PEUT-ON ÊTRE DE GAUCHE ET PRO-EUROPÉEN ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi n'avez-vous pas été de cette aventure PS Place Publique ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quels enseignements tirez-vous de ce résultat ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
L'union de la gauche est-elle possible aujourd'hui ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La gauche peut-elle être pro-européenne ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les victoires que vous revendiquez au Parlement européen ?
- 22:00OuverteRéponse directe
L'Allemagne bloque-t-elle les avancées fiscales en Europe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Virginie RozièresFait
« il ya une nécessité un c'est que si on veut pouvoir conduire des politiques qui ne sont pas les politiques néolibérales qui sont à l'oeuvre aujourd'hui ça veut dire qu'il faut remporter les élections »
- 14:00Virginie RozièresFait
« la question européenne reste peut-être une des questions les plus structurellement clivante à gauche européenne »
- 18:00Virginie RozièresFait
« le traité de lisbonne dans l'ensemble a globalement rendu les institutions européennes plus démocratique que ce qu'elles étaient avant »
- 20:00Virginie RozièresFait
« aujourd'hui effectivement elles ne sont plus accessibles au débat politique et c'est vraiment c'est effectivement un défi de la gauche que d'arriver à remettre ces questions sur la table »
- 36:00Virginie RozièresFait
« l'allemagne a finalement basculé s'est ralliée à la position du parlement comme quoi le parlement peut avoir gain de cause »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] les dernières élections européennes viennent de livrer leur verdict un verdict difficile à déchiffrer notamment parce qu'il se lit toujours en france en tout cas sous un double prisme national et global mais aussi parce que les institutions européennes fonctionne selon des jeux et des combinaisons difficile à déchiffrer pour une opinion hexagonal qui s'en soucie en réalité bien peu pour décrypter tout ça nous avons fait appel à virginie raudière députée européenne sortante issue des radicaux de gauche elle n'était pas candidat de cette fois ci pour des raisons qui nous expliquera mais nous l'avons surtout sollicitée pour analyser avec la subtilité de l'insider ce scrutin donc certains nous disent qu'il vaut dix filles bien des choses dont les rapports de force au parlement européen bonjour virginie rosières bonjour alors la liste dont vous auriez dû ou pu être membre finalement fini c'est à dire la liste ps place publique finit assez pour cent environ 6% pourquoi n'avez vous pas été de cette aventure des as de la première question est quels enseignements tirez-vous de ce résultat nous les radicaux de gauche en fait on a appelé à l'union de la gauche de toute la gauche depuis le mois de juin 2010 et 2018 donc quelque part les résultats nous donne raison a posteriori bon ça sert à rien d'avoir raison trop tôt et puis d'avoir raison tout seul et c'est vrai qu'on a discuté avec tous les toutes les formations politiques de gauche le ps place publique prétendait vouloir faire l'union de la gauche on est rentré en discussions avec eux on avait trouvé un accord et puis la semaine qui a précédé la clôture des listes tout d'un coup l'accord tombe à l'eau et en fait les termes de l'accord sont revus simplement parce qu'il faut savoir que avec stéphane septembre est donc et co président des radicaux de gauche avec moi nous avons créé ce parti lorsque le père j'ai de l'époque est parti avec macron simplement certains reviennent aujourd'hui déçus par macron soi-disant ou déçus peut-être parce qu'il aura été proposée par macro et du coup sont venus faire un chantage auprès du parti socialiste et de raphaël glucksmann qui ont décidé d'y céder peut-être parce que le poids d'un groupe de presse du sud ouest étaient en jeu et qu'ils n'ont pas voulu cela cher voilà donc mais j'ai eu les messages noir sur blanc qui m'expliquait que jean michel baylet n'était pas content et que donc il fallait revoir les termes de l'accord moi je considère que des gens qui disent qu'ils vont défendre les citoyens contre les lobbys à bruxelles doivent commencer par résister aux pressions pendant la campagne pour la constitution de leur liste dans ces conditions j'ai préféré expliquer ce qui était en train de se passer et puis considéré que de toute façon j'allais nous allions nous les radicaux doivent parce que nous étions six sur la liste nous allions d'annoncer cet accord parce qu'on en politique la cohérence entre les paroles et les actes c'est important alors vous avez évoqué l'expression union de la gauche mais en fait à peine l'avez vous énoncez cette expression que vous parler des combinaisons des petits jeux d'appareils de tout ce qui fait qu'on fait finalement cette union de la gauche est désapprouvée par un certain nombre d'électeurs historiquement de gauche qui se disent que c'est meilleur moyen de créer un panier de crabes politiquement indéchiffrables et surtout une alliance d'appareils une sorte de combinaison d'ambition et du coup aujourd'hui la gauche est affaibli les forces de boschaud émietté mais le désir d'unité n'est pas forcément naturel dans la mesure où je trouve qu'il est présent quand même chez les ch et les militants et les sympathisants une pendant cette campagne moi j'étais beaucoup interpellé 11e qu'est ce que vous faites pourquoi est ce que il ya autant de autant de listes pourquoi c'est aussi fragmentée donc par contre ce désir d'unité et sans doute pas partagé par les appareils et par les chefs de partis ou de combat par tous en tout cas l'initiative pf place publique c'était une tentative d' unir la gauche non mélenchonistes qu'il est possible aujourd'hui d'aggloméré toutes ses forces c'est à dire le social-libéralisme le populisme de gauche la gauche critique radicale et l'extrême gauche mais excluent franchement possible d'aggloméré ses projets pour l'éthique qui semble aujourd'hui totalement et par enfin complètement dissonant mais il ya une nécessité un c'est que si on veut pouvoir conduire des politiques qui ne sont pas les politiques néolibérales qui sont à l'oeuvre aujourd'hui ça veut dire qu'il faut remporter les élections un moment il faut remporter les élections il faut qu'on se rassemble et ça les militants et les sympathisants l'ont bien compris après c'est vrai que si on commence par faire l'union parler l'union des appareils par an faire des tractations plutôt que des convergences de fond on voit bien que de toute façon on est sur une union de façade qui n'est pas solide qui ne tient pas et surtout quand on a pas d'accord sur le contenu de ce qui va être mené comme comme politique donc c'est d'ailleurs l'échec c'est le constat d'échec sur cette séquence là mais on voit aussi que de l'agglo si la gauche veut gagner il faut qu'elles soient unis alors il ya des divergences il ya différentes de mais c'est pas nous c'est pas nouveau c'est pas d'aujourd'hui car il ya différentes sensibilités dans la dans la grande famille de gauche mais je pense qu'il faut sauvegarder d'aidé ostracisation considérer dvd des livres et des brevets de gauche simplement on m'en donnait je pense qu'il va falloir qu'on se retrouve tous autour d'une table et on commence à discuter seulement parmi les radicaux une partie des radicaux est parti avec emmanuel macron qui est quand même le contraire absolu c'est ce qu'on peut appeler à gauche du parti des forces du ps est allé à en marche et donc finalement on en vient à se demander si depuis au moins 30 ans on ne se leurre pas sur l'existence de cette gauche mais c'est pas tout faire sur le les forces appartenant à cette gauche est ce qu'on peut dire que le parti socialiste quand il a cessé d'être un parti de gauche on peut se poser cette question par email ça dépend si on regarde les politiques conduites sur la fin du quinquennat hollande je pense qu'on mais assez loin de ce que ce à quoi aspire et le peuple de gauche d'ailleurs la sanction est venue de là mais moi je connais plein de militants socialistes qui sont des gens de gauche et je vous vois pas comment on pourrait dénié la qualité de leurs convictions c'est pour ça que moi je pense qu'il faut se mettre d'accord sur le contenu après les étiquettes les chapelles ça vient surtout faire intervenir des considérations qui sont des considérations de pouvoir de tractations de marchandage vous pas vous parliez de une partie des radicaux qui se prétendent les deux gauchers qui est parti avec macron mais moi je connais plein de gens monde en 2007 qui des gens des gens vraiment de gauche qui ont été leurrés qui met la question c'est pourquoi quand est ce que vous prenez conscience et quand est ce que vous vous revenez à vos convictions si vous le fait qu'on vous rendez compte que vous êtes qui a effectivement eu une erreur sur la personne c'est ça tout à fait respectable c'est regrettable mais respectable si vous le faites simplement parce que les négociations échouent et vous avez été mal servi là c'est plus compliqué mais est ce que la construction européenne est ce que le traité constitutionnel européen dix ans est quasi guerre civile idéologique de 2005 n'a pas d'une certaine manière mis un terme à ce consensus sur les appartenances politiques en france c'est vrai que là c'est une question qui est à main fracturée tout tout l'échiquier politique mais la gauche en particulier il faut croire que certains certaines questions restent insuffisamment approfondie en tout cas évidemment que la question européenne reste peut-être une des questions les plus structurellement clivante à gauche européenne j'ai avec de longs débats avec mon ami emmanuel morel dont je fais plaisir de constater la réélection aujourd'hui et que je salue sur la question est tout à fait sûre l'actrice vallée de l'authie donc la tête de la gauche la gauche républicaine et socialistes sur la question européenne en a eu de longs débats des confrontations de points de vue mais on peut avoir ces confrontations de points de vue éventuellement des désaccords qui sont pas forcément des désaccords sur le contenu des politiques mais sur la manière dont on traite l'objet européen pour essayer de parvenir à un résultat en matière de contenu politique on peut se dire qu'il faille être installées du rapport de force certains la question c'est comment et à quel prix et est ce que on considère que cet édifice européen qui est pour un parfait qu'il soit doit être détruit pour en construire un autre où est ce qu'on considère que le moment politique pour arriver à créer une cohésion européenne n'est pas là et que donc on essaie de faire bouger le cadre sont pour autant le jeter à bas coûts comment on peut encore se dire proche du peuple et se dire pro européen en parlant de cette europe là même qui est née d'une dépossession de 2005 lors du traité constitutionnel européen une sorte de 10 de dépossession démocratique alors leur ai fermé cinq races évidemment un traumatisme en france mais j'ai apporté quelques nuances quand sarkozy s'est présenté en 2007 il a dit il a annoncé que il ferait adopter le traité de lisbonne alors qui effectivement est assez s'inspire assez largement du traité constitutionnel européen sur lequel les français avaient voté non en 2005 il avait avancé qui le ferait passer par avoir de congrès il a été élu il a mis en oeuvre ce qu'il avait annoncé donc quelque part le chemin était tracé maintenant le traité de lisbonne dans l'ensemble a globalement rendu les institutions européennes plus démocratique que ce qu'elles étaient avant donc ça a plutôt diminuer les reproches diminuer les reproches qu'on sent lésé sans descendre les évacuer complètement quand même on abonde un parlement qui s'est trouvée de manière très conséquente renforcé dans ses pouvoirs l'avoir plus important est aujourd'hui c'est grâce à ça que on arrive à faire en sorte que le parlement fasse bouger les lignes sur certains sujets pas tous et fait effectivement la question la question économique en fait la question des politiques économiques du traité de stabilité sont des questions centrales et aujourd'hui effectivement elles ne sont plus accessibles au débat politique et c'est vraiment c'est effectivement un défi de la gauche que d'arriver à remettre ces questions sur la table mais c'est aussi arriver à les faire exister dans le débat politique aujourd'hui et moi je constate que en tout cas sur le plan européen c'est des questions qui ont été complètement évacué en 2014 ont commencé le mandat en parlant de l'austérité je demande la critique de lost et des politiques d'austérité de la critique des contraintes budgétaires il ces questions alors et est aujourd'hui complètement évacué pour parler uniquement de questions identitaires 1 et d'immigration et retourner un peu à nos histoires franco française s clés pertinents d'analyser ce scrutin d'un point de vue franco français est-ce qu'il est pertinent de trouver des enseignements à tirer de ce scrutin je vous lis par exemple des phrases de la professeure de philosophie barbara stiegler spécialiste du néolibéralisme qui disait aujourd'hui dans libé je constate que les résultats sortis des urnes le rendent absolument pas compte de tout ce qui s'est produit 10 nuits de complètement inédit dans notre vie politique depuis six mois où est le mouvement désillusion dans les urnes nulle part cette distorsion spectaculaire montre qu'il ya un dysfonctionnement majeur dans notre démocratie est ce que vous êtes d'accord avec elle ou est ce que vous pensez qu'avec des choses à analyser une sorte de retrouvailles entre la réalité politique et la réalité des urnes aujourd'hui je sais pas c'est trop sa paradoxale quand même voter est toujours surprenant il l'a été cette fois ci mais c'est pas parce qu'on n'y retrouve pas ce qu'on a tous s'attendent à y retrouver qu'il faut le disqualifier peut-être qui a par contre à chercher les raisons peut-être aussi en attend pas la même chose d'un mouvement d'un mouvement social même s'il est d'une nature un peu particulière consolider des filets jaunes et d'une représentation politique c'est pas ce serait pas de nouveau 'qe' on est effectivement ça hiatus entre une revendication sociale et l'adhésion un mouvement social quand il est dans sa forme mouvement social sans pour autant vouloir lui donner lui donner un débouché politique c'est vrai qu'aujourd'hui quand même ça pose une question où elle débouché politique déjà beaucoup ont essayé de s'en réclamer peut-être donner un certain sens avec l'amour mais c'est ça c'est une question qui reste pour moi poser de la considérait que sa non représentation justement dans un débouché politique direct qui se réclamerait d'un gilet jaune et un dysfonctionnement clair elle et elle est sans doute représenté d'une manière ou d'une autre mais ce serait ce serait aux électeurs même d'exprimer peut-être comment comment est-ce qu'ils ont transcrit cette colère dans leurs votes c'est pas est ce que on en retrouve une partie dans le vote rassemblement national est-ce que c'est dans l'abstention est ce que c'est sur la france est soumise aujourd'hui ou éventuellement même pour qu'on montré qu'il n'y a pas forcément de hiatus entre la demande sociale qui s'exprime par les jaunes et le besoin de deux d'action en matière environnementale le vote le vote verges ça c'est des choses qui sont aujourd'hui sont diffuses je suis pas politologue professionnels donc il y aurait sans doute à décrypter les choses mais encore une fois je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il n'y a pas de cas que c'est un dysfonctionnement démocratique a priori le fait qu'on n'ait pas une correspondance directe entre un mouvement social et son début et un débouché politique spécifiquement identifié qui a gagné cette élection je pense que à gauche on peut considérer que je sais c'est difficile d'être tout le monde tout le monde va vous dire qu'il a gagné d'ailleurs moi j'y vois un risque sur ou en tout cas qu'il a su satisfaire un risque s'agissant justement de l'avenir de la gauche parce que bay les verts vont considérer ils ont fait un très beau score ils vont considérer que ça les conforte j'aimerais bien qu'on leur pose la question parce que c'est vrai que moi j'avais été assez saisie des propos de yannick jadot expliqué qu' il est justement il dépasser le clivage droite gauche est ce que c'est de la pure tactique électorale est ce que c'est vraiment repositionnement moi je moi je pense que quand on veut préserver l'intérêt général et qu'on considère que l'intérêt général collectif prime sur les intérêts privés on s est posé c'est ça pour moi être de gauche donc l'écologie structurellement en ce qu'elle pose cette primauté de l'intérêt général et l'intérêt collectif devrez pour moi s'inscrire dans un cadre à gauche et la question c'est est-ce que aujourd'hui le parti europe ecologie les verts s'inscrit dans cette logique là on verra aussi comment se font les justement les accords et les coalitions au parlement européen ce sera assez révélateur et puis ensuite vous allez avoir alors j'ai déjà entendu que olivier faure se féliciter des 6% faut quand même que le ps explique que c'est une victoire en lien avec un mouvement politique qu'il a utilisée pour essayer de masquer l'étiquette ps qui pour moi n'est pas forcément une bonne une bonne tactique d'ailleurs parce que je pense je pense pas que enfin les mixmaniaques une plus-value particulière sur cette liste noble inverse donc en faire un succès c'est quand même c'est quand même assez assez surprenant et puis bon génération qui avait peur de pas faire 3% fait finalement 3% on voit qu'on a on a une gauche qui est parti de manière extrêmement divisée chacun va se comporter en ayant atteint même pas atteint un objectif mais en ayant sauvé les meubles par rapport à une catastrophe annoncée donc c'est pas c'est pas le naufrage complet c'est juste c'est juste un désastre mais la gauche reste quand même que ce soit pour la france est soumise aussi qui fait un score plus faible que ce que tout ce qui était escompté on a une gauche en miettes chacun se verra verser dans l'autosatisfaction dont je ne sais pas où tout ça va nous conduire revenons un peu à europe écologie les verts est ce que finalement leur victoire ne ne traduit pas une forme de ruses du bloc bourgeois dans la mesure où être écologiste sans se dire de gauche finalement c'est quelque chose d'assez consensuelle et ça évite de mettre au centre du débat la question de la possession des moyens de production et de la distribution de la valeur ajoutée parce que finalement la perspective écologique dès qu'on l'a dépolitise un peu devient très technocratique comment dépenser un peu moins d'eau slave et une fois par jour utiliser l'eau du bain pour pour pour tirer la chasse en fait ça peut devenir complètement anecdotique fillon dépolitise de cette question oui on sait bien que c'est d'ailleurs un artifice qui même repris par par les grandes entreprises elles mêmes kiabi la halle à une pseudo mobilisation écologistes en mettant en avant des changements comportementaux chez les consommateurs mais justement ce qui évite d'aller questionner les modes de production et la responsabilité centrale de la porte de l'activité économique et des entreprises dans je demande la destruction de l'environnement donc c'est un artifice très classique en faire le le resort d'europe écologie les verts je ne le pense pas je connais des gens que j'estime beaucoup dans ce dans ce parti donc c'est et qui sont qui sont sincères et qui ont une une vision claire des enjeux autour de l'écologie mais c'est vrai que peut-être alors voilà est-ce que c'est un artifice électoral en essayant de dépolitiser la question écologique on la rend plus consensuel et on peut possiblement rassembler un électorat qui serait peut-être effrayé par un discours plus plus radicale sur la question des conditions des conditions qu'aucune production et de la responsabilité et de partir de là et du coup de renvoyer la responsabilité là où elle se trouve vraiment donc c'est évidemment que c'est une c'est une question je pense aussi que quand même là les verts ont joué le rôle de vote refuge à gauche en face une gauche on y perd divisée dans laquelle chacun avait parfois du mal à s'y retrouver moi j'ai plein de gens aiment qui m'ont dit mais alors votre pour qui parce que rien n'a été véritablement satisfaisant et du coup en se disant voilà l'écologie c'est une c'est une préoccupation du moment et donc du coup on va voter vert parce que là on sait à peu près en terrain connu c'est un peu de notre bonne vieille france et allant à l'europe dans sa globalité au parlement européen et changera un peu de composition on constate que trois grands groupes progresser j'ai bien lu des comptes-rendus l'extrême droite quand tu ne progressait et les libéraux et centristes progressent les écolos pour s oc & c 3 groupe progresse au détriment de la gauche radicale des conservateurs donc la droite traditionnelle et la gauche traditionnelle sociaux démocrates dont vous êtes qu'est ce que ça signifie selon vous c'est vrai qu'on sorte d'un bipartisme alors qu'il n'est pas on n'est pas du tout dans le parlement européen dans les logiques majorité opposition quand je parle de bipartisme et c'est qu'il y en avait deux blocs dominant qui avait une forme de cogestion consensuelle des institutions du parlement et l'ensemble des décisions un peu sur le modèle de la grande coalition allemande on va dire avec cette différence notable quand même qu'il m'a toujours gêné c'est que on a on est sur une coalition qui ne dit pas son nom qui ne s'assume pas et surtout qui n'est pas qui n'a pas d'accord de coalition c'est à dire quand on se met d'accord - soit d'accord a priori on se met d'accord sur le fait qu'on va se mettre d'accord mais sans savoir quel va être le contenu de l'accord et essayèrent de d'envisager le clivage politique qui expliquent la dégradation de l'atmosphère politique en europe la montée des extrêmes de l'extrême droite et aussi qu'ils expliquent de macronix en france puisque finalement quelque part des vides et la liaison incestueuse entre le centre enfin en incestueuse la liaison au disant suis pas comme on dit réalisions perverse entre le centre droit et le centre gauche assumer à bruxelles et à strasbourg devient ils sortent de commedia dell'arte de la différence à paris et les français en ont marre en tout cas une partie et choisissent de donner le pouvoir à cette synthèse de la gauche et de la droite du centre gauche et de la droite qui s'assume elle est un peu de ça et puis c'est quelque part aussi la victoire du nom d'une vision technocratique de la politique où il n'y aurait qu'une seule qu'une seule bonne manière qu'une seule décision possible une absence d'alternative est l'incarnation d'une école d'une idéologie d'abord ultralibéral puis néo libérale dominante qui occupent l'espace l'espace public depuis quarante ans maintenant donc c'est vrai que là cette co cette cogestion sûr dans les institutions européennes à prêter le quelque part alimenter cette cette dérive là mais moi j'y vois une et responsabilités très grande un de la social démocratie qui en fait le souvent été le abandonné la bataille des idées et quelque part à abdiquer sa volonté transformation pour se contenter d'accompagner l'évolution révolution néolibérale du monde en essayant d'en modérer dans tempérer les effets me sens sans remettre en question en abandonnant l'idée de remettre en question ce modèle là et du coup on est dans une facture dans un accord où il parce que ce qu'il faut voir c'est ce qu'on a du mal à comprendre de france et que si on est sur un une assemblée dans laquelle il n'y a pas de majorité absolue donc si vous voulez arriver à un résultat à faire bouger les choses vous devez rentrer dans une logique de négociation et une musique de négociations ça veut dire effectivement transiger sur certaines choses et pas forcément être vain enfin voilà vainqueur on n'est pas dans la logique de victoire mais en tout cas ne savoir où est-ce qu'on sonne qu'est-ce qu'on se donne comme marge de négociation accepté d'abandonner un certain nombre de choses la question c'est vrai ce que vous fixez le la limite et qu'elle est quelle force vous mettez dans cette et quelle conviction vous mettez justement quels rapports de force vous établissez avant de rentrer dans cédé en même temps vous rentrez dans sa logique de négociation et cette volonté de de porter des convictions fortes et claires de la part de ces démocraties et c'est effectivement elle a effectivement largement disparu c'est ces dernières années et aujourd'hui on n'a plus aucune visibilité tout ça et je pense que oui vous avez raison c'est qu'ils nous ont fait émerger c'est peut-être pour cela qu'il aurait fallu créer du clivage parce que vous le dites mais vous n'auriez pu être membre de la liste ps place publique alors que vous êtes vous fait ce constat et qui est il faut pas justement se dissocier refaire du puits va enrichir les rangs de la gauche radicale au parlement européen même si elle est encore une force très très faible plutôt que de continuer à jouer le jeu de 7,2 de cette alliance mortifère mais ne profite qu'à la droite et à l'extrême par la question se pose c'est pas une question simple elle s'opposa s'est posé pendant son mandat en fait on est quelques-uns malheureusement je disais dans le temps emmanuel mais quelques autres dont maurel mais qui ne seront pas réélus je pense à particules guillaume balas à il s'appelle thomas edouard martin qui qui avons poussé pour christine revault d'allonnes aussi qui vont pousser pour que le groupe socialiste et démocrate injustement ne ne donne pas son nom ne soit pas dans cette logique de cogestion refus cette logique de grande coalition a priori et qu'on soit dans la négociation au cas par cas pour remettre de la ii du rapport de force et sur certains dossiers on y est arrivé et là c'est vrai qu'on nous a quand vous arrivez mois sur le dossier que j'ai suivi sur lequel j'ai beaucoup travaillé c'est la question des lanceurs d'alerté mais on l'a on a on a aussi vu ou pas au parlement en tout cas pousser beaucoup de mesures en matière de lutte contre l'évasion fiscale ou on a remporté énormément de victoires qui ont été beaucoup tiré par par le groupe socialiste et démocrate avec les autres forces de gauche la question c'est est-ce que vous allez chercher votre base est-ce qu'il faut d'abord est-ce que vous rentrez dans une logique dans un dialogue avec la droite conservatrice ou est-ce que vous d'abord vous rassembler un bloc de gauche fort cohérent mais avec ce qu'est ce qui vous implique quand même des lignes rouges un peu plus strictes et vous montrer dans un rapport de force dans lequel vous êtes plus exigeants mais plus fort et ça c'est des choses qui en tant qu on puisse faire et quand vous arrivez à amener le groupe socialiste et démocrate sur des positions plus clair et plus à gauche vous bénéficiez d'un effet de masse qui était celui de la masse du groupe qui est important après vous pouvez aussi choisir d'être sur des sur une ligne plus radicale effectivement plus plus tranché plus clivante avec lui plus lisible c'est vrai mais c'est plus difficile aussi d'arriver du coup à produire un résultat qui soit qu'ils soient soutenu par une majorité donc quelque part vous condamner un petit peu à une position minoritaire donc c'est mais c'est ce ne sais pas c'est pas un dilemme nouveau un celui d'essayer d'être majoritaires quitte à modérer ou tempérer ces exigences ou alors rester intransigeant et mais avec leur ait un risque de ceux de se maintenir dans une dans une position minoritaire et donc sans effet politique voilà une question éternelle j'en ai peut-être ce jeu ces jeux là qui qui pousse un peu à se renier pour trouver une majorité à se renier dans un hémicycle qui est finalement très peu observé par les citoyens de chacun des pays européens qui fait dire que l'europe leur la convention européenne est un lieu de désarticulation démocratique le portrait que vous faites du parlement ça arrive sur certains dossiers mais c'est pas ça ne sais pas ce que vous décrivez il ya un vrai il ya un vrai climat il ya des vraies oppositions et on est nous on ne peu formaté aussi par la vème république et que vous avez une majorité vous n'avez pas besoin de négocier majorité absolue qui soutient le gouvernement un alignement de tous les pouvoirs mais qui n'a plus grand chose de démocratique enfin le fait de deux justement d'avoir à négocier d'avoir différentes différentes parties prenantes qui que vous devez mettre d'accord c'est politique j'entends au sein du parlement c'est aussi ça la démocratie s'est pas encore une fois si vous voulez si vous voulez à obtenir des résultats il faut bien vous convainquez une majorité et la question c'est à quel prix jusqu'où vous êtes prêts à aller et c'est vrai qu'on a perdu l'habitude de et c'est vrai que moi je le vois revenir un peu dans la jeune j'ai vu revenir d'un jeune génération qui arrivait au parlement jeannot sens les nouveaux députés et qui ont pris conscience aussi que le parlement avait gagné en pouvoir mais on a on a un peu un peu un choc générationnel entre une vieille génération qui était dans une logique il faut de toute façon qu'on ait un accord à la fin donc on est prêt à en est presque soit n'importe quelles conditions et puis une nouvelle génération qui dit non maintenant on va m'en mets des lignes rouges on met des lignes des lignes dures et on est prêt à aller à la rupture et à l'absence d'accord pour dénoncer justement ainsi on trouve que ben voilà la promesse faite aux citoyens l'engagement démocratique les convictions elles ne sont pas ne sont pas respectés et cse c'est ce changement de logique l'a accepté d'être un peu plus justement dans la confrontation qui qui commence à exister qu il existe au parlement plus que ce qu'on peut imaginer ça existe ça existe beaucoup moins dans les autres institutions où tout se fait à huis clos et on n'a pas la transparence à débat au parlement au parlement le parlement est en train quand même de gagner petit à petit ses lettres de noblesse politique et devient une véritable agora politique le problème c'est qu'en france on en parle très peu c'est pas toujours facile à suivre on a on a beaucoup à la suivre de suivre les débats au parlement avec 24 langues officielles c'est pas toujours le plus le plus simple et le plus vivant mais pourtant il ya des vrais des vrais débats qui s'y déroulent et parvint je pense qu'on gagnerait à donner à voir un peu plus cette véritable scène politique européenne qui est quand même qui est quand même une ancienne démocratique quels sont les victoires que vous revendiquez quels sont les bons souvenirs que vous garderez de cette leaf stature européenne alors moi je veux parler de la protection des lanceurs d'alert ça c'est vraiment une victoire du parlement européen alors la directive a été votée et on avait un homme encore été traduites par un scandale mais comme toutes les directives elle devra être transposée par les états membres dans les deux ans donc en 2021 et sera en vigueur dans les droits nationaux je démarre à détricoter non non non pas alors donc j'étais rapporteur sur ce texte n'ont cessé il n'y a pas de détricotage il ya une transposition donc vous avez un cadre qui fixé par la directive et à l'intérieur de ce cadre il ya démarche d'adaptation parce que les cultures nationales en droit en matière de vins différents domaines implique d'avoir des marges de démarches de transposition mais le cadre est fixé il ne peut pas être remis en question si jamais un état ne suis pas la directive il s'expose à des procédures en infraction à une condamnation par les annonces en tout cas le pendant souriant d'une autre directive la directive secret des affaires il ya deux ans bayonne et en bayonne des gens et puis on leur donne un parapluie en les exposant à la pluie on leur donne en fera plus par la suite alors c'est c'est effectivement un lien entre les deux textes la directive sur le secret des affaires elle est là pour protéger des secrets industriels n'est pas là pour protéger d informer pour empêcher la divulgation d'informations qui relève de l'intérêt général l'offre la transposition la transposition effectivement dans le droit français a pas du tout c'est pas du tout cervidés déjà des garde-fous qu'on avait mis dans la directive fera les affaires elle même on a déjà inclus une des mesures de protection des lanceurs d'alerté de protection de la liberté de la presse mais effectivement la transposition française et ils vont pas bonne de ce point de vue là mais c'est mais c'est vraiment c'est des choix politiques français elle s'est quand même ça respecte quand meme le cadre justement la directive sur la protection des lanceurs d'alerté viens viens pour poser clairement la frontière entre ce qui relève du secret des affaires mais qui relèvent d'une valve du secret professionnel du secret industriel et puis des choses qui relèvent de l'intérêt général et le droit à l'information mais vous avez raison il faudra être extrêmement vigilant au monde la transposition pour regarder ce qu en fait le gouvernement c'est parce que vous avez raison souligné que alors ça a été une bataille vous dit quand on vous disait que le parlement est une est une entité démocratique et pèse aujourd'hui dans les décisions européennes et n'est pas on est pas dans cette indifférenciation qui peut apparaître peut-être vu de france à certains moments puisque c'est le parlement qui a poussé pour ce texte qui a d'abord été la confrontation avec la commission européenne pour convaincre la commission de proposer un texte puis dans le cadre de la négociation sur cette directive c'est avait avec les états membres dans con il ya eu une vraie divergence de point de vue une vraie divergence de positions puisque les états membres certains d'entre eux en tout cas vous les obliger à ce que le signalement donc l' alerte soit toujours lancé d'abord à l'intérieur de l'entreprise on voit que c'est bien le moyen le plus simple de bâillonner de mettre sous pression de lanceurs d'alerté ce n'est pas la position du parlement et nous avons eu gain de cause mais c'était un véritable bras de fer et avec certains états dont l'allemagne dont la france l'allemagne a finalement basculé s'est ralliée à la position du parlement comme quoi le parlement peut avoir gain de cause la france resté campé sur ses positions a finalement c'est finalement retrouvé minoritaire donc on n'a pas pu faire obstacle aux textes de l'autriche et de la hongrie donc ces voix là bas ça c'est ça exactement on n'a pas de temps en temps de drôle de confession les libéraux que notre président se tinrent a dénoncé toute tentative voilà sur sur les lanceurs d'alerté c'est une victoire du parlement c'est une victoire aussi comme souvent quand le parlement gagne ça s'est fait avec les ong avec la colombie la mobilisation de la société civile un petit peu de soutien médiatique aussi et heureusement ça aide aussi dans le rapport de hrw demande un rapport de force politique et messer c'est quand même le parlement dans les institutions qui a été le fer de lance de cette victoire et puis moi je parlais de notre dossier aussi non on n'a pas beaucoup parlé parce que c'est plutôt quelque chose de nocif qu'on a évité on a une tentative qui est passée un peu inaperçue de de la commission européenne de remettre une des mesures de dérégulation du marché des services où on est justement en 2004 2005 la directive bolkenstein et tout le débat à l'époque sur est ce que le principe du pays de destination principe du pays d'origine en gros est ce que un plombier pour reprendre l'exemple du plombier polonais qui vient travailler en france il travaille selon la loi française où la loi polonaise au départ il était question déjà en 2004 que ce soit sous le régime de ceux du pays d'origine polonaise ce qui ce qui crée des situations de concurrence déloyale en fait un partout là où se déroule l'activité savez ça a été écartée par le parlement justement au moment du vote de la directive services en 2006 hélas il était question de remettre ce principe sur la table c'est moi qui était responsable de ce dossier pour le groupe des socialistes et démocrates et c'est vrai que j'ai bien vu qu'il y avait quand même quelques lignes de fracture potentiellement dans ce groupe qui est parfois avec certaines tendances socio libéral qui peuvent sociaux parfois effectivement et donc pour éviter le d'avoir d'éviter que le texte passe parce que pour moi c'était un texte qui de toute façon structurellement était un texte de dérégulation et d'organisation du dumping puisque quand vous dites vous pouvez rester des services dans un pays enfin en vertu de la loi de du pays du pays d'origine du prestataire ça veut dire que vous êtes vous pouvez choisir le régime le plus avantageux dans les 28 pays européens et puis ensuite présentés par claire leroy wee cc et puis c'est ça expose aussi quand vous êtes un consommateur qu'on vous dit par exemple vous avez dans la construction vous avez une garantie décennale ben si c'est un artisan du bâtiment polonais qui vient kosovo de maison c'est plus couverts donc vous savez pas c'est nocif pour tout le monde c'est nocif pour l'emploi pour les uns pour les entreprises les pme locales et pour les consommateurs donc c'est effectivement une logique de dérégulation totale finalement repéré finalement on a réussi à faire que le parlement rejette ce texte est voté comme des comme des groupes finalement avec nous mais on a été on a été les fers de lance ainsi si on a on a réussi à fédérer le bloc socialiste et démocrate les verts la gauche et donc la gauche radicale une partie des libéraux pas trop ce que libéraux sont très calmes très très des régulateurs au parlement européen et mais une partie on a récupéré une partie des conservateurs en fait attacher aux pme la protection des pme qui finalement voté avec nous et donc en gros on se rend bien compte que les positions les plus ce dossier les propositions les plus extrémistes et et des positions des centristes des libéraux mais les libéraux on a certains libéraux qui sont des libéraux des ultralibéraux idéologue d'une veine brutalité saisissante et c'est là que l'hémicycle en fait la logique danny messer qui passerait de l'extrême gauche à l'extrême droite elle est un peu remise en cause par les faits parce que au milieu il ya une forme d' extrême centre virulent qui passe pour le camp de la raison parfois parfois ab je fais ctive mans il y en a eu et surtout si vous parlez donc de cette dérégulation du marché des services sap et la carte laïcarde j'ai été prise à partie par une partie des conservateurs et par les libéraux parce que j'étais le fer de lance sur ce dossier en tout cas l'avocat du relevé de ce dossier on m'a traité de populiste de protectionniste de ce que j'ai eu le démagogue nationaliste et xénophobe voilà j'ai eu droit à toutes les toutes les injures possible simplement pour dire que ben voilà on ne peut pas on peut pas la guerre de tous voilà exactement peut pas organiser une concurrence totale et sans absolument aucun garde-fou et qui en traîne en fait une dégradation des conditions de travail à la fois des pme des salariés et donc in est qui qui ne bénéficient on vous présente parce qu'on connaît toujours ça sur ces c'est un projet pour les pme mais c'est pas vrai en fait ce que ça avantage est d'ailleurs ceux qui étaient derrière le projet c business europe c'est le pendant européen du medef et c'est vraiment les représentants du big business qui ont intérêt à avoir à mettre cette pression continue à la dérégulation et qu'il ya quelques relais un quart monde chez les libéraux et puis j'ai peut dénicher certains sociaux-démocrates chez certains conservateurs et c'est justement devrait pas exclure des groupes sociaux démocrates des personnes qui ont des comportements pour l'ici que qui qui fleure bon la trahison totale c'est aussi de cela que la lamal le socialisme meurt en forme et ça c'est ça pressait des questions d'équilibré interne entre les groupes vous savez quand vous avez nine plus plus marquée à gauche on peut considérer que c'est vous qui êtes d'evian par rapport à linde dominante donc la question de qui exclut qui se peut se poser non par contre ce qui je pense qu'on a on en est pas arriver à ces extrémités en tout cas pas pendant les cinq dernières années mais ce qui compte ce qu'il faut voir c'est que c'est aussi et c'est vrai dans tous les groupes politiques ce sera vrai chez les verts aux siens puisque les verts allemands on peut enfin pour le coup dans le genre ni de gauche ni de gauche ils sont pas mal et du coup ce sera intéressant de voir comment tu comment tout ça se positionne mais dans tous les groupes vous avez dit et surtout quand vous avez différentes nationalités vous avez différentes cultures politiques donc vous avez certainement des clivages et des pouvait pas être d'accord sur tout tout le temps ce qui compte c'est d'avoir un blog quand même de conviction relativement proche et puis après c'est de casser de jouer à l'intérieur du groupe pour faire en sorte que la ligne du groupe soit celle que vous voulez défendre alors qu'est-ce qu'on les batailles du quinquennat qui commence des batailles de ceux qui luttent de ceux qui se reconnaissent dans dans le camp disons de l'humanisme et du progrès social parce que le progress devient largement mais un mot ambigu mais du progrès social qu'est ce qu'on les batailles à mener par ce qui vient d'être élu un moment donné il faudra remettre la question la question économique et social au centre du débat c'est celle là n'a été évacuée pendant entre le début et la fin du mandat précédent et la faire exister ce sera quelque chose je pense d essentielle mais pas ne pas facile parce que c'est vrai que quatre dossiers mais on va la question la question fiscale est enclenchée mais elle est loin d'être achevée et il va falloir compter que le parlement continue le rôle qui l'a qu'il apprit qu'il a tenue pendant cinq ans parce que ça a été là aussi le chambre d'écho et de résonance de la demande de justice fiscale avec des commissions en plus mais on a été aidé par l'actualité un de multiples scandales qui font qu on a deux commissions spéciales en commission denquête vraiment développé tout un arsenal de mesures d'équité fiscale de justice fiscale voilà contre la fraude fiscale contre l'évasion fiscale contre le blanchiment la criminalité financière parce qu'en fait ce qu'on connaît qu'on ne veut pas dire c'est que la complaisance vis-à-vis de l'évasion fiscale et d'optimisation fiscale ça sert aussi à ensuite à alimenter une économie souterraine et une économie criminelle qui tire quand même ses revenus essentiellement de cet argent qui est choqué qui devient de l'argent ou opaque donc c'est aussi c'est aussi une question de lutte contre la criminalité financière et ça on a le parlement a joué son rôle a vraiment mis sur la table un arsenal de mesures maintenant c'est dans les mains des états membres la pression politique il faudra continuer à la mettre parce qu'on sait que ce sont pas les plus allants et que on va devoir continuer à maintenir sous pression pour que cette question continue à exister mais il va falloir étendre la question sur le champ social là aussi cessé et c'est en bataille qui est loin d'être achevée on a péniblement évité le pire sur la régulation la réglementation en matière de transport routier on avait une proposition initiale qui est une proposition de deux casse sociale pure et simple mais mon collègue guillaume balas apporter la larme la coordination des régimes de protection sociale justement pour éviter les écueils pour compenser les écarts en matière de de sécurité sociale et de cotisations sociales entre les différents états malheureusement ça s'est joué à très peu mais les états membres n'ont pas voulu suivre la proposition du parlement donc c'est on voit que cette question sociale elle est centrale mais elle est extrêmement ardu et qu' il ça va être un combat de tous les deux tout les jours de tous les instants pour porter cette question l affaire annoncé en parlant de justice fiscale de paradis fiscaux d'évasion fiscale à ce nombre d'états membres sont des receleurs en fait l'évasion fiscale est-ce que c'est pas un peu illusoire d'imaginer qu'ils le renonce à leur modèle économique en laissant passer des mesures pendant les balances fiscale c'est la difficulté après c'est pas ce sont pas forcément des états qui sont qui sont plaints de poids politique énorme en europe donc ça c'est une question détermination des autres états et de rapports de force entre états c'est s'est pas encore une fois c'est quelque chose de difficile mais si vous il ya des cv ou encore une fonction négociations avait deux rapports de force ya une volonté politique des principaux états c'est des choses sur lesquelles on pourra avancer si si le talent certain pour lutter au cours au 1er mai évidemment et surtout là clairement sur cette question là le pays qui a été le moins allants en matière de fiscalité c'est l'allemagne le grande feria le pays le pays qui pèse et qui aurait pu me donner le l'élan politique pour que les discussions entre états membres pour le coup bougés par exemple faire en sorte qu'on avance dans la voie d'une fiscalité d'une harmonisation fiscale européenne c'est l'allemagne est là mais n'a toujours qu'un gala merkel a été extrêmement réticente très frileuse sur ce temps de ce que l'industrie allemands profitent des buzz et des salaires des bas salaires des pays voisins pour une forme de petits dumping l'air de rien ah oui après la question la question de la question sociale alors si on part sur la question sociale oui l intérêt à l'intérêt de court terme des acteurs économiques il est il est bien sûr de profiter des distorsions de concurrence et vous avez des intérêts de court terme de certains gouvernements qui en fait du coup voient arriver une activité économique ce qui se délocalisent ou alors une baisse de du chômage parce que par un export de main d'oeuvre en fait vous avez une main d'oeuvre population active qui s'exporte et qui a mais qui ramène quand même parce que les familles restent qui ramène des liquidités dans le pays et donc les gouvernements quelle que soit leur bord politique il y en intérêts de court terme simplement ce départ de la main d'oeuvre il affaiblit aussi ces pays donc sur du moyen terme on voit qu'on est sur des logiques perdant perdant mais personne n'a le courage de rompre cette logique là parce que les conséquences de court terme sont soit serait difficile à encaisser mais c'est politiquement en fait on est dans une europe qui vit dans le court terme alors que la chine par exemple vit dans le moyen terme devant terme ce qui manque ce qui manque effectivement c'est d'avoir un projet un projet qui soit clairement formulé un projet de moyen terme qu'ils soient clairement départagés au jour aujourd'hui on est sur des logiques on est encore trop sur des logiques de concurrence interne en tout cas et où chaque chaque état chaque gouvernement va essayer de voir son intérêt de son intérêt de court terme comme en ont tiré profit justement des distorsions interne seul le l'entité l'institution justement keira qui a vocation à représenter et qui le et qu'il fait quand même de plus en plus l'intérêt collectif des européens l'intérêt général d europe 1 c'est le parlement européen et c'est pour ça que sur ces questions là on arrive parce que justement on est aussi sur des règles de délibération qui sont plus transparents qui sont sous le regard des citoyens européens on arrive à justement avoir des positions qui sont plus courageuses et qui sont qui consolide une vision commune de manière beaucoup plus efficace que ce que peut le faire les gouvernements entre eux qui sont pris dans leur logique de concurrence immédiate alors pendant la législature où vécut au parlement européen on assister à ce que j'appellerais de mer juste un peu provocative la mise à mort de la grèce par l'europe est-ce que qu'est ce qu'on retiendra de cette de cette punition de cette mise au pas de cet impérialisme qui ne se cachait pas ces instants drame et c'est une tâche je pense sur collective vis-à-vis de la grèce et des grecs moi je me souviens j'étais sa vaste je pense sont des deux moments très forts dont je me rappelerai de ce mandat c'est le le 10 courant d'alexis type race dans l'hémicycle européen juste après le référendum est juste avant qu'il accepte d'attendre le voilà démocrates au nom de l'europe et c'était un vraiment beaux discours j'avais été c'était un moment fort non je l'avais trouvé d'un grand courage il était venu devant le parlement en disant je je viens je viens vous demander de l'aide vous êtes les représentants des citoyens et des mois et là tu n'es pas venu non non j'en avais nous on avait nous tous et pour que le groupe socialiste démocrate qui semblait bien la moindre des choses malgré la pression du passo aucun donc du parti socialiste grec et un discours justement de de soutien à tsipras ce mais je me je me souviens je commence à ce que ces bébés que je sais plus quel et je ne sais pas rebecca arms qui avait pris la parole pour les verts allemands qui avaient eu un discours plus allemand que vers quoi à l'endroit à l'endroit de 6 prince le manfred weber le président du ppe avait été invité aux dieux guy verhofstadt également moi j'avais été je suis resté très marqué du discours de sipera ce que j'avais trouvé très très courageux très beau et mais tout aussi marqué et pour le coup avec du dégoût et la colère de la réponse qui lui a été apporté en particulier en particulier par là par la droite mais après on n'est pas majoritaire donc on n'est pas majoritaire consensus oui oui en arrêt on a la position majoritaire et qui étaient celles tenues étaient c'était une possession tout de soutien oui là dessus sans ambiguïté mais mais ça n'avait pas été le cas d'autres groupes et puis surtout ça n'a pas été une position majoritaire et de toute façon c'était quelque chose qui te mettais malheureusement que marginalement dans les mains du parlement sur ces questions là et beaucoup entre les mains des autres gouvernements et ce qui a été fait à la grèce est effectivement avec la complicité d'autres institutions comme la commission et la bce mais c'est c'est une honte c'est une avancée a été intense mais pour le coup ça là dessus c'est vraiment laid c'est vraiment les gouvernements contre la commission parce que j'emploie du coeur n'est clairement pas ma tasse de thé politiquement parlant mais sur cette question de la responsabilité de l'accueil il a vu assez vite les choses et il a vu le risque de la division est justement de la de l'égoïsme 1 et de la fragmentation entre les entre les gouvernements et donc il a pris les devants pour faire adopter en dès mars 2015 un accord entre l'ensemble des des gouvernements pour la la répartition de la responsabilité la charge de l'accueil il l'a obtenu le problème c'est que il n'a pas tenu deux mois cet accord et qu'il a été d'abord dénoncé par la hongrie et puis ensuite par d'autres états et caen prépare là dessus alors tout le monde a salué la générosité dans gala merkel c'est vrai mais effectivement d'opportunisme néanmoins c'était un geste important en ce moment là mais surtout elle a fait de manière complètement unilatérale on prendra un peu au dépourvu ses partenaires politiques et je pense que ça a été plus contre-productif qu'autre chose sur le moyen terme et du coup on a vu éclater les divisions l'égoïsme entre états problème c'est que la législation est pas contre n est pas contraignante de ce point de vue là elle organise justement cet égoïsme puisque c'est un règlement de dublin qui dit c'est les pays de premier accueil qui gère toute la procédure de demande d'asile demandeurs d'asile dont ils doivent rester sur le sol du pays de d'entrer dans l'union dans l'espace dans l'union européenne et de ce fait là sa aviaire revient encore une fois la grèce s'est encore une fois la grèce l'italie et dans une moindre mesure l'espagne qui se retrouvent à prendre en charge cette responsabilité là une responsabilité qui pourrait être largement sans grande difficulté assumé par l'ensemble du territoire et des populations européennes quelques quelque un million de millions de réfugiés pour une population de 500 millions d'habitants c'est clairement pas c'est comment quelque chose qui est qui qui est tout à fait faisable surtout quand on voit que dans les pays du moyen-orient que ce soit la turquie la jordanie le liban accueille des millions des millions de réfugiés avec des populations qui sont 10 fois cinquante fois inférieure à celle de toute l'union européenne donc on aurait largement les moyens de le faire simplement aujourd'hui il n'y a pas deux il n'y a pas de volonté politique et tout le monde est bien content de se renvoyer la balle et à commencer par le gouvernement français afin - le jeu et les gouvernements français parce que ce sont des politiques qui ont déjà été entamés avant macron et qui ont laissé s'agissant de la france est notre voisin immédiat l'italie l'italie dans sa difficulté parce que c'est quand même sept cent mille personnes et hop voilà et après je trouve que quand même quand on ferme les ports français à l'aquarius on a on macron pourrait se garder de se présenter comme l'anti salvini merci beaucoup virginie rosiers anciens [Musique]
Virginie Rozière