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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 9 avril 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Charles Alloncle dénonce "une culture du silence et de l'omerta" sur l'Audiovisuel public

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quel bilan à chaud tirez-vous de l'ensemble des auditions ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelle réponse à ceux qui vous accusent de politiser cette commission ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Craignez-vous que vos collègues ne rendent pas public le rapport ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Charles LoncleChiffre
    « Chaque année France Télévision externalise et confie près d'un milliard d'euros d'argent public à des sociétés de production privée. »
  • 2:30Charles LoncleChiffre
    « Le salaire moyen chez France Télévision est de 72000 € par an. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

7h 9h Europein matin 7h11 sur Europe 1 Dimitri Pavlenko vous recevez ce matin le député UDR de l'Hér et rapporteur de la commission d'enquête sur la neutralité le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public Charles Loncle. Bonjour Charles Loncle bienvenue sur votre invitation. Je vous en prie.

Une page se tourne pour vous ce matin puisque vous avez achevé les hier les dernières auditions de cette commission qui a été extrêmement scrutée. Alors 67 auditions au total. Vous avez questionné plus de 200 personnalités des journalistes, des animateurs, des producteurs.

La direction des différents services publics de l'audiovisuel. Quel bilan à chaud vous tirez de l'ensemble de ces auditions ? Charles à l'oncle ?

Le premier bilan, c'est que comme vous l'avez rappelé, il y a eu un travail fourni, un travail sérieux. On s'est pas contenté de faire quelques auditions, mais on a rencontré et entendu l'ensemble des personnes pertinents et légitimes pour s'exprimer sur l'audiovisuel public. Et le deuxième bilan que je tire, c'est qu'il y a eu énormément de révélations qui ont été faites au cours des 6 mois, ce qui aussi a valu à cette commission d'enquête d'être très suivie et très soutenu par l'ensemble des Français.

On reviendra probablement, j'imagine, sur l'ensemble de ces révélations, mais il y en a eu beaucoup. Il y a eu celle sur les conflits d'intérêt entre les dirigeants de l'audiovisuel public et des sociétés de production. Il faut rappeler que chaque année France Télévision externalise et confie près d'un milliard d'euros d'argent public à des sociétés de production privée.

Il y a souvent des ponts entre des postes de directeur chez France Télévision et des postes de directeur dans ces sociétés de production privé avec des allers-retours du pantouflage hein que vous avez mis en évidence alertour avec des allers-retours ce qui pose un vrai problème de déontologie entre l'audiovisuel public et ses sociétés de production privée. Il y a eu des révélations aussi sur attendez juste, j'insiste le chiffre 1 milliard externalisé en v direction de différentes boîtes de production sur un budget total de France Télévision qui est de 2 milliards 3è considérable c'est tout le problème. On a une entreprise 9000 salariés aussi télévision.

On a une entreprise de 9000 salariés qui sont très bien payés puisque le salaire moyen chez France Télévision est de 72000 € par an. Ce qui les place parmi les 9 % des employés les mieux rémunérés de France. Et pour autant, vous avez une ultra externalisation des contenus normalement qui devraient être produits en interne à des sociétés de production privées.

Donc tous ceux qui s'indignent d'un risque de privatisation de l'audiuel public, malheureusement on ne les entend pas suffisamment sur cette infraprivatisation qui est en cours sur le service public de l'audiovisuel. Il est en cours pour des émissions importantes puisque toutes les émissions d'information, de débat d'opinion, celle de France 5 notamment, c'est à vous, c'est dans l'air, c'est ce soir, c'est politique, sont déjà confiés à des sociétés privées de production qui en plus de ça surfacturent France Lévision. Je prends le cas de Mediawan qui est la première société de production privée à bénéficier des contrats de France Lévion.

À hauteur de 110 millions d'euros par an, elle a été créée par Xavier Niel et Mathieu Pigas. Et pourtant, ce sont des personnes, notamment Mathieu Pigas, qui ont un agenda politique. Mathieu Pigas, il se fait inviter sur sa propre émission produite par Mediawan sur le service public pour expliquer son agenda politique, pour expliquer que le RN est un parti qui pourchasse les homosexuels, qui pourchasse les étrangers.

Donc vous voyez aussi une sorte de confusion des genres. Il y a des conflits d'intérêts. On confie des contrats et des émissions importantes du service public à des actionnaires de société privée qui en plus de ça expliquent qu'ils mettront tous les moyens y compris médiatiques à leur disposition pour lutter contre certains partis.

C'est une confusion des genres qui je crois est inacceptable. Et on vous a reproché à Charles Loncle justement tout au long de ces presque 6 mois de travaux de faire de la politique de politiser cette commission d'enquête parlementaire. Qu'est-ce que vous répondez à ces accusations ?

Je réponds simplement que c'est la première fois que l'Assemblée nationale a fait une commission d'enquête sur l'utilisation de l'argent des Français sur ces 4 milliards d'euros d'argent public. Donc c'est une somme non en fait c'est une somme qui est loin d'être une. 4 milliards d'euros d'argent public c'est la moitié du budget.

Donc c'est politique. Euh je n'y mets pas de critique. C'est objectivement politique et c'est tant mieux.

Vous êtes là pour faire de la politique, vous êtes parlementaire. Si vous considérez que regardz la bonne affectation et la bonne utilisation de l'argent des Français, lutter contre les conflit d'intérêt, lutter contre la bureaucratie, lutter contre les dépenses inutiles, proposer des pistes d'optimisation pour que demain la dépense publique retrouve son efficacité si vous considérez que c'est politique. Oui, j'ai fait de la politique mais j'appartiens à un parti, le groupe UDR avec Eric Seti, où on considère que les Français donnent déjà beaucoup chaque année, que budget après budget, on leur demande toujours plus d'effort et qu'il est temps de retrouver de l'efficacité queles que soient les politiques publiques.

On a fait l'audiovisuel public aujourd'hui, mais il y aurait bien d'autres institutions politiques publiques au comité auxquelles il faudrait qu'on s'intéresse désormais. Vous avez eu des échos de cette des travaux de cette commission en interne dans les différents différentes entités du service public de l'audiovisuel. Charles Loncle.

Si j'ai pu mener ces travaux, je crois de façon extrêmement fouillée pendant ces 6 mois, c'est aussi parce que j'ai été on vous a parlé allègrement abreuvé exactement par des lanceurs d'alerte qui m'ont alerté sur des sujets parfois extrêmement compliqués. Par exemple, des indemnités de départ et de licenciement qui auraient pu couvrir des faits graves d'agression d'agression sexuelle. C'est ce que Jacques Cardos, ancien présentateur de France Télévision, a a admis sous serment il y a quelques jours.

Donc effectivement, il y a une sorte de culture un peu du silence et de l'omerta dans ces entreprises que certaines personnes à leur risky péril d'ailleurs on ont voulu briser pour donner ces informations. C'est aussi pour ça que je crois que c'est sain de réaliser une commission d'enquête sur un budget aussi important et c'est toute la raison et toute l'obligation que je me suis donné pendant ces 6 mois. Alors là, on est jeudi 9 avril.

Euh votre rapport, il doit être bouclé pour euh le 22, hein. C'est la date à laquelle en fait vos vos collègues de la commission vont pouvoir le consulter euh de manière secrète avant euh qu'il ne se avant que le vote ait lieu sur sa publication ou non le 27. Alors, j'ai deux questions pour vous.

D'abord, le délai c'est extrêmement court. Vous avez à peine 13 jours pour prendre la plume et produire vos recommandations. Et puis derrière, il y a ce vote.

Est-ce que vous craignez que vos collègues membres de la commission d'enquête parlementaire décident de ne pas rendre publique les la les conclusions que vous allez formuler ? Charles Loncle, vous l'avez dit, le délai est extrêmement court et c'est parfaitement inédit. Dans une commission d'enquête qui dure 6 mois, généralement, on laisse un mois et demi à peu près au rapporteur hors audition pour réaliser et pour rédiger son rapport.

Là, en l'occurrence, le président Macronils de la commission d'enquête a suspendu les travaux pendant plus d'un mois et a mis beaucoup d'auditions très importantes dans les toutes dernières semaine, probablement aussi pour m'empêcher de parfaitement rédiger de façon sereine mon rapport. Vous l'avais dit, j'ai à peu près 10 jours à peine pour le rédiger rapporte à peu près 300 pages. Ça ressemble à une mission très difficile mais je vais me dédier à la tâche sur les 10 prochains jours.

Alors effectivement, j'ai j'ai l'aide de deux administrateurs et j'ai mes collaborateurs. Donc ça va être tout l'objet de ces prochains jours. Et ensuite, vous l'avez rappelé, c'est particulièrement important, si ce rapport n'est pas adopté, c'est pas simplement la publication du rapport qui n'est pas permise.

C'est l'ensemble des travaux de la commission d'enquête qui tombe instantanément. Donc toutes les vidéos des auditions, tous les compes-rendus des auditions doivent disparaître instantanément des sites de l'Assemblée nationale. Et si vous récupérer des éléments qui ont été révélés dans le cadre des auditions de cette commission d'enquête, il y en a eu beaucoup, il y en a eu près de 70, vous êtes passible de poursuite pénale.

Donc on voit que tout l'acharnement dont je fais l'objet en ce moment de la presse subventionnée, des médias publics, des médias qui appartiennent à messieurs Niel et et messieurs Pigas qui sont actionnaires et fondateurs de la première société de production à bénéficier des contrats avec France Lévion, tout cet acharnement qu'on entend aujourd'hui, je crois sont là pour créer un terau fertile et donner les conditions et les arguments nécessaires pour voter contre la publication du rapport qui serait un fait inédit. Ça n'est arrivé qu'une seule fois dans l'histoire de l'Assemblée nationale. C'était il y a quelques années pour un rapport extrêmement sensible sur le financement des syndicats.

Si demain le vote était défavorable, c'est l'ensemble de toutes les révélations sur 6 mois qui disparaîtraient et qu'on ne pourrait pas utiliser. Donc j'estime effectivement que la situation est parfaitement grave. Merci beaucoup euh Charles à Loncle d'être venu ce matin au micro d'Europin.

Je rappelle que vous êtes donc le rapporteur de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui a achevé ses audition. Bon courage pour les 10 prochains jours. Vous avez un peu de travail devant vous.

Merci d'être venu sur l'antenne d'Europe he bonne