Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 4 septembre 2018 26 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Macron : la fin de l'état de grâce ! - C à Vous - 04/09/2018

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Pour en parler ce soir, les journalistes Jean-Michel Apathy d'Europe 1 et Célèbdo, Charlotte Chafongeon de Vanity Fair et le docteur en sciences politiques Benjamin Morel.

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a présidé ce matin au troisième remaniement depuis le début de son quinquennat. On va parler des choix, mais un mot sur la forme.

  • 1:49RelanceRéponse partielle

    On peut mettre fin en fonction de deux démissionnaires ? La République peut tout.

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Ce remaniement n'a même pas réellement eu lieu. C'est un réajustement, d'une certaine façon.

  • 4:28OuverteRéponse directe

    À propos de François de Rugy, il a toujours été militant écolo mais il a aussi participé à la primaire du PS.

  • 6:14OuverteRéponse directe

    Les larmes de Nicolas Hulot m'agacent. La planète est en train de crever. Qu'est-ce que vous voulez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45PrésentateurChiffre
    « François de Rugy à l'écologie, Roxana Maracineanu au sport, un remaniement restreint pour tenter de reprendre la main alors que la cote de popularité d'Emmanuel Macron est en chute libre, un point de moins que François Hollande à la même époque. »
  • 1:32PrésentateurFait
    « Le communiqué précise, sur proposition du Premier ministre Édouard Philippe, le président a mis fin en fonction de Nicolas Hulot et de Laura Flessel. »
  • 1:59InvitéFait
    « Nicolas Hulot a démissionné et Laura Flessel a démissionné, anticipant manifestement, d'après les révélations de mon frère de Mediapart et du Canard enchaîné, de petits soucis fiscaux. »
  • 4:56PrésentateurFait
    « En gros, il dit, vraiment, il prend sur lui. Il dit, si je ne suis pas arrivé, comment il a dit, j'ai noté ça quelque part, je n'ai pas réussi à combler la faille entre la politique, l'économie et l'écologie. »
  • 6:18Locuteur non identifiéFait
    « Les larmes de Nicolas Hulot m'agacent. La planète est en train de crever. »
  • 9:11InvitéFait
    « Deux problèmes lourds avec Emmanuel Macron. Le premier problème pour moi écologiste, c'est qu'il ne parle pas d'écologie. »
  • 9:27InvitéFait
    « Lui qui se veut moderne, c'était le nucléaire, c'était le diesel, c'était l'extraction des sables dans la baie de l'Agnon, même si depuis qu'il n'est plus ministre, il est contre. »
  • 15:06PrésentateurFait
    « Au même moment de son quinquennat, c'est quand même assez surprenant, constat unanime de la presse. C'est la fin de l'état de grâce. »
  • 15:44PrésentateurFait
    « On a eu un conseiller de l'Elysée qui est venu expliquer à la télévision, un soir de 20h, que non, il n'avait pas tapé de manifestant. »
  • 16:45Locuteur non identifiéFait
    « Ce peuple luthérien qui a vécu les transformations des dernières décennies n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement, mais encore que. »
  • 17:24Locuteur non identifiéFait
    « Il n'a rien réussi. Là, depuis un mois, c'est une catastrophe, enfin, c'est une catastrophe. »
  • 17:37PrésentateurFait
    « Mais mon coco appelle Darmanin et demande-lui, mais dis donc, Gérald... Il l'a vu aujourd'hui à l'Élysée, Réunion de l'Élysée. »
  • 18:23InvitéFait
    « Il trinque, je pense, aussi parce qu'il s'est fait élire sur une promesse de changement total, sur une promesse de changement radical, sur, évidemment, une rupture totale avec François Hollande. »
  • 18:58InvitéFait
    « Son vocabulaire sur les Gaulois, il a toujours parlé comme ça. Il faut se souvenir des illettrées de gade. Il faut se souvenir du pognon. »
  • 21:26Locuteur non identifiéFait
    « Après une longue discussion avec le président de la République, Emmanuel Macron, nous avons décidé ensemble que c'était une fausse bonne idée. »
  • 21:42InvitéFait
    « Pascal Canfin, directeur de WWF France, a annoncé lui-même qu'il était sur la shortlist de l'Élysée, mais qu'il ne succéderait pas à Nicolas Hulot. »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Invité17 %
  • Invité 26 %
  • Locuteur non identifié2 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le suspense aura duré une semaine entre la démission spectaculaire en direct sur France Inter de Nicolas Hulot et la nomination de son successeur. François de Rugy qui quitte donc la présidence de l'Assemblée Nationale pour le ministère de l'écologie. La passation de pouvoir entre les deux hommes vient d'avoir lieu, séquence émotion. Merci, vous ne me facilitez pas la tâche. François de Rugy à l'écologie, Roxana Maracineanu au sport, un remaniement restreint pour tenter de reprendre la main alors que la cote de popularité d'Emmanuel Macron est en chute libre, un point de moins que François Hollande à la même époque.

Pour en parler ce soir, les journalistes Jean-Michel Apathy d'Europe 1 et Célèbdo, Charlotte Chafongeon de Vanity Fair et le docteur en sciences politiques Benjamin Morel. Bonsoir Charlotte, bonsoir Jean-Michel, bonsoir Benjamin Morel. Bienvenue, merci de votre présence à tous les trois. Bon c'est fait, Emmanuel Macron a présidé ce matin au troisième remaniement depuis le début de son quinquennat. On va parler des choix, mais un mot sur la forme. Il n'y a pas eu de déclaration solennelle d'Alexis Collère, le secrétaire général de l'Elysée sur le perron, qui égrène habituellement le nom dénommé. Simple communiqué de l'Elysée, une tournure intéressante.

Le communiqué précise, sur proposition du Premier ministre Édouard Philippe, le président a mis fin en fonction de Nicolas Hulot et de Laura Flessel. On peut mettre fin en fonction de deux démissionnaires ? La République peut tout. Le président de la République peut tout. C'est la formule usuelle. C'est la formule usuelle, mais c'est amusant dans ce cas précis.

1:49
Invité

Oui, parce que c'est faux dans les deux cas. C'est faux dans les deux cas. Nicolas Hulot a démissionné et Laura Flessel a démissionné, anticipant manifestement, d'après les révélations de mon frère de Mediapart et du Canard enchaîné, de petits soucis fiscaux. Donc, sur la forme, Emmanuel Macron fait deux choses. Une chose, c'est qu'il reprend la main en disant « j'ai mis fin aux fonctions », après la petite humiliation de la semaine dernière avec la démission de Nicolas Hulot, qui assume lui-même de ne pas l'avoir prévenu, est incommuniqué, effectivement, pour essayer de minimiser un petit peu l'événement. On fait ce remaniement dans l'événement, c'est ça, Benjamin Morel ?

2:21
Présentateur

Ce remaniement n'a même pas réellement eu lieu. C'est un réajustement, d'une certaine façon. C'est ça que ça veut dire. C'est-à-dire qu'on ne remanie pas le gouvernement, on a deux ministres qui s'en vont, et tout ça reste technique. Alors, on a eu la tentative d'avoir un remaniement qui serait plus politique, qui permettrait de rattraper un électorat. C'était l'éventualité Cohn-Bendit. Là, on a quelque chose de technique qu'il faut minimiser, parce que, d'une certaine façon, ça pose un certain nombre de problèmes, parce que ce qui s'en va, c'est la société civile dans ce gouvernement.

Faire de ce remaniement un non-événement, c'était sans compter sur Nicolas Hulot, dont l'émotion au moment de la passation de pouvoir va rester, Patrick. Oui, c'était un moment étonnant. Il n'y a pas eu de nouveau coup d'éclat politique de la part de Hulot, qui avait déjà vidé son sac sur France Inter il y a une semaine. Mais l'émotion, des larmes, des acclamations, tout le personnel du ministère rassemblé dans la cour pour lui dire au revoir. La présence à ses côtés de son épouse Florence, qui l'a serrée dans ses bras, je crois que c'est l'une des... ses premières apparitions publiques, c'était assez rare. Tout ça composait une séquence assez étrange.

Premier mot de Hulot, j'ai le cœur triste, l'esprit libre, et la conscience tranquille, voici la suite. Ou pas. Elle arrive, la suite. C'était il y a quelques minutes. Il a démissionné en même temps, il a disparu, peut-être. Non, il va réapparaître. Il va réapparaître. On va le voir, on va le voir. D'accord. Alors, Nicolas Hulot, c'est quand vous voulez. Alors, Nicolas Hulot, qui dit, mon cher François, en s'adressant à François de Rugy, son successeur qui est à ses côtés, président de l'Assemblée nationale sortante. Un petit mot sur François de Rugy, président de l'Assemblée. Donc, il a grandi au sein des verts, au sein de la mouvance écolo. Il a toujours été militant écolo.

Mais il faut rappeler sa participation à la primaire du PS qui a vu triompher Benoît Hamon. Et son score, à ce moment-là, de 3,8% des voix. Ce n'était pas lui faire injure que d'estimer son poids politique pas très éloigné de ce score-là. De 3,8%. Et après, il n'avait même pas voté Benoît Hamon. Il s'y était engagé à voter Benoît Hamon à la présidentielle. Mais il avait rallié très vite Emmanuel Macron. Il a été l'un des premiers à le rallier, effectivement. À propos duquel, il disait, il y a un problème avec Emmanuel Macron. C'est qu'il n'a rien dans son programme sur l'écologie. Exactement.

4:28
Invité

Oui.

4:28
Présentateur

Absolument.

4:28
Invité

Mais le poids dans les primaires ne veut pas forcément dire grand-chose. Voir à venir assez mirobolant. On pense à Manuel Valls, qui avait fait un score absolument ridicule pendant la primaire du PS et qui était devenu Premier ministre assez peu de temps après, finalement. Ministre de l'Intérieur, puis Premier ministre.

4:43
Présentateur

Alors, les déclarations de Nicolas Hulot se sont auto-détruites. Ah, absolument. Il a prononcé son discours. C'est l'Élysée qui a tout été passé. Donc, je résume la première partie de son discours. En gros, il dit, vraiment, il prend sur lui. Il dit, si je ne suis pas arrivé, comment il a dit, j'ai noté ça quelque part, je n'ai pas réussi à combler la faille entre la politique, l'économie et l'écologie. Et c'est de ma faute. Tout le monde était formidable. J'avais de très bonnes relations avec Emmanuel Macron, je lui rends hommage, le Premier ministre, etc., mes collègues. Mais je n'ai pas su convaincre. Et je suis sûr que mon successeur va réussir. Voilà la fin de son discours.

5:26
Locuteur non identifié

Il est fait pour vous servir. Il est fait aussi pour servir mon successeur. Beaucoup de larmes sont tombées depuis...

5:38
Présentateur

Voilà, séquence rare d'une personnalité qui a choisi lui-même de tourner la page, mais qui apparaît le cœur brisé par sa propre décision. Voilà, je n'ai pas d'extrait de discours de Rugy, parce que je dois dire que c'était aussi convenu que rasoir. Une réaction à ces images, cette façon ? Ça m'agace. Les larmes de Nicolas Hulot m'agacent. La planète est en train de crever. Déjà quand il était au gouvernement, il pleurait tous les trois jours sur son sort. Et là, le voir pleurer, moi ça m'agace. Qu'est-ce que vous voulez ? Moi je m'en fous de cette larme de Nicolas Hulot. La planète est en train de crever. Voilà.

Nicolas Hulot, il est sensible à l'écologie, mais au fond, ce qu'il a montré pendant cette année-là, c'est qu'il n'est pas un combattant de l'écologie. Eh bien qu'il quitte la Seine, c'est bien. Qu'est-ce que vous voulez ? Benjamin Morel ? Si vous voulez, je crois que l'analyse de Nicolas Hulot est plus importante que les larmes. L'analyse qu'il a eue sur RTL, l'analyse qu'il a tenue dans son discours à ce moment-là, est une analyse en termes, je dirais, de politique publique. Il dit grosso modo, les politiques publiques, le libre-échange, etc. Tout ça n'est pas compatible avec l'écologie, donc je m'en vais, je ne peux pas lutter contre ça.

Derrière, on a, comme vous le disiez, un discours de François de Rugy, qui est un discours plus convenu, qui vise à faire du ministère de l'écologie, un ministère comme les autres, un ministère d'accompagnement d'une politique et d'une politique assumée. Donc on a le choix d'un côté d'une politique de rupture avec Nicolas Hulot, une politique d'irupture qui dit, je ne peux pas, je finis ensuite, vous pourrez me répondre, je ne peux pas aller jusqu'au bout de ma politique, donc je m'en vais. Et les larmes, elles ont un sens en communication qui est assez forte, parce que ce sont des larmes qu'on peut trouver pitoyables, mais qui transpirent en même temps la sincérité.

Et là, on est dans quelque chose qui, du point de vue de la communication, est assez fort.

7:41
Invité

Ce qui est, c'est que Nicolas Hulot est probablement sincère à la fois dans son engagement et dans sa tristesse. Le problème, c'est que la manière dont il a démissionné, qui est effectivement spectaculaire, de ne prévenir personne à la radio...

7:50
Présentateur

Il a dit que c'était brutal.

7:52
Invité

Brutal, et il a parlé de mauvaise manière sur France Inter, et effectivement, d'arriver là avec son épouse qui lui dit, je t'aime, devant toutes les caméras, on le dit très bien sur sa bouche, etc., effectivement, masque un peu le discours, malgré toute notre bonne volonté d'essayer d'expliquer un petit peu et de comprendre sur le fond. C'est un homme de télévision, ce qui ne masque pas, encore une fois, sa sincérité, mais c'est vrai que tous ces artifices-là abîment sans doute un petit peu son discours, qui est finalement, la planète brûle, on est en train de vivre dans une étuve...

8:18
Présentateur

Il l'a répété tout à l'heure. Oui, il le répète, mais... On ne peut pas être complaisant avec Nicolas Hulot. S'il représente une rupture alors qu'il soit candidat à la présidence de la République, s'il représente une rupture alors qu'il formalise pour son propre compte un projet... Il s'est inséré dans une équipe, il a passé 15 mois à pleurer dans cette équipe, et il s'en va, et c'est bien. La politique, c'est comme ça. Ce n'est pas nous qui allons en changer. La politique, c'est un sport de combat. Eh bien, si on ne veut pas mener ce combat, on a le droit, mais on ne vient pas nous embarrasser avec des pleurs parce que ça ne nous sert à rien.

François Drugy, un combattant de l'écologie, en tout cas militante depuis 25 ans, mais vous l'avez rappelé, converti au macronisme peu avant l'élection d'Emmanuel Macron, et on se souvient, vous l'avez rappelé, qu'il ne se gênait pas pour critiquer l'absence de programme écolo du candidat Macron. On réécoute François Drugy.

9:11
Invité

Deux problèmes lourds avec Emmanuel Macron. Le premier problème pour moi écologiste, c'est qu'il ne parle pas d'écologie. Je ne sais pas quel est son programme écologique. Quand il était ministre de l'économie, non seulement il n'allait pas dans le sens de l'écologie, mais il était plutôt sur l'ancien monde. Lui qui se veut moderne, c'était le nucléaire, c'était le diesel, c'était l'extraction des sables dans la baie de l'Agnon, même si depuis qu'il n'est plus ministre, il est contre. Bon, l'eau a coulé depuis sous les ponts ?

Ce qui est vrai à la décharge de François Drugy, c'est qu'Emmanuel Macron a construit un gouvernement avec des gens qui viennent de partout et qu'il existe des archives d'à peu près la moitié de ses ministres le critiquant de manière extrêmement violente, d'Edouard Philippe à Gérald Darmanin. Maintenant, le problème, ce qu'il est en train de raconter, c'est exactement le problème qu'avait Nicolas Hulot avec Stéphane Travers, qui est ministre de l'Agriculture et qui incarne encore plus qu'Emmanuel Macron, parce qu'Emmanuel Macron n'a jamais eu de discours vraiment profondément écologiste, il n'a pas une structure, ce n'est pas son sujet préféré.

En revanche, Stéphane Travers, qui connaît bien le sujet et qui est tout ce que décrit François Drugy, est toujours ministre de l'Agriculture et a eu une relation déplorable avec Nicolas Hulot pendant les 14 derniers mois. Et François Drugy va devoir faire des compromissions, en tout cas aller au combat, comme dit François Drugy.

10:20
Présentateur

Non, je ne pense pas que ce soit la même chose. Non, je trouve que le choix de François Drugy est intelligent de la part d'Emmanuel Macron, parce qu'il intègre dans son gouvernement quelqu'un qui a suffisamment de savoir-faire et politique pour faire des compromis, puisque ce gouvernement, c'est sa proposition, ne veut pas changer de modèle économique. Il appartient au ministre de l'Écologie de savoir introduire de l'écologie dans le programme d'un gouvernement qui a une sensibilité écologique faible. François Drugy est un homme en place. Non, pas de révolution. L'écologie ne devrait pas être l'affaire d'un ministère. L'écologie, c'est l'affaire de tous les ministères.

Qu'il y ait un ministère de l'écologie, déjà, pose un certain nombre de questions sur la sincérité, pas seulement de ce gouvernement, mais des précédents. Et c'est l'éternel problème qui n'a pas été celui que de Nicolas Hulot, qui a été également celui de Corinne Lepage, de Nathalie Kosciusko-Morizet, etc. François Drugy, d'une certaine façon, c'est quelqu'un qui a brûlé ses vaisseaux en quittant Europe Écologie-Les Verts, en se mettant à dos par des socialistes, et dont la carrière, aujourd'hui, dépend totalement et entièrement d'Emmanuel Macron. C'est quelqu'un, également, qui doit son ascension politique à Emmanuel Macron.

Et donc, le symbole renvoyé, c'est que, d'une certaine façon, non seulement il n'y aura pas de rupture, c'est-à-dire que Pascal Canfin, tous les gens qui auraient pu prendre la suite de Nicolas Hulot en incarnant une rupture, eh bien, ils ne seront pas là, parce que, justement, Emmanuel Macron a refusé la rupture. Mais qu'en plus, la personne qui va occuper ce poste-là n'est pas quelqu'un qui va s'opposer à Emmanuel Macron, et que, donc, eh bien, on reprend la main sur ce ministère de l'Écologie pour que tout ne change, pour que rien ne change.

Ce qui est sûr, c'est qu'Emmanuel Macron perd deux ministres qui étaient très populaires, Nicolas Hulot et Laurent Flessel, qui étaient une personnalité appréciée des Français. Elle était appréciée des Français. C'était une des ministres les plus connues du gouvernement. Oui, dans les baromètres. Elle est remplacée par Roxana Maracineanu. C'est sûr que Roxana Maracineanu est moins populaire ou moins connue que Laura Flessel. Sa carrière sportive a peut-être fait un peu moins vibrer que celle de Laura. Mais tout de même, la nouvelle ministre des Sports a été, en 98, il y a 20 ans, c'est vrai, elle a été la première française championne du monde de natation. C'était sur le 200 mètres d'eau.

La même année, elle va gagner les championnats de France du 100 mètres d'eau avec record à la clé, elle qui était arrivée en France à l'âge de 9 ans, venant de Bucarest, où elle est née.

12:47
Locuteur non identifié

Dimanche dernier, en 1 minute 4 secondes 75 centièmes, Roxana est devenue championne de France du 100 mètres d'eau. Une performance d'autant plus exceptionnelle que ce record n'avait pas été battu depuis 12 ans. Aujourd'hui, tu as l'impression d'être une adolescente comme les autres ou pas ? Bien sûr, il y a des différences, vu que je n'ai pas du tout le même temps libre que les autres, je suis plus prise par la natation, je n'ai aucun amusement extérieur. C'est l'école et la natation.

13:17
Présentateur

Après une médaille d'argent au JO de Sydney, elle a quitté les bassins, elle a passé un bac plus 5 en management, elle a été consultante à la radio, à la télé, et elle a s'y occupé pas mal d'ailleurs de beaucoup d'associations. Et à la fin de la politique. Et puis elle a acquis une assez solide expérience comme conseillère régionale de l'Île-de-France, apparentée PS et sous la houlette de Jean-Paul Luchon. Elle a du caractère, elle a des points de vue, c'est une personnalité assez intéressante. Une belle histoire en tout cas. Oui, absolument. Donc voilà, on la découvre, moi je la découvre un peu. Elle est plus structurée pour être ministre, peut-être que c'est nécessaire.

13:52
Invité

Oui, c'est votre avis à tous. Et c'est étonnant que pour ce remaniement, il n'ait pas pensé à...

13:57
Présentateur

À qui ?

13:58
Invité

Mike Horn. Ah ! Mike Horn.

14:00
Présentateur

Il est français ? Il était candidat en tout cas, oui.

14:02
Invité

Il était candidat. Comme il était candidat, il a klaxonné hier sa flamme dans le Parisien, en disant, remplacer, ça c'est celui qui parle anglais, remplacer Nicolas Hulot, pourquoi pas qu'Emmanuel Macron m'appelle. Alors, comme Hulot, Mike Horn, il a la double casquette, animateur, aventurier. Ils étaient d'ailleurs nos invités l'année dernière, ici même, le 23 octobre. Et il parlait de la nécessité à l'époque de sortir de sa zone de confort.

14:28
Locuteur non identifié

Oui, il faut savoir repousser en fait tes limites. Et souvent, on vit trop dans notre zone de confort et puis on n'ose pas sortir. Quand je vais à l'Assemblée pour les questions au gouvernement, je dis comme ça. Vous sortez de votre zone de confort. Là, on ne perd pas notre vie.

14:43
Invité

Vous avez dit, il dit, on ne perd pas notre vie, c'est différent. Bon, visiblement, Hulot a trouvé qu'il perdait son temps.

14:51
Présentateur

Si Mike Horn avait été nommé, votre archive aurait valu de l'or.

14:54
Invité

On la garde. On la garde tout le temps. On ne s'est pas encore servi.

14:59
Présentateur

Romanique-en, pour faire oublier une rentrée sous tension, une chute dans les sondages, popularité inférieure à celle de François Hollande. Ça vous fait marrer. Au même moment de son quinquennat, c'est quand même assez surprenant, constat unanime de la presse. C'est la fin de l'état de grâce. Jupiter redescend sur Terre, nous dit France Culture. Le 1er septembre, le Figaro fait le constat que ça se compliquait. Deux jours plus tard, c'est pire. Pour eux, ça se détraque carrément. Rien ne va plus pour le journal du dimanche. Conséquence d'un été noir, meurtrier, dit la presse, d'une rentrée ratée, Patrick ?

Oui, ça ressemble à un titre d'un album de Gaston, vous savez, gaffe, bévu et boulette. Ou alors, il y avait aussi gala de gaffe à gogo. Pour mémoire, et juste pour mémoire, rapidement, parce que ça occupait quand même tout le mois de juillet, on a eu un conseiller de l'Elysée qui est venu expliquer à la télévision, un soir de 20h, que non, il n'avait pas tapé de manifestant. On avait mal vu, regardez.

15:50
Locuteur non identifié

Je ne considère pas avoir commis d'actes répréhensibles par la loi. Je considère juste avoir été confronté à des gens qui sont des casseurs. Ce ne sont pas des gentils manifestants, comme on a pu le dire. Ce sont des gens qui ont commis des actes délictueux envers les policiers. Et j'ai eu une réaction qui est une réaction de citoyen qui a voulu aider, à un moment appréhender des gens qui sont, pour moi, des délinquants. Mais vous avez tapé dessus, on le voit bien. Je n'ai jamais tapé à aucun moment, si on est très honnête, si on regarde la vidéo. Il y a des gestes qui sont vigoureux. Mais il n'y a aucun coup qui est porté par moi sur le manifestant.

16:23
Présentateur

Alexandre Benalla, ça paraît très loin. Ça va revenir, parce que le Sénat n'a pas terminé ses travaux. La commission d'enquête n'est pas terminée. Absolument, il y a la commission d'enquête du Sénat qui va reprendre. Et puis il y aura des épisodes judiciaires, il est mis en examen. Et donc tout ça va se solter. Bon voilà, la démission de Nicolas Hulot, je n'y reviens pas. Le feuilleton du prélèvement à la source. Et puis les petites phrases disséminées, ça et là, qui peuvent sembler agrandir encore la distance entre le président et les Français, comme celle-ci.

16:45
Locuteur non identifié

Ce peuple luthérien qui a vécu les transformations des dernières décennies n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement, mais encore que.

16:59
Présentateur

Alors tout cela, évidemment, a beaucoup alimenté à la fois les gazettes et les écrans. Est-ce que c'est la cause réelle de la chute de popularité de l'exécutif ? Moi, je n'en suis pas sûr. Je pense que l'impact des mesures sur le pouvoir d'achat, la grogne des retraités, je pense que c'est quelque chose de beaucoup plus impactant. Et je pense que c'est... Pardon ? C'est un tout, quoi. Enfin, il n'a rien réussi, quoi, là, depuis... Il n'a rien réussi. Là, depuis un mois, c'est une catastrophe, enfin, c'est une catastrophe. C'est une catastrophe. Franchement, le prélèvement à la source. Pourquoi ouvre-t-il le débat sur le prélèvement à la source ? Parce que j'ai une interrogation technique.

Mais mon coco appelle Darmanin et demande-lui, mais dis donc, Gérald... Il l'a vu aujourd'hui à l'Élysée, Réunion de l'Élysée. Mais il l'a fait après avoir fait savoir la componde. Vous comprenez ? Et si Édouard Philippe, c'est ce qu'il va faire ce soir, dit, on fait la retenue à la source, quel sens on va donner à l'intervention d'Emmanuel Macron ? Mais pourquoi il a fait tout ce bazar ? Pour finalement, il a vu Darmanin et maintenant il va faire la retenue à la source. Enfin, c'est ridicule. C'est ce que va dire Édouard Philippe ce soir, on a dit. C'est une erreur politique de gestion, de management, qui, moi, me laisse mes pantois.

Je ne sais pas à quoi on pourrait, en termes de comparaison, se référer. Je ne sais pas. C'est une erreur. Donc, il trinque dans les sondages pour tout. Pour le pouvoir d'achat, pour la maladresse, pour les Gaulois, pour les Gaulois, pour tout.

18:20
Invité

Pour l'interbénagement. Et il va falloir qu'il se recevisse. Mais surtout, il trinque, je pense, aussi parce qu'il s'est fait élire sur une promesse de changement total, sur une promesse de changement radical, sur, évidemment, une rupture totale avec François Hollande. C'était le président jupitérien. C'est son mot. Ce n'est pas le mot de la presse, le président jupitérien. Sur une espèce de prise de hauteur. On se souvient de son élection, la soirée au Louvre, etc. Et finalement, on se rend compte, un an après, avec l'affaire Benalla, avec le prélèvement à la source, qui n'a rien à voir avec les couacs de François Hollande. On se souvient de Florent, de Géonarda.

C'est quand même un autre niveau, en termes de n'importe quoi. Mais là, parce qu'on est sur le fond, quand même, sur le prélèvement à la source, mais quand même, on se rend compte que finalement, il n'est pas capable de tout maîtriser. Son vocabulaire sur les Gaulois, il a toujours parlé comme ça. Il faut se souvenir des illettrées de gade. Il faut se souvenir du pognon. Il faut se souvenir des Français, même pas les réformes à l'étranger. Sauf qu'effectivement, dans ce contexte-là, on le lit différemment et on se rend compte qu'en fait, Emmanuel Macron, Jupiter, etc., finalement, confronté au réel, a les mêmes problèmes que tous les autres.

Et la déception est peut-être plus grande, finalement.

19:19
Présentateur

Un mot, Benjamin Morel, avant de revenir sur la communication. Si on prend de façon systématique les études d'opinion, on voit qu'il y a deux types de facteurs. Il y a des facteurs politiques et il y a des facteurs de sociologie électorale. Les facteurs politiques, on voit que l'image d'Emmanuel Macron, sa présidentialité, a été profondément abîmée sur la confiance des Français, etc. Tout ça, c'est plutôt l'affaire Benalla. On voit également que les Français ne croient plus réellement en sa politique et que la légitimité de ce gouvernement, qui était une légitimité un peu technique, technocratique, a été affaiblie par tout bêtement les indicateurs macroéconomiques.

Quand vous dites « mon but, ma légitimité, c'est que je vais avoir des résultats et que les résultats ne sont pas là », on ne croit plus en vous. Ça, c'est les facteurs politiques. Ensuite, les facteurs sociologiques sont liés à la sociologie de l'électorat macronien. Le macronisme, c'est la conjonction des centres. Le centre gauche et le centre droit. Cette conjonction des centres, elle a un sens idéologique. En revanche, sociologiquement, ce sont deux électorats très différents. C'est d'un côté le centre gauche qui est plutôt composé d'électeurs de centres-villes branchés sur la mondialisation, qui sont affectés par actuellement la crise du l'eau.

Et d'un autre côté, le centre droit, c'est une grande partie de retraités. Or, évidemment, quand vous, de retraités, de provinces, plutôt de droite, jupéistes, etc., quand vous tapez sur cet électorat, avec la CSG, avec la désindexation des pensions, forcément, vous ne lui faites pas plaisir. Donc, on a un électorat macronien, aujourd'hui, qui tremble un peu sur sa base et qui n'a plus réellement de raison d'y croire parce que ses fondements politiques, eh bien, eux aussi sont abîmés. Et puis, vous l'avez rappelé, Charles-Chafongeon,

20:47
Invité

il maîtrise moins bien la parole présidentielle et la communication. Voilà, l'Élysée qui se targuait de gérer ça comme d'une main de fer. En gros, si tu parles, t'es dead. Tout d'un coup, on a l'impression, maîtrise un peu moins bien son affaire. C'est bien simple. Depuis quelques jours, si tu ne racontes pas ton coup de fil avec Macron, t'as raté ta vie. Exemple, avec Stéphane Bern et Daniel Cohn-Bendit.

21:10
Présentateur

Si ça ne marche pas, mais j'arrêterai. Si franchement, je ne sers à rien, eh bien, vous savez, dans la vie, je n'ai pas vocation à faire cela indéfiniment. Et puis surtout, je découvre que la politique, ce n'est pas mon rayon.

21:22
Locuteur non identifié

Après une longue discussion avec le président de la République, Emmanuel Macron, nous avons décidé ensemble que c'était une fausse bonne idée. Je crois que c'est une sage décision de ne pas y aller, même si d'un autre côté, je regrette un peu.

21:38
Invité

Et ce n'est pas fini, puisqu'aujourd'hui, Pascal Canfin, directeur de WWF France, a annoncé lui-même qu'il était sur la shortlist de l'Élysée, mais qu'il ne succéderait pas à Nicolas Hulot, tout en précisant qu'il avait conseillé l'exécutif pour éviter de prendre une nouvelle déculottée. Charlotte Chafanjon, est-ce que le roi de la com' perd un peu de sa superbe ? Ou alors, est-ce que ce serait une com' machiavélique ? Certains disent que François de Rugy était prévu dès le début, qu'il nous échapperait. Alors, il y a un mélange de beaucoup de choses.

Là où vous avez raison, c'est que les proches d'Emmanuel Macron se sont targués depuis l'élection de maîtriser la com' en nous expliquant que les coulisses de la décision publique n'avaient absolument pas vocation à se retrouver sur la place publique, précisément. Donc, les conseillers n'ont pas le droit de parler, les ministres n'ont pas le droit de parler, les députés n'ont pas le droit de parler, personne n'a le droit de parler. Après, là, les personnalités dont vous parlez sont des personnalités un petit peu plus libres, effectivement. De la société civile. De la société civile.

Et là, on rejoint plus ce qu'on disait tout à l'heure, c'est-à-dire qu'au bout d'un an, un an et demi, ils se rendent compte finalement que le rêve macronien n'était pas finalement ce qu'ils avaient espéré. Et comme eux n'ont strictement rien à perdre, Stéphane Bern et Daniel Cohn-Bendit feront leur vie après Emmanuel Macron, et bien, effectivement, ils le disent. Après, là où il va falloir regarder de près, c'est plus à l'Assemblée nationale. Les députés qui ont été élus grâce à Emmanuel Macron, qui ont des ambitions, est-ce qu'eux vont commencer à libérer leur parole ? Et là, ça pourrait faire beaucoup plus mal, parce qu'on imagine Richard Ferrand éventuellement atterrir au perchoir.

Richard Ferrand n'est pas une personnalité adorée des députés macronistes. Si eux commencent à libérer leur parole, là, on peut tomber dans une cacophonie digne des plus belles années de François Hollande. Et c'est là où il va falloir reprendre la main.

23:14
Présentateur

Il y a un vrai risque sur les députés, en effet, vous avez raison. C'est-à-dire qu'on a des députés qui, aujourd'hui, déjà, sont sur un siège éjectable parce qu'il va y avoir la réforme des institutions et que donc un certain nombre vont, mathématiquement, perdre leur siège. Et ensuite, on a des députés qui ont été élus, certes, grâce à Emmanuel Macron et sans Emmanuel Macron, ils ne seraient pas là, mais qui, pour la plupart, viennent du privé et qui disent, ils l'ont dit d'ailleurs assez souvent et assez facilement, qu'ils étaient peut-être mieux dans le privé et qu'ils n'ont pas forcément envie d'y rester. Ça, c'est très différent d'une majorité classique.

Vous avez un permanent parti qui a fait toute sa carrière dans un parti et qui n'existe que grâce au parti. Donc, cette majorité, pour l'instant, elle tient. Mais elle est composée de personnalités qui peuvent très, très facilement décider de ne plus en faire partie ou de parler.

23:59
Invité

C'est l'opinion et l'Élysée, Jean-Michel ?

24:01
Présentateur

Ah, je pense que... Oui, je pense que c'est... Ça, c'est le secret de la République actuellement. Officiellement, tout va bien. Les deux hommes se parlent. Mais franchement, l'épisode de la retenue à la source, il y en a un qui tord le bras à l'autre.

24:15
Locuteur non identifié

Qui retient, oui.

24:16
Présentateur

Édouard Philippe voulait faire la réforme. A mal compris pourquoi, de manière publique, il devait dire lui, parce qu'Emmanuel Macron lui a demandé de le dire dans le JDD, que finalement, l'exécutif hésitait. Et si c'est pour dans quelques minutes nous dire finalement on le fait, quelle est l'histoire qu'on raconte ? En termes de communication, quand même, Pascal Canfin a mis fin tout seul à ses fonctions. C'est aussi une innovation, finalement. Parce que personne ne lui avait rien demandé.

24:43
Invité

Une tome moins méprisée et une image qui se brouille un peu, Pierre.

24:46
Présentateur

C'est drôle de voir un type comme Chabat, Alain Chabat, qui n'a jamais parlé politique toute sa carrière, faire l'annonce de sa reprise de Burger Quiz, demain soir. Il le fait en singeant cette fameuse vidéo théoriquement volée d'Emmanuel Macron qui avait parlé du pognon de dingue. Et tout de suite, on sait que Chabat est en train de charrier Macron. On met trop de pognon, on le déresponsabilise, on est dans le curatif. Et le patron... Ta gueule, ta gueule, ta gueule, Alexandre ! Toute notre politique de vanne. Et c'est pour ça que j'ai besoin de vous. Et de vous, et de vous, et de toi. Qu'est-ce que tu es de scénariste, écrivain ?

25:28
Locuteur non identifié

On met un pognon de dingue

25:34
Présentateur

dans l'histoire de Toto et je rigole pas. Parce qu'honnêtement, le truc que vous avez écrit, je comprends, on comprend rien. Ça, on comprend rien. Et voilà, ça a été retweeté, ça a été liké, des milliers et des milliers. Formidable.

25:49
Invité

Mais ça vise très juste et c'est cruel.

25:51
Présentateur

C'est formidable. C'est vraiment très drôle et il y a un discours politique, si c'est ce que vous voulez dire. Au fond, oui, le chef de l'État doit davantage réfléchir à sa communication quand il peut susciter ce genre d'ironie, évidemment. Merci à tous les trois. Vous restez avec nous. C'est l'heure du 5 sur 5 de Maxime Switek.

Macron : la fin de l'état de grâce ! - C à Vous - 04/09/2018 · Pourquijevote