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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 30 mai 2026 46 minComplaisantMixteEnvironnement & énergieEurope & internationalTravail & emploiJustice

Négocier avec Poutine ?, grève chez Samsung, Ferrari… : Le Club international | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi une telle désinformation sur le réchauffement climatique ?

  • 5:20OuverteRéponse partielle

    Le temps du dialogue avec Poutine serait-il venu ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les 27 vont réussir à se mettre d'accord sur un nom pour parler à Poutine ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Comment comprendre la phrase de Marco Rubiot sur l'aide des États-Unis à mettre fin à la guerre ?

  • 11:20OuverteRéponse directe

    Est-ce le bon timing pour parler à la Russie ?

  • 13:20OuverteRéponse directe

    De quoi Vladimir Poutine serait-il prêt à parler ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:20Eva MorletoFait
    « Le temps du dialogue avec Poutine serait-il venu ? »
  • 18:00Renault HeuzéChiffre
    « La Ferrari Luch promet une autonomie de 530 km grâce à une batterie dernier cri. »
  • 24:00Martial ZebellingaChiffre
    « L'Union européenne absorbe 70 % des exportations de la Tunisie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonsoir à tous. Entréz, entrez, soyez les bienvenus. Installez-vous dans votre club international de 21 samedi.

Vous êtes attendu par nos invités venus d'ailleurs dont les lumières vont éclairer l'actualité de la semaine. Au menu de ce soir, la France a vécu cette semaine une vague de chaleur d'une précocité inédite et pourtant sur les réseaux sociaux ou dans les médias, certains continuent de nier le réchauffement climatique ou de le réduire à un phénomène exclusivement naturel sans aucune responsabilité humaine. Pourquoi une telle désinformation ?

C'est dur d'être d'être scientifique aujourd'hui hein. On est dans une rupture dans le contrat sociétal entre euh euh science et euh et décideur entre sciences et euh et citoyens, c'est l'autoroute vers euh l'obscurantisme. Le même phénomène complotiste surgit lors des risques d'épidémie.

Alors, comment lutter contre les fake news qui déflent à chaque crise climatique ou sanitaire ? Quel contre discours efficace opposé à cette défiance ? On en débattra puis nous recevrons notre invité du samedi.

Isabelle Miti est une universitaire spécialiste d'études germaniques. Elle publie un livre d'histoire fascinant qui raconte comment le régime nazi a instrumentalisé la musique pour en faire un outil de propagande et de contrôle. Et en fin d'émission, nous retrouverons l'indispensable Natacha Triou.

Salut Natacha. Salut Renault. De quoi nous parlez-vous ce soir ?

Et ben, chaque année, des centaines de milliers de pages web disparaissent. Alors, faut-il archiver le web ? Et pourquoi faire ?

On verra ça à tout à l'heure, Natacha. Voilà donc le programme du club international du 28 samedi. Ça commence tout de suite.

Bonsoir Valérie Brochard. Bonsoir Renault. Ravi de vous retrouver bien sûr Valérie.

Bienvenue et Jean-Mthieu Pernin. Salut Jean-Mthieu. Les hommages.

Tout va bien. Bon de même. Bah parfait.

Bienvenue à vous les amis. Voici nos invités de ce soir. Bonsoir Eva Morleto.

Bonsoir. Très heureux de vous accueillir Eva. Vous êtes, je le rappelle, correspondante à Paris pour le magazine italien GRIA et vous êtes également éditorialiste du média suisse Luxury Tribune.

Bienvenue à vous à vos côté Ketvan Gorgestani, bonsoir Kévan. Bonsoir. Bienvenue chroniqueuse internationale à France 24.

Je rappelle que vous avez été correspondante à Washington et à vos côtés Martial Zebellinga. Bonsoir Martial. Bonsoir.

Bienvenue économiste et sociologue, expert associé à l'UNESCO pour l'histoire générale de l'Afrique et au pupitre notre ami Nicolas Vado. Salut Nicolas. Bonjour.

Bienvenue Nicolas, toujours dessinateur de presse bien sûr. Vous collaborez pour le quotidien belge l'écho, l'hebdomadaire belge le vif et vous signez et éditez, je le rappelle, les années Trump saison 2. Tout de suite la première actualité de la semaine.

Valérie, c'est une question qui se pose aux Européens. Le temps du dialogue avec Poutine serait-il venu ? et tenter de trouver le bon interlocuteur pour parler directement à Vladimir Poutine qui se dite ouvert la discussion, tellement ouvert qu'il a même proposé des noms pour échanger directement avec lui comme Guérard Schreuder l'ancien chancelier allemand très proche de la Russie.

Derrière la question du casting, la chef de la diplomatie européenne voit surtout une manœuvre russe. Csads have strategy how you go to the table. Mais Eva Morleto, est-ce que vous pensez que les 27 vont réussir à se mettre d'accord sur un nom, une personnalité ?

Alors déjà, c'est très compliqué parce qu'on voit déjà les divisions. Alors, il y a la France, l'Allemagne et l'Angleterre qui veut y aller tout seul. Euh de l'autre côté, est-ce que ça serait pas mieux une figure neutre comme Mario Dragy par exemple qui froisserait pas l'ego de Poutine et euh permettrait voilà en cas de session euh de concession de la part de Poutine de pas se voir euh comme s'il perdit du terrain.

Est-ce que euh c'est mieux une une figure qui soit plus proche effectivement de Poutine mais comme Chauder mais qui pose problème parce qu'effectivement il est un peu trop proche et avec ses liens avec Gazprom et cetera. Donc ça se pose effectivement le problème de la de l'unité mais ça se pose aussi les problèmes du timing pour Poutine. Parce que la vraie question c'est l'Europe c'est peut-être le bon timing parce qu'effectivement on a une des États-Unis qui sont un peu décrédibilisés avec ce plan de paix en 28 points qui était un peu balayé par Poutine.

Donc là effectivement si l'Europe prenait le relais ça serait pas mal mais est-ce que c'est le bon timing pour Poutine ? Parce que finalement lui on a l'impression qu'il attend qu'il attend que l'Europe Exactement. qu'il attv de l'ennemi passer dans la rivière et effectivement on il on il attend que l'Europe se s'affaiblisse encore davantage économiquement avec d'abord les sanctions russes qui ont pénalisé aussi l'Europe et le conflit en Iran.

Exactement. Donc il joue sur le temps et je vous je la montre Kevan Gorgestani Marco Rubiot a déclaré cette semaine que les États-Unis restaient prêts à aider à mettre fin à la guerre. Qu'est-ce que comment on doit comprendre cette phrase ?

Que là ils sont un peu occupés ailleurs et que l'Ukraine et la Russie c'est pas leur priorité en ce moment. Après euh Donald Trump et Donald Trump, il aime faire des deals, il voudrait passer à côté euh de pouvoir dire "C'est moi qui ai mis fin à la guerre euh en Ukraine." Donc je pense surtout qu'il avait promis de le faire en 24 heures, 3 mois et puis on y est toujours.

Mais euh donc je pense que les Américains ne vont pas complètement se désengager de de cette question. Mais je pense que la question euh de qui pourrait discuter avec les Russes pour les Européens, c'est mettre la charrue avant les B. On en y est, on n'y est pas du tout.

Euh que les Européens soient plus impliqués, ce qui est ce que demande euh Vladimir Zelenski, ça oui. Euh mais en revanche, de parler d'un médiateur qui pourrait discuter euh pour les Européens avec euh les Russes, euh je veux dire, pour l'instant euh Vladimir Poutine n'a montré aucun signe de vouloir faire quoi que ce soit de concession, de vouloir vraiment parler avec les Européens parce que dire que Gerard Schroder serait un bon médiateur, c'est c'est une blague. Donc et par ailleurs pour les les Européens, il y a aussi cette question et là Kayakalas l'a très bien dit, c'est que avant de savoir qui va parler, il faudrait savoir de quoi on va parler et où est-ce qu'on va justement Marcel Zbeling ?

Est-ce que c'est le bon timing ? Parce que on a vu quand même que et bien cette semaine il y a tout de même un pays de l'Union européenne qui est la Roumanie qui et bien a dû faire face à un envoi de drone sur un immeuble d'habitation, un drone que l'on pense russe. Aujourd'hui, est-ce que c'est le bon moment de parler à la Russie, de dire, on va parler de paix, d'affin du paix alors que aujourd'hui la Russie clairement et bien a envoyé un drone du côté de l'Union européenne.

Je pense que vous posez la très bonne question, c'est on a dit la question de qui c'est peut-être pas la plus importante. La question du quoi peut-être, la question de du quand que vous posez, la question de pourquoi, moi je dirais c'est c'est peut-être je dirais d'abord d'abord la question du pourquoi, c'est-à-dire que non pourquoi est-ce que l'Union européenne aujourd'hui est en situation de discuter avec la Russie de pour arrêter ce conflit ? Je ne pense pas.

Je ne pense pas parce que l'Union européenne a souvent, trop souvent, été alignée d'une façon ou d'une autre sur les positions américaines qui elles-mêmes changent. Et les positions américaines changent avec la position du président, mais elles changent aussi avec les différents théâtres sur lesquels se trouvent les États-Unis. Et il n'est pas certain que du point de vue américain, on voit la question européenne et ukrainienne comme une question.

Mais on peut penser que l'ensemble des questions, notamment l'Iran, notamment le Venéuela, toutes ces questions sont liées. Donc je ne vois pas euh de d'évolution décisive si l'Europe allait d'elle-même, si elle arrivait déjà à parler d'une voix, ce qui serait ce qui est très compliqué. Il y a des intérêts très différents voire divergents.

Mais si elle y parvenait, je ne sais pas ce qu'elle pourrait obtenir et je ne suis pas convaincu que la Russie considérerait que c'est l'acteur décisif dans la démarche. Eva Morleto pour parler de quoi au fond ? De quoi Vladimir Poutine serait-il prêt à parler ?

Est-ce qu'il serait prêt d'abord à faire la paix et à reculer ses armées qui occupent une partie du territoire ukrainien ? Mais c'est c'est un discours économique aussi. Pour l'instant, en fait, ce qui est assez dingue, c'est que finalement, c'est presque l'Europe qui a subi plus de contre-coup par rapport aux sanctions, même si l'économie russe commence à décliner, Vladir Poutine lui-même lui-même l'a reconnu, commence l'a reconnu mais si on regarde à long terme au niveau énergétique, ils craignent pas grand-chose.

C'est-à-dire il leur manque les technologies mais finalement ils ont les ressources. Ils arrivent quand même à avoir des relations avec l'Inde, la Chine, avoir leur industrie qui ont des filiales et des concessions en Afrique et arriçon à avoir une économie qui peut marcher, qui est vraiment euh dans une sorte d'entonoir euh sur la question énergétique notamment, c'est l'Europe. Est-ce que c'est à cause de la guerre en Ukraine ou est-ce que c'est à cause de la de la guerre en Iran et du blocage de droit d'ormous que la crise énergétique redouble en Europe aujourd'hui ? l'un est venu se rajouter à l'autre donc on peut pas complètement séparer les deux pré carburant aujourd'hui c'est plus au blocage mais bon il y a eu le le problème du gaz après le début de la guerre en Ukraine.

Donc c'est quelque chose qui est venu se rajouter à une situation qui était déjà pas évidente. Et je pense aussi que il y a un autre élément qui est très important, c'est que cette idée d'avoir quelqu'un qui parle au russes en tant que médiateur, comment est-ce qu'on est médiateur neutre quand on est partie en partie prenante de de cette guerre ? Et c'est ce qu'a dit Kayakalas encore une fois, elle a dit "Nous ne sommes pas un médiateur neutre.

Nous avons des intérêts qui sont opposés à ceux de la Russie et nous et nous défendons également les intérêts de l'Ukraine. Deux dessins de Nicolas Vado. J'ai imaginé qu'il pour regarder Poutine pour parler avec lui, il faut le regarder les yeux dans les yeux. [rires] Voilà.

Et puis vous parlez de médateur, j'ai quand même une petite idée aussi, c'est-à-dire que poker diplomatique avec Poutine, envoyons-li un spécialiste. Je me présente, Patrick Boel entre paria, on devrait s'entendre. Merci Nicolas Valérie, vous nous emmenez comme chaque semaine en balade chez l'un de nos chers voisins européens ce soir direction l'Italie.

On va franchir les Alpes non pas d'eau d'éléphant comme Hannibal mais en Ferrari électrique. Exactement. Renault Ferrari voulait faire jaillir la lumière.

Résultat, son dernier modèle baptisé Louchet a surtout allumé les critiques. La toute nouvelle Ferrari a été présentée lundi en Italie et la boître électrique, elle fait depuis sa sortie un vacarme de tous les diables, surtout chez les puristes. À commencé par l'ancien président de la marque.

Quello che penso del male Ferrari. Si rischia la distruzione di un mito. Mi dispiace moltissimo.

Ma ma lo possiamo spero di che si tolga il cavallino almeno da quella. Écoutez he c'est simple, rien ne va ni le design signé Johnny Eve l'homme qui a dessiné l'iPhone ni la prouesse technologie qui permet au véhicule de passer de 0 à 100 km/h en 2 secondes et demi sans une seule goutte d'essence. Renault l'italicale au feu vert de l'histoire.

Les gardiens du temple thermique voient l'électrique comme une hérésie à quatre roues et les critiques filtent aussi vite qu'une Ferrari sur un circuit automobile pour l'ancien ministre de l'économie. La Ferrari Loucher est une insulte esthétique et technologique pour ceux qui aiment la Ferrari. Et la presse spécialisée s'étrangle un style complètement différent qui n'a rien à voir avec les mythiques Ferrari du passé pour le Corrieré Motori ou encore une Ferrari. qu'on ne reconnaît pas tout simplement pour Al volanté.

Elle est moche, le moteur ne rugit plus et elle coûte beaucoup trop cher pour Matthéo Salvini qui rappelle son coût exorbitant de 550000 € et précise que l'action Ferrari a chuté de 8 % à la bourse de Milan le lendemain de la présentation du véhicule. Mais chez Ferrari, on négocie sereinement ce premier virage difficile. Et pour le premier test grandeur nature, Ferrari n'a pas choisi le périphérique un lundi matin.

Mais l'allée centrale de Castel Gondolfo avec le pape Léon X comme pilote. Le miracle électrique salué par le pontif. Exactement.

Une une bénédiction pour la planète qui plaira aux jeunes générations. Le président de la République italienne en est convaincu. Enthousiaste et sans doute impressionné par ces quatre roues électriques, quatre moteurs sur chaque roue pouvant rouler jusqu'à 310 km/h.

La Ferrari Luch promet une autonomie de 530 km grâce à une batterie dernier cri qui se recharge en moins de 25 minutes. 60 brevets ont été déposés sous le capot du bolide qui ne sont plus l'essence mais le progrès. Le mois dernier, plus de 13000 véhicules électriques ont été immatriculés en Italie presque le double du mois d'avril 2025.

Et en France, on accélère aussi avec plus de 40000 véhicules 100 % électriques immatriculés en avril 2026. avec la guerre au Moyen-Orient et une une partie du pétrole mondial bloqué dans le D3 d'Ormous et bien le prix du baril explose. Alors les pilotes et surtout leur porte-monnaie semblent soudain très attirés he par les modèles électriques.

Alors les premières livraisons de Ferrari LCH sont prévues pour octobre. Évidemment Eva, j'imagine que vous avez déjà passé commande. Bien sûr, [rires] pourquoi pas ?

Vous avez 550 surtout que voilà les design c'est c'est de la part du créateur de l'iPhone et ça rassemble un peu une cabine téléphonique. Pas du tout. Non, mais plus sérieusement, est-ce que vous voyez là un un véritable réveil écologique ou plutôt une question d'opportunité avec le pouvoir d' d'opportunité ?

Mais il faut expliquer pourquoi. Alors déjà ces deux marchés différents, le marché de la voiture entre guillemets ordinaire et la le marché de la voiture de luxe. Euh ça ça répond à des dynamiques et à des logiques différentes.

Quand on achète une Ferrari, l'acheteur, il veut quoi ? Il veut un récit, le fameux storytelling. Et donc le storytelling de Ferrari, c'est la course de Milemia, c'est les victoires en Formule 1, c'est pas encore un imaginaire lié à la voiture électrique.

D'où la perplexité des investisseurs et d'où aussi euh ce que j'ai dit c'est confirmé aussi par la situation d'autres géants des des bolides de luxe. Par exemple Lamborghini, Lamborghini a des grosses difficultés dans ce virage à l'électrique. Porsche a fait des grands investissements dans l'électrique et là aussi ils ont même mutualisé des plateformes avec Audi pour optimiser les coûts dans la création des composants.

Donc finalement dans cet univers là, le tournage à l'électrique pose quelques problèmes. Une dernière chose juste, vous parliez d'écologie mais quand on fait une batterie avec voilà qui pèse cette voiture parce qu' même 2,26 tonnes voilà et qui va avec une telle accélération finalement les avantages d'être dans l'électr en terme d'émission de gaz effet de ser il y a des avantages évident en tout cas ça dépend parce que une Ferrari thermique une Ferrari thermique vous pouvez dans 20 ans vous l'amenez dans un mécanicien euh il va vous l'ajuster et il continue sa vie une voiture électrique il est possible de cette Voilà de de cette gabarit, il est possible que dans après un certain temps et ça c'est la voix des techniciens qui disent ça, vous devez changer la batterie. Un dessin de Nicolas Vado.

En effet, elle est conçue par Johnny Ives, le designer de l'iPhone. Et j'ai un deuxième dessin en supplément. Voilà, tout full cor en Italie.

Mauna Ferrari électrique encadrz qualifié pour [rires] vous êtes cruel Nicolas. Merci à vous. Il est temps maintenant de retrouver Olivier Boucreux qui se penche chaque samedi sur les mérites de son employé de la semaine.

Ce soir, il évoque le courage d'une avocate tunisienne, Sonia Damani, condamné à 2 ans de prison dans son pays. Une preuve de plus que le président Kais Saed renforce la répression contre ses opposants. Nous sommes tous des employés.

Certains risquent un blâ pour une phrase de trop. Elle risque la prison. Je ne suis pas femme à m'enfir ni à éviter les tribunaux. [musique] C'est qui Sonia Damani, 60 ans avocate, chroniqueuse et figure médiatique tunisienne devenue l'une des voies les plus critiques [musique] envers le pouvoir.

Sur Instagram, 300000 personnes suivent ces prises de parole. Elle vient d'être condamnée à 2 ans de prison pour des déclarations sur les prisons tunisiennes [musique] depuis le tournant autoritaire engagé en 2021 par le président Kaï Saed, journaliste, opposant, avocat et militant, sont poursuivis au nom du décret loi 54 sur les fausses informations. Flashback Tunis années 70, fille d'un chauffeur routier et d'une secrétaire de direction, la petite Sonia grandit dans une famille où l'on travaille beaucoup et parle franchement. stabilisateur.

Elle devient avocate mais la scène du tribunal ne lui suffit pas. 10 ans sur les planches avec la troupe El Théatre Studio, plaidé ou jouer, chez elle, il s'agit toujours de prendre la parole. Sonia Damani ne pratique pas la langue de bois et devient l'une des voix les plus connues des [musique] radios et des plateaux tunisiens.

Justice, prison, racisme, liberté publique. Elle parle vite, fort, souvent avec ironie. Pour elle, la liberté n'est pas un slogan.

Mais 2024, sur un plateau télé consacré au migrant subsaharien, boumissaire d'un pouvoir en crise, un chroniqueur décrit la Tunisie comme un pays extraordinaire. Sonia Dabani s'interroge tout haut. De quel pays extraordinaire parle-t-on ?

Résultat à prison, procès à répétition et [musique] liberté conditionnelle. Et surtout la prison est faite pour les criminels et ma mère Sonia Damani n'en est pas une. Le 11 mai 2024, des policiers cagoulés l'arrête au siège de l'ordre des avocats de Tunis où elle s'étaient réfugié.

Les images choquent jusque dans les institutions européennes. Depuis les procédures se sont enchaînées. Cinq affaires judiciaires au total.

Et finalement pourquoi elle ? Parce qu'un pouvoir qui transforme une phrase en affaire d'État raconte déjà beaucoup de sa propre faiblesse. Martial Zebellinga, on le voit avec le le cas de cette avocate Sonia Damagi.

Il y a d'autres personnes emprisonnées. He les cas multiplient des journalistes notamment. On peut penser notamment au journaliste indépendant Mourad Zegidi, ancien journaliste sportif avec Anel Plus qui a été condamné en appel à 3 ans et demi de prison. il est emprisonné depuis déjà plus de de 2 ans.

Euh est-ce que ça veut dire cette situation, cette dérive au en Tunisie que 15 ans après les printemps arabes, la Tunisie qui fut pionnière lors de ces printemps arabes, qui semblait être engagé sur la voie de la démocratie, est redevenu ou est en train de redevenir une dictature. Je dirais que moi je suis surpris par l'écho qui est fait actuellement sur ces ces questions d'autoritarisme et cetera parce que en réalité l'Union européenne travaille avec la Tunisie pour des questions finance la Tunisie et pourtant on sait très bien que les conditions dans lesquelles sont traités les migrants, les sub-sahariens et cetera sont des questions extrêmement problématiques. qui a d'ailleurs une militante noire qui est arrêtée depuis un certain temps, qui a parti avec le avec les autorités, la justice et je suis surpris de voir l'Union européenne coopère avec une dictature en tout cas bah en fait l'Union européenne elle fait pas elle ne fait pas que coopérer parce que final il y a quand même des flux financiers, il y a une assistance financière, il y a un soutien et donc il y a une forme de coproduction d'un ensemble de régimes, c'est pas que celui-là qui servent.

Il y a une vol quelque chose d'utilitariste dire très bien ils vont contenir une forme d'immigration contre cela on ferme les yeux et puis il y a aussi des des l'Union européenne absorbe 70 % des exportations de la Tunisie quand même. Justement c'est ça c'est l'Union européenne, il y a une certaine hypocrisie parce que l'Union européenne avait classé la Tunisie comme un pays d'origine sûre concernant justement le traitement des migration. C'estàd qu'onose pas on n'ose rien dire à cause de ça.

Bah c'est un peu ce qui ce qui semble être puisque on voit bien le le la situation. Après, c'est vrai que c'est facile de dire que l'Union européenne devrait absolument arrêter tout contact avec la Tunisie parce que ou peut-être simplement se mobiliser davantage pour obtenir la libération de cette avocate de ce journaliste. On peut pas non plus euh l'Union européenne aujourd'hui ne peut pas faire fi des questions et de partenaires.

Et en revanche, l'Union européenne pourrait très bien sur certains points comme elle le fait avec d'autres pays, c'est-à-dire avoir des coopérations sur certains sujets et critiquer sur d'autres et être beaucoup plus critique sur le questions des droits de l'homme et de la liberté de la presse et et d'autres. Un dessin de Nicolas Vadu. Oui, quand je dessinais le président tunisien, il me faisait penser à quelqu'un.

Donc Vold de Mor s'est fait refaire le nez. Il n'y a dit bien dit mal seulement le pouvoir. Ça c'est du vol de mort.

Bande de Moldu. Merci Nicolas Valérie. L'autre dossier de la semaine et bien c'est la la désinformation et le le complotisme qui se porte bien en ces temps d'épidémie et de vague de chaleur.

Oui. Et à chaque épisode extrême comme celui que l'on subit actuellement et bien les scientifiques deviennent des cibles. Pour le climatologue Christophe Cassou, ce n'est pas seulement une bataille autour du climat, c'est une rupture de confiance entre sciences, citoyen et responsable politique.

C'est dur d'être d'être scientifique aujourd'hui, hein. Bon, on se fait attaquer sur les réseaux sociaux, euh on se fait injurier, on se fait harceler par certains journalistes. On est dans une rupture, dans le contrat sociétal entre euh euh science et euh et décideurs, entre sciences et euh et citoyens.

Euh et et tout ça, cette rupture de contrat de de ce contrat social euh ben en fait c'est l'ouverture vers euh c'est c'est l'autoroute vers euh l'obscurantisme. Quian Gorgestani, vous qui connaissez bien euh les États-Unis, difficile de lutter contre le climatoscepticisme, difficile de faire valoir les faits scientifiques quand le plus grand des complotistes s'exprime depuis la Maison Blanche. Oui.

Et puis dans un pays qui de toute façon a aussi une tradition de remise en cause en tout cas une franche de la population qui remet en cause les faits scientifiques. Et ça depuis longtemps, c'est pas nouveau. Ça n'a pas attendu Trump, ça n'a pas attendu le Covid.

Il y a toujours eu et très à droite et très à gauche des gens qui étaient antivax bien avant que ça devienne quelque chose dont on parlait beaucoup avec la la pandémie de de Covid. Mais c'est sûr que quand on a des relais euh aussi importants au plus haut euh de l'administration américaine, ça renforce ces gens qui avant étaient dans les franges aux extrêmes et qui n'étaient pas très visibles, eux se sentent galvanis par le fait que il y a quelqu'un dans la Maison Blanche qui dit à peu près la même chose que Morletto en Italie, est-ce qu'on assiste au même regain, j'allais dire de santé du climatoscepticisme alors qu'il y a un consensus scientifique 1 sur l'existence évidemment du dérèglement du réchauffement climatique et de sur la cause des activités humaines qui pèsent évidemment tout à fait. Je dirais qu'il y a un effet la même chose.

Oui. Un effet de fenêtre d'overton dans le sens lorsque par exemple il y a eu la pandémie de de Covid-19, on a commencé à parler de complotisme, voilà, de de de scepticisme sur la médecine traditionnelle et cetera. Et finalement, toutes ces théories complotistes, on en a tellement parlé qu' se sont normalisées.

Donc si cette fameuse fenêtre d'averton était un nubloot avant la pandémie, maintenant c'est une sorte de vérand. Exactement et aussi sur le ça vaut pour la santé publique, ça vaut pour le réchauffement climatique. C'est-à-dire on a normalisé à un certain moment certains discours donc ça peut que simplifier dans ce sens.

Martial Zebelinga en ce qui concerne le virus Ébola qui s'est vit en ce moment en RDC et aussi en Ouganda, la Croix-Rouge expliquait le rôle néfaste des réseaux sociaux notamment en RDC. Et la Croix-Rouge se déplace maintenant dans certains villages pour aller toquer aux portes des habitants pour leur expliquer de visu ce qu'est ce virus. Euh concrètement parce que paramment euh là-bas les réseaux sociaux font des ravages en terme de désinformation.

Est-ce que vous pouvez confirmer ? Alors bon, je n'y suis malheureusement pas, j'aurais bien aimé, mais euh je pense que tout vouloir remettre sur les réseaux sociaux est fort est excessif. C'est largement excessif.

Il faut dire que les États ont aussi leurs ambiguïtés. Aujourd'hui, la l'information scientifique, l'information sanitaire, elle est produite par plusieurs acteurs. Vous avez euh les entreprises, les pharmac, les pharmaceutiques et qui produisent l'information, qui communiquent.

La communication n'est pas forcément une information scientifique. Et donc l'information, c'est d'abord, excusez-moi, les scientifiques qui la produisent, c'est pas les entreprises. Les les scientifiques, non, les les les scientifiques ne produisent pas l'information produisent de la science.

Ensuite, il y a des gens qui communiquent à différation. La communication, ça va être une entreprise va avoir intérêt à annoncer par exemple que son son médicament est le meilleur, son son vaccin est le meilleur. Même si concrètement les scientifiques l'ont pas forcément dit, ils l'ont dit avec toutes les précautions qu'il faut.

Ce que je voudrais dire, c'est que l'origine institutionnelle pure, entre guillemets de l'information est aujourd'hui extrêmement biaisée. Elle est problématique parce que les États eux-mêmes n'ont pas toujours été très clair dans les informations. Même si a des processus de validation des médicaments combien sur le marché, l'OMS et cetera. ni les éis parce qu'il y a de la concurrence c'est un champ qui est disputé chacun essaie de faire avancer entre guillemets sa vérité et je crois que c'est ça le vrai problème.

On a une vérité qui est devenue compliquée dans un monde capitaliste où chacun essaie de gagner corist alors on voit en effet il y a il y a un consensus général hein sur bien sûr sur les réchauffements climatiques on espère au moins scientifique aujourd'hui à votre avis quel débats justement on peut avoir autour de ça ? Est-ce qu'il y a encore des débats qui sont possibles et importants dans Mais il y a des débats sur qu'est-ce qu'on fait, si à partir du moment les choix qu'on fait et c'est là où je pense que les États et les gouvernements divers et variés, peu importe quelle est leur position sur ce qu'il faut faire, ne sont pas clairs dans telle est la situation, il faut que l'on fasse ça pour arriver à une situation qui serait meilleure. Et c'est là où on laisse le champ libre à des gens qui vont pouvoir dire "Bah vous voyez, si vraiment ils croyaient queil y avait un problème avec le changement climatique, ils en feraient bien plus.

Or les gouvernements parce que c'est une question de volonté politique ou de moyen selon vous ou les deux ?" Les deux. h absolument les deux puisque il y a effectivement des des moyens peut-être qui ne sont pas à la hauteur des ambitions politiques, il y a aussi des ambitions politiques qui parfois se disent bah peut-être que là les moyens il faudrait les mettre ailleurs.

Un mot et les opinions, elles seraient prêtes à suivre justement aussi les mesures qu'imposeraient et parfois des mesures extrêmement dures. Commencez par une sensibilisation surtout des jeunes générations parce que 14 % des jeunes entre 18 et 24 ans croient au aux théories complotistes. Pourquoi ? parce qu'il se renseigne surtout sur les réseaux sociaux.

Il y a les bulles algorithmiques qui font on a quand même une société où on n' jamais eu comme aujourd'hui euh la promotion des fanatismes à cause voilà de des contenus qui qui martellent au même moment la même génération. Un dessin de Nicolas Vado qui nous met en garde quand même. Oui, je reviens sur l'événement sportif parisien de la semaine.

Le réchauffement climatique est-il un Haw et Sinner qui dit ça se discute. Il a contracté Ebola. J'ai vu ça sur TikTok.

Merci Nicolas, c'est à vous Jean-Mthieu. Cette semaine vous avez encore regardé évidemment comme chaque semaine la télé des autres en l'occurrence la télé sud-coréenne qui évoque le le Noël he le Noël offert en plein mois de mai au salarié d'un des florons du pays. Et ben oui, j'ai regardé la télévision sud-coréenne où j'ai découvert que menacer de faire grève ce n'était pas seulement faire valoir ses droits, mais c'était aussi une manière de remplir son compte en banque. 감정합이안이 노조원 투표에서 이변 없이 가결됐습니다. 메모리 사업부 연봉 1억 원을 받는 직원 기준 최대 6억원의 성과급이 가능해진 건데요. 600 millions de won soit 290000 € pour 78000 employés de Samsung électronique.

Voilà une petite prime on va dire sympathique hein pour justement pour pour ses employés. En tout cas, le ce pharamine montant qui a permis tout de même de mettre fin à une menace de grève à l'origine en fait des revendications des salariés et bien c'est une meilleure redistribution des bénéfices euh lié à la demande toujours plus grande des puces mémoires he qui sont essentiels pour faire fonctionner l'intelligence euh artificielle. La valeur de Samsung en bourse a explosé littéralement annonçant avoir multiplié par 6 tout de même ces bénéfices.

Bah en premier trimestre, les employés chargés de la fabrication veulent également donc en profiter. Et pour éviter la Sainte Trinité qu'on connaît du mouvement social, à savoir assemblée générale, perte de production et merguè sur le piquet de greffe bien sûr, et bien la direction a eu l'idée de ce méga bonus hein versé sous forme d'action et bien sûr étrangement voté là à 73 % hein voilà des employés. Alors le bras de fer engagé par les syndicats a donc fonctionné.

Mais alors le problème c'est que ça a peut-être trop fonctionné maintenant en fait si l'on écoute le directeur de l'Institut global économique qui est spécialisé en conseil économique. 근데 이번에 삼성전자의 그 노사 합의 과정에서 성과급 벌어들인 이득의 어 10.5%를 주기로 한 이 합의가 그렇다면 삼성전자 같은 우리 1등 기업이 삼성 서자냐? [rires] 예. 다른 et moi alors semble dire les autres branches de Samsung qui elles aussi veulent profiter des bénéfices liés à l'intelligence artificielle le risque de différence du traitement de salariés par la direction alimente les colères et inquiète le trésor sud-coréen puisque Samsung ça représente quand même 12,5 % du PIB hein du pays avec 125000 employés.

La multiplication des mouvements sociaux pourrait véritablement impacter l'économie sud-coréenne. Donc la moindre revendication sociale est désormais surveillée comme et bien le le premier fumigène lancé dans une manifestation, on sait jamais où ça peut aller. Concernant les composants de l'IA en Corée du Sud, il y a Samsung mais également SK in.

Alors ça, ce sont deux géants donc mondiaux du secteur qui génèrent de très gros bénéfices dont certains aimeraient que l'ensemble de la population et bien en profite. C'est le cas du secrétaire de la présidence sud-coréenne qui avait évoqué mi la possibilité de créer un dividende national en fait tirer des revenus de l'IA pour financer revenus du base et pension de retraite avant d'être totalement recadré par le gouvernement et de modérer sa position parce qu'en fait le gouvernement il a peur de perdre ses talents si on supprime ses méga bonus. On connaît bien ce genre d'affaires, on connait ça avec les les parachutes dorées notamment.

En tout cas, on le voit désormais, le mouvement est lancé et ne pourra plus s'arrêter selon Jungyong qui est professeur d'économie au département d'économie de l'université de 저는 판도라는 느낌은 듭니다. 어떤 거냐면 이제는 그 영업 이익 같은 것들을 어떻게 나눌지 성과급에 대한 논의들이 아마 삼성전자를 시발점으로 시작 어 아주 많은 기업들에서 지금 당장 카카오에서도 그런 얘기 비슷한 얘기 좀 voilà quand un pays hyper cap피italist comme la Corée du Sud réinvente le partage des richesses c'est vrai que ça peut donner des idées et pourquoi pas la production de 28 minutes he tant qu'on y est voilà ce n'est qu'un début continuons le combat hein comme on dit en terme de manif est passé le message est passé penser j'espère voilà euh Martial Zbelinga on vous voit en tout cas Ce qui est assez intéressant, c'est parce que l'intelligence artificielle, on a beaucoup parlé peut-être d'une job apocalypse, destruction, d'emploi travers le monde. On se rend compte avec cette histoire que ça pourrait aussi vraiment créer une conflictualité, comme on dit, sociale à l'intérieur même des entreprises.

H bah oui, ça c'est classique. Disons que quand vous avez une transformation, une révolution, il y a des revenus qui sont créés et ils ne sont jamais équitablement répartis de façon spontanée. Donc moi je trouve que c'est plutôt une bonne je tiens à remarquer une chose, c'est quand même 10 % du bénéfice he c'est pas 20 %, c'est pas 30 % c'est pas extraordinaire non plus qu' on prend la proportion.

Personnellement, je serai plus pour que il y ait davantage de revenus répartis d'abord à ceux qui travaillent vers ceux qui travaillent vers l'éducation. C'est vrai que les chercheurs seront un peu mieux payés et cetera et puis aussi vers toute la dimension sociale que vous avez abordé. Et je je pense qu'il y a un travail à faire pour trouver le moyen de rémunérer des parties des couches de la société qui sont pas forcément lié à une évolution parce que c'est une évolution quelque part civilisationnelle.

C'estàd que Samsung n'a pas complètement inventé ces revenus qui viennent. C'est les revenus qui sont liés à une transformation. Et bien il faut trouver un moyen pour que ces revenus soient redistribués, repartagés voement et puis limiter les conflits.

Mais ce conflit, je trouve que il peut être intéressant. de dessin deux dessins de Nicolas Vado. Nous avons donc un délégué syndical sud-coréen à la CGT.

Alors l'augmentation de 241 % du SMIC au 1er juin, ça tient toujours. On ne lâche rien. Et un deuxième dessin, je rebondis sur un sujet tout à l'heure.

Le secouple BOS chez Samsung 2900 € chacun. À nous deux, on peut s'acheter la nouvelle Ferrari. Ben voilà, tout se tient.

Merci Nicolas. Accueillons maintenant notre invité du samedi. Isabelle Miti est docteur en étude germanique et elle publie un livre d'histoire passionnant, passionnant et assez stupéfiant aussi.

Une plongée dans les archives musicales du régime nazi en quelque sorte. Ça s'appelle les maîtres chanteurs du 3e rich, musique et musicien sous le nazisme. C'est aux éditions Pin et vous nous racontez comment Hitler, Gbels, les dignitaires du régime ont utilisé la musique alors comme outil de conquête, de propagande, de contrôle aussi. au point d'ailleurs que vous reprenez au passage une expression qui consiste à dire, je cite que le national socialisme était une sorte de dictature chantante.

C'est-à-dire alors effectivement, il y a eu énormément de musique sous le national socialisme. On a tendance à associer automatiquement le trisème rush à Wagner, mais il y a eu bien plus que Wagner, il y a eu la musique classique, mais il y a eu aussi énormément de musique légère, de musique de divertissement parce que la musique a été utilisée comme vous le disiez pour différentes fonctions, pour éduquer, pour distraire, pour séduire, pour déshumaniser. Et c'est ce sont toutes ces fonctions que j'ai voulu étudier pour montrer effectivement la richesse de la bande son du national socialiste.

Et alors, vous le disiez à l'instant Isabelle Miti, au départ donc il y a donc ceci Richard Wagner dès qu'on pense au nazisme sur le plan musical, on pense à Richard. Pourquoi ça tient à quoi ? Est-ce que son œuvre collait à l'idéologie nazie ?

Est-ce que son antisémitisme forcenait à lui aussi ? C'est ça ? Est-ce que c'est ça qui a séduit Hitler ?

Oui. Alors, on associe Wagner au national socialisme parce qu'on a énormément entendu de Wagner parce que c'est une passion personnelle d'Hitler pour Wagner qui dès l'adolescence s'est identifié au héros wagner. Euh, il disait par exemple à propos de Rienzi, un opéra de jeunesse de Wagner, Rienzi, c'est moi.

Euh donc en fait, il a voulu configurer euh en quelque sorte arriver au pouvoir son régime à la manière d'un opéra wagneren. Donc, on a entendu du Wagner pendant les grands messes nationales socialistes, aux actualités cinématographiques, au cinéma, à la radio pour accompagner les conquêtes de la Vermarthe. Et effectivement, l'antisémitisme de Wagner de d'Hitler prend aussi ses sources dans les écrits théoriques de de Wagner qui a écrit en 1850 un penflet antisémite qui s'appelle le judaïsme dans la musique où il dénit aux juifs une quelconque capacité de création par exemple.

Et cet antisémitisme là a effectivement déteint sur Hitler. Donc c'est à la fois la musique et euh et l'antisémitisme. Et alors sous le trisème Reich, le jazz était interdit puisque c'était une musique de dégénéré et pourtant Joseph Gubbles a a monté un groupe de swing.

C'est ça. Vous pouvez nous en parler ? Oui, exactement.

C'est un des grands paradoxes du national socialisme. Et justement parler de la musique permet aussi de montrer tous les trous qu'il y avaient dans la raquette. Effectivement, le jazz était au nid des nationaux socialistes parce qu'il l'associait aux Américains, aux Juifs, aux Noirs.

Donc effectivement, on a essayé de l'interdire à la radio, sauf que la population, elle adorait le jazz. Donc Gumball, c'était quand même un grand pragmatique. C'était un idéologue mais c'était aussi un grand pragmatique.

Et il s'est rendu compte que pour acheter en fait le consentement de la population et ben il était aussi obligé de lui offrir ce qu'elle voulait. Évidemment, c'était sa tâche, la propagande charge la propagande, c'est justement euh tout l'art de la propagande à la Gbels. Et justement cet artmatisme, c'est-à-dire euh effectivement une une dictature, ça marche sur la terreur, le contrôle, la censure, mais aussi sur la séduction.

Et donc pour séduire les masses, il faut aussi euh c'est du pain et des jeux, il faut il faut donner aux masses qu'elles veulent. Alors justement pour séduire aussi les masses et on peut aussi le on va dire le comment dire presque le géographier en fait cette instance avec le festival de Baut en fait. By a été un moment très important aussi dans le régime nazi parce que c'est là en fait finalement c'était le grand festival de musique de musique nazi notamment avec Richard Wagner dont on parlait tout à l'heure.

Bah oui. Alors bon Byro c'est l'entre du maître en quelque sorte et puis Hitler avait des liens personnels avec la famille de Wagner notamment avec Vinny Fred sa belle fille. il se sentait comme chez lui à à Byrout et une fois arrivé au pouvoir, il a quasiment nationalisé le festival, ce qui euh ce que Thomas Man, un grand vagneren a tout de suite crétisé en disant que c'était le théâtre de cours d'Hitler par exemple.

Euh donc vous explorez et vous racontez dans dans ce livre passionnant Isabelle Miti tous les tous les usages, toutes les instrumentalisations de la musique par le régime nazi et il y a notamment cette pratique dite du champ forcé dans les camps de concentration pour humilier euh les détenus. C'est quoi ça consistait en quoi cette pratique du champ forcé ? Alors, il y a eu beaucoup de musique dans les camps de concentration parce qu'il y a eu beaucoup de musique sous le 3è rich de manière générale, le champ forcé euh avait différentes fonctions.

Ça servait à déshumaniser, dépersonnaliser, torturer, humilié. Quand on chante à l'unisson sur la place d'appel dans un froid de canard, euh effectivement là le champ devient une torture. Euh quand vous chantez à l'unisson, l'individu se dilue dans la masse.

Donc ça ajoute à cette dimension de dépersonnalisation qui était omniprésente dans les camps de de concentration et d'extermination. Et alors le concert du nouvel an à Vienne qu'on peut regarder encore aujourd'hui à la télévision tous les ans, il a une origine nazie. Exactement.

Alors ça l'orchestre philharmonique de Vienne n'en est pas très très fier mais le la première édition elle a eu lieu en décembre 1939 donc en période de guerre et ça s'appelait le concert extraordinaire donc il a changé de nom après et c'était une opération de propagande justement pour remonter le moral de la population c'était une des fonctions de la musique justement c'était de remonter la le moral des troupes et de faire tenir la population en temps de guerre et c'est ce qui a effectivement inauguré cette grande grande tradition un instrument de soft power autrichien à aujourd'hui mais qui fut à la base une opération de propagande nazi. Une toute dernière question Isabelle Miti. Je je signale aussi une autre particularité dans votre ouvrage, c'est qu'au début on a donc un QR code qui permet en quelque sorte d'écouter la BO, j'allais dire la bande originale du nazisme.

Ce sont des titres de l'époque qui étaient en vogue et mis en avant par le régime. C'est ça exactement. C'est pour justement montrer la diversité des musiques sur le trisème rush pour essayer de casser un petit peu ce stéréotype.

Wagner, c'est le nazisme. Le nazisme, c'est Wagner. Et justement de montrer la diversité.

Alors, il y a effectivement du swing. Oui. Oui.

Elle est elle est assez longue, hein. Il y a de la musique de film, il y a de la musique très légère avec des titres qu'on entendait au cinéma avec des paroles un peu équivoques. Voilà.

Merci beaucoup Isabelle Miti d'être venu nous présenter ces maîtres chanteurs du 3e range. C'est passionnant et c'est chez Périn musique et musicien sous le nazisme et un dessin de notre ami Nicolas Vado. J'ai customisé le violon de Joseph le méloman comme le dira ce youupin de Woody Allen quand j'écoute Wagner j'ai envie d'enveillir la Pologne.

Merci Nicolas. Voici maintenant le moment de retrouver l'inimitable Benoît Forger. Ce soir dans dériv des continents, cet ami du genre humain pose une question qui confine nos bizarres mais qu'a vu l'homme qui s'apprêtait à apprendre sa femme en photo ?

Bonsoir Renault. Pourquoi nous est-il si difficile de ne pas cliquer sur certains articles racolleurs ? Les médecins détestent cette astuce.

Cette actrice est aujourd'hui méconnaissable. Votre mémoire est bonne si vous nommez 10 de ces acteurs. Le grille pain à son tiroir ramasse miet.

Internet à ses contenus de bas de page. Pseudosciences, clash, conseil de grand-mère pour faire fondre la Grèce. Attention, le lapin robot si mignon n'est qu'un leur.

Si vous le suivez, il vous mènera dans un pays merveilleux aux rues pavé de compléments alimentaires. Vous vouliez connaître la raison de la brouille entre Muriel Robin et Kyan Mbappé et vous avez souscrit un essai gratuit à renouvellement payant automatique. Comment ces attrapes Nigo peuvent-ils perdurer ? et bien simplement parce qu'il se trouve une fois sur 1000 un con pour cliquer.

Ce con c'est moi. Parce que même ici, dans cette maré par l'IA et la cupidité, même ici, tel un tétard à trois têtes, la poésie subsiste et tant qu'elle subsiste, je ne suis jamais loin. Parmi ces annonces, l'une a ma préférence.

Un mari prend sa femme en photo. Vous ne croirez jamais ce qu'il découvre. Elle est blonde, brune, rouge, prise en tonaille entre un époux qui la braque et l'océan qui menace.

La pauvre ignore tout du danger qui la guettete. Si ce contenu m'est adressé, c'est parce que l'algorithme me sait vulnérable à son intitulé. Pourquoi ?

Qu'est-ce que cette histoire remue en moi qui me donne envie d'aller voir ? Quelle refoulée fait-elle remonter ? Ce ne serait pas moi par hasard ce mari qui n'en croit pas ses yeux mais qui laisse faire.

Je clique débute un feuilleton interminable. Chaque fois que je crois tenir la vérité, une pub s'interpose entre elle et moi, et chaque nouveau clic pour me sortir de cet enfer ne fait que m'enfoncer davantage. Je réponds oui.

Oui. À toutes les requêtes, laisse traîner mon code. J'achète une crème antiide dans l'espoir de savoir ce qu'a découvert le mari qui prenait sa femme en photo.

C'est un tourbillon qui m'entraîne par le fond. Vous ne croirez jamais ce que j'ai découvert. Merci.

Échapeau forjard. Bonsoir Natacha Triou. Bonsoir avec vous Natacha.

Comme chaque samedi, on va maintenant méditer un instant euh et ce soir sur cette question : "Peut-on archiver Internet ?" Et oui, ça a déjà dû vous arriver de vouloir retrouver un ancien site et là de tomber sur ce message fatidique. Erreur 404, la page a disparu.

Le web qu'on l'imagine immuable est en fait éphémère. C'estàd qu' 38 % des pages de 2013 avaient disparu 10 ans plus tard. votre ancien Skyblog Renault, votre vieux tweet Valérie ou votre chat caramel Jean-Mthie.

Voilà, je regarde tous les [rires] matins quand même, on sait jamais nostalgie, vous savez. Bah en tout cas, les spécialistes parlent de Linkrot, le pourrissement des liens avec des noms de domaines qui ne sont pas renouvelés, des hébergeurs abandonnés, un serveur qui s'éteint. Cette érosion du web n'est pas toujours accidentelle.

On peut penser à l'administration Trump qui avait supprimé plus de 8000 pages de bah de pages fédérales sur le réchauffement climatique. Voilà. Bref, c'est un pan entier de la culture contemporaine qui s'efface peu à peu.

Mercha qui préserve cette mémoire numérique ? Ah oui, il y a un projet assez fou euh qui a commencé dès 1996 avec l'ingénieur du MIT Brace to Col et qui a créé l'internet archive avec une devise qui restait la même depuis l'accès universel à toute connaissance. La fondation vient de fêter ses 30 ans et elle a archivé plus de 900 milliards de pages.

Alors, vous pouvez aller sur archive.org, org vous pouvez vous consulter la rubrique politique de libération 1999 ou revoir une finale de la Ligue des Champions. Et puis en France, dès les années 2000, la BNF s'y est aussi mise et sur ces serveurs, on y trouve maintenant 63 milliards d'URL préservés.

Et pourquoi faire ? Ah ça tout archiviste vous le dira. L'archive, c'est d'abord un garde fou à bah contre la manipulation rétrospective et puis aussi une forme de contrepouvoir.

Et puis les chercheurs de demain en auront besoin. Par exemple bah les historiens d'aujourd'hui travaillent sur des publicités du 19e siècle qui à l'époque n'intéressait personne. Mais est-ce que vouloir tout archiver c'est vraiment réaliste Natacha ?

Ah, ça c'est la grande utopie bibliothécaire, la prétention à la totalité des savoirs. Celle-ci même qui est à l'origine de la bibliothèque d'Alexandrie au fondée au 3e siècle avant notre ère avec ses 500000 volumes à une époque où il était encore possible de contenir tout ce que savait l'humanité. Alors cette bibliothèque, elle a hanté un mathématicien et auteur de science-fiction, cœur de la SVIT, dans la bibliothèque universelle en 1904.

Et c'est ce texte qui a inspiré un auteur plus célèbre, Borges, dans sa nouvelle, la bibliothèque de Babel en 1944. C'est un espace qui renferme toutes les œuvres possibles, y compris celles qui n'ont pas encore été écrites. Les visiteurs, ils sont en errance, en recherche de sens, souvent en vain et c'est précisément parce qu'elle contient tout qu'elle devient illisible.

En fait, Borges écrivait sur la condition humaine face à l'infini, le désir de tout savoir, l'impossibilité d'y arriver et l'étroné de chercher quand même. Et c'est exactement ce que font les archivistes du web. Merci à vous Natacha.

Dernier dessin Nicolas Vado, je suis remonté encore plus loin que l'internet. En l'an 2805, Wally tombe sur un minitel 3615 là la messagerie [rires] érotique que de souvenir. Merci Nicolas.

Merci à tous les amis. Lundi à 20h05, vous retrouvez l'indispensable Ellisabeth Kin. On va se quitter en musique avec un clin d'œil à votre chronique de tout à l'heure Valérie et à nos chers voisins italien qui ont un tant de mal à se convertir, n'est-ce pas Eva à la Ferrari électrique.

Ah si Enzo avait vu ça Enzo Christophe Chills. J'ai ta couleur gravé dans [chant][musique] le cœur de tous les ouvriers. Breve F.