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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 18 septembre 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleRetraitesÉconomie & entreprises

Mobilisations et oppositions : Lecornu cherche l’issue de secours

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et pour en parler Michael Darbon, bonjour Michael, merci d'être là éditorialiste à 24 News et la public et Pablo Pi Vivien, bonjour Pablo. Merci également d'être avec nous, rédacteur en chef de la revue regard. On a vu Sébastien Lecnu qui a donc entamé hier ses consultations avec les oppositions, avec la gauche, avec le RN avec lequel il doit trouver notamment la gauche, les socialistes, un accord de de non censure.

Est-ce que ça vous paraît possible Pablo ? Absolument pas. Alors, je ne vois vraiment pas les quelle marge de manœuvre pourrait avoir le le Premier ministre pour obtenir cet accord de non censure.

Je pense que du côté de l'opposition de gauche au sens large, de la France insoumise au Parti communiste, Europe écologie les Ver et le Parti socialiste, ils ont tous dit d'ors et déjà que de toutes les façons ils allaient voter la censure. On l'a entendu dans votre dans votre reportage en fait, ils le disent dès le jour 1. Quant au RN, ils vont avoir une difficulté.

C'est-à-dire que si euh ils sont les seuls à ne pas voter euh à ne pas voter la centure, par exemple, à s'abstenir, ils seront notamment par la gauche tenus pour responsable du gouvernement qui sera alors composé. C'est-à-dire que par exemple, si je prends l'exemple de François Berou, François Berou au départ euh il avait pas eu il y avait eu un accord de non censure, enfin en tout cas, il n'avait pas été censuré ni par le Rassemblement national, ni par le Parti socialiste. Donc il y avait un espèce de flou artistique sur qui soutenait véritablement le gouvernement.

Est-ce que c'était le RN ? Est-ce que c'était le Parti socialiste ? Si le RN se retrouve seul en dehors du socle commun à ne pas soutenir le le gouvernement, alors bon bah ce sera lui qui sera responsable de tout ce que fera, tout ce que proposera le gouvernement.

Or, dans la séquence politique, dans le moment politique euh dans lequel on est euh aujourd'hui, euh c'est-à-dire avec euh une dissolution euh qui euh pendon de tous euh nos nos députés, avec une présidentielle qui est dans 1 an et demi, il y a pas beaucoup de raisons que le rassemblement euh national se fourvoie dans un gouvernement quand bien même Sébastien Lecornu et ses amis Retaillot, Darmanin et cetera tendraient la main par le biais de multiples propositions. vers le rassemblement national. Il peut pas ressortir quelque chose de ces consultations Michel selon vous ?

Ben ça dépend du résultat de la principale et la seule réelle consultation qui a lieu en ce moment, c'est celle qui a qui existe entre Sébastien Lecnu et Emmanuel Macron. En réalité, tout ce que l'on voit là, c'est du facial, c'est de l'hologramme. La réalité c'est en ce moment c'est la discussion qui se déroule entre les deux têtes de l'exécutif de la part d'Emmanuel Macron. c'est qu'est-ce que je vais accepter comme abandon symbolique de mes mantras économique et politique, fiscalité, offre, compétitivité, enfin tout ce qui fait le le macronisme, on va dire entre guillemets pour pouvoir permettre donc à Sébastien Lecornu qui est le plus proche qu'il a nommé, qui voulait nommer depuis longtemps de d'avoir une au fond une espérance de vie plus longue que les autres premier ministres qui l'équett c'est tout.

C'est c'est exactement ça puisque le mot rupture, on peut imaginer tel que l'on on connaît les les relations entre les deux que lorsqu'il il va sur le péron de Natignon face à François Baou en irg l'affaire en 6 minutes et le mot rupture a été validé et donc à partir de là maintenant c'est comment on met quel contenu on met à l'intérieur de cette rupture qu'est-ce que qu'est-ce qu'on abandonne de manière symbolique de manière à pouvoir tenter parce qu'effectivement c'est extrêmement compliqué tenter de construire un un accord de non censure pour tenter de d'avoir une un un une espérance de vie supérieure. Donc la vraie concertation en ce moment, elle est entre les deux. Accord de non censure que Sébastien Lecnu cherche à construire notamment avec le Parti socialiste qui a été reçu hier matin à Matignon.

On va écouter le premier secrétaire du Parti socialiste qui était l'invité ce matin de TF1 voir ce qu'il a pensé de cette rencontre. C'était un premier rendez-vous, une prise de contact et le premier ministre a donné le sentiment de ne pas encore savoir vraiment de dans quelle direction il voulait aller. Si on devait voter aujourd'hui, je ne sais pas d'illeurs très bien sur quoi on voterait, mais vraisemblablement on voterait la censure parce que en réalité il n'y a eu aucune avancée.

Est-ce que c'est une manière pour Olivier Fort de continuer à mettre la pression sur Sébastien Lecornu et de mettre la barre des exigences plus hautes ? C'est une manière pour surtout Olivier Fort et le Parti socialiste en général de s'affirmer dans dans l'opposition. Euh le Parti socialiste depuis euh on va dire les années Hollande, il cherche à se reconstruire une identité, un squelette idéologique, une position dans le paysage politique français.

Il l'a fait notamment avec deux jalons qui étaient importants qui étaient l'appartenance à la NUPES et l'appartenance au nouveau Front populaire, c'est-à-dire réancrer le Parti socialiste dans la gauche, réancé dans l'opposition au néolibéralisme, au centre droit ou à la droite d'ailleurs que pouvait représenter Emmanuel Emmanuel Macron. Aujourd'hui, ils ont depuis les dernières élections législatives, ils avaient un peu changé leur fusil d'épaule. C'est-à-dire que ils avaient un peu réorienté, ils avaient dit "Bon bah écoutez, nous on va discuter avec Michel Barnier." C'est c'était le seul groupe du Nouveau Front populaire à ne pas avoir voté la censure et de Michel Barnier au départ puis de François Berou au départ.

C'est qu'ils avaient dit on a une autre méthode en fait nous que le reste de nos partenaires de gauche. Le seul problème c'est que cette méthode a fait long feu. Deux fois ils se sont fait rouler dans la farine.

C'estàd que deux fois on a fini avec un premier ministre Michel Barnier et François Berou qui au départ avait dit "Non mais ça nous intéresse le parti socialiste puis à la fin bon ben on va peut-être supprimer l'AME pour le transformer l'aide médicale d'État pour le trans pour pour faire du du pied au rassemblement national." Ça a été le cas et pour Michel Barnier et pour François Pérou. Donc ils se disent là quel quel gage on pourrait avoir de ce Sébastien le cornu qui est issu exactement en fait du même moule euh idéologique du même socle commun que les deux précédents qui nous ont roulé dans la farine.

Ce que fait ce que fait Olivier Fort, c'est qu'il essaie de dire nous on est parti socialiste, donc on est responsable, donc on écoute, donc on va discuter mais au fond il a aussi une position de gauche à tenir, une opposition en fait à incarner sinon il va être lâché et par le reste de la gauche, ce qu'il ne peut pas se permettre. Sinon, autant prendre un autre nom et s'appeler ensemble ou Renaissance. et par ces militants.

Les militants socialistes aujourd'hui, ils ne veulent pas en fait que le Parti socialiste participe à cette mascarade de nouveaux gouvernement. Le corn, il est coincé au lit fort. Bon, en fait, il s'est déjà fait rouler dans la farine en fait parce que il a il a cru il y a une dizaine de jours qu'il serait à Matignon.

Donc de ce point de vue-là, lui aussi il a eu son moment voilà euh roulade si je puis dire et à partir de là il essaie effectivement maintenant de faire aussi machine arrière de montrer qu'il est effectivement dans une logique d'opposition et et de de contre de contre ce gouvernement. Il a aussi fait avancer le Parti socialiste vers au fond un retour à une forme de culture de de parti de gouvernement avec l'adoption notamment à Blois d'un contrebudget avec 21 milliards d'économies et au fond une vraie contreproposition de de gouvernement. ce qui permet ce qui envoie le signal en disant ça y est, on est sorti de de cette espèce de de d'emprise d'opposition éléfiste qui au fond ne débouge pas sur la politique publique mais permet de revenir vers dans cette logique là.

Mais il faut de constater qu'il y a pas d'énergie euh politique non plus et que et de ce point de vue-là, c'est beaucoup trop compliqué pour le pour le PS puisquil gère toutes ces mutations compte tenu des enjeux électoraux qui arrivent euh et qui vont aussi obliger à encore euh des contorsions. Autre personnalité qui a été reçu hier à Matignon, c'est Fabien Rousell pour le le parti communiste. Fabien Rousell qui dénonce l'attitude vis-à-vis du parlement.

On va l'écouter ce matin sur RTL. Le Parlement n'est pas respecté, les Français ne sont pas entendus et le 493 tombe comme une guillotine à chaque fois pour pour imposer pour imposer des mauvais coups contre le peuple, contre le monde du travail, contre le la réforme des retraites. Enfin, à la fin à la fin pour se faire entendre, ben je je suis désolé mais il faut passer par là et il faut qu'il y ait de vastes mobilisations dans le pays aujourd'hui pour se faire entendre.

Il y a pas d'autre choix. Le parlement n'est pas respecté. Fabien Roussell a totalement raison sur ce point.

Le parlement n'est n'est tellement pas respecté que aujourd'hui on se retrouve dans une situation de blocage. Et j'aimerais rappeler parce que très souvent on entend des gens dire non mais le problème c'est que à l'Assemblée nationale il y a une tripartition politique donc vous avez la gauche, la droite et puis l'extrême droite et que comme il y a pas de majorité absolue ça bloque. Non non non, le blocage il est pas à ce niveau-là.

Le blocage il est entre le parlement et l'exécutif. et l'exécutif, notamment incarné par Emmanuel Macron qui ne veut pas changer sa politique euh qu'il mène depuis maintenant 2017 et déjà avant lorsqu'il était ministre de l'économie sous François Hollande, il ne veut pas changer d'un Yota, c'est ce que Michaell racontait tout à l'heure. Et du coup à chaque fois, il refuse en fait de voir que bah il y a des évolutions dans la société mais en fait ça bouge.

Ces députés, ils sont pas toujours d'accord. Enfin, les députés de la nation ne sont pas toujours raccord avec ce que propose Emmanuel Macron par exemple sur la réforme des retraites. Sur la réforme des retraites, il a pas voulu aller euh jusqu'à jusqu'au vote.

Enfin, ils n'ont pas voulu avec Elizabeth Born, premier ministre, aller jusqu'au vote parce qu'ils se sont dit "Ouh là là là, là, on a une majorité de députés qui va voter contre la réforme des retraites" et il en ait de mêmes dans cette même composition de l'Assemblée nationale enfin que aujourd'hui hein, enfin c'était il y a 1 an sous Michel Barnier, il y avait eu un débat sur le budget, ça avait duré plusieurs semaines, plusieurs mois et puis à la fin ben les députés dans leur sagesse collective, ils avaient coconstruit, ils étaient en train de coconstruire une loi budgétaire qui ressemblait à quelque chose. Alors après évidemment l'exécutif était pas content de genre la la mouture qui était en train de sortir de de l'Assemblée nationale mais ils allit le faire et c'est à ce moment-là que Michel Barnier a fait ou là là là on a un truc qui va revenir sur beaucoup des acquis enfin oui des acquis de du quinquena du premier quinquena d'Emmanuel Macron donc 493 et il prend la copie qui sort du Sénat parce qu'il aimait beaucoup plus la copie du Sénat mais c'est pas ça et ensuite il il a bien sûr chuté à à la suite de ce 493. Ce que je veux dire, c'est que si Emmanuel Macron, si Michel Barnier avait laissé faire le parlement, il y aurait eu le vote d'une loi budgétaire, enfin voilà, avec son ça aurait fait son petit bonhomme de chemin, des petits allers-retours entre le Sénat et l'Assemblée nationale et à la fin, il y aurait eu quelque chose.

Donc là, moi ce que je dis, c'est que Sébastien Lecnu, c'est c'est toujours le truc qui me fait un peu rire, c'est que on a l'impression que c'est le gouvernement en fait qui qui vote et qui écrit la loi budgétaire. Non non non, non. le le gouvernement, il fait une première mouture qui l'envoie en fait au parlement.

Ensuite, il y a des discussions entre parlementaires à la fois les sénateurs et les députés. Et ensuite, ce sont les parlementaires qui votent la loi budgétaire et c'est eux qui coconstruisent la loi budgétaire. Ce n'est pas le gouvernement.

Ne leur en déplaise. Et ça, il va falloir que à un moment les gens se mettent ça dans la tête. Enfin, et quand je dis les gens, c'est surtout Emmanuel Macron.

Et si les parlementaires ils ont décidé de faire des choses qui reviennent sur pas mal des choses qu'on fait Emmanuel Macron, eh et ben ça sera le cas et ça sera comme ça et il faut qu'il l'accepte. Sinon c'est là qu'il y a un blocage et c'est là qu'il y a un risque de crise institutionnelle profonde. Et dans son interview à la presse régionale, Sébastien Cornou, il fait les loges du Parlement semblant décider une nouvelle méthode.

Est-ce que ça peut passer par là ? Bah écoutez, la nouvelle méthode pour l'instant consiste à légaliser ou à blanchir, si vous voulez le délai très long que traditionnellement on on connaît pour la formation d'un gouvernement. Euh euh jusqu'à présent, on disait tiens ça dure, ça prend du temps, c'est la faute du président, c'est la faute des des ministres, c'est la difficulté à monter un gouvernement.

Euh et aujourd'hui on dit "Mais c'est normal, c'est la méthode." Donc mais c'est mais c'est le le même le résultat est le même. C'estàd qu'on attend et d'ailleurs je remarquer à quel point au fond la question du gouvernement est sortie des agendas.

Qui parle de la formation du gouvernement ? Personne. Ni vous, ni moi, ni le le monde public.

Personne ne se soucie du fait qu'effectivement et bien voilà, on rentre dans une période de monol de de gouvernement des missionnaires très très davantageux pour les ministres qui son qui restent en poste sans obligation de résultat puisqu'ils peuvent plus rien faire à part les vraiment les affaires urgentes. Bon pour le ministère de l'intérieur c'est évidemment aujourd'hui du travail mais c'est intéressant de voir à quel point la question de la formation du gouvernement est sortie de nos esprits. On ne parle que des concertations, que des consultations, que de la capacité éventuelle à construire comme si on était venu des Allemands où on sait que on met 3 mois à construire un gouvernement après des élections mais sur un programme sur lequel on va s'entendre entre partis alors que pas du tout, on n pas du tout dans la culture politique allemande de ce point de vue-là.

Quand ta famille Russelle, bon il a regardé le marché hein, il va dans une matinale, euh il doit il doit dire des choses qui passent le mur du son et euh en bon communiste quelque part euh il veut il veut se raccrocher au mouvement social. Il y a cette nostalgie des communistes qui emmène qui emmène le peuple pour pouvoir lutter contre le pouvoir. Effectivement, il essaie de de de rattraper l'histoire.

Euh il il y a une question qui qui va se poser, c'est est-ce que euh Sébastien Lecnu peut rompre avec le marconisme, donner des gages à la à la gauche sans pour autant perdre sa droite et perdre son socle commun ? Est-ce que euh ça c'est une équation difficile à résoudre pour lui ? Alors, la première chose, c'est l'identité de Sébastien Lecnu.

Depuis qu'il a été nommé, les adjectifs qui reviennent le plus souvent pour le qualifier, c'est qu'il est proche d'Emmanuel Macron, c'est qu'il est loyal envers Emmanuel Macron et c'est que finalement il est le double ou le miroir d'Emmanuel Macron. Donc on ne voit pas trop pourquoi euh cette personnalité qui est très discrète dans les médias, qui a jamais fait de grands discours de politique générale, qui s'est jamais très avancé sur au fond euh son idéologie, on ne voit pas pourquoi il irait perpendiculairement à ce que euh a fait Emmanuel Macron depuis le début. Ça c'est la première chose.

Après la deuxième chose c'est que c'est intéressant parce que quand il a dit le mot rupture sur le perron de de Maton, on peut l'entendre de deux façons. Enfin, c'est rupture. Est-ce qu'il entend rupture au sens de la gauche, c'est-à-dire la gauche de rupture ou bien est-ce qu'il l'entend ben du côté de l'extrême droite ? parce que genre si jamais il commence à épouser l'agenda, le projet, le programme de l'extrême droite comme d'ailleurs ça a été en partie le cas de ces de ces prédécesseurs, on peut imaginer que ça serait aussi une rupture.

Le mot rupture est quelque chose que fait partie du vocabulaire aussi du rassemblement national. Ils disent "Nous, on veut une rupture avec la politique immigrationniste qui est menée depuis maintenant 50 ans en France et cetera." Donc la rupture, elle peut être de l'autre côté de les chiquers politiques.

Donc aujourd'hui, on sait pas trop comme tout le monde l'a noté, bah il fait pas beaucoup d'interviews. Il pas il est il est très économe en en mots et en citation et en machin. Donc on sait pas du tout où est-ce qu'il veut aller.

Mais moi, de ce que j'ai entendu, j'ai parlé avec des gens qui l'ont qui l'ont rencontré et des syndicalistes et des des responsables politiques qui m'ont dit "Franchement tout ça m'a l'air très flou. il dit pas grand-chose, il prend des notes et c'est OK, c'est un t mais le problème c'est qu'au bout d'un moment va falloir rentrer dans dans l'art de la de la politique. Encore une fois, moi je n'ai absolument je ne me fais et d'ailleurs même dans son dans le socle commun comme on dit enfin où ce qu'il en reste on on tout le monde sait très bien que le gouvernement le corps nuera vraiment le temps des roses hein.

Enfin je veux dire ça va ça va pas durer longtemps he enfin et Pablo, vous parlez des syndicalistes, les syndicats qui appellent aujourd'hui à la mobilisation, une journée de mobilisation très suivie. Comment il peut répondre à cette colère Sébastien Lecnu ? Quelle marge de manœuvre il a pour répondre à la colère qui s'exprime aujourd'hui dans la rue ? a pas beaucoup puisque on voit bien que au fond ce sont deux de deux mouvements, je dirais deux dynamiques séparées.

Il doit parler avec les groupes parlementaires pour pour obtenir une capacité d'avoir un chemin de budget et quelque part à côté de cela, il doit répondre ou en tout cas entendre ou montrer qu'il est sensible à une colère qui s'exprime à désarrois de la part de d'une partie importante de la société de et de la part des des syndicats. D'ailleurs, il a déjà commencé à le faire finalement parce que les premières mesures symboliques de suppression, il a supprimé la suppression. Donc de ce point de vue là, il a il a commencé à dire auquel je vous ai compris, hein.

On va dire et il a la fameuse mesure aussi totalement symbolique mais qui est demandée par le peuple parce que le peuple aime les symboles aussi. C'est normal de la suppression des avantages donc accordé aux anciens dirigeants, premier ministre, président. Ce sont des des des manières de dire, je vous ai compris.

Et c'est une manière aussi de dire parce que de de de rappeler et de confirmer qu'il est il a une proximité paradoxale avec Emmanuel Macron parce qu'en réalité il est totalement antagoniste avec la pratique du pouvoir qu'Emmanuel Macron puisque c'est un élu local. C'est quelqu'un qui effectivement considère que il faut parler avec tout le monde, que les corps intermédiaires c'est important. il a il a fait tout le parcours ringard que que que pointait à l'époque Emmanuel Macron.

C'est il a été il a fait toutes les élections et et tous les postes locaux. Et donc de ce point de vue-là, c'est étonnant de de de considérer qu'il est il est proche de lui. Il est peut-être proche de lui dans la matrice idéologique, mais dans la pratique du pouvoir, c'est différent.

Et c'est peut-être là que ce pourra à un moment donné parce qu'il y aura forcément des tensions, se matérialiser une forme de rupture entre les deux. Par dans la rue Michael, les gens ils demandent notamment plus de justice fiscale, plus de justice sociale et il reparlent aussi de la réforme des retraites. Est-ce que là-dessus Sébastien Lecornu peut lâcher des choses ?

Bah, on verra euh si effectivement il est il devient euh c'est un c'est un ancien proche de Bruno Lemè et donc de la jeis dire de la de la de la zone Dominique de Villepin. Euh il est le dernier premier ministre à avoir lâché quelque chose Dominique de Vilpin. Et et la et la la réforme du CPE a été la dernière victoire syndicale.

Donc aussi le rapport de le l'enjeu, il est aussi du côté des syndicats qui certes peuvent mobiliser parce qu'ils ont la capacité technique et et en en en force syndicale dans les entreprises de pouvoir mettre des gens dans la rue, c'est le c'est leur métier. Mais la réalité de de d'un rapport de force, elle est quand même encore à questionner. La réforme des retraites, il y a eu beaucoup de monde pendant des mois et des mois, elle a été votée.

Le le elle a pas été votée, elle a été adopté. Elle été pardon, elle a été adoptée. Absolument.

Merci. très juste et aujourd'hui on demande euh effectivement qu'elle soit qu'elle soit suspendue ou en tout cas qu'elle soit même abrogée. Mais forcé de constater que la dernière fois où une mobilisation dans la rue a amené un gouvernement à dire je recule le la fameuse promulgation suspension de de de Jacques Chirac à l'époque pour pour ce ce dispositif, c'était le CPE.

Bon, il faut regarder maintenant les d'histoire, ça remonte un peu quand même. Ouais. 20 ans presque.

Euh qu'est-ce que qu'est-ce qu'ils peuvent obtenir aujourd'hui les syndicats au-delà de la démonstration de force euh euh et du nombre de manifestant euh qui sera massif derrière ? Qu'est-ce qu'il peut y avoir ? Alors, c'est assez intéressant parce que quand euh vous regardez euh les mots d'ordre de l'intersyndical qui appelle à manifester euh aujourd'hui, c'est assez flou et c'est assez disparate parce que euh en vérité euh le le communiqué de presse était parti euh alors même que Beou était encore en poste et donc c'était contre le budget Berou.

Sauf qu'aujourd'hui, bon, il y a plus de budget berou euh genre enfin en tout cas il est largement en train d'être remagé par Sébastien Lecornu. On sait pas trop où est-ce que ça va aller d'ailleurs. Euh mais la mobilisation a priori va être très importante.

Il y a déjà des grèves euh qui sont qui sont importantes dans les transports, dans dans les dans les services publics, notamment de l'éducation. Et on on moi j'ai j'ai essayé de de prendre le pou, tu vois, auprès des syndicats et cetera et les gens ils m'ont dit "Mais genre nous on en a marre en fait, on en a ralbol, on en a on stop en fait au bout d'un moment trop c'est trop." Ce qui est très rare en fait dans une manifestation intersyndicale.

Euh normalement les intersyndicales ont des mots d'ordre qui sont très précis. C'est l'abrogation de la réforme des retraites, c'est genre la hausse des salaires, c'est là c'est un un peu diffus et c'est en ça que c'est intéressant. Juste pour aller dans dans votre sens Paulo Marie Lise Léon qui dit ce matin sur BFM que se défiler c'est pour permettre l'expression de la colère.

Exactement. Et d'ailleurs, cette colère qui s'articule en fait avec d'autres choses qui sont en train de se passer euh dans notre pays, il y a eu la mobilisation euh du 10 où il y a eu plusieurs centaines de milliers de personnes euh qui ont euh défilé dans la rue de manière spontanée. C'est un terme qu'on utilise en sciences sociales pour parler de ce genre de de mobilisation où il y avait pas vraiment de gens qui appelaient et puis finalement si et puis c'était les réseaux sociaux et puis c'est c'était du bouche à oreille et puis les gens sont sortis dans dans la rue le 10 septembre le mouvement bloquou.

Il y a aussi euh le le problème le la crispation institutionnelle et euh politique. Et donc l'articulation en fait de toutes ces crise avec maintenant l'entrée en en dans dans la danse, on va dire euh des syndicats montre sans mot d'ordre montre montre à quel point il y a un problème mais très profond. la question de comment est-ce qu'on y répond, comment à la fois la gauche, parce que genre on est quand même comme ce sont des syndicats, c'est quand même un mouvement de de gauche, comment la gauche va réussir à offrir une un horizon politique en fait à tous ces gens qui vont être dans la est une première question.

La deuxième, c'est la réponse de l'exécutif. Et moi depuis maintenant 3 jours, j'entends la façon dont l'État au sens large répond déjà d'ors et déjà en fait à ce qui est en train de se passer, à ce qui va se passer le 18, c'est euh des préfets de police sur les plateaux télévision et euh Bruno Retaillot qui fait un point presse ce matin à 6h du matin pour expliquer que c'est bon là, il a débloqué je sais pas quoi enfin et c'estd que la réponse n'est qu'une réponse de l'ordre de l'ordre il ne parle que d'ordre alors on ne peut pas répondre à de la colère sociale. enyant des Oui, mais alors peut-être que il va falloir arrêter d'envoyer des ministres de l'intérieur pour répondre à la colère sociale.

Nickel. En tout cas, c'est il est vrai que au fond ce que dit le syndicat en disant il faut laisser la colère s'exprimer. Bon, c'est une manière de dire onattend pas grand-chose parce qu'en réalité et effectivement c'est c'est c'est très juste un un mouvement social existe et réussi s'il est concentré sur une mesure.

Si sur les banderolles vous avez parce que faudra bien regarder les banderoles cet après-midi, il faut il faut il faut il faut voir qu'il y a le retrait l'exigence du retrait d'une mesure. Et de ce point de vue là, à partir du moment où on est pour la justice sociale, pour le sal de respect services public et pour la démocratie, on sait que c'est un une journée d'ambiance qui certes continue à imprégner et à raconter et à cristalliser la la situation éruptive dans le pays et on le voit bien et d'ailleurs forcé de constater qu'à chaque fois qu'il y a un sondage ou un scrutin, ça n'est pas la gauche qui est au port du pouvoir. Donc de ce point de vue là, il y a aussi une réponse que les syndicats doivent apporter et que les partis de gauche doivent apporter, c'est-à-dire comment faire pour à la fois reconnaître qu'il y a une colère, mais qu'en même temps aujourd'hui aujourd'hui ils ce sont pas eux qui sont en situation de pouvoir y répondre.

Merci à tous les deux. Merci. On va terminer par l'histoire du jour et elle nous emmène en Haute Loire.

Pendant 4 jours, la ville du Puit envelé se met à l'heure de la Renaissance pour les fêtes du roi de l'oiseau. Est-ce que vous connaissiez Pablo et Michel ? Non, je connaissais c'est les lentilles et et c'est et c'est une tradition, c'est la 40e.

Et puis en plus, on reconnaît pour une autre un autre moment très important pour au début des gilets jaunes et l'histoire donc des Templiers mais là non là alors c'est la 40e édition hein donc on est quand même sur une tradition. Alors hier c'était la cérémonie d'ouverture des coups de canon présentation des troupes et vous le voyez un énorme gâteau d'anniversaire. Alors on est sur un gâteau de compétition 1,20 de large 2,40 de long, 600 œufs, 38 L de lait. 40 kg de sucre, rien que ça.

Et vous le voyez, la foule, elle était au rendez-vous pour admirer le défilé des troupes qui avaient revêtu leurs plus beaux habits. Et cette journée, elle s'est terminée par un bal masqué à l'hôtel du département. Alors, si vous aussi vous voulez revenir le temps d'un weekend à l'époque de la Renaissance, vous avez jusqu'à dimanche pour aller au puit en velet.

Du pain et des œufs. Exactement. Merci beaucoup.

Merci Michael, merci Pablo d'avoir été avec nous et merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. On vous souhaite une très bonne journée sur Public Sénat. [Musique]