L'Asie centrale au croisement des grandes puissances
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 14 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 58:20OuverteRéponse directe
Les pays d'Asie centrale ont-ils une politique diplomatique homogène face aux crises régionales ?
- 1:10:00OuverteRéponse directe
Quels bénéfices réciproques pour la France et l'Asie centrale, notamment le Kazakhstan et l'Ouzbékistan ?
- 1:20:00OuverteRéponse directe
Quel rôle pour Baïkonour dans les relations spatiales France-Asie centrale ?
- 1:30:00OuverteRéponse directe
Quelles relations entre l'Asie centrale et la Turquie ?
- 1:40:00OuverteRéponse directe
Quelles perspectives de coopération pour les matières premières critiques ?
- 1:50:00OuverteRéponse partielle
Quels liens avec la France et l'Europe dans la lutte contre le terrorisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Fait
« la Turquie a connu un regain de d'influence et de présence sur l'Asie centrale à partir de 2020 »
- 4:00Fait
« le Kazakhstan essaie vraiment de se départir de sa dépendance terrible par rapport à la Russie en terme de transit pétrolier »
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Si vous voulez bien, mes chers collègues, nous accueillons aujourd'hui monsieur Michael Levistone, condateur de l'observatoire de la nouvelle Eurasie et ancien chercheur associé au centre Russie Eurasie de l'Institut français des relations internationales avec lequel nous collaborons régulièrement. Monsieur Liston, vous êtes l'auteur de travaux de référence sur l'Asie centrale, notamment sur les cinq Républiques, le Kazakhstan, l'Uzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et le Kirgistan qui ont acquis leur indépendance en 1991 après la chute de l'Union soviétique. Vous avez publié des articles et des ouvrages notamment en 2021 la Russie Russie [raclement de gorge] et Asie centrale à la croisée des chemins de survivance des survivances soviétiques à l'épreuve de la mondialisation et plus récemment en 2025 l'ouvrage que j'ai sous les yeux l'Asie centrale au croisement des grandes puissances qui témoigne de l'enclavement de cette zone dans les sphères d'influence russe et chinoises mais également de leur quête d'émancipation et de diversification de leur partenariat. 35 ans après leur indépendance, quels sont les défis à relever pour l'Asie centrale ?
C'est une des premières questions. Et alors que la guerre en Iran révèle le rôle grandissant des investissements des pays du golf dans la région et les appétits américains pour ces ressources naturelles, quelles opportunités peuventon peut-on voir pour la France et l'Europe dans cette région du monde ? C'est précisément parce que les coopérations avec certains de ces pays se sont intensifié à la suite des visites d'état croisé.
D'abord avec le Kazakhstan lors de la visite à Paris du président Tokayev en 2024, puis avec le président Mirzi Yoyev de la République d'Obékistan en mars 2025 que la commission s'est intéressée aux conditions d'établissement et de développement de ses partenariats stratégiques très récents. La commission a donc confié à cinq de nos collègues la responsabilité d'établir un rapport d'information sur les perspectives de renforcement des coopérations avec les pays d'Asie centrale. Ces cinq pays ne forment pas un ensemble homogène comme vous pourrez nous l'expliquer et comme il fallait faire un choix, celui-ci s'est porté sur l'OBistan et le Kazakhstan où se rendront en avril nos collègues Valérie Boyer, Sylvie Guachavant, Eveline Per, Patrice Jolie et Guillaume Gontard.
À cet égard, je soulligne que Valérie Boyer est rapporteur d'un projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Kazakhstan sur la réadmission des personnes, ce qui illustre un aspect des problèmes migratoires de ces cinq pays, cinq fois plus vaste que la France, je le rappelle, qui est un corridor terrestre incontournable entre l'Europe et l'Asie. Autre source d'intérêt, ce pays s'est engagé par un référendum voté dimanche dernier dans une réforme constitutionnelle d'ampleur dont il reste certainement à dessiner les futures orientations du régime après les révoltes populaires de 2022. À cette occasion, le président de la République Emmanuel Macron s'est entretenu avec son homologue sur les sujets de développement et de coopération bilatérale notamment dans les domaines de l'industrie, de l'énergie.
Le Kazakhstan étant le premier producteur d'uranium au monde avec des perspectives de coopération dans le domaine du nucléaire. Pour sa part, avec 37,5 millions d'habitants, l'Obékistan représente la moitié de la population de l'Asie centrale et le de la deuxème économie derrière le Kazakhstan. Ce ne sont que quelques-unes des raisons pour lesquelles nous avons souhaité vous entendre.
Monsieur Lvistone afin de déclairer notre commission d'abord par un point de situation sur l'Asie centrale avant d'évoquer l'impact des foyers périphériques de crise tels que l'Ukraine le Moyen-Orient avec la guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran, mais aussi l'Afghanistan désormais en conflit ouvert avec le Pakistan. Vous pourrez conclure plus spécifiquement sur le Kazakhstan et l'Obékistan avant de que le débat ne s'engage avec mes collègues dans la séquence des questions réponse. Je rappelle que cette audition fait l'objet d'une captation vidéo qui est retransmise sur le site internet du Sénat et ses réseaux sociaux puis consultable en vidéo à la demande.
Monsieur Liston, je vous laisse la parole et puis ensuite nous enchaînerons avec les questions des collègues qui peuvent d'ors et déjà s'inscrire auprès de Marc. Merci beaucoup. Bonjour à tous.
Merci infiniment monsieur le président, mesdames et messieurs de m'accueillir, de m'avoir convient. Comme vous l'avez indiqué, monsieur le président, je vais procéder en trois points dans ma présentation. Un premier point sur la situation intrarégionale purement centreasiatique.
Un deuxième point consacré euh aux crises périphériques et Dieu sait si elles sont nombreuses autour de l'Asie centrale. Et un dernier point euh avec qui consiste en fait en une focale mise sur les deux pays qui intéressent directement votre future délégation à savoir le le Kazakhstan et l'Uzbekistan. Alors, premier point euh pour brosser un tableau de de ce qu'est l'Asie centrale depuis l'indépendance de ces cinq pays en 1991 de l'Union Soviétique ou dit autrement pourquoi est-ce qu'il est intéressant de de s'intéresser à l'Asie centrale ?
C'est une une région qui a longtemps été perçue comme instable au lendemain de ces indépendances centreasiatique. Par exemple, la guerre civile au Tadjikistan entre 92 et 97, les attentats du mouvement islamique d'Osbéistan, le le principal groupe djihadiste centre asiatique dans les années 90 qui avait notamment attenté à la vie du président Karimov à Tashkent à la fin des années 90. Les révolutions au Kirkistan en 2005- 2010 et plus récemment en 2020.
Euh une région aussi qui a vécu dans le voisinage direct de l'Émirat islamique d'Afghanistan, le 1er sous la fule du Molaomar entre 96 et 2001. C'est une région qui a longtemps été en proie à des divisions intestines de on a on a assisté à de fortes tensions entre le Kirgistan et le Tadjikistan dans dans le Fergana qui ont donné lieu à à la seule guerre en fait interétatique entre pays centre asiatiques depuis 1991 en 2021 puis en 2022. des tensions hydriques entre l'Ozbécistan et ces deux pays situés en amont des deux grands fleuves centreasiatiques que sont le Sdaria et la Moudaria, savoir donc le Kirkistan et le Tadjikistan.
La situation aussi au Turkménistan qui est un pays complètement atypique, totalement autoconfiné en fait sur le plan sur le plan diplomatique. Et j'ajouterai aussi une rivalité assez stérile à mon sens entre le Kazakhstan et l'Uzbékistan pour le leadership régional. Donc en fait pendant cette on va dire ces 20 premières années d'indépendance, on a eu assez peu de de je dirais de de positions commune adopté par ces cinq états centreasiatiques qu'on amalgame à tort pour bien des raisons.
Euh on a eu le traité de semi palatinsk en 2006 qui a permis de de comment dire de consacrer l'Asie centrale comme zone exempte d'armes nucléaires. Mais mis à part ça, assez peu de choses. Enfin, c'est une région qui s'est inscrite sur le plan politique dans une certaine continuité par rapport à l'héritage soviétique avec une gouvernance très autoritaire, la persistance de pouvoir personnel parfois très long.
Je pense à Nurslane Nazarbev au Kazakhstan, à Islam Karimov en Uzbekistan, à sa part Mourat Niazov au Turkménistan et à Emomali Alarm, toujours en poste à ce jour au Tadjikistan qui est donc président de ce pays depuis 94 mais en réalité il préside aux affaires du Tjikistan depuis 1992. Euh c'est aussi une région qui a été sous influence grandissante de la Russie à partir de l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000 avec un certain nombre d'organisations régionales qui ont été mises en place. L'organisation du traité de sécurité collective qui est donc le pacte de défense qu'on a vu à l'œuvre Kazakhstan en janvier 2022. l'Union économique eurasiatique qui a été dévitalisée par en fait l'annexion russe de la Crimée à bien des égards et il y a le cas particulier de l'organisation de coopération de Shanghaiï sur lequel je pourrais revenir dans le jeu de questions-réponse si vous voulez mais là c'est plus cogéré entre guillemets par Russes et Chinois.
Et en fait ce qui s'est produit en Asie centrale depuis le milieu des années 2010, c'est de réelles évolutions, un renouvellement des élite dirigeante. Alors ça avait commencé à l'époque au milieu des années 2000 au Turkménistan où sa par Mourat Nazov a dû passer la main à Gourbandi Berdi Mohamedov sans pour autant que la gouvernance ne change véritablement à Hgabad. Mais il y a eu un un changement euh majeur fondamental qui a été le l'arrivée au pouvoir en OBistan de Chafat Mirzif en 2016.
Euh j'y reviendrai un petit peu après, mais ça a eu un effet extrêmement positif sur les relations interétatiques en Asie centrale et sur le bon voisinage en fait de ce pays avec le reste de l'Asie centrale et aussi l'Asie centrale avec un petit peu tout l'environnement régional pris au sens un peu plus large. Euh pour autant on est toujours en présence de régime très autoritaire. L'année 2022 en est un témoin absolument éclairant.
Euh vous avez mentionné, monsieur le président, les révoltes du Kazakhstan en 2022. Un peu plus tard, au cours de cette même année, on a assister à des répressions terribles au Caracalpakstan, cette République autonome de l'Ouest de l'békistan et aussi dans la région du Haut Badakchan, donc qui est à l'est du Tadjikistan. Euh donc ça, je l'ai déjà évoqué.
Euh je dis peut-être pour insister sur le l'effet positif inhérent à l'arrivée au pouvoir de de Chef 4 MIRF en Ubékistan, une initiative qui a été mise en place en 2018, les réunions consultatives des chefs d'état d'Asie central qui n'est pas une organisation régionale mais qui est une plateforme de discussion qui se qui se tient tous les ans et qui permet aux cinq leaders centre asiatiques de mettre sur la table un certain nombre de problèmes d'intérêt mutuel, des questions de préoccupation communes et c'est quand même quelque chose qu'il faut noter parce que dans cette régionl Là, jusqu'au milieu des années 2010, comme je l'ai mentionné, il était pas évident que ces gens-là se parlent et de façon apaisée. Et je rappelle une fois encore que c'estàdire Japarov, Kirgistan et Momali, Tadjikistan ont été il y a pas si longtemps que ça en guerre. Donc, ils étaient quand même capables de s'asseoir autour d'une table et de discuter dans une ambiance plutôt constructive et assez et assez chaleureuse.
Euh donc, je dirais que en fait une fois encore cette arrivée au pouvoir de chefcat Miryev a permis à cette Asie centrale de faire figure de régions plus unies, plus cohérentes, plus homogène sur la scène régionale et même internationale. C'est à partir de ce moment-là qu'on a vu un certain nombre de résolutions adoptées à l'ONU pour consacrer l'Asie centrale comme région à l'identité spécifique. Donc c'est c'est important pour des pays qui vraiment sont très attachés à consolider leur souveraineté nationale singulièrement depuis depuis 2022 pour des raisons que vous savez parfaitement.
Donc en fait ce qui est intéressant c'est de voir que cette Asie centrale qui a été vue comme une une région instable, un peu ingérable avec de gros problèmes internes, est devenu au fil des ans une région beaucoup plus homogène, beaucoup plus cohérente dans un environnement qui lui a tendu à devenir extrêmement conflictogène. Donc, j'en viens au au deuxième point consacré donc aux cris que vous avez mentionné dans l'ordre chronologique Afghanistan, Ukraine, Gaza et et l'Iran très actuel sur sur l'Afghanistan. Donc l'arrivée au pouvoir des Talibans, le retour au pouvoir des talibans le 15 août 2021 à Kabou a été anticipé par les centres asiatiques.
Vous avez par exemple l'békistan qui a conduit une politique spécifique sur l'Afghanistan à partir de 2017 assez assez ambitieuse, assez bienvenue je pense. Euh le la ligne générale c'est qui dépasse en fait l'Asie centrale qui vaut aussi pour des pays par exemple comme comme la Chine, comme l'Iran jusqu'à en tout cas récemment. C'est un pragmatisme de d'accepter l'arrivée au pouvoir des Talibans sans les reconnaître, ce qu'on fait les Russes, mais pour autant de nouer un dialogue pragmatique et aussi dans le cas des centres asiatiques empreint d'une forte dimension économique.
Le le la vision des Talibans aujourd'hui en tout cas en Asie centrale, c'est celle d'une force d'endiguement, d'une menace djihadiste qui est aujourd'hui plutôt en fait attaché à l'État islamique province du Corassan qui est donc la filiale afghan de Daesh qui a commencé à émerger dans l'est de l'Afghanistan à partir de de 2015 et qui s'est fait remarquer en Iran en janvier 2024 et en Russie en mars 2024 en en perpétrant des attentats absolument dévastateurs commis par des combattants tadiques. au passage. Donc le l'objectif c'est vraiment de miser sur les talibans comme une force politique qui tient en fait l'Afghanistan dans ses frontière actuell sans faire de révisionisme territorial vis-à-vis de ses voisins centreasiatiques Turkménistan, Uzbekistan, Tadjikistan et en même temps euh d'essayer de développer des coopérations économiques.
Et il y a des des enjeux en fait c'est évidemment je pense qu'on y reviendra parce que c'est un gros sujet c'est l'Afghanistan est vu comme un hub de désenclavement pour des pays qui n'ont accès à aucune mer ouverte vers le sud. notamment vers le Pakistan. C'est aussi euh un sous-sol riche en en mine, par exemple euh en marbre qui est très prisé de du Turkménistan qui aime bien faire pousser des de grands bâtiments en marbre blanc extrêmement imposants.
Euh et il y a aussi des des disons des coopérations par exemple en matière électrique avec un pays comme le comme le Turkménistan ou aussi comme l'Uzbekistan. Mais j'insiste une fois encore à ce jour, si le Kazakhstan et le Kirkistan ont purgé la liste leur liste des organisations terroristes des Taliban, pour autant, ils n'ont pas encore franchi le PAC, a franchi la Russie 3 juillet dernier, à savoir de reconnaître politiquement le régime, le nouveau régime des Talibans. S'agissant de l'Ukraine, ce sont des pays qui s'illustrent par une neutralité qui qui confine nos mutismes.
Aucun pays n'a soutenu la moindre résolution à l'Assemblée générale des Nations- Unies depuis depuis mars 2022. Aucun n'a dicté de de sanction contre l'économie russe. Pour autant, on a eu on a assisté à des prises de position de assez remarqué, y compris depuis Moscou de de deux personnes en Asie centrale.
L'ancien ministre des affaires étrangères de l'Osbéistan, Abdoulaz Kamilov et Kassim Jomar Tokayev. Donc je pourrais peut-être détailler par la suite dans le jeu de questions-réponse. Je dirais pas pour autant que les centres asiatiques soient indifférent au sort des Ukrainiens.
Tous, à l'exception du Tadjikistan, ont envoyé des aides humanitaires à l'Ukraine, y compris le Turkménistan, ce qui ce qui moi m'a m'a surpris à l'époque. Ce sont des pays qui sont très attachés en fait depuis depuis décembre 1991 à la déclaration d'Almaata au respect de l'intégrité territoriale des États né de l'ex URSS. Donc ce sont des pays aucun de ces pays n'a jamais reconnu la moindre annexion russe de territoire ukrainien depuis depuis 2014 en réalité.
Euh peut-être un une focale mise sur le Kazakhstan parce que on voit sur la carte que c'est un pays qui partage une immense frontière avec avec la Russie, ce qui est un gros problème pour pour ce pays actuellement. Donc on peut comprendre que ce soit un pays qui se montre plutôt en retrait plutôt sur le reculoir par rapport à la question ukrainienne. Pour autant, on peut aussi déplorer cette ce pas de côté si j'ose dire parce que c'est la diplomatie du Kazakhstan est une diplomatie qui s'était pas mal illustrée au cours des années 2010 sur un certain nombre de dossiers avec lesquels en fait qui impliquait la Russie des dossiers sensibles.
Je pense par exemple euh à la guerre civile en Syrie où Astana avait lancé un processus mettant autour de la table russe, turc et iranien. Je pense à au rétablissement de relations cordiales entre Russes et Turc en 2016 après que la Turquie avait abattu en en septembre 2015 un avion russe de retour d'une mission en Syrie. Je pense aussi aux accords de Minsk 2 de 2000 2015 qui avait été conclu après que François Hollande détour d'un déplacement officiel au Kazakhstan était passé par l'aéroport international de Venukovo pour voir Vladimir Poutine et ça faisait quand même depuis un bon moment que les Européens et et les Russes ne dialoguaient plus.
S'agissant de Gaza, l'attentat du 7 octobre 2023 a été qualifié comme attaque terroriste par le seul Kazakhstan qui en même temps et c'est un petit peu je trouve un un marqueur de sa politique étrangère dite multivectorielle a été s'est tenu au côté des Gazaoui à envoyé des aides humanitaires à appeler au respect des des principes onusiens par les Israéliens dans leur intervention dans dans la bande de Gaza. L'approche a été globalement la même du côté de de l'békistan. Ceci près que l'OBistan n'a pas parlé de d'attentats terroristes s'agissant des événements du du 7 octobre 2023.
Au passage, aucune République d'Asie centrale ne considère le Hamas comme étant une organisation terroriste. Le Kirkistan et le Tadikistan se sont plutôt montrés assez hostiles dans cette dans cette affaire à Israël. et le Turkménistan euh résolument neutre Napipemo euh c'est le Turkménistan comme l'Obékistan et le Kazakhstan sont des en fait les les trois pays avec lesquels Israël collabore le plus par exemple en matière de de médecine oncologique de d'irrigation euh il livrent aussi enfin ils fournissent aussi des logiciels de cybersécurité au Kazakhstan.
Donc il y a vraiment des des coopérations assez assez pointues et assez pertinentes pour les pays d'Asie central avec Israël. Ce [grognement] qui explique voilà c'est cette attitude un petit peu je dirais balancée pour faire un petit anglicisme. Euh des deux évolutions récentes.
Le 6 novembre dernier, le Kazakhstan a signé les accords d'Abraham. Ce que l'Uzbekistan n'a pas voulu faire pour ménager son voisin iranien euh qui aurait été très hostile, sachant que l'Obékistan a a beaucoup misé sur les ports du sud-iran pour se désenclaver vraiment le la connectivité vers le sud. C'est un un gros enjeu de politique étrangère, diplomatie économique du président Mirzif.
Euh et le 22 janvier 2026, le Kazakhstan et l'Obékistan ont rallé le conseil de la paix de Donald Trump. Alors, je pourrais un petit peu détailler dans je de question répond parce que je vois que le temps passe et j'ai encore des des choses à dire. Euh s'agissant de l'Iran, la situation la plus actuelle, on on a on est en présence de réaction assez feutré, je dirais.
Vous avez le président du Tjikistan qui est le plus proche culturellement de ce paysommon qui a présenté rapidement des condoléances pour le la disparition du guide suprême Alameney. Chavfat Mirzif de l'Osbéistan et Gourband Gouli Berdi Mohamedov qui n'est pas le président en exercice mais qui est l'homme fort d'AshBabad pour le Turkménistan ont suivi. C'està-dire Japarov du Kirgistan qui est le pays le plus éloigné en fait à tout point de vue hein de de l'Iran n'a pas vraiment réagi à mon sens et pour le Kazakhstan, c'est assez intéressant.
Une fois encore une certaine ambiguité. Le président Tokayev n'a pas présenté de condoléance sans propre. Euh, il a plutôt délégué cette tâche-là au ministère des affaires étrangères qui n'a pas manqué toujours multivectoralisme oblige de de faire mention des victimes civiles dans les pays du golf parce que les pays centreasiatiques avec les pays du conseil de coopération du golf ont noué un dialogue stratégique en 2022 et développe des coopérations depuis un petit moment dans un certain nombre de de secteurs.
Donc ils sont attachés à préserver leurs relations. C'était aussi ce qui fondait en fait le le pari fait par les centres asiatiques sur le réchauffement des relations avec le voisin iranien. Euh cette situation provoque des inquiétudes diverses.
Euh déjà j'en ai j'en ai déjà finalement parlé, c'est possiblement un anéantissement durable des projets de connectivité en Asie centrale et pays du golfe via le le territoire iranien. Euh, il faut aussi mettre évidemment en parallèle avec cela la situation très préoccupante entre l'Afghanistan et et le Pakistan qui a aussi met à mal les véléités de désenclavement des centres asiatiques vers les mers chaudes du sud. Et puis il y a un autre sujet qui est le moratoire décrété par les Iraniens euh au sujet des de leur en fait de leurs exportations agroalimentaires depuis le 3 mars 2026.
L'Iran est pas un grand partenaire commercial de l'Asie centrale. C'est à peu près 2 milliards de dollars d'échange commerciaux avec les cinq pays de la région. La Turquie avec le Kazakhstan, c'est 6 milliards à elle seule.
Donc c'est assez marginal à ce niveau-là. Pour autant, c'est un pays qui compte dans les dans les dans les fournitures alimentaires, notamment dans des pays comme le Turkménistan, l'Ozbekistan, à certains égards le Kazakhstan aussi qu'il livre en légumes. Donc il peut y avoir un effet, on va dire une inflation dans dans ces pays-là.
Et dans un pays comme le Turkmenistan qui est qui est un pays, comme je l'ai dit, très fermé sur lui-même et et lourdement dépendant de ses approvisionnements alimentaires en provenance d'Iran, ce qu'on avait vu d'ailleurs pendant le Covid, les les conséquences peuvent être assez assez dévastatrices. [grognement] Euh Focus Kazakhstan, Usbékistan, il me reste 9 minutes, je crois. Euh, on m'avait dit 25 minutes maximum.
Euh, sur le sur le Kazakhstan et l'Ubékistan. Euh alors, entendu, merci. Ce sont les deux partenaires stratégiques de la France en Asie centrale.
Ce sont les deux principales puissances de la région. Donc, vous l'avez mentionné, monsieur le président, le Kazakhstan est le plus grand pays, 5 fois et la France. L'Osbéistan, c'est la plus grande démographie. la moitié de la de la population centreasiatique y habite.
Euh ce sont deux pays où où il se passe beaucoup de choses sur le plan politique depuis quelques années. On a assisté à un remodelage des élites dirigeantes depuis 2016 en Uzbekistan à la faveur de l'arrivée au pouvoir de Chafkat Mirzif et depuis 2022 au Kazakhstan alors que le président Kassim Jomar Tokayev avait été en fait intronisé dès mars 2019 mais c'était une arrivée en trompleœil. Donc je dirais que la transition a été assez rapide dans le cas de chefcat miroyf, plus diffuse dans le cas de Kassim Jear Tokayev.
Il a fallu en fait attendre le candard le janvier sanglant et que le président Tokayeev s'arroche vraiment les reines du pouvoir en prenant la tête du conseil de sécurité le 5 janvier 2022 pour véritablement devenir le le seul maître à bord et avoir vraiment les les moyens de ses ambitions si si j'ose dire. Euh il y a il y a c'est intéressant en fait de comparer les les deux personnages. Chavfat Mirziyev a été premier ministre à Tashkent pendant 13 ans.
Kassim Jomar Tokayev est quelqu'un qui a fait carrière dans la diplomatie. Il a été le le directeur de l'Office général des Nations- Unies à Genève pendant 2 ans. Il a été à la tête du Sénat au Kazakhstan ensuite en rentrant en 2013.
Auparavant, il avait été le l'un des grands artisans de la politique étrangère multivectorielle du Kazakhstan qui est un marqueur en fait de la de la souveraineté du pays. Euh donc c'est c'est ça ce qui a fondé sa légitimité à à prendre à prendre le pouvoir. Sachant en plus qu'il a cette affiliation à la horde d'or donc qui est une euh comment dire une c'est une affiliation clan territoriale le sud du Kazakhstan.
Voilà, vous avez la d'or au sud et au nord vous avez la petite horde et la horde moyenne. Et ce qu'on constate au Kazakhstan depuis en fait depuis la période soviétique, c'est que le pouvoir est dévolu à des gens qui viennent de la hordor dit Mohamed Kunayev puis Nursan Nazarev. Donc c'est je je mentionne cet élément pour peut-être alimenter nos discussions à venir sur la succession possible du président Tokayief pour les élections de 2029.
Dans les deux cas, Kazakhstan comme Uzbekistan, ce qu'on a remarqué c'est que les chefs d'État pour asseoir leur légitimité et leur et leur pouvoir se sont affranchis d'une bureaucratie sécuritaire qui était en fait un héritage de la période précédente. En clair, Rusta Minoyatov, chef du SNB en Uzbekistan, a été limogé de façon assez brutale par Chafkat Mirf en 2018. et Karim Massimov qui était un homme de Nazar Bayef n'a pas survécu au janvier sanglant à la tête du KNB en 2022.
Ce qu'on constate aussi c'est que donc ces ces silovik, ces hommes des structures de force laissent de plus en plus la place à des à de jeunes managers technocrates qui ont une orientation prousiness. C'est c'est plus singulièrement le cas à mon sens en Uzbekistan où on a vu des personnalités émergeres euh tels que Sardor Mourzakov, euh l'Asis Kudratov qui est aujourd'hui le le ministre en charge des investissements et du commerce ou Bactur Saidov qui est en charge de la diplomatie de de l'békistan. Au Kazakhstan, on a vu des jeunes apparaître aussi, mais je dirais que les hommes forts du les poids lourds du régime actuel sont euh sont des gens un peu plus âgés, des proches, des hommes liges en fait de Tokayev.
Je pense par exemple à Maouen Hashimbayev qui est le président du Sénat, euh Erlane Kochanov qui est à la tête du du magilisme, la chambre basse qui donc va va un petit peu évoluer sous l'effet de la révision constitutionnelle. Don dont je vais dire quelques mots dans un instant. Et euh et je pense aussi à des gens comme Canade Bozumbaev qui est en charge de tout ce qui est gestion des ressources hydriques, gestion des questions infrastructurelles qui supervise aussi le projet de Alatao City qui est on va dire un projet de une sorte de de smart city qui est en train d'émerger entre Almati et la frontière chinoise donc dans vraiment dans le sud-est du pays qui est un gros projet pour pour le pouvoir.
Il y a une autre et puis évidemment Mourat Nourtlé qui est euh j'y reviendrai peut-être plus en détail par la suite si ça vous intéresse qui est un personnage à mon avis euh euh aussi discret qu'il est central dans les dans les évolutions récentes et dans les périodes très critiques très mouvementées que le Kazakhstan a connu depuis 2022. Il y a une différence majeure quand même, c'est queen OBistan, depuis quelques mois, on assiste à à l'émergence d'une nouvelle élite politique familiale. La fille du président Saïda Mirzi euh a pris la tête d'une administration présidentielle qui avait disparu quand Sardor Mourzakov avait lui-même été un petit peu mis au placard pour une erreur qu'il avait faite.
Euh donc c'est devenu aujourd'hui finalement dans l'ordre protocolaire la deuxième personnalité la plus importante de l'appareil politique de l'Obékistan. Et on voit apparaître depuis quelques mois sa sœur cadette Charotza qui s'est vu confier une mission de réinsertion socioprofessionnelle de personnes handicapées. Donc voilà, c'est quelque chose qu'on a déjà vu dans ce pays-là avec les filles de d'Islam Karimov.
Donc il y a peut-être un glissement vers sans doute même vers vers une forme de népotisme. Au Kazakhstan, c'est c'est une chose à laquelle on n'assiste pas puisque lorsque le président Tokf a révisé la Constitution une première fois en 2022, euh il avait mis un point d'honneur à ce que le le proches du président, on comprend bien pourquoi, ne soient pas appelés à exercer de hautes fonctions dans la vie publique du du pays. Sur peut-être sur le la révision constitutionnelle toute récente au Kazakhstan.
Euh alors il y a il y a il y a il y a plusieurs choses à retenir sur le plan institutionnel. On va passer d'un parlement bicaméral à un parlement monocaméral avec un changement de nom. On va passer du magilis au courou taille ce qui est absolument tout sauf neutre puisque le courou tail fait référence aux assemblées nomade turciques de la période Genjiscanide.
Donc moi, je j'y vois le la volonté de montrer aux Russes que l'histoire du Kazakhstan préexiste à la période soviétique et à la période de la colonisation russe. Euh rétablissement d'une vice-présidence aussi qui en fait et donc évidemment tous les regards sont tournés vers la personne à qui va échouir cette cette fonction parce que ça sera un indicateur très fort du de du futur successeur de Kassim Jomart Tokayev qui a aussi renforcé ses pouvoirs à cette occasion. il il peut aujourd'hui beaucoup plus librement en fait nommer à des postes stratégiques du Kazakhstan puisque maintenant qu'il y a plus le Sénat qui avait un droit de contrôle sur ce qui se passait à ce niveau-là, il aura encore plus les les coups des franches et euh je dirais un une un certain durcissement qu'on observe quand même depuis un moment au Kazakhstan euh sur le plan sur le plan social avec l'interdiction la constitutionnalisé du du mariage pour tous et aussi une primuté réaffirmée du droit national sur le droit international.
Peut-être un petit élément, un petit mot quand même sur la situation des droits de l'homme. La crise au Caracalpakistan en OBistan en 2022 a été, je pense un échec pour le pour le pouvoir et le premier en fait pour chefatmir à qui tout réussissait. il a voulu faire passer une révision de la Constitution et en fait supprimer de de la loi fondamentale de l'OBistan euh une disposition qui n'a jamais été appliqué mais qui existe, à savoir la possibilité d'un d'organiser un un référendum d'autodétermination pour le Caracal Paxtan.
Et et le problème c'est que c'est pas du tout passé à Nou, qu'il y a eu des manifestations et en fait ce qu'on a vu c'est que le président était obligé de reculer et qu'il en a fait une gestion en fait qui a rebattu en brèche l'image de libéral qu'il avait cultivé depuis où se trouve le caracal baston. Tout à fait. Oui, c'est c'est la partie ouest de l'békistan avec pour capitale Nukou que vous voyez sur la carte.
Donc c'est la moitié occidentale de de l'Obéistan si vous voulez. C'est une c'est une région qui est très peu peuplée, qui est très vide et qui a été durement martyrisée par le la monoculture intensive du du coton à l'époque soviétique. Parce que là où votre carte est un tout petit peu inexacte, si je peux me permettre, c'est que la mer d'Al n'est plus aussi fournie que que ce qu'elle est cartographiquement [rires] malheureusement.
Euh euh à l'ouest, toute la moitié ouest de l'Osbékistan, capitale NOUS. H et donc oui, donc il y a une une répression très brutale en fait de cette de cette crise par le pouvoir. L'arrestation par exemple d'un avocat qui s'appelle Daouet Mourat Taj Mouratov qui avait tout simplement appelé à organiser des manifestations pour protester contre cette révision constitutionnelle et il a été condamné à 16 ans de prison.
Donc là, on a compris qu' il restait quand même quelques quelques réflexes de la période précédente au Kazakhstan. Bah à l'occasion de cette révision constitutionnelle dont je parlais, on a eu Herme Narimbai, un pareil un avocat plutôt pro au droit de l'homme qui pour un simple poste sur Facebook a été condamné à 2 mois de prison dans je pense que ça entre dans le cadre de la loi antidésinformation qui avait été promulgué au Kazakhstan en 2023. Donc on parle de Nouvelékistan, de Nouveau Kazakhstan. dans la réalité, il y a quand même des inercies qui demeurent très très fortes.
Et peut-être pour finir très rapidement, deux éléments que je voudrais porter à votre à votre attention parce que je pense qu'on va on va en parler plus en détail. le Kazakhstan et l'Ubékistan on ont ce site commun d'avoir des axes de développement économique, je pense intéressant pour la France, la transition énergétique, les terres rares, le nucléaire, les questions numériques évidemment la connectivité dont j'ai beaucoup parlé et sur le plan diplomatique, ce sont des pays qui cultivent en fait des vecteurs propres. Je dirais que l'Uzbékistan, c'est un pays qu'on a beaucoup vu qu'on a vu assez actif, assez à l'œuvre depuis l'arrivée au pouvoir de Chafat Mirzif sur tout ce qui est soft power, par exemple la culture.
On a on a vu de de magnifiques expositions au musée du Louvre il y a quelques années sur Saint-Marcande. C'est un pays qui a aussi eu un stand à la bienénale de Venise et c'est un pays qui a qui a fini en très bonne position aux derniers Jeux Olympiques de Paris en matière en matière sportive. Donc c'est un pays qui s'attache à ce qu'on c'est un pays qui était très fermé.
C'était pas le Turkménistan mais pas loin quand même qui s'attache à ce qu'on parle de lui et à ce qu'on en parle en bien. Et une fois encore, c'est un pays qui a vu l'Afghanistan comme un, je dirais, un facteur de réinsertion diplomatique dans en Asie centrale et dans le le paysage régional qui a voilà développé un volet institutionnel en créant une fonction de représentant spéciale du président pour le président Mirzif sur l'Afghanistan en organisant des conférences pour la paix en Obekistan à Tashkent et aussi en développant vraiment des coopérations avec avec les talibans. C'est le seul pays d'Asie centrale qui est consenti que celui qu'il a annoncé il y a un an, à savoir un milliard de dollars dans les gisements gaziers du de la province de Josan, le le projet Touti Maidan.
Et pour le Kazakhstan, les les la panoplie, la palette diplomatique est évidemment beaucoup plus large parce que c'est un pays qui s'essaye au multivectorialisme depuis bien plus longtemps que que l'Obéistan. C'est un le seul pays d'Ais centrale qui a été membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations-Uies entre 2017 et 2018. C'est un pays qui euh développe aussi une diplomatie confessionnelle religieuse avec parce que c'est un pays qui donc compte 140 nationalités sur son territoire et qui est très attaché à cette concorde interethnique interconfessionnelle et qui a reçu d'ailleurs dans dans le cadre de son congrès triénal des leaders des religions traditionnelles le pape François en 2022.
Euh c'est un pays aussi qui a développé une une fibre développement avec une agence de développement Casaidi au milieu des années 2010 qui essaie de former par exemple des de jeunes médecins afghans qui allouent des fonds pour des programmes éducatifs en Asie centrale et qui s'intéresse même apparemment à de à des des perspectives similaires sur le continent africain. Et enfin, c'est un pays qui 15e producteur mondial de de blé a aussi euh chevillé au corps le je dirais la la volonté de d'œvrer à une sécurité alimentaire notamment auprès de de pays musulmans puisque c'est un pays qui est assez actif dans au sein de l'OCI euh et qui avait mis en place, je crois, en 2013 une organisation qui s'appelle l'Organisation islamique pour la sécurité alimentaire qui est affiliée à à l'OCI. Voilà, je m'arrête là et je suis ouvert à toutes vos questions.
Je vous remercie de votre attention. Merci beaucoup. Euh je propose donc de passer aux questions.
Euh une fois n'est pas coutume, j'ai juste une une demande enfin une question personnel, enfin à titre personnel, vous vous nous avez beaucoup parlé de la la des services de sécurité dans ces pays qui étaient très actifs et qui semble-t-il euh commence à être remplacé petit à petit par euh une une sorte de de technocratie beaucoup moins, j'imagine répressive. Est-ce que vous pensez que ce modèle, même si c'est pas votre sujet principal, est-ce que vous pensez que ce modèle peut peut se se développer en Russie ? Enfin, en tout cas, les raisons de la de ce de cette et de ces évolutions, est-ce qu'elles peuvent peut-être se retranscrire dans le en Russie ?
Alors, ce que ce que j'ai dit, c'est que le les silovikis effectivement euh sont moins visibles dans la sphère publique qu'il ne l'était à l'époque, par exemple, d'Islam Karimov. Vous aviez des gens qui venaient de ces structures de force qui ont fait carrière dans le milieu politique. Moi, j'en ai j'en ai rencontré.
Ouais, tout à fait. Euh et là en fait dans la la face émergée de l'iceberg politique dans ces pays-là et singulièrementistan, c'est vraiment des gens issus de la société civile, singulièrement des des gens qui ont été formés dans des universités anglo-saxones qui parlent très bien anglais euh qui sont euh qui ont pour mission d'attirer des investissements notamment occidentaux euh vers l'Ouékistan. parce qu'il y a aussi une volonté de développer une expertise autre que liée à la Russie ou à la Chine.
Sur la Russie, j'ai évidemment beaucoup moins travaillé sur le sujet que sur l'Asie centrale. Je je suis pas certain honnêtement au regard de de de ce régime et de sa paranoïa et en fait de son je dirais de sa de sa fuite en avant sa surenchère militaire. Je suis pas certain que ça aille dans ce sensl malheureusement mais c'est qu'un avis.
Merci beaucoup. Allez, je commence Patrice Jolie. Très bien. [raclement de gorge] Merci monsieur pour ces ces éclairages qui nous seront utiles pour notre déplacement prochain dans cette région.
S'agissant de de donc de l'ensemble des pays de ce qu'on appelle l'Asie centrale, je les propos que vous avez tenus laissent penser qu'il y a pas une véritable homogénéité sur le plan des politiques [raclement de gorge] diplomatiques et donc ça n'a pas véritablement aujourd'hui encore une réalité euh une réalité politique sur cette région de manière un peu plus globale. C'est ça renvoie un peu à ce que faisons un parallèle bien évidemment avec les les réserves qui conviennent comme le sud global qui n'a pas non plus une objeté une cohérence d'ensemble et dans cette visiblement on a des des stratégies qui sont entre les différents pays qui sont diverses. Regarde des des ce qui se passe en Ukraine, on regarde ce qui se passe au proche orient des relations avec l'Afghanistan.
Est-ce que vous avez évoqué ? Fudrais que vous nous confirmiez et nous précisiez un peu ce que vous pensez de de cette approche. Sur le deuxième point peut-être et vous l'avez commencé à à l'évoquer sur la question des partenariats commerciaux.
On voit que visiblement il y a un glissement vers la Chine en matière de de relation commerciale en particulier et également une recherche de partenariat dans d'autres directions et en particulier en direction de la France. pourriez peut-être conforter ou préciser ce que vous avez évoqué en matière de bénéfices réciproques que pourrait trouver la France et également les pays d'A centrale et en particulier le Kazakhstan et l'Uzbékistan. Il y a un point qui n'a pas évoqué, j'ai d'autres questions éventuellement, mais que vous n'avez pas évoqué, qui me paraît important, c'est euh vis-à-vis de de la Russie l'existence de Baikenour qui est quand même un enjeu important au regard des enjeux plus globaux que constitue l'espace aujourd'hui dans les années qui viennent sur le plan géopolitique, diplomatique et et militaire, mais également sur le plan du développement de des activités spatiales dans le domaine civil.
Merci beaucoup. Alors oui, on a une pour rebondir directement sur votre question sur Baikonour, on a procédé à les à des lancements de fusée à une certaine époque, mais on avait de bonnes relations avec la Russie. Euh donc je suis je ça ça serait possible hein d'avoir ce type de de coopération aérospatiale avec Baikonour qui a un statut très particulier sur le plan administratif.
Je crois que c'est quand même cogéré encore par la Russie même au niveau de l'élection du maire parce qu'aujourd'hui la Russie investit surtout le cosmodrome de Vasto dans la région de de l'Amour. Donc ils sont moins actifs sur Baikonour. Mais ce qu'on ce qu'on voit, on l'a vu par exemple sur la question du nucléaire ou sur certaines déclarations d'intention d'intérêt des des centres asiatiques pour un certain nombre de de productions françaises.
Je pense au rafal du côté de l'békistan. Ça n'a jamais abouti parce que quand on atteint un certain seuil critique stratégique, vu la la situation dans laquelle on est depuis depuis 2022, il y a quand même cette ombre très présente et persistante de la Russie dans ces pays d'Asie central. Donc sur Baikonour, je partage, j'en ai pas parlé parce que j'avais beaucoup d'autres choses à évoquer, mais je c'est une question très pertinente, mais je dirait que là tout de suite, c'est quelque chose qui à mon avis est gelé et durablement gelé, mais techniquement ça fait évidemment évidemment sens et c'est pas pour rien qu'on y a été déjà bien actif et bien présent comme je viens de le mentionner.
Donc merci pour ce c petit élément de de rappel euh sur le le la désarticulation diplomatique. Finalement, c'est c'est votre première question entre en fait entre État centre asiatique. Je suis d'accord avec vous.
Euh c'est j'ai parlé tout à l'heure des réunions consultatives des chefs d'état d'Asie centrale. Donc c'est c'est quelque chose que je trouve très intéressant à étudier parce qu'une fois encore on avait affaire à des à des États des chefs d'état qui se parlaient pas. Gourmand Gouli Beruf, le président très particulier du non moins particulier Turkménistan ne venait pas à ces réunions et il a commencé à y venir et même en à en accueillir chez lui au Turkménistan.
Donc ça montre bien qu'il y a un élan, qui a un dialogue qui est en train de se développer et qui euh qui qui est pertinent à bien des égards. simplement le même Berdy Mohamedov là c'est le fils devenu pour le coup le Serdar donc le président n'a pas voulu signer le traité d'amitié de bon voisinage et de coopération pour le développement de l'At centrale au 21e siècle qui avait été proposé dans le cadre d'une de ses réunions consultatives il y a quelques années et qui visait à approfondir en fait à et je dirais à davantage homogénéiser les actions diplomatiques centreasiatiques sur la scène internationale pour aller dans le sens de ce que vous dénoncez et ça a un petit peu obéré en fait le le perspectives de d'intégration entre guillemets de ces réunions consultatives. Et en fait ce qu'on a vu lors de le de la dernière édition à Tashkent en Ubékistan, c'est que plutôt que de s'approfondir, ils ont préféré s'étendre et donc ils ont intégré enfin intégré non justement ils ont accueilli en tant que Étatmembre de plein droit l'Azerbaïdjan dont le président Alief était déjà présent depuis 2 3 ans à ses réunions consultatives des chefs d'état d'Asie central.
Donc oui, ce que vous dites est tout à fait pertinent. Je suis d'accord avec vous. Euh je je dirais que vous avez une fois encore deux pays qui sont beaucoup plus euh actifs et à mon avis pertinents sur la scène internationale qui sont le Kazakhstan et l'Osbékistan qui ont plus de moyens qui sont beaucoup plus euh je dirais euh friant de la la chose diplomatique.
Vous avez le Kirgistan et le Tadikistan qui ont beaucoup moins de moyens mais qui existent sur des créneaux. Je pense par exemple la question de l'eau. Moi j'avais été au forum international d'Astana il y a il y a 3 ans maintenant et c'està dire Japarov avait été avait fait une intervention que j'avais trouvé très pertinente sur la question de l'eau. qui faisait arrêter en parallèle des des opposants politiques à Bichkeek, mais il était en train de parler de de l'eau du on va dire de la fonte accéléré des glaciers centreasiatiques et et du coup qu'est-ce qu'on a vu après quelques mois après Cassim Gemar Tokayev qui était au côté d'Emmanuel Macron à Riade pour coprésider un sommet sur l'eau.
Donc ce sont aussi des pays qui peuvent exister sur des niches diplomatiques qui ensuite sont un petit peu fagocité par les gros. euh l'Ubékistan qui s'était positionné sur l'Afghanistan et qui était qui qui était vraiment le pays en euh en pointe hein sur le sujet en Asie centrale. Tous les autres ont suivi et maintenant c'est plutôt le Kazakhstan qui est très actif, qui organise des forums d'affaires avec les talibans.
Euh je pense aussi dans une rivalité diplomatique toujours très avf entre entre ces deux états-là. Euh et puis il y a le Turkménistan, voilà, qui définitivement détonne au milieu de tout ça. Moi j'avais regardé, je m'étais amusé un petit peu à à à regarder les à écouter les discours des cinq leaders centreasiatiques à la dernière Assemblée générale des Nations- Unies.
Euh et c'est vrai que quand vous entendez le président du Turkmenistan qui vous explique que il faut être neutre pour que tout se passe bien en ce bas monde et qu'il y a pas de problème, qu'il y a pas de crise, c'est un pays qui est quand même frontalier de l'Iran et de l'Afghanistan. Enfin, les les bras vous en tombent, quoi. Donc, vous avez affaire au Kazakhstan, en Uzbekistan, à des gens beaucoup plus responsables.
Une fois encore, Tokayer fait une longue expérience, c'est un grand diplomate. Euh mais c'est vrai que le la vision d'ensemble, enfin le il y a pas de de position d'ensemble. Je suis je suis d'accord avec vous.
Ce que vous évoquez sur le sud global est intéressant. Juste un petit point là-dessus. Euh le Kazakhstan est vraiment dans ce dans ce logiciel là euh sud global.
Il parle beaucoup de middle power depuis un moment à une certaine époque. Quand vous évoquiez au kazaakstanais, au diplomates du Kazakhstan, le fait que ce pays était une moyenne puissance, il pouvait en prendre ombrage, aujourd'hui il le revendique parce que il voit ça finalement pour faire suite à ce que je disais tout à l'heure comme un créneau en fait pour exister en propre. Il voit que la situation au niveau de l'ONU n'est pas très bonne, qu'on assiste à une fragmentation accélérée de l'ordre international sous l'effet de un peu de de l'ubris unilatéraliste en fait des grandes puissances Chine, Russie et donc maintenant les États-Unis. et pour faire respecter le droit à l'international pour ouvrir un petit peu élargir le le champ des possibles à ce niveau-là, ils essaient vraiment de se positionner comme une je dirais pas une contrevoie, ce serait un peu trop trop fort, mais une voix alternative pour porter des sujets sur lesquels en fait on donne moins la parole à à des à des plus petits.
Donc ils sont dans cette situation assez intermédiaire entre les très grands qui n'en font qu'à leur tête, qui font ce qu'ils veulent pour schématiser à l'excès et les les tout petits. Et le Kazakhstan n'est une fois encore pas un tout petit. Donc ça c'est quelque chose qui a qui est assez je pense intéressant et et à noter.
Et sur les les votre question sur les bénéfices réciproques franco-centraasiatiques. Écoutez, on on est en présence là de alors vous avez compris que dans mon esprit on a aucune démocratie pluraliste aujourd'hui en Asie centrale très clairement. Euh pour autant, ce sont cinq pays avec lesquels on a des des perspectives de coopération euh très pertinentes et une fois encore le moment s'y prête.
On n'a pas toujours eu affaire à des pays qui étaient aussi euh ouverts à l'international et aussi preneurs de partenaires autres que la Russie et la Chine. Le Kazakhstan, oui, mais d'autres non. Là, c'est bien le cas.
Euh je pense que par exemple sur pour ce qui a trait euh aux accords de Paris sur le climat, les cinq ont signé euh ces ces accords. À peu près tous sont ont posé des objectifs de neutralité carbone, Usbékistan 2050, Kazakhstan 2060. C'est une fois encore dans leur logique de dans leur action diplomatique le la transition énergétique, la décarbonation, c'est quelque chose de très important et je pense que pour nous déjà d'exporter notre savoir-faire en matière de de renouvelable, en matière de gestion des ressources hydriques qui est un sujet vital pour des pays comme l'Uzbékistan et le Turkmenistan aujourd'hui.
On a là vraiment de de belles perspectives de de collaboration, je dirais et aussi peut-être un petit peu plus symboliquement encore que de convertir de grands producteurs d'hydrocarbure comme le Kazakhstan, comme l'Ubékistan, saiton jamais le Turkménistan qui c'est a pris conscience queil il rejetait beaucoup de méthane dans l'atmosphère et qu'il fallait s'en saisir sous pression sous pression des Américains et des et des Émiratis. Euh il y a il y a sans doute là quelque chose à faire, accompagner ces pays pour montrer que un une autre euh un autre mode de développement économique est possible pour des pays qui sont pris dans le dans le piège de la rente pétrogazière. Donc voilà.
Après, il y a aussi des questions liées à la connectivité, euh les infrastructures de transport. Je crois que Aéroport de Paris est présent à l'aéroport d'Almati. ils ont des intérêts.
Donc voilà, il y a des secteurs industriels comme ça sur lesquels on a on a quand même des des choses à apporter. Une fois encore pour eux, c'est important de ne pas être euh dans la main des Russes et il faut pas il faut pas se mentir, de plus en plus des Chinois. Merci beaucoup.
Euh donc la deuxième personne qui se fera partie de cette mission en Asie centrale, Valérie Boy. Merci [raclement de gorge] monsieur le président. Euh merci monsieur.
J'ai plusieurs questions à vous poser. La première, sauf erreur de ma part, j'ai pas entendu beaucoup parler de relation avec la Turquie. Euh quitte de ces relations de ces pays, l'Ozbekistan et le Kazakhstan, avec la Turquie.
Euh surtout aujourd'hui avec un comment dire une modification des relations stratégiques et des rapports stratégiques puisque et effectivement la Russie a été détrônée au profit de la Chine et je voudrais savoir ce qu'il en est et je voudrais aussi savoir quel bénéficent la France peut retirer d'une position plus importante dans cette région du monde tant sur le plan économique qu'en terme d'influence compte tenu de ces relations là, surtout aujourd'hui avec ce qui se passe en Iran. Est-ce que vous ça va redessiner d'autres relation ? Un renforcement des liens avec la Turquie.
Ensuite, une question sur la sécurité et la pérénité des approvisionnements de matières premières puisque le Kazakhstan et l'Osbéistan sont des pays producteurs d'hydrocarbure de de matériaux rares et d'uranium avec un besoin de sécurisation des approvisionnements de la France depuis le retrait du S et notamment du Niger. Je voulais connaître votre position de façon plus approfondie sur la stabilité de cette région et les perspectives de coopération pérennes sur nos approvisionnements dans ces matériaux critiques. Et enfin, une troisème question sur la lutte contre le terrorisme.
Est-ce que vous pouvez approfondir ces questions là et notamment les liens avec la France et l'Europe dans la lutte contre le terrorisme surtout à la lumière enfin si on peut si on peut dire lumière surtout par rapport à ce qui se passe aujourd'hui en Iran. Je pense que Lumière n'est pas le terme qui convient. Merci.
Définitivement pas. Je franchement j'ai pas de d'infos. C'est des sujets qui sont hors des radars, en tout cas hors des miens sur le la lutte contre le terrorisme euh sur sur le ce que vous évoquez finalement.
J'avais j'ai un peu partiellement quand même répondu à votre question par rapport au bénéfices pour la France à à travailler avec les Républiques d'Asie centrale euh sur le plan euh euh je dirais euh économique, non ? Enfin, en terme d'influence, c'est quand même euh c'est quand même intéressant. Disons que nous, on est intéressant pour eux. par rapport à ce que j'évoqué sur le l'exposition par exemple de l'Uzbékistan au musée du Louvre, un pays comme le Kazakhstan qui a été durement contesté dans son existence étatique par la Russie depuis 2022 et en fait depuis le 29 août 2014 quand Vladimir Poutine avait expliqué que le le Kazakhstan n'avait jamais existé comme état avant la présidence de Noursaultan Nazarerbaev, donc avant 91.
Ça moi j'avais commencé mon stage à l'ambassade de France au Kazakhstan 2 jours après. Euh je peux vous dire que tout le monde ne parlait que de ça au Kazakhstan quoi. Et que derrière les relations entre la Russie et le Kazakhstan euh se sont quand même détérioré.
La fin de la présidence Nazarev les deux trois dernières années, ça a été très très compliqué très compliqué. Donc un un pays comme le Kazakhstan aujourd'hui voilà en France par exemple pour prendre un exemple que que je connais du du dedans, est très actif sur ces questions-là. euh s'efforce de d'organiser des des événements euh sur les les questions architecturales par exemple euh a eu une exposition au musée guimet aussi où ils ont euh pu euh mettre à l'honneur un certain nombre de euh d'objets artisanaux euh du Kazakhstan pour montrer que le Kazakhstan euh est un état qui préexiste très largement très largement la colonisation russe qui avait commencé 18e siècle dans dans le nord du pays.
Il y a quand même il y a quand même un intérêt peut-être pour sortir un peu de Kazakhstan Usbékistan qui est par rapport à la situation en Afghanistan. Le président Macron avait reçu Ali Rahmon à l'Élysée, je crois je crois que c'était en septembre 2021 donc quelques semaines après le retour au pouvoir des Talibans à Kabou. Et il s'était quand il avait reçu les deux chefs d'état du Kazakhstan et d'Obékistan en novembre 2022, il avait il s'était entretenu par téléphone aussi entre-temps avec Emom Rahman.
Donc on sent bien que là il y a un dialogue en haut lieu sur lequel évidemment j'ai pas plus d'informations et pour cause par rapport à la situation en Afghanistan, un pays comme les États-Unis et est très actif à ce niveau-là au Turkménistan, en Uzbekistan, au Tadjikistan parce que ce sont des pays qui comptent en fait des diasporas centreasiatiques, surtout le Tadjikistan en fait en Afghanistan. Vous avez à peu près 15 millions de taji ethniques qui habitent en Afghanistan. vous avez 4 millions et demi d'Obec et je crois que vous avez 1 million de 1 million de Turqumen.
Donc il y a des liens transfrontaliers euh qui subsistent et qui sont très forts entre Tajic des deux côtés de la frontière Tajiko-afghane. Et donc ça c'est un c'est un relais d'information. C'est un moyen de savoir ce qui se passe dans l'Afghanistan des des talibans des talibans de Batoula Arunzada.
Donc je pense que là aussi pour voilà un petit peu sortir du du prisme simplement économique, il y a aussi une question liée euh je crois que c'est monsieur qui parlait de de problème migratoire peut-être ou si c'était pas vous, c'est quelqu'un d'autre, voilà. les la dimension migratoire aussi savoir quelles sont les personnes qui peuvent venir en Europe, sachant que il faut pas non plus surexagérer le la dimension migratoire qu'une qu'une crise interne en Afghanistan pourrait avoir sur sur l'Asie centrale parce qu'en fait l'Asie centrale n'est historiquement pas une terre d'accueil des réfugiés afghans. C'est plutôt le cas en réalité du Pakistan et et de l'Iran.
Mais pour autant, il y a forcément des gens qui peuvent qui comme j'ai dit qui ont des liens familiaux transfrontaliers qui peuvent être tentés de remonter en Asie centrale et à partir de là peut-être avoir accès à des pays comme la Turquie et de là venir en Europe. Ce qui s ce qui s'est vu. Donc je pense que là c'est c'est précieux en fait de continuer à cultiver ces liens.
Mais une fois encore à mon niveau, à mon petit niveau, j'ai j'ai pas plus d'informations. Merci pour votre question sur la Turquie. C'est c'est très pertinent.
J'en ai j'en ai pas parlé parce que j'ai dû un petit peu cibler mon intervention. Euh la Turquie, c'est un pays qui euh euh qui en fait en 1991, quand l'Asie centrale s'est désoviétisé progressivement, a vu l'émergence de cette terre musulmane, sunnite et linguistiquement affilié au Turcs. Je crois que le degré d'intercompréhension entre Turquin et Turc est très élevé.
Ils ont même ils parlent chacun leur langue nationale respective et ils peuvent quasiment se comprendre intégralement de de ce de ce qu'on m'a dit. Donc ils ont vu, si vous voulez ce l'émergence de l'Asie centrale indépendante comme une un espace de d'approfondissement géopolitique pour eux. Pardon ?
Ah dans le micro, pardon. Excusez-moi. Attendez, je vais me rapprocher.
Voilà. Pardon. Euh et ils ont ils ont un petit peu voulu jouer le le grand frère, le nouveau grand frère.
Euh c'est pas très bien passé en Asie centrale parce que ces pays euh on ont été dès le départ très attachés à leur souveraineté. Il y a eu un un petit élément supplémentaire pour dans le cas de l'Obékistan et du Turkménistan, c'est qu'un certain nombre de dissidents antiam Karimov et antis part Morat Nazov s'était réfugié en Turquie. La Turquie, c'est un euh je salue d'autant plus votre question que la Turquie, c'est euh après la Russie vraiment un une terre d'accueil pour les migrants du travail centreasiatique.
Vous avez une certaine communauté turqumaine, le Turkmen s'expatrie très peu parce que c'est un pays complètement fermé et ils sont quand même présents en Turquie. Donc quand le régimes du d'Osbékistan, du Turkménistan on ont mis la pression sur les autorités turques et n'ont pas voulu extrader ses opposants politiques et donc ça a créé des tensions supplémentaires. Après, il y a eu des évolutions.
Il y avait aussi un élément supplémentaire en fait pour la Turquie, ce qui était plutôt à son à son bénéfice, c'est que la par par opposition à un pays comme l'Iran, par exemple, qui avait qui était crédité enfin d'une d'une mauvaise réputation par rapport à son messianisme révolutionnaire, le fait en plus que l'Iran soit un pays euh chite, que c'est une religion, enfin c'est un p de l'islam très minoritaire en Asie centrale. La Turquie était affiliée à l'Islam sunnite et avait à travers sa dianette réussi un petit peu à exporter son modèle de de République laïque puisque les les pays d'Asie centrale sont aussi très conformes à leur tradition soviétique à ce niveau-là, c'est qu'il y a une gouvernance résolument séculière dans l'espace public, même s'ils sont des pays de tradition musulmane, mais l'islam reste confiné, si j'ose dire, à la sphère purement privée parce que ces pays, dès le départ, ces régimes, ses dirigeants ont vu l'islam comme une source de contestation politique potentielle. Euh donc la la Turquie en terme de modèle politique cadrait parfaitement avec cette cette identité centre là.
Euh [grognement] après je je dirais que la Turquie a connu un regain de d'influence et de présence sur l'Asie centrale à partir de 2020 et en fait de de la victoire progressive qui était en train de se dessiner dans le Haut Carabac pour l'Azerbaïdjan. Les centres asiatiques, notamment le Kirgizstan, ont vu les Bayakars à l'œuvre et en ont acheté un un grand nombre à l'appui de leur propre litige frontalier avec avec le avec le Tadjikistan. Euh donc il y a eu cette diplomatie des drones qui est venue un petit peu relancer des des véléités d'influence turques dans l'Asie vis-à-vis de l'Asie centrale et puis le la guerre en Ukraine, le développement de liaisons transcaspienne notamment entre le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan que le Kazakhstan essaie vraiment de se départir de sa dépendance terrible par rapport à la Russie en terme de transit pétrolier.
Vous [grognement] avez plus de 80 % du pétroleanais qui est exporté par le nord depuis la Caspienne vers Novorossis que le port russe en mer noire qui a été frappé d'ailleurs il y a pas longtemps par les forces de de Zelenski ce qui a provoqué le la colère de Kassim Gemar Tokayef. Donc l'Azerbaïdjan, la Turquie qui sont des pays membres de l'Organisation des États- Turciques dont font partie Kazakhstan, Kirgistan, Uzbekistan et Turkministan en tant que qu'état observateur, c'est aussi voilà un instrument supplémentaire en fait de cohésion et de renforcement des relations turco-centreasiatiques. Il y aurait quand même peut-être un un petit bémo, c'est que je dirais en fait sur le la question du panturcisme politique, euh la Turquie a remporté une victoire assez intéressante quand les pays d'Asie centrale ont soutenu l'Azerbaïdjan de fait par rapport à à l'Arménie sur la question du Ookarabak alors que le Kazakhstan et le Kirgizistan sont membres dans l'organisation du du traité de sécurité collective et donc allié militaire à l'Arménie sur le papier.
Donc ils auraient dû plutôt se porter au soutien de Nicole Pachignon, sachant que quand l'OTSC était intervenu au Kazakhstan en 2022, elle était sous-présidence arménienne de Nicole Pachignon en passant. Donc ça ça a été un un point un gros point pour la diplomatie turque. En revanche, ils ont pas réussi à ce jour en tout cas à faire que les pays centreasiatiques acceptent une présence de la République turque de Chypre du Nord en tant qu'étatmembre de plein droit de l'organisation de l'organisation des États-ursiques.
Et sur la question Wigour, Erdogan qui avait été très critique vis-à-vis de la Chine au cours des années 2000 qui ensuite la mise en veilleuse. Et bien ça du côté de l'Asie centrale c'est ça a pas été relayé pour des raisons géographiques et économiques assez assez évidente. Donc voilà ce que je peux vous dire sur les relations turco centreatiques.
Merci beaucoup. Je je suis désolé de me faire un peu de rappel mais j'appelle à la concision parce que j'ai encore beaucoup de questions. Je vois le temps qui file.
Je vais procéder donc par double question maintenant qu'on a eu les deux euh personnes membres de la mission d'information et je commence par Jean-Pierre Grand qui lui doit être rapporteur d'ailleurs sur une convention sur le kirgistan. Oui, tout à fait. Nous allons effectivement prochainement examiner ici en commission puis en séance publique l'accord entre la France et la République du Kirgistan.
Alors le Kirgistan, je le dis, c'est le petit à l'ouest de la Chine, c'est le petit pays en bleu foncé hein, comme ça tout le monde le le situe. Donc je profite pour vous poser, monsieur deux deux questions et vous redire mon admiration sur la maîtrise de ces noms impossibles à prononcer que vous avez. Euh bon, dans un contexte de recomposition des équilibres en Asie centrale marqué par la guerre en Ukraine et le renfoncement des présence russe et chinois, dans quelle mesure l'accord de partenariat entre l'Union européenne et le Kirgistan peut-il réellement contribuer à l'autonomisation stratégique de Bichek, donc la capitale de ce beau pays dont nous parlons où risquent-il de rester marginal face aux logiques d'intégration eurasiatique ?
Je pense naturellement à la route de la soie. La la deuxième question que je vous pose, c'est l'accord qui prévoit un approfondissement de la coopération en matière de sécurité, de commerce de gouvernant mais de gouvernance dans un contexte de fragilité structurelle, euh droit de l'homme, réexportation vers la Russie, dépendance économique et cetera. Quels sont selon vous les principaux angles morts ou risquée de cet accord et quel levier concrète l'Union européenne peut-elle activer pour en garantir la crédibilité ?
Voilà. Et ensuite François Bonau. Merci président.
Merci monsieur pour votre éclairage très intéressant sur ces sur cette zone. Effectivement les pays d'Asie centrale sont entre le le marteau russe et la fossisse chinoise et on y on y trouve très régulièrement une influence et un souvenir très très marquant voire même une certaine nostalgie de de l'Union soviétique. un certain nombre de de travailleurs de ces pays vont en Russie où ils sont, semble-t-il plutôt plutôt maltraité et de moins en moins demandeur pour y aller, semble-t-il.
Justement, je voudrais voir votre votre regard par rapport à ça avec ici et là des phénomènes de de radicalisation. Et donc euh ma question est la suivante : quel est euh [gémissement] le niveau d'intrusion de de la Russie de Poutine sur ces pays et aussi euh vous n'avez pas évoqué qu'en est-il du contournement des sanctions à l'égard de la Russie via ces mêmes pays ? Je vous en prie, [raclement de gorge] monsieur.
Merci pour vos questions. Euh, je vais essayer d'être concis. question complexe.
Euh, ils ont été effectivement maltraités [rires] euh maltraité. Donc, ils ont ils ont été maltraités après les attentats du Crocus City Hall du 22 mars 2024. surtout les tajiques, les conditions, c'est un en fait, ce sont des gens qui ont besoin d'avoir un visa pour avoir accès à la Russie parce que le Tajikistan fait pas partie de l'Union économique asiatique.
Donc c'est pour commencer à répondre aussi à votre question sur le contournement des sanctions. Euh ils sont quand même toujours présents en Russie. Je je crois qu'il y a eu un un certain certaine un certain tarissement en fait du flux migratoire en provenance d'Asie centrale vers la Russie en 2024.
Mais je pense que c'est reparti les les liens économiques de dépendance vis-à-vis de ces remises migratoires en provenance de Russie sont très très forts au au Kirgistan, au Tadjikistan. À l'époque du Covid, c'était je crois 1/3 du PIB de ces pays. Euh donc une réponse un petit peu alambiquée, mais s'il y avait eu vraiment une une décrue terrible à ce niveau-là, je pense que il y aurait eu des conséquences socio-économiques très prononcées au Kirkistan, au Tadjikistan. et Kirgistan, c'est quand même le Tikistan, c'est plus difficile d'avoir de l'information, mais le Kirkistan, les les choses ressortent quand même.
Donc je pense que malgré tout, les liens euh subsistent dans une certaine mesure et mine de rien, les les Russes ont quand même cannibalisé beaucoup de leur jeunesse euh sur le front ukrainien. Il y a beaucoup de gens qui sont partis, ils ont besoin de main d'œuvre et c'est pas que des Nord-Coréens, ils ont besoin de gens en plus qui parlent leur langue, ce qui est le cas de des Kirkistanais et des Tadikistanais. Donc c'est c'est une main d'œuvre qui est quand même précieuse aussi pour les Russes maintenant et plus qu'à une certaine époque puisque là où je suis d'accord avec vous, c'est que les Russes avaient tendance à pas être très sympathique avec les migrants centre asiatiqu pour l'avoir vu lors de mes années moscovites.
Euh sur le contournement des sanctions, le Kazakhstan et le Kirkistan qui sont comme l'Arménie membres de l'Union économique eurasiatique qui aujourd'hui est plutôt en fait une structure à la solde de la Russie en fait de sa survie économique dans le contexte des sanctions. Ce sont c'est intéressant quand vous étudiez l'évolution du commerce extérieur de ces pays-là avec la Russie. Par exemple, le Kirgistan qui était un pays qui importait euh des vêtements, des la nourriture de pays européens.
Aujourd'hui, c'est un pays qui importe des biens d'équipement, qui importe des des articles cosmétiques, des produits de luxe en grande quantité. C'est un pays pauvre le Kirgistan. Donc on comprend bien que enfin on imagine en tout cas fortement que c'est dans une logique de réexportation et de réacheminement vers la Russie.
Mais c'est c'est pas un phénomène consubstantiel aux pays membres de l'Union économique eurasiatique. Un pays comme l'békistan a enregistré beaucoup de de immatriculé beaucoup d'entreprises à capitaux russes dans les premières semaines suivant le l'invasion russe de l'Ukraine et euh et donc à l'évidence joue aussi un petit peu un rôle de de relais en fait vis-à-vis de de la Russie. Il faut aussi [grognement] voir le la chose en sens inverse.
C'est ce sont des pays qui acheminent des produits russes sous sanctions vers des marchés extérieurs. Donc c'est c'est aussi dans l'autre sens. Je pense par exemple au pétrole et au bois, je crois qui est considérablement réexporté par le Kazakhstan, mais à revérifier. pour vos questions sur le Kirgistan.
C'est très musical ce matin [rires] pour pour le pour le pour le Kirgizistan, monsieur euh le le la Russie la Chine c'est 5 milliards de d'euros d'échanges commerciaux annuels avec le Kirgizan. La Russie c'est 3 milliards et demi. L'Union européenne c'est moins d'un milliard.
Euh donc bon, il y a une réalité économique que vous avez de toute façon euh en fait mentionné dans dans votre question qui est qui n'est pas l'avantage de l'Union européenne. Euh il y a un autre point négatif pour l'UE qui est que c'est un acteur lointain et euh et un acteur assez comment dire marginal sur le plan sécuritaire par rapport à la Chine et à la Russie. On parle d'un pays fragile qui a connu trois révolutions, qui décidément qui a été en qui a été en guerre avec euh qui a été en guerre avec le Tadjikistan, qui a une base militaire russe sur son sol, euh où il y a aussi des sociétés militaires privées chinoises qui ont été euh déployées dans notamment dans le nord pour mettre sous bonne garde les les gisements miniers exploités par les Chinois ou qui ont pu être en fait confrontés à des à des actions très hostiles de la part de de de Kirgistanais.
Donc euh il y a là, il y a un différentiel qui est à mon avis incomblable sur le plan de la sécurité, sachant une fois encore que l'Afghanistan n'est pas loin. Il y a des enjeux sécuritaires forts au Kirgistan, H la, on va dire la capitale du sud, la grande ville qui est à la frontière avec l'Obéistan, qu'on distingue un petit peu sur la carte quand même. C'est une plaque tournante pour les trafics de drogue au au départ de l'Afghanistan vers la Russie, la fameuse route du nord.
Euh donc l'Union européenne a une utilité à ce niveau-là avec des programmes de gestion de la sécurité frontalière, de lutte contre les trafics de drogue et qui ont été mis en place en A centrale au début des années 2000. Bomka CADAP pour pour ne pas les citer. Euh mais sur le plan économique, c'est vrai qu'on est un petit peu loin.
Ceci étant, ceci étant euh je dirais que l'accord de partenariat de coopération renforcé, c'est quand même quelque chose d'intéressant pour le Kirgistan parce que ça peut permettre de tirer à la hausse certaines productions, par exemple des productions agroalimentaires euh qui ont accès en fait facilement au marché chinois, au marché russe, peut-être moins au marché européen. Donc là, ça peut aussi peut aussi y avoir un gain qualitatif à ce niveau-là qui est appréciable du côté du Kirgistan. Il faut quand même pas oublier que l'Union européenne à travers l'instrument de coopération développement, l'ICD a a beaucoup investi dans les programmes éducatifs, programmes de développement qui sont importants au Kirgistan.
Les États-Unis, je crois, ont une université aussi à Bishkeek. Donc il ils sont voilà vraiment dans la main des Russes et des Chinois sur le plan économique. Je crois que la Chine détient 40 % de la dette publique extérieure du Kirgizistan.
Donc euh le piège de la dette comme comme on dit suivant l'expression consacrée, les investissements européens euh n'ouvr pas à ce type de de pièges. En fait, c'est des investissements qui qui sont plus équitables, durables et qui sont peut-être aussi beaucoup plus respectueux de la souveraineté des États. Et je pense que aujourd'hui en Asie centrale, on y est extrêmement sensible.
Merci beaucoup. Donc, j'ai les deux questions suivantes. Michel Gréom et ensuite Jean-Baptiste Lemoine.
Merci monsieur le président. Je vais revenir notamment sur la souveraineté énergétique française. La transition énergétique française repose en partie sur le développement du nucléaire civil et notre approvisionnement en uranium dépend à hauteur d'environ 17 % du Kazakhstan, premier producteur mondial.
La guerre en Iran en menaçant les routes de transit et en faisant florber les primes d'assurance sur les corridors d'Asie centrale frag fragilise cette chaîne d'approvisionnement. Par ailleurs, Rosatome, groupe étatique russe a battu Framatome pour la construction de la première centrale nucléaire casanaise. Une occasion manquée stratégique pour la France.
Quelles mesures concrètes la France devrait-elle prendre pour sécuriser ses approvisionnements en uranium centre centre asiatique ? Et que que rév révèle cet échec commercial sur les lacunes de notre diplomatie économique dans la région ? Et depuis l'invasion en Ukraine en 2022, le corridor de transport Transcarpia middle corridor ferroviaire et routier euh a connu une croissance spectaculaire passant de 600000 tonnes en 2021 à 2,7 millions de tonnes en 2023.
La guerre en Iran rendant le corridor iranien inopérant renforce mécaniquement l'attractivité de cette route. La France n'a pourtant euh toujours pas mis en place de plateforme de dialogue avec les cinq États d'Asie centrale, contrairement à l'Allemagne et à l'Italie. Faut-il que la France se dote d'urgence d'un format C5+ France ?
Et quel investissement dans les infrastructures de transport et de connectivité digitale la France et l'Union européenne devrait-il mobiliser pour ne pas laisser ce corridor devenir exclusivement une affaire sino azerbaïdjanise ? Merci Jean-Baptiste. C'est bon, on peut continuer.
Merci président. Merci beaucoup également pour votre présentation. Ma question en fait porte sur justement le l'engagement européen dans la région.
On voit bien le le souhait de ces pays de sortir du face- à face avec la Russie et la Chine. Pour autant, vous l'avez dit, les liens financiers et politiques étant ce qu'ils sont, c'est pas évident non plus. Euh l'Union européenne a mis en place une stratégie euh Asie centrale.
Euh l'année dernière, en avril 2025, d'ailleurs, s'est tenu un sommet euh UE euh Asie centrale. Euh mais au-delà euh je dirais de la du simple document euh stratégique euh pour la zone et puis de ce type de réunion, est-ce que vous voyez un accroissement de l'implication des investissements des pays de lieux dans la zone ? Première question. [grognement] Et deuxième question, au sein des pays européens, euh euh je pense que la France est quand même dans le top 3 en matière d'influence dans la zone.
Néanmoins, j'imagine que l'Allemagne est assez présente, l'Italie peut-être également assez intéressée et donc de ce point de vue-là, comment appréciez-vous notre empreinte ? On a des liens forts historiques. Je pense à la base de Douchan Bé qui pendant 13 ans a accueilli des effectifs militaires français, comment dire, qui avait vocation aussi à intervenir sur l'Afghanistan.
Je pense au rôle de l'IFÉAC, notre institut d'étude d'Asie Centr sur l'Asie centrale. Euh voilà, sont mes deux questions. Je vous en prie.
Merci beaucoup pour vos très pertinentes questions. Euh je vais répondre à monsieur en en premier. Euh le vous faites référence au sommet UEA Asie central de Saint-Marcande, c'était quand même une première historique.
Il faut il faut le mentionner. Il y a il y a une vraie accélération he de l'activisme de l'Union européenne dans centrale. Ça a pas toujours été le cas.
Notamment à l'époque de de Catherine Ashton pour ne pas la nommer. Euh je pense que là on est en présence d'une région qui s'essaye au multilatéralisme avec les les carences que j'ai que j'ai mentionné. Mais pour autant c'est il y a il y a un dialogue.
C'est une région qui est plus prête à être adressée en tant que cinq pays par des acteurs extérieurs. On le voit avec les États-Unis, on le voit avec l'Inde, on le voit avec le le Japon. Mais le Japon, ça ça remonte aux années 2000.
C'est c'est c'est un contrexemple parce que eux pour le coup ont été avec les Sud-Coréens les premiers à mettre en place des C5 + 1. Ils ont été précurseurs. Mais nous on s'y essaye.
Européens on s'y essaye plus que ça. Il se passe quand même beaucoup de choses. Charles Michel s'est rendu régulièrement.
Il a rencontré les cinq leaders centre asiatiques. Par exemple, juste avant une réunion consultative il y a au Kirgiston à Chelponata, je crois en 2023. Il y a un intérêt très net du côté de l'Union européenne pour la transition énergétique, pour la connectivité. et le Global Gateway programme qui avait été annoncé par Vlen en décembre 2021. 300 milliards d'euros de d'investissement à l'international et c'est pour finalement aller aller dans votre sens milliards d'euros et sur l'Asie centrale sur les les questions de connectivité purement centreasiatique c'est 10 milliards.
C'est faible. C'est très faible. Il y a des rapports d'experts qui qui indiquent qu'il faudrait au moins 30 milliards pour vraiment développer les différents projets en cours et notamment le middle corridor qui a été évoqué par madame sur lequel je vais revenir parce que c'est une question centrale de plus en plus.
Euh donc je je suis d'accord avec ce que vous évoquez évidemment la présence de la base militaire française à Douchanbé, l'IFÉAC, l'Institut Sorbon Kazakhstan qui est euh euh l'un des deux euh véritables points bénéfiques de la visite de François Hollande en décembre 2014 au Kazakhstan avec cette rencontre avec Vladimir Poutine dont dont j'ai parlé tout à l'heure. La France est une puissance présente sur le plan de soft power et de plus en plus d'ailleurs je crois que quand Emmanuel Macron était à Saint-Marcand en novembre 2023, ils ont inauguré avec le président Mirf une alliance française sur place. Donc les choses évoluent, s'approfondissent.
Euh voilà, je je dirais qu'il y a il y a il y a des il y a des axes qui sont très clairement ciblés par les Européens qu'on entend un petit peu moins sur les droits de l'homme depuis un moment. Peut-être qu'ils ont pris le pli des Américains depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. C'est une réflexion en passant.
Euh pour autant, lors du sommet de de Saint Marcande, il y a eu aussi on a on a observé la présence de la Banque européenne d'investissement qui a annoncé un je crois un plan d'investissement d'un milliard et demi d'euros là dans les questions de connectivité. Donc, et c'est pour faire le lien avec votre question madame, je je pense qu'il va y avoir une une densification en fait de l'effort européen sur ces questions de connectivité parce qu'effectivement la situation en Iran corrélée à ce qui se passe entre afghan et pakistanais est en train de complètement rebattre les cartes de la connectivité centreasiatique et des stratégies des enclavements vers le sud. Euh je pense que plus que jamais, ça ça peut être un mal pour un bien en vérité.
Plus que jamais, qu'est-ce qu'on voit ? Cette Asie centrale, elle est cernée au nord par une Russie sous sanction, au sud par un Iran qui est capable de semer le chaos partout autour de lui, pas en Asie centrale parce que ce sont des pays qui sont membres de l'OCS comme l'Iran, parce queil y a l'OTSC, donc l'armée russe pas très loin. L'Afghanistan et le Pakistan, c'est c'est très inquiétant ce qui se passe.
Je vais pas insister sur le sujet. Donc en fait, plus que jamais, la la connectivité et le le désenclavement de l'Asie centrale, il va se faire de façon longitudinale dans un axe Chine Union européenne. Et donc là, le président Tok et vous avez tout à fait raison d'insister sur la dynamique haussière en fait de ce de cette fréquentation commerciale du Fred du TITR, c'est quelque chose de substantiel.
C'est vrai. Euh le président Tokayev est très très allant sur le sujet et pour cause lui une fois encore ce qu'il veut c'est se départir du transit russe pour le pétrole essentiellement mais aussi le blé d'autres d'autres commodités kaakhstanaises. Donc c'est une tendance de fond qui s'est amorcée à voir ce qui va se passer par exemple au Turkménistan qui avait investi dans le port de Turkmenbashi qui est donc le seul pays d' centrale à avoir un ancrage caspien alors qui est une mer fermée mais pour autant c'est une bénédiction par les temps qui courent.
Donc donc oui, c'est un c'est un mouvement de fond. Voilà, je dirais que l'Union européenne doit être plus présente et à mon avis le sera sur ces questions-là. Le la France et euh je sais plus si c'est vous, monsieur, vous madame qui me posez la question de en gros du C5 +1 France Asie centrale, c'est vous.
Euh moi, c'est quelque chose que j'avais évoqué auprès de diplomates français. C'est pas quelque chose de forcément très bien vu, de très populaire et et d'un en fait on peut voir la chose de deux façons. Soit on se dit la France a une ambassade dans chaque capital centre asiatique, ce qui est ce qui est quand même très rare au niveau des États-membres de l'Union européenne.
Je crois qu'il y a que l'Allemagne qui soit dans cette situation là. D'un autre côté, on a des partenariats économiques qui sont très épars en fait. Nous, c'est le Kazakhstan 5 milliards, l'Uzbékistan 1 milliard avec une dynamique intéressante.
Le Turkménistan c'est c'est plus marginal et le Kirkistan et le Tadjikistan, c'est c'est presque chimiérique quoi. Euh donc euh donc voilà, il y a il y a un petit peu du pour et du contre. C'est vrai que pour euh disons ritualiser un peu le dialogue diplomatique multilatéral, il y a rien de mieux qu'un C5 + 1.
Bon, en même temps, on a deux partenaires stratégiques dans la région. Je suis pas certain que ça soit le cas de beaucoup d'autres pays européens. On a fléché les pays avec lesquels il faut encore il est le plus pertinent aujourd'hui de dialoguer sur le plan politique, économique et sur le plan stratégique.
J'y rajouterai le Tajikistan pour les les raisons déjà déjà évoquées. Et vous en fait dans votre question madame, vous avez déjà répondu. Donc j'ai rien rien de d'autre à rajouter.
Oui. sur le le sur le l'uranium effectivement que le Kazakhstan c'est un fournisseur majeur pour nous plus encore depuis le la crise nigérienne. L'Uzbékistan est un pays qui nous intéresse de plus en plus qui a en plus annoncé une une augmentation de sa production.
Alors c'est le 5e producteur mondial donc il est très loin derrière le Kazakhstan mais pour autant il veut la doubler d'ici la fin de la décennie. C'est aussi pour ça qu'ano, je crois, est assez actif du côté de de Navoy. Mais je serais peut-être un petit peu moins dur que vous pour le coup sur le le l'échec de la diplomatie française au Kazakhstan par rapport au fait qu'on ait pas remporté d'appel d'offre sur les les deux trois centrales nucléaires du Kazakstan.
Euh il faut il faut regarder les liens de dépendance en fait entre le Kazakhstan et la Russie. C'est pas simplement le pétrole. Euh le nord du Kazakhstan, vous avez encore une diaspora russe qui réduit tendanci qui se réduit tendantiellement depuis 91.
On était à 40 % de la population kazaanaise à l'époque. Aujourd'hui, on est plutôt à 1/6e, donc ça baisse. Mais pour autant, il y a cette cette frange très euh russe du nord kaasstanais.
Euh vous avez des dépendances agricoles. Ce qu'on ce qu'on oublie un peu de dire, c'est que le Kazakhstan qui est un grand producteur de blé est pour autant confronté au réchauffement climatique lui aussi et que il a certaines récoltes qui sont pas au rendez-vous et donc pour s'approvisionner, il le fait du côté de la Russie. Euh vous avez aussi une fourniture d'électricité dans le nord du Kazakhstan, du sucre, de produits laitiers.
Enfin voilà, il y a beaucoup de choses sur lesquelles les Russes sont extrêmement présents et ont les moyens en fait de faire pression sur le Kazakhstan pour déstabiliser le le nord de ce pays. Donc on avait on avait des atouts, il y a eu des des visites de diplom de de délégation kaakstanaise dans certaines centrales françaises. Mais il faut aussi avoir des fois la lucidité de reconnaître que là il y a des a des réalités très localisées qui font que on peut pas s'aligner là-dessus.
À mon à mon humble ici ma vie. Merci beaucoup. Ensuite, quelqu'un que j'avais oublié qui fait aussi partie de la mission, Guillaume Gontard et ensuite Jean-Luc Cruel.
Oui, j'avais j'avais pas de questions particulières puisque les questions étaient posées par ma collègue ma collègue Boyen. peut-être peut-être revenir sur le le lien sur le Kazakhstan avec la avec le sujet du nucléaire puisque je sais que sur notamment les liens entre la France et le Kazakhstan sur la question la question nucléaire, je sais qu'on a des partenariats notamment avec l'université de l'université de Grenoble notamment sur le le nucléaire civil et donc voilà, je voulais savoir où en était en tout cas ces ces ces relations. la question de la sécurité aussi.
Voilà si vous pouviez dans dans le prolongement de des questions qui avaient pu être posé. Merci Jean-Luc Cruel. Merci.
Merci président. Merci hein pour votre exposé très précis. Vous suggérez que l'Asie centrale n'est plus seulement un espace de projection des puissances, mais un lieu où s'expérimente autre chose.
Une forme de gouvern une forme de gouvernance internationale sans centre, sans norme dominantes, sans hiérarchie stabilisée. Vous montrez que les États de la région combinent des logiques contradictoires. coopération avec la Chine, dépendance sécuritaire avec la Russie, ouverture progressive à l'Europe, relation avec le Japon, prudence vis-à-vis des États-Unis sans jamais pourtant s'enfermer dans un bloc.
Cela renvoie à une rupture plus large, la fin d'un ordre international structuré par des règles universelles portées par l'Occident au profit d'un système où que existe des normes concurrentes parfois incompatibles. Ce que vous observez donc en Asie centrale doit-il être interprété comme une configuration propre à la région ou comme l'expression avancée d'une transformation plus profonde et durable de la gouvernance internationale. Donc est-ce que c'est propre à l'Asie centrale ou est-ce que c'est quelque chose qui peut anticiper un modèle plus large ?
Je vous remercie. Euh alors, je pourrais pas vous répondre sur le nucléaire. Le là, c'est trop pointu.
Je voilà, je préfère pas m'aventurer là-dedans. Donc je suis désolé, j'ai pas d'éléments de réponse. Sur votre question euh une question de théorie des relations internationales, hein, finalement.
Euh je c'est intéressant. Je pense que les centres asiatiques jouent là-dessus, misent beaucoup là-dessus sur le fait d'être ce laboratoire du multilatéralisme de espèce de de de modèle dans une ère où on voit un ordre mondial complètement compartimenté en fait avec des logiques régionales qui sont de plus en plus puissantes d'avoir cette région là qui s'homogénéise même si vous vous le vous le rappelez dans votre question et c'est ce sur quoi j'avais aussi insisté qu'ils sont ils sont plus homogènes, ils sont plus cohérents, mais il y a des différences de fonds qui subsistent qui sont très très profondes, très fortes. Euh et donc il y a voilà, il y a il y a ce côté euh on est le reflet de quelque chose, on est à l'avant-garde de quelque chose, d'une nouvelle ère des relations internationales.
Euh pour autant, moi j'insisterai toujours sur le côté très contradictoire de ces diplomaties centreasiatiques. Je vais prendre juste un exemple très simple. C'est euh le président du Kazakhstan, Kassim Jeart Tokayev ou même le président de l'Ubékistan, Chefkat Mirzif qui explique qu'il faut euh comme beaucoup d'autres évidemment réformer le Conseil de sécurité des Nations- Unies, ouvrir le jeu à d'autres puissances, ce qui ce qui se discute he que l'Inde n'y soit pas aujourd'hui, c'est vrai que c'est ça peut paraître étonnant.
Bon, mais c'est vrai que d'appeler à une plus grande démocratie internationale, d'ailleurs un créneau qui est aussi investi par la Russie à travers CBRIX plus, à travers l'OCS, mais on parle de de de pays qui sont tout sauf démocratiques en interne, si vous voulez. Donc euh c'est je sais pas si si j'arrive vraiment à à répondre à votre question, mais je je dirais que l'Asie centrale essaye effectivement c'est un un terrain d'expression de de d'expérimentation d'une d'une nouvelle pratique des relations internationales. Euh est-ce que c'est une terre pour autant qui peut projeter un un propre contre ?
Moi, j'en suis pas convaincu. J'en suis pas convaincu. Quand vous avez des pays qui sont aussi actifs et à bien des égards pertinents que le Kazakhstan, et l'Osbékistan et un pays au milieu de tout ça qui est le Turkménistan qui veut entendre parler de rien, qui veut signer absolument rien, même dans une organisation comme l'organisation des États turciques où il y a pas de bloc militaire, il y a il y a pas de de c'est pas très resserré en fait sur le plan des engagements.
C'est vraiment la diplomatie économique pure adossée à des considérations civilisationnelles, turciques, cette fraternité linguistique, religieuse et cetera. Euh même là, ils veulent pas ils veulent pas y aller euh sur des sujets de fond, ils en parlent pas en public. Euh donc c'est c'est trop désarticulé à mon avis pour pouvoir camper quelque chose de très cohérent et de très exemplaire au sens littéral du terme pour cette are internationale.
Pour autant, une fois encore dans cette ordre mondial de plus en plus régionalisé, euh cet espace- là euh qui est un un espace producteur d'hydrocarbure, un espace qui se lance à bride abattu dans la transition énergétique parce que il est le plus en proie en fait aux conséquences dévastatrices du réchauffement climatique et un carrefour géostratégique majeur entre Russie, Chine, Afghanistan, Iran, la Turquie n'est pas très loin, le Pakistan non plus. Euh on voit bien que là, il y a une concentration d'enjeu qui fait que euh on est obligé quand même de s'intéresser de plus en plus à à cette Asie centrale. Et je crois que c'est aussi la raison pour laquelle euh le Kazakhstan et l'Osbékistan accueilleront une délégation sénatoriale française très très prochainement.
Parfait. Merci beaucoup en tout cas. Merci pour je crois pas qu'il y a d'autres demandes de questions.
Peut-être rapidement alors si vous je vois qu'il reste une ou deux minutes nous dire un mot sur la mer d'Ar parce que vous avez signalé tout à l'heure que la carte n'est plus tout à fait conforme parce que la mer d'Aral évidemment se se réduit elle est pompée avec assiduité par certains. Peut-être nous dire un mot sur là où elle en est en ce moment. Me voyez je vous en prie.
Est-ce qu'on peut compléter cette question peut-être par le les relations entre les Casacs et l'écologie, leur leur enfin, je vous pose cette question parce que j'ai entendu dire que effectivement ils étaient assez euh frappés, traumatisés, je sais pas si le terme est exact, euh par les dégâts écologiques dans leur pays, il y a la mer d'Al, il y a aussi beaucoup d'autres choses, beaucoup de pollution et ce qui a développé chez chez eux un rapport euh à la à la nature ou à l'écologie ou à la préservation en tout cas de leur patrimoine, de leur faun et de leur flore et peut-être aussi d'ailleurs de leur artisanat également très particulier. Est-ce que c'est une légende ? Est-ce que c'est vrai ?
Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Pardon. Merci Cédric.
Merci pour vos questions. Alors sur la la merd d'Ar, de ce que j'ai compris, c'est qu'elle avait quasiment disparu aujourd'hui en OBistan. Il en existe encore un petit fond au Kazakhstan.
Disons que les autorités kaakhistanaises à l'époque du président Nazerev s'étaient plus souci de ce sujet que du côté de d'Islam Karimov qui a un petit peu laissé mourir ça. Chavfat Mirzif s'en est beaucoup plus soucié. Il a d'ailleurs vraiment relancé les je parlais de réinsertion diplomatique de l'Obékistan en Asie centrale.
L'eau, c'est un sujet aussi sur lequel l'Obéquistan est actif. Et pour cause, il y a eu des dialogues comme ça euh montés par l'Obéistan avec les quatre autres centres asiatiques sous l'Égy de l'ONU. Des initiatives pour essayer de sauver ce qui pouvait encore l'être au niveau de la mer d'Arl.
Bon, ce que je vois moi, c'est qu'en Uzbekistan, ils ont ils s'efforc de revégétaliser le le la réserve de Badaï Toui, donc où il plant beaucoup d'arbres et tout aussi. Là, c'est c'est plus temps finalement pour faire revenir de l'eau que pour endiguer les tempêtes de de sable, de poussière parce que ça a été un enjeu en fait, ça a été une crise sanitaire majeure avec des voilà des vraiment des cancers, des des des morts de nourrisson. Enfin, c'est c'est c'est ce qu'a vécu le peuple Caracalpac sur le plan sanitaire. du fait de cette monoculture cotonère très intensive mise en en place par les soviétiques au cours des années 60 70, c'est c'est vraiment un drame.
Du coup, pour faire le lien avec votre question qui trait un peu plus à ce qui se passe au nord au Kazakhstan, oui, les Kazakhistanaises sont très c'est un peuple nomade, c'est un peuple qui a un rapport à la nature qui est particulier, qui est peut-être plus prononcé encore que du côté des peuples sédentaires de d'Asie centrale. C'est un peuple qui fait corps avec ses chevaux, avec son avec ses ses élevages et cetera. Il y a la mer d'Al, il y a plus à l'est semialatinske.
Je l'évoquais tout à l'heure le le traité signé en 2006 qui a fait que l'Asie centrale est devenue une zone exempte d'armes nucléaires, un autre vecteur de diplomatie kaasaise, la non prolifération. [grognement] Euh donc oui, ils sont très attentifs à ça. C'est aussi pour ça qu'un certain nombre de Kazakhstanais étaient très hostiles à ce que la première centrale nucléaire soit confiée à la Russie parce que forcément il y a des souvenirs qui restent très présents.
Quand vous voyez des enfants hydrocéphalles dans cette partie là du du pays, ça marque. Et vous avez une pour le coup une évolution inverse que je voudrais mentionner au Kirgistan qui avait en 2000, c'est un pays qui a aussi des des gisement d'uranium notamment à Mailus ou dans le nord et qui avait beaucoup contribué en fait à l'approvisionnement de en uranium en fait du programme nucléaire soviétique dans les années 50 60 qui a payé un lourd tribu environnemental également. Et en 2019, il y a eu un un moratoire imposé au à l'époque, c'était le président Soron Bay Genbekov qui a ensuite été renversé.
Mais donc un moratoire pour ne plus disons mettre en valeur des gisements d'uranium dans le pays. En 2024, c'estàdire Japarov est revenu dessus et promet de faire du du gisement de Kizilom Paul, le nouveau Kumtor qui est en fait le joyau économique du Kirgistan, la grande mine d'or dont il avait d'ailleurs fait partir le Santera Gold, une grande entreprise canadienne qui l'avait accusé de polluer. que c'est c'est un argument à géométrie variable visiblement au Kirgistan que que l'écologie.
Je je m'amusais à regarder des photos sur euh effectivement Google Map de l'état de la mer d'Arl. C'est assez intéressant, impressionnant d'ailleurs. En tout cas, merci beaucoup pour cette audition qui nous permet de de j' dire de pointer cette partie du du monde qu'on oublie malheureusement un peu trop souvent et qu'on a décidé de de d'investiguer de manière plus approfondie cette année avec cette mission dont j'ai parlé en Ubékistan, en Kazakhistan.
Il y a évidemment la question derrière tout ça de de de l'expansion russe qui nous intéresse puisque on sait bien que enfin on imagine bien que si toutefois les véléités de Moscou étaient contenu à dans le secteur de l'Ukraine et et ailleurs, il est pas exclu peut-être qu'il puisse s'intéresser à d'autres extensions vers le sud et notamment l'Asie centrale. Donc voilà, on porte un intérêt un intérêt important à cette à cette partie du monde et vous nous avez particulièrement éclairé sur la situation. Donc merci beaucoup et puis je pense que cette audition plus d'autres permettront de de rendre un rapport intéressant sur l'Asie centrale.
En tout cas merci puis je rappelle que vous avez un bouquin, un livre très intéressant l'Asie centrale au croisement des grandes puissances de monsieur Levistone que qui est à disposition. Voilà, bonne journée à tout le monde et merci. Oui, enfin je peux moi