Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatRassemblement National (sur YouTube)· 12 juin 2025 51 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéSolidarités & familleÉducation & recherche

Laurent Jacobelli : "La France ne peut plus accueillir tout le monde !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:54OuverteÉludée

    Si vous étiez au pouvoir, que feriez-vous avec ces femmes et enfants ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que le Rassemblement National propose pour régler la crise du logement ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France n'est-elle pas le pays d'Europe qui accueille le plus de migrants ?

  • 6:45OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une manipulation de l'image avec ces femmes et enfants ?

  • 8:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces femmes et enfants sont en situation régulière ou irrégulière ?

  • 11:45OuverteRéponse directe

    Laurent Jacobelli, vous vouliez réagir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:12Locuteur 6Fait
    « Je pense qu'aujourd'hui, tous les beaux esprits, notamment de gauche, qui nous expliquent que l'immigration est une chance pour tout le monde. Il se trouve qu'aujourd'hui, en 2025, c'est un malheur, un malheur pour tout le monde. »
  • 1:59Locuteur 6Promesse
    « D'abord, je dois le dire, ils n'arriveront pas. »
  • 2:21Locuteur 6Fait
    « Non, non, ce n'est pas vrai, parce que je crois qu'il y a déjà des cars qui sont prévus pour aller les emmener dans les régions. »
  • 4:37Locuteur 6Chiffre
    « Au passage, la France n'est pas le pays d'Europe qui accueille le plus de migrants. Loin s'en faut. »
  • 9:59Locuteur 6Chiffre
    « Ça coûte extrêmement cher, ça coûte entre 17 et 25 euros par jour. On est, pour une personne, à peu près à plus de 700 euros. »
  • 12:10Locuteur 6Fait
    « Moi, j'ai dans ma permanence des gens qui travaillent, qui viennent me voir en me disant, dans deux semaines, je n'ai plus de logement, qu'est-ce qu'on fait, monsieur le député ? »
  • 12:23Locuteur 6Fait
    « On ne vient pas en France si on n'a pas de papier, si on n'a pas de travail, si on n'a pas de logement. Il ne faut pas venir. »
  • 22:18Locuteur 6Chiffre
    « 2,6 millions de Français attendent un logement social. »
  • 29:35Locuteur 6Fait
    « Quel gamin aujourd'hui n'a pas appris ce qui s'était passé soit en regardant la télévision soit pire encore ceux qui étaient camarades de classe de l'assassin et ceux qui connaissaient la surveillante ? »
  • 30:03Locuteur 6Chiffre
    « Il y a 120 attaques au couteau. »
  • 41:04Locuteur 6Fait
    « c'était pas un comportement normal »
  • 41:19Locuteur 6Fait
    « il n'y avait aucun signe »
  • 47:08Locuteur 6Fait
    « il y a un problème avec les frères musulmans qui font de l'antrisme »
  • 47:20Locuteur 6Fait
    « la femme est impure, elle doit se cacher »
  • 49:13Locuteur 6Fait
    « le tunisien qui est mort et puis évidemment tout le monde soutient à toute sa famille »
  • 49:24Locuteur 6Fait
    « le rabbin qui a été agressé à deux reprises »
  • 50:56Locuteur 6Fait
    « s'il y avait eu une réunion un colloque sur l'antiracisme comment en France on lutte contre le racisme l'antisémitisme etc il l'aurait laissé sans aucun problème »

Temps de parole

  • Locuteur 687 %
  • Locuteur 55 %
  • Locuteur 14 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Laurent Jacobelli

Laurent Jacobili, honnêtement, enfin moi, je suis désolé, mais c'est la première idée qui me vient. On a du mal à penser qu'on est en France, en plein Paris, en 2025, quand on voit ce type d'image. Ces femmes à qui on n'est pas capable d'offrir un hébergement, si elles sont là en toute légalité, il faut les aider aussi. C'est tout le problème de l'immigration aujourd'hui, c'est-à-dire que sous prétexte d'humanisme, on reçoit la terre entière, de manière légale ou illégale d'ailleurs, sans avoir derrière les moyens, en termes de travail, en termes d'assimilation, en termes de logement, d'accueillir les gens décemment.

Donc ce qui voudrait être à la place, au début de l'humanisme, de la bonne intention, voilà, au final, on a des gens dans la rue, et je pense que personne ne peut être heureux d'offrir ce seul destin à des gens qui ont cru trouver l'Eldorado et qui malheureusement se trouvent face à une réalité complexe. Mais il y a aussi des femmes et des enfants français qui ne sont pas des gens avec des cartes de séjour, qui sont dans la même situation que l'association Utopia 56 ne met pas en avant.

Alors derrière, il y a autre chose qui me choque, c'est la récupération, l'utilisation de ces femmes et de ces enfants en détresse par une association qui les rassemble, qui les amène souvent en autocar devant une mairie pour faire une opération de com' et pour derrière essayer d'avoir un discours pro-immigration. C'est un cercle vicieux finalement. Je pense qu'aujourd'hui, il faut une immigration stricte, raisonnée, non seulement évidemment pour protéger l'emploi et les systèmes sociaux des Français, pour protéger notre identité et pour empêcher que des gens viennent en France vivre mal.

Je pense qu'aujourd'hui, tous les beaux esprits, notamment de gauche, qui nous expliquent que l'immigration est une chance pour tout le monde. Il se trouve qu'aujourd'hui, en 2025, c'est un malheur, un malheur pour tout le monde. Et moi, je lance un appel au vert, au LFI, au Parti Socialiste. Est-ce qu'aujourd'hui, vous, qui voulez que cette situation perdure de l'immigration, accepteriez-vous d'héberger ces gens ? Probablement, diraient-ils non. – Mais ça veut bien dire qu'il y a un problème, la question, c'est qu'est-ce qu'on fait de ces gens ? Vous, si vous êtes au pouvoir, imaginons que vous soyez au pouvoir, le Rassemblement national, qu'est-ce que vous faites avec ces gens ?

– D'abord, je dois le dire, ils n'arriveront pas. – Oui, mais ils sont là. – Deuxièmement, s'ils travaillent, s'ils sont en situation irrégulière, je le précise, ils ont un droit au logement, mais comme tous les autres, y compris les Français. – Or, il y a aujourd'hui beaucoup de Français qui se retrouvent exactement dans la même situation. – Donc on fait quoi ? – Donc on fait quoi ? On essaie de leur trouver effectivement un émerdage. – Il n'y a pas, tout est plein, visiblement, c'est ce qu'il dit.

– Non, non, ce n'est pas vrai, parce que je crois qu'il y a déjà des cars qui sont prévus pour aller les emmener dans les régions, ce qui pose une autre question, qui est la dissémination de l'immigration en France. – Cacher ces gens que je ne saurais voir. – Absolument, c'est la poussière sous le tapis. Certains refusent d'ailleurs de partir dans la région et veulent rester à Paris, mais aussi, il faut le dire, quand un étranger en situation régulière n'a plus de travail et n'a plus de logement, la question se pose de savoir s'il peut rester en France. – Mathias Leboeuf, puisque vous vouliez intervenir. – Oui, je voulais réagir, je voulais réagir au propos de Laurent et lui dire une chose.

Vous avez commencé par sous prétexte d'humanisme, mais ce n'est pas sous prétexte d'humanisme, c'est heureusement qu'on a cet humanisme-là. Cet humanisme, il définit aussi la France, et moi je le revendique, cet humanisme. – Vous savez que c'est humain ? – Ne pas être humaniste, non mais être humaniste, ça c'est pas humain, mais vous avez commencé en disant sous prétexte d'humanisme. Et vous avez parlé ensuite de beaux esprits, peut-être de bien-pensance. Moi je suis content d'être un bel esprit, je suis content d'être un bel esprit de gauche et de défendre cet humanisme-là et de ne pas le passer par pertes et profits, parce que c'est ça aussi l'identité de la France que vous défendez.

Première chose. La deuxième chose, c'est que quand on veut, on peut se donner les moyens. Quand on veut faire les Jeux olympiques, on trouve les financements. Donc là, effectivement, vous avez raison sur le fond, cette situation est déplorable, qu'il y ait 250 personnes qui sont apparemment en situation, en plus, relativement régulière, qui ont des papiers, que ce soit des femmes, qu'il y ait des enfants, bien évidemment que c'est déplorable. Mais ne me faites pas croire qu'il n'y a pas une défaillance de la volonté politique, parce que franchement, c'est pas ça qui coûte à la France. – Oui, mais on dit ça surtout.

– À chaque fois qu'on parle de quelque chose, on nous dit que c'est pas ça qui coûte. Au bout d'un moment, ça finit par coûter. – Franchement, je ne peux pas croire que héberger 250 personnes, c'est un peu pas. – Après, vous avez des migrants qui étaient sur les quais de Seine, c'est pareil. – C'est encore autre chose. – Vous allez dire, les migrants, il faut les héberger aussi. En fait, on ne s'en sort pas. – Si vous voulez, le problème… – C'est-à-dire qu'on accueille des gens, on n'est pas capable de bien les accueillir. Donc ça ne sert à rien de les accueillir. – Je suis d'accord avec ça. – Ça ne sert à rien de les accueillir.

– Mais nous, vous n'êtes pas d'accord, parce que quand je vous dis arrêtons d'accueillir, vous vous dites, ah ben non, il y a l'humanité. – Non, on est tous d'accord autour de cette table pour dire qu'évidemment, il faut réguler et qu'on ne peut pas, comme disait Rocard, accueillir toute la misère du monde. Sauf que Rocard disait ensuite, il faut aussi prendre notre part. Et ça, tout le monde l'oublie. Tout le monde l'oublie. Au passage, la France n'est pas le pays d'Europe qui accueille le plus de migrants. Loin s'en faut. Donc franchement, quand il s'agit d'accueillir des gens comme ça, il n'y a pas de politique d'intégration, il n'y a pas le pays juste d'hébergement.

– Si je peux vous répondre, on est aujourd'hui le seul pays à ne pas mettre en place un contrôle des migrations et à renvoyer chez eux les migrants illégaux, ce qui n'est pas le cas des personnes-là, mais j'ai élargi le débat. Aujourd'hui, tous les pays le font en Europe, y compris des pays gérés par la gauche comme le Danemark, qui est une politique très stricte en matière d'immigration. – Vous avez raison. – Et que se passe-t-il ? Au final, comme nous sommes le seul pays à ne pas réguler, à ne pas contrôler et à ne pas avoir derrière les infrastructures, eh bien tout le monde arrive. – C'est vrai. – Et donc ça pose un vrai problème, on ne peut pas le nier.

Franchement, personne n'a de leçons à donner à personne, je pense être aussi humaniste que vous. Mais moi, je trouve que ce modèle-là n'est pas bon, il n'est pas bon pour les gens qui se dorment dans la rue, il n'est pas bon pour les Français, dont on épuise les caisses sociales, dont on épuise les moyens de logement et qu'on n'arrive même pas, pour nos propres concitoyens, à trouver des solutions. Et donc c'est perdant-perdant. – Ce que je veux dire, je suis d'accord avec vous là-dessus, c'est que la situation est déplorable, mais ne passons pas l'humanisme, et notamment l'humanisme français, par pertes et profits, n'oublions pas notre humanisme.

– Mais qu'est-ce que c'est aussi ce qui nous diffère ? – Qu'est-ce qu'on fait, Mathias Lebeuf, l'humanisme, c'est beau, c'est des propos de philosophes ? – Non, bah oui. – Bah oui, c'est des propos de philosophes, mais excusez-moi, mais la réalité, elle vient percuter la philosophie par quoi ? – La France ne se serait pas fait sans les philosophes, la France ne se serait pas fait sans Montaigne, la France ne se serait pas fait sans les philosophes de lumière. – Alors on peut philosopher tant qu'on veut, mais il y a une urgence pour ces femmes. – Il y a une urgence pour ces femmes, qu'est-ce qu'on fait ? – D'accord, moi je ne suis pas politique. – D'accord, donc vous vous philosophiez.

– Non, non, non, mais non. – Christine Kelly. – À plusieurs niveaux, lorsque je vois ces images, déjà quand je vois un petit enfant en pantalon rouge et au t-shirt bleu, je me demande ce qu'il va devenir demain, et ça me fait de la peine de voir qu'il est dans la rue, en train de taper avec un bâton sur une poubelle, au lieu d'être à l'école, en ce moment, par exemple. Moi ça me déchire le cœur. – Deuxième niveau de lecture de cette image, ce ne sont que des femmes et des enfants. Pardon, mais selon les chiffres, les personnes qui viennent, qui sont issues de l'immigration, qui viennent, les immigrés qui viennent en France, sont majoritairement des hommes.

On peut se poser la question de l'instrumentalisation de l'image. Continuons dans l'instrumentalisation. – Et puis comment ils sont arrivés ? C'est peut-être aussi des familles, enfin c'est peut-être les hommes qui sont venus, puis qui ont fait venir les femmes après, et c'est peut-être pour ça qu'elles se retrouvent là aussi.

6:52
Invité

– C'est exactement ce qui se passe, mais ce sont d'abord des hommes qui viennent

6:56
Laurent Jacobelli

et avec leur regroupement familial. Ce sont des hommes qui viennent et ensuite. Donc ce n'est pas vraiment, c'est intéressant de savoir que ce n'est pas tout à fait comme ça que les gens arrivent en France. Deuxième lecture d'image qui relève de l'instrumentalisation de l'image, c'est Utopia 56, qui est très connu pour récupérer politiquement en termes d'image en allant utiliser la misère des migrants, la jeter à la figure des médias et ensuite les relâcher et les utiliser, les emmener en car, les jeter comme ça à l'image et ensuite… Et comme vous dites, quelle solution ? Puisque lorsqu'on a 250, même si on les reloge, 250 arriveront après, puis 250, puis 250.

Donc c'est vrai que c'est une réelle question de fond. Et dernière chose, pardon Jean-Marc… – Non, non, parce que je vais dire, parce qu'on est en train de voir les images pendant que vous parlez, et moi j'étais en train de me dire que je crois que c'est la première fois que je vois comme ça ce type de manifestation, il n'y a que des femmes. – C'est ça, c'est ça. – Et pour aller dans votre sens, on peut vraiment s'interroger sur la manipulation, effectivement, pourquoi est-ce qu'on a ramené que des femmes devant, sur cette place du 11e arrondissement, que des femmes avec des enfants ?

– Tout passe par l'image, et là, Utopia76 est spécialiste dans la manipulation et dans la récupération de l'image. Et dernière chose que je vais vous dire, pardon Jean-Marc, je connais une femme, elle a deux enfants, ados, elle habite dans Paris, elle est en train de se faire expulser parce qu'elle n'a plus de clients dans son entreprise, donc elle aura 30 000 euros et elle va être à la rue. Je connais un policier, pardon, qui est aussi famille monoparentale, qui a passé trois semaines à dormir dans sa voiture. policier, parce qu'il n'avait pas les moyens, il n'avait pas de logement. Donc attention à la manipulation de l'image.

Oui, ces femmes, ces enfants ont besoin d'être hébergés, mais pas que. Qui et quelle association va utiliser, va aider les autres ? – Rachida Kahout, est-ce qu'il y a une manipulation de l'image pour vous quand on voit ces femmes et toutes ces femmes qui sont là avec leurs enfants ? Est-ce que finalement c'est fait pour toucher, pour émouvoir ? Et il y a une manipulation ? C'est vrai que c'est très étonnant de voir 250 femmes et enfants comme ça qui sont regroupés dans la mairie. Moi, je n'ai jamais vu ça, jamais. – Moi, ce que je vois, c'est que, bon, peu importe si vous voulez, s'il y a manipulation derrière ou pas, ce que je constate, c'est qu'il y a un problème.

C'est celui de ces femmes, de ces enfants qui sont aujourd'hui dehors et qui n'ont rien à faire dehors. Parce que notre rôle à nous, c'est aussi de les protéger. Le rôle de la République, c'est de les protéger, de les héberger, de leur donner en fait un logement décent où leurs enfants peuvent reprendre le chemin de l'école. Parce que là, en l'occurrence, on ne parle pas de migrants, on parle en fait de personnes en situation régulière. À ce que j'ai pu entendre dans le reportage, elles sont là depuis à peu près 6 ans, c'est ça ? Un peu plus de 5 ans, 6 ans ? – Certaines, oui. – Apparemment, d'après ce que j'ai entendu dans le reportage.

Donc ça veut dire qu'en réalité, on n'est pas confronté à des personnes qui sont en situation irrégulière et auxquelles on ne peut pas apporter, si vous voulez, tous les moyens de l'État. Sachant qu'aujourd'hui, déjà, pour les personnes en situation régulière, il y a un véritable problème dans les centres d'hébergement, il n'y a plus de place. – Oui, c'est bien ce que je disais, c'est ça ? – Ça coûte extrêmement cher, ça coûte entre 17 et 25 euros par jour. On est, pour une personne, à peu près à plus de 700 euros.

Donc c'est un réel coût, sachant qu'aujourd'hui, nous n'avons pas la solution et qu'on se retrouve avec ce qu'on voit aujourd'hui devant la mairie de Paris, l'impuissance même, en fait, si vous voulez, de pouvoir apporter assistance à ces personnes. – On continue à en parler dans un instant. On retournera, bien évidemment, avec ces images en direct de Régine Delfour dans le 11e arrondissement. On fait juste le CNews Info avec Soumaya Labidi. – Reprise des cours au collège Françoise Dolto de Nogent, Haute-Marne, des cours qui ont été aménagés avec des ateliers créatifs et sportifs et une cellule de soutien qui ont été mis en place pour les collégiens, deux jours après le meurtre de Mélanie.

Une minute de silence sera d'ailleurs respectée à midi dans tous les établissements, en mémoire de la jeune surveillante. Cette séquence que vous pourrez évidemment suivre en direct sur notre antenne. Catherine Vautrin, ministre du Travail et de la Santé, des Solidarités, annonce sur notre antenne des mesures pour aider les familles monoparentales en matière de garde d'enfants. Le forfait des aides va être étendu à 12 ans au lieu de 6 actuellement. Une aide qui bénéficiera aux deux parents dans le cas d'une garde alternée. Et puis poubelle incendiée, jet de projectiles et gaz lacrymogènes. Troisième nuit de tension entre manifestants et forces de l'ordre à Bali-Mena, en Irlande du Nord.

Détention sur fond d'immigration suite à l'inculpation de deux Roumains pour une tentative de viol contre une jeune fille. – 11h04 sur CNews, merci d'être en direct avec nous avec ces images du 11e arrondissement de Paris, ces images de la mairie de Paris dans le 11e avec ses familles qui sont sur place. Et Laurent Jacobili, vous vouliez réagir ? – Oui, je voulais réagir parce qu'au-delà d'émotion qui est légitime, je crois, et qui nous étreint tous, parce qu'on est tous sensibles au sort particulier. Je pense qu'il faut dépasser cela parce que c'est justement ce que veut Utopia 56.

C'est-à-dire créer une mauvaise conscience pour qu'on accepte toute forme d'immigration et pour qu'on dise, ben voilà, c'est nous finalement qui agissons mal, ces pauvres gens devraient les loger. Je pense qu'il faut revenir à la base. Si on ne peut pas les loger, c'est qu'il y a un problème de logement en France aujourd'hui qui s'applique aussi aux Français. Moi, j'ai dans ma permanence des gens qui travaillent, qui viennent me voir en me disant, dans deux semaines, je n'ai plus de logement, qu'est-ce qu'on fait, monsieur le député ? Et je ne sais pas leur répondre parce qu'il n'y a pas de place. Et donc je pense qu'ils ont la priorité dans leur pays.

Et deuxièmement, je pense qu'il faut strictement contrôler l'immigration. On ne vient pas en France si on n'a pas de papier, si on n'a pas de travail, si on n'a pas de logement. Il ne faut pas venir. Il ne faut pas venir parce qu'aujourd'hui, il n'y a plus les moyens. Nous ne pouvons pas gérer tous les pays du monde. Ce sont des pays qui ne sont pas en guerre. Ce sont des pays qui ne sont pas des dictatures, qui ne s'en prennent pas aux gens dont viennent les femmes qu'on a vues aujourd'hui. Et donc, autant je comprends qu'une femme iranienne qui a été arrêtée parce qu'elle ne voulait pas porter le voile demande l'asile politique en France,

12:44
Invité

qu'on l'héberge ou afghanes et qu'on les aide.

12:49
Laurent Jacobelli

En revanche, moi, je préférerais que ces femmes aient un travail, soient heureuses dans leur pays. Oui, dans leur pays, vous voulez dire. Oui, dans leur pays, parce qu'en France, il n'y a pas la place, parce qu'en France, il y a des Françaises malheureuses et qu'on doit d'abord s'occuper d'elles. On est avec David Libeskine, qui est avocat, notamment spécialiste des questions de migrants. Bonjour, merci d'être en direct avec nous. Et c'est vrai que quand on a vu ces images de ces femmes qui sont devant la mairie, on se dit que la situation est compliquée. Mais comment on peut se retrouver comme ça, dans une telle situation ? Et qu'est-ce qu'on peut faire pour ces femmes ?

13:18
Invité

Alors, c'est assez compliqué. Alors, déjà, il y a plusieurs problèmes. Est-ce que ces femmes sont en situation régulière sur le territoire français ? Est-ce qu'elles sont en situation irrégulière ? Alors, qu'est-ce qu'on peut faire ? Donc, déjà, c'est un premier problème. Vous l'avez entendu, visiblement,

13:35
Laurent Jacobelli

c'est des femmes qui sont en situation régulière, a priori, qui ont eu des conflits familiaux, qui se retrouvent dehors avec leurs enfants. Elles sont 250, la plupart viennent d'Afrique avec leurs enfants. Elles ont un titre de séjour. Mais voilà, on ne sait pas quoi en faire, on ne sait pas comment les héberger.

13:52
Invité

Alors, en fait, la grande difficulté, c'est que souvent, les migrants, en fait, se concentrent sur la région parisienne. Alors qu'en fin de compte, ils devraient être, entre guillemets, excusez-moi, du peu dispatchés sur toute la France. Mais, malheureusement, la concentration des migrants sont en région parisienne. Ils s'installent parce qu'ils n'ont pas d'hébergement. Après, on les évacue, mais ils s'installent autre part. Il faudra, en fin de compte, avoir une politique plus ferme, disons, on va dire, de répartition de tous ces migrants sur toutes les régions de France. Et ce n'est pas du tout le cas. Et c'est à la difficulté...

14:25
Laurent Jacobelli

C'est sur vous d'accueil ? Parce que vous, vous êtes à l'étape suivante. Parce que peut-être qu'avant de les répartir, il faut décider si on les accueille ou pas.

14:30
Invité

Tout à fait. Mais bon, vous me dites, en fait, qu'ils sont en situation régulière. Dès lors que ces femmes sont en situation régulière, il faut effectivement leur trouver un centre d'hébergement en urgence. Alors, effectivement, le problème principal, et que tout le monde l'aura bien compris, c'est le manque de moyens, le manque de centres d'hébergement en urgence. Et comme je vous ai indiqué, en fait, la plupart des centres d'hébergement en urgence sont concentrés sur la région parisienne. Donc, évidemment, ils sont pleins, puisqu'il n'y a pas, en fait, évidemment, que les migrants. Il y a également les Français, hein, qui sont sans abrite, qu'il faut héberger.

Et il faudrait, à mon sens, faire plutôt une répartition beaucoup plus équitable sur toute la région de France.

15:12
Laurent Jacobelli

Seul problème, c'est qu'en général... Maître, le seul problème, c'est qu'en général, ils ne veulent pas bouger de Paris. C'est-à-dire que là, par exemple, il y a des cars qui ont été proposés pour bouger, pour partir en province, ils n'ont pas envie de quitter la capitale. Parce que souvent, ils ont commencé à construire leur vie, quand on est quelque part depuis 4 ou 5 ans. Et il faut le comprendre aussi. Ils ont commencé à construire leur vie à Paris. Et ils n'ont pas envie de se retrouver à Lille, Tourcoing ou même à Marseille.

15:33
Invité

Oui, mais ça, je sais bien. Mais bon, je pense que c'est quand même une solution beaucoup plus préférable que celle de se retrouver dans la rue. parce qu'il faut savoir que quand ces personnes-là, parce que c'est souvent des groupes de 250 personnes, se trouvent dans la rue, il y a des maladies, en fait. Là, au mois de mai, le mois dernier, il y a eu une épidémie de Galles, parce que les migrants s'étaient mis sous le pont dans le 19e arrondissement. Donc, il vaut mieux avoir quand même une place en province, peu importe. Parce qu'en fin de compte, c'est...

16:07
Laurent Jacobelli

Force, maître. En plus, vous êtes spécialiste des migrants. Mais qu'est-ce qu'on fait ? On les force s'ils ne veulent pas y aller ?

16:13
Invité

Après, je ne sais pas. Je ne suis pas là. Il faut voir les dispositifs qui sont possibles. Mais à mon sens, moi, je pense qu'il faut effectivement les contraintes. Parce qu'il y a quand même des femmes, il y a des enfants, il y a peut-être également des mineurs isolés. À partir de là, je pense qu'il faudrait utiliser la contrainte juridique pour les placer dans un centre d'hébergement d'urgence en province s'il n'y a plus de place en région parisienne.

16:36
Laurent Jacobelli

C'est intéressant d'entendre ça de votre bouche, puisque vous défendez les migrants en général. Donc, c'est intéressant d'entendre que pour vous, la solution, l'une des solutions, en tout cas, c'est la contrainte. Mais c'est vrai qu'on en arrive là. C'est choquant, dit Rachida Kahout. Pourquoi ? Oui, c'est surtout choquant. Mais où est l'humanité ? Vous préférez les laisser dehors devant la mairie ? Vous ne vous rendez pas compte, c'est de la folie, ce n'est pas des marchands, ce n'est pas non plus du bétail. Et je m'inquiète que justement, cet avocat, parce que c'est juste l'avocat que je ne prendrai jamais de ma vie ou que je ne conseillerai jamais.

À part les spécialistes des migrants, il est toujours en ligne avec nous, il vous répondra. Pour les personnes qui ont besoin qu'on les défendre, parce que pour le coup, là, je suis vraiment choquée. Mais qu'est-ce que vous faites ? Non, mais je veux bien que vous soyez choquée, Rachida Kahout. Mais qu'est-ce que vous faites ? C'est bon, c'est bon, les discours blabla, on s'en fout. Écoutez-moi, Rachida, écoutez-moi. Là, ils sont devant la mairie. Là, aujourd'hui, à l'heure qu'il est, il est 11h10, ils sont devant la mairie.

L'avocat qu'on a en ligne et avec lequel vous êtes très durs, je trouve, dit à un moment, il faut les prendre, il faut les mettre à l'abri en province, s'il faut, sous la contrainte. Ce qui me choque, c'est la contrainte. Et vous, vous dites quoi ? On les laisse dehors ? Non, pas du tout. Il va falloir trouver des solutions. Mais c'est quoi les solutions ? Qui sont déjà, un, la priorité, les hébergés, parce qu'on a bien vu que c'est 40% d'enfants. C'est 40% d'enfants. Oui, mais où, Rachida Kahout ? Il faut mettre en place. Mais là, aujourd'hui, on fait quoi ? Le problème, Rachida Kahout, c'est que vous êtes dans la théorie, excusez-moi. Mais oui, mais on en fait quoi ?

Il va falloir et demande gratis. On connaît, on connaît. Il n'y a pas de solution rapide et immédiate. Oui, c'est la contrainte. Vous les prenez s'il y a de la place. Je voulais revenir sur une phrase très juste qu'a dit Laurent Jacobelli. Ouh là ! Oui, oui, mais justement, et qui concerne Utopia 56, vous avez dit, le but d'Utopia 56, c'est de nous faire avoir mauvaise conscience. Oui, tout à fait. Eh bien, ils ont raison. Ils ont raison. Et c'est là, justement. Si, si, c'est exactement leur but. Et on devrait avoir mauvaise conscience. Parce que, vous, votre réponse, c'est dire, ah, désolé, il n'y a pas de place, il n'y a pas d'argent, on ne peut rien faire pour vous.

C'est ça, votre solution. Et vous êtes politique. Vous êtes, vous devez trouver des solutions. Et votre seule solution, c'est de dire... Moi, je bosse 24-24 pour les Français. Ah, ben voilà. Mais les Français, donc, il y a les autres. Mais il y a des gens qui... Bien sûr. Sauf que, pardon, mais des surfaces, il y en a. Il y a une loi de réquisition des surfaces, notamment des surfaces de l'eau. Excusez-moi, c'est pas immédiat, c'est pas immédiat. Dans les médias, on fait quoi ? Est-ce que, par exemple, le machi d'Akaoud, vous êtes choqué quand on dit qu'on ne peut pas les laisser comme ça devant la mairie de force ? S'il le faut, il faut les emmener en province.

On parle pas de pâtes et de pâtes ou de bâtes et de pailles. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? À part les émotions et les cris d'orfraie sur... Mais oui, mais oui, mais qu'est-ce qu'on fait ? Moi, j'ai pas envie. Qu'est-ce qu'on fait là ? Là, là, là. Qu'est-ce qu'on fait ? C'est pas des émotions et des cris d'orfraie. Mathias Lebeuf, qu'est-ce qu'on fait là ? On prend les gens et on les déporte et on les déplace comme des filles de pâtes. Qu'est-ce qu'on fait là ? Encore une fois, il faut trouver des... Il y a des surfaces d'hébergement, il y a des lieux à Paris qui peuvent être réquisitionnés. Il y en a pas de... Tout est plein. Même les associations vous disent que tout est plein.

On fait quoi ? Encore une fois... Donc, il n'y a pas de solution ? Jean-Marc, on est en train... Laurent Jacomélie. On est en train de tomber dans le piège. On est en train de tomber dans le piège d'Utopia 56. C'est-à-dire que la réalité qu'on voit là, ce n'est pas la réalité des manipulations. Ce qu'on voit n'est pas vrai. Je vous ai laissé parler. C'est des acteurs. Jusque-là, le débat était très intéressant. J'aimerais que... C'est un sujet important. On parle de femmes et d'enfants. D'accord. Oui, ces femmes et ces enfants existent. Peut-être et même sûrement que leur situation est réelle.

Mais des femmes avec enfants qui sont en situation irrégulière, qui viennent de perdre leur job ou de se faire plaquer par leur mari et qui sont sans logement, c'est une infime minorité. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'y intéresser. Mais c'est un miroir grossissant. La réalité de l'immigration aujourd'hui, ce n'est pas ça. Et donc, la vérité, c'est qu'il faut poser les vraies questions. Pourquoi on continue à recevoir tout le monde ? Ce n'est plus possible. Maintenant, pensez aussi aux gens qui vivent en province, qui veulent être tranquilles dans des villages de 500 habitants et qui voient arriver des centres d'hébergement où on accueille le double de la population.

Ça change complètement leur vie et on ne leur demande pas leur avis et ils n'ont pas envie de ça. Christine Kelly, parce que c'est elle qui nous alertait. Au piège et au business des migrants, il y a un business des migrants, un business d'avocats, un business d'associations et un business de passeurs. Non, non, monsieur, ce sont des milliards par an. Le business des migrants... Ça a été chiffré. Christine Kelly, parce que c'est la première qui nous alertait sur l'éventuelle manipulation de l'image en ne mettant que des femmes et des enfants devant cette mairie du 11e arrondissement où on est toujours en direct avec ces images. Absolument.

Et je pense qu'il ne faut pas tomber dans ce piège systématique d'utopia pour aller prendre un petit bébé, un enfant, etc. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de souffrance. Ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas besoin d'être hébergés. Ce qui ne veut pas dire que ces femmes et ces enfants... Moi, je suis maman. J'ai un titre de séjour. J'ai un enfant de 6 ans, 4 ans. Je ne le mets pas en train de taper sur une poubelle, déjà, puisque je le mets à l'école. Et ça sera ma priorité au lieu de tomber dans l'instrumentalisation. Lorsque les gens... La filière d'immigration, c'est que lorsqu'ils...

Les immigrés sans papier arrivent en France, dès qu'ils sont en France, on est obligés de les loger et on est obligés de les mettre à l'école. Donc, toute cette filière doit être revue. Et une fois qu'ils sont là, bien sûr qu'on doit les aider. Bien sûr qu'on doit les sauver. Bien sûr qu'on doit leur trouver une solution. Et ils le savent. Et c'est pour ça qu'ils viennent. Parce qu'on est obligés de trouver une solution. Sauf que... Et j'ai une association depuis 15 ans. Lorsque je veux reloger une famille monoparentale, il n'y a de place nulle part. Il n'y a pas de place. 2,6 millions de Français attendent un logement social.

Mais c'est vrai que quand on voit ces images, en même temps, c'est réussi. Parce qu'honnêtement, quand on voit les images qu'on est en train de voir en direct grâce à Régine Delfour et Florian Doré, quand on est en train de voir ces images, on se dit que ce n'est pas normal qu'on soit dans une situation comme ça. Et dernière chose, pardon, juste, vous savez par exemple des... Comment dirais-je ? Des happening comme ça qui arrivent régulièrement avec Utopia 56. Il y en a par exemple dans le 15e. Il y en a régulièrement et sans caméra, oui, la réalité est là, mais sans caméra. 4 jours avant, il dormait où ? 4 jours après, il dormait où ? C'est une question.

Quand une image dérange, la première réaction, c'est de dire elle est manipulée. En fait, c'est pas ce que vous dites, Christine. Si, on dit qu'il y a une manipulation de l'image... Honnêtement, je vous l'ai dit, moi, je n'ai jamais vu 250 femmes réunies dans une manifestation contre les migrants. Je n'ai jamais vu ça. Qu'il y a une mise en scène, que ce n'est pas la réaction. Je n'ai jamais vu ça. Mais il y a une mise en scène. Je n'ai jamais vu ça. Ça fait un moment que je suis sur ces sujets, je n'ai jamais vu ça. On ne parle pas des migrants dans sa généralité. Là, on parle de cas, de gens qui... C'est des cas, c'est des gens... Oui, il y a une manipulation de l'image.

Vous oubliez une chose, vous oubliez une chose, c'est que ces gens ne sont pas que des images, ils ont une réalité. C'est des vrais gens. On a dit ça aussi. C'est des femmes des enjouards, bien sûr. On a tous dit, vous focalisez sur des cas de misère, sur une image, sur la manipulation. Mais parce que l'Utopia 56, c'est les rois de la manip. Excusez-moi, c'est les rois de la manip. Ce n'est pas les rois de la manip. Imaginons un seul instant que je prenne les 2,6 millions de Français qui attendent un logement social et que je les mette devant la mairie. Vous aurez raison de le faire. Ça serait aussi de la manipulation. Non, c'est pas la manipulation. Mais j'aurais raison de le faire.

Et je vais plus loin. Imaginons que je trie uniquement les femmes et les enfants sur les 2,6 millions. Ça ne représente pas les 2,6 millions. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire que oui, ces gens-là ont besoin d'aide. Oui, il faut les aider. Mais ne soyons pas dupes de la manipulation du tri, si vous permettez l'expression, qui a été fait en amont pour pouvoir toucher les cœurs et toucher les cœurs de ceux qui ne... Allez, un dernier mot et ensuite, on va parler de nos gens. Manifestement, il y a des enfants en bataille et en âge d'aide scolarisée. Que font les services d'aide à l'enfance ? Ils sont où ? C'est ce que disait Christine aussi.

Non, mais elle a raison de trouver cette question-là. Parce que, normalement, les services sociaux d'aide à l'enfance devraient s'occuper de ces enfants. Merci à Régine Delfour et Florian Doré, grâce à qui on a ces images depuis le début de cette émission. Images donc de la mairie du 16e arrondissement en direct. Et on va continuer à suivre, bien évidemment, ce qui se passe là-bas. Autre sujet dans l'actualité, bien évidemment, c'est nos gens. Et on va partir tout de suite en direct devant le lycée où le drame s'est déroulé. On rejoint Marie-Victoire Diodonnet qui est sur place avec les images de Thibaut Marcheteau.

Avant de parler de l'aspect judiciaire, Marie-Victoire, vous êtes devant ce lycée depuis ce matin où l'ambiance est forcément très lourde avec la reprise des cours.

25:12
Présentateur

Oui, bonjour Jean-Marc. En effet, ce matin, les visages des collégiens étaient particulièrement concentrés, fermés et même silencieux à l'approche de la réouverture de cet établissement. Dans les échanges, les collégiens se disaient tout particulièrement stressés, bien sûr, et cela alors que l'emploi du temps a pourtant été adapté pour les accompagner au mieux. Ils leur sont proposés donc ce matin des ateliers culturels ou des ateliers sportifs et créatifs pour leur permettre de mieux vivre tout cela. Ce qu'il faut aussi noter, c'est que le temps fort de la journée que ces jeunes vont pouvoir vivre, c'est bien sûr cette minute de silence qui débutera dans moins d'une heure.

On l'imaginera particulièrement forte ici dans la cour du collège de Françoise Dolto, un collège de 300 élèves qui tous, plus ou moins à des degrés divers, connaissaient non seulement la victime, cette surveillante de 31 ans, mais aussi le jeune de 14 ans mis en cause et très récemment sorti de sa garde à vue.

26:18
Laurent Jacobelli

Oui, on va revenir dans un instant sur l'aspect judiciaire avec cette sortie de la garde à vue avec vous, Marie-Victoire, mais tout d'abord, j'aimerais qu'on écoute quelques témoignages que vous avez recueillis ce matin.

26:29
Locuteur non identifié

Oui, j'ai eu un peu peur sur le coup parce que c'est vrai que quand on arrive, on ne s'y attendait pas et c'est arrivé sur le coup. Donc oui, ça fait un peu peur à tout le monde. Donc c'est un peu normal que tout le monde ait peur comme ça. J'étais un peu troublée après ce qui s'est passé et je ne savais pas plus trop quoi penser. Je suis un peu stressée et j'ai peur d'envémorer un peu ce qui s'est passé mardi, même si je n'ai pas été témoin de la scène. Et ça va me faire bizarre de ne plus voir Mélanie, les récréations, de... Je ne sais pas comment dire, mais ça me fait vraiment bizarre.

J'ai peur que ça recommence, mais sinon je sais qu'il y a les surveillants qui sont là, il y a le personnel du collège, donc on est quand même un peu en sécurité malgré ce qui s'est passé mardi.

27:17
Laurent Jacobelli

Voilà, témoignages recueillis par Marie-Victoire Dieudonné et Thibaut Marcheteau. Marie-Victoire Dieudonné qu'on retrouve donc en direct de nos gens, puisque ce matin, le mineur de 14 ans a terminé sa garde à vue et le parquet requiert l'ouverture d'informations judiciaires contre lui.

27:34
Présentateur

Oui, exactement. Le parquet de Dijon a requis donc la mise en examen du jeune pour meurtre aggravé. Cela signifie donc que le chef d'assassinat n'a pas été requis. Pour être plus explicite, cela signifie qu'à ce stade, le chef et la notion de préméditation n'a pas été retenue à l'issue de la garde à vue, mais néanmoins, compte tenu de la gravité des faits, le parquet a requis le placement en détention provisoire du jeune. Pour rappel, c'est un jeune qui a reconnu avoir frappé la jeune femme à sept reprises. Il a reconnu également sa volonté de tuer une surveillante, et cela même s'il ne visait pas spécifiquement Mélanie, la victime.

Mais néanmoins, on doit rappeler, on peut rappeler ici Jean-Marc, que pour un meurtre aggravé, la peine encourue avec l'excuse de minorité et de 20 ans de réclusion criminelle.

28:27
Laurent Jacobelli

Merci beaucoup Marie-Victoire Diodonné en direct avec les images de Thébault, Marc Cheteau. On suivra bien évidemment en direct sur CNews cette minute de silence qui doit avoir lieu tout à l'heure à midi. Et justement, je voudrais que vous réagissiez à ce tweet, je ne sais pas si vous l'avez vu, de Ségolène Royal ce matin. Alors c'est assez épais mais je vais vous le lire. Non, ne faites pas de minutes de silence imposées dans tous les établissements scolaires sur l'afrodrame de nos gens. C'est n'importe quoi. Laissez les enfants et les adolescents tranquilles au lieu de les plonger dans le stress en les forçant à penser à un drame horrible. C'est un peu surréaliste.

C'est vraiment un tweet de Ségolène Royal. Ce n'est pas le Gorafi. La responsabilité du monde des adultes, c'est au contraire de protéger les enfants d'une projection dans un monde de violence, de leur donner de l'enthousiasme et une vision positive de la vie. Ont-ils pensé ce qu'ils ont inventé cette absurde minute de silence à l'effet catastrophique de ces drames sur les enfants et les adolescents déjà dépressifs que le monde des adultes prenne ses responsabilités pour lutter contre toutes les violences et laisse aux enfants et aux adolescents le droit de l'insouciance. Elle est coupée du monde, Laurent Jacobi, dit là ? Complètement. Qu'est-ce qui lui prend ? C'est lunaire.

En fait, c'est un déni total. Total. Quel gamin aujourd'hui n'a pas appris ce qui s'était passé soit en regardant la télévision soit pire encore ceux qui étaient camarades de classe de l'assassin et ceux qui connaissaient la surveillante ? Je pense qu'à un moment il faut dire les choses et c'est justement l'occasion d'expliquer aux gamins. C'est ce que disent tous les psys, il faut parler. L'insécurité, ce travail, avec l'autorité, on ne peut pas lier à ça, qu'il ne faut pas porter de couteau. Il y a tout un travail pédagogique qui probablement n'a jamais été fait et qui explique qu'aujourd'hui il y a des gamins avec des couteaux qui tuent des surveillants.

Donc on peut continuer à faire l'autruche, à mettre la tête dans le sable, à dire que tout va bien, que les enfants c'est des bisounours et que les collèges s'élilent aux enfants mais ce n'est pas le cas. Donc il vaut mieux affronter la réalité en face. Personne ne pense que c'est la panacée. Personne ne pense qu'après la minute de silence il n'y aura plus de problème. Il y a 120 attaques au couteau. On pense que c'est peut-être une façon d'ouvrir le dialogue. Moi ce qui m'intéresse ce n'est pas la minute de silence c'est ce qui va se passer après. J'espère qu'il y a un compagnement. C'est si ça va libérer la parole derrière. Christine Kelly vous n'êtes pas d'accord avec moi ?

Pas tout à fait. Mais vous avez le droit. On est là pour ça. Parce que je me suis posé la même réflexion que Ségolène Royal. A la fois je trouve de parler de ça avec les enfants à l'école mais je me dis aussi que c'est d'abord la responsabilité des parents. Bon ça c'est une chose. La deuxième chose c'est que je connais un enfant de 6ème qui est dans un établissement public un collège, pensionnat sans téléphone portable. Est-ce que introduire et qui va faire à midi une minute de silence est-ce qu'introduire ça dans l'établissement alors que les enfants sont en train de jouer ensemble à ce moment-là est-ce que ça vaut le coup ? Est-ce que ce n'est pas plus la responsabilité des parents ?

Voilà, c'est pour ça que je suis un peu mitigée. Moi j'aurais préféré que ça soit moi qui en parle à mon enfant au lieu que ça soit cette minute de silence imposée. Je vais vous dire Christine, alors ce que vous dites s'entend mais je trouve que c'est le ton du tweet qui ne va pas alors dans ce cas-là. C'est ne faites pas cette minute de silence c'est n'importe quoi laissez les enfants et les adolescents tranquillis c'est le ton qui ne va pas. On est en direct avec le docteur Stéphane Clerget pédopsychiatre. Bonjour docteur merci d'être en direct avec nous.

Peut-être d'ailleurs une première réaction sur ce tweet de Ségolène Royal qui dit que c'est terrible de faire une minute de silence après ce drame parce que ça projette dit-il les enfants dans le monde des adultes et ça leur fait peur ça les rend encore plus dépressifs. Quel est votre regard de pédopsychiatre ?

C'est évidemment n'importe quoi on sait très bien l'utilité des minutes de silence on sait qu'il faut bien faire quelque chose il faut bien aussi ne pas faire de silence ce serait faire comme si c'était absolument rien passé alors qu'évidemment tous les adolescents et les adultes de l'établissement sont choqués il faut non rendre hommage aux morts ça existe depuis toujours depuis des siècles ça a du sens sur le plan symbolique donc non je ne comprends pas je ne comprends pas qu'on lise ces textos d'ailleurs C'est un autre débat plus sérieusement docteur c'est vrai qu'on s'interroge quand même sur ce regain de violence on s'interroge sur également ce collégien qui a 14 ans et qui a commis ce meurtre terrible alors on nous explique que finalement il n'éprouve pas de regrets il voulait simplement tuer passer à l'acte est-ce que ça vous paraît crédible ?

Oui ça paraît crédible malheureusement maintenant évidemment c'est un entretien une évaluation psychiatrique on n'a pas eu d'entretien suffisant avec les parents pour poser un véritable diagnostic et comprendre les mobiles du meurtre mais ce sont des premiers éléments nous pédopsychiatres qu'est-ce qu'on entend par là dans ce profil où apparemment il n'y a pas de délire où il n'y a aucune culpabilité où il y a déjà eu des comportements violents où il n'y a pas de regrets pas d'empathie ça évoque un profil de psychopathe même si on ne pose pas ce diagnostic-là chez des garçons de 14 ans en France parce qu'il y a encore des capacités évolutives mais c'est mauvais signe donc c'est un trouble de la personnalité on grandit on ne sait pas très bien les causes si on grandit dans des familles avec une éducation déficiente ou avec un parent psychopathe lui-même ça favorise certainement mais le malheur c'est qu'on ne sait pas soigner la psychopathie à l'adolescence il y a des programmes aux Etats-Unis où les adolescents sont dans des structures fermées et il y a tout un travail de rééducation avec reconnaissance de la souffrance de l'autre etc.

ça n'existe pas en France ce ne sont pas des adolescents qui vont se plaindre ils ne vont pas demander de l'aide c'est de toute façon toujours de la faute des autres et ils ne se remettent jamais en question donc on est vraiment là dans un tout noir j'allais dire des troubles de la personnalité c'est très très difficile à prendre en charge mais en tout cas ce n'est pas une cause d'alternement du discernement je ne sais pas mais docteur excusez-moi mais je vais être très basique parce que je crois que enfin beaucoup peut-être se posent la question parmi les gens qui nous regardent vous parlez de psychopathie vous pouvez nous définir parce qu'on mélange tout en fait on mélange tous les mots quand on n'est pas un professionnel comme vous c'est quoi un psychopathe précisément ?

un psychopathe c'est un individu intelligent enfin normalement intelligent ni plus ni moins il peut l'être il peut ne pas l'être qui n'a pas de problème physique qui n'a pas de plainte particulière mais qui a un véritable déficit d'empathie c'est-à-dire que les soucis de l'autre ne le préoccupent jamais il n'est jamais touché par l'autre et quand il le fait il le fait semblant et par ailleurs c'est un individu qui ne supporte pas les frustrations quelles qu'elles soient alors les enfants de 4 ans 5 ans ne supportent pas la frustration les adolescents aussi quand c'est un adulte on supporte un peu mieux les frustrations donc il ne supporte pas la frustration il n'y a que lui qui l'intéresse et donc il évolue de cette manière-là et il est souvent violent quand il est frustré c'est-à-dire qu'on tout va bien quand on lui donne ce qu'il y a tout va bien mais s'il est frustré il peut être violent plus ou moins violent mais sa violence peut aller

35:23
Invité

jusqu'au crime malheureusement

35:25
Laurent Jacobelli

là effectivement quand vous dressez ce portrait vu ce qu'on en sait alors qu'il est et encore une fois on n'est pas dans le quête on n'est pas médecin mais ça ressemble effectivement à ce qui s'est passé dernière question on parle beaucoup des réseaux sociaux alors même si visiblement d'après ce qui a été dit hier les réseaux sociaux n'ont pas influencé ce geste terrible mais enfin on dit beaucoup l'horreur c'est les réseaux sociaux c'est les réseaux sociaux qui poussent les jeunes à tout ça est-ce que vous êtes d'accord avec cette analyse ?

alors ce qu'on peut dire parce que vous nous donnez un peu le mal de mer d'accord pardon excusez-vous les réseaux sociaux ne favorisent pas l'empathie c'est du temps perdu c'est du temps éducatif perdu c'est du temps d'interaction sociale en moins c'est du temps éducatif en moins donc c'est pas bon pour grand chose et évidemment ça ne va pas améliorer la psychopathie si on l'est mais les psychopathes existent depuis bien avant les réseaux sociaux malheureusement ils existent depuis que l'homme existe donc on ne peut pas dire que ce soit la cause de la psychopathie on n'a pas observé une recrudescence de psychopathie depuis les réseaux sociaux il y a d'autres troubles qui ont été démontrés mais pas celui-là en tout cas docteur Clerger merci d'avoir été en direct avec nous pour cet éclairage très intéressant et en plus la définition de la psychopathie je trouve très intéressante parce que les médias on peut sans arrêt des mots en se disant les gens savent exactement ce que ça veut dire moi honnêtement je n'avais pas la définition précise de ce qu'était la psychopathie psychopathie pardon Mathias Lavelle je voulais revenir sur ce tweet de Ségolène Royal on ne peut pas s'enfermer dans une logique de youpi tout va bien c'est complètement absurde et pour le coup je suis complètement d'accord avec Laurent ça fait deux fois aujourd'hui ça fait deux fois aujourd'hui mais je n'ai pas peur de le dire moi quand je suis d'accord à quoi sert cette minute de silence bien sûr qu'il y a quelque chose de symbolique l'hommage à la personne décédée mais il y a plus que ça c'est que cette minute de silence elle va créer justement ou elle va tenter de créer de l'empathie cette fameuse empathie on constate que les jeunes n'ont plus d'empathie qui sont enfermés dans une bulle et que l'autre n'est plus considéré comme un autre soi-même pour faire de la philo la minute de silence c'est rendre hommage et créer justement cette empathie c'est à dire prendre conscience de cette perte d'humanité et de ce point de vue là vous savez c'est pas la minute de silence qui va traumatiser je me disais c'est une façon d'ouvrir le dialogue c'est ça et en plus effectivement après ça peut permettre c'est également une forme d'éducation parce que de respect oui tout à fait c'est là où ça me gêne on se sensibilise mais quand aujourd'hui en fait les jeunes je pense que ça ne nous a pas échappé sont en perte de repère et je crois qu'en fait il en va de notre responsabilité que justement de continuer à pérenniser cette prise de conscience par des actes qui sont forts parce que le fait de tout stopper en fait psychologiquement comme un pacte ce que ça a auprès des gamins c'est qu'on se dit ah bah tiens on fait une minute de silence ça interroge mais en même temps moi j'aimerais qu'on accompagne ça par des ateliers de sensibilisation par rapport au fait que si on fait cette minute de silence et bien c'est parce que il y a eu un acte grave j'aurais juste qu'on écoute Christine parce que c'est la seule qui défendait un peu qui défendait un peu Ségolène Royal ça me gêne de défendre Ségolène Royal mais je veux dire que d'être mais moi je veux la responsabilité de l'éducation pour moi c'est les parents et c'est pour ça que ça me gêne et c'est pour ça que la minute de silence comme disait Gabrielle Cluzel c'est une minute d'impuissance oui pour le symbole oui pour la minute de silence oui pour le symbole oui pour l'hommage aux morts je suis d'accord mais de ne déresponsabilisant pas les parents et on dit que c'est l'école il faut faire des ateliers les parents on n'en serait pas là si les parents n'étaient pas médiquaient pas leurs enfants Catherine Vautrin était ce matin ministre du travail de la santé des solidarités de la famille le dernier ferme la porte était ce matin l'invité de Sonia Mabrouk et écoutez elle est revenue justement sur la responsabilité des parents

39:05
Présentateur

il y a pour la première fois la création d'un délit de soustraction précisément dû à ses obligations légales

39:14
Laurent Jacobelli

d'un parent ce qui montre bien que être parent c'est une responsabilité et vous êtes favorable bien sûr et que chaque parent doit assumer les responsabilités qui sont les siennes ça ne veut pas dire qu'il faut laisser un parent tout seul je ne suis pas là pour porter un jugement sur la façon dont les gens éduquent leurs enfants je suis là pour dire qu'on a une responsabilité en tant que parent et que cette responsabilité d'élever d'accompagner son enfant on doit la porter elle a raison là-dessus raison à 100% je suis d'accord avec ça effectivement on ne fait pas on ne fait pas des offenses vous vous rendez compte qu'on est obligé de passer par des lois par des textes de loi pour dire que les parents sont responsables ça me paraît tellement évident ça permet de pénaliser après et de poursuivre les parents s'il y a un souci je voulais juste dire Christine a raison bien évidemment que le premier cercle la première responsabilité c'est celle des parents sauf que quand la responsabilité des parents est défaillante quand on a de fait on a des parents qui aujourd'hui sont irresponsables et laissent leurs enfants à la rue j'entends bien la société la société et tous ces relais est bien obligée de tenter de pallier et de redonnons la responsabilité aux parents c'est facile à dire c'est difficile un mot Laurent Jacobéli on fait la pause pour ça il faut agir et je crois qu'il faut accepter de dire que les parents d'enfants à problème comme ceux-là on doit on doit se retourner vers eux leur donner une responsabilité elle peut être financière en coupant un certain nombre d'allocations on peut leur donner la responsabilité juridique parce qu'il y a un trou noir je suis d'accord avec ça on dit il y a la responsabilité pénale à partir de 16 ans et là les parents ne sont pas responsables mais qui est responsable alors et puis deuxièmement il y a quand même quelque chose moi qui m'intrigue dans cette histoire c'est que le gamin l'ado laissant là qui est un meurtrier pour moi un assassin présumé innocent malgré tout judiciairement il y a eu des alertes il a fait déjà deux actes de violence très graves il y avait trois manières de réagir l'emmener voir un psychologue ou un psychiatre parce que clairement c'était pas un comportement normal ça n'a pas été fait peut-être une réponse sociale est-ce qu'il a des problèmes chez lui est-ce qu'il est maltraité chez lui pas de réponse sociale et une réponse juridique pourquoi pas avec une peine courte s'il a vraiment il a créé un dommage grave chez les autres il n'y a rien eu il n'y a rien eu il n'y a eu des alertes et tout le monde nous dit il n'y avait aucun signe c'est ça moi qui m'épate c'est que tout le monde dit bah oui il y a eu deux signes sérieux on va faire la pause et on va changer de sujet juste après la pause si vous voulez bien on va parler de totalement autre chose on va parler d'une conférence sur l'islamophobie qui va arriver alors ça c'est quelque chose c'est à l'initiative de LFI avec le célèbre Hugo Mazouz je ne sais pas qui c'est et Raphaël Arnaud qui seront là vous voyez cette affiche alors ça fait scandale Louis Alliot demande l'interdiction de cette conférence parce que ça se fait à Perpignan et c'est chez lui il demande l'interdiction on vous parlera également de Jean-Luc Mélenchon qui nous explique que Rima Hassan est sacrée elle est sacrée la république c'est elle dit-il on va en parler et puis on vous parlera également de cette chroniqueuse de RMC et BFM qui est virée enfin en tout cas le SNJ demande qu'elle ne soit plus à l'antenne à cause de ses positions pro-Israël on vous parle de tout ça dans un instant elle s'appelle Barbara Lefebvre on a vu sa photo il y a beaucoup de choses à tout de suite en direct sur CNews

42:10
Invité

Geoffroy Lejeune directeur général de la rédaction

42:23
Locuteur non identifié

cette semaine dans le JD News la méthode de Georgia Meloni pour redresser son pays immigration économie diplomatie comment la femme forte italienne agit pour remettre son pays au coeur de l'Europe conversion prière chant et marche vers la cathédrale le JD News était au coeur du pèlerinage de Chartres et vous raconte l'espérance de la France chrétienne et les éditos de Laurence Ferrari Vincent Hervouette Edouard Tétrault et Philippe Devilliers

42:45
Invité

le JD News votre nouvelle hebdomadaire 2,20 chaque mercredi en kiosque c'est le dimanche dans le JDD

42:50
Locuteur non identifié

lisable en toute sécurité

43:11
Laurent Jacobelli

après le meurtre d'une surveillante à Nogent en Haute-Marne une minute de silence sera observée à midi dans tous les établissements scolaires en mémoire de Mélanie 31 ans tuée à coup de couteau par un élève de 14 ans minute de silence que vous pourrez évidemment suivre en direct sur notre antenne la famille de Gaulle remet le manuscrit de l'appel du 18 juin à l'état manuscrit recto verso portant de nombreuses ratures et corrections il a d'abord été conservé par Yvonne l'épouse du général puis les deux feuillets ont été déposés dans des coffres de banques avant d'être conservés par leur fils aîné et puis des feux de forêt hors de contrôle menacent la région de Vancouver au Canada des incendies qui ravagent déjà la ville de Squamish située seulement à 65 km de là conséquence l'état d'urgence a été décrété et des milliers de personnes sont appelées à se préparer à évacuer 11h37 sur ces news merci d'être en direct avec nous on revient donc sur cette affiche cette conférence pour l'islamophobie on est à Perpignan Louis Alliot demande l'interdiction de cette conférence il dit j'ai pris un arrêté d'interdiction de manifestation pour cette provocation Jean-Philippe Tanguy du RN dit c'est officiel LFI est devenu complètement zinzin à quand l'interdiction officielle des non-voilés à leur meeting et je voudrais qu'on revoit un instant cette affiche quand même cette affiche elle dit beaucoup de choses puisqu'on voit sur cette affiche on voit donc le célèbre Hugo Mazouz qui est visiblement des jeunes LFI on voit Raphaël Arnaud qu'on connaît et qui est élu et député LFI et puis alors la seule qu'on ne voit pas c'est la femme la femme qui est représentée par un dessin qui est en plus un dessin d'une femme voilée cette femme qui s'appelle Chérine visiblement et qui est totalement invisibilisée sur l'affiche ça évoque quoi Christine Kelly pour vous ?

Ah moi ça me choque ça me choque parce que je me dis et je vous le disais pendant la c'est ce que je voudrais que vous répétiez justement oui que pour moi c'est une affiche talibane c'est une affiche d'Afghanistan c'est une affiche où la femme n'existe pas la femme est complètement fantomatique la femme est un dessin elle n'est même pas un être humain sur cette affiche la femme n'est pas considérée comme un être humain jusqu'à quand pardon on va tolérer ça jusqu'à quand on va interdire aux femmes interdire entre guillemets d'aller en mini jupe dans la rue de sortir tard le soir de prendre un chauffeur un véhicule en toute sécurité pardon mais le recul des femmes est tellement criant tellement puissant que tout le monde devrait se révolter contre une affiche comme ça nous sommes en France nous sommes dans le pays comme disait Mathias Leboeuf de l'humanité nous sommes dans le pays où on aime les hommes les femmes nous sommes dans le pays où on respecte l'homme et la femme comment peut-on mettre une femme la réduire à un dessin la réduire à un coloriage alors que c'est une affiche où il y a deux hommes qui sont eux des êtres humains même si l'un d'entre eux est triple fichier et à la limite ils auraient pu faire trois dessins moi ça m'aurait moins choqué si cette femme imaginons que cette femme ne veuille pas montrer son visage pourquoi en même temps elle va faire un meeting c'est un peu dur de dire je ne vais pas montrer mon visage mais enfin bref si elle ne veut pas montrer son visage on fait trois dessins on ne montre pas deux hommes et on n'invisibilise pas la femme comme ça Laurent Jacobelli il y a quelques jours le même Raphaël Arnaud participait à une manifestation féministe il y a un moment il va falloir trouver la logique c'est complètement aberrant il faut qu'il choisisse son camp moi je pense qu'aujourd'hui la France insoumise pourquoi la prochaine étape il va nous faire une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour interdire aux femmes de conduire des voitures interdire aux femmes de travailler interdire aux femmes de montrer leur visage enfin c'est aberrant c'est organisé par qui ?

la France insoumise on connait les accointances avec l'islam radical et les étudiants musulmans de France qui ont été reconnus comme proches des frères musulmans c'est une provocation au moment où tout le monde sait tout le monde dit qu'il y a un problème avec les frères musulmans qui font de l'antrisme qui essayent de faire avancer un agenda d'un islam politique une fois encore je fais bien la différence avec l'islam quotidien qui est la religion de beaucoup de français et bien on arrive avec cette affiche qui est revendicative qui est bah voilà la femme n'est pas légale de l'homme la femme est impure elle doit se cacher et puis on est très heureux de faire une réunion et bien je dis bravo bravo à Louis Alliot maire de Perpignan de vouloir faire interdire cette manifestation non seulement l'affiche est honteux non non non les étudiants musulmans de France il faut encore je le répète pour les frères oui mais en même temps il n'y a qu'à interdire l'association aussi excusez-moi excusez-moi il faut commencer par le début le début si cette association effectivement les proches les frères musulmans elles représentent un risque il faut l'interdire et on y va si elle est autorisée c'est compliqué de faire c'est compliqué Rachida Kahout s'arrêter sur la fiche qui est effectivement choquante donc je vous rejoins là-dessus c'est plus enfin pour moi c'est l'arbre qui cache la forêt parce que le vrai sujet c'est justement et bien effectivement l'islamophobie en France terme inventé par qui d'ailleurs l'islamophobie le sujet c'est l'islamophobie non c'est pas le sujet c'est pas l'islamophobie la conférence qui est proposée en fait est sur l'islamophobie donc en fait c'est un échange pour voir effectivement est-ce que l'islamophobie aujourd'hui est un vrai sujet en France et en l'occurrence pour ma part je dis que l'islamophobie est effectivement un vrai sujet vous reprenez le terme est-ce que vous me reconnaissez sur cette affiche vous avez des actes vous avez des actes anti-prodicieuses que vous me reconnaissez sur cette affiche cette affiche je vous ai dit pour moi elle est à gerbée donc elle est inappropriée elle est donc ça donne le ton de la conférence elle pose un problème mais je vous dis que c'est l'arme qui cache la forêt pour moi le sujet ici fondamental c'est effectivement cette initiative de mener une conférence sur ce sujet mais vous la condamnez ou pas je ne comprends pas la fiche je vous ai dit non mais la conférence la conférence c'est un vrai sujet pour vous attendez moi je suis pour le débat elle est assez grande pour répondre vous savez c'est une femme elle peut répondre toute seule je suis pour le débat pour les échanges et l'islamophobie fait partie des sujets de société qu'il ne faut pas occulter c'est un sujet de société donc vous reprenez le terme d'islamophobie excusez-moi quand vous avez des actes

49:11
Locuteur non identifié

anti-religieux

49:11
Laurent Jacobelli

quand vous avez des actes anti-religieux comme dernièrement le tunisien qui est mort et puis évidemment tout le monde soutient à toute sa famille quand vous avez effectivement les actes anti-religieux qui sont antisémites et aujourd'hui vous avez tout donc dernièrement le rabbin qui a été agressé à deux reprises vous vous rendez compte donc en fait l'antisémitisme au même titre que l'islamophobie sont des sujets fondamentaux alors moi globalement je souscris à tout ce qui vient d'être dit on n'a pas dit la même chose personne n'a dit la même chose mais je souscris vous souscrivez à tout vous êtes Emmanuel Macron vous c'est en même temps je m'en voudrais je souscris sur la fiche je souscris aux propos et à la condamnation et je vais même rajouter une chose je vais même dire que c'est une honte que les jeunes insoumis participent à ça je trouve ça absolument honteux et effectivement quand on fait des manifestations pour soutenir le féminisme on ne fait pas ce genre de choses là donc franchement les jeunes insoumis c'est une honte de souscrire à cette affiche après voilà après il y a deux sujets et c'est là où il y a une manipulation pour moi du rassemblement national c'est que ben oui parce que vous en profitez mais non mais vous en profitez pour interdire la conférence interdire la fiche que Louis Alliot demande d'interdire la fiche qu'est scandaleuse mais la conférence bien sûr qu'il y a un sujet sur l'islamophobie et là encore vous dites ah mais vous souscrivez à ce terme mais c'est exactement la même histoire ce qui vous gêne c'est le terme mais pas la réalité la réalité c'est qu'aujourd'hui effectivement il y a un certain nombre de musulmans qui sont en but à une forme de racisme et c'est ça l'islamophobie on a compris Laurent Jacobini vous répond rapidement je vais donner assez bien Louis Alliot pour vous dire que s'il y avait eu une réunion un colloque sur l'antiracisme comment en France on lutte contre le racisme l'antisémitisme etc il l'aurait laissé sans aucun problème le problème là c'est que c'est une manipulation par des courants proches des frères musulmans qui est de dire vous condamnez le fait qu'on mette une femme en dessin vous condamnez le fait qu'on veut le voir les femmes donc vous êtes islamophobe c'est toute la rhétorique des frères musulmans qui est dangereuse et c'est un piège aussi pour nos compatriotes musulmans vous avez raison il y a un piège mais faisons interdire cette affiche qui est dégueulasse mais laissons la liberté d'expression

Laurent Jacobelli : "La France ne peut plus accueillir tout le monde !" (CNEWS) — Laurent Jacobelli · Pourquijevote