Bétharram : la députée LFI Sarah Legrain demande la démission de François Bayrou - 20/05/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Sarah LegrainFait
« Monsieur le Premier ministre, vous faites honte à votre fonction. »
- 0:25Sarah LegrainFait
« Vous avez menti le 11 février dernier lorsque vous avez affirmé "Je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violence ou de violence à force sexuelle. Jamais." »
- 0:45Sarah LegrainFait
« Le surveillant condamné en 1996 pour des violences sur un élève n'avait pas été licencié. Il avait été promu. »
- 1:00François BayrouFait
« Je viens de licencier même si cela risque d'avoir des retombées le surveillant en question. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le Premier ministre, vous faites honte à votre fonction. Devant la commission d'enquête sur les violences en milieu scolairire, vos propos ont sidéré et écœuré. Vous avez écœuré par le mépris et les attaques systématiques envers celles et ceux qui ont osé parler, alerter, combattre l'omerta.
Non, monsieur Bairou, l'enseignante qui donnait aux élèves battus et violé de Betaram le numéro d'urgence d'enfance maltraité n'était pas dérangé. Elle était la seule à avoir gardé raison et humanité dans cet océan de silence et de violence. Vous avez sidéré en justifiant la violence physique dans l'éducation, sidéré en présentant des pédocriminels comme des adultes se choisissant des partenaires enfants.
Il n'y a gu plus que l'extrême droite pour vous applaudir sur un tel sujet. Nous n'oublions pas d'ailleurs qu'elle est en croisade contre l'éducation à la vie sexuelle et affective qui donne les outils aux enfants pour nommer les crimes des adultes. Lors de votre audition, vous n'avez cessé de crier à l'acharnement et de discréditer le travail de la commission pour protéger les enfants.
Il n'y a pas de procès politique dont vous seriez la victime, monsieur Baou. Il y a une certaine idée de la fonction que vous occupez. Un premier ministre ne peut mentir à la représentation nationale sans gravement porter atteinte à notre démocratie.
Vous avez menti le 11 février dernier lorsque vous avez affirmé "Je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violence ou de violence à force sexuelle. Jamais. Lors de votre audition, vous avez pourtant reconnu sousement disposer des informations par la presse et donc dès 1995 sur des violences physiques.
Hier, document à l'appui, les victimes de Bettaram ont mis en cause vos déclarations devant la commission d'enquête. Non, le surveillant condamné en 1996 pour des violences sur un élève n'avait pas été licencié. Il avait été promu.
Par votre inaction. Vous avez trahi la responsabilité de ministre de l'éducation et laisser des pédocriminels continuer à sévir pendant des décennies. Par vos mensonges, vous déshonorez aujourd'hui la fonction de premier ministre face au représentants du peuple français.
Monsieur Baou, quand allez-vous démissionner ? Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur le premier ministre.
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Madame la député, je sais bien que la France insoumise voudrait que dure éternellement cette polémique. J'ai été entendu 5h30 devant la commission dont je prétends que vous l'avez dévoyé de sa vocation et de son sujet parce que l'avoc parce que le sujet de la commission c'était l'ensemble des établissements.
Alors vous venez de dire que ce que ce surveillant n'avait pas été licencié. Je vous lis je vous lis le document envoyé le 5 novembre 96 à l'inspecteur par le directeur de l'établissement. Il y a plusieurs points mais le premier de ces points c'est je viens de licencier même si cela risque d'avoir des retombées le surveillant en question.
Et donc ça c'est la première chose. Deuxièmement, deuxièmement, je n'ai critiqué personne. Je me suis seulement contenté de montrer que les [Applaudissements] affirmations, je sais bien que ça vous gêne.
Je sais bien que ça vous gêne. [Applaudissements] Madameoto, s'il vous plaît. Madame Amoto, non, vous laissez le Premier ministre répondre.
Vous n'avez pas la parole. Monsieur le Premier ministre, je sais bien que cela vous gêne, mais il se trouve que je me suis contenté de montrer devant la commission sous serment que les propos tenus devant elle étaient purement et simplement factuellement impossible, qu'il y avait 2 ans d'écart et que c'était inimaginable et que c'était donc la preuve d'affabulation et je le maintiens devant vous. Et enfin, pour que cette polémique soit close, j'ai l'intention j'ai l'intention dans les 48 hees j'ai l'intention dans les 48 heures de mettre en ligne la totalité des documents, je viens d'en montrer un, qui montreront que ces accusations sont scandaleusement inexactes et qui, je l'espère, permettront à tous ceux qui sont intéressés de se faire une opinion loyale.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. Ah.
François Bayrou