Pierre-Yves Bournazel : "Rachida Dati est trop clivante, trop souvent agressive"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Pourquoi reprenez-vous les mots de Rachida Dati qui vous a traité de traître ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi avoir fusionné avec Dati alors que vous aviez promis de ne pas vous rallier à elle ?
- 4:00FerméeRéponse directe
Pourquoi avoir annoncé votre non-candidature en tant que numéro 2 dans un taxi ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les valeurs incompatibles avec Rachida Dati ?
- 8:00FerméeRéponse directe
Est-ce que l'extrémisme inclut le communisme ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Édouard Philippe vote communiste pour bloquer le RN : incohérence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Pierre-Yves BournazelFait
« J'ai fait mon devoir pour le collectif. »
- 6:00Pierre-Yves BournazelFait
« La France insoumise lorsque monsieur Mélenchon tient des propos antisémites. »
- 7:00Pierre-Yves BournazelFait
« Reconquête et le Rassemblement national c'est l'extrémisme politique. »
- 9:00Pierre-Yves BournazelFait
« L'histoire de la ville du Havre et l'histoire particulière faisait qu'il y a eu un choix qui a été fait et que le danger en 2024 c'était la victoire du Rassemblement national. »
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Maxime Liedo, il est 8h16 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est Pierre Bournazel. Bonjour. Bonjour.
Secrétaire général adjoint du parti Horizon, le parti d'Édouard Philippe pour ceux qui n'auraient pas forcément la référence, ancien candidat à la mairie de Paris. Est-ce que je dois ajouter traître à la fin de la présentation ? Pourquoi vous reprenez les démaux de madame Dati ?
C'est ça. Vous avez beaucoup [rires] d'humour ce matin. C'est en tout cas comme ça qu'elle vous a qualifié dans un entretien en Figaro en disant que vous avez fait preuve de trahison, de basse manœuvre et vraiment d'une rupture d'engagement.
Est-ce que c'est vraiment comme ça que vous regardez dans la glace le matin ? Pas du tout. Et écoutez, je pense que après une défaite, il faut un peu de dessence et un peu de recul sur euh sur l'événement.
Et je laisse madame Detti à sa à sa rencœur, j'ai fait mon devoir. Pas beaucoup de gens qui font leur devoir en politique, malheureusement. J'ai fait mon devoir.
Euh, j'ai consulté au soir du premier tour mes colistiers 162, mes têtes de liste d'arrondissement, les partis qui m'avaient apporté leur soutien et il souhaitait majoritairement une fusion avec madame Dat et donc je suis allé voir madame Dat, je lui ai imposé un certain nombre de sujets sur la table, notamment les valeurs, la clarté vis-à-vis de l'extrême droite, le refus d'alliance avec madame Knafo. Je voulais parler du périscolaire, pareil, c'est important la sécurité de nos enfants et une nouvelle gouvernance plus apaisée. Et euh ainsi euh j'ai pu euh euh organiser euh pour le collectif une fusion.
J'ai fait mon devoir et c'est vrai que je n'ai pas souhaité être numéro 2 comme me le proposit de sa liste parce que je voulais être clair vis-à-vis de mes engagements et cohérent avec mes valeurs et c'est quand même ma liberté personnelle de ne pas figurer sur une liste. Est-ce que vous comprenez Bournael que pour beaucoup de gens qui nous écoutent, beaucoup de Parisiens aussi qui avaient voté pour vous, ne comprennent pas comment tout d'un coup on puisse faire alliance et que visiblement dans le taxi en direction d'un studio télé, on se désiste en étant numéro 2, sans consultation, sans rien. Qu'est-ce qui s'est passé à ce momentlà ?
Je me dis pas dans un taxi. Ma décision est prise depuis très longtemps. Je voulais être maire de Paris.
Personne était au courant. Pierre Bazel, je voulais être maire de Paris. Je porte un projet dans cette campagne.
Un projet solide, un projet financé. J'ai mené une campagne de projet. Pas d'attaque personnelle, pas de virulence, pas de violence, pas de brutalisation.
J'ai défendu une cohérence, j'ai défendu des valeurs et les Parisiens ont voté. En démocratie, il faut respecter le vote et les Parisiens, ils n'ont pas souhaité me confier la mairie de Paris et je le respecte, c'est la démocratie. Et euh et j'ai organisé une fusion pour permettre à l'alternance de pouvoir se faire.
Mais alors vous et je me suis pas servi parce que en fusionnant euh en étant numéro 2, j'aurais gardé mon mandat ou en me maintenant j'aurais gardé mon comp de valeur Pierry Bazel que pour beaucoup il y a un a il y a en tout cas un manque de cohérence entre le fait tout d'un coup de de prévenir ses policiers mais alors pourquoi aller aux 20h annoncer d'abord à la télévision plutôt qu'aux équipes que ce soit les vôtres ou Rachid que vous ne vous maintenez pas en tant que numéro 2. Ça c'est une annonce surprenante. Quand on est un chef on prévient ses troupes avant.
Non non mais je les ai prévenu de du rassemblement. J'ai fait mon devoir pour le collectif. Votre sortie en tant que numéro 2.
C'est ça qui a surpris. C'est ma liberté personnelle. Mais quand [raclement de gorge] on est chef quand on est chef d'équipe, quand on est chef dans la vie, il faut prévenir ces troupes.
Non, j'ai prévenu mes équipes que nous allions nous rassembler et que nous allions faire en sorte de nous battre sur des valeurs et sur un projet. Mais la liberté personnelle, vous savez que c'est important. On peut pas vous forcer d'être numéro 2.
Ça change. C'est vrai. Les gens aiment bien se servir et aller à la gamelle.
Moi, je vais pas la gamelle. Je garde ma liberté de ton, mon indépendance d'esprit. Je suis cohérent avec mes engagements pris devant les Parisiens, cohérent avec mes valeurs.
Et ça c'est important parce que moi justement je me regarde dans la glace. Justement vous vous parliez des engagements durant toute la campagne et vous en aviez surpris plus. Vous avez vous avez assuré que vous ne vous rallerez pas ni à madame Dat ni à monsieur Grégoire.
Factuellement à un moment où il y a une fusion. Pourquoi alors que vous venez de le développer, vous aviez la volonté d'être maire de Paris, vous avez accepté cette fusion ? C'était quoi ?
C'était la demande d'Edouard Philippe avant tout. Je l'ai accepté parce que c'était une demande de la majorité de mes colistiers et qu'une municipale, c'est pas une présidentielle, c'est pas un homme ou une femme seule face à son destin, c'est une équipe. Et moi, j'ai consulté, j'ai écouté mes équipes, j'ai écouté mes têtes de liste dans les arrondissements, j'ai aussi écouté effectivement les partis politiques qui me soutenaient.
J'ai pris Édouard Philippe, Gabriel Atal, tous les partis qui me soutenaient et mes 162 colisti à Paris, mes 17 têtes de liste dans les arrondissements. Et j'ai pris cette décision parce que c'était leur souhait. J'ai fait mon devoir, j'ai accompli un devoir.
J'ai permis une fusion pour permettre à l'alternance d'avoir plus de chance de réussir. Et pour ce qui me concerne, j'ai considéré qu'après 18 ans de mandat, mon devoir s'arrêtait là et que pour moi, une page se tournait et je l'ai fait dignement et proprement. Et aujourd'hui euh elle s'est tournée donc avec Emmanuel Grégoire.
Aujourd'hui, s'il n'y a pas eu une véritable alternance, vous estimez qu'aujourd'hui les les dernières les derniers jours de campagne, les dernières heures de campagne, il n'y a pas eu d'alternance à cause de Rachid Adati. Vous lui imputez sa propre défaite sévèrement. Écoutez, je n'aurais pas je n'aurais pas parlé de ça, mais au vu euh de la virulence des attaques de madame Dat cette semaine, moi je je la laisse comme je l'ai dit à sa ranqueur et à sa haine.
Ce n'est pas un sujet pour moi euh et je mets pas sur le plan personnel. Je qualifiais juste les faits. Madame Dat avait la meilleure configuration possible.
Je n'étais plus candidat et madame n'était plus candidate. Elle était seule face à deux candidatures de gauche dans une triangulaire, ce qui est très favorable. Elle a été soutenue par tout l'appareil de l'État. a été maintenu ministre jusqu'à 3 semaines de l'élection.
Euh euh écoutez euh il faut savoir tirer les leçons de ces échecs, il faut se regarder et puis prendre un peu de recul sur l'événement. Et je note que malheureusement madame Dat euh ne l'a pas fait. Donc euh si j'avais un conseil à lui donner, c'est de prendre le temps de réfléchir aux raisons profondes de la défaite.
Je note aussi simplement des faits. Euh quand on compare ses résultats dans les arrondissements avec ses propres têtes de liste d'arrondissement, il y a des écarts considérables. Ça veut dire que le candidat qu'elle soutient par exemple dans le 17e fait beaucoup plus qu'elle dans ce même arrondissement.
Florence Bertou que j'ai soutenu qui était la tête de liste du rassemblement au second tour dans le 5e fait 12 points de plus dans les mêmes bureaux de vote que madame Datti. Donc factuellement, il faut peut-être l'analyser. Est-ce que vous vous avez analysé avec le recul que vous semblez avoir en tout cas plus que Rachida Dati de ce qu'on comprend ce matin, est-ce que vous avez compris pourquoi elle avait perdu ?
Mais je crois que moi je pense que elle est trop clivante, je pense qu'elle est souvente agressive et euh je crois que pour rassembler, il faut parler à des Parisiennes et des Parisiens, à des citoyens qui ne sont pas toujours d'accord avec vous et qui ne sont pas forcément de votre sensibilité politique nationale. Et c'est ce qui a manqué. Et c'est comme ça que j'imagine vous avez du mal à voter pour elle.
Mais c'est pas le sujet. Moi, j'ai organisé la fusion parce que c'était le choix de mes colistiers pour permettre [raclement de gorge] d'accomplir mon devoir devoir vis heurté et agacé par même aujourd'hui ce que vous semblez animer le sentiment presque de vengeanceange de Rachid Adati à votre égard. J'imagine à quel point ça va être compliqué après de mettre un bulletin Rachid Adati dans l'urne.
Non mais moi je n'ai pas de problème, je mets pas sur le plan personnel, il y a pas de vengeance, il y a rien. Moi j'ai aimé être conseiller de Paris. J'ai aimé servir la ville que j'aime Paris.
Je respecte profondément les Parisiennes et les Parisiens. En 18 ans, j'ai reçu en tête à tête dans ma permanence plus de 10000 Parisiennes et les Parisiens et j'ai tourné une page parce que j'ai respecté mes engagements vis-à-vis des Parisiens et euh j'ai respecté mes valeurs. J'ai accompli devoir pour le collectif et je ne me suis pas servi pour l'occasion et j'ai été clair et cette clarté je pense elle est importante pour la suite parce que si une page se tourne le le livre ben n'est pas fini et j'ai comci à voter pour elle.
J'ai des combats j'ai des combats à mener. J'ai des combats à mener. J'ai des valeurs et ces valeurs, elles restent intactes et j'ai de l'énergie, de l'enthousiasme pour que ça prenne d'autres formes parce que face à la montée de l'extrémisme politique dans notre pays et bien je pense qu'il est important d'être au rendez-vous.
H mais quand parce que ça fait plusieurs fois que vous insistez, c'est c'est quoi ces ces valeurs qui étaient à ce point incompatibles avec Rashid Adati ? Parce que ça fait plusieurs fois que vous évoquez le mot valeur. C'était quoi les valeurs profondément ?
Bah, nous avons des façons différentes de faire de la politique. Ça avait été exprimé très clairement au premier tour mais si c'est important la relation à la démocratie, au débat public. Je vous l'ai dit tout à l'heure, je je considère qu'elle a une démarche clivante et une démarche agressive et que c'est pas ma conception de la politique.
Bon, ça m'a pas empêché d'accomplir mon devoir pour le collectif. Dans l'intérêt général, j'ai défendu l'intérêt général. Bonelle, ça veut dire qu'on incomplit le devoir, ça veut dire quand même voter pour quelqu'un avec qui on n pas tout ce que vous décrivez là.
Mais la vie n'est pas exactement ce que vous souhaitez et la vie politique c'est aussi ça. Et c'est la raison pour laquelle c'est pour ça que j'ai accompli devoir et accomplir mon devoir c'est de permettre une fusion pour permettre de à l'alternance avoir une chance de réussir. Mais accomplir le devoir ça veut aussi dire mettre un bulletin à cha dans l'urne.
Mais je vote et le vote est secret. Vous savez qu'on n pas le droit de [raclement de gorge] dire pour qui on vote sinon mais pour beaucoup encourager vous. On va dire que avec votre conscience, vous n'avez pas eu de mal à mettre un bulletin Rachidati dans l'urne.
J'ai accompli devoir. Hm. Ça veut dire ce que ça veut dire.
Vous parliez depuis le début de cette conversation Pierrive Bournazel et vous l'évoquez aussi dans une tribune du point des valeurs du combat qui est important pour les prochaines années et vous dites refuser les l'extrémisme aujourd'hui. On a l'impression que le mot extrémisme est devenu une ponctuation. C'est quoi d'abord l'extrémisme chez vous ?
C'est quoi l'extrémisme aujourd'hui en France ? C'est qui l'extrémisme ? Bien, c'est euh par [grognement] exemple la France insoumise lorsque monsieur Mélenchon tient des propos antisémites par exemple.
Et lorsque je vois que monsieur Olivier Fort condamne ses propos, les qualifi d'antisémite et quelques semaines après fait des alliances dans certaines villes avec LFI, je dis que ce sont des accords de la honte et qu'il est urgent de d'établir un courdon sanitaire avec l'extrémisme politique en l'occurrence celui de la gauche là. Mais de la même façon pour moi reconquête et le Rassemblement national c'est l'extrémisme politique. Donc ça va de l'extrême droite à l'extrême gauche.
Mais bien sûr et et ils ont le droit d'être candidats. Moi, je respecte, je suis pour la pluralité mais j'ai le droit aussi de vouloir combattre l'extrémisme politique et je veux combattre le populisme. Je veux combattre l'illibéralisme qui me semble des poisons et de venind pour notre société parce que l'extrémisme politique nous conduit toujours à l'abîme.
C'est toujours la division. C'est toujours pointer l'autre en ce qu'il est. euh dans ces dans les responsabilités qui porteraient dans les mots de notre société.
Et je crois que notre société a besoin d'apaisement, de rassemblement d'un cap d'une vision et je crois que notre société a besoin d'être rassemblée et je pense que les extrêmes divisent, fracturent et c'est important de rétablir les cordons sanitaires. C'est ce que je dis et c'est ce que je pense. Les cordons sanitaires justement face à l'extrémisme, on sait à quel point ça a été important ces deux dernières semaines déjà par exemple dans le cadre des municipales que ce sera important également dans les prochaines échéances, c'est-à-dire les élections, l'élection présidentielle en 2027.
Est-ce que le communisme est un extrémisme ? Le communisme est un extrémisme ? C'est une question.
Oui, c'est une question. Euh oui, c'est plutôt proche de l'extrême gauche. Dans ce cas, est-ce que est-ce que ce n'est pas incohérent aujourd'hui de signer des tribunes ?
Nos combats valent plus que nos mandats. C'est ce que vous dites dans le point. On sent aussi que la ligne d'Édouard Philippe c'est c'est on va dire c'est cette volonté.
Mais quand lui vote communiste aux élections législatives pour empêcher le Rassemblement national, est-ce queil y a pas un depoid de mesure où vous parlez de votre mandat ? On peut se dire bon ben à l'échelle nationale Philippe ça le glisse pas de d'aller battre le Rassemblement national avec un autre extrémisme. Ça c'est pas cohérence, c'est pas incohérence.
L'histoire de la ville du Havre et l'histoire particulière faisait qu'il y a eu un choix qui a été fait et que le danger en 2024 c'était la victoire du Rassemblement national et pas du Parti communiste en France. H donc c'est une première chose. Ensuite moi je combat l'extrémisme politique, je combats cette forme de radicalisation du débat public parce que ça abîme le débat public et ça divise les Français et qu'à un moment donné je pense qu'il faut être clair sur les valeurs, il faut être clair sur les alliances.
Comme je l'ai demandé tout à l'heure, je pense qu'Olier Fort doit clarifier vis-à-vis de LFI sa position et ses alliances parce qu'avoir fait des alliances dans les villes, c'est inacceptable. des accords de la honte avec les insoumis et avec celles et ceux qui tiennent des propos antisémites et qui divisent la société française. Mais de la même façon, lorsque monsieur Bruno Rotaillot, président de LR, n'est pas capable de choisir entre un candidat de droite modérée à Nice et un candidat d'extrême droite, pardon, mais ça nécessite une clarification, une clarification idéologique, une clarification sur les valeurs et une clarification sur les alliances.
Et quand on est clair, et bien au moins après on peut débattre. Mais il faut savoir où on est. Et pour ma part, je serai toujours du côté de celles et ceux qui chercheront à rassembler les Français et qui combattront l'extrémisme politique d'où qu'ils viennent.
Et pourtant, Bruno Rotayo ce matin accorde une un grand entretien en Figaro et il balaye d'un revers de main ceux qui appellent au rassemblement des droites. Il assure que lui en tout cas n'y a jamais cru, que ça n'a jamais été sa volonté. Cannis ça a été quelque chose, il a surtout critiqué la la campagne des Létaire.
Vous estimez qu'encore aujourd'hui il y a une véritable ambiguïté de Bruno Rotillot quant à ses ses volontés d'alliance avec si tu veux bien clarifier. J'ai pas lu l'interview, tant mieux et je vais m'en m'en réjouir. Ça veut dire que notre combat porte porte ses fruits.
Mais il y a eu des ambigués lorsque monsieur Voquier également propose une primaire alliant euh allant pardon de du centre jusqu'à l'extrême droite, général d'Armana à Sarah Knafoendre son jusqu'à Zemour et Knafoon. Ça va pas du tout non plus. H c'est que même le fait que ces derniers puissent apporter, on va dire leurs idées dans un grand débat, dans une grande primaire, ils ont le droit d'avoir leurs idées.
C'est normal, mais débattons des idées. Moi, je suis prêt à avoir un débat avec madame Nafo ou monsieur Desvour. Des bâtons d'idées contre contre pour vous la droite et tout comme ce fut le cas par exemple avec Rachid Adati un moment avec Sarah Knafo en général la droite n'est pas claire avec ça mais je pense que euh le parti reconquête est un parti d'extrême droite h donc c'est leur droit mais l'extrême droite je la combat et donc je ne fais pas une primaire avec l'extrême droite.
Regardez, on fait pas une primaire, ça veut dire que vous souhaitez une primaire vous en tout cas. Non non, je souhaite pas spécialement une primaire parce que je pense que c'est pas le meilleur moyen de désigner parce que ça amène souvent les gens à plutôt s'attaquer personnellement plutôt qu'à défendre des projets et des idées. Donc parce que dans le Figaro ce matin quand il y a une majorité de Français qui souhaitent qu'Idouard Philippe précisément participe à cette grande primaire de la droite et leur dit quelque chose et même à la veille des élections municipales, ils se sont largement plantés sur les résultats. que vous savez les sondages sur une volonté, c'est souvent sur la volonté un peu plus précis.
Je crois que l'élection présidentielle, c'est la rencontre d'une femme ou d'un homme avec le peuple. Et je crois que le candidat ou la candidate doit aller sur le terrain à l'écoute des Français, porter une vision d'avenir pour le pays, amener des réponses très solides notamment sur les bascules géopolitiques pour protéger les intérêts de la France et de l'Europe. Nous protéger parce que nous sommes en danger face à l'agressivité des hyperpuissances.
On le voit avec la guerre sur le sol européen, l'agressivité de la Russie. qui fait la guerre à l'Ukraine et qui accélère d'ailleurs, on le voit ces derniers jours, on voit ce qui se passe au proch Moyen-Orient, on voit l'agressivité sur le plan économique de la Chine, on voit l'agressivité idéologique de Trump contre les intérêts eurension de l'homme d'état comment et bien il faut que les hommes et les femmes d'état se parlent, s'entendent et je crois que Édouard Philippe est un homme d'état. Je crois qu'il a une grande capacité à rassembler.
Il est solide sur les valeurs, il a la solidité aussi de l'expérience, il a une vision d'avenir et je pense qu'il va faire la démonstration de sa capacité à unir. Et pourtant certains disent que notamment pour gagner, alors ça se fera avec Édouard Philippe et toutes les qualités que vous lui louez à l'instant, mais ça se fera aussi parce que Bruno Rotaillo se rangera derrière Édouard Philippe. Est-ce que ça ça fait partie des hypothèses crédit peut-être des hypothèses que vous souhaitez ?
Bien, si les gens sont clairs sur les valeurs dans le respect des valeurs républicaines, le rassemblement doit être large. Oui, bien sûr. Bien sûr.
Est-ce que ça c'est une hypothèse à laquelle vous vous préparez qui vous semble totalement crédible si demain et comme le semble faire Bruno Ro ce matin dans le F le rassemblement vous par qu'il y a des hommes et des femmes de la gauche républicaine social-démocrate des hommes et des femmes de la droite républicaine de la droite libérale et du centre qui peuvent très bien converger parce que vous ne craignez pas l'étiquette macron vous ne craignez pas l'étiquette macronistque. Bruno Rotaillo affirme que tous ceux qui auront un moment eu l'étiquette macroniste sur le front seront discrédités. Est-ce que ce n'est pas quelque chose qui vous fait peur ?
Non mais l'étiquette Macronist Emmanuel Macron va accomplir sa dernière année de mandat puis [grognement] va venir le temps de l'élection présidentielle et là nous sommes dans une nouvelle histoire, c'est la préparation des années 2030, c'est de nouveaux enjeux. Une page là aussi va se tourner et c'est normal et chacun on fera le bilan avec les points positifs et points négatifs. Mais là c'est une autre c'est une autre affaire qui commence, c'est une notre élection.
Ce sont de nouveaux enjeux. Le temps le temps du du macronisme est terminé. Bah une page tourne de toute façon, c'est normal comme à la fin de de chaque mandat.
Ça a été le cas pour pour Jacques Chirac ou pour François Mérand. Président de la République ne peut pas se représenter. La constitution limite à deux mandats consécutifs.
Donc il va avoir un grand débat et moi je souhaite que soit un débat sur la vision d'avenir de de la France, un débat sur les projets. Comment on assure la sécurité de notre pays face à un monde en danger un monde de guerre ? Comment on assure la sécurité des Français sur le plan intérieur ?
Comment on assure aussi la sécurité sur le plan social ? La question du pouvoir d'achat, la question du mérite, la question du travail qui doit mieux rémunérer, la question de l'école qui est une question importante, les questions de l'éducation. Et bien c'est de ça dont il faut parler dans l'élection présidentielle, dans la clarté des valeurs.
Et donc justement, ça sera aussi par une annonce le 12 avril et une annonce d'Édouard Philippe. Ah ben je le laisse laisse juge de ces annonces. Il y a une réunion mercredi prochain, c'est ça ?
Normalement Horizon avec la Bienseigné. Il y a des réunions toutes les semaines à Horizon parce que ça bosse. Oui, ça j'imagine que ça bosse mais d'ici la fin avril en tout cas il y a une volonté peut-être d'accélérer après la victoire du Hav de se déclarer en tout cas un peu plus officiellement dans la Philippe est un homme légitime et par le suffrage universel il s'est présenté à l'élection municipale du Havre.
Les Avrais et laavré lui ont confirmé leur confiance et il est candidat à l'élection présidentielle. Il est à l'écoute des Français. Il travaille à un projet massif. il faut le laisser euh aller à la rencontre des Français, éviter les commentaires et évidemment il y aura des moments et des séquences importants dans cette élection juge de son calendrier.
Pierre Bournazel, merci beaucoup d'avoir été l'invité de Sud Radio ce matin, secrétaire général adjoint d'horizon et donc ancien candidat à la mairie de Paris et désormais donc précisément concentré sur le combat à la présidentielle qui a commencé et ça on l'a bien senti. Merci beaucoup d'être venu du côté de Sud Radio ce matin. Dans un instant, le grand débrief Arlet Chabo, Franck de Dieu.
Cette question, est-ce que l'étiquette Macronis sur le front d'un candidat en 2027 va forcément le discréditer ? Ça se passe au 0826 300300 sur le site et les réseaux sociaux. à tout de suite.
Rachida Dati