne passe pas. Face au duel Macron Le Pen, il ose défendre la position des abstentionnistes.
La station censure dans un premier temps. Barré Avalule, Nagi, Charline Vanenacker, Alex Visorec et Guillaume Meuris, encore lui, prennent sa défense et la radio finit par revenir sur sa décision. Mais c'est trop tard, il claque la porte.
Début 2023, il fait son grand retour sur le service public, toujours cette fois sur France 5 dans l'émission Célèbdo. Encore une fois, il s'estime censuré et pose sa démission après seulement trois chroniques. Et en 2024, finalement, il trouve enfin refuge sur Radio Nova où il retrouve quelques-uns de ses compères dont Guillaume Meuris, lui aussi viré pour un humour trop corrosif pour le service public, de plus en plus crispé.
Dans son cas, c'est sa charge contre Benjamin Netaniaahou, le fameux nazi sans prépus qui lui vaut une mise à pied, une convocation au commissariat, puis un licenciement pour faute grave malgré une plainte classée sans suite. Le tout dans une ambiance de chasse aux sorcières sur France Interre. En solidarité avec lui, l'humoriste Emeric Lompray et la chanteuse et humoriste Guerdray pos également leur démission et tout ce petit monde indésirable pour certains a trouvé l'asile chez Nova, propriété du banquier d'affaires Mathieu Pigas dans une émission qui cartonne et en prime sans être censuré.
La radio en a même fait une campagne de communication des affiches proclamant "Nos humoristes ne se censurent pas sinon ils sont virés ont été placardés un peu partout. Et pour s'assurer que tout le monde piège bien la leçon, le message a carrément été projeté en grand sur la façade de la maison de la radio. À bon entendeur.
Salut. Depuis quelques années, l'air s'épéie dans plusieurs rédactions et notamment au sein du service public. Les lignes éditoriales s'affirment, les angles se resserrent et chacun comprend très vite qu'il vaut mieux éviter de froisser un ego politique surdimensionné ou de s'aventurer sur un sujet jugé trop inflammable.
Alors évidemment, on ne parle pas de censure ouvertement, évidemment plutôt d'un climat où tout le monde sait instinctivement jusqu'où il peut aller et surtout jusqu'où il faut mieux ne pas aller. Les rédactions doivent se tenir sages et pendant ce temps-là, à l'autre bout du paysage audiovisuel, certaines émissions, voire certaines chaînes semblent évoluer en total à pesanteur. Les provocations les sorties de route sont maquillées en franc parlé et les humiliations en direct deviennent un genre en soi.
Le contraste est évidemment saisissant. D'un côté, des journalistes sommet d'avancé en funambule sur un fil de plus en plus mince et de l'autre des émissions où le chaos est un business model assumé. Au milieu de tout ça, il y a évidemment une zone grise, celles et ceux qui bénéficient de passe droit.
On pense évidemment au récent sauvetage d'Alix Bouillagué par Radio France et France Télévision. Pourtant prise en flagrant délit de désinformation par Manuel Bompard de la France insoumise lors d'une interview. Cette fois, pas question de licenciement ou de faute grave.
Une petite tape sur les doigts suffira pour une faute à moitié avouée par le service public. Un depois de mesure qui saute évidemment aux yeux quand on sait que la direction de France Télévision a licencié un journaliste pour une simple erreur dans un bandeau quelques mois plus tôt évoquant évidemment une erreur inadmissible. Bref, vous l'avez compris, le paysage médiatique français est devenu un terrain miné, souvent à l'image de ceux qui le possèdent.
Mathieu Pigas, le banquier d'affaires que les médias aiment appeler le boloré de gauche, a lui fait un gros coup en recrutant les chroniqueurs purgé du service public. Les audiences de radio Nova en Berne depuis quelques années ont été dopées. Rien que sur la tranche du dimanche soir où opère Meury s barré, elle enregistre une augmentation de 246 % en 1 an.
À Libération, Pigas déclare vouloir mettre ses médias dans le combat contre la droite radicale. Une ligne d'opposition que l'on connait bien au médias et qui suppose de savoir encaisser les coûts quand ils arrivent. Et ça a été le cas avec Nèz porter tant d'art d'un pouvoir trop habitué à être brossé dans le sens du poil dans les médias.
À force, il se croit évidemment en tout permis pour protéger ses intérêts. Et au pire, il peut toujours passer un petit coup de fil pour s'arranger avec les patrons de presse en question. Ils sont peu nombreux et entretiennent pour la grande majorité des relations privilégiées avec le pouvoir.
Alors ça se corse quand c'est pigace au bout du fil et pas boloré mais le pouvoir du coup sort la carte judiciaire pour tenter d'infléchir la ligne éditoriale. Il en reste peu des espaces médiatiques où l'on peut encore se permettre l'impertinence et la vraie critique du pouvoir. Nova en est un. le média aussi comme tous nos camarades indépendants qu'on ne vous demandera jamais trop de soutenir.
C'est grâce à vos vues, à vos dons et à vos abonnements qu'on peut se permettre de tenir la barre et surtout de ne jamais plier devant le pouvoir. Lundi 17 novembre, député le sommet Chose France, cet événement créé de toute pièces par Emmanuel Macron pour offrir une petite séance de câlin annuel au grand patron. Et Sébastien Lecornu n'a pas manqué de se prêter à l'exercice dès la journée d'ouverture.
Il a tout de suite voulu rassurer les grands businessman de ce pays en assurant que le pays aurait un budget d'ici les prochaines semaines. Mais surtout, il a voulu rassurer sur les taxes qui ont été votées pendant les débats en séance. Il a expliqué, je cite, "On fait peur actuellement à une partie du pays avec des taxes qui n'auront jamais d'application parce qu'elles ne sont pas constitutionnelles, parce qu'elles n'ont pas d'assiette." Alors, son propos ciblait principalement la taxe sur les multinationales, un amendement de la France insoumise qui selon le président de la commission des finances et LFI, Éric Cocrel, rapporterait 26 milliards d'euros.
Il a aussi déclaré qu'il saisirait le Conseil d'État sur plusieurs autres mesures. Sébastien Lecornu, le premier ministre, semble également challenger dans son propre camp qui déplore certaines concessions accordées au Parti socialiste. Là aussi, le Premier ministre a agité le spectre de l'absence de budget. 6 % de déficit assurés en 2026 brandissant la menace des politiques, je cite, d'austérité aveugle qui s'abattrait sur l'économie et les ménages, a-t-il dit.
Il a aussi ajouté que le compromis n'est pas une fin en soi. Alors évidemment, vous le savez, le média continuera de suivre les débats sur le budget pour tenter de savoir ce qu'il faut comprendre de toutes ces déclarations pour le moins ambigues. C'est peut-être un tournant dans la situation palestinienne pour les Gazaouis et les territoires occupés.
Lundi, le conseil de sécurité de l'ONU a voté favorablement la proposition de résolution américaine visant à garantir la permanence du cesser le feu à Gaza. La dite résolution évoque, je cite, un chemin crédible vers une autodétermination et un statut d'état palestinien, ainsi qu'un dialogue entre Israël et les Palestiniens pour s'entendre sur un horizon politique de coexistence pacifique et prospère. Si la référence à un état palestinien demeure pour le moins ambigue et particulièrement discrète, cela a suffi à provoquer la fureur d'Israël.
Le ministre de la défense israélien Itamar Benvir a même déclaré en s'adressant à Benjamin Netaniaou, je le cite, s'ils accélère la reconnaissance de cet état fabriqué, si l'ONU le reconnaît, vous devez ordonner des assassinats ciblés de haut responsables de l'autorité palestinienne qui sont des terroristes à tous les égards et ordonner l'arrestation de Marmouabas, le président de l'autorité. Bien que le texte soit jugé imprécis, peu exigeant à l'égard d'Israël et que la si Jordanie petit à petit annexée ne soit pas mentionnée, l'ONU a voté cette résolution globalement soutenue par les États arabes puisqu'elle est la seule initiative diplomatique ayant réussi à faire un temps soit peu reculer Israël. Hier, lundi 17 novembre, une plainte pénale a été déposée contre Totale énergie par une ONG européenne auprès du parquet national antiterroriste français.
La plainte vise des faits de complicité de crimes de guerre, torture et disparition forcée au Mozambique. Celle-ci s'appuie sur l'existence d'un conflit entre l'armée du Mozambique et la milice Alchabab, organisation affiliée à l'État islamique. Le groupe total est ainsi accusé d'avoir entre juillet et septembre 2021 directement financé et soutenu matériellement une unité militaire qui aurait arbitrairement détenu des dizaines de civils dans des conteneurs. civil qui aurait ensuite été torturé et tué pour certains dans le contexte.
En juillet 2021, le méga projet de gaz naturel liquéfié que pilote total est à l'arrêt à cause d'une attaque terroriste. La Joint Task Force, une unité militaire créée au terme d'un accord entre le Mozambique et le géant des hydrocarbures, assure la sécurité du site. C'est sous couvert de ce mandat de protection que la JFT va mener ses exactions contre les civils.
C'est suite aux révélations de politicau et du monde que le CCHR a pu lancer sa procédure pénale estimant que Total savait les actes auxquels s'était livré la milice. On rappelle que c'est déjà cette même ONG qui a permis la judiciarisation de l'affaire Lafarge pour le financement du terrorisme en Syrie. Une affaire couverte par notre collègue Nadia Swinny et dont vous pouvez voir ou revoir la carte blanche sur le sujet sur notre chaîne YouTube Le Média 247.
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Laurent Nuñez