Trump et Macron, chronique d'une relation mouvementée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
un type épatant"...
Pour prouver à quel point ce Conseil de la paix, dont il veut être président à vie, où il aura le droit de veto, avec une entrée à 1 milliard de dollars, car c'est une unité de compte...
La corruption à ciel ouvert existe à Washington. C'est même invraisemblable. Le "Financial Times" a calculé que la famille Trump, depuis le 20 janvier dernier, a gagné plus d'un milliard de dollars. - A.Casse: Ces coulisses que l'on vient de voir racontent les hauts et les bas d'une relation commencée il y a 10 ans.
Ils sont arrivés tous les 2 en même temps au pouvoir. - Paris, le 14 juillet 2017. Sur la plus belle avenue du monde, E.Macron sort le grand jeu pour impressionner son tout nouvel allié, D.Trump.
Regards complices et confidences, les 2 hommes se montrent plus proches que jamais. - E.Macron: Nous avons trouvé aussi des alliés sûrs, des amis, qui sont venus à notre secours.
Les Etats-Unis d'Amérique sont de ceux-ci. C'est pourquoi rien ne nous séparera jamais. - Trump, Macron, une promesse d'amitié, des poignées de main très appuyées. - D.Trump: C'est un grand honneur d'être avec le président français élu qui a mené une campagne extraordinaire et qui a une histoire formidable.
On en a parlé dans le monde entier. - Le président français aurait-il un lien particulier avec son homologue américain? - E.Macron: Nous avons une relation très spéciale.
Nous sommes tous les 2 probablement les francs-tireurs du système. Je crois que l'élection du président Trump était une surprise dans votre pays. Mon élection était sûrement une surprise dans mon pays.
Nous ne faisons pas partie du système politique classique. Je crois que nous avons une relation personnelle très forte. - Pourtant, tout oppose les 2 hommes.
Le 1er, libéral et pro-européen, le 2d, protectionniste et isolationniste. Quand D.Trump souhaite quitter les accords de Paris en 2017, E.Macron ne parvient pas à le convaincre d'y rester. - E.Macron: Je respecte bien sûr cette décision, mais je pense que c'est une erreur pour les Etats-Unis et pour notre planète.
Où que nous vivions, qui que nous soyons, nous partageons tous la même responsabilité: rendre sa grandeur à notre planète. - Simple désaccord ou dégradation des relations? En novembre 2018, suite à la proposition d'E.Macron de créer une armée européenne, le président américain s'attaque personnellement à lui pour la première fois. ...
Lorsque D.Trump fait son retour à la Maison-Blanche en 2025, opération séduction du côté de l'Elysée. D.Trump, invité d'honneur de la réouverture De Notre-Dame, E.Macron en profite pour jouer les entremetteurs sur les sujets internationaux comme l'Ukraine.
Mais avec D.Trump, rien n'est rationnel. La reconnaissance française de l'Etat de Palestine ébranle une nouvelle fois la relation entre les 2 hommes. - D.Trump: C'est un type un peu différent.
Il est sympa, il a l'esprit d'équipe. La bonne nouvelle, c'est que ce qu'il dit importe peu. Ca ne changera absolument rien. - De la critique à l'humiliation... - D.Trump: Emmanuel m'a dit: "Donald, passons un accord.
Tu auras tout ce que tu veux mais ne dit rien à personne. Donald, je t'en supplie!" - Face à ces attaques, E.Macron va-t-il jouer la carte de la fermeté? - E.Macron: Face à la brutalisation du monde, la France et l'UE doivent défendre un multilatéralisme efficace car il sert nos intérêts et ceux de tous ceux qui refusent de se soumettre à la loi du plus fort. - Quelle posture adopter face à D.Trump?
Après 10 ans de relation, E.Macron semble encore chercher la réponse. - A.Casse: Dernier épisode: D.Trump dit que de toute façon, E.Macron n'a plus que quelques mois au pouvoir et qu'il ne compte plus.
On va vers la rupture? - Gal J.-P.Perruche: Je serais tenté de dire que c'est plutôt honorifique pour notre président.
D.Trump met tellement de pugnacité pour l'humilier et le discréditer que c'est qu'il représente un vrai obstacle pour lui. Sinon, il n'en parlerait pas.
Quelle peut être la réaction du président français, qui est effectivement le seul à pouvoir revendiquer une certaine autonomie stratégique par rapport aux Etats-Unis et aux autres puissances mondiales? C'est un empêcheur de tourner en rond, aussi bien pour V.Poutine, qui a intensifié ses menaces hybrides contre nous, que pour le président américain.
Vous avez entendu parler de l'armée européenne. Il y a toujours eu Une attitude très ambivalente des Américains à l'égard de la défense de l'Europe par les Européens. Les Américains ont toujours dit aux Européens qu'ils n'en faisaient pas assez, mais ils ont toujours contré les idées qui consistaient à faire ensemble une défense, donner une capacité opérationnelle collective aux Européens.
On se souvient du discours de M.Albright à la fin des années 90. Ca n'a jamais ralenti.
Ca a toujours été: "Débrouillez-vous avec vos affaires, mais ne devenez pas une puissance. Vous allez contester notre politique étrangère et ça n'ira pas pour nous." - A.Casse: E.Macron a fait savoir qu'il quittait Davos ce soir et qu'il n'y aura donc pas de tête-à-tête avec D.Trump.
Il y avait l'idée d'un G7 à Paris où E.Macron a invité D.Trump.
Comment vous interprétez la non rencontre? On a peur? - V.Hugeux: La formulation même du message dévoilé par D.Trump montrait l'inévitabilité de l'échec.
D.Trump ne peut pas être invité s'il n'est pas à l'initiative. Il ne peut pas se rendre à une sorte d'initiative improvisée de quelqu'un envers lequel il manie tantôt la condescendance et le mépris, tantôt l'agression bête et brutale.
Au passage, cruauté des archives...
Quand on entend aujourd'hui E.Macron magnifier les trajectoires de l'un et de l'autre, qui seraient les incarnations, les archétypes de l'antisystème et qu'on voit où en sont leurs relations aujourd'hui, ça n'a pas beaucoup résisté à l'épreuve du temps. - A.Casse: Question. - A.Toulouse: C'est ce que je vous ai dit tout à l'heure.
A Washington, ceux qui sont blessés sont ceux sur qui on ne tape pas. Je me suis amusée à compter tous ceux qu'il avait insulté, y compris le juge de la Cour suprême qu'il avait nommé lui-même. C'est épidermique.
Dieu sait que des psychanalystes se sont penchés sur lui. C'est peut-être un traumatisme d'enfance. Il ne supporte pas la contradiction.
On le pique, il sort le bazooka. J'en reviens au fait qu'il s'avance en terrain européen. Il est à Davos, où personne ne va.
Emmanuel Macron