Gabriel Attal est nommé premier ministre, revivez la passation
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il devient le 26e premier ministre de l'histoire de la 5e République. Il est aussi le plus jeune. À 34 ans, Gabriel Atal succède à Ellisabeth Borne à Matignon.
Il a fallu attendre quelques heures, voir passer la nuit, la matinée aussi. Mais dans quelques minutes, l'actuel ministre de l'éducation nationale sera officiellement le nouveau chef du gouvernement. Ça vient de tomber.
Pas de communiqué encore. Carl Meus, bonjour. Bonjour.
Bonjour Tibo, rédacteur en chef du Figaro magazine. Bon, pour l'instant, c'est pas encore très clairement officialisé, mais ça y est, c'est fait. Oui.
Que on depuis hier, on avait la l'impression que ça pouvait être Gabriel Atal. Oui transformé en certitude aujourd'hui c'est voilà on% au cours de la soirée on a pu douter parce que il y a eu des bruits comme quoi le le choix de Gabriel Etal ne plaisait pas à tout le monde au sein de la Macronie. J'ai hâte que vous me racontiez tout ça.
Et en fait, c'est toujours la même chose. C'està-dire qu'à partir du moment où vous êtes transgressif, puisque le choix de Gabriel Tal est quand même une nomination transgressive, nommé quelqu'un de 34 ans, ben vous bousculez des gens. Alors, vous bousculez qui ?
Vous bousculez ceux qui commençaient déjà à se préparer pour 2027, pour l'élection présidentielle et qui se disait "Je suis le seul sur ce créneau, je peux y arriver." tant qu'il y a Ellisabeth Borne. Bien sûr, je risque rien.
Et après il me un autre elle ne peut pas aller plus haut. Voilà. Et là, qu'est-ce que fait Emmanuel Macron au-delà de tout ce qu'il veut faire pour le gouvernement ? tout ça, c'est qu'il met dans la course à l'Élysée un nouveau euh champion qui est jeune et qui est complètement sur son axe euh politique puisque Gabriel Atal est un des rares parmi ceux qui peuvent prétendre à 2027 à dire "Mais moi, je considère que le l'axe central est toujours la bonne stratégie." Il y en avait qu'un jusqu'ici qui disait ça, c'est François Baïou.
Donc voilà pourquoi François Baou par exemple était pas très chaud à l'idée que Gabriel Atal soit nommé à Matignon parce que ben voilà ça il est plus tout seul sur ce créneau. Tout ça c'est de la politique politicienne hein Carl Meus parce qu'on va parler du fond. On va bien être obligé de se demander ce qui est latalisme peut-être on va commencer à en parler ce que va pouvoir faire le nouveau premier ministre.
Mais tiens Gabriel Atal est-ce que c'est le premier effet waouh depuis l'élection de Emmanuel Macron en 2017 ? Parce que bon la nomination deeddouard Philippe ça avait pas enthousiasmer grand monde et tout le monde s'en moquait. On attendait plutôt ce qu' allait faire Emmanuel Macron.
Jean Castex on peut pas dire que ça avait soulevé les foules. Ellisabeth Borne non plus après une élection assé terne en 2022 depuis 7 ans. La vie politique n'avait pas été aussi revigorée avec une attente peut-être des Français sur une personnalité.
Vous avez raison. Si je reviens sur 2017, l'effet wou il est arrivé après le Covid. C'est-à-dire que là, Édouard Philippe s'est révélé, c'est euh les Français l'ont l'ont écouté, l'ont regardé, l'ont apprécié.
C'est presque moment où il est parti qu'il a commencé à être aimé, hein. C'est c'est parce qu'il est devenu populaire et parce qu'il avait un agenda qui était différent désormais de celui du président, que le président l'a viré et que les Français se sont dit bah puisque nous on n'aime pas Emmanuel Macron, finalement lui il est peut-être bien. Mais donc il y a eu cet effet retard.
Après, vous avez raison, Jean Castex, les Français ne le connaissaient pas. Il était là pour une mission, il l'a réalisé. Ellisabeth Borne, les Français ne la connaissaient pas non plus et en plus elle a dû euh être vraiment dans le dur avec cette réforme des retraites et plus le projet de loi immigration.
Là, on a effectivement un effet euh wou parce que vous voyez, pardon Carte Vou parce que les gens se demandent peut-être on est on a les images devant l'hôtel de Matillon, visiblement les camions de des traiteurs sont en train d'arriver puis a toujours une petite réception lorsqu'on change de premier ministre. Je vous coupe mais voilà de pouvoir voilà il dans quelques minutes normalement euh pour plusieurs éléments. D'abord parce que c'est quelqu'un Gabriel Atal qui est un politique pur ancien du Parti socialiste.
Il a été conseiller de Marie Sol Touren de 2012 à 2017 quand elle était ministre de la santé des affaires sociales. Et c'est quelqu'un qui est un très bon communiquant. Oui, je me suis amusé à regarder le nombre de portraits qui avait été fait sur lui euh depuis qu'il est ministre, donc depuis 2018.
Et ben, il a coché à peu près toutes les cases. Il y a eu des portraits de lui dans tous les journaux. Oui, c'est vrai.
Et c'est assez [grognement] Vous avez fait le portrait de lui dans le Figaro magazine ? Je n'y ai pas coupé. Je l'ai fait mais d'ailleurs, c'est moi qui l'avais proposé.
Oua, on l'avait titré en avril 2023 le joker de Maton, voyez, de d'Emmanuel Macron avec cette ambition pour pour Matignon. Bah oui, parce que on avait tous décelé cette ambition et les qualités qu'il avait et qui correspondaiit à ce que Mais très honnêtement, avril 2023, est-ce que vous pensiez vraiment que Gabriel Atal pouvait devenir premier ministre ? il a 34 ans, il entrait à à l'éducation nationale et on se disait tiens il nétait pas encore derri on se disit tiens il y a peut-être un espoir dans ce garçon mais là de le voir devenir premier ministre est-ce que la semaine dernière vous pensiez encore que Gabriel Atal pouvait le devenir ?
On savait qu'il avait cette ambition. Oui. On savait parce que des gens le voyaient, voyaient son comportement, voyaient son ascension.
Euh vous savez, c'est pas un hasard si vous êtes élu député en 2017. En 2018, vous devenez secrétaire d'état euh sous euh Jean-Michel Blanquaire à l'éducation chargée du SNU. Oui.
Bon, vous marchez vous vous faites bien au point que euh quand Jean Castex s'est nommé à Matignon, vous devenez porte-parole du gouvernement. Porte-parole, c'est un poste essentiel, extraordinaire. Il a il a été plutôt très bon.
Tout le monde s'est accordé à le dire. Et on se souvient euh Carl de Jean Castex qui sort de l'Élysée après un conseil des ministres. Il vient d'être nommé et il cherche à constituer son gouvernement.
Euh Gabriel Atal est porte-parole mais il n'est que porte-parole et parfois on est porte-parole et on a un autre ministère. Et cette petite phrase-ton un os un os arrangé pour le jeune os arrang qui ne l'aura pas parce queemuel Macron veut quelqu'un qui qui soit pleintemps et et d'ailleurs c'est ce qu'il me confiait il y a un an quand je l'avais suivi et il me disait ça ça lui a permis de d'avoir une vision transversale de tout ce qui se passait parce que Jean Castex a joué le jeu l'associé à toutes les réunions interministérielles et et alors c'est un c'est un énorme bosseur infatigable il peut passer plusieurs nuits blanches à travailler, il récupérera après le weekend mais il il avale voilà les les dossiers techniques. Il réussit bien dans son rôle de porte-parole, ce qui lui permet quand Ellisabeth Borne est nommé premier ministre, première ministre de demander les comptes publics.
Là encore, un poste transversal essentiel pour le roage de l'administration. Nicolas SarkoZi par exemple, c'est le poste que veulent les ambitieux parce qu'ils se savent que c'est le un des postes essentiels. Il y a l'intérieur, le budget où vous tenez les manettes de l'État, vous êtes au commande.
C'est-à-dire que un ministère ne peut rien faire sans le ministère de l'éducation nationale par exemple ne peut rien faire sans que le budget lui dise "OK, tu as cette somme d'argent, c'est des voilà, c'est des négociations, voilà, c'est des arbitrages et et vous connaissez, c'est pour ça quand on dit il a en plus vous frottez à l'assemblée parce qu'il faut chaque année faire voter le budget, donc vous êtes aussi dans l'hémicycle." Oui. Et vous avez entièrement raison d'évoquer ce cette situation de l'assemblée parce que ça c'est un des moments clés où Emmanuel Macron qui l'a déjà repéré se dit "Ah mais il est très bon." Vous vous souvenez de débat sur les retraites printemps 2023, vous avez trois ministres au banc.
Il y a le ministre chargé des relations avec le parlement Franck Rester. Vous avez Olivier Dusop, celui qui ministre du travail, ministre du travail qui mène la réforme et qui qui est un peu englué parce qu'il euh il est dans dans les affaires techniques, il est dans la négociation, il a il a il a du mal voilà, il est arrivé et puis il y a Gabriel Atal en tant que ministre des comptes publics qui est là et qui porte politiquement finalement le texte, qui répond politiquement à la France insoumise, qui euh qui leur répond, qui les fait sortir du bois, qui arrive et et à tel point ça marche tellement bien que euh quand il faut envoyer un ministre sur un 20h euh Emmanuel Macron dit "Vous envoyez Gabriel Atal." Ouais.
Ah c'est lui. Voilà. Et ben oui, parce que il a repéré que euh il est bon en communication, il est bon en politique et donc il a ce cocktail là qui plaît à Emmanuel Macron.
Et donc quand vous avez euh tout ce parcours là, vous pouvez pas dire bah 34 ans, il est trop jeune. Non, vous savez quoi ? qui connaît mieux le fonctionnement du gouvernement qu'un Jean-Marcot qui est nommé à Matignon par François Hollande alors qu'il n'a jamais été ministre.
C'est pas lui faire un jure, c'est juste voilà un constat. Je lis plusieurs réactions xxxxxx sur le figaro.fr qui nous fait qui nous dit bonne nomination place aux jeunes. [grognement] D'autres qui sont un peu un peu sceptiques notamment sur sur YouTube.
Peter Circ qui nous dit "Atal les griller pour 2027". Alors ça ça m'intéresse. Vous avez commencé à me parler de politique politicienne, des ambitions de chacun, j'en perds mon stylo avec on les connaît les Bruno Lemire, Gérald Arrmanin, Édouard Philippe qui ont tous pour ambition de devenir président dans 3 ans.
Et on dit depuis plusieurs décennies que ce poste de premier ministre, il vous grille et ça a été vrai, il vous grille. On pense à Baladure, on pense à Chirac, on pense à Jospin, on pense à Manuel Vals plus récemment. Pourquoi tout le monde s'accorde à dire que finalement pour Gabriel Atal, c'est un tremplin ?
Alors euh c'est la roche tarpayenne est à côté du Capitol, hein. Donc voilà. Euh, il faut faire attention parce que Matignon est un tremplin au sens où vous êtes premier ministre, donc vous allez être sous le feu des projecteurs.
Les Français vont vous identifier, vous aimez ou ne pas vous aimer. Mais voilà, vous vous entrez, si vous me permettez l'expression, dans dans la cour des grands. Oui.
Euh il y a une tradition qui veut que quand vous commencez à monter les marches de de Matignon, vous regardez ce qui se passe de l'autre côté de la scène à l'Élysée, vous rêvez d'y aller. Pourquoi ? Il y a pas plus haut, hein, de toute façon. anciens premier ministres me l'ont très bien expliqué.
C'est quand vous êtes à Matignon, vous avez la main sur l'administration, c'est vous qui vous tapez le sale boulot, vous faites tout. Et vous voyez à l'Élysée, le président de la République, alors certes, il a été élu par les Français, lui il vous donne des ordres, il donne des impulsions, mais il se met pas les mains dans le cand Louis. Et il y a un moment, c'est humain, le premier ministre se dit "Mais après tout, ce que je fais là euh bah je suis très bien capable de le faire à l'Élysée." Oui.
Euh parce que si j'y arrive là euh voilà je pourquoi j'y arrivais pas. Ils oublient juste une chose, c'est qu'à Mtignon, vous êtes nommé, à l'Élysée, vous êtes élu. Et oui, mais c'est il y a une marge, ça s'appelle les Français, l'élection présidentielle.
Et c'est pas parce que le président de la République vous a choisi pour aller à Matignon pour plein de critères qui sont très différents à chaque fois que vous êtes Oui. C'est pas parce que vous êtes le d'une certaine manière le meilleur finit par arriver à l'Élysée parce que les Français l'ont choisi et il y a qu'il y a combien de plus de 35 millions de personnes qui votent pour vous. Alors que je dire il faut toujours retenir cette leçon de Nicolas Sarkozy.
En politique ce n'est pas forcément le meilleur qui gagne. C'est celui qui reste accroché à la paroi quand tous les autres dévissent. Oui parce que Nicolas Sarkozi il a cette expérience.
Pourquoi il dit ça ? Parce que lui, il rêvait d'aller à à Matignon, de s'imposer face à Jacques Chirac. On lui met Jean-Pierre Rafarin, puis ensuite on lui met Dominique de Villepin.
Puis à chaque fois, on lui dit "Non, non, mais euh oui, d'accord toi, mais il y a un meilleur, il y a Jupé qui est meilleur, Villepin il est meilleur." Ouais, sauf que lui, il a été élu à l'Élysée et que n'ont n'ont jamais réussi à franchir cette étape-là. Ce qui veut dire quoi ? c'est qu'effectivement Matignon peut être un tremplin mais peut aussi vous desservir parce que est-ce que vous êtes en train de me dire que Gabriel Atal contrairement à tous les autres n'avait pas encore de par son âge la stature politique le poids politique qu' on Darmanin le maire Édouard Philippe et que lui ça lui donne cette stature alors que les autres auraient plus de chance de perdre des points alors que Gabriel Atal a plus de chance d'en gagner. il va en gagner forcément parce qu'il va euh comme vous dites, il va se lester de cette stature, il va avoir cette armure, ce passage dans les Jeux Olympiques en plus.
Ouais. Voilà. Et ça veut pas dire qu'il va réussir le passage directement de Matignon à l'Élysée.
Mais Édor Philippe, il est passé à Matignon et c'est ce passage à Métignon qui lui permet aujourd'hui de prétendre être le candidat à l'Élysée et de que les Français le voient comme candidat et d'ailleurs dans les sondages disent ça ferait il ferait un bon candidat, ils peuvent éventuellement voter pour lui. Ce qui ce qui ce qui est difficile, ce qu'on ce qu'on évoque, c'est le passage directement de Matignon à l'Élysée. Et là, c'est vrai, souvent d'ailleurs, ça a été le cas pour la cohabitation.
Vous les exemples que vous citizz, Chirak, Baladur, Jospin, ils étaient en cohabitation. Ils ont fait le sale boulot et c'était compliqué de devenir président à ce moment-là parce que les Français avaient pas gardé une bonne image. Donc Gabriel Atal, si on si on suit un un un plan de carrière, j'aime pas ce mot-là pour les politiques, mais un cheminement, il va y avoir ce passage à Matignon, il est jeune encore pour prétendre être candidat à l'Élysée.
Voilà, il a il a 2 3 ans pour réussir ce passage. Ça n'avait pas arrêté Emmanuel Macron à peu près au même âge, hein. Euh Oui. sans sans être passé par Matignon.
Absolument. Exactement. Et ni même parlée et ni même sans passer devant les Français.
Je vous évoquez quelque chose qui est très intéressant, c'est que Emmanuel Macron a rompu ce qu'il avait fait avant qui était de nommer à Matignon des gens que les Français ne connaissaient pas. Oui tiens, ça ça m'intéresse. Pour la première fois, il nomme un poids lourd.
C'est pas Gérald Armanin Bruno Lemer, mais c'est un poids lourd. C'est un poid lour. C'est un des quatre ministres, on appelait les quatre mousquetaires, c'était les ministres les plus populaires du gouvernement.
Ou tout simplement. Est-ce qu'il prend un risque ? Est-ce que il n'avait pas le choix ?
Et est-ce que finalement Emmanuel Macron est entré dans une autre ère ? Il arrive à la fin de son histoire, à la tête de l'État. Bon, il lui reste 3 ans mais on est plus proche de la fin que du début.
Et maintenant, il lui faut des héritiers. Il devient le vieux sage Emmanuel Macron qui peut faire un roi, défaire un autre. Il prend un risque.
Il prend un risque pour lui. C'est-à-dire que Ah, vous trouvez ? Mais oui, parce que il va falloir qu'il prenne sur lui, qu'il se change lui-même.
Ah, qu'il accepte de ne plus être omnipotent. Bah alors pas forcément omnipotent, ça y pourra l'être parce que Gabriel Atal appliquera ce que lui dira de faire le le président de la République, mais il va falloir qu'il accepte qu'un premier ministre soit plus populaire que lui. C'est ce qui risque d'arriver, c'est que la nomination de Gabriel Atal, il va y avoir ce que vous appeliez l'effet wahou. les Français vont peut-être l'apprécier.
En tout cas, il était le le deuxè euh dans le baromètre verriant euh Figaro Magazine, il y avait Édouard Philippe enin et lui arrivait à être le le premier des ministres en popularité avec Bruno Lemer. Mais donc s'il est sur cette lancée là, il peut être en tout cas plus populaire qu'Emmanuel Macron. Il va falloir qu'Emmanuel Macron l'accepte.
Oui, ce qui est pas facile. Quand Philippe a été plus populaire que lui, c'est le moment où il l'a renvoyé aujourd'hui étant donné qu'il n'a plus rien à jouer en 2027. D'une part et d'autre part c'est son choix, il le sait.
Il ne nomme pas quelqu'un inconnu des Français. Ça aurait pu être le cas s'il avait choisi le Sébastien Lecornu ou Julien de Normandie qui étaient les deux autres noms que qui étaient cités. Et puis il nomme un poids lourd, sauf qu'il nomme un poids lourd qui lui doit tout. que c'est pas le cas de Bruno Lemè et Gerald Darmanin, même si ils se sont fait aussi dans le siège d'Emmanuel Macron.
Euh Édouard Philippe lui doit tout mais il est plus âgé donc c'est très différent. Là c'est c'est quelqu'un qui lui doit sa carrière politique. Voilà.
Voilà c'est il est député en 2017 dans le sillage d'Emmanuel Macron. Il est nommé ministre puis porte-parole parce que Emmanuel Macron donne son aval. Donc il sait ce qu'il doit à Emmanuel Macron.
Euh je ne pense pas qu'il fera en tout cas pas tout de suite ce qu'a fait Laurent Fabus avec François Mitteran. Lui c'est lui, moi c'est moi pour essayer de se détacher. Ça arrivera peut-être à un moment, il va devoir mais aujourd'hui de la présidentielle aujourd'hui il va coller à Emmanuel Macron appliquer la politique d'Emmanuel Macron.
Ça c'est évident. Donc de ce point de vue-là, Emmanuel Macron prend moins de risque que s'il avait nommé Bruno Lemire ou Gérald Darmanin dont on aurait pu penser parce que c'était pas des historiques, c'est plutôt des ralliés des gens qui auraient peut-être pu claquer la porte à un moment en disant à la manière d'un Jacques Chirac en 76, je n'ai pas les moyens d'appliquer la politique, je quitte le gouvernement et se prépare pour l'élection présidentielle. Nous avons reçu un communiqué Carles.
Difficile de faire plus court, difficile de faire plus clair. Communiqué de la présidence de la République, ça c'est en gros hein. En haut euh le président de la République a nommé monsieur Gabriel Atal, premier ministre et a chargé de former un gouvernement.
Voilà, c'est très clair et ça y est, c'est officiel. J'ai un commentaire sur YouTube euh je crois que je vais le retrouver. Jocos un jeune pour 2027 comme Bardella.
Ça c'est l'une des grandes des grand l'un des grands sujets depuis hier. Emmanuel Macron a nommé Gabriel Atal pour contrer Jordan Bardella peut-être dans les années qui viennent mais dans les semaines qui viennent dans les mois qui viennent avec les élections européennes. Non non c'est une très bonne remarque parce que depuis quelques temps l'Élysée est obnubilé par Jordan Marella.
En fait, au moment des rencontres de Saint-Denis organisé à la rentrée de l'année dernière, euh l'Élysée nous avait fait savoir à nous journalistes politiques qu'ils avaient été impressionné par Jordan Bardella. Alors, on voit bien l'aspect tactique, c'était un moyen aussi de de montrer que les autres travaill ne travaillaient pas et essayer de le détacher de de Marine Le Pen. Mais il y avait malgré tout une réalité qui était voilà, vous avez un jeune homme de 27 28 ans qui travaille, qui qui est très bosseur et qui plaît au français.
Jordan Bardella est aussi en tête dans les même dans les 50 personnalités préférées des Français avec du sondage JDD. première fois qu'un politique rentre dans les 50 premiers et c'est Jordan Bard. Et donc effectivement dans les arguments favorables à la nomination de Gabriel Aal, il y a cet aspect de je moi aussi j'ai [grognement] mon jeûne de 34 ans euh de la même génération que je propose particulier dit comme ça.
J'ai mon jeune. Oui oui je je vois l'idée. Vous me permettez des expressions comme ça.
J'aime beaucoup. [grognement] Et effectivement, la première étape de Gabriel Atal, ça va être de gagner les élections européennes. Il sera pas tête de liste évidemment, c'est pas lui mais c'est Amatignon, il va être chargé d'inverser la vapeur parce qu'on voit bien sur les derniers sondage que le Rassemblement national de avec la liste menée par Jordan Mella prenait de plus en plus de points au point de dépasser les 30 % alors que la liste de renaissance commençait à tangenter les 15 % des dépassés de 20 à 18.
Donc on voyait bien là que les courbes commençaient à à s'écarter et qu'il y avait un danger. Bien sûr. Donc le risque pour Gabriel Atal aussi, c'est de se cramer dès le mois de juin avec les élections européennes.
Mais il va devoir mener ce combat-là face à Jordan Barda. Et ce qui est amusant, c'est que les deux hommes se connaissent bien. Non pas qu'ils se côtoient souvent, mais que pendant la les campagnes, souvent ils étaient appelés sur les plateaux télé à débattre l'un face à l'autre.
Et donc il ils se connaissent bien et euh même pour le coup pour avoir fait les portraits de des deux les avoir suivis et et qui ils m'ont parlé tous les deux, c'est la même génération, c'est la génération, j'allais dire Netflix. C'estàd sur leurs écrans, ils regardent des séries. Euh Gabriel Atal quand il a besoin de décompresser le soir après une journée de boulot, même si il est 2h du matin, il regarde une série.
Euh je dis Netflix, ça peut être d'autres canaux, mais voyez Prime vidéo, on a besoin de en citer d'autres. pr une vidéo d'autres Apple TV voilà [rires] mais en tout cas il regarde les séries Jordan Bella c'est pareil quand il va à un meeting quand il va en déplacement dans le TGV il regarde sa série et il peut la regarder juste à 5 minutes avant le meeting parce que c'est un moyen soit de décompresser soit aussi de voilà de de penser à autre chose et après ils arrivent à se concentrer très vite. Et ça c'est cette nouvelle génération là qui semble plaire au français qui voulait ce renouvellement et donc Marine Le Pen depuis longtemps.
Je vous coupe un instant Carl pardon parce que je vous montre une image avant qu'elle disparaisse. Est une image en direct de Gérald Armanin qui nomme aujourd'hui la nouvelle directrice de la DGSI. La vie continue.
Je voulais vous montrer cette image avant qu'on l' plus. Pour ça je vous ai coupé et j'en profite pour continuer mon propos sur Gérald Darmalin. Euh est-ce que les altermoiements, les difficultés qu'on a connu depuis hier sont la cause de ce ministre de l'intérieur ou d'un certain ministre de l'économie ?
Est-ce qu'ils ont vraiment bloqué Gérald Gabriel Atal ? Alors bloqué non puisqu'il a été nommé. Euh ils ont démenti, les entourages ont démenti, le fait que Gérald Armanin et Bruno Lemire aurait pu bloquer ou en tout cas ronchonner contre cette nomination.
Il y en a deux autres qui sont cités aussi, c'est Richard Ferrand et François Baïou. Oui, mais pourquoi alors pourquoi aurait-il eux parce que je je compris, ils ont aussi essayé de bloquer Sébastien Lecornu. Le Cornu, d'accord, je l'entends, c'est une ancienne personnalité droite.
Gabriel Atal, pourquoi ça gêne Bairou et Ferrand ? Alors ça gêneou parce que comme je vous disais tout à l'heure Byrou a n'a pas renoncé à une ambition en 2027. Il était jusqu'ici le seul euh héritier d'Emmanuel Macron pour faire survivre l'axe central puisque on sait qu'Edard Philippe c'est plutôt le paris plus à droite comme Gérald Armanin voir Bruno le maire et là il voit arriver sur ce même créneau Gabriel Atal Gabriel Atal qui a toujours dit qu' personne ne convient à François Baou quand c'est trop à droite ça lui convient pas quand c'est trop centre ça lui convient pas oui mais ça ça s'appelle la politique vous savez en politique vous n'aimez pas que d'autres arrivent mais est-ce que c'est vraiment ça qui a bloqué qui a empêché la nomination hier soir dans la foulée, c'est Ouais, mais c'est très particulier.
C'est-à-dire que au moment où Ellisabeth Borne démissionne, présente sa démission, on imagine qu'elle le fait parce que ça y est, Emmanuel Macron a choisi son champion, il n'allait pas laisser une vacances et montrer que il y avait un souci très particulier. Vous vous savez Emmanuel Macron en 2022 avait choisi Catherine Vrin. Il y avait eu un rendez-vous à l'Élysée où quasiment commenc à préparer l'architecture du gouvernement et finalement ça a été Borne.
Oui mais Jean Castex n'avait pas encore démissionné. Vous voyez ce que je veux dire ? On attendait quand Catherine le nom de Catherine Vrain sortait était quasiment officiel.
Euh Jean Cassctait toujours premier ministre mais là euh il y a des gens qui sont montés au créneau parce que le nom de Gabriel Tal est sorti assez tard euh entre dimanche et lundi. Hm hm. Vous avez aussi des gens sans forcément bloquer sur le nom mais qui peuvent dire bah attendez ça change la donne ça aurait été Sébastien le Cornu ou Julien de Normandie j'acceptais de rester à Ber si c'est Gabriel Atal je peux vouloir un autre portefeuille ou à l'inverse vous m'avez promis le qu d'ors mais finalement je préfère rester à l'intérieur si c'est Gab Carl je pense que la première question à GDMIN porte sur la nouvelle nomination de Gabriel Atal qui protège les Français dans l'ombre et puis je suis mise à l'intérieur, j'ai pu voir le courage, le travail, le sérieux des agents de la DGSI dans un contexte extrêmement difficile pour lequel évidemment leur action et bien non, la première question ne porte pas sur Gabriel Atal.
Alors, on continue. On va essayer d'écouter Gérald Darmanin parce qu'on a envie de savoir ce qu'il en pense. J'ai entendu, j'ai lu et après je vous libère Carl Guillaume Tabar va nous rejoindre dans un instant que certains ministres auraient vu comme on le fait parfois dans certaines entreprises avec Emmanuel Macron.
D'accord, nous on bloque pas. Mais en revanche, Gabriel Atal ne nous donne aucun ordre. On ne dépend que de vous, monsieur le président.
Est-ce que c'est possible ? Est-ce que c'est vous avez des infos en ce sens ? Alors, c'est très possible.
J'ai pas d'infos particulière là-dessus, mais ça déjà arrivé. Vous pensez pas qu'Élisabeth Borne avait la main sur Bruno Lemire ? Ah bon ?
Ah oui, non non non. C'est comme ça. De toute façon, sous la 5e République, le premier ministre ne choisit pas son gouvernement.
C'est le président de la République. Au mieux, le premier ministre peut choisir une ou deux personnalités des proches. Voilà, maximum.
Euh évidemment, sauf en période de cohabitation. Oui, mais est-ce que ce serait Vous pensez que Edit Crresson, elle a pu choisir les ministres qui entouraient ? Non, François Fillon, il a pas choisi.
Ça lui est imposé par le chef de l'État. On sait que le ministre de l'intérieur doit être un proche du chef de l'état. Là, Emmanuel Macron a peut-être besoin politiquement du poids de Bruno Lemire, de Gérald Darmanin, sauf que c'est mettre des bâtons dans les roues de Gabriel Atal et de sa politique.
Non, c'est pas mettre des bâtons dans les roues, c'est euh trouver des équilibres. Vous savez, on oublie quelque chose parce que on a l'image du d'Emmanuel Macron, celle de 2017, celle de de 2022, tout de suite après l'élection présidentielle d'un président très puissant, le président de la 5e République qui a tous les pouvoirs. La réalité, c'est qu'Emmanuel Macron est un président contraint.
Hm hm. Il est contraint par plusieurs choses, d'abord par sa majorité relative. Il ne peut plus faire tout ce qu'il veut.
Il est contraint parce qu'il ne peut pas se représenter et donc son pouvoir s'amenuise au fur et à mesure en s'approche de 2027. Et enfin, il est contraint parce qu'il a des alliés et des alliés qui lui font valoir quoi ? François Beou s'il veut, il peut lui dire mais nomme qui tu veux mais moi si ça me convient pas mes 50 députés d'aiment, ils reprennent leur liberté.
Gérald Armanin, il peut lui dire pas de problème, nomme qui tu veux. Moi, je retourne à l'assemblée puis je vais me constituer un groupe et puis ce groupe là, bah moi je considérerais qu'il sera indépendant. Et donc Emmanuel Macron, il est obligé de jouer de de tenir compte de ces contraintes.
Il peut pas décider tout seul. Donc il est obligé de les convaincre, d'entendre leurs arguments, d'entendre leur récrimination et euh de leur proposer quelque chose qui puisse leur convenir. On imagine un président tout-puissant, ça c'est vrai, quand il vient d'être élu. et qui distribue les postes.
Mais là, on est dans un second mandat avec un président qui ne se représente pas, qui n'a pas de majorité absolue et à qui certains peuvent jouer le rapport de faire jouer le rapport de force. Géraldin, parce qu'il faut désormais construire un gouvernement, ça peut prendre du temps ça et ça on peut le comprendre un peu plus parce qu'on sait qu'il faut comme vous venez de nous l'expliquer, trouver un équilibre, faire des enquêtes sur chacun, c'est parfois alors il y a effectivement il y a les enquêtes, il y a dans les équilibres, on a oublié mais il y a l'équilibre de la parité. Oui.
Ellisabeth Borne à Matignon, elle était éclatante. Il y avait une femme. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
Il va donc falloir, j'imagine si je ne crois pas qu'el Macron a changé de ce point de vue-là, il veut toujours un gouvernement paritaire, mais il va falloir trouver des femmes. Mais attention, pas des femmes à Libye, pas des femmes en secrétariat d'État au ministère délégué. Il y a un moment ça va finir par se voir si dans les ministres régaliens il y a pas de de femmes.
Ellisabeth ne va pas rester au gouvernement. Donc euh non. Ouais, ça va être difficile de trouver des personnalités féminines qui on lit partout que Elisabeth Borne a démissionné.
Non, elle a remis sa démission. Vous vous souvenez la lettre de démission d'Éisabeth Borne indique bien que c'est pas elle qui est parti. Oui.
Et ben tiens, justement parce que nous sommes en direct, il est 1252. Vous voyez Gérald Armanin qui vient d'officialiser aujourd'hui une nouvelle directrice de la DGSI. On attend une réaction du ministre de l'intérieur sur la nomination de Gabriel Atal.
Tiens, est-ce que c'est une question là-dessus ? Il semble sourire. Je pense que chacun a vu que je n'avais pas fini ma mission au ministère de l'intérieur et que je ne suis pas homme à me dérober quand il y a des policiers, des gendarmes, des préfets qui a quelques jours, on est à 100 jours du relais de la flamme, on est à 200 jours des Jeux Olympiques, euh vont risquer leur vie, euh mettre leur réputation en jeu.
Moi, je suis un homme d'honneur, je suis un homme de devoir et vous savez de là où je viens, d'une province, une famille populaire, on aime bien terminer ce qu'on fait. Voilà. Après, il appartient au président de la République de disposer évidemment des postes ministériels.
Je suis à sa disposition. Mais [grognement] je veux dire aux policiers, aux gendarmes que je n'ai pas l'habitude de compter sur un quelconque avenir personnel lorsque je les ai engagé dans une voie. Merci beaucoup.
Merci à intéressant ce qu'il vient de dire Gérald Darmerin. Non Carl Mus, c'est au président de la République de décider qui son ministre. Bah il a raison.
Oui je croyais que c'était moi je viens de lire le gouvernement le communiqué de l'Élysée a chargé Gabriel Atal de nommer un nouveau gouvernement. Bah tiens donc. Mais il va le faire. il va présenter la liste au président de la République.
Euh s'il est novice, bah il va dire "Je choisis X Y" et puis le président de la République va le retoquer et puis il recommencera et s'il est fin politique, ce qui est le cas, il va savoir déjà ce que veut Emmanuel Macron, ce qui a été dilé et il présentera une liste où les équilibres seront sont respectés. Voilà. Après Gérald Darmanin, bah voilà, il est beau joueur, il sait qu'il était pas dans la course cette fois-ci pour Matignon parce que parce qu'il reste sur un échec à moins d'un mois, voilà avec le projet de loi immigration et donc pour l'instant il garde le ministère de l'intérieur.
On va voir si c'est toujours le cas. On sait que il y a peut-être des changements qui pourraient intervenir. En tout cas à l'Élysée, ils avaient appelé un grand chambardement.
En tout il est fait à Matignon. Euh, est-ce qu'il y a besoin d'aller plus loin dans la dans le gouvernement ? On verra.
Dernière question Carl, parce qu'on nous sommes devant l'hôtel de Matignan ou dans quelques minutes. Théoriquement, ça va assez vite hein. Après la nomination d'un premier ministre, il devrait y avoir une passation.
Il y aura une passation mais nous ne savons pas encore à quelle heure. On va suivre tout particulièrement ce que va dire Ellisabeth Born. Vous avez commencé à évoquer son communiqué d'hier où elle pr sa lettre de démission d'hier, elle assez différente de ce que font les premers ministres habituellement, hein.
On sentait une forme de peut-être de rancune, de déception et on va suivre attentivement ce qu'elle dit là. Ce qui est très intéressant, c'est qu'elle a recopié en partie de la de l'émission de Michel Rocard en 91. Oui.
Qui était pas forcément le meilleur ami de François Mitteran. C'est François Mitterran qui l'a poussé dehors, qui l'a fait sortir. C'était une sorte de cohabitation.
Donc là, elle a fait comprendre au Français que c'était pas elle qui voulait partir, c'était le président qui a souhaité changer, qui a souhaité avoir quelqu'un qui incarnait ce nouveau souffle qui fut donné au second quinquena. Ce qu'il va falloir voir dans les heures qui viennent, c'est le choix du directeur de cabinet à Matignon. C'est un poste essentiel, c'est le rouage, un des quatre plus importants, un personnage de l'État.
Il y a les deux connus qui sont le président de la République et le premier ministre. Et il y a les deux qui sont dans l'ombre. C'est le secrétaire secrétaire général de l'Élysée Alexis Coler depuis 2017 [raclement de gorge] vice-président comme on l'appelle vice-président et le directeur de cabinet de Matignon.
Est-ce que lui Gabriel Atal va pouvoir le choisir ? Est-ce que c'est quelqu'un qui va être imposé par l'Élysée ? On sait qu'en 2017 Emmanuel Macron avait essayé d'imposer le directeur de cabinet à Édard Philippe.
Il avait tenu bon. Il avait réussi à imposer lui son choix. C'était Rivado Duma.
Est-ce que ça va Voilà, c'est ça qu'il va falloir observer maintenant. Évidemment, vous avez raison, les passations de pouvoir. Mais passion de pouvoir, vous avez peut-être une ou deux phrases, mais c'est assez convenu malgré tout.
Oui. Bon, ce sera quand même intéressant. On suivra ça parce que on comprendra mieux quelles sont les relations entre Elizabeth Borne et Emmanuel Macron à mon avis.
Merci beaucoup Carl Meus. Je vous laisse retourner. Bah, il faut écrire le papier maintenant.
Alors, tout est chamboulé pour le Figaro magazine, vous faites la une sur Gabriel Atal. Non, quand même pas mais il faut que je fasse un papier sur lui. Donc évidemment, merci beaucoup Carl pour rester avec nous, on est là dans 3 minutes.
Guillaume Tabar nous rejoint et on continue à parler de cette nomination de Gabriel Atal. Oui, le premier job mais qui va prendre un peu de temps car vous le savez à chaque fois dans ces moments-là, il faut respecter tout un stade d'équilibre, d'équilibre politique, géographique, la parité et on le sait, Emmanuel Macron l'a confié à des ministres de poids ces derniers jours avant de prendre la décision de remplacer Elizabeth Borne par Gabriel Atal et bien c'est de faire un grand changement de qu'il y aura en gros beaucoup de sortant, pardonnez-moi, dans ce gouvernement. Donc l'idée effectivement c'est de ne pas se précipiter mais ce qui va arriver très vite en revanche c'est la passation pouvoir entre Ellisabeth Borne et Gabriel Atal une passation pouvoir historique.
C'est le plus jeune ministre de le plus jeune premier ministre de la 5e République et le lapsus est intéressant parce que c'était aussi le premier ministre à être aussi jeune à entrer au sein du gouvernement. Puis dernière chose, quelques infos coulisses que que Alison Tassin a pu se procurer tout à l'heure. Et bien Gabriel Atal a été reçu à l'Élysée pendant plus de 2 heures par Emmanuel Macron tout à l'heure et donc c'est à ce moment.
Gabriel Atal est le 26e premier ministre de l'histoire de la 5e République. Il en est le plus jeune, 34 ans et il succède donc à Ellisabeth Born. Ça les bruits de couloir nous parvenaient depuis hier.
C'est officiel depuis un communiqué qui est tombé il y a une dizaine de minutes. Guillaume Tabar, bonjour. Bonjour Tibo.
Alors, est-ce que vous êtes surpris ? Bon euh est-ce que vous imaginez il y a une semaine que Gabriel Atal serait premier ministre aujourd'hui ? Il y a une semaine ?
Non. Non, non. Pas qu'il ait moins d'envergure ou moins de de dimension politique que ceux dont on citait également le nom he Sébastien Lec Julien Normandie.
Mais je ne l'imaginais pas pour une raison simple, c'est que venant d'arriver au ministère de l'éducation nationale et réuss ayant réussi à vraiment imprimer sa marque immédiatement à ce poste et en adoptant une ligne une ligne très claire, une ligne assez euh assez audacieuse et d'emblé assez efficace sur la laïcité notamment pas uniquement sur sur les programmes sur l'autorité sur le le redoublement sur l'expérimentation de l'uniforme enfin il de domaines comme ça ce qui fait qu'on imaginait pas le mal que ce travail à peine commencé, il puisse l'abandonner pour faire pour faire autre chose. Je pense que c'était le principal si ce n'est frein à sa nomination mais Emmanuel Macron visiblement a décidé de de passer outre cet inconvénient en espérant que bah de Matignon Gabriel Atal pourrait continuer à incarner cette priorité pour pour l'école. On a beaucoup parlé avec Carles Méus de politique politicienne.
Je voudrais qu'on en vienne avec vous sur le fond. C'est quoi l'athalisme ? Gabri parce que c'est pas très clair pourinstant.
On le connait on connait ses positions sur certains sujets récents depuis 6 mois à l'éducation nationale mais fondamentalement il pense quoi ? Quelle est la vision de la société de Gabriel Atal ? Alors d'abord, vous savez, cet exercice on qu'on va faire beaucoup pour lui, il faudrait le faire pour tout responsable politique.
Vous savez, c'est pas toujours évident de de de d'adopter une traçilité idéologique euh euh totale et euh surtout pour quelqu'un qui est qui est qui est aussi jeune, hein. Euh euh le chirakisme a été très évoluant, le marconisme aussi, le sarcosisme aussi et bon Gabriel Tal, c'est quelqu'un qui a qui est né à gauche. Oui. au PS dans le cabinet de Marisol Tour, ministre de la santé de François Hollande qui a basculé dans le macronisme et qui en fait tout en ayant cette cet héritage initial depuis qu'il est intervenu dans le champ politique national, ça a plutôt été sur des positions alors j'ose pas dire de droite parce que qu'est-ce que ça mais en tout cas sur une ligne insistant sur la valeur du travail du mérite dès le début parce que son premier poste c'est secrétaire d'état auprès du ministre de la jeunesse de ministre de l'éducation fin en charge du enfin ce qui sera peut-être le service national universel tout de suite là on est sur des positions assez claires effectivement et il a porté cette idée d'un service universel avec déjà le port de l'uniforme avec le respect de le respect des couleurs avec le lever du drapeau, le respect des horaires doctur effectivement de [raclement de gorge] de rétablissement de l'autorité et de de valorisation du mérite.
Ensuite, il était ministre délégué au budget et là encore, il a lancé euh euh un plan sur la fraude parce qu'il était moins euh exposé quand on a budget. C'est très un poste très important mais les français le voin français. Oui, mais quand même il a il a il a réussi à exister en lançant un combat contre la fraude.
Oui. La fraude fiscale d'un côté mais aussi la fraude sociale de l'autre. Or, on sait bien que s'attaquer aussi plutôt un sujet de droite.
Oui. En tout cas, s'attaquer la fraude sociale, ça toujours été un tabou à gauche et même la droite a été toujours très prudente lorsqu'il s'agissait de de passer aux actes. Alors lui, il a pas eu le temps non plus de passer beaucoup aux actes et c'est peut-être aussi peut-être l'un de ses soucis, c'est que ministère du budget, il a eu le temps de faire un budget et puis il était promu à l'éducation nationale.
Là, il a fait une rentrée scolaire et il est déjà promu promu à Matignon. Voilà. Donc et puis alors il a été aussi porte-parole mais quand on est porte-parole on peut pas vraiment proposer une idée et porter on porte les sujets des gens bien sûr on explique les sujets des autres et les idées des autres mais pas vraiment les siennes.
C'est ça mais porte-parole sur la forme en tout cas il a fait un sans faute. On a vu, on a connu des des des portees-paroles dimension voilà qui qui qui parce que forcément il s'agirait de réagir en temps réel avec des des positions gouvernementales qui peuvent parfois être changement un révélateur he le porte-parole. C'est souvent un rateur.
Bon et lui Grégoire n'a pas réussi compliqué aussi. Bon lui Gabriel Atal a fait a fait un un sans faute. Il était à l'époque très proche de du premier ministre Jean Castex.
On dit que c'était un peu le poulin de Jean Castex. Alors on se souvient de cette image incroyable. Voilà au premier conseil des ministres Jean Castex qui était encore en train de de former son gouvernement laisse dépasser une feuille sur lequelle en zoomant un peu les photos prises.
On voit je pense pas qu'il avait fait exprès. On ne sait pas. Bonf avant toujours il était il était inscrit.
Euh, a-t-on trouvé un os arrangé pour le jeune Gabriel ? C'est aujourd'hui, on a là une pépite, il faut quand même lui donner quelque chose. Eh bien, en en 3 ans à peine, en 4 ans, euh bah le jeune Gabriel effectivement a euh a fait du chemin et a montré qu'il savait où il voulait aller.
Alors, on va voir progressivement, j'imagine, parce qu'il a assez rapidement donné une interview, hein. Souvent, c'est comme ça que ça se passe. Écoutez, d'abord, il y aura son message lors de la passion de pouvoir, c'est Oui, dans quelques minutes.
Ouais, on attend. Alors, petit détail intéressant, euh dès ce matin, très tôt ce matin, dès 8h30, Ellisabeth Band a fait avait fait installer les micros. Oui.
Dans la cour de Matignange, quand on installe les micros, on dit tiens ça y est, c'est imminent. Or, ça a pris plus temps que prévu. Et je pense c'est une manière pour Ellisabeth Bor de dire bah vous allez voulu vous débarrasser de moi.
Très bien. Pour moi, mission accomplie, votre terminé. Moi, je suis prête je suis prête à rendre les clés et euh euh Isabeth B a contribué à ce que toute la matine on se dit "Bah, attendez, les micros sont prêts, il se passe toujours rien." C'est quelque chose de de pas normal.
Voilà, c'est je pense un dernier petit détail par lequel elle montré "Bah maintenant, débrouillez-vous." Est-ce que c'est elle qui a accéléré finalement sa démission ? Parce que non, vous vous pensez pas que au final après être allé trois fois en 3 jours, elle a dit Emmanuel Macron, "Bon maintenant, je démissionne et puis si tu as pas encore ton premier ministre, c'est pas mon problème parce que pourquoi ça a traîné ?
On imagine mal Elizabeth Born démissionner et Emmanuel Macron validait cette démission sans avoir le nom. Déjà, ben on a vu que c'est pas si simple que ça que plusieurs noms se enfin proposés en tout cas évoqués avait suscité des hostilités. Sébastien Lucu a suscité l'hostilité de de François Bairou sans doute d'Alexis Coler également.
On disait encore jusqu'à ce matin que bah la promotion Gabriel Atal d'abord soit mécontenterait un peu les poids lourds que ce sont Bruno Lemire ou Gabriel Tal ou Gérald Darmana pardon. Ce qui est intéressant, c'est que dès hier soir, le entourages de le maire et d'Armana faisaient bien savoir qu'il n'avait rien contre Gabriel et qui était tout à fait prêt à travailler avec lui. On dit encore ce matin que peut-être qu'Alexis Coler n'était pas très chaud à cette perspective là et que sera peut-être des conséquences aussi sur la place d'Alex Colère dans dans le dispositif.
On verra ça. Ah, vous pensez que le bras droit ultime d'Emmanuel Macron pourrait être encore comme pour les remanements, tout est possible. D'accord. pour devenir ministre.
Ça c'est déjà vu dans le dans dans le passé. Bon, en tout cas, sur la ligne pour venir votre question initiale sur le message politique, le premier indice, ce sera les quelques mots que Gabriel Atal prononcera dans la cour de Matignon lors de la passion de pouvoir. Et ensuite, c'est vrai, vous l'avez rappelé, souvent le nouveau premier ministre est invité d'un 20h TF1 ou France 2, mais pour donner un peu sa sa première sa première feuille de route en quelque sorte.
Et alors deux petites questions Guillaume, après je vous je vous libère. Est-ce qu'il va rester ministre de l'éducation nationale ? Alors a priori a priori parce que bougé mais hier soir à l'Élysée on me disait que non que voilà fallait choisir.
Euh il y a un autre cas alors il y a eu un cas historique Raymond Bar qui nommé à Matillon avec avait été ministre de de l'économie. Bon mais plus récemment Édard Philippe non ah non Édard Philippe c'était l'intérim de Jean Col cétait vraiment l'intérim. Non, mais la première ministre sortante Ellisabeth Borne était simultanément en charge du chantier de la transition écologique avec bien sûr deux ministres délégués.
Mais officiellement c'était le ministre, on a vu en fait que personne ne en regardant Borne, on voyait une première ministre, on ne voyait pas. Ah oui, ce serait ça effacerait presque le poste de de ministre qui est un poste important. dire que quand un premier ministre même symboliquement prend éventuellement la raisonité d'un portefeuille précis, il faut quand même bien qu'il y ait un ministre délégué et au quotidien c'est le ministre délégué qui fait le boulot.
Donc je pense que ben je vous emmenez à ma deuxième question. Va-t-il rester ministre de l'écologie Gabriel ? Oui.
Va-t-il rester premier ministre et ministre de la transition écologique ? En tout cas, il y aura effectivement à définir les priorités de cette étape. On peut penser que l'écologie va en rester une, mais comme la jeunesse et l'école aussi.
Oui, moi spontanément mais c'est c'est pas c'est pas une information, c'est une une déduction. Je pense que Gabriel Atal va être premier ministre et que l'on va nommer un ou une ministre de l'éducation nationale et un ou une ministre de l'écologie. Sachant pour l'instant, il y a deux titulaires he l'écologie.
Bé plus sur les aspects effectivement de transition écologique et panier qui est plus sur la question énergétique effectivement la dimension économique. Je ne suis pas sûr que qu'en terme de visibilité du du de la priorité, ça a donné tous les fruits que l'on pouvait attendre. Et peut-être, ça c'est qu'une qu'une suggestion, enfin une déduction en tout cas, peut-être que Emmanuel Macron et Gabriel Atal voudront nommer un ou une patron unique du portefeuille de l'écologie.
Merci beaucoup Guillaume Tabar. Bon, on va écouter ce que dit Gabriel Atal, on va aussi écouter ce que dit Eisabeth B. Ça va être intéressant de voir quels sont ses ses relations peut-être tendues avec Emmanuel Macron au vu du communiqué que nous avons pu lire hier.
Merci beaucoup Guillaume avec donc cette demi-surprise puisque nous y attenduons depuis hier mais Gabriel Atal et ce premier effet Wou est vous aussi vous trouvez que c'est un nom clinquant qu'on insiste beaucoup sur la jeunesse de Gabriel Atal mais c'est pas que ça. C'est aussi depuis depuis un mois l'homme politique français le plus populaire à égalité voir dans certains cas devant depuis l'élection d'Emmanuel Macron. Est-ce que les Français ont attendu autant de choses d'une personnalité politique depuis 2017 ?
Non. et et on a jamais vu, je crois que le dernier cas c'était Nicolas SarkoZi au ministère de l'intérieur, on a jamais vu un ministre en l'espace de 3 mois s'installer en tête des baromères de popularité. Donc Gabriel Atal arrive avec un capital personnel important.
On disait beaucoup qu'Emmanuel Macron voulait des collaborateurs à Matignon et qu'il avait choisi par Philippe Jean Castexabeth B des gens qui n'avaient pas de ni notoriété ni capital politique personnel avant d'entrer à Mtignon. Dans le cas de Gabriel Atal, c'est différent. Merci Guillaume.
Nous restons en direct. On vous laisse avec ces images devant Matin alors pour l'instant elles ne sont pas très intéressantes mais promis d'ici quelques minutes, quelques heures, peut-être il y aura une passation derrière ces grilles et nous suivrons tout ça très attentivement. Merci de nous suivre.
Excellente après-midi sur le Figaro Live. Ouais ouais. à votre disposition.
J'ai pas de retour. Il est peut-être pas allumé. Je l'avais pas allumé mon retour.
Je l'ai allumé mais j'ai C'est bon. [grognement] Dans quelques minutes, Gabriel Atal sera officiellement premier ministre. Il prendra ses fonctions à l'hôtel de Matignon. les images en direct depuis la résidence, le bureau du premier ministre Ivre, c'est toujours un grand moment de notre démocratie, une passation de pouvoir entre deux premiers ministres.
Oui, bien sûr, ça sera si je ne m'abuse le 26e le 26e premier ministre. Donc effectivement depuis 1958 beaucoup d'eau ont coulé sous les ponts. Il y a effectivement espèce de protocole de cérémonial mais enfin euh les temps ont changé, les modes ont changé.
Donc là, on va voir sortir la deuxième femme qui a été première ministre sous la 5e République. C'était quand même pas beaucoup hein. Deux femmes sur 26, c'est pas pas énorme.
La grande originalité c'est l'entrée à Matignon d'un homme très jeune, du plus jeune de la 5e République puisque euh Laurent Fabius en 1984 était très jeune. Il avait 36 ans, je crois. Là, il a 34 ans.
Euh euh qui manque pas d'expérience néanmoins, puisque Non. Il est d'abord engagé il est d'abord engagé en politique depuis très longtemps et deuxièmement il connaît les ministères puisqu'il a déjà été il a déjà occupé trois ministères en fait. Il a été au budget, il a été porte-parole du gouvernement, il a euh aussi occupé le le le ministère de l'éducation [raclement de gorge] et je rajoute qu'il a été aussi secrétaire d'état également au tout début de sa jeune carrière. je ça fait partie des trois euh bien sûr mais oui, ça fait trois plus le porte-parola.
C'est ça. Ouais. Ouais.
Oui. Euh donc non, c'est c'est une un homme qui qui est est je dirais précoce en toute circonstances. Alors maintenant, ça va être une autre paire de manche parce que premier ministre c'est autre chose.
Il faut à la fois bah impulser une un certain élan. il faut euh euh arriver à être complémentaire du président de la République qui n'est pas tous ce qui est loin d'être évident. Il y a peu de couples finalement exécutif.
Tiens, d'ailleurs, on saurait dire lesquels ont vraiment marché. Est-ce que Sarkozy Fillon ça a marché 5 ans ? Ce qu'on peut dire ce qu'on peut dire ce qu'on peut dire ce qui a marché vraiment c'est au début en tous les cas de Gaul Pompidou au début au début euh ce qui a marché c'est Pompidou Mesmer.
Ouais, ça ça a marché. Alors là, vous me parlez vraiment des tout premier destin aussi, ça a marché un peu euhan avec avecan avec Morrois non parce que ça très vite Moroi essayé de dire à Mitéran qu'il fallait changer de politique et justement instauré la politique de la rigueur, ça s'est pas fait sans mal. Il y a eu il y avait des clans à l'intérieur de de l'exécutif à ce moment-là.
Donc non, c'est c'est c'est loin d'être évident. Euh soit le président est euh est très lointain et euh le Premier ministre se sent pas tellement soutenu, soit au contraire le le premier ministre estime que le président est trop présent. Ce qui est le cas maintenant, on va le dire, depuis le quinquenart notamment et et depuis Nicolas Sarkozi.
Nicolas Sarkozi omni omnipotent. Euh c'est un peu le cas aussi de François Hollande qui est vraiment très très François Hollande de Emmanuel Macron qui est très très présent qui laisse peu d'air à son premier ministre et ce qui c'est aussi le reproche qui lui a fait d'ailleurs, c'est de pas prendre la hauteur qui était celle qui était voulue par le président de Gaul quand la 5e République a été créée, c'est-à-dire un président au-dessus du lot qui a son domaine réservé entre la politique la politique étrangère et puis quelques dossiers importants de politique régalienne. Euh le Premier ministre appliquant l'article 20 de la Constitution qui consiste à conduire la politique du gouvernement.
Euh mais bon, tout ça, ce sont des textes, ce sont des théories et en fait ce sont les hommes qui font la politique et les hommes et les femmes bien sûr. Et euh on va voir comment là ça peut s'articuler. Sachez que Gabriel Atal arrive à pied malgré le grand froid dans quelques instants à l'hôtel de Mat, c'est pas très loin.
Vous avez commencé tiens il ça m'a surpris la première chose que vous avez dite lorsqu'on a ouvert ce live, c'est on va voir sortir une femme parce que c'est vrai qu'on parle beaucoup de Gabriel Atal tout à l'heure. On va bien être obligé de dire un mot d'Élisabeth Born et on va être très attentif à ce qu'elle dit parce que hier son communiqué il était un peu salé son communiqué d'ailleurs sa lettre de démission. On a oui, on l'a dit euh on l'a comparé à celle de Michel Recard dont on connaissait l'inimitié entre Michel Reocard et et François Vit.
Oui, c'est le moins qu'on puisse dire. Bon là, président de la République et sa première ministre s'entendaiit pas vraiment très bien. Enfin, il y avait des je dirais, il y avait pas tellement de symbiose entre les deux.
Euh, elle est mère était vraiment en conflit. Elle est ta mère. Non, mais elle est à mère parce que bah, elle a fait le travail.
Certes, elle est pas drôle, elle est assez technocrate dans son comportement. C'est une polytechnicienne, c'est une femme de de de compétence, hein, faut le dire. elle a quand même rempli la mission, c'est-à-dire que elle a fait passer plusieurs lois et notamment deux d'entre elles qui sont, je dirais qui resteront dans le l'histoire de ce début de quinquena, c'est-à-dire l'augmentation du départ de l'âge à la retraite.
Oui, bien sûr. La réponse de 64 ans et puis la loi sur l'immigration, elle a ça a été difficile mais lo sont passé. elle a essuyé quand même beaucoup de tempêtes politique et social et elle s'en est plutôt bien tirée donc on peut critiquer mais néanmoins c'est quelqu'un qui a qui a assuré la mission qui a fait le job et qui n'a je dirais pas créé et pas provoqué à une une occasion près peut-être quand elle a critiqué quand elle a dit qu'elle ne recourrait plus au 493 ce qui était une bêtise de dire ça alors que c'est dans la prostitution et qu'elle en avait besoin parce que c'est ça aussi la grandeité de cette première ministre c'est que cette première ministreouverné avec une majorité relative bien sûr et alors elle sera la deuxè deè premier ministre première ministre à avoir utilisé le plus souvent le 493 après Michel Recard et c'est elle qui aura essuyé le plus de motions également de censure tout écarté une qui est passée pas loin lors de la réforme d'ou alors oui oui oui une qui est passée pas loin lors de la la réforme des donc elle a elle a pas connu je dirais une période très facile hein c'est c'est c'est moins qu'on puisse dire elle a été assez chahuté et elle est restée toujours néanmoins droit dans ses bottes Gabriel Atal on voit les caméras qui s'agitent derrière dans la rue derrière vous le voyez Yve et Gabriel Atal qui devrait surgir d'un instant à l'autre dans la cour de cet hôtel de Matignon le voici le nouveau premier ministre est-ce que c'est le premier effet waou depuis depuis l'élection Macron.
Oui, parce qu'il y en a pas eu beaucoup d'effet wou. Madame madame Bor n'était pas un effet wou. C'était d'ailleurs celle qui était pas elle était pas vraiment prévue à ce moment-là.
Ça a été plutôt un deuxème voir un troisème choix. Et Gabriel Atal, lui, c'est un effet waou parce que parce qu'il est très jeune. Il est très jeune parce que il est il est populaire néanmoins.
Il est connu et populaire alors que madame Borne n'était pas très connu. Lui, il est populaire, il est tous les sondages le montrent que les que les que les gens interrogés soient de droite ou de gauche, il est plutôt assez apprécié. Et puis euh et puis il est très jeune quand même. 34 ans, c'est un âge où il y en a encore quelques-uns euh parmi les Français qui commence tout juste à travailler hein quand bon donc faut quand même souligner ça.
C'est quand même très très jeune. Voilà. Gabriel Atal qui patiente.
Il est voilà, il est juste là. Je pense qu'il attend et le voici le nouveau premier ministre qui avance et Ellisabeth Borne doit être pas loin. [grognement] Est-elle au bout du Oui, elle est là.
Elle est sur le ponron et je crois. Bon oui et c'est toujours un moment symbolique on essaie de s'imprégner de l'ambiance. Peut-être qu'on va entendre Yve ce que se disent les premiers ministres.
Ouais il peutêtre d'abord la voir. C'est ça. Ils vont se voir un instant son bureau avant qu'elle ne Attendez.
Ah bah non, elle est là. Elle est là. Ouais, ils sont ici.
Et la photo. Non, il y a pas les micros. Alors ce qui veut dire queils vont se voir avant.
C'est ça. Guillaume Tabard nous disait ce matin euh qu'il y avait eu peut-être une un petit message fait passer par Ellisabeth Born qui avait fait installer ses deux micro ce matin comme pour dire "Moi, je suis prête hein." "Vous m'avez dit de partir, je suis prête." Qu'est-ce qui se passe ?
Oui oui oui oui. Bah c'était un Oui, tout ça c'est du petit jeu. Euh effectivement, elle a peut-être essayé de de de de d'accélérer et de perturber le président de la République mais qui est pas perturbable en l'occurrence. pas inter intimidé et puis je vois pas pourquoi est-ce qu'il sera intimidé d'ailleurs mais elle pensait peut-être aussi que la nomination de Gabriel Atal qui a petit déjeuné avec le président de la République ce matin pendant 2 heures que ce petit-djeuner serait suivi d'une annonce immédiate.
Or l'annonce n'a pas eu lieu tout de suite. La preuve c'est que le ministre de l'éducation nationale ou l'ex-ministre de l'éducation nationale il a continué à faire le boulot à faire son job. bah, il a continué à faire le job puisquil avait une un rendez-vous par visio avec du personnel de de l'éducation nationale.
C'est une conférence qui a dû durer 1hure et demi, interminable. [rires] Et pendant ce temps-là, bah il était toujours pas nommé premier ministre. Il a été nommé premier ministre si ma mémoire est bonne vers 12h15 quelque chose comme ça.
Mais alors si ça avait été à la période de François Hollande, que n'aurait-on pas dit ? Et c'est quoi cette amateurisme ? Mais que font-ils ?
Ils sont incapables de nommer un premier ministre et le futur premier ministre continue à faire des conférences de presse. Mais bon, tout ça n'est pas très important. En fait, ce qui est important, c'est de savoir quels sont les choix qui sont faits.
Effectivement, on peut critiquer la forme, la méthode, tout ce qu'on veut. Mais c'est les choix qui sont faits. Est-ce que là c'est un choix ? un choix qui est très clair là quand même hein.
La voyale c'est pas bon c'est c'est c'est ça ça veut dire quelque chose ça il a bon il prend quelqu'un de confiance som quelqu'un qui monte dans l'opinion quelqu'un qui a d'énergie de de l'alan et de l'élan et euh et donc il veut aussi marquer les esprits. C'est évident c'est pas c'est pas quelqu'un qui laisse indifférent. Euh alors on va évidemment essayer d'analyser parce qu'on il y a deux points.
Parti politique politicienne qui nous intéresse, ceux qui ont fait de la résistance, ceux qui rêvent de devenir président, ceux qui et puis il y a le concret, c'est quoi le latalisme ? Parce que ça y est, on peut commencer à utiliser ce mot. Non, mais faut pas faut pas utiliser ce mot-là parce que ça ve comme le reste d'ailleurs comme macronisme et tout ça, c'est quelle est la vision de la société de Gabriel Atal ?
Que va-t-il faire ? Que peut-il euh tenter d'imposer ? quelqu'un qui est assez manéable, c'est sommes tout.
Donc tout manière, on va apprendre à le connaître. Mais oui, puisque il vient de la gauche, il a été éduqué, je dirais, dans une gauche d'ailleurs plutôt unobo très citadine. Euh nouvelle gauche, comme aurait dit Méran, la deuxième gauche.
Oui, la deuxème gauche. Euh, il a été élevé dans ce milieulà. Il a rejoint il a rejoint Emmanuel Macron après avoir fait du cabinet parce qu'il a été membre du cabinet de Marisol Touren au ministère de la santé sous François Hollande.
Euh mais Maris Sol Touren était dans cette veine de gauche citadine, très éduquée. La c'était quand même la fille d'Alain Touren hein, grand intellectuel s'il en est. Normalien, sociologue.
Euh donc c'est quand même un milieu où on est où on a fréquenté les grandes écoles. Lui, il a fréquenté l'école asacienne qui est aussi un simple sûr avec cette archive qu'on voit depuis creus un creuset un creuset de de cette gauche citadine. Il a fait science pot donc il a fait du cabinet et puis il est devenu ministre très jeune puisque il avait pas 30 ans quand il a commencé à servir le président de la République.
Voilà. Donc mais néanmoins quand il est arrivé donc c'est quelqu'un qui qui a fait très peu de fautes quand il est porte-parole, quasiment pas de faute, ce qui est pas simple et donc il a réussi à épouser finalement la dialectique de son président de la République. Et puis quand il est arrivé au ministère de l'éducation, bah il a aussi fait preuve de fermeté, d'autorité, ce qu'on lui demander.
Et finalement, il était c'est pour ça d'ailleurs qu'il plaît aussi bien à la droite qu'à la gauche. Et la droite est plutôt assez logieuse à son endroit parce que bah il est c'est c'est l'enti c'est il va encore plus loin que Blanca. Tout de suite, il a fait preuve d'autorité sans passer par la loi d'ailleurs en passant par la voie réglementaire où les circulaire.
Bon, il s'est opposé à la baia, il a milité pour ou il milite pour l'uniforme à l'école, il s'était occupé du service universel aussi. Euh donc il est il est idées, il a montré qu'il avait les idées assez claires là-dessus. C'est plutôt une école républicaine bon teint qui défend. aura-til mains libres plus que les autres ?
Emmanuel Macron fait un choix en nommant pour la première fois un premier ministre qui a un vrai poids politique. Édouard Philippe n'en avait pas au moment de sa nomination, quasiment pas. Il a pris de l'envergure les années passants, mais Jean Castex et Elizabeth Born n'avaient pas cette stature, la stature qu' a aujourd'hui Gabriel Atal malgré son jeune âge.
Est-ce qu'il aura un statut particulier par rapport aux trois précédents ? Non mais je suis pas sûr qu'il a un poids politique moi. Bah non, il a pas de troupe puis il a pas de Non, il a pas de Oui, mais c'est quelqu'un de populaire et connu des Français, c'est déjà pas mal.
Oui, mais je sais pas s'il a un poids politique pour autant. Euh on peut quelqu'un qui a un poids politique, c'est quelqu'un qui a des troubles, qui a des supporters, qui a des soutiens, c'est pas son cas. Euh pas encore, je crois pas.
Euh bon, ce qui va se passer, c'est que euh on peut s'attendre à quelqu'un qui soit euh euh très proche quand même du président de la République. C'est un peu un bébé Macron, hein. C'est un peu une photocopie de Macron.
C'est d'ailleurs ça peut être un handicap parce que l'avantage qu' avait quelqu'un comme Jean Castex c'est qu'il était il était complémentaire de de Manuel Macron [raclement de gorge] Jean Cast c'était quelqu'un qui sentait bon la provinceou qui qui avait son accent des champs r voilà qui qui qui avait une façon de s'exprimer de s'habiller même qui était un peu différente et donc ça pouvait plaire à une bonne partie des Français il y avait un côté complémentaire là pour ce qui est de du premier ministre qui vient d'être nommé Il est quand même très très comparable à Macron. Il est très jeune, très propre sur lui. Bon dites pas que Jean Castex n'était pas propre sur lui.
C'est pas ce que j'ai voulu dire mais il avait pas il [rires] avait pas la patine si vous voulez qu'avait Jean Castex qui qui avait quand même quelques qui avait roulé sa bosse si vous me permettez l'expression. On vient de voir les micros qui viennent d'être installés au pied des marches de cet hôtel de Matignon et donc Gabriel Atal et Ellisabeth Borne devrait s'exprimer dans dans un instant. Il y a un gouvernement à former ISRAR.
Ça, on sait que ça peut prendre du temps et c'est normal. Oui. Alors là, ça peut prendre du temps effectivement parce que bon alors on sait maintenant on l'a dit qu'il y avait quelques réticences à la nomination de Gabriel. alors d'ailleurs ça m'a étonné çaérium même du gouvernement parce que il y avait peut-être des jalousies parce que il y avait peut-être aussi quelques ministres qui se considéraient d'une légitimité supérieure pour occuper le poste premier ministre parce que il y a des premiers il y a des ministres de taille qui se disent bon on va être gouverné par un gamin bon il y a autant est-ce que est-ce qu'il est vrai j'ai j'ai lu que certains ministres avaient très clairement dit Emmanuel Macron ne s'opposera pas en revanche On ne dépend pas de lui.
On ne dépend que de vous, monsieur le président. Oui. Alors, on va voir à l'expérience, on va voir comment ça se passe.
J'ai posé la question ce matin Carles Mus qui me dit "Vous croyez vraiment que Bruno Lemer et Géraldmanin référait à Ellisabeth Borne et qu'il ne passait pas directement par vrai aussi. Euh, ce qui était vrai aussi mais bon, il y a il y a quelqu'un qui a fait acte d'allégance pas au premier ministre mais qui veut rester c'est apparemment c'est Gérald Darmanin qui a dit qu'il voulait continuer son travail. On verra on verra.
De toute manière, la composition du gouvernement, elle est largement du pouvoir, elle dépend largement du pouvoir discrétionnaire du président de la République. C'est bien rare que vous ayez un ministre qui soit un ministre qui soit nommé contre la vie du président de la République. Sachez que ce matin Géraldin, c'était très intéressant parce qu'il nommait la nouvelle il présentait la nouvelle directrice de la DGSI et c'est en marge de cette annonce qu'il a s'est retrouvé devant les micros, qu'il a dû commenter l'arrivée de Gabriel Atal et il n'a pas dit "J'attends les décisions du premier ministre qui aura la charge de nommer".
Il a dit "J'attends les décisions du président de la République qui aura la charge de nommer les ministres". C'est une bonne guerre. Mais en plus le pouvoir du premier ministre, on a coutume de dire qu'aujourd'hui depuis l'instauration du quinquena et puis la pratique notamment la pratique de Nicolas Sarkozi et de Emmanuel Macron et bien le pouvoir du premier ministre a un petit peu Non mais c'est sans doute anecdotique mais c'est intéressant parce que quelques minutes avant c'est plus un collaborateur c'est plus le communiqué de cabinet un directeur de cabinet le communiqué publié quelques minutes avant exprime bien Emmanuel le président de la République a chargé Gabriel Atal de nommer un gouvernement Géraldin lui dit "J'attends les décisions du président de la République." Oui.
Alors, on va voir, on va voir. Effectivement, c'est ce qui est sûr, c'est que vous si vous voulez le le pouvoir du premier ministre aujourd'hui est sans doute inférieur à celui qui était temps de [raclement de gorge] de George Compidou sous général de Gaulle. Parce que le général de Gaulle, vous l'avez jamais vu s'occuper des contrats de leing automobile ce que fait le président de la République actuelle.
Vous l'avez jamais vu non plus faire un une vidéo pour dire de faire du sport. vu le président de Gaulle, j'étais déjà là pourtant euh sortir d'une salle de sport des années j'étais des années moi. Et donc donc vous voyez la mais bon c'est les époques qui ont changé, on va pas non plus être nostalgique de ce qui pas Voilà c'est c'est une autre époque.
Un gouvernement a composé. Vous me dites que Gérald Armanin et oui, il a annoncé qu'il voulait ce matin continuer son travail au ministère de l'intérieur. Ministère intéressant surtout à quelques mois des Jeux Olympiques.
Et les autres Bruno Lemire, que va-t-il faire ? Lui ce ministre très important. Alors il y avait une grosse interrogation sur Bruno Lemire.
On va voir effectivement Baudo le maire on disait mais faut toujours se méfier des on disait que le président de la République l'aurait bien vu comme tête de liste aux européennes pour la majorité présidentielle ce qui était quand même assez peu probable que le prés que le ministre de de de l'économie accepte cela. C'est une façon d'être relégué. Et puis il y avait d'autres personnages de l'ombre aussi qui pouvaient être rétiscants.
Vous parlez beaucoup de Alexis Coler qui est le secrétaire général, quelqu'un qui n'est pas connu mais quelqu'un qui est très important. On dit leésident. On dit que c'est le vice-président un peu comme Géan l'étais sous Sarkozy et Alexis Coler on dit on dit aussi mais ça reste confirmé qu'il était plutôt assez dubitatif sur la pertinence d'une nomination.
Pourquoi parce que voilà, il estimait peut-être que la la la compétence, je veux dire l'expérience plutôt pas la compétence l'expérience de à tal était peut-être un peu tendre. Bon, tout ça, on verra tout ça va se va se bah va s'éclaircir d'ici. Alors com temps ça peut prendre Ah bah ça peut prendre du temps.
C'estàd que il est pas évident du tout qu'on connaisse le gouvernement aujourd'hui. J'en doute d'ailleurs ça serait déjà très bien qu'on le qu'on connaisse d'ici à la fin de la semaine. Ah oui, carrément.
Bah oui ou moi je j'ai le souvenir d'un gouvernement Moroi 1 en 1981, ça avait pris énormément de temps. Pourquoi ? Parce que quand vous constituer un gouvernement, il faut que vous respectiez déséquilibres politiques.
Donc il pour faire simple, il va falloir mettre quelques ministres du modè pour François Bairou, quelques ministres d'horizon pour Édouard Philippe, quelques ministres potentiellement venus de la droite pour voilà, des femmes des jeunes, des plus expérimentés. H enfin oui, il y a toute une et en plus s'ajoute maintenant la la haute autorité hein qui contrôle. Alors effectivement, il faut contrôler le patrimoine de chacun des intéressés pour savoir si c'est compatible, s'il y a pas de conflit d'intérêt euh et si les uns et les autres sont en conformité avec la loi et la justice.
Plusieurs questions sur la composition de ce gouvernement. Euh Bruno Lemire, donc on en a parlé. Gérald Armanin aussi.
Quand on fait un coup comme celui-là en nomant un ministre qui nous interpelle, qui nous donne envie d'en voir plus, est-ce qu'il faut changer une grande partie du du gouvernement ? Est-ce qu'il faut tout renouveler ? Est-ce qu'il faut mettre Non.
Alors, comme les faits, si vous me permettez l'expression waou existe avec ce premier ministre, c'est peut-être une obligation en moins, c'estàd de de de faire repose sur l'image de Gabri de créer la surprise avec d'autres des ministres qui arrivent qui dont on s'attendait absolument pas à la domination. On va voir euh la la grande marotte, je dirais, des présidents de la République successive souvent, c'était d'aller chercher des personnalités fortes de la société civile. Bon, on se souvient de Dupont Moretti pour pour la justice, Emmanuel Macron, Nicolas Hul aussi, il y avait eu Nicolas Hullot.
Il y a même si on peut contester d'ailleurs, ça se faisait souvent chez les sportifs pour le ministère des sports souvent on oui oui. Non mais pas uniquement mais ou alors il y a quelques un grand médecin ou alors un grand avocat. Bon on va voir on va voir si là cette fois c'est encore une chose qui pourrait être pratiquée.
Euh on verra. Il y a il y avait il y a eu des journalistes aussi. Je vous rappelle que Françoise Girou a été a été Vous prendriez quel ministère tiens [rires] ?
Quel est votre poids politique frère ? Qui question parce que il y a un poste qui se libère, c'est celui du ministère de l'éducation nationale. Est-ce que est-ce qu'il pourrait rester ?
Alors c'est pas incompatible. C'estàd que le premier ministre peut occuper, je vous rappelle que Raymond Barou a occupé Matignon et le ministère des finances. C'est arrivé que il écumule. il pourrait être encore ministre de l'éducation parce que c'est une fonction qui semblait lui plaire, àquelle il était attaché, dans laquelle il commençait à avoir bah des résultats et sans succès lui aurait peut-être coûté le le a failli lui coûter le poste parce qu'il y a une semaine on se disait non, il va pas débarquer à tal de l'éducation nationale.
On va voir on va voir si non à mon avis le plus probable c'est qu'il nomme un nouveau ministre d'éducation nationale mais qu'il faudra trouver dans la même veine. On peut quand on est premier ministre occuper un autre une autre fonction. Est-ce qu'il va rester ou être ministre de l'écologie parce que c'était le cas d'Élisabeth Born, elle était première ministre et en charge de la transition écologique.
C'est c'était peut-être assez clair avec Ellisabeth Born qui était déjà ministre. Il y avait un ministre délégué chargé de la transition économique mais elle avait effectivement dans son dans ses dans ses missions comme mission prioritaire la transition écologique. On va voir ça.
Tout ça c'est ce qu'on on saura. une fois que le président de la République parce que le président de la République donnait rendez-vous à la nation, est-ce que ça va être pour fixer justement les grandes orientation de ce ce ce gouvernement ce gouvernement à tal ? Il y a le discours de politique générale du du premier ministre aussi.
Alors, ce sera après la nomination de son gouvernement hein. Ça normalement oui, c'est après la nomination du gouvernement parce qu'il peut engager sa sa responsabilité d'ailleurs après son discours de politique générale. Oui, le ferail on verra.
Euh Ellisabeth B ne l'avait pas fait. L'avait pas fait. On verra ce qu' ce qu'il fait.
Euh ça va être assez intéressant de voir les les les jours à venir sont pleins d'incertitude. Évidemment euh je vous rappelle que nous sommes en direct avec IF Trard. Il est 14h49.
Cette passation de pouvoir devait débuter à 14h30. Gabriel Atal est arrivé à l'heure mais il s'entretient en ce moment même avec Elizabeth Borne à l'intérieur de l'hôtel de Matignon. Vous voyez ces deux micros qui ont été placés au pied des marches de [grognement] Matignon dans la cour où se presse autour.
On l'a vu tous les le personnel, les gens qui travaillent ici, il y a une partie du personnel qui va certainement rester dans euh qui va rester à Matignon et puis vous avez des membres du cabinet, alors là une équipe plus restreinte qui généralement sont là parce qu'ils sont attachés plus particulièrement non pas à la fonction mais à la personne qui occupe cette fonction et qui d'ailleurs ont été appelés à cette fonction parce que parce que c'était eux et parce que c'était On surveille les portes avec ses huissiers qui s'approchent et on se dit qu'à tout moment le la première ministre sortante et ben ils sont là. Euh on voit cette porte qui s'ouvre. On imagine que Gabriel Atal et Ellisabeth Born vont bientôt surgir pour prononcer leur dernier mot dans le cas d'Élisabeth B.
Ce sera très intéressant suite à sa lettre de démission assez particulière hier et les premiers mots donc de Gabriel Atal. Gabriel Atal, 28 ans euh 34 ans, devient le 26e premier ministre de la 5e République, le gouvernement pour la première fois à l'âge de 28 ans. C'est ça.
Et beaucoup de commentaires dans le chat y et je vous couperai évidemment si s'ils sont là. Euh parle de l'âge pour contrer un certain Jordan Bardella. Euh est-ce qu'il Oui.
Alors, il y a cette dimension effectivement ils sont là. Écoutez, voilà, on par il a été choisi aussi peut-être comme une arme antibardella aux élections européennes. Bien monsieur le premier ministre, cher Gabriel, bienvenue à la BR.
Au moment où je te passe le relais, je voudrais d'abord dire toute ma reconnaissance, ma reconnaissance au président de la République bien sûr qui m'a fait confiance depuis 2017 et je suis fière d'avoir à ses côtés pendant près de 7 ans servi notre pays et nos concitoyens en tant que ministre. puis première ministre gouvernemental que j'ai eu l'honneur de diriger qui a porté avec force et détermination les réformes nécessaires, y compris les plus difficiles. Et je veux vraiment dire un grand merci à chacune et à chacun.
Je veux dire ma reconnaissance aussi aux parlementaires de la majorité dans un contexte inédit. souvent face aux attaques les plus brutales, ils ont tenu. Alors, je serai bientôt l'une d'entre eux en tant que député du Calvados et je me réjouis de continuer à servir mon pays à leur côté avec détermination et exigences.
Et puis je veux remercier aussi les parlementaires des oppositions qui ont fait le choix du dialogue et du compromis plutôt que du blocage et de l'obstruction. Je tiens aussi à remercier toutes les administrations que j'ai dirigé au cours de ces 7 années, les équipes de Matignon et tout particulièrement mon cabinet. Je mesure le travail qu'ils ont accompli à toute heure du jour et souvent de la nuit et j'ai été particulièrement bien entouré.
Donc je veux leur dire un grand merci. Je veux également rendre hommage à tous les partenaires qui sont essentiels pour notre action au service du pays. Je pense aux élus locaux qui s'engagent au quotidien pour nos concitoyens.
Je pense aux acteurs de la société civile et notamment aux associations qui portent des combats essentiel de la transition écologique à l'égalité des chances. Et puis je pense aux partenaires sociaux avec lesquels j'ai toujours entretenu des relations de confiance et de respect. Moi, je crois au dialogue, à la coconstruction, à la force du collectif.
Alors, il y a eu des moments difficiles, mais le dialogue n'a jamais été rompu. Enfin, je veux dire aux françaises et aux Français que chaque jour, en tant que ministre puis premier ministre, j'ai mis toute mon énergie à les servir. J'ai travaillé sans relâche, sans chercher les coups d'éclat et partir du réel vécu par nos concitoyens, partir de leur quotidien et chercher à apporter des résultats rapides et tangibles, c'est ma méthode d'action et je l'assume.
Alors, monsieur le Premier ministre, cher Gabriel, j'ai parlé de reconnaissance et je veux aussi parler de fierté. Je suis fier du travail accompli au cours de ces presque 20 mois pendant lesquels je me suis en particulier dans des conditions inédites à l'assemblée attelé à faire adopter nos budgets la réforme des retraites la loi immigration et plus de 50 textes pour répondre aux défis de notre pays et aux attentes de nos concitoyens. Nous avons réussi à construire des majorités de projets dans l'esprit du dépassement porté par le président de la République en 2017.
Et puis je suis fier aussi que notre pays soit désormais doté d'une planification écologique concrète et solide tout au long de ces années, tout au long de ces mois. Je n'ai jamais reculé devant aucun obstacle. Je n'ai jamais reculé devant aucune réforme.
J'ai mené les projets qui me semblaient justes et nécessaires pour notre pays et j'ai tenu sans trembler le cap fixé par le président de la République. Enfin bien sûr, je ressens aujourd'hui beaucoup d'humilité. Je suis consciente de tout ce qui reste à accomplir.
Je connais les enjeux devant nous. Nous devons y répondre et rassembler. Nous devons plus que jamais veiller à donner sa chance et des perspectives à chacun. bâtir une France plus forte et plus juste dans une Europe plus souveraine.
Monsieur le Premier ministre, cher Gabriel, au moment où je te passe le relais, je suis confiante. Nous nous connaissons bien tous les deux. Nous nous sommes engagés dès la première heure derrière le président de la République.
Tu es la détermination et l'énergie pour mener une équipe et porter les projets nécessaires pour notre pays. Tu as aussi cette volonté de tenir, de respecter la parole donnée. En te sachant dans cette fonction, j'ai confiance et je t'adresse tous mes vœux de succès.
Tu peux compter sur moi pour t'y aider. Il en va de la réussite de notre pays et c'est finalement la seule chose qui compte. Et peut-être je voudrais terminer sur un mot plus personnel.
En prenant mes fonctions, j'avais adressé un message à toutes les petites filles en leur disant d'aller au bout de leurs rêves. Je pense que mon parcours démontre que quelle que soit son histoire, tout est possible. Mais j'ai aussi pu mesurer assez souvent qu'il reste du chemin pour l'égalité entre les femmes et les hommes.
Alors, je le dis à toutes les femmes, tenez bon, l'avenir vous appartient. Et puis plus largement, il reste du chemin pour que chacun, quel que soit son origine, quel que soit son milieu social, quel que soit son adresse et toutes ses chances par son mérite et son talent. Alors à toutes et tous, je veux le dire, à vos côtés, je continuerai le combat.
Je vous remercie. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Madame la première ministre, très chère Élisabeth, mesdames messieurs, depuis 1936, depuis Léon Bloom, c'est d'ici depuis l'hôtel de Matignon que nos premiers et nos premières ministres ont devrai bâtir la France. Cherisabeth, pendant près de 20 mois, c'est la France de demain que tu as contribué à bâtir.
Au côté du président de la République, tu as été une première ministre d'action et de courage. Ton histoire personnelle tout autant que ton éthique politique, on fait de toi un exemple pour tes ministres, pour les parlementaires que tu as évoqué et plus largement, je le crois très profondément pour les Français. Nous savons tous ce que nous te devons.
Elisabeth, madame la première ministre, merci pour tout. À l'heure où je prends mes fonctions, c'est d'abord au président de la République que j'adresse mes remerciements les plus sincères. Cela a été dit ces dernières heures.
J'ai pu le lire ou l'entendre. Le plus jeune président de la République de l'histoire nomme le plus jeune premier ministre de l'histoire. Je ne veux y voir qu'un seul symbole. celui de l'audace et du mouvement.
Le symbole aussi est peut-être surtout de la confiance, celle accordée à la jeunesse, cette génération qui mérite que l'on se batte pour elle s'en relâche. Ces derniers mois, j'ai consacré toute mon énergie à redonner espoir, à chercher à redonner espoir à cette génération, à ses parents en œuvrant pour l'école de la République. Je le dis d'emblé mesdames et messieurs, j'emmène avec moi ici à Matignon la cause de l'école.
Je réaffirme l'école comme étant la mère de nos batailles, celle qui doit être au cœur de nos priorités et à qui je donnerai comme premier ministre tous les moyens d'action nécessaires pour sa réussite. Elle sera l'une de mes priorités absolues dans mon action à la tête du gouvernement. Il y aura de ce point de vue une forme de continuité car en prenant des décisions fortes sur la ba en en prenant des décisions fortes sur la laïcité, c'est pour la liberté que je me suis engagé.
En prenant des décisions fortes sur l'exigence et sur le choc des savoirs, c'est pour l'égalité que je me suis engagé en prenant des décisions fortes dans la lutte contre le harcèlement. C'est pour la fraternité que je me suis engagé. Liberté, égalité, fraternité.
Cette devise de l'école est aussi celle de la République et ce sera toujours ma boussoussole. Mais mesdames et messieurs, j'ai conscience du contexte dans lequel je prends mes fonctions. Trop de Français doutent encore.
Trop de Français doutent de notre pays, doutent d'eux-mêmes, doutent de notre avenir. Je pense au particulier aux classes moyennes, cœur battant de notre pays, artisan de la grandeur et de la force de notre nation française. ces femmes, ces hommes, ces familles qui se lèvent tous les matins pour aller travailler, qui peuplent notre territoire et que l'on entend pas souvent mais qui sont toujours au rendez-vous de leur responsabilité.
Cette classe moyenne qui travaille et qui finance par son travail nos services publics et notre modèle social. ces Français qui parfois ne s'y retrouvent plus. Des Français doutent mais au fond, je sais qu'ils espèrent aussi.
Car au fond de nous, au plus profond de nos consciences de français amoureux de notre pays, nous le savons, la France ne rimera jamais avec déclins. Car la France, elle rime avec sursaut, elle rime avec audace, elle rime avec grandeur. Et c'est précisément à cette tâche que je vais m'atteler sous l'autorité du président de la République.
Il a été réélu sur un projet clair, un projet d'action, de transformation, un projet de reprise en main de notre destin et de préparation de celui de la prochaine génération. Avec le président de la République, j'aurais donc un objectif : garder le contrôle de notre destin et libérer notre potentiel français. Garder le contrôle de notre destin, c'est lutter pour la maîtrise de notre modèle social.
C'est agir pour la solidarité entre les Français. C'est assumer de faire de l'autorité. et du respect de l'autre une valeur politique de premier ordre et de et de la sécurité un objectif absolument prioritaire.
C'est agir pour le renforcement de nos services publics au premier rang desquels l'école, j'en parlais il y a un instant, mais aussi la santé et en premier lieu évidemment notre hôpital. C'est renforcer notre souveraineté nationale et celle de l'Europe en maîtrisant mieux notre immigration. C'est garantir l'avenir de notre planète qui est le bien commun de notre humanité.
Libérer le potentiel français, cela veut dire continuer à transformer notre économie autour de trois axes majeurs. D'abord, la priorité donné au travail. Travailler doit toujours être mieux valorisé que ne pas travailler alors que l'inflation, je le sais, continue de peser sur la vie des Français.
Ensuite, c'est l'acte 2 de la libération de notre économie, notamment avec la simplification drastique de la vie de nos entreprises et de nos entrepreneurs. Et c'est enfin l'action résolue que nous devons mener pour notre jeunesse. Don le talent ne demande qu'à s'exprimer.
Dans ce chantier avec le président de la République, nous ne partons pas de nulle part. Depuis plus de 6 ans, tant a été fait, tant a été engagé et déjà des résultats sont perceptibles dans la vie des Français. Nous avons un taux de chômage historiquement bas depuis un certain nombre d'années et tu y as largement contribué en tant que ministre et premier ministre.
Mais pour les années à venir, tant reste encore à faire. C'est la tâche à laquelle je consacrerais toute mon énergie avec la même méthode qui est la mienne, celle que j'ai toujours utilisé dans mes fonctions. Poser des diagnostics clairs sans jamais mentir aux français et mettre en place des actions fortes, concrètes, sans tabou. dire la vérité, agir sans attendre.
Voilà ce que sera mon action à la tête du gouvernement de la France. Mesdames et messieurs, avant de conclure, je veux avoir à nouveau une pensée pour le président de la République, lui redire toute ma gratitude, toute [grognement] ma fidélité. Je veux avoir un mot pour notre parlement.
À la majorité, je dis ma reconnaissance et ma promesse de toujours rester l'un des leurs. Aux oppositions, je leur dis que nous avons en commun le destin de notre nation, que nous ne serons évidemment pas d'accord sur tout, que nous nous opposerons. Mais aussi, je leur fais la promesse de toujours les écouter, toujours les respecter parce qu'à travers eux, c'est la voix de millions de Français qui s'expriment.
Je veux avoir un mot pour nos élus locaux qui sont eux aussi les gars de notre République, pour nos partenaires sociaux. Oui, ils sont nos partenaires avec tout ce que cela emporte d'exigences et de franchise. Parce que chaque jour compte, je réunirai toutes ces forces vives du pays dès cette semaine pour enclencher ensemble cette nouvelle étape. [grognement] Avant de conclure, je veux avoir une pensée pour Édouard Philippe qui fut le premier à me faire confiance en me nommant au gouvernement il y a plus de 5 ans. penser évidemment pour toi Ellisabeth que je remercie à nouveau pour ta confiance et je pense évidemment à Jean Castex avec qui j'ai tant appris ici à à Matignon en tant que secrétaire d'état auprès de lui, porte-parole du gouvernement.
J'ai appris ici avec lui à ses côtés le fonctionnement de Matignon, l'exigence de la tâche de premier ministre et aussi l'importance de l'amitié en politique. Je veux lui dire que je sais ce que je lui dois, ce que notre famille politique lui doit et ce que la France lui doit. Je veux pour conclure m'adresser directement aux Français, à tous les Français où qu'ils vivent, dans l'hexagone, dans les outresemers ou à l'extérieur de nos frontière, quel que soit leur parcours de vie, queles que soient leurs opinions politiques, peu importe qui ils aiment ou ceux en quoi ils croient, je veux leur dire qu'ils pourront toujours compter sur moi, leur dire qu'avec le président de la République, chaque jour, chaque minute, chaque seconde leur sera consacré parce qu'il n'y a rien de plus beau, rien de plus fort, rien de plus grand que de servir la France et les Français.
Je vous remercie. [applaudissements] [applaudissements] J'ai travaillé sans relâche, sans chercher. Les coups d'éclat, ce sont les mots d'Élisabeth Borne.
J'emmène avec moi ici à Matignon la cause de l'école, a dit Gabriel Atal qui remonte les marches de Matignon et qui laisse Ellisabeth Born saluer le personnel. On on savoure et on écoute ce qui se passe dans la cour de matinon parce que c'est toujours un bon moment et puis on revient dans un instant pour en discuter. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Ellisabeth Born fidèle à elle-même, c'est allé très vite.
Euh, elle était assez froide, non ? La l'ancienne première ministre Isra, vous n'avez pas trouvé ? Oui, elle était sobre je dirais.
Oui, ça explose un peu dans les oreilles mais vous inquiétez pas tout. Elle était plutôt assez sobre. Elle a beaucoup parlé de ce qu'elle a fait.
Elle a pas tellement euh je dirais eu de mots très chaleureux pour son successeur, c'est qu' puisse dire non. Euh elle a surtout insister sur son œuvre auprès son action auprès du président de la République en qualité de ministre, en qualité de de premier ministre. Elle a montré queelle avait tenue la barre et que elle l'avait tenue fièrement dans des temps compliqués.
Elle a évoqué évidemment la la réforme de des retraites qui était pas rien la loi sur l'immigration. Et euh elle a eu un mot aussi sur les femmes. Euh ça vous aura pas échappé.
Elle est revenue sur ses propos qu'elle avait eu pour les petites filles quand elle était arrivée à Matignon et qui étaient des propos qui étaient plutôt d'ailleurs qui avaient été très remarqués. Et euh bah elle estime que effectivement les femmes n'ont pas encore tout à fait acquises acquis leur leur leur leur espace d'espace suffisant dans le monde politique en tous les cas puisquelle elle a dit qu'elle allait continuer à se battre là-dessus. Elle nous a aussi donné comme information qu'elle siégirait qu'elleit bien siégerou au palais Bourbon qu'elle allait devenir l'une des leurs puisqu'elle a salué les députés élu député.
Oui, elle a elle avait pris un une forme de risque he parce qu'elle non plus n'avait jamais été élue avant d'être élu dans le Calvados. Elle a parlé de coconstruction, de dialogue, voilà sa méthode et elle a salué les oppositions constructives. Elle a défendu son bilan trouvé.
Elle en a trouvé euh effectivement mais évidemment qu'elle a défendu son bilan. C'est normal. Oui.
Parfois on se souvient de Jean Castex qui n'avait pas vraiment été dans cette optique là. Il avait surtout parlé d'Élizabeth Born. Il avait profité de tous les gens qui étaient dans la cour autour de lui.
C'était pas tout à fait la même chose. Vra c'était pas du tout la même chose. Il avait pas la même gravité.
Il y avait peut-être pas la même euh Bon, on était on tournait une page aussi hein. Le président de la République venait d'être réélu, c'était un peu différent. Donc là effectivement, c'est très différent et euh et ce qu'on remarquera surtout c'est effectivement les intentions et le discours du premier ministre entrant.
Oui. Et on y vient. Gabriel Atal euh alors qui était plus chaleureux avec elle.
Euh et alors il a remercié Emmanuel Macron deux fois. Une fois au début, une fois en fin de discours et il a salué très personnellement, pas de manière euh républicaine si je veux dire. C'était plus personnel, non ?
Oui. Alors, ce qui était intéressant, il y a il y a eu beaucoup de choses de dites hein dans le discours du premier ministre, du futur enfin du premier ministre entrant. Euh la première des choses, c'est que on peut se poser la question de savoir et on a raison de le faire, est-ce qu'il va garder le portefeuille de l'éducation ?
C'est ce qui semblait indiquer. Mais il peut aussi avoir dit qu'il allait continuer à suivre le dossier de l'éducation comme il va suivre tous les dossiers en qualité de premier ministre et puis qui est quand même un J'emmène avec moi ici à Matignon la cause de l'école. Ou mais il peut le la cause de l'école c'est aussi la cause que le président de la République avait avait nommé en arrivant pour son deuxème mandat.
Euh il y a des chances pour qu'effectivement il reste ministre de l'éducation. Ça s'est déjà fait comme je vous l'ai dit tout à l'heure, on se souvient de Raymon Bar qui avait été premier ministre et ministre des finances. Ça c'est la première chose.
La deuxième chose pour c'est pas clairement établi. Là, il y a toujours un petit suspense peut-être encore plus avec ce qu'il vient de dire. Voilà.
La deuxième chose, c'est effectivement sa fidélité euh au président de la République qui l'a répété et d'une certaine façon, il aurait été quand même assez déplacé qu'il ne le fasse pas alors que il lui doit tout. Euh sans sans Emmanuel Macron, il serait pas il serait pas là et il aurait pas fait la carrière fulgurante qu'il a faite jusqu'à présent euh sur le front ministériel. La troisème chose qui me paraît très importante et qui vient confirmer ce qu'on pensait, c'est qu'il a euh s'est adressé aux classes moyennes.
Oui. Or, les classes moyennes, c'est un peu celles qui aujourd'hui ont tendance justement à bouder euh la politique parce que elle manque de résultat ou alors à se tourner vers Marine Le Pen et le Rassemblement national justement parce que ils ont un discours qui est clair et qui leur convient qui leur convienne et qui leur convient pardon. Et donc c'est ça qui est intéressant, c'est de montrer que euh dans la perspective des élections européennes et bien on disait qu'il était un contrefeu à l'effet Bardella, à l'effet rassemblement national et que évidemment il se pose effectivement en concurrent direct de monsieur Bardella, en concurrent direct pour la majorité présidentielle de du Rassemblement national dans le cadre de cette élection européenne.
C'est assez intéressant parce que lors des dernières élections, on souvient que c'était les législatives et Ellisabeth Born, on le dit souvent, la première ministre porte la majorité he c'est ça avant une élection, il va avoir le même boulot sauf que visiblement il s'y attelle immédiatement. Là il a bien compris que l'erreur d'Élisabeth Born, il devait plus reproduire. C'est assez flagrant et c'est ça qui est intéressant, c'est de voir que il a conscience qu'il y a un travail considérable à faire sur le plan politique, économique, électoral pour essayer de répondre aux attentes de ce cette de ce de de ces français dit de de la classe moyenne.
C'est vaste he la classe moyenne, mais on peut considérer que c'est ces Français qui de plus en plus se détournent de la politique parce qu'ils sont déçus de leur personnel politique et des résultats euh qui sont enregistrés. Gabriel Atal qui lui aussi a fait son bilan, hein, il du peu de temps euh qu'il est resté à à l'éducation nationale, il a parlé de la baia, il a parlé du harcèlement scolaire, il en a il a voulu une trè chose, il y a encore une chose qu'il faut noter. Euh quand il a rendu hommage à tous les premier ministres qu'il a servi, il y en a un qui a eu un hommage plus particulièrement appuyé, c'est monsieur Jean Castex quand il était ministre pendant le Covid, d'ailleurs premier ministre pendant le Covid.
Et pourquoi il a choisi Jean Castex ? Est-ce que vous trouvez qu'il l'a plus salué que ? Il a commencé par Édouard Philippe qui lui il a dit qui était le premier à donner ma chance.
Non non non, il a dit premier évidemment Philippe parce que c'est le premier après c'était madame Borne parce que l'année dernière il a choisi la part du roi. Je dirais c'était pour Jean Castex. Et pourquoi Jean Castex ? parce que Jean Castex correspond aussi précisément et bien justement à ce type de personnage qui peut plaire et qui a plus d'une certaine façon à cette classe moyenne qui est issue de la province.
C'est Jean Castex c'est un peu si vous voulez dans le profil c'est un peu l'antiatal. Al, c'est un produit de la ville, c'est un produit urbain, c'est un un homme euh qui vient plutôt de la gauche alors que Jean Cast vient plutôt la droite. Donc c'est et c'est pas c'est pas du tout an Ododin qu'il a rendu hommage un hommage aussi appuyé à Jean Castex complètement.
Il a parlé du sursaut de la France et il se déplacera très rapidement puisqu'il part dans le pas de calé. Gabriel premier déplacement c'était un un déplacement qui était prévu par madame Borne. Oui.
Euh depuis dimanche soir, on savait que elle doivait aller dans le pas de calet qui malheureusement vit les pieds dans l'eau depuis maintenant pas mal de temps. Il y a pas mal de euh de gens qui sont dans dans vraiment dans une période très compliquée en cette en ce début d'année. Et donc bah il va il va accomplir ce voyage à la place de madame Borne.
Yve, je vous libère mais je voulais connaître si vous l'avez le calendrier. On s'attend à quoi là dans les jours qui viennent ? Alors, vous avez peut-être pas les dates mais l'ordre en tout cas, on va En tous les cas, ce qui est sûr, c'est qu'il va alors il va il va y avoir la composition du gouvernement.
Cette composition du gouvernement, elle va intervenir, j'ose espérer d'ici à la fin de la semaine euh quand même. Et puis après, ben on va arriver ce weekend, on sera à la mi-janvier et normalement après la mi-janvier, euh mais il était prévu qu'il y ait une adresse enfin un rendez-vous avec la nation. Président, est-ce qu'il est pas là le rendez-vous avec la nation ?
Non, je pense que le rendez-vous avec la nation, ça sera peut-être autre chose quand même. Et puis il y a le discours de politique générale du Premier ministre, suivi ou non d'un vote à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'on va voir Emmanuel Macron dans les médias dans les jours qui viennent ?
Vous me parlez de ce rendez-vous avec la nation ou est-ce qu'il va laisser prendre de l'espace à son premier ministre ? Il y aura rien avant la composition du gouvernement. Je pense pas.
Non. Ouais. Bon, nous verrons dans les semaines à venir quel est le comportement d'Emmanuel Macron avec Gabri.
Il y a eu un discours de politique générale du prés du premier ministre euh Édouard Philippe. Oui. Qui qui était intervenu après un grand discours du président de la République au Congrès à Versailles.
On s'en souvient, c'était très différent. Emmanuel Macron venait élu. Merci beaucoup Ya, on est assez impatient.
Non mais faut le dire. On aime ou on aime pas Gabriel Atal, on est d'accord ou pas avec ses idées ? enie ça donne.
Merci beaucoup. Merci à vous de nous suivre. Vous êtes sur le figaro.fr.
On continue à voir ce live texte. Vous avez toutes les dernières informations, les dernières réaction de l'opposition qui vous vous en doutez n'est pas très contente et qui n'est pas emballée par l'arrivée de Gabriel Atal. Bon après-midi
Gabriel Attal