Vote de confiance : comment sortir de la crise ? - C à Vous l’intégrale - 02/09/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Après le PCF de F.Roussel, le RN, Place publique et Les Républicains se sont succédé à Matignon sans grand espoir de miracle. Le RN est inflexible?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le RN trouverait intérêt à de nouvelles élections?
- 8:00OuverteRéponse directe
La France pourrait ainsi basculer?
- 12:00OuverteRéponse directe
Les explications à cette progression inexorable et mondiale du populisme... C'est parce que les citoyens subissent une blessure d'humiliation?
- 16:00OuverteRéponse directe
Ils ont le même sentiment que ceux dont ils voudraient le départ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Il n'est toujours pas pris en compte par les grands partis de gouvernement?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00P.CohenFait
« Inflexible pour Bayrou et les suivants. Il voudrait acculer le président à la dissolution. »
- 7:00M.Le PenFait
« Nous sommes en désaccord absolument total sur les solutions proposées par monsieur Bayrou. Soit parce qu'elles sont anecdotiques, soit parce qu'elles sont profondément nocives. Pour nous, la réponse est simple: nous n'avons pas confiance. »
- 9:00P.CohenFait
« M.Le Pen appelle à une dissolution ultrarapide pour qu'une nouvelle majorité puisse construire un nouveau budget. »
- 11:00P.CohenChiffre
« Le RN affiche 31 % d'intentions de vote dans le dernier sondage paru dans "La Tribune Dimanche". Avec les 5 % de Reconquête!, ça fait 36 ou 37 % de voix pour l'extrême droite. »
- 14:00P.CohenFait
« Nous ne sommes plus chez nous. »
- 15:00P.CohenChiffre
« 500 000 à 600 000 expulsions en 5 ans, s'il parvient à Downing Street. »
- 22:00R.CayrolFait
« On est menacés par ce qui est arrivé aux Américains et à la plupart des pays dans le monde, le basculement de nos vieilles démocraties dans une démocratie illibérale. »
- 26:00R.CayrolChiffre
« Dans ce même sondage, disaient qu'ils le respecteraient. »
- 30:00R.CayrolFait
« Quand je regarde ce que disent les électeurs du RN... "On est méprisés", "on nous regarde de haut", "nous ne faisons pas partie du cercle vertueux de la politique". »
- 34:00R.CayrolFait
« Les grands partis ont laissé tomber. Ils regardent comme des spectateurs attristés cette montée qui leur paraît inexorable du populisme. »
- 38:00R.CayrolFait
« Il faut obtenir la participation ou au moins l'abstention du PS. Le PS n'en veut pas, pour le moment. »
- 42:00R.CayrolFait
« Il faut inventer un mécanisme fiscal, par exemple, pour faire payer les plus favorisés. »
- 46:00B.TertraisFait
« C'est la première fois qu'on a quasiment tous les dirigeants de cette fameuse organisation de coopération Shanghai. »
- 50:00B.TertraisFait
« La Chine, si elle va très vite dans sa modernisation militaire, elle ne s'est pas battue depuis 1979. »
- 54:00B.TertraisFait
« La Russie de Poutine travaille beaucoup avec des gangs criminels. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver pour vous accompagner jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Lorrain, votre petit coucou m'a déstabilisée! Bonsoir à tous les 5.
A la une ce soir, des entrées et des sorties. - Bonjour... - Par ici! - A.-E.Lemoine: Après le PCF de F.Roussel, le RN, Place publique et Les Républicains se sont succédé à Matignon sans grand espoir de miracle.
Le RN est inflexible? - P.Cohen: Inflexible pour Bayrou et les suivants.
Il voudrait acculer le président à la dissolution. - A.-E.Lemoine: De quoi désespérer de la vie politique française.
Bonsoir, R.Cayrol, politologue. On est ravis de votre présence.
Vous poussez un cri d'alerte dans votre tout nouvel ouvrage paru aujourd'hui sur la démocratie en danger. De quoi faire réagir nos téléspectateurs? - E.Tran Nguyen: Oui, beaucoup de désespoir et une inquiétude sur la situation actuelle de la part de nos téléspectateurs, qui nous écrivent.
Je vous rappelle ce nouveau rendez-vous. Vous pouvez nous envoyer vos questions, vos commentaires et on les soumet à nos invités. - A.-E.Lemoine: Ce soir aussi, un soulagement. - C'est une part de vérité judiciaire qui lui est rendue.
C'est un soulagement et beaucoup d'émotion. - L.Sénéchal: G.Depardieu renvoyé en procès pour viols.
On évoquera aussi la guerre de succession relancée chez les enfants d'A.Delon. - A.-E.Lemoine: Notamment par le plus jeune des enfants d'A.Delon.
Votre story, Louis? Pierre? - P.Lescure: Le regard de M.Streep, 50 ans de carrière, 3 Oscars et l'Institut Lumière à Lyon qui lui consacre une magnifique rétrospective.
On aura plein d'extraits. - A.-E.Lemoine: Vous avez toujours plein d'extraits.
Je suis jalouse! A suivre, l'édito de P.Cohen.
J-6 pour F.Bayrou. Tout se passe absolument comme prévu. - P.Cohen: "Pas de miracle", comme l'a dit J.Bardella à sa sortie de Matignon.
Les dirigeants du RN sont allés rencontrer F.Bayrou pour lui dire: "Non, merci, sans façon, on ne veut pas de votre budget et on ne veut plus vous voir gouverner." - M.Le Pen: Nous sommes en désaccord absolument total sur les solutions proposées par monsieur Bayrou.
Soit parce qu'elles sont anecdotiques, soit parce qu'elles sont profondément nocives. Pour nous, la réponse est simple: nous n'avons pas confiance. - P.Cohen: M.Le Pen appelle à une dissolution ultrarapide pour qu'une nouvelle majorité puisse construire un nouveau budget.
A noter que le ton de la candidate RN est plutôt amène. F.Bayrou s'est toujours prévalu de bonnes relations personnelles avec M.Le Pen.
Son combat pour la proportionnelle, pour la création d'une banque de la démocratie destinée à financer les partis et leurs campagnes, le trouble qu'il avait exprimé face à l'inéligibilité de M.Le Pen et sa critique de l'exécution provisoire de cette inéligibilité...
Tout cela a entretenu une forme de bienveillance et aussi la non-censure du RN fin juin, après l'échec du conclave sur les retraites. C'était sans doute le pari de F.Bayrou, que le RN ne ferait pas tomber le gouvernement jusqu'au budget.
Il a été perdu instantanément il y a 8 jours, après l'annonce du vote de confiance. Désormais, au RN, plus question de se montrer constructif. D'après un de nos confrères du "Point", les dirigeants du RN sont déterminés à faire tomber tous les gouvernements à venir jusqu'à ce qu'ils obtiennent un retour aux urnes.
La nouvelle majorité que M.Le Pen appelle de ses voeux est celle du RN. - A.-E.Lemoine: Le RN trouverait intérêt à de nouvelles élections? - P.Cohen: C'est même le seul parti qui en profiterait, face à un camp présidentiel réduit à 14 % et une gauche qui ne profiterait pas du même front républicain que l'an passé.
Le RN affiche 31 % d'intentions de vote dans le dernier sondage paru dans "La Tribune Dimanche". Avec les 5 % de Reconquête!, ça fait 36 ou 37 % de voix pour l'extrême droite.
De quoi approcher ou atteindre une majorité de députés à l'Assemblée nationale. - A.-E.Lemoine: La France pourrait ainsi basculer? - P.Cohen: Elle n'est pas la seule.
Constat spectaculaire du "Wall Street Journal". Si vous prenez l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, les 3 plus grandes puissances européennes au sens géographique, dans ces 3 pays, des partis nationalistes ou d'extrême droite sont en tête des sondages et aux portes du pouvoir. Le RN en France, l'AfD en Allemagne, et Reform UK en Angleterre. 3 partis et une même thématique: le refus de l'immigration et le rejet des immigrés. 3 extraits de discours pour l'illustrer. ... - P.Cohen: "Nous ne sommes plus chez nous." N.Farage promet qu'avec lui, l'Angleterre redeviendra unie. ... - P.Cohen: 500 000 à 600 000 expulsions en 5 ans, s'il parvient à Downing Street.
C'est la promesse de N.Farage qui fut l'une des figures de la campagne du Brexit, qui fut ensuite démonétisé mais qu'on retrouve galvanisé par les sondages qui lui donnent jusqu'à 15 points d'avance. - A.-E.Lemoine: La liste va être de plus en plus longue? - R.Cayrol: On est menacés par ce qui est arrivé aux Américains et à la plupart des pays dans le monde, le basculement de nos vieilles démocraties dans une démocratie illibérale.
Les populistes sont aux portes du pouvoir. Je suis un tout petit peu moins optimiste que P.Cohen. - P.Cohen: Ah bon, j'étais optimiste? - R.Cayrol: Je suis moins optimiste pour eux car je crois qu'il y a une grande hésitation de beaucoup de gens à les mettre au pouvoir.
En France, par exemple, atteindre la majorité absolue des députés n'est pas possible. - A.-E.Lemoine: Il y a toujours un plafond de verre? - R.Cayrol: Je crois, oui.
Je pense que le RN emportera le 1er tour des élections, tous les sondages le montrent, mais nous sommes le pays qui a inventé l'élection à 2 tours. Ce n'est pas pour rien. C'est au 2d tour que tout se joue.
On dit que le front républicain est mort. Dans le récent sondage qui disait que 56 % des Français disaient que le front républicain était terminé, dans ce même sondage, disaient qu'ils le respecteraient. - P.Cohen: Ca baisse, mais ça existe encore un peu.
Là où il n'y a pas de débat, c'est en Angleterre, aujourd'hui, ce serait un raz-de-marée, compte tenu du système électoral hyper majoritaire. - R.Cayrol: Alors que c'était un système qui était fait pour empêcher tout tiers parti d'arriver au pouvoir.
On n'imaginerait pas que quelqu'un serait en tête. - A.-E.Lemoine: Les explications à cette progression inexorable et mondiale du populisme...
Vous l'expliquez en partie dans votre livre. C'est parce que les citoyens subissent une blessure d'humiliation? Parce qu'ils se sentent des immigrés de l'intérieur? - R.Cayrol: Oui, c'est ce que je pense.
Quand je regarde ce que disent les électeurs du RN... "On est méprisés", "on nous regarde de haut", "nous ne faisons pas partie du cercle vertueux de la politique", "on nous traite comme des moins-que-rien"...
C'est assez étonnant de voir que ce discours, les vrais immigrés disent la même chose. On a une espèce d'immigration de l'intérieur qui s'est constituée avec les électeurs du RN. C'est très étonnant, ce même sentiment d'humiliation. - A.-E.Lemoine: Ils ont le même sentiment que ceux dont ils voudraient le départ? - R.Cayrol: Exactement.
Immigrés de l'intérieur ou de l'extérieur, les uns et les autres ne se sentent pas acceptés par la société française. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas un sentiment nouveau? - R.Cayrol: C'est un sentiment qui monte. - A.-E.Lemoine: Il n'est toujours pas pris en compte par les grands partis de gouvernement? - R.Cayrol: C'est ce qui m'étonne le plus: les grands partis ont laissé tomber.
Ils regardent comme des spectateurs attristés cette montée qui leur paraît inexorable du populisme. Tout de même, ce sont d'abord les ouvriers, les employés, les catégories traditionnelles de la gauche qui ont fourni les gros bataillons, aussi bien au RN qu'à l'AfD et maintenant, à N.Farage.
On ne fait rien pour essayer de les récupérer. Je crois qu'on a tort de considérer que la xénophobie et le racisme sont la 1re caractéristique des électeurs populistes. Je crois qu'ils se sont réfugiés dans ce racisme pour exprimer leur propre douleur, leur propre humiliation.
Ils ont le sentiment que les vrais immigrés, eux, seraient mieux traités qu'eux. Ca s'est transformé en racisme. Mais la véritable raison de leur colère, de leur hostilité, c'est qu'on ne s'occupe pas d'eux.
Le rêve des électeurs du RN, dans les enquêtes, c'est d'habiter dans une petite commune, un petit bourg, d'avoir sa maison à soi et, si possible, le même travail toute sa vie. Rien sur l'avenir du pays, l'identité...
Après, quand on se met à parler politique, on justifie son vote. Mais en réalité, ce sont des électeurs qui ont le sentiment d'avoir été laissés tomber. Et les grands partis, en effet, les ont laissés tomber.
Regardez ce que disent les socialistes, LFI...
Il y a les abstentionnistes, les immigrés d'origine arabo-musulmane dans les centres-villes...
Personne ne veut essayer de récupérer les électeurs du RN. Or, ils montent, ils sont presque 40 %. Est-ce qu'on peut faire sans eux?
Est-ce qu'on peut construire idéologiquement l'idée d'une majorité sans prendre en compte ces gens-là? - A.-E.Lemoine: Dans moins d'une semaine, la France va se chercher un nouveau Premier ministre.
Le seul qui pense que c'est encore possible de sauver sa peau, c'est F.Bayrou, qui multiplie les consultations et les prises de parole. Ca sert à quelque chose? - R.Cayrol: Ca ne sert à rien.
Ce n'est pas l'opinion qui est en cause, ce sont les groupes parlementaires. Il peut bien essayer de convaincre untel ou untel dans l'opinion...
Les sondages montrent que ça ne marche pas, ça ne sert à rien. - P.Cohen: S'il y avait des sondages qui lui donnaient majoritairement raison, je pense que l'échiquier politique en tiendrait compte. - R.Cayrol: Bien avant qu'il coule et qu'il se suicide, il était déjà tellement bas dans les sondages... - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'il se suicide? - R.Cayrol: Oui, on a le sentiment qu'il l'a fait.
Je n'ai jamais vu un Premier ministre faire autant de gaffes. Certains plaident pour l'alliance avec les socialistes...
Mais il n'a pas arrêté de taper sur eux en expliquant qu'ils avaient les positions les plus éloignées de ce qui était nécessaire pour la France! Donc il se suicide. - A.-E.Lemoine: La solution d'une sortie de crise, c'est de faire avec les socialistes qui sont devenus incontournables? - R.Cayrol: Oui, je pense que c'est le cas.
Il faut obtenir la participation ou au moins l'abstention du PS. Le PS n'en veut pas, pour le moment. Les 2/3 de ces députés sont radicalement hostiles à toute idée de rapprochement avec l'axe central.
Tout dépendra de qui Macron mettra à Matignon. Vous avez peut-être remarqué que G.Darmanin, qui est un peu le favori des médias, dans son discours de candidature à Tourcoing le week-end dernier, a carrément tendu la main au PS, en le nommant.
Il l'a appelé un parti "responsable". - A.-E.Lemoine: Lui pourrait être l'homme de la situation? - R.Cayrol: C'est en tout cas ce qu'il pense.
C'est ce qu'il va essayer de jouer, s'il était nommé. - A.-E.Lemoine: Il faut tendre la main à la gauche sans froisser la droite. - R.Cayrol: Ce n'est pas impossible.
Mettre les socialistes dans son camp, du moins obtenir leur abstention, ça veut dire faire quelque chose du côté de "faire payer les riches". C'est le mantra des socialistes. Il faut inventer un mécanisme fiscal, par exemple, pour faire payer les plus favorisés.
Je pense que Les Républicains ne sont pas en état de s'y opposer pour faire une majorité. C'est très difficile par rapport à l'opinion, qui est très assoiffée de justice. est épris d'égalité".
Les Français demandent plus de justice. C'est très difficile pour un parti comme LR de se tenir à l'écart. - A.-E.Lemoine: Pourquoi E.Macron a tant tardé à ouvrir vers la gauche? - R.Cayrol: Parce que ce n'est pas son genre de côté. - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'il s'est enfermé dans une stratégie droitière?
Il a rompu avec le "en même temps"? - R.Cayrol: Oui, peut-être depuis 2022.
Le 1er mandat du chef de l'Etat, où il était réellement partisan du "et la gauche, et la droite", ça s'est étiolé pour lui et il n'y a plus cru. Il regarde du côté de la droite et il pense que la composition actuelle du Parlement le contraint de toute façon à ça. Les sondages montrent que la gauche française entière dépasse à peine le quart des Français. - P.Cohen: Jusqu'à 30 %, si on... - R.Cayrol: Si on exagère un peu, oui! - P.Cohen: Selon le dernier sondage Elabe... - R.Cayrol: On est loin d'une majorité. - A.-E.Lemoine: Le RN va censurer tous les gouvernements jusqu'à l'obtention d'un retour aux urnes.
N.Sarkozy a dit Au "Figaro" qu'il était persuadé qu'il n'y aurait bientôt pas d'autre solution qu'une nouvelle dissolution. Ce serait vraiment un moyen d'y voir plus clair? - R.Cayrol: Je crois que le président de la République ne le fera pas.
Il est vraiment décidé à rester jusqu'au bout et à n'utiliser ni une nouvelle dissolution ni quoi que ce soit qui ressemblerait à un départ. Il s'est lui-même mis le dos au mur et il va essayer de jouer avec cette position jusqu'au bout. - P.Cohen: Il a réuni tous les chefs de parti qui participent aujourd'hui au gouvernement et au pouvoir: B.Retailleau, G.Attal, E.Philippe et F.Bayrou...
Ce qui est sorti de la réunion, c'est que tous les participants se sont déclarés opposés à une dissolution. - P.Lescure: Mercredi prochain, le 10 septembre, "Bloquons tout", né sur les réseaux sociaux, veut mobiliser les Français.
Le mouvement mise sur la colère d'une certaine catégorie de Français comme ceux rencontrés hier par F.Bayrou. - Ca fait 30 ans que je travaille et je vais partir pour 18 mois de chômage.
Et le Premier ministre nous demande de faire un effort...
Au bout de 8 mois, il part avec un salaire à vie. - Pourquoi eux ne font pas d'efforts? Qu'ils montrent l'exemple, avec les salaires et les primes qu'ils ont!
Nous, on gagne 1500 euros par mois et on va encore faire des efforts? - Qu'ils essayent de vivre avec 1300 euros par mois et on verra! Pas de chauffeur, rien du tout! - P.Lescure: "Bloquons tout" est soutenu par l'ensemble de la gauche.
Peut-il être un véritable test de l'humeur des Français, alors que les syndicats appellent à manifester le 18? - R.Cayrol: Vous savez bien que ce qu'on ne peut pas prévoir dans ce pays, ce sont les mouvements sociaux.
Je ne vais pas trop m'aventurer. Est-ce que les Français sont en colère? Est-ce que ceux qu'on vient d'entendre là expriment de la colère?
Je dirais plutôt une espèce de tristesse résignée, une désaffection à l'égard de tous ces politiques incapables de nous en sortir. On assiste, me semble-t-il, en spectateurs navrés, à ce spectacle politique qui nous échappe et paraît ne pas s'occuper de nous. Je ne pense pas que ce soit enthousiasmant pour aller dans la rue.
Pour dire quoi? On veut quoi? On veut qui? "Bloquons tout", c'est une façon de dire très négative.
Les syndicats vont faire leur marche habituelle, avec un succès relatif. Ils savent Mobiliser ce qui reste de classe ouvrière et d'une partie de la classe moyenne, mais...
Je ne sens pas monter cette fameuse colère dont nous parlent tellement d'acteurs politiques. - E.Tran Nguyen: On cherche aussi à connaître l'humeur des Français ici avec les questions et les interrogations, les commentaires des téléspectateurs qui peuvent les envoyer sur tous nos réseaux sociaux.
Une déclaration aujourd'hui a particulièrement fait réagir, celle de R.Glucksmann. - R.Glucksmann: Ce qui est réaliste, c'est d'être capable de construire un processus de négociation pour obtenir une majorité.
Vous êtes obligés de prendre ce que réclament et exigent vos oppositions. Nous ne voulons pas le chaos. Nous voulons que la France ait un budget. - E.Tran Nguyen: "On veut obtenir un budget", c'est ce que dit R.Glucksmann.
Il semble défendre son rôle d'opposant aux critiques qu'on peut entendre et répondre à une certaine inquiétude qui monte. Il prononce d'ailleurs un mot que j'ai beaucoup lu dans les commentaires qu'on a reçus: "chaos". C'est la peur du chaos. ...
Je vous soumets cette question... ... - R.Cayrol: C'est exactement le risque que nous courons.
Les Français le sentent bien. Autant, je ne crois pas à une colère généralisée, autant, l'inquiétude n'arrête pas de monter, notamment devant ce chaos politique. "Ils sont incapables de nous sortir de quoi que ce soit.
Que font-ils? Ils se disputent entre eux." R.Glucksmann traduit cette demande de compromis dont on entend tout le temps parler, avec les autres partis politiques.
On est le seul pays d'Europe qui ne fait jamais de compromis. On a des gouvernements qui sortent, Barnier, Bayrou...
Ils sont arrivés au pouvoir sans le moindre bout de papier expliquant pourquoi les gens se mettaient autour d'une table pour faire un gouvernement ensemble. Ca n'existe nulle part. En général, il y a des chartes de gouvernement, des accords, parfois après des mois de discussions et des dizaines de pages.
Là, rien...
Là, c'est simplement: "Allô, tu viens dans mon gouvernement?" "C'est pour quel poste?" - A.-E.Lemoine: "Alerte mondiale: démocratie en danger!", c'est votre ouvrage, disponible depuis aujourd'hui.
Vous restez avec nous. C'est l'heure de la story de L.Amar. - Le géant de l'agroalimentaire Nestlé débarque son directeur général. ... - Le directeur général de Nestlé vient d'être renvoyé. - Son erreur: avoir entretenu une relation avec une subordonnée directe. ... - Il a enfreint le code de bonne conduite de l'entreprise. - L.Amar: C'est l'histoire d'un licenciement.
Le patron de Nestlé viré parce qu'il entretenait une relation non déclarée avec sa subordonnée. Ce sont les salariés du groupe qui ont alerté la direction au printemps dernier. Une enquête interne a confirmé l'existence d'une liaison.
Il a donc été poussé vers la sortie. Cette histoire constituait "une infraction au code de conduite professionnelle de Nestlé", puisque toute relation au sein de l'entreprise doit être déclarée et assumée. On vous a posé la question ce matin à Paris.
Vous trouvez ça normal? - Pour moi, on n'a pas à prévenir les RH. On peut faire ce qu'on veut, sauf si ça un impact négatif sur son travail. - Professionnel et personnel ne devraient pas se mélanger. - Je ne croyais pas que c'était encore possible, ce genre de licenciement. - Tant que le personnel est pro et que la personne accomplit ses tâches... - Il y a eu quelque chose avec une ancienne collègue.
C'était très discret, pas de problème. - Avec mon copain actuel, on s'est rencontrés au boulot. Pour moi, ça ne regarde personne.
Mais quand il y a de la hiérarchie, ça devient plus compliqué. - Oui, une collègue, mais personne n'était au courant. Je l'ai annoncé aux autres quand elle a eu quitté la boîte. - L.Amar: Il faut dire que comme ceux que vous venez d'entendre, énormément de Français ont trouvé l'amour au bureau.
Voyez cette étude sortie en 2024. 46 % des salariés disent avoir déjà eu une relation avec un collègue et parmi eux, 91 % affirment que ça n'a jamais posé problème. Cette histoire pourrait-elle arriver chez nous?
On a posé la question à un spécialiste du monde du travail. - L'employeur n'a pas à s'immiscer dans les relations intimes des individus. Ceci dit, quand il y a ce type de relation au niveau du travail, ça peut susciter des problèmes en réaction, des jalousies, des rumeurs, voire du favoritisme et des privilèges.
Aux Etats-Unis, vous avez le "love contract". Quand vous avez une relation avec une subordonnée, vous devez le déclarer. 50 % des boîtes américaines l'interdisent et c'est un motif de renvoi. - L.Amar: Dans les entreprises américaines, même l'amour a ses clauses.
Un ancien patron d'une enseigne de fast-food bien connue avait été licencié également à cause d'une liaison. En France, vous l'avez entendu, on est un peu plus souple, peut-être un peu moins prude. Et en Suisse? - Chez Nestlé, comme dans d'autres grandes entreprises multinationales suisses, comme les banques, on ne vous laisse pas coucher avec n'importe qui.
Il y a autant de relations amoureuses dans les sociétés suisses qu'il peut y en avoir dans les sociétés françaises. En revanche, on ne s'étonne pas en Suisse que les règles édictées soient appliquées avec dureté. Il y a en Suisse cette morale protestante qui fait que le bien-être de la collectivité, notamment de la collectivité économique, à savoir l'entreprise, passe avant les arrangements individuels. - L.Amar: Il y a la morale protestante, mais aussi les chiffres.
L'action Nestlé a chuté en bourse de 2 % aujourd'hui. Si cette histoire vous rappelle quelque chose, c'est normal. Voilà la séquence la plus virale de 2025, en juillet dernier, à Boston, qui avait révélé au monde entier la relation extraconjugale entre un patron et sa DRH.
Les 2 avaient été contraints de démissionner et la scène a été détournée des milliers de fois. ... ... ...
Au-delà de ces parodies, le chanteur de Coldplay prend l'affaire au sérieux. Depuis cet épisode, il prend soin de prévenir les spectateurs avant de lancer la Kiss Cam pour sauver des mariages et des emplois. - A.-E.Lemoine: On en vient à ce drôle de sommet qui s'est ouvert hier à Tianjin, à l'est de Pékin, et qui dit beaucoup sur la transformation du monde. 3 chefs d'Etat de 3 puissances nucléaires, le Chinois, le Russe et l'Indien, représentant plus du tiers de la population mondiale, rejoints aujourd'hui par le dictateur nord-coréen, sans compter sur le représentant du régime des mollahs, le président iranien, tous réunis sur une photo de famille qui interroge.
Bonsoir, B.Tertrais. Vous êtes conseiller géopolitique à l'Institut Montaigne.
On revient sur cette photo qui en dit long sur la transformation du monde. Commentaire de P.Haski ce matin...
C'est une image qui vaut plus que 1000 mots? - B.Tertrais: Oui, mais il faut se méfier des images de sommet de famille.
Derrière les sourires, il y a parfois des choses plus complexes. L'image est importante. La politique, c'est des images.
Derrière, c'est plus compliqué que ça quand même. - A.-E.Lemoine: Ces dirigeants n'avaient jusque-là pas vocation à poser tout sourire les uns à côté des autres. - B.Tertrais: C'est la première fois qu'on a quasiment tous les dirigeants de cette fameuse organisation de coopération Shanghai, qui n'est pas quelque chose de très important.
C'est essentiellement un club. Il y a de la coopération sécuritaire, mais ce n'est pas l'équivalent de l'Otan ou de l'UE. La photo de famille est importante, le comportement du Premier ministre indien est très intéressant, peut-être qu'on va en parler, mais il ne faut pas voir une grande alliance antioccidentale qui se crée. - A.-E.Lemoine: Anti-Trump, peut-être? - B.Tertrais: Pas forcément.
Poutine, on sait toute l'affection qu'il a pour Trump. Quant à N.Modi, il a quand même surjoué l'affection avec Xi Jinping et V.Poutine.
Très clairement, il voulait montrer son désaccord vis-à-vis de Trump, qui lui a imposé des droits de douane brutaux. Surtout, il voulait montrer que l'Inde n'appartient à personne. L'Inde est multi-alignée, comme on dit en Inde aujourd'hui.
C'est une manière de dire: "Si j'ai envie d'avoir des relations avec Poutine, si je veux lui acheter des armes et du pétrole, je continuerai à le faire." Derrière, il y a un excellent politologue, C.Jaffrelot, qui explique très bien que si l'Inde...
N.Modi, c'est la première fois qu'il va en Chine. L'Inde est très dépendante de la Chine sur le plan économique pour son agriculture, pour la pharmacie, pour l'électronique.
C'est un choix anti-Trump, mais ce n'est pas seulement ça. - A.-E.Lemoine: Mais la Chine, la Russie, l'Iran et la Turquie, vous appelez ça les néo-empires?
Pourquoi? - B.Tertrais: Ce sont tous d'anciens empires.
Dans l'histoire, il y a les empires guéris, l'Espagne ou l'Allemagne. Ils n'ont plus d'ambition impériale de conquête du monde. Et il y a les empires malades, ceux qui ne se sont jamais remis de ne plus être des empires, comme la Chine.
C'est aussi le cas de la Turquie et de l'Iran. Ce sont des anciens empires qui retrouvent ce comportement impérialiste. Et il y a la petite Corée du Nord.
La présence de Kim Jong-un...
Il ne faut pas se moquer de ce pays. Kim Jong-un va être présent à côté de Poutine et de Xi Jinping au défilé de demain. - A.-E.Lemoine: Le plus grand de l'histoire récente de la Chine.
Ca veut dire quoi? - B.Tertrais: Il y a 3 spécialistes des défilés militaires.
C'est la Chine, la Corée du Nord et la Russie. Ils sont tous là. Ce sera très impressionnant.
Rappelons-nous quand même que la Chine, si elle va très vite dans sa modernisation militaire, elle ne s'est pas battue depuis 1979. Quand elle l'a fait, ça ne s'est pas très bien passé. Le Vietnam lui a donné une leçon.
Personne ne sait si cette belle machine militaire se comporterait véritablement de manière efficace si elle devait un jour se confronter aux Etats-Unis. A propos de Taïwan ou d'un choc en mer de Chine du Sud...
On parle beaucoup de Taïwan, mais la mer de Chine du Sud, c'est quand même une zone à risque. - A.-E.Lemoine: D.Trump a un peu poussé l'Inde dans les bras de la Chine.
Il a remis en selle Poutine sur la scène internationale cet été en le recevant en Alaska, malgré le mandat d'arrêt de la CPI. Une rencontre jugée inadmissible hier sur notre plateau par F.Hollande. - F.Hollande: Ce qui me frappe depuis plusieurs semaines, c'est qu'on a admis de Trump l'inadmissible.
On a admis qu'il puisse recevoir Poutine en Alaska. Il faut se préparer à continuer à aider l'Ukraine, mais le rapport avec Trump...
A un moment, il faut dire qu'il n'est plus notre allié. Il joue avec l'adversaire. - A.-E.Lemoine: F.Hollande s'indignait de la mise en scène imposée aux Européens par la Maison-Blanche quand ils ont été reçus le 18 août après la rencontre Trump-Zelensky en Alaska.
Ils étaient reçus comme des élèves par un principal de lycée. - P.Cohen: Des chaises de second ordre. - A.-E.Lemoine: F.Hollande a toujours été très droit sur les questions internationales.
Là encore, la photo est importante. Ce sont des symboles, et les symboles sont importants. Les Européens auraient pu dire: "On ne veut pas que ça se passe comme ça." En même temps, c'est eux qui ont imposé leur présence avec V.Zelensky à la Maison-Blanche.
Ca fait mal, mais c'était un peu la couleuvre à avaler pour avoir cette réunion qui, à mon avis... - A.-E.Lemoine: Autour de V.Zelensky. - B.Tertrais: Ils ont réussi à encadrer avant et après...
Ils l'ont fait de manière plutôt efficace. Il ne faut pas trop se moquer des Européens, même si la photo fait mal. - A.-E.Lemoine: Mais D.Trump n'est plus notre allié, dit aussi F.Hollande. - B.Tertrais: C'est un peu sévère.
Il est arrivé de très nombreuses fois qu'on ait des différends très graves, notamment sur le plan commercial, avec les Etats-Unis. Sur le papier, les Américains maintiennent leur engagement dans l'Otan. D.Trump ne s'est pas retiré de l'Otan.
Il n'a pas dit: "Je ne suis pas sûr que la protection à l'Europe, je la maintienne." Il n'a pas retiré ses soldats. On attend une réduction de 20 à 25 % du contingent américain présent en permanence en Europe.
Si c'est ça, les Européens ne s'en tireront pas trop mal. Evidemment, il a fallu faire des promesses à Trump. De là à dire qu'ils ne sont plus nos alliés militaires, je pense que c'est allé un peu loin. - E.Tran Nguyen: Les dirigeants européens semblent affaiblis, démunis quand, en face, on a l'impression que tous les coups sont permis.
Il y a eu plusieurs cyberattaques de la Russie officialisées par l'Elysée. On soupçonne la Russie d'avoir brouillé le signal GPS de l'avion qui transportait U.von der Leyen. ... - E.Tran Nguyen: On peut dire que la Russie nous vise déjà directement? - B.Tertrais: Bien sûr!
Elle nous attaque tous les jours. Ca passe parfois sous l'écran radar, si j'ose dire. Parfois, c'est très visible.
Mais c'est tous les jours des manipulations de l'information, des tentatives de faire élire tel ou tel candidat dans un pays européen. C'est tous les jours des cyberattaques, des tentatives ou parfois réussies de sabotage. La Russie paye des gens, des criminels.
La Russie de Poutine travaille beaucoup avec des gangs criminels. C'est normal, quand on est gouverné par une mafia. Vous vous souvenez des épisodes assez médiatisés de tags dans Paris.
Ca arrive tous les jours. - P.Cohen: C'est sans doute l'un des actes les plus hostiles...
Si l'avion s'était écrasé, si le pilote n'avait pas sorti une carte papier pour atterrir... - B.Tertrais: Les Russes qui ont fait cela...
Il est à peu près sûr que ce soit des Russes ou des gens payés par les Russes. Ils savaient que les pilotes sont formés pour atterrir même sans GPS. Heureusement!
C'est comme ça. Mais c'est très provoquant. Il faut rappeler aussi que madame von der Leyen faisait la tournée des pays européens pour parler de la future entrée un jour de l'Ukraine dans l'UE.
Je pense que ce n'est pas venu par hasard. Autour des pays baltes, c'est tous les jours, les brouillages de GPS. - A.-E.Lemoine: V.Poutine déclarait encore hier que cette crise n'a pas été déclenchée par l'attaque de la Russie, qu'elle est le résultat d'un coup d'Etat en Ukraine soutenu et provoqué par l'Occident.
Qu'en pensent ses homologues chinois et indien? Ils adhèrent, quand Poutine déroule cette rhétorique? - B.Tertrais: Ils n'adhèrent pas forcément positivement...
Il n'y a pas eu des communiqués anti-occidentaux ou antiaméricains très violents après cette réunion. Ils ne sont pas forcément d'accord sur le fond, mais ils n'ont pas envie de contester la reconstruction de l'histoire que fait V.Poutine dans un cas comme celui-là.
Si Poutine revient encore là-dessus, c'est le signe qu'il n'a aucune intention de faire des compromis ou des concessions sur la guerre en Ukraine. - A.-E.Lemoine: "La Guerre des mondes", c'est votre ouvrage.
C'est le 5/5 de L.Sénéchal. G.Depardieu sera sans doute jugé pour viols. - L.Sénéchal: La légende du cinéma est renvoyée devant la cour criminelle de Paris pour plusieurs viols sur la comédienne C.Arnould, la fille d'un de ses amis.
Il a déjà été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur le tournage d'un film. Il a déjà fait appel, mais ce procès a été éprouvant pour les victimes, qui ont été rudoyées par la défense. C.Arnould se prépare à un combat, témoigne son avocate. - Sur le terrain juridique, je suis tout à fait sereine.
On a des vidéos de télésurveillance qui ont filmé. On a des images des actes sexuels. Ca montre l'authenticité de son discours et le crédit qu'on peut y accorder.
Ensuite, j'aimerais que le procès ait lieu dans des limites et dans une dignité juridique qu'on n'a pas vu dans le procès des "Volets verts". Il y a eu un certain dépassement de la défense dans la véhémence et dans l'outrance à l'encontre des victimes. - L.Sénéchal: C.Arnould salue le renvoi en procès de G.Depardieu pour viol.
Elle se dit soulagée, après "7 ans d'enfer". Elle avait assisté au précédent procès en soutien déductible. - C.Arnould: Je suis contente et soulagée pour elle, mais ça me ramène à ma propre réalité.
J'ai confiance, mais c'est long, trop long. C'est une première victoire. J'espère que ce n'est que le début.
J'ai confiance en mon dossier et confiance en la justice. - L.Sénéchal: G.Depardieu affirme que ses relations avec C.Arnould étaient consenties. - A.-E.Lemoine: Le plus jeune fils d'A.Delon attaque le testament de son père. - L.Sénéchal: Alain-Fabien s'estime spolié dans la succession de son père décédé l'an dernier.
Il avait légué 25 % de sa fortune respectivement à Alain-Fabien et Anthony Delon et 50 % à sa fille, Anouchka Delon. Ce testament date de 2022. A ce moment-là, il ne disposait plus du discernement nécessaire, ce que dit Alain-Fabien dans son assignation.
Anouchka Delon est l'unique héritière du droit moral d'Alain Delon. Jusqu'à la fin de sa vie, elle est celle qui gère seule l'image et les oeuvres de son père. - A.-E.Lemoine: Dans l'Aude, fin de rave party sur le site des incendies. - L.Sénéchal: Jusqu'à 2500 teufeurs ont dansé jusqu'à ce matin.
Il y a eu l'irruption des CRS sur le terrain occupé par les fêtards. Il y a eu des tensions parfois violentes, non pas avec les forces de l'ordre, mais surtout avec les riverains et propriétaires des terrains. Les riverains sont venus armés de barres de fer.
Ils ont violemment dégradé des véhicules garés aux abords de la rave party. Pourquoi ces violences et ces tensions? Le site Où s'est installée la rave party a déjà été durement touché par les incendies cet été.
De nombreuses vignes détruites. Des professionnels qui ont perdu souvent plus que leur récolte. Il va falloir des années pour un retour à la normale.
La colère déborde chez eux. - Il faut qu'ils partent! On a du travail. - E.Tran Nguyen: Sous la pression, les organisateurs de la rave party ont fini par remballer.
Il y a eu 800 verbalisations, d'après le ministre de l'Intérieur. Il voudrait que l'organisation d'une rave party devienne un délit. - A.-E.Lemoine: Après l'extrême droite allemande, E.Musk soutient les marches anti-immigration au Japon. - L.Sénéchal: Avec un seul mot: "Good", comme légende d'une vidéo d'une manifestation à Osaka par le parti Les Japonais d'abord.
On peut y lire sur les pancartes "ne transformez pas le Japon en Afrique". Il y a une part d'étrangers très faible au Japon. La population est vieillissante.
Il y a un problème de main-d'oeuvre. Le discours est radical et xénophobe. ... - L.Sénéchal: E.Musk avait déjà apporté son soutien en pleine campagne à l'AfD, l'extrême droite allemande.
Il a tweeté ces dernières heures une dizaine de fois en rapport à ce qui s'est passé au Royaume-Uni et en Australie. A Melbourne, c'était la marche pour l'Australie, qui a donné lieu à des débordements. Le gouvernement a dénoncé un mouvement de haine lié aux néonazis.
Dans ces rassemblements, on entend la même rhétorique qu'au Japon ou en Europe. ... - L.Sénéchal: Cet appui d'E.Musk aux extrêmes droites australienne, européenne, japonaise, ça peut être déterminant?
Il a les moyens de changer politiquement la donne? - B.Tertrais: Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment déterminant dans un pays comme le Japon.
Vous avez cité le Japon, l'Australie et le Royaume-Uni. La différence entre le Japon et les 2 autres, c'est qu'il n'y a quasiment pas d'immigration. C'est justement parce que le Japon n'est pas un pays d'immigration qu'une toute petite ouverture des portes pour de la main-d'oeuvre suscite des réactions épidermiques.
Il y a des Japonais qui ont l'impression qu'on va ouvrir les vannes et changer le pays. Mais le Japon a un problème. Si le Japon, qui est une population déclinante, veut maintenir sa force de travail dans les 30 ou 40 années qui viennent, il n'a pas d'autre choix que d'avoir un peu d'émigration.
Le dernier Japonais s'éteindra en 2400 ou 2800. - A.-E.Lemoine: Ca a été calculé. - B.Tertrais: En fonction bien sûr...
Je crois que c'est 3400. C'est en fonction des taux actuels de natalité et de mortalité. - A.-E.Lemoine: Et la France? - B.Tertrais: La France n'a pas une population déclinante.
Mais le Japon, comme la Chine...
C'est encore plus grave en Chine. S'il veut maintenir sa population active, il n'a pas d'autre choix que d'avoir un peu d'immigration. Déjà, on voit que ce "petit peu" suscite des réactions épidermiques. - A.-E.Lemoine: Où en est la France dans tout ça?
Est-ce qu'E.Musk peut nous viser aussi? - R.Cayrol: Il le fera plus nettement.
Il intervient dans tous les pays au service de l'extrême droite. De ce point de vue, il n'est pas très différent de son ancien patron, Trump, qui a à peu près les mêmes valeurs et les mêmes détestations. Mon bouquin, c'est un bouquin d'alerte sur la démocratie, mais c'est aussi une espèce de déclaration d'amour à l'Europe.
Je suis de ceux qui croient que la seule riposte possible, c'est l'Europe, y compris aux attaques trumpistes. L'Europe a inventé la démocratie libérale. C'est quand même en Europe qu'on vit l'oxygène de liberté le plus pur.
On est libre, on a des élections. Je pense que c'est une force absolument formidable dans le débat mondial. On se cache un peu derrière en disant "c'est des vieilles valeurs "...
Non! C'est très important. Il ne faut pas hésiter à se battre pour elle.
Elle a des chances au niveau mondial qui sont incomparables. - A.-E.Lemoine: En Afghanistan, un tremblement de terre dévaste une partie du pays. - L.Sénéchal: Un séisme de magnitude 6 dans l'est du pays. 1400 personnes sont mortes.
Plus de 3000 blessés. C'est le dernier bilan encore provisoire. Les victimes ont été surprises dans leur sommeil.
La terre a tremblé aux alentours de minuit avant-hier. Des villages entiers sont détruits. C'est le 2e séisme d'ampleur depuis le retour des talibans au pouvoir après celui de 2023, qui avait déjà fait 1500 morts.
Le pays est plus fermé que jamais. Les droits humains sont réduits à néant. Dans ce contexte, la visite d'un influenceur français fait polémique. - J'ai un MK dans les mains.
On fait un concours de shooting. Regardez où je me trouve. Vous connaissez cet endroit?
On est sur un lac en train de faire du pédalo. Vous allez me demander comment j'ai fait pour me retrouver dans cette situation grotesque. On est dans le marché des moudjahidines.
On peut acheter toute sorte de matériel pour tuer des gens. - L.Sénéchal: Celui qui s'affiche ici, c'est Tibi Jones.
Chacune de ses vidéos sont visionnées plusieurs dizaines de milliers de fois. Il y a ceux qui l'accusent de faire la pub d'un régime dictatorial, mais lui répond qu'il veut montrer une autre réalité que celle montrée par les journalistes occidentaux. Il dit qu'il faut faire preuve d'ouverture d'esprit. - On est à Odessa, en Ukraine.
On est arrivés hier. On est arrivés en plein bombardement. C'était spécial.
Regardez-moi ce bordel monstre. On est toujours en Gambie. On va faire une dégustation de chair humaine. - L.Sénéchal: C'est parfois un peu trash.
Il y a des centaines de milliers de personnes qui le suivent et qui s'informent sur ce qu'est aujourd'hui l'Afghanistan. Ca montre aussi l'impuissance des journalistes qui ne peuvent plus faire leur travail correctement en Afghanistan. - B.Tertrais: Il y a une grande différence entre faire visiter Odessa, qui n'est pas occupée par la Russie, et prétendre donner un récit différent de l'Afghanistan, alors que le gars en question a voulu faire un coup.
Les talibans sont ravis de montrer leur version des choses. Le problème, c'est que ça va être mis sur le même plan que des reportages très difficiles à faire faits par vos confrères et consoeurs et qui montrent la réalité du pays. Le problème, c'est de mettre sur le même plan le regard de ce jeune homme, qui a le droit d'aller où il veut...
Ca va donner le sentiment qu'il y a un récit occidental et un récit alternatif. C'est dangereux. - A.-E.Lemoine: La rentrée a enfin eu lieu ce matin dans le Sud-Est. - L.Sénéchal: Après les fortes pluies d'hier dans les Bouches-du-Rhône et le Var, où une personne est morte, les pluies ont laissé place à un franc soleil à Marseille, où la rentrée avait été repoussée de 24 heures. - Aujourd'hui, on est sous un beau soleil.
On ouvre l'école toute neuve, toute refaite. Super. - A.-E.Lemoine: On sera avec L.Bodin, ingénieur prévisionniste et météorologue sur RTL.
On sera avec M.-O.Fogiel et A.Vizorek.
Ils seront tous les 3 réunis sur notre plateau. Ca ressemblera à un studio de radio. On accueillera également C.Chamoux.
Il y aura la chronique "Oh my God" d'Emilie Tran.
François Bayrou