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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 26 mars 2026 65 minAutoproduitPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalTravail & emploi

Hommage national à Lionel Jospin: la cérémonie en intégralité

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Contre les sofas, solo divan de l'hommage national à lionel jospin ça va se passer c'est ici juste du côté sud des invalides l'hôtel des invalides vous connaissez en général l'autre côté la grande cour carré mais il ya des travaux donc ça va se passer de l'autre côté pour vous expliquer un peu la géographie vous voyez les invités qui sont en train d'arriver les uns après les autres on a aperçu laurent fabius en grande discussion avec martine aubry évidemment c'est l'ensemble du gouvernement de la gauche plurielle qui est présent au premier rang voilà laurent fabius qui s'installe et qui salue bernard kouchner que je crois connaître de dos ah non pardon c'est pas du tout bernard kouchner autant pour moi mais on l'avait aperçu il ya quelques instants plus ces invités ils arrivent et il parle à nos envahiers spéciaux pierre moscovici notamment quand vous étiez là à la gauche c'était beau mais aussi par des gens de droite, qui respectait son intégrité et sa droiture. C'est souvent une belle figure. Une belle figure de la gauche, grande figure de la gauche et un homme d'État que la nation honore.

J'en suis très touché et aussi très heureux parce que, voilà, c'était une époque, mais c'était aussi un homme qui a su faire grandir la politique avec une hauteur de vue qu'on ne trouve plus toujours aujourd'hui. C'était l'incarnation de cette gauche plurielle. Il en reste quoi aujourd'hui de cet héritage Je crois qu'il en reste plein de leçons.

D'abord qu'un gouvernement de gauche doit être de gauche et faire des réformes, réformes comme les 35 heures. On peut les contester mais c'est une réforme sociale pour beaucoup de gens. La CMU, la couverture bale universelle, l'allocation pour les personnes âgées, créer des emplois jeunes alors que le chômage des jeunes était massif, faire des réformes de société sociétale, le PACS qui préfigurait le mariage pour tous, ou encore la parité dans les conseils municipaux, sur toutes les listes, la proportionnelle, donc un gouvernement de gauche, des conquêtes sociales, des progrès de société.

Et à côté de ça, du réalisme, c'est-à-dire être capable de réduire les déficits comme nous l'avons fait, de 4 % à 1 ,5%, avoir à cœur l'engagement européen, se qualifié dans l'euro dans la zone euro de la belle manière avoir une dette publique était l'équivalent exactement de celle d'allemagne aujourd'hui il est 50 points de plus et donc c'est pro que cette gauche jospin gauche plurielle si vous voulez ça va être tenir un petit peu les deux bouts de la chaîne, les deux bouts de l'omnet, être vraiment, vraiment de gauche, et ça tout le monde le reconnaît, mais être aussi très réaliste, consciente des contraintes, des réalités, et notre appartenance à l'Europe qui est bien sûr fondamentale et qui était fondamentale pour lui. Je crois que c'est une leçon qui n'est pas totalement datée. Pierre Moscovici, qui était ministre des Affaires européennes, sous Lionel Jospin, on voit ici Jean-Marc Ayrault et on a aperçu également l'arrivée du nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, en compagnie d'Anne Hidalgo, l'ancien.

Le voilà Bernard Kouchner, je vous avais dit qu'il était là, évidemment, et pardon à Clotilde Walter que j'ai malencontreusement confondu deux dos. On a vu Anne Hidalgo également, Laurent Neumann, tomber dans les bras de la sœur de Lionel Jospin. Oui, Noël Châtelet, on a vu le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire.

En fait, c'est toute l'histoire de la gauche qui va défiler sous nos yeux, la gauche actuelle, mais la gauche d'avant, celle des années 80, celle des années 90, Robert Rue dont il faut se souvenir qu'à l'époque il était le candidat du parti communiste face à Lionel Jospin et souvenez-vous cette fameuse gauche plurielle que Lionel Jospin avait fait travailler ensemble, certains disaient qu'elle était la cause aussi de sa non-qualification pour le deuxième tour de l'élection présidentielle en 2002, puisque face à lui, sept autres candidats de gauche s'étaient présentés. Toute la gauche plurielle, en l'occurrence dans sa diversité, dont Robert Huck, qu'on vient de voir à l'image pour le Parti communiste. Mais à l'époque, il y avait également Noël Mamère pour les Verts, Christiane Taubira, Jean-Pierre Chevènement, bien d'autres.

Je crois même que cette année-là, il y avait trois candidats de l'extrême gauche il y avait besan snow il y avait daniel gluck stein jac lang ici il y avait arlette laguillet alors qu'effectivement on voit les anciens premiers ministres jean-mar quairo à gauche de votre écran Laurent Fabius au centre oui c'est ça et Jean Castex évidemment donc évidemment tous les anciens premiers ministres sont conviés à cette cérémonie d'hommage Laurent Fabius, Edith Cresson, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve. Je dis effectivement c'est toute l'histoire de la gauche qui va défiler sous nos yeux. Et avec Amandine Taléa cette volonté de tracer un trait d'union entre la gauche de cette époque qui est la gauche de maintenant et c'est Emmanuel Grégoire qu'on voit ici de dos qui est l'incarnation de cette passation de témoin Exactement mais ce sont des figures c'est vrai que la gauche a énormément muté depuis et le Le personnage le plus spectaculaire de cette mutation, de toute façon, reste Jean-Luc Mélenchon qui fut un ministre socialiste à l'époque et qui maintenant est le leader de la France insoumise qui n'a plus de mots assez durs pour ce qu'est devenu le Parti Socialiste.

Donc aujourd'hui ça va être l'un de ces rares moments où toutes ces figures de gauche qui parfois se divisent, Emmanuel Grégoire le premier dans sa propre famille avec Anne Hidalgo par exemple. Alors qu'on voit Manuel Valls et François Ruffin. Vous voyez donc toutes ces familles, François Ruffin qui lui-même s'est distancié aujourd'hui de la France insoumise vont se retrouver dans un moment d'apaisement pour un homme qui leur inspire à tous, c'est unanime, une forme de respect.

C'est le mot qu'on a le plus entendu la semaine dernière pour sa hauteur de vue, pour son intégrité, pour son respect des valeurs. Et on a aperçu Manuel Valls qui allait vers les caméras. On l'écoute, il est avec Guillaume d'arrêt.

Oui, Manuel Valls qui était avec nous avec Marais Chantret. Bonjour Monsieur le Premier ministre, vous avez été quatre ans au cabinet de Lionel Jospin. Quel est le sentiment qui prédomine ce matin ?

À la fois la tristesse, à la fois la tristesse, bien sûr, avec des pensées pour Sylviane, pour ses enfants, pour sa famille. Sentiment aussi qu'un hommage juste lui est rendu aujourd'hui mais d'une manière générale dans le pays. Beaucoup de regrets qui s'estiment comme si nous avions vécu une autre époque à ce moment-là, c'est la manière de gouverner, de faire de la politique et puis des pages qui se tournent pour chacun d'entre nous.

C'est toute une vie parce que j'ai connu Lionel Jospin bien avant, je me suis engagé à ses côtés à partir de 1995, et j'ai vécu quelque chose d'incroyable à ses côtés. L'homme des 35 heures, l'homme du PAX, l'homme aussi de la gauche plurielle, quand on voit aujourd'hui l'état de la gauche, Manuel Valls, quelle ironie quand même ! Oui, bien sûr, et c'est pour ça que sans doute ça disparition, son annonce de sa disparition au lendemain des municipales a été ainsi souligné à travers ses souvenirs.

Mais c'était aussi un autre monde, une autre époque. Lui était très attaché à l'union de la gauche, mais il faut remarquer aussi que cette gauche a beaucoup évolué, que ce soit du côté du Parti Socialiste ou des autres formations. La division aussi a compté bien sûr également dans sa défaite en 2002.

Mais moi je retiens l'homme d'État, l Je pense que, oui d'une certaine manière parce que la blessure du 21 avril 2002 de son élimination était là à briser d'une certaine manière son destin et à changer le nôtre et celui de la gauche et du pays incontestablement. Donc oui moi je pense que c'est important de là où il est, qu'il comprenne qu'il y a de l'affection aussi dans le pays et à gauche bien évidemment. Vous avez dit c'était une autre époque mais qu'est-ce qu'on peut garder de Lionel Jospin pour la gauche d'aujourd'hui et de demain ?

Que la gauche ne peut revenir au pouvoir que si elle accepte la réalité du monde, que si c'est une gauche réformiste et de gouvernement qui est forte et puissante et que si l'idéal républicain est toujours là. C'est ça et puis une manière de gouverner aussi. L'hommage de Manuel Valls, il y a aussi l'hommage d'Olivier Faure qu'on entend en ce moment.

Merci. C'était un conseiller pour vous ? C'était C'était quelqu'un qui avait à cœur de partager et qui avait aussi le souci de la transmission de sa propre expérience.

Il a été de ceux qui, aux Parti socialiste, ont garcer le pouvoir au plus haut niveau. Ils ne sont pas si nombreux. Et donc, il avait à cœur de toujours nous faire partager ce qu'il avait compris de nos institutions, de la vie politique, du combat politique.

Et voilà. Et donc il était à la fois un grand républicain et c'était aussi un grand socialiste. Son passage à Matignon l'a prouvé.

Il était à la fois parfaitement respectueux de l'institution parlementaire, de la présidence de la République aussi, il était en cohabitation mais en même temps déterminé à faire valoir un point de vue, celui d'un homme de gauche et c'est la raison pour laquelle la gauche mais surtout la France lui doit les 35 heures, le PACS, les emplois jeunes, la couverture maladie Bref, tous ces éléments qui ont changé durablement la vie des Français et auxquels ils sont attachés désormais. Vous aviez demandé cet hommage national. Pourquoi est-ce qu'il était important que cet hommage lui soit rendu aujourd'hui Je l'avais demandé tout simplement parce que nous avons besoin, y compris par rapport aux générations suivantes, de faire passer un message simple dans un moment de de grande défiance vis-à-vis de la politique, montrer que les hommes et les femmes politiques peuvent aussi avoir de vrais apports à notre vie collective, que nous pouvons changer la vie, que la politique n'est pas Nous toutes et tous appelaient chacun à des niveaux différents, bien sûr, mais à nous engager pour notre pays et à le faire avec une claire conscience qu'on n'est pas toujours récompensé.

Il ne l'a pas toujours été. En 2002, après avoir fait un excellent mandat il n'a pas été récompensé de ses efforts puisqu'il n'a pas été qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle laissant sa place du fait de la division de la gauche à Jean-Marie Le Pen mais même si la vie politique n'accorde pas toujours des récompenses à la hauteur de ce que l'on a contribué à produire et bien il est au moment de sa mort au moment de son départ il est important qu'on restitue son oeuvre, sa mémoire. Il est resté adhérent du Parti Socialiste ?

Il est resté adhérent jusqu'au bout et il participait encore à nos réunions alors de manière plus épisodique mais il était toujours présent et je veux dire qu'il a toujours été à la fois un grand dirigeant et un grand militant il n'a jamais snobé les militants il n'a jamais considéré que il était au dessus de la masse il avait à coeur de partager de faire partager son expérience voilà merci beaucoup merci alors que françois hollande répond guillaume d'arrêt marie chantret c'est de l de lionel jospin comme premier ministre avec les emplois jeunes les 35 heures la pa la couverture maladie universelle mais en tant que proche de lionel jospin j J'étais premier secrétaire du Parti Socialiste quand il était Premier ministre. Et puis je l'ai accompagné. Ce dont je me souviens, c'est de la rigueur que représentait cet homme.

Pas de la politique de rigueur, de la rigueur personnelle, de la rigueur morale, de la rigueur dans le raisonnement, de la sagesse aussi dans laquelle il avait voulu inscrire sa politique. C'était une politique audacieuse au sens où il y avait des réformes mais elle était sage, prudente quand il s'agissait de respecter la réalité quand elle se manifestait comme elle s'est manifestée durant son mandat. Donc voilà, j'ai aussi le souvenir d'un homme beaucoup plus chaleureux qu'il y qui paraissait, capable de sourire à des événements de la vie.

Et puis j'ai aussi, et comment ne pas l'avoir, le souvenir cruel du 21 avril, quand un premier ministre qui était candidats à l'élection présidentielle qui avait un bilan comme rarement il a été possible d'en présenter n'a pas pu accéder au second tour parce que dispersion de la gauche faible mobilisation et oublie de l'enjeu essentiel c'est Monsieur le Président, qu'est-ce qu'il y a à retenir de la gauche de Lionel Jospin pour la gauche d'aujourd'hui et la gauche de demain, monsieur le Président ? Lionel Jospin, c'est la gauche plurielle. La gauche, elle a toujours été plurielle, mais pour qu'elle ne se fragmente pas, pour qu'elle ne se divise pas, pour qu'elle ne s'empêche pas.

Il faut à la fois une incarnation, c'était celle de Lionel Jospin, et il faut avoir une ligne, c'est-à-dire ce qu'il appelait une ligne de clarté. Et enfin, il faut qu'il y ait une force au sein de cette gauche plurielle, qui permette le rassemblement. Cette force-là, c'était le Parti Socialiste.

Et la gauche plurielle, elle a tenu pendant cinq ans autour de ces principes-là. Et c'est quand elle s'est finalement désunis quand il y a eu plusieurs candidats qui se sont présentés à l'élection présidentielle sans comprendre qu'il y avait une continuité assurée avec lionel jospin que nous avons eu le résultat que l'on sait et que lionel jospin s'est retiré de la vie politique avec le courage, l'élégance qui était la sienne. Parce que s'il y a un mot qu'il faut retenir de Lionel Jospin, c'est qu'il était élégant.

Élégant au sens des capacités morales dont on doit faire preuve dans toutes circonstances dans sa carrière politique du 21 et 21 avril 2002 je suis ni c'est une pratique du pouvoir qui était une pratique respectueuse le jospinis c'était C'est aussi une conception du socialisme qui devait aller aussi loin que possible, mais dans le respect des règles et des réalités. Et puis c'était aussi une forme de rassemblement de la gauche autour d'une ligne qui pouvait permettre non pas d'additionner les sensibilités mais leur donner un sens ce qu'il appelait une synthèse Merci Monsieur le Président Voilà donc François Hollande, son On hommage à Lionel Jospin avec l'arrivée ici du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. Vous avez reconnu l'ensemble de ses visages qui arrivent pour assister à la cérémonie.

Raphaël Glucksmann pour Place Publique, ici Bernard Cazeneuve. L'ensemble des anciens premiers ministres sont ici. Emeric Breillet est avec nous.

Alors, Lionel Jospin, vous l'avez très bien connu, vous avez même écrit un livre avec lui. On entend ses hommages qui sont unanimes, mais il n'a pas fait l'unanimité tout au long de sa carrière et de sa vie, Lionel mais Jospin, c'est le moins qu'on puisse dire. Racontez-nous les coulisses en réalité.

Est-ce qu'il y a quand même des règlements de comptes et des haines recuites dans tout ce qu'on entend là, au-delà de l'hommage ? Très bien connu, bien moins que beaucoup de ceux qui conviennent d vous avez travaillé avec ce que j'ai écrit mais j'ai écrit presque par hasard comme un militant ou un ancien militant du parti socialiste pour qui la figure de jospin comptait beaucoup bon évidemment aujourd'hui c'est plutôt au l'heure de se souvenir des côtés positifs, de l'homme d'État, du chef de gouvernement, du chef de parti. Mais quand on est un responsable politique, évidemment qu'il y a des confrontations, qu'elles peuvent être parfois raides, parfois rude et que la longévité de la carrière de Lionel Jospin qui rentre au Parti Socialiste juste après le Congrès d'Épinay par Pierre Jox qu'on a aperçu c'est Pierre Jox qui le fait venir au Parti socialiste jusque au 21 avril 2002 bon il ya une distance une longueur de temps qui fait que il y a eu effectivement quelques batailles auxquelles il a pris part et on aperçoit Anne Sinclair.

Ici, on a vu aussi Jérôme Guedj, figure actuelle de la gauche et du Parti socialiste. Il est avec vous, Marie Chantré et Guillaume Daré. Oui, absolument.

Bonjour, Jérôme Guedj. Merci de nous Je vais vous accorder ces quelques instants. Vous étiez sur le plateau de BFM TV, lundi matin, quand on a appris ce décès.

Vous pensez-vous qu'il avait quand même bien connu, croisé dans votre carrière politique, qu'il aurait aimé ce moment-là, ce moment d'hommage national Vous qui connaissez Lionel Jospin ? Incontestablement, c'est-à-dire que c'était un homme connu à la fois pour son humilité, sa discrétion Mais c'était un homme qui revendiquait d'être un homme d'Etat, il a concouru à la magistrature suprême, il a été un grand serviteur de la République dans plusieurs fonctions, d'élus locales, de parlementaires, de ministres de l'éducation, de premiers ministres, de membres du conseil constitutionnel et donc moi je trouve que c'est un moment de concorde national et je mesure l'ampleur et la diversité des témoignages, y compris de ceux qui ont été ses adversaires politiques, qui considèrent qu'il a servi dignement. Et c'est un beau mot qui lui va la dignité, qu'il a servi dignement le pays et donc c'est légitime est nécessaire d'avoir cet hommage national.

C'était un acteur de la gauche d'hier, vous êtes un acteur de la gauche d'aujourd'hui, vous voulez être un acteur de la gauche de demain. Qu'est-ce qu'il y a à retenir de la gauche de Lionel Jospin pour la gauche de demain ? C'est que c'est possible de concilier la gauche du réel, celle qui est consciente des contraintes du sérieux budgétaire mais en même temps d'une aspiration de transformation de la société moi j'ai un souvenir au moment où il met en place et les premiers ministres en 97 avec ses grandes mains de basketeurs et dans un environnement qui n'est pas facile et il explique qu'il est entre qui va faire les 35 heures bon il a cette image leur voix comme ça il prend sa main il dit ce qu'on peut prendre on le prend voilà et donc il l'a parce qu'il l'a fait intelligemment, dans la négociation avec les partenaires sociaux, avec l'outil législatif à la fin pour contraindre.

Et donc voilà, c'est cette intelligence des situations, la transformation radicale de la société, enfin même le bilan de ce quinquennat Jospin même s'il n'a pas été président de la République mais c'est 5 années de Premier ministre c'est un bilan qui matrice encore notre pays les 35 heures je viens d'en parler il y a des gens qui sont pour, des gens qui sont contre mais personne ne les a remis en question Mais il n'a Il n'a pas été président de la République. Jérôme Guetsch...

Ça restera une frustration, mais il a fait la part, il a fait la CMU, il a fait le Pax, il a fait la parité. Il s'est remis de ce 21 avril 2002, vous pensez Je crois qu'on ne se remet pas d'une situation comme celle-là. Évidemment que c'était une meurtrissure, mais il a continué à servir avec cette distance et parfois cette au taux d'érision qui le caractérisait.

Vous en aviez reparlé avec lui de ce 20 avril ? On avait parlé quelques années après, je me rappelle en 2006-2007, il était venu aux journées socialistes à la rochelle mais plus récemment non on avait parlé du rapport à la politique moi il m'avait passé un coup de fil à un moment où j'avais été houspillé dans le débat public en l'occurrence par jean-luc pélenchon désolé de leur mentionner et il m'avait passé un coup de fil pour expliquer qu'il faut tenir bon sur les principes et sur les valeurs, et on parlait beaucoup d'universalisme républicain, qui est quelque chose que celui qui se définissait comme un protestant athée avait chevillé au corps, à savoir qu'on est dans le débat public, d'abord et avant tout des citoyens libres, raisés, éclairés qui ne peuvent pas être essentialisés. Merci beaucoup Jérôme Gage.

Protestants athées, un austère qui se marre, il aimait bien ses formules, Lionel Jospin, alors qu'on continue à voir les arrivées des personnalités politiques. On vient d'apercevoir Éric Coquerel et Jérôme Guet, j'ai parlé de Jean-Luc Mélenchon, on le verra pas aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, Alexis Cuvillier, Jean-Luc Mélenchon qui a publié une note pour dire qu'il n'était pas invité, puis ensuite il a dit « bon si en fait j'étais invité ». Oui, il y a eu un imbroglio sur ce sujet de l'invitation ou pas de Jean-Luc Mélenchon qui on le rappelle a été un ministre de Lionel Jospin entre 97 et 2002 dans un premier message qui a été publié dans une note de blog, Jean-Luc Mélenchon s'est ému de ne pas avoir été invité à cet hommage en estimant que Lionel Jospin aurait peut-être regretté cette absence.

Il a été ministre de Lionel Jospin, on le rappelle à l'enseignement supérieur. Et en réalité, du côté de sources concordantes, du côté de l'organisation, il nous a été expliqué que comme tous les membres des gouvernements de Lionel Jospin entre 1997 et 2002, Jean-Luc Mélenchon avait bien été invité à cet hommage et que c'était un souhait de la famille. Il semble qu'une invitation en bonne et due forme qui a été envoyée hier ne soit pas parvenue à son destinataire.

En tout cas, c'est vrai, Julien-Jean-Luc Mélenchon a ensuite renvoyé un deuxième message sur les réseaux sociaux en expliquant que du côté des organisateurs, il avait été recontacté ce matin pour participer à cet hommage mais qu'il est empêché et donc il ne sera pas présent. On a vu Eric Coquerel qui est président de la commission des finances à l'Assemblée qui était présent, qui est un proche de Jean-Luc Mélenchon. Hugo Coeccapelli vous êtes sur place, expliquez-nous quel est le déroulement des minutes qui vont venir et bien là ce sont en ce moment les invités qui sont en train d'arriver et l'Elysée explique que 400 personnes, 400 convives sont attendues pour cet hommage à À Lionel Jospin, on voit un certain nombre de membres du gouvernement, mais aussi des députés socialistes, des sénateurs socialistes, toute la famille du Parti Socialiste qui est réunie ce matin.

Alors dans le détail, la cérémonie va commencer à 11h très précisément quand le président de la république arrivera ici, l'hommage qui débutera quelques minutes plus tard lorsque le cercueil entrera donc ici et puis le chef de l'état prononcera les loges funèbres avant que la sonnerie aux morts retentissent il y aura une marseillaise qui sera jouée par l'orchestre de la garde républicaine et puis donc à l'issue de cette cérémonie le cercueil de lionel jospin quittera ici les invalides sur le son d'yves montant les feuilles mortes voilà donc pour le déroulé de cette cérémonie qui va démarrer dans quelques minutes très exactement on a aperçu pierre jox également on a aperçu la famille aussi parce qu'il y a la famille politique et puis la famille de lionel jospin avec notamment ses enfants deux de ses enfants eva jospin et hugo qui sont présents on a vu il va jospin notamment dans les bras de françois hollande il y a quelques instants et ici anne hidalgo avec emmanuel grégoire à ses côtés il y a cette présence et il y a aussi donc l'absence de jean-luc mélenchon éric Breillet, ils ont un passé idéologique commun si je puis dire les deux hommes parce qu'ils ont tous les deux bien connu le trotskisme et à un moment c'est ce que raconte Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs à un moment Lionel Jospin dit je choisis la social-démocratie, je choisis l'intérieur du système contrairement à toi. C'est ça la rupture idéologique entre les deux hommes ? — Ouais, c'est un peu refaire l'histoire et donc réécrire après une logique qui n'en a pas forcément sur le moment.

Il faut vraiment faire très attention quand quand on raconte les histoires, de ne pas la raconter telle qu'on sait, la manière dont elle se finit. Donc il faut vraiment être très attentif à ça. Non, la rupture idéologique entre Lionel Jospin et Jean-Luc Elle se fait en réalité au moment du choix européen.

C'est à ce moment-là que s'effectue la rupture qui a toujours été un peu présente dans l'histoire de la gauche française et singulièrement au sein du Parti Socialiste. Allez, on retrouve Guillaume Ndéré, Marie Chantret. Oui, nous sommes avec Elisabeth Guillaume qui a été ministre effectivement de ce gouvernement, vous l'avez bien connu le Nel Jospin, très concrètement qu'est-ce que vous en retenez ?

D'abord c'était un ami, avec, il avait des qualités humaines extraordinaires, sous des dehors un peu austères. Il était extraordinairement bienveillant, attentif à l'écoute et puis il a su rassembler la gauche pour la dernière fois. Ensuite il a mené ce gouvernement de la gauche plurielle pendant cinq ans quand même, avec à la fois beaucoup d Il tranchait, il avait une autorité, pas de l'autoritarisme, mais une grande autorité.

Et quand il avait pris ses décisions, on était sûrs, on avait un cap et on était sûr qu'on serait soutenu voilà bah c'était et puis il était ami des artistes des intellectuels enfin c'était une personnalité beaucoup plus riche qu'on ne l'imagine voilà c'est une gauche plume pluriel Mme Guigou quel était son regard sur ce qu'il se passait aujourd'hui sur notre vie politique je ne veux pas commenter d'abord je suis assente à un devoir de réserve voilà au titre du conseil supérieur de la magistrature et puis il faut que j'y aille merci infiniment merci de ces quelques moments elizabeth guigou donc ancienne ministre de la justice et sébastien le cornu qui est arrivé le premier ministre accueilli par le gouverneur militaire de paris et c'est le signe qu'Emmanuel Macron ne va pas tarder maintenant. On vous rappelle le début précisément à 11h. Et les obsèques, ce sera à 14h au cimetière du Montparnasse.

Donc après cette cérémonie, cet hommage national qui avait été demandé par le Parti Socialiste. Laurent Neumann, il n'y a pas eu beaucoup de temps d'atermoiement. Assez vite, l'Elysée a confirmé qu'il y aurait un hommage national.

Oui, c'est assez logique. D'ailleurs, tout le monde se souvient, et on l'avait suivi sur BFM TV, le dernier type d'hommage comme celui qu'on est en train de vivre, c'était pour Robert Badinter, c'était le 14 février 2024, ça n'était pas dans la cour des Invalides mais c'était place Vendôme et puis Jacques Delors quelques semaines avant Robert Badinter, mais là ce à quoi on est en train d'assister effectivement c'est à une photo souvenir d'une certaine manière. Tous les anciens leaders de la gauche et ceux qui essayent de tirer des leçons de l'époque jospin pour essayer de les appliquer aujourd'hui oublie quand même que les deux époques n'ont pas grand chose à voir à l'époque de lionel jospin le parti socialiste était hégémonique à gauche ça n'est pas le cas aujourd'hui à l'époque de lionel jospin la gauche avait un leader lionel jospin en l'occurrence avec un vrai charisme aujourd'hui on cherche on cherche bien qui pourrait être ce leader de la gauche donc attention aux comparaisons En revanche, la gauche, elle est aussi plurielle aujourd'hui qu'elle l'était à l'époque.

À l'époque, on ne disait pas qu'elles étaient irréconciliables. Et pourtant, vous venez de le dire, monsieur, il y a quelques instants, cette gauche-là était très divisée sur des tas de sujets. Sur l'Union européenne, par exemple, les Verts étaient favorables, le PC ou Jean-Pierre Chevènement y étaient opposés.

Sur le nucléaire, les Verts ne voulaient pas en entendre parler Et pourtant Lionel Jospin a fait travailler tout ce beau monde si j'ose dire ensemble. C'est vrai qu'il y avait de nombreuses divisions, vous remarquez les présents, vous remarquez les absents aussi et Christiane Taubira. On ne l'a pas vu en tout cas pour l'instant et on sait que Lionel Jospin ne l'avait pas pardonné de s'être présenté contre lui lors de cette fameuse présidentielle de 2002 à 10h57 le début officiel de la cérémonie se rapproche hugo capelli c'est emmanuel macron qui est maintenant attendu dans les secondes qui viennent.

Oui, très exactement dans deux minutes. C'est en tout cas l'horaire officiel du début de cette de cette cérémonie, on voit encore quelques invités qui sont en train de s'installer. C'est bien garni, toutes les chaises sont presque remplies.

On voit quand même beaucoup de socialistes qui sont présents ce matin, Claude Bartholone, l'ancien président de l'Assemblée nationale qui se trouve à quelques mètres de moi. Beaucoup de membres de la direction du Parti Socialiste forcément. Et donc le président qui va être accueilli dans quelques instants par le Premier ministre Sébastien Lecornu et par le général de corps d'armée Loïc Mizon.

L'hommage qui débutera juste après l'arrivée du président de la République, on verra le cercueil de Lionel Jospin rentrer ici en présence de ces très bons amis en présence de sa famille aussi qui s'est installée pour cet hommage qui donc démarre ce matin et va se poursuivre aujourd'hui, vous l'avez dit tout à l'heure, dans la foulée. Il y aura une autre cérémonie publique cette fois-ci du côté du cimetière de Montparnasse à quelques kilomètres d'ici. Hugo Capelli qui suit donc cette cérémonie de l'intérieur depuis les Invalides.

Amandine Etalaya, on sait quelle était la nature des rapports entre Emmanuel Macron et Lionel Jospin. Ils Ils étaient proches, ils consultaient de temps en temps l'ancien Premier ministre ou pas ? Non, ils n'étaient pas très proches parce qu'Emmanuel Macron est d'une autre génération tout simplement.

Comme Sébastien Lecornu d'ailleurs, ce sont deux hommes qui sont arrivés bien après l'époque des grands éléphants socialistes en politique. Mais Emmanuel Macron vient de la gauche alors que Sébastien Lecornu de la droite. Exactement, et Emmanuel Macron, on s'en souvient tous, a été le ministre de l'économie de François Et il a commencé sa carrière sous la gauche avant de faire une rupture extrêmement spectaculaire et symbolique avec ce président socialiste François Hollande empêché de se représenter.

Et depuis Emmanuel Macron a beaucoup évolué au point qu'il a ensuite travaillé avec plusieurs figures de la droite et qu'il est aujourd'hui plus proche d'ailleurs du centre de la droite. Ce parcours d'ailleurs de Lionel Jospin est intéressant au sens...

C'est un homme qui après le 21 avril 2002 a choisi la modestie, une forme de retraite de la politique. On l'a très peu vu parce qu'il est notamment parti, vous savez, sur l'île de Ré où il avait une petite maison. Et puis il a tenté quand même de faire un retour.

C'était plus tard, c'était en 2007. Il a eu une velléité. Il a espéré être appelé par Dominique Strauss-Kahn et d'autres.

Ça ne s'est pas produit et c'est Ségolène Royal qui, à ce moment-là, a été la candidate du Parti Socialiste. Lionel Jospin a été extrêmement critique, d'ailleurs, à l'encontre de Ségolène Royal. Il estimait qu'elle n'était pas armée pour être la bonne candidate et une candidate à l'élection présidentielle.

Sauf erreur, on ne l'a pas vue, d'ailleurs, dans les visages. On ne l'a pas vu pour l'instant, et ensuite, Lionel Jospin a compris qu'il ne serait plus sur le devant de la scène politique en tant qu'animal politique, il est parti plus tard au Conseil constitutionnel, et il est devenu celui qui qui conseillait beaucoup de socialistes qu'on voit encore aujourd'hui, il était en faveur de l'Union, mais l'Union pas à tout prix, et il n'aimait pas ce que la France insoumise demandait en termes d'exigence, la façon dont elle tordait le bras ces derniers temps au Parti Socialiste. – Oui, d'ailleurs c'est assez saisissant cette image d'Éric Coquerel qui est là pour représenter la France insoumise, puisqu'on vous a expliqué les raisons, les dessous en tout cas de l'absence de Jean-Luc Mélenchon et c'est vrai Alexis Cuvillet qu'on voit bien par rapport à ce que nous disait Laurence sur le contexte, on voit ici tous les visages des anciens communistes, des anciens écologistes qui ont incarné cette gauche plurielle alors qu'aujourd'hui c'est évidemment plutôt la France insoumise qui a la main sur cette gauche.

C'est vrai, c'est assez saisissant de voir le contraste entre Eric Coquerel ici isolé alors qu'en réalité c'est son parti maintenant qui tire les ficelles à gauche. Un paysage politique extrêmement différent en l'espace de 30 ans, 25 ans c'est en effet comme disait Laurent difficile d'appliquer des comparaisons sur des situations politiques qui ont beaucoup changé. C'est certain que aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, la mouvance qu'il représente, le parcours qu'il propose, c'est quelque chose qui n'existait pas de cette façon-là en 2002.

En 2002, la division de la gauche au premier tour est évidemment une des causes, si ce n'est la seule, de ce qui s'est passé le 21 avril 2002. Lionel Jospin était parfois plus mesuré dans la façon dont il présentait les choses dans les explications qu'il apportait. François Hollande tout à l'heure expliquait aussi la faiblesse de la mobilisation, le fait que le risque à l'époque du Front National, le risque qu'il représentait pour la gauche n'avait pas été mesuré, n'avait pas été considéré.

Mais c'est vrai Julien qu'aujourd'hui la France insoumise a pris une forme de leadership entre guillemets sur la gauche, même si on le sait et les résultats des municipales l'ont montré, la réalité du terrain parfois est différente et le Parti Socialiste reste bien sûr un parti important. Et alors qu'on attend l'arrivée du Président de la République, vous voyez ici Sébastien Lecornu à gauche, c'est lui qui va l'accueillir avec le gouverneur militaire de Paris, Eric Breillet, Lionel Jospin il n'a jamais pardonné à ceux qui se sont présentés contre lui en 2002 notamment Christiane Taubira je ne sais pas s'il n'a jamais pardonné mais il n'a jamais oublié ce qui n'est pas tout à fait Juste revenir quand même d'un mot, il ne faut pas croire que l'arrivée au pouvoir de Lionel Jospin en 1997 est le fruit d'un long fleuve tranquille. En 1993, il faut se souvenir où en était la gauche quand même.

En 1993, Lionel Jospin a disparu de la scène politique. Il a même demandé à Alain Juppé, qui a dû s'en mordre les doigts ensuite, d'être nommé ambassadeur de la France. De retrouver son corps d'origine qui était le Quai d Corset.

Et ça lui a été refusé. Et Lionel Jospin, au congrès de Liévin en 1994, il dépose une petite contribution tout seul, qui n'est donc pas soumise au vote. Et trois mois après le congrès de Liévin, il y a ce qui se passe et qu'il nous interrompt.

Le président de la République est en train d'arriver. Hugo Capelli, je vous donne la main. Oui, effectivement, le président de la République est sur le point d'arriver ici du côté du côté des invalides.

Tous les invités qui évidemment l'attendent pour que cette cérémonie démarre, on a vu beaucoup d'anciens ministres de Lionel Jospin qui sont présents aujourd'hui, qui étaient dans son gouvernement, qui nous ont raconté les moments qu'ils ont vécu aux côtés de de Lionel Jospin. Et donc, ils sont en train de se lever en ce moment puisque le président arrive dans quelques secondes. Voilà avec un programme très — Très solennel et la discussion entre le président de la République et son premier ministre Sébastien Lecornu.

C'est Emmanuel Macron qui va, bien sûr, présider cette cérémonie. Et c'est lui qui va prononcer tout à l'heure les loges funèbres. On sait, Alexis Cuvilliers, quels seront les maîtres mots de cette prise de parole du président ?

L'entourage du chef de l'Etat nous parle d'un discours où évidemment il y aura un hommage à la personnalité de Lionel Jospin, à la rigueur qu'il représentait, à la force de son engagement en politique. Et Emmanuel Macron devrait aussi revenir sur le bilan de son passage à Matignon avec notamment la réforme sociétale qui qui a beaucoup marqué. C'est Sylviana Gazansky qu'il va saluer en premier, bien sûr, la veuve de Lionel Jospin.

Et donc Emmanuel Macron devrait évoquer en effet le Pax, qui est une réalisation sociétale majeure. Eva Jospin ici, la fille de Lionel Jospin est à priori Hugo, son fils, à côté d'Eva. Et on verra cette éloge funèbre dans les prochaines minutes.

Alors qu'on voit aussi également, on aperçoit Noël Châtelet, la sœur de Lionel Jospin, la famille qui est présente aux côtés de la famille politique lors de cet hommage national. Lionel Jospin. Sylvain Nagazinsky, c'est une figure évidemment connue aussi, Laurent Neumann, une philosophe.

Oui absolument et c'est elle avec l'Elysée qui a organisé, orchestré le mage auquel on va assister et qui commence à l'instant, avec sans doute l'entrée du cercueil. Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio ...

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Sous-titrage Société Radio C'est C'est parti ! Arp ! Repos Ce jour, la nation rend hommage à un homme qui fut aimé des siens et respecté de tous.

Profondément respecté. respecter. Lionel Jospin fut toute sa vie Durand un humble militant cherchant dans la rigueur et la grandeur de l'histoire les moyens de l'accomplissement. menant des combats de justice et de liberté et servant notre République.

D'abord, le temps de l'apprentissage. D'abord, le temps de l L'enfance et cette conception exigeante de l'existence. Lionel Jospin fut lesté par l'amour et les leçons de sa famille protestante et humaniste.

Robert, son père, militant socialiste, laïque, pacifiste, qui révérait Jaurès, doté du sens du verbe et du goût de la culture. Mireille, sa mère, sage-femme, transmettant à toute fratrie des enfants jospins cette forme particulière d'esprit, rebelle à l l'embrigadement, sensible aux choses humaines, lucide dans le rapport à l'autre. Puis vint le temps des engagements.

Après Sciences Po et l'entrée à l'ENA, Lionel Jospin fut de ces jeunes officiers appelés en Algérie qui comme Jacques Chirac ou Jean-Pierre Chevèlement refusèrent d'approuver ce qui se mutinèrent contre de gaulle là il découvrait les injustices les affres de ces années et s'engagea pour les causes de sa génération, l'indépendance de l'Algérie, la décolonisation, puis le refus de tous les totalitarismes. Comme d'autres de son époque, il balança le temps de sa jeunesse entre diplomatie et enseignement, évolution et réforme, trotskisme et socialisme avant de choisir avec force et résolution en digne héritier de Jaurès et de Blum, d'emprunter le chemin ouvert par François Mitterrand. Ce fut un choix qui s'imposa au terme d'un long cheminement politique intime, dont lui seul, au plus profond de sa conscience, savait les tenants et les aboutissants.

Ses engagements se cristallisèrent dans le choix du socialisme qu'il embrassa à sa manière, avec discipline, rigueur, sens de l'absolu. C'est ainsi que ce jeune professeur d'économie, après avoir été reconnu comme tel par Pierre Jocs, puis distingué par François Mitterrand, entra en socialiste dans la vie publique au grand jour. Lionel Jospin fut de cette génération qui accompagna, tout au long des années 70, le premier secrétaire d'un parti socialiste renouvelé depuis le congrès d'Epinay.

Dès lors, il décida de suivre François Mitterrand, de congrès en congrès, de motion en émotion, du programme commun aux 110 propositions, de la défaite de 1978 à la victoire du 10 mai 1981. Lionel Jospin demeura fidèle à l'enseignement de Jaurès, socle de son engagement. Fidélité à l'idéal, sens du réel, recherche de la vérité, rigueur de l'action.

Après le 10 mai 1980, le président Mitterrand demanda à Lionel Jospin de demeuré rue de Solferino, premier secrétaire du Parti socialiste, premier parti de France. Contrairement à nombre de ses camarades, Lionel Jospin, nouveau député de Paris, n'entra pas au gouvernement. Là encore, fidèle à l'enseignement de Blum, il accepta la mission, garder la vieille maison.

Il est vrai que pour Lionel Jospin, l'esprit de rigueur fut toujours inséparable de l'esprit de sacrifice. Il s'acquitta de la mission avec rectitude, tenant uni le parti tout en laissant à Michel Rocard ou Jean-Pierre Chevènement la liberté de défendre ce qui leur tenait à cœur. Et ce faisant, aida à la réélection de François Mitterrand, ce n'était pas rien.

C'était même beaucoup aux yeux du Président. Et c'est pour cette raison qu'il put entrer enfin au gouvernement, ministre, de l'éducation nationale. Dans cette fonction qu'il est matant, il agit pour offrir à notre jeunesse les moyens de son émancipation, faisant adopter la loi du 10 juillet 1989 qui porte son nom, réformant en profondeur le système éducatif dans le but de donner à tous les élèves de France l'accès à la liberté par le savoir, alliance de la connaissance et du mérite.

L'année suivante, il lança aussi le plan Université 2000 et fut un gardien vigilant du respect du principe de laïcité tout en se montrant soucieux de préserver la liberté de conscience dont les protestants savent combien elle fut une conquête de longues la lutte amené à quitter le ministère s'ouvrit alors pour lui un temps de réinvention du destin, un temps de liberté. Le parti socialiste était entré dans un cycle nouveau et ce fut un intense travail de réflexion qu'il mena en conformité avec ses principes, voulant tirer les leçons de la décennie Mitterrand qui s'achevait. En conscience, il voulut redéfinir les conditions de l'exercice du pouvoir quand on est socialiste, héritier de Jaurès, Blum et Mitterrand désormais.

C'est ainsi qu'il fut désigné par ses camarades pour être candidat à l'élection présidentielle de 1995, parvenant en tête au soir du premier tour et recueillant 47 ,3 % des voix face à Jacques Chirac au second. Une défaite plus qu'honorable pour un camp qui n'en espérait pas tant, il fallait relever le gant, disait-il. Redevenu ensuite par deux voies de l'homme, il fallait relever le gant, disait-il.

Redevenu ensuite par deux premier secrétaire du Parti socialiste, il s'attacha à convaincre les forces de la gauche de former une coalition plurielle. Elle remporta les élections législatives de 1997. Il déclara alors que cette victoire était la preuve d'une soif raisonnée et pressante de progrès réel.

Nouvelle preuve que de son point de vue, seul l'esprit de rigueur rend possible l'idéal. Alors, aux côtés du premier secrétaire François Hollande, responsabilité et minante ô combien à ses yeux. Laurent Fabius étant alors président de l'Assemblée nationale, Lionel Jospin s'attacha à conduire et animer cette majorité inédite dans la cohabitation avec le président Chirac.

Premier ministre, Lionel Jospin se voulut d'une détermination sans faille dans le but de tenir les engagements pris devant les Français. avec un sens aigu de l'organisation. Maintenant, un gouvernement formé de nombreuses personnalités politiques qui ont marqué la vie du pays, animant des équipes encore présentes aujourd'hui et attachées à lui depuis toujours.

Lionel Jospin a durant ces années, modernisait la vie économique, sociale et démocratique de la nation de manière inédite. Il a contribué à faire entrer la France dans ce siècle qui s'ouvrait. Le gouvernement qu'il menait fit adopter la loi sur les 35 heures, mit en oeuvre la couverture maladie universelle, ainsi situa la parité dans les élections, réduisit le chômage, soumis à référendum le quinquennat présidentiel.

Il fut signataire de l'accord de Nouméa prenant ses responsabilités sur la Nouvelle et Calédonie, et défendit les engagements européens de la France, permettant aussi à la monnaie unique d advenir. Ce fut aussi le premier gouvernement à reconnaître que l'amour entre personnes de même sexe devait, au nom de l'égalité, être source de présidentiel, l'étrange soirée du 21 avril 2002 et le choix immédiat de tirer sans hésiter la leçon de l'histoire, le retrait de la vie politique. Pas par abandon, non.

Par franchise, par sens de l'absolu encore, par choix. Ainsi, Lionel Jospin demeurait-il fidèle à l'enseignement de Lionel Jospin. Mais il ne s'effaça pas pour autant.

Vint le temps de la transmission. Lionel Jospin ne renonça jamais à convaincre du bien fondé de ses choix, profondément démocrate. Il ne se lassa jamais d'expliquer, expliquer encore.

Il revêtit de nouveau les habits du professeur d'économie qu'il avait été un temps après une courte carrière de diplomate. Il expliqua jusqu'au bout à qui voulait l'entendre, ce qui lui qui lui paraissaient justes, nécessaires, certains que chacun peut accéder à la vérité. Et pour convaincre, il avait le goût des autres.

Ainsi partagea-t-il son idéal dans le but de faire grandir tous ceux qui croisaient sa route membre du conseil constitutionnel lionel jospin il fut là aussi un gardien guidé par son son exigence de sagesse, un passeur de temps pour reprendre un titre de Sylvia Nagasinski, son épouse, à qui le Il lit une passion harmonieuse depuis 35 ans. Oui, Lionel Jospin fut un homme de fidélité. Fidélité et fiabilité pour ce qu'il aimait.

Lionel Jospin était là pour Hugo et Eva, ses enfants si talentueux nés de l'union avec Élisabeth. Lionel Jospin était là pour son épouse Sylviane, pour Daniel, pour tous ses petits-enfants. Fidélité pour ses amis, la bande de la section du 18e arrondissement, Claude Estier, Daniel Vaillant, Bertrand Delanoé et tous les autres, Jean Glavani, Pierre Moscovici, tant de générations de camarades de la rue de Solferino, des amis de Matignon ou les voisins de l'île de Ré.

Fidélité à ceux qui partagèrent son Trace de son chemin, trace de son lien authentique avec chacun. À Paris et en Haute-Garonne, Lionel Jospin connaissait le nom des gens et les choses de la vie. Bonheur simple, plaisir français, aimer, vivre, chanter, lire, rire et vibrer.

Des galeries d'art au cinéma, du tennis à l'opéra. Tel était cet homme qui se composa un grand destin français et que beaucoup aimèrent et aimeront encore pour son exigence et sa persévérance. Esprit pluriel qui refusait de séparer éthique et politique, morale et démocratie, intégrité et engagement.

Scrupule qui dissout la certitude, surplomb qui interdit l'exaltation, enfant du mérite républicain devenu un homme d'Etat. C'est ainsi qu'il nous apparaît en cette heure. Un soir de de juin, chez lui, à Sainte-Gabelle, en Haute-Garonne, Lionel Jospin est là.

Lunettes sérieuses et cheveux de neige. Prenant en note les résultats qui scandent la victoire de Soir de liesse, jour heureux, comme au temps du Front populaire que racontait Robert Jospin à son fils. Lionel Jospin se tient dans cette atmosphère de liesse avec une forme de réserve, de gravité.

Et soudain, il sourit, conscient d'avoir accompli sa tâche sans rien avoir renié de lui même, conscient aussi de ce qui l'attend, devoir conduire le gouvernement du pays à la lumière de cette même exigence, fort de ses mêmes qualité. C'est ce qu'il fit. Par-delà la mort, notre mémoire le hissera toujours à cette place singulière.

Un modèle pour certains, un adversaire pour quelques autres, pour tous à coup sûr. Un repère dans notre histoire et notre esprit. Au soir de la mort de François Mitterrand, Lionel Jospin avait dit « La mort n'est pas pour moi une occasion de lyrisme ».

De lyrisme, non. De reconnaissance de la nation, oui, sans aucun doute. Alors pour tout cela, merci.

Vive la République. Vive la France. Sous-titrage Société Radio C'est à dire, c'est à dire, c'est Romain!

Romain! Sous-titrage Société Radio Sous Sous-titrage Société Radio Apposé, en ! Sous-titrage ST' Garde à vous!

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