Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatSud Radio (sur YouTube)· 23 septembre 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Débat : La reconnaissance de la Palestine ouvre-t-elle "le chemin d'une négociation utile" ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction à la déclaration d'Emmanuel Macron sur la reconnaissance de la Palestine ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous du terme de génocide utilisé par Yan Brossa ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction aux propos de Serge sur la reconnaissance de la Palestine ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quel est votre regard sur le plan de paix déployé par Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Gilles PlatayFait
    « Le président trahit sa propre parole. Il avait posé d'ailleurs d'une manière assez légitime un certain nombre de conditions à cette reconnaissance. »
  • 10:00Yan BrossaFait
    « Il faut permettre que le droit à l'autodétermination du peuple palestinien soit respecté. C'est un droit qui ne peut pas être soumis à condition. »
  • 15:00SergeFait
    « La quasi totalité de Gaza chantait était heureux. D'accord. La la quasi totalité est heureuse et aujourd'hui on on demande à ce que on reconnaisse un état qu'il n'y a pas de fronterie qui n'a pas de frontière. »
  • 20:00HakimFait
    « Il y a pas de Hamas en 6 Jordanie. Vous avez vu ce qui se passe en 6 Jordanie ? Ce comment les colons se comportent en 6 Jordanie. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Aili. La vérité en face 0826 300.

La reconnaissance de la Palestine par la France ouvre-t-elle le chemin d'une négociation utile comme l'a affirmé le président Emmanuel Macron qui a parlé de et bien de chemin pour la paix. Nous allons le voir avec nos deux invités. Gill Platay, bonjour et bienvenue.

Bonjour. Merci. Vous êtes maire d'hivers droite on dit de Chalon sur saé Loire.

Euh vous êtes conseiller régional de Bourgogne Franchecté et vous présidez une mission d'enquête indépendante sur l'entrisme en France de la République islamique d'Iran. Vous nous en direz quelques mots tout à l'heure et nous sommes en ligne également avec vous. Bonjour Yan Brossa.

Bonjour. Sénateur PCF de Paris, porte-parole du Parti Communiste français. Nous allons débattre hein de cette déclaration euh cette reconnaissance de l'État palestinien par la France hier soir à l'ONU par Emmanuel Macron 0826 300 300.

Vous n'hésitez pas, vous nous appelez pour euh nous dire quel est votre regard sur ce qui a été euh annoncé hier soir. Je avec tous les deux, d'abord pour poser bien le débat, je voudrais que vous me donniez votre sentiment sur cette déclaration d'Emmanuel Macron. Je commence par vous Gilles Platay.

Hier soir, vous avez j'imagine suivi le discours du président de la République. En avez-vous pensé ? Oui.

Écoutez, jeétais évidemment opposé à cette déclaration parce que le président trahit sa propre parole. Il avait posé d'ailleurs d'une manière assez légitime un certain nombre de conditions à cette reconnaissance et il décide de précipiter l'agenda et finalement il nous met devant un fait accompli qui n'aboutira à rien quand on pose comme préalable de libérer des otages une cinquantaine encore retenu dans les jaules du Hamas et qu'on décide finalement de s'asseoir sur cette condition, on donne à Blancin ou à Hamass. C'est c'est aussi simple que ça et c'est sans doute d'ailleurs ce que le président Macron veut faire à un moment donné, donner des gages à une opinion proélienne, quoi qu'il en coûte.

Et quoi qu'il en coûte, diplomatiquement, ça va être cher parce qu'on est en train d'encourager un mouvement terroriste. D'ailleurs, peut-être qu'on aura l'occasion d'en parler. On parle beaucoup du Hamas, mais il n'y a pas que le Hamas dans cette affaire-là.

Il n'y avait pas que le Hamas responsable de l'accomplissement du massacre du 7 octobre. Et il y a d'autres mouvements qui eux ne sont pas interdits en Palestine. Je pense au FPLP en particulier qui étaient dans ce pogrome et qui aujourd'hui se trouve finalement conforté par une position incompréhensible de la République française.

Yan Brossa, ces arguments sont-ils audibles à vos yeux euh et qu'avez-vous pensé vous-même de ce discours ? Je pense que c'est une bonne chose que la France reconnaisse enfin l'État de Palestine. Ça n'est pas d'ailleurs euh quelque chose qui est totalement nouveau puisqu'il y a plus de 10 ans, l'Assemblée nationale avait voté une résolution qui s'exprimait en faveur de la reconnaissance de la Palestine par la France.

Et le Sénat d'ailleurs du temps où il y avait une majorité progressiste au Sénat avait adopté une résolution allant dans le même sens. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il faut permettre que le droit à l'autodétermination du peuple palestinien soit respecté.

C'est un droit qui ne peut pas être soumis à condition. Le droit à l'autodétermination, c'est un droit fondamental, un droit inaliénable. Il n'est pas acceptable que le peuple palestinien soit privé de la possibilité de disposer d'un état souverain.

Et donc, il s'agit par cette décision de rompre avec l'injustice vécue depuis des décennies par le peuple palestinien. Il n'en reste pas moins que cette reconnaissance. Elle intervient dans un contexte particulier, un génocide qui est perpétré par le gouvernement d'extrême droite israélien.

Et donc cette reconnaissance doit s'assortir de sanction contre le gouvernement israélien pour mettre un thermogénocide, ce qui me paraître l'urgence absolue. Gill Platay pour répondre à Yan Brosa et sur le le terme de génocide d'ailleurs au passage, le conteste évidemment enfin on est on n'est pas dans une intention génocidaire. qu'on soit dans un conflit qui crée énormément de victimes, y compris des victimes civiles, c'est une évidence et personne ne le ni personne ne serait se réjouir de ce qui est en train de se passer sur le terrain.

Mais parler de génocide, c'est déjà essayer de retourner ce terrible génocide que le peuple juif a vécu dans la deuxième guerre mondiale contre lui-même en en faisant à son tour un peuple génocidaire. Donc c'est évidemment des éléments de langage euh qui sont directement issus du proche-Orient que monsieur le sénateur collporte avec tant d'autres à gauche et à l'extrême gauche d'une manière inconséquente parce qu'il y a véritablement derrière ces mots une volonté de manipulation de l'opinion publique puisque s'il y a un génocide alors forcément l'état qui le perpue doit être à terme muselé et sinon rayé de la carte. Donc je m'oppose véritablement à ce terme et d'ailleurs sur le terrain, il n'y a pas d'intention génocidaire quand on est un temps soit peu objectif malgré la difficulté aujourd'hui de vie quotidienne des civils en Palestine et à Gaz en particulier, il n'y a pas d'intention génocidaire de la part d'Israël.

Yan Brossa, je voudrais vous questionner, vous êtes en désaccord, répondez, répondez répondez et après j'ai une question très précise à vous poser. J'entends ce que j'entends est proprement délirant en l'occurrence c'est l'ONU qui parle de génocide. En l'occurrence, ce sont des organisations non gouvernementales des ONG, y compris israéliennes comme Betselem ou comme Physicians for Human Rights qui depuis des semaines tire la sonnette d'alarme et parlent de génocide.

Et d'ailleurs, ce sont des députés et des ministres du gouvernement israélien eux-mêmes qui affirment leur volonté d'en finir totalement avec la possibilité d'un état palestinien. C'est Benjamin Netaniaou lui-même qui le dit. Quant au chiffres, on parle de plus de 60000 morts, on parle de plus de 60000 morts, on parle de 18000 enfants qui ont été assassiné, on parle d'une famine qui a été organisée par le gouvernement israélien.

Donc si vous voulez assumer le fait d'être un soutien du gouvernement d'extrême droite de Benamin Netaniaahu, assumez-le. Mais ne dites pas qu'il n'y a pas de génocide alors même que l'ONU reconnaît que nous sommes dans une phase qui est une phase génocidaire. Vous pouvez le nier que vous voulez.

Vous pouvez vous mettre du côté de ceux qui nient la réalité mais c'est l'ONU qui dit ça n'est pas moi, c'est l'ONU. Donc je veux bien que Gilles Platay sache mieux que l'ONU ce qui se passe sur le terrain. Mais enfin je vous parle Oui.

Non mais je vous parle de l'ONU et donc à un moment donné vous êtes peut-être vous êtes peut-être très savant et vous connaissez et vous connaissez mieux que quiconque la réalité de ce qui se passe sur place. C'est l'ONU qui le dit. Voilà ça c'est la réalité concrète palpable que vous ne pouvez pas.

Vous êtes en désaccord total là-dessus. C'est l'ONUUS, il est en désaccord avec l'ONU. il faut quand même cette logoré qu'on entend habituellement à l'extrême gauche est devenu aujourd'hui un levier d'action vis-à-vis de l'opinion publique international et évidemment derrière tout cela, il y a cette volonté de salir un état, l'État d'Israël et de faire en sorte que dans des négociations venir parce qu'il faudra bien que la paix s'instaure à un moment donné le côté le côté le plus soutenu sur le plan international ne soit pas le côté israélien. toujours cette tendance qu'il y a dans cet extrême gauche en l'occurrence française avec notre interlocuteur sénatorial du matin et de tant d'autres aujourd'hui àfi ailleurs de considérer que le mal vient d'Israël et ça si vous voulez c'est un quelque chose qui remonte de loin c'est une action qui a été menée depuis des décennies qui part et qui a été instrumentalisée par Teran depuis très longtemps qui a fait de la cause palestine.

Attendez, je peux est-ce que je peux parler une empêcher vos adversaires de parler, c'est le meilleur moyen de ne pas les laisser développer leur argument surtout d'avoir ou alors moi je vais juste finir mon fin j'ai une question précise à vous poser ensuite à cette méthode là qui consiste à à à faire de la cause palestinienne le ferment de division y compris dans nos sociétés occidentales est une vieille méthode éprouvée évidemment elle passe et ça gêne monsieur Brossard par des mouvements d'extrême gauch et notamment des mouvements communistes qui ont toujours relayé d'une manière abusive encore récemment les éléments de propagande de Teran et de la République islamique d'Iran qui fait de la Palestine aujourd'hui la doit défendre qui doit je ne suis pas surpris du tout de ce que monsieur B nous débite ce matin parce que c'est conforme à la partie depuis tantissime des influences étrangères tous on ne peut pas les nier non plus les les prox les prox C'est bon maintenant vous êtes deux. C'est bien. Allez, c'est bon.

C'est pas que mais on vous parle, on vous parle d'une réalité, on vous parle d'une réalité qui est décrite par l'ONU. Vous me parlez de Teran et du Parti communiste des années 70. Excusez-moi, c'est du délire absolu.

On parle de plus de je le redis de plus de 600 18000 enfants. Mais excusez-moi, on parle de centaines de milliers de personnes qui sont aujourd'hui déplacées d'un peuple entier qui est victime d'un génocide selon les termes de l'ONU. et vous me parlez de terrain.

Enfin, à un moment donné, soyez sérieux, vous vous vous organisez un débat, vous êtes sur un plateau, vous êtes des gens sérieux, pouvez pas permettre qu'on raconte littéralement n'importe quoi. Et donc s'il y a des responsables politiques français, je termine s'il y a des responsables s'il y a des Non mais je termine s'il y a des responsables politique français comme monsieur Platay qui veulent se faire l'avocat de Benjamin Netania ou qui veulent expliquer qu'il est juste d'organiser l'épuration ethnique sur la bande de Gaza qu'il l'assume mais qu'on ait un débat sérieux qu'on ne raconte pas n'importe quoi. Mais vous aurez effectivement du mal à assumer cette politique là parce qu'elle est cruelle, barbare et sauvage.

Vous êtes en désaccord tous les deux là-dessus sur cette approche de de du sujet. Je voudrais, vous savez que c'est le principe Yann Brosa et et Gill Platé de l'émission d'entendre les auditeurs du Sud Radio si vous le permettez. Nous sommes en ligne avec Serge qui nous appelle de livrer Gargan.

Bonjour Serge. Oui, bonjour. Ben, je salue Yan Brossal franco-israélien.

Je le salue. J'ai C'est bien qu'il connaisse aussi le pays de de sa mère et et de son grand-père. Je moi je je je cherchais à vous joindre pour vous dire que moi je ne suis pas d'accord avec cette reconnaissance, d'autant qu'il n'y a aucune demande qui a été faite par Emmanuel Macron à savoir la libération des otages.

On peut rappeler quand même que au moment du pogrome en en 2023 la quasi totalité de Gaza chantait était heureux. D'accord. La la quasi totalité est heureuse et aujourd'hui on on demande à ce que on reconnaisse un état qu'il n'y a pas de fronterie qui n'a pas de frontière que le Hamas lui ne reconnaîtra jamais Israël que en 48 il ne volait pas de ce partage que les Palestiniens étaient essentiellement égyptiens et jordaniens.

Euh moi je j'arrive pas à comprendre quel est l'intérêt de reconnaître un pays qui n'existe pas. Voilà. Donc et qui on n' pas demandé la libération des otages.

On peut rappeler que les otages sont pas des otages qui mangent tous les jours à leur fin et qui sont et qui se lavent et qui sont non, ils sont dans des conditions pitoyables. Les femmes ont été violées, je sais pas combien de fois. Les hommes on on les humilie et le président il dit "Il y a plus de raison.

Il y a plus de raison. Mais moi, je trouve qu'il y a une raison de de dire que on reconnaît euh éventuellement euh cet état le jour où le Khamas ou le l'autorité palestinienne dira "Nous, on reconnaît Israël, on veut la paix. Euh, on demande à ce que dans les livres desmanuels scolaires, on demande pas de tuer des juifs, on parle pas d'israélien dans les dans les manuel scolaires, on parle de juifs.

Donc euh on n'est pas on n'est pas du tout dans une guerre de territoire parce que ça fait Gaza, ça fait au moins 20 ans que Gaza appartient au Ramas. Qu'est-ce qu'il en a fait en 20 ans ? Donc demain, qu'est-ce qu'il va en faire de d'un état ?

C'est quoi ? tirer des requêtes sur Israël jusqu'àattant que les juifs soient tous morts. Et quand 48 ils ont fait la guerre, les gens ont laissé des cafés sur les tables parce qu'on leur disait "Vous allez revenir dans une demi-heure, les juifs, on va tous les jeter à la mer." Merci Serge pour ce cette ce ce regard sur cette reconnaissance de l'État palestinien par Emmanuel Macron.

Vous êtes en désaccord. Vous nous dites hein en direct de Livri Gargan que il fallait peut-être poser des préalables bien brossage. Je vous propose également Gill Platay de de garder auprès de vous les vos arguments.

Yan Brossa, je vous donnerai la parole tout de suite euh après la pause. Vous répondrez à ce qui a été dit par Serge et ensuite ce sera autour de Gilles Platay. Je vous poserai aussi également à tous les deux une question concernant le processus de paix qui a été déployé hier par le président Emmanuel Macron.

À tout de suite pour la suite de la vérité en face 0826 300. Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Akili.

Oui, la vérité en face 0826 300. Nous débrifons hein le le discours d'Emmanuel Macron qui a reconnu hier l'état palestinien à l'ONU. Hakim, je vous donnerai la parole dans un instant.

Vous nous appelez à Villeneu sur Lotte et vous porterz leur regard hein sur ce ce discours que vous avez j'imagine suivi. Je me tourne vers vous Yan Brosa. Vous avez entendu Serge tout à l'heure de de Livri Gargan qui parlait au fond avec ses mots à lui hein une certaine forme d'émotion de la nécessité à ses yeux hein de d'avoir des préalables avant d'une reconnaissance.

Qu'en pensez-vous Yan Brosa ? D'abord dans les propos de votre auditeur, il y a des choses que je n'accepte pas, notamment le fait de nier l'existence même du peuple palestinien et dire à partir de là, il y a pas de peuple palestinien, donc il ne mérite pas d'État. Il y a un peuple palestinien et donc la seule solution c'est une solution à deux États avec d'une part un état de Palestine souverain et libre à côté d'un état d'Israël qui puisse vivre en paix et en sécurité.

Ensuite, il y a une autre question qui est une question plus sérieuse qui est la question qui consiste à dire est-ce que en reconnaissant l'état de Palestine, on ne récompense pas le Hamas ? Je pense que c'est exactement l'inverse précisément parce que le Hamas s'oppose à une solution à deux états. Et donc ce que fait Emmanuel Macron, c'est-à-dire avancer vers une solution à deux états, c'est contredire le plan même du Hamas, le plan même de Netaniao aussi qui est d'empêcher une solution à deux états.

Et donc tout ça ne me paraît pas juste et pas cohérent. Euh et dire que c'est un cadeau euh accordé au Hamas ne me paraît pas conforme à la réalité. Gill Platay là-dessus euh ça fait longtemps que la France hein euh est sur cette position de des de la reconnaissance de deux États qui vivraient en paix.

Après tout euh les Français et les Allemands ont fait la paix après euh des combats terribles, des destructions terribles et et en fond, on a réussi à se être main dans la main par la suite. C'est envisageable, c'est possible ? Écoutez, à long terme, ça sans doute c'est sans doute souhaitable.

Voilà, pour être très clair sur le fond de la pensée, euh qu'il y ait euh une volonté euh de donner un cadre à une population pour vivre en paix sur un territoire, je pense que c'est une aspiration totalement légitime. Donc le sujet aujourd'hui n'est pas euh l'objectif lointain des deux États. Euh c'est d'abord que euh chacun respecte l'autre qui ait pas une volonté d'anilation et d'autre part c'est les moyens dans lesquels qu'on se donne pour arriver à cette situation là.

On a parlé beaucoup du Hamas et c'est vrai que c'est aujourd'hui l'élément repoussoir en disant finalement le Hamas n'est pas désarmé. Le Hamas continue de tenir des parties entières du territoire. Le Hamas euh capte d'ailleurs l'aide humanitaire et provoque euh des difficultés d'acheminement euh de ce qui est aujourd'hui une aide, y compris d'ailleurs par Israël.

Et ça, monsieur Brosas se garde bien de le dire. Mais le Hamas n'est pas le seul en cause. Si le Hamas est interdit sur le territoire palestinien, d'autres mouvements sont autorisés.

Je pense au FPLP qui est un mouvement marxiste qui a participé au 7 octobre. Et qu'est-ce qu'on en fait demain ? Si le Hamas par extraordinaire finit par être vaincu par Israël qui fait le sale boulot aujourd'hui, y compris pour nous en Occident, s'il arrive à être vaincu, est-ce que la scène politique palestinienne se contentera d'avoir un FPLP qui est lui-même un mouvement terroriste et condamné comme tel par exemple par les États-Unis et l'Union européenne ?

Personne n'en parle de cela. Donc en fait, vous voyez bien que cette solution d'un état qui ne soit pas un état terroriste est très lointaine parce que les composantes de la vie politique, les composantes de la vie tout court en Palestine aujourd'hui sont des composantes essentiellement terroristes et que l'autorité palestinienne sous des dehors un peu bonhommes est aujourd'hui une autorité totalement impuissante. Vous savez, j'ai envie quand je j'entends parler d'État palestinien de citer de Gaulle parlant de l'ancien du dernier président de la République pour qu'il fut un chef d'état. il lui a manqué deux choses qu'il qu'il fut un chef et qu'il eute un état.

Donc aujourd'hui, il y a pas d'état constitué sinon dans les dans les les proclamations diplomatiques et surtout il y a des terroristes qui tiennent le terrain sur la Palestine. Je vous ferai réagir sur le ce qu'a déployé hier soir le président Emmanuel Macron, le plan de paix qu'il souhaite pour la Palestine. Mais tout d'abord, je vous donne la parole comme prévu.

Hakim, bonjour Hakim. Oui, bonjour Jean-François et bonjour à à vos deux intervenants et ville. Bienvenue.

Euh, vous êtes à Villeneu sur Lotte. Hakim, vous avez suivi le discours d'Emmanuel Macron hier soir. Oui.

Oui, c'est c'était un très beau discours. Euh je je pense que la France entre à nouveau sur la scène internationale par la grande porte. Il était temps, il a il a rendu, je pense, service à des à des milliards de gens qui on ont par-dessus la tête de ce conflit et qui sont fatigués de ce conflit.

Des extrémistes religieux, racistes, xénophobes des deux côtés. palestinien et israélien et juifs. Je voudrais dire deux choses.

Euh on pouvait pas on pouvait pas continuer à attendre ce ce fameux état état palestinien. Donc il fallait le proclamer. Tous ceux qui nous disent "Oui, mais récompenses 7 octobre, on les entendait pas avant le 7 octobre nous dire il faut un état palestinien." Ça c'est la première des choses.

Deuxième chose sur le Hamas dont dont vous avez beaucoup parlé, il y a pas de Hamas en 6 Jordanie. Vous avez vu ce qui se passe en 6 Jordanie ? Ce comment les colons se comportent en 6 Jordanie.

Ils arrachent les oliviers, il ils tuent le bétail, ils tuent des gens. Il y a pas de Hamas, il y a pas cette excuse du Hamas. Pourquoi pourquoi on commence pas à faire la paix en 6 Jordanie par exemple ?

Et ben non, ils ne veulent pas. Ils veulent tout prendre et le monde entier le voit. C'est pour ça qu'il y a eu des rassemblements, des manifestations dans le monde entier et pas que des gens qui sont arabes ou musulmans.

Je voulais féliciter Yan Brosa qui a je sais qu'il y a de la famille en Israël qui est d'origine Israël et ça fait plaisir, ça donne de l'espoir de voir que il y a des gens même s'ils sont de culture juive ou israéliens, ils veulent la paix et ça ça met du beau motque cœur de voir que on n'est pas condamné à se fermer les portes et voir le lobby qui est en train de faire Gill, j'ai oublié son nom, excusez-moi, qui est sans doute un très bon débuté, qui est sans doute un très bon débuté, mais le parti, il faut c'est un mer. Je voudrais dire une chose, monsieur Benjamin Netaniaoun, il faut dire une chose. Yoab Galan qui a conduit la guerre à Gaza, vous savez ce qu'il a confié aux familles des des otages, il a dit il y a quelques mois, nous n'avons plus rien à faire à Gaza.

Benjamin Netaniaou l'a viré. Dieu merci, il y a eu des chefs d'état-major de l'armée israélienne qui a dit "Nous n'avons plus rien à faire là-bas." Heureusement que dans l'appareil sécuritaire israélien, il y a des gens qui le disent et qui l'ont affirmé haut effort.

Le nom de génocide a été prononcé par certains d'entre eux. Par certains d'entre eux. Donc c'est pas la peine de le défendre.

C'est indéfendable. Et je voudrais dire à monsieur Gill, j'ai oublié son nom de famille. Excusez-moi.

Je vous en prie. Je je voudrais lui dire qu'est-ce qu'il pensent de tous ces Israéliens qui crachent au visage des chrétiens qui viennent en pèlerinage à Jérusalem ? Qu'est-ce qu'il en pense de ça ?

Qu'est-ce qu'il pensent de tous ces de tous ces Israéliens juifs extrémistes racistes qui crachent au visage des pèlerins chrétiens qui viennent dans Jérusalem ? Parce que ces gens-là estiment que les chrétiens n'ont pas à venir à Jérusalem, qu'il faut détruire les églises. Alors pour l'instant, ils sont que 1 % de la population.

Ils sont très minoritaires, mais ils étaient minoritaires en 6 Jordanie. Vous savez pas comment demain les choses vont évoluer. Donc régler le problème.

Merci à Kim. Merci en direct de Villeneu sur Lotte. régler aussi le Yan Brosain le problème de la 6 Jordanie qui est effectivement colonisé c'est un véritable mytage hein de la part de des colons israéliens il y a ce problème là à régler je voudrais quand même parce que l'heure tourne le temps tourne Yan Brosa vous posez une question très précise.

Quel est votre regard sur ce qui a été déployé hier par le président Emmanuel Macron pour les les mois, les années à venir quand il en appelle une sorte d'arbitrage de Mahmoud Abbas qui est le président de l'autorité palestinienne qui lui a assuré, il l'a dit d'ailleurs après le discours d'Emmanuel Macron, qu'il ferait en sorte que le Hamas soit au fond désarmé, débranché si je puis dire. On a-t-il réellement le pouvoir ? Parce que c'est un élément important quand même dans ce qui peut suivre éventuellement.

En tout cas, cela cela va dans le bon sens et cela suppose que l'autorité palestinienne puisse retrouver sa souveraineté, y compris sur sur Gaza qui a été ces dernières années dirigé par le Hamas. C'est donc bien sûr renforcer l'autorité palestinienne et est une condition indispensable pour aboutir à une solution de paix, pour aboutir à une solution à deux états. Je veux quand même ajouter un élément dans le droit fil d'ailleurs de ce que vient de dire votre éditeur, votre auditeur pardon Hakim à l'instant, c'est que si on veut y arriver, si on veut vraiment arriver à une solution à deux états, il faut que Netaniau soit mis hors d'état de nuire parce que quand même aujourd'hui tout ce que fait Benjamin Netaniaou vise à empêcher cette solution à deux états.

On parle de Gaza mais on devrait effectivement aussi parler de la situation en 6 Jordanie. Euh en l'occurrence les intentions de Benjamin Netaniaahou, elles ont été affirmées, revendiquées, criées haut effort. Il a dit qu'il ne veut pas d'état de Palestine.

Il a dit qu'il ne veut plus euh qu'il y ait de continuité territoriale en Jordanie. il a annoncé la création il a il a annoncé la création d'une nouvelle colonie E1 qui vise justement à briser cette continuité territoriale. Les choses sont dites, personne ne les découvre et donc si on sait que ce sont ses intentions, il faut empêcher qu'il puisse les réaliser.

Sinon il n'y aura jamais de solution à deux états et s'il n'y a pas deux états, il n'y aura pas de paix. Ce sera votre conclusion. Merci beaucoup Yan Brossard.

Merci à vous. Rapidement la conclusion de votre côté Gill Platay. Partie du principe aussi qu'il faudra peut-être changer de gouvernance en Israël pour que les choses avancent.

Vous savez, il y a que deux côtés par rapport à une barricade et il faut savoir de quel côté on est. Croire que le conflit qui se développe aujourd'hui au Proche-Orient nous serait étranger et que depuis une tribune de l'ONU au marbre vert, on pourrait lancer des mots d'ordre pour que la paix revienne automatiquement. C'est une illusion totale.

Israël aujourd'hui et je ne suis pas un soutien de quelconque de son gouvernement, Israël aujourd'hui se bat contre une force soutenue par Teron qui veut le détruire. Et derrière, vous savez quel est le mot d'ordre des Molins ? C'est West is next.

Quand on aura fait tomber Israël, on s'attaquera au reste du monde, c'est-à-dire nous. Donc à un moment donné dans l'intérêt de la France, parce que c'est ce qui doit prévaloir dans notre débat, quelle est aujourd'hui la priorité ? C'est d'abord que les terroristes palestiniens islamistes du monde entier soient réduits.

Et bien Israël fait le sale boulot. C'est un sale boulot parce que ça n'a rien de glorieux mais c'est un boulot qui doit aussi protéger nos démocraties. Merci Gill Platri.

Merci également à Yann Borossa d'avoir participé à ce débat qui est très vif, c'est normal, le sujet est très clivant comme on dit et il restera longtemps. Bonjour Valérie Expert. Bonjour Jean-François.

Je sais pas si on va se mettre d'accord là-dessus ce matin. Je ne sais pas. Écoutez, c'est toujours euh l'intérêt de l'émission.

Mettez-vous d'accord de d'entendre et d'écouter les débats. Juste un mot, j'ai discuté moi avec un un Libanais qui est à Paris et qui me racontait comment la situation au Liban a changé depuis la chute du du Esbola. C'est un pays qui est en train de de renaître et grâce à l'opération BER où la plupart des fait boulot.

Voilà. Euh nous on va évidemment revenir euh sur euh cette reconnaissance de la Palestine par Emmanuel Macron. 77 % des Français sont contre euh cette reconnaissance.

On va parler de la fatigue écologique des Français. Est-ce que vous en avez marre de faire des gestes pour la planète ? En tout cas, c'est un une un rapport qui nous dit cela.

Et puis le rapport de la Cour des comptes qui vient de tomber à propos de France Télévision. France Télévision est dans une situation financière critique. Euh, il va falloir des réformes structurelles.

On va en parler. Faut-il privatiser France Télévision comme le demande le Rassemblement national. Bref, tous ces sujets avec vous sur Sud Radio.

Débat : La reconnaissance de la Palestine ouvre-t-elle "le chemin d'une négociation utile" ? — Gilles Platret · Pourquijevote