Philippe Martinez : "On a besoin d'un gouvernement qui nous dise ce qu'il va faire"
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Votre avis sur le discours du président Macron au Congrès ?
- 0:30OuverteRéponse directe
Le président en fait-il trop avec deux discours en deux jours ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous objectivement l'action du gouvernement ?
- 2:00OuverteRéponse directe
La méthode de concertation est-elle différente de la loi El Khomri ?
- 3:30RelanceRéponse directe
Pensez-vous avoir une marge de manœuvre pour modifier les ordonnances ?
- 4:30FerméeRéponse directe
Vos lignes rouges sur les prud'hommes sont-elles négociables ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Philippe MartinezFait
« On a besoin d'un gouvernement qui nous dise ce qu'il va faire. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
franceo bonjour Philippe Martinez bonour je vois vous à nous deux je pense que ça va être bien czy tous un coup je vous en prie moi moi je vais mcher vous allez voir on va revenir à la loi travail dans un instant ensemble bien sûr votre avis d'abord sur ce discours devant le Congrès du président Macron qu'est-ce que vous en pensez ce qu'il en fait trop ce président mais écoute excusez-moi je vous en prie écoutez je ne sais pardon non non je vous en prie mais vraiment je ne sais pas s'il en fait trop en tout cas deux discours en 2 jours ça fait beaucoup je trouve deux discours en de jours c'està dire lui plus le Premier ministre il y en a un qui sert à rien en grosoui j'ai pas dit ça mais enfin on a on a le droit peut-être à la séance de rattrapage demain en tout cas ça fait un peu d'argent de dépenser je pense qu'on a besoin d'un gouvernement qui nous dise ce qu'il va faire et c'est ce qu'on attend notamment sur la loi travail et ce qu'il dira lui au congrès du coup par rapport à ce que dit le Premier ministre selon vous on verra ce soir si vous étiez député vousquteriez vous vousez quand même pas député donc vous vous vous ne vous posez pas la question l'action du gouvernement en un mot jusque là comment objectivement vous la trouvez est-ce que vous trouvez au moins sur le sur la forme que ce président se débrouille bien est-ce qu'il vous étonne est-ce que vous êtes exactement dans ce que vous imaginiez qu'il se passerait au bout d'un mois on le connaissait déjà c'est pas un un nouveau sur la scène politique il était ministre il est le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est omniprésent et donc il donne en tout cas il veut donner l'impression qu'il écoute beaucoup mais je trouve qu'il agit euh euh tout seul sans écouter beaucoup en tout cas pour ce qui nous concerne sur le projet de loi qui nous intéresse durant cet été alors justement est-ce que la méthode euh selon vous est la même on a beaucoup entendu d'ailleurs on l'entendra tout à l'heure dans la bouche de Jean-Claude bailli que la méthode au moins était différente par rapport à à la loicomerie il y a de la concertation il y aura des réunions est-ce que ça rime à rien ces réunions ces concertation non non il y a effectivement il a il a retenu les leçons de de l'année dernière puisqu'il était ministre et certains disent que il a contribué fortement à à à écrire la loi appelé l comomery sauf que la concertation c'est pas pas uniquement se voir euh et euh écouter c'est aussi prendre en compte or vous voyez bien que il y a des réunions six pour chaque organisation syndicale mais en parallèle le gouvernement vient de décider d'une loi d'habilitation qui fixant les contours de de la loi travail et et et nous nous sommes très inquiets compte tenu de des contours de cette loi d'habilitation que d'un côté on nous occupe par des réunions et de l'autre côté on éccrive des ordonnances avec des choses très dangereuse dans le contenu vous pensez que vous n'aurez aucune marche de manœuvre pour modifier ne serait-ce qu'un peu les les textes des ordonnances à venir pour l'instant on n en a aucune puisqu'on va découvrir les ordonnances à la après les après le mois d'août après les vacances quel contour et une fois que les ordonnances seront publiées euh on a euh on a plus la main donc je c'est ce que je vous dis on nous occupe d'un côté oui il y a de la concertation euh l'année dernière il en avait pas eu mais une concertation c'est fait pour écouter et puis prendre des propositions je vous rappelle que la CGT a fait 15 places de proposition donc euh on veut pas découvrir des choses qui sont sur la table dont tout le monde parle à la fin du mois d'août et et ne pas pouvoir influer dessus alors vos lignes rouges vous les aviez déjà montré d'ailleurs précédemment effectivement pendant la loi elcerie mais également quand le début de cette concertation euh euh était là par exemple ceci dit sur les prudesomes est-ce que c'est non est-ce que c'est non ou est-ce qu'on discute d'un barê qui serait plus facile à accepter pour vous non non c'est non il faut que chaque cas est différent dans dans un dans un jugement de Prudhomme en tout cas et il y a à tenir compte des situations familiales de l'ancienneté des salariés de la taille de l'entreprise la gravité de de du motif de licenciement et donc il faut laisser les juges apprécier la nature c'est c'est comme dans une justice une autre justice c'est le juge qui a l'appréciation de la gravité du licenciement donc là on favorise le fait que des employeurs notamment les plus gros puissent mettre de l'argent de côté et puis licencier quand ils ont décidé pour un ou pour un nom euh l'autre exemple ce sont les contrats de chantier par exemple qu'on a vu revenir récemment donc ces fameux CDI le temps d'un contrat ça existe déjà dans le bâtiment et l'idée c'était simplement de de d'avoir un contrat sur la durée du chantier qui peut avoir des aléas de météo et autres et de l'étendre à d'autres entreprises et à d'autres secteurs est-ce que là aussi c'est un nom sans appel c'est un c'est c'est c'est pas un CDI c'est un CDD et et donc on va généraliser la précarité fa CDI en quelque sorte bien sûr bien sûr c'est un un un un CDD qui peut durer 2 ans 3 ans moi qui travaille dans l'automobile on peut imaginer que il y aura le temps de la construction d'une voiture puis après on vous met à la porte donc on généralise la précarité le fond du problème c'est ça on veut enfin c'est la la la phrase de Macron c'est vaut mieux un petit boulot que pas de boulot du tout mais qui peut construire sa vie avec des petits boulots enfin il y il y a des tas de témoignages on peut pas emprunter quand on a quand on est précaire on peut pas construire sa vie et donc il faut un CDI avec des salaires équivalents aux qualification c'est ça le le le le le vrai fond du problème et pas changer la nature du contrat de travail les discussions elles vont se prolonger tout l'été vous poursuivrez évidemment ces concertations ces discussions il n'est pas question de s'arrêter en route écoutez pour l'instant il y a aucune raison de s'arrêter en route parce que nous partout où on discute de l'intérêt des salariés on est présent mais à chaque fois on dit attention on veut pas servir de Poti dans une pseudo discussion pendant que il y a un calendrier euh ailleurs à l'Assemblée nationale qui va décider le gouvernement va décider c'est pour ça qu'on a déjà prévu une journée de mobilisation pour B alerter le gouvernement et en tout cas dire au salariés attention à ce qui peut vous arriver donc il vaut mieux se mobiliser rapidement une mobilisation qui est prévue pour le 12 septembre écoutez ce que disais il y a quelques jours c'est sur France Info il y a 4 jours après euh le Conseil des ministres de mercredi dernier Jean-Claude Mailli qui a défilé pour vous avec foo l'année dernière à vos côté sur les différences que vous aviez en commun autour de la loi Comber écoutez ce qu'il disait pour le moment on est dans la discussion on n'est pas à dire on va arrêter une date de de mobilisation si c'est pas différent de la loiel com il y aura problème c'est c'est moi qu'on pu dire moi je n'exclus rien je dis encore aujourd'hui tout est possible mais à partir du moment où on est dans une vraie concertation je vois pas pourquoi on va mobiliser aujourd'hui c'est quasiment tout l'été en concertation y compris un moment donné il faudra que ce soit sur sur les texes si ça se passe bien correctement tant mieux si ça se passe mal s'il faut mobiliser on n'hésitera pas à la rentrée est-ce que ça veut dire que vous êtes tout seul pour l'instant dans cette mobilisation du 12 septembre on a un peu l'impression qu'il a été retourné pardon de l'expression Jean-Claude mou euh non non je sais pas s'il a été retourné en tout cas voilà l'année dernière il était avant la louel comerie il était dans la même position on voit ce qui va se passer voilà c'est bien mais dans la rue derrière mais il y a déjà je je connais au moins une grande fédération Force ouvrière qui a appelé le 12 septembre donc il y a il doit y avoir des débats chez eux comme chez nous euh mais en tout cas vu ce que vu ce qui nous attend je je je pense que Jean-Claude Mailli et les militants FAO seront à côté de nous rapidement vous pensez que le le seul moyen de toute façon de lutter contre cette loi c'est d'aller lutter dans la rue il n'y a aucune chance de lutter ailleurs désormais tel qu' fait le Parlement aujourd'hui tel qui fait la politique aujourd'hui c'est jamais le seul moyen c'est jamais le seul moyen si on nous écoute et on prend des propositions en compte des syndicats c'est ça la négociation mais quand il y a pas de négociation faut se faire entendre et vous savez c'est comme ça dans tous les pays du monde quand les salariés sont pas pense qu'ils ne sont pas écoutés bah ils descendent dans la rue j'étais en Espagne ce weekend ils prépar aussi ce genre de mobilisation une dernière chose Monsieur Martinez la ministre du Travail voit doucement se refermer sur elle l'affaire de Las Vegas qui en gros la société qu'elle présidait n'aurait pas fait d'appel d'offre lors d'une grande manifestation à Las Vegas à laquelle le ministre de l'économie à l'époque Emmanuel Macron avait participé est-ce que vous suivez ça de près est-ce que ça discrédite la ministre du Travail selon bah nous suivons ça avec attention puisque il y a eu d'autres cas dans ce gouvernement en tout cas dans le précédent il faut que la vie politique soit transparente les les les hommes et les femmes politiques irréprochables et donc je lirai attentivement les journaux je vous écouterai pour savoir les suites de cette affaire et s'il y avait changement de ministre au milieu du gay est-ce que ce serait un souci je crois qu'on n est pas là pour l'instant oh vous savez ça va très vite oui oui je sais j'ai vu Philippe Martinez de la cgta avec nous sur France Info et les 7h50 France Info