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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 29 mars 2023 41 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleNumériqueInstitutions & élections

Réforme des retraites : le péril jeune ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Génération 49.3 : comment analysez-vous cette mobilisation des jeunes ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Les influenceurs ont-ils un rôle dans cette mobilisation ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les plus âgés ont-ils tort de se moquer des jeunes qui s'engagent ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le numérique change-t-il la manière dont les jeunes s'informent ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    L'information traditionnelle est-elle anxiogène pour les jeunes ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les chiffres clés de la précarité des jeunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Salomé SakéFait
    « l'utilisation du 49-3 c'est ce qui a déclenché un basculement de la jeunesse dans sa mobilisation contre la réforme des retraites »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les matins de France Culture guillaume Erner hier la dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites à de nouveaux rassemblé plusieurs centaines de milliers de manifestants en France dont de nombreux lycéens et étudiants qui ont rejoint les jeunes travailleurs dans les cortèges selon l'ifocs dans un sondage réalisé début mars les moins de 35 ans seraient en un fait les plus opposés à 64% à la réforme des retraites et leur mobilisation croissante pourrait inquiéter le gouvernement mais la jeunesse peut-elle vraiment redynamisée le mouvement de contestation comment les jeunes s'engagent-ils aujourd'hui dans les luttes sociales pour en parler j'ai décidé de vous inviter Salomé saké bonjour vous êtes journaliste pour le média blast et vous venez de publier soit jeune et tais-toi aux éditions Payot une forme de réponse aux critiques adressées par certains plus âgés à votre génération et là justement il y a une de libération aujourd'hui qui appelle votre génération génération 49.3 qu'est-ce que vous en pensez je pense que c'est plutôt juste parce que l'utilisation du 49-3 c'est ce qui a déclenché un basculement de la jeunesse dans sa mobilisation contre la réforme des retraites alors il y avait déjà des jeunes dans les cortèges mais il n'était pas majoritaire là ça devient vraiment très frappant dans les manifestations cette mobilisation de la jeunesse qui bien sûr encore une fois proteste contre la réforme des retraites premièrement parce que les jeunes ont aussi dans leur entourage des personnes qui sont directement concernées à très court terme par cette réforme donc leurs parents parce qu'ils observent eux aussi dans leur quotidien comment le travail peut user comment ça peut avoir des conséquences sur leur entourage mais effectivement plus largement il y a une aspiration démocratique chez une partie de la jeunesse qui a été heurtée par cette utilisation du 49-3 qui a provoqué un vrai soulèvement ou en tout cas une véritable colère la jeunesse qui puisque le 49-3 est devenu est devenu un petit peu le symbole de ce passage en force et de cette non écoute de la population je pense à ça je pense à Lyon 3 qui sont extrêmement rare qu'elles se mobilisent qui ont été bloquées là c'est ces derniers jours et sur la question encore une fois du 49-3 c'est aussi ce qui a provoqué le l'implication et c'est encore une fois très rare d'influenceurs de créateurs de contenu comme les NA situations comme enjoyPhoenix comme Seb la frite alors ça peut-être pas parler à tous justement on a on a si vous voulez dans la machine normalement un extrait de de ces influenceurs on va les faire entendre à ceux qui ne les suivent pas traditionnellement pour donner une idée de ce qu'est un influenceur s'exprimant sur la réforme des retraites et je crois que le son n'est pas encore prêt dès que on l'aura il est là il est là on l'écoute la France en colère certains d'ailleurs ont ironisé sur le fait qu'il y ait des influenceurs des influenceuses en l'occurrence protestant contre la réforme des retraites justement si vous pouviez nous donner votre sentiment Salomé saké à la fois sur le rôle que certains influenceurs ont est dans cette manifestation et puis aussi la manière dont les plus âgés peut-être ne comprennent pas trop cette manière de s'exprimer alors c'est toujours compliqué de savoir qui a influencé qui est-ce que c'est le public qui a influencé les influenceurs et les a poussés à prendre position ou est-ce que c'est ces influenceurs qui influencent leur public je pense que ça peut aller dans les deux sens on a vu certaines pressions sur Twitter face à des contenus qui était mis en ligne par ces influenceurs et il y avait des personnes qui disaient mais comment vous pouvez mettre des contenus qui n'ont rien à voir et faire comme si comme s'ils ne se passait rien alors que le 49-3 vient d'être utilisé et ça a déclenché une vague de prise de position chez des influenceurs normalement totalement dépolitisés comme celle qu'on vient d'entendre et qui vraiment ont un poids énorme dont on ne se rend pas forcément compte je pense à unejjoyphoenix où les nations c'est des millions et des millions et des millions d'abonnés ce sont des personnes qui ont plus d'abonnés que le Président de la République qui ont plus de pouvoir et de puissance et de force de frappe sur les réseaux sociaux que n'importe quel homme ou femme politique en tout cas que je que je connaisse donc c'est évident que ça a pu avoir un rôle et surtout que ça a amené certains jeunes qui peut-être ne s'étaient pas du tout intéressé la question à au moins se poser la question de qu'est-ce qui se passe et que cette réforme des retraites et donc ça a porté le sujet sur les réseaux sociaux et on a constaté le développement de plein de contenus alors je pense être TikTok à twitch de de qui sont liés à la réforme des retraites qui sont parfois ironisants sur ou des blagues sur ce qui se passe à l'Assemblée nationale mais qui a porté le sujet politique au cœur de réseaux sociaux ou normalement il n'a pas du tout cette place là mais alors les moqueries elle venait du fait que que ces influenceuses en l'occurrence généralement n'étaient pas politisés n'avait pas d'ailleurs les codes du langage politique vous Salomé saké qui est journaliste et jeune est-ce que pour vous c'était un tort de la part des plus âgés de ce moquer de ces influenceuses oui je pense que c'est symptomatique du traitement qui est réservé souvent à l'engagement des jeunes c'est à dire qu'on va déplorer le fait que les jeunes ne votent pas que les jeunes ne seraient pas assez engagés dans notre démocratie qu'il ne se préoccuperait pas assez du collectif c'est des reproches qu'on va beaucoup retrouver et quand il s'engage ça ne va jamais être de la bonne manière et ils vont essuyer une pluie de critiques qui est parfois extrêmement violente là on l'a vu dans le cas de ces influenceuses qui effectivement n'ont pas forcément le langage attendu par le monde politique ou médiatique aussi il faut bien le dire et qui donc ont essuient des critiques très très violentes qui peuvent aussi je trouve dissuader les autres jeunes de s'engager puisque si c'est ça le traitement qu'on aux jeunes qui essaie de prendre la parole publiquement et qui sont parfois aussi ces jeunes qui sont des idoles d'autres jeunes si on les voit se faire lyncher ça donne pas très envie d'aller s'impliquer politiquement ça donne pas très envie de participer en tout cas aussi au système de manière plus traditionnelle donc je pense que c'est une erreur de de linger comme ça sans réfléchir les jeunes qui tentent d'une manière ou d'une autre de s'engager pourquoi parce que vous avez l'impression qu'il y a aussi une forme de conflit de génération en tout cas une manière pour les plus âgées de ne pas comprendre votre génération c'est l'homme et saké je pense en effet alors je dirais pas conflit de générations mais je pense qu'il y a des incompréhensions entre les différentes générations incompréhensions qui ne sont pas nouvelles dont on retrouve des traces de l'antiquité mais qui sont particulièrement fortes et exacerbées par l'éruption du numérique parce que il y a un usage numérique entre les plus âgés qui utilisent aussi le numérique mais et les plus jeunes qui est vraiment différent avec des codes différents des cultures différentes presque qui se sont développées et donc ça exacerbé pour moi ces incompréhensions et ses accusations qui reviennent souvent en paresse en narcissisme en individualisme des accusations que j'estime erronées et que j'ai essayé de démonter dans mon livre avec des statistiques des chiffres des études sociologiques justement Salomé saké pour vous le numérique c'est quoi quel type de réseau social alors très vaste question ce qu'est le numérique en tout cas les jeunes ont des pratiques de ces réseaux sociaux qui sont effectivement différentes je pense à des réseaux sociaux aujourd'hui comme Tik Tok ou comme la plateforme de streaming twitch qui sont vraiment des réseaux jeunes par excellence et on voit la différence de Twitter et alors plus encore de facebook oui et c'est souvent la même dynamique c'est qu'on va retrouver Facebook par exemple moi quand j'étais plus jeune quand j'avais une quinzaine d'années c'était le réseau des jeunes donc on y était tous les plus âgés n'étaient pas du tout présents sur cette plateforme petit à petit nos parents voient nos grands-parents ont commencé à investir cette plateforme les jeunes se sont reportés sur Instagram ça jusque il y a encore 5-6 ans 7 ans c'était vraiment un réseau jeune et puis petit à petit pareil des 30 r 40 R59 sont arrivés sur cette plateforme et les plus jeunes se sont reportés Lab très récemment plus sur Tik Tok et sur twitch pour ne citer que ces plateformes-là mais à chaque fois on voit le développement de code propre de d'une culture propre de de manière d'aborder les enjeux de société aussi différemment et effectivement le numérique participe à créer cette rupture générationnelle et alors justement qu'est-ce que ce numérique selon vous Salomé saké fait à la politique telle que la pratique voudrait la pratique ou alors tel que s'engage les jeunes je pense que en fait ce qu'on constate c'est que à chaque fois ces plateformes sont totalement dépolitisées au début donc on assiste à des créations de contenu de divertissement du mur de conseils beauté de jeux vidéo c'est sur des contenus complètement des politisés et petit à petit ça commence à se politiser notamment quand il y a des événements dans le la sphère politique qui survienne et qui sont particulièrement forts et là vraiment l'utilisation du 49-3 pour moi c'est un cas d'école je pense au streamer Jean Massier qui est un la référence en France de vulgarisation politique notamment pour les jeunes qui jusqu'à présent était quand même plutôt comment dire réserver à une sphère d'initiée même bien que quand même plutôt populaire mais je veux dire sur twitch c'est pas le le celui qui a le plus de d'abonnés en France et qui là pendant l'utilisation du 49-3 alors qu'il analysait ce qu'il se passait en direct à l'Assemblée nationale notamment pour le vote de la motion de censure devenu un pic absolument historique de ce qu'on appelle les viewers de d'abonnés de personnes qui regardent qui est passé à un demi million de personnes qui ont regardé ce qui se passait à l'Assemblée nationale et qui sont très majoritairement des jeunes donc on voit comment le politique peut faire son entrée dans sur certaines plateformes numériques et politiques et participer aussi voilà à politiser une partie de la jeunesse mais alors est-ce que ça veut dire que cette jeunesse elle s'informe peu par d'autres moyens est-ce que par exemple vous considérez que l'information traditionnelle vous allez me dire d'ailleurs ce que vous appelleriez la formation traditionnelle et plutôt je ne sais pas anxiogène oui je pense que l'information traditionnelle est très anxiogène mais après c'est aussi une question de format c'est à dire que j'ai rencontré très peu de jeunes dans mon enquête qui allaient s'informer en écoutant justement la radio ce matin ou en regardant la télévision qui sont des modes d'information plus traditionnelles qui ont plus de succès auprès de nos aînés mais ça ne veut pas dire que les jeunes ne s'informent pas ils s'informent juste différemment les réseaux sociaux sont le premier facteur pour eux premier vecteur d'informations alors que ce soit la télévision les journaux aussi en ligne ils peuvent les lire mais c'est vrai que c'est pas forcément en fait ils vont souvent trouver par le biais des réseaux sociaux des liens qui mènent vers certains journaux mais en fait le premier vecteur ça reste aujourd'hui les réseaux sociaux et qu'il est qui font qu'ils peuvent aussi regarder certains ils peuvent avoir leurs petites habitudes comme des personnes plus âgées je pense à la chaîne du youtubeur Hugo décrypte qui est journaliste aussi et qui a adapté son format aux réseaux sociaux et aux jeunes et qui aujourd'hui d'une des premières références en tout cas dans les jeunes me parler et qui finalement permet aussi d'informer des jeunes et leur permettre d'avoir accès à cette information vous disiez plutôt anxiogène qui effectivement prend beaucoup de place et donc on a tendance à se dire non et jeunes se moquent totalement de la marge du monde ils sont pas informés et ils s'informent différemment mais ils sont quand même globalement conscients de ce qui se passe aussi bien à l'international je pense à l'Ukraine dont beaucoup de jeunes m'ont parlé qu'en France et là on le voit souvent c'est le premier le premier élément qui revient c'est que le les informations sont extrêmement anxiogènes il y en a certains même que ça terrifie que ça prostre entre le réchauffement climatique les crises géopolitiques les déni de démocratie les images de violence policière notamment qu'on peut voir circuler sur les réseaux sociaux ça fait beaucoup de contenu extrêmement anxiogène et qui leur donne peu d'espoir en l'avenir et qui leur qui vraiment leur rend la capacité à se projeter extrêmement difficile justement dans votre livre soit jeune et étoile le livre que vous publiez aux éditions Paillot Salomé saké vous avez une vision qui est une vision comment dire assez noire des conditions dans lesquelles sont les jeunes donc une information anxiogène dites-vous une pandémie qui a été accéléréatrice de pessimisme également de santé mentale également je rappelle qu'après à la pandémie là on a un taux absolument historique de dépression chez les plus jeunes il y a une étude de santé publique France qui est parue là on février qui montre qu'un jeune sur cinq aujourd'hui en France présentent des troubles dépressifs donc c'est vraiment un problème majeur qu'on a je pense pas assez pris au sérieux bon mais à la fois c'est aussi je dirais un corréla habituel de la jeunesse que de considérer qu'à 20 ans on est vraiment pas aux plus belles âge de la vie vous citez d'ailleurs Balavoine alors là ça envoie le boomer que je suis à quelques années en arrière s'exprimant face à François Mitterrand alors en campagne la voix disant à la télévision les jeunes sont en train de crever ils sont désespérés donc ça n'est pas quelque chose de complètement nouveau non c'est pas complètement nouveau effectivement les jeunes ont souvent eu plus de à subir de plus de précarité par exemple que les plus âgés mais là on attend vraiment des taux historiques un chiffre par exemple sur la question du marché du travail en 2018 le taux de précarité des 15 29 29 ans était le temps et pardon et de 38% contre 7% pour les plus de 50 ans et sur la pure question de la précarité en 1982 le taux d'emploi précaire des plus jeunes était de 18%, il est aujourd'hui de 52% pour les pour les jeunes donc on voit que ça a plus que doublé et c'est et ça a continué à s'exerber et on a de plus en plus de difficultés sur le marché du travail et pour les jeunes à accéder à l'autonomie à accéder au logement à accéder à l'alimentation aujourd'hui les jeunes constituent la moitié des fils d'attente pour l'aide alimentaire au Resto du Coeur donc on voit qu'on a on a une véritable problématique qui continue enfin qui qui s'intensifie et qu'observe les économistes qu'observent les sociologues et donc dans ce livre je donne pas mon opinion sur cette question là je suis allé vraiment interroger des jeunes qui qui m'expliquent en détail quel est leur quotidien comment ils vivent avec cette précarité avec ces difficultés et surtout je suis allé aussi récupérer des statistiques de l'INSEE qui montre comme celle que je viens de vous citer que la précarité ne cesse d'augmenter et que aujourd'hui par exemple les emplois sont clairement plus précaires que dans les années 70 que dans les années 80 alors ça est-ce que c'est en lien avec le fait qu'une partie une partie importante si l'on en croit les sondages une partie de la jeunesse refuse cette réforme des retraites Salomé saké oui je pense que en fait c'est le fait qu'aujourd'hui c'est aussi une occasion de protester et une occasion de faire entendre sa voix et de protester aussi côte contre un gouvernement qui n'a cessé d'affaiblir le système de protection sociale et dont les jeunes empathie je pense par exemple à la baisse des aPL pendant le premier quinquennat qui a touché les jeunes en premier lieu et qui a que les jeunes n'ont pas oublié et voit bien qu'ils ne sont pas considérés dans les différentes politiques publiques il voit bien qu'il n'arrive pas pour les étudiants par exemple à survivre avec les simples bourse donc ce système n'est pas suffisant et là la contestation contre la réforme des retraites permet d'exprimer aussi cette contestation et on le pour autant on a l'impression que les jeunes ce n'est pas qu'une impression d'ailleurs faute peut et dès lors que la politique se fait avec les plus âgés Salomé saké oui alors il faut rappeler que démographiquement les plus de 60 ans pèsent deux fois plus que les 18-29 ans donc même si tous les jeunes se mettaient à voter ne pourraient pas contrebalancer le vote des plus âgés ensuite il est vrai que les plus jeunes votent moins que les plus âgés ce qui a toujours été une tendance qu'on a pu observer en démocratie et ça ne veut pas dire qu'ils sont moquent c'est juste qu'il s'engagent via d'autres formes qui créent aussi de nouvelles formes de mobilisation et quand on voit le traitement qui a été réservé par le gouvernement aux formes de mobilisation traditionnelle c'est à dire la manifestation de la grève ce qui n'ont absolument rien changé malgré une mobilisation historique je pense que ça ne donne pas envie aux jeunes de s'engager de la manière la plus traditionnelle qu'il soit soit jeune et tais-toi votre livre publié aux éditions Payot Salomé saké on se retrouve dans une vingtaine de minutes vous serez rejoindre par une jeune qui portera probablement un autre discours Alban branlant elle est porte-paroles des jeunes avec Macron et puis un sociologue spécialiste de la jeunesse Tom chevalier il est 8 heures sur France Culture les matins de France Culture guillaume Erner la réforme des retraites ça contestation et sa contestation auprès des jeunes on en a parlé avec notre invité la journaliste Salomé saké vous publiez soit jeune et tais-toi aux éditions Payot et puis nous accueillons duplex le sociologue Tom chevalier bonjour bonjour Tom chevalier vous êtes spécialiste de la Genèse et puis pour évoquer cette fois-ci le soutien au gouvernement Alban branlant bonjour vous êtes porte-parole des jeunes avec Macron Jean-Louis marie vient d'évoquer la possible piste du Conseil constitutionnel est-ce que pour vous ça serait une bonne solution de sortie de crise je pense que ça a été dit dans cet édito le Conseil constitutionnel ne dira pas si la réforme est juste ou nécessaire mais si elle est conforme à la Constitution donc il reste encore des outils celui dont je vous avais parlé du référendum d'initiative partagée celle d'une nouvelle délibération à mes yeux je suis favorable au fait qu'on avance quand on concrète des nouveaux chantiers entre les départs massifs à la retraite des baby-boomer ou d'importantes manquent de main d'oeuvre je pense qu'il faut qu'on repense le travail le sens du travail et donc nous avec les jeunes avec Macron on prépare ce prochain chantier et on a des proposer une si on notamment sur les semaines à 4 jours ou sur des banques du temps les semaines à quatre jours c'est à dire vous vous pensez les jeunes avec Macron envisage par exemple de proposer une réduction du temps de travail exactement je pense que les jeunes aujourd'hui veulent travailler différemment et il y a des experts notamment dans la Somme qui ont déjà vu le jour je pense qu'il faut aller plus loin parce qu'on a envie de souplesse on a envie d'avoir plus d'équilibre vie pro vie perso et je pense que ça peut être une solution oui mais est-ce que c'est une proposition des jeunes avec Macron ou bien une proposition du parti Renaissance autrement dit des plus âgées je me souviens il y a quelques mois on avait eu un article les jeunes avec Macron épine du pied du parti Renaissance ou aide on a des propositions totalement différentes totalement on a des propositions parfois différentes de celle du parti Renaissance et sur cette proposition de semaine à quatre jours en effet on marque une certaine une certaine différence et que l'on lit un des à une demande interne et on fait d'aller voir les jeunes et les écouter et alors essayez de le plus possible de retranscrire leur proposition et leurs envies Albane comment expliquer vous que cette réforme des retraites soit majoritairement rejetées j'ai cité l'Ifop et il y a quelques minutes je disais qu'elle était particulièrement rejetée par les jeunes comment l'expliquer vous je pense que ça serait faire de la longue de bois de dire qu'il y a pas eu de problème de méthode il y a eu un problème de méthode il faut qu'on arrive à plus parler aux jeunes à montrer la nécessité de cette réforme après il y a toujours eu de la jeunesse dans la rue lorsqu'il y a eu des réformes des réformes des retraites il y a rien d'étonnant à cela on est même loin de la mobilisation qui a eu en 2006 pour la contrat première embauche ou en 2018 sur parcoursup il y a deux jours on comptabilisé sans lisser sur 3500 ça fait 2,8% des lycées fermés donc voilà je dirais pas que la mobilisation des jeunes est massive ça veut pas forcément dire qu'ils y sont favorables pour autant mais oui il y a un problème de de méthode et il faut qu'on y travaille le plus possible et aussi pour relier les corps intermédiaires mais au-delà de la méthode il y a beaucoup de critiques qui ont été adressées à cette réforme injuste inégalitaire en particulier pour les femmes bref toutes ces critiques qu'on a aujourd'hui largement eu l'occasion d'exposer qu'est-ce que vous en pensez je lisez un édito hier dans l'opinion où il était écrit la réforme a touché le fond sans jamais l'avoir abordé j'ai peur que justement on n'est pas réussi à discuter du fond de cette réforme moi je pense que elle est extrêmement nécessaire que un problème de cette réforme quand on a un problème démographique que l'on doit régler et puis moi j'ai très peur des fake news qui sortent et qui peuvent parfois mobiliser les jeunes un souvenir d'une campagne des Jeunes Verts où il disait oui quand vous avez fait des études vous allez partir à la retraite à 70 ans mais c'est totalement faux le texte ne dit pas ça le texte l'annulation de la décote reste à 67 ans donc voilà j'aimerais qu'on puisse aller dans dans le fond et qu'on arrive à mobiliser autour de cette réforme Salomé ça qui comment voyez-vous possible sorti de crise alors genre les mariés à évoqué le Conseil constitutionnel il y a d'autres pistes il y a une médiation pardon qui a été proposée il y a une union qui est annoncé entre la première ministre et les syndicats vous comment voyez vous les choses j'ai l'impression qu'au niveau de tension auquel on est arrivé il va être difficile de sortir de la crise sans un retrait de la réforme après je effectivement il y a peut-être d'autres voix de sortie qui marcheront mais j'ai en tout cas de ce que j'ai pu sentir en allant dans la rue et en faisant mon travail en allant interviewer notamment les jeunes j'ai constaté un tel une telle cristallisation de la colère autour de cette réforme que j'ai du mal à imaginer quand l'État en tout cas si elle reste telle qu'elle est telle qu'elle a été passée telle qu'elle j'ai peur que ce soit compliqué de sortir de cette crise comment voyez-vous les choses elle va me branlant j'ai par exemple le journal La Croix le journal La Croix qui d'une certaine manière du fait de l'actualité mais en perspective d'une part la décision du gouvernement de maintenir cette réforme et puis par exemple la situation en Israël ou Benjamin Netanyahou a décidé de surseoir à sa réforme de la justice et contexte sont différents mais il y a d'un côté un gouvernement qui cède alors que celui-ci Benjamin netanyo n'a pas je pense que la réforme en Israël touche vraiment au côté sombré dans dans la dictature le fait d'une de pas pouvoir déloger Netanyahou donc j'en mettrai pas sur le même plan c'est de ces deux réformes et ces deux nécessaire mobilisations et le fait que le gouvernement semble en tout cas je pose la question semble ne pas trop ouvrir la porte à des négociations sur ce projet de loi j'aurais préféré comme je l'ai dit à mes yeux il y a eu un problème de méthode j'ai mis quelques temps avant de revenir sur les plateaux après le 49-3 je j'aurais préféré qu'on fasse tout sauf ce 49-3 à ce moment là pourquoi parce que parce que parce que la grande sociale parce que les jeunes qui se retrouvent pas forcément dans ce projet j'aurais préféré que on est plus de temps pour montrer à quel point elle était nécessaire et qu'on parle du fond malheureusement voilà on a aussi ce problématique démographique et je comprends qu'il a été envisageable de passer par ce 49-3 après il faut continuer comme je le disais à avancer sur des nouveaux chantiers comme celui du sens au travail je le disais plutôt et ce qui a fait basculer la jeunesse c'est interprété par beaucoup de jeunes comme un déni de démocratie comme un exercice de la verticalité du pouvoir et c'est ça qui effectivement mobilise une partie de la jeunesse après sur la question du fond de la réforme je pense qu'il a quand même beaucoup été abordé dans le débat public notamment par des économistes comme Michael Zemmour qui eux contestent complètement l'argument démographique et donc cette réforme des retraites n'est considéré comme nécessaire par beaucoup d'économistes je pense que le débat pouvait continuer à avoir lieu mais là dans un contexte d'utilisation effectivement du 49-3 mais également de répression extrêmement intenses dans la rue qui marque beaucoup les jeunes de violences policières qu'on a pu constater à plusieurs reprises ça va être compliqué de convaincre dans ce contexte donc chevalier vous êtes en duplex avec nous vous êtes sociologue alors une jeunesse des jeunesse comment voyez-vous les choses notamment par rapport à cette réforme des retraites alors c'est toujours c'est toujours un petit peu des deux quand on regarde les enjeux de jeunesse il faut toujours avoir à l'esprit que d'un côté ça a du sens de raisonner en regardant les différences de tranches d'âge ou les différences de génération donc de ce point de vue là ça a du sens de parler d'une jeunesse quelque part puisqu'on compare bien les tranches d'âge elle ne vise pas les mêmes réalités il suffit par exemple de comparer les le taux de chômage en fonction en fonction de l'âge pour les moins de 25 c'est structurellement deux fois supérieur au reste de la population donc ça a du sens de raisonner en ces termes de l'autre côté il faut toujours garder à l'esprit qu'il ne faut pas homogénéiser à l'extrême les tranches d'âge et les générations et que comme toute la société en général c'est elles sont elles sont traversées par de multiples clivages inégalités différentes qui sont notamment dues aux gens au niveau d'études l'origine sociale également le niveau le lieu de vie est-ce que vous vivez en milieu rural en milieu urbain etc etc donc c'est toujours un petit peu des deux qu'il faut il faut et ces deux aspects tout le temps à l'esprit j'en ai marre notre éditorialiste politique en vous écoutant je réfléchis à la mobilisation de la jeunesse et à la manière dont elle est souhaitée ou redoutée par les acteurs les actrices de la politique ce qui font de la politique de manière professionnelle au début du mouvement contre la réforme des retraites la France insoumise révèle et se dès le mois de janvier de mobiliser massivement la jeunesse pour vous rappeler peut-être cette journée du 21 janvier juste avant la première manifestation organisée par les syndicats mais ça n'a pas marché c'est-à-dire que actionner sollicité pousser quelques mouvements officiels de jeunesse n'a pas donné de résultats il y avait pas grand monde dans la rue le 21 janvier il faut bien le dire plus tard le député Louis Boyard là aussi pour la France insoumise vous vous en souvenez peut-être à proposer sur les réseaux sociaux d'organiser un concours de blocage de lycée il fallait même envoyer la photo du meilleur blocage je mets des guillemets pour gagner éventuellement une visite de l'Assemblée nationale ça n'a pas été décisif non plus en revanche on voit aujourd'hui beaucoup plus de jeunes se mobilisaient c'est donc quelque chose s'est passé et la question que je me pose et que je vous pose c'est de savoir si effectivement les jeunes ou une partie des jeunes lorsqu'ils se mobilisent le fond sur le fond ou parce qu'ils ont l'impression que la méthode effectivement les chocs alors Tom chevalier votre regard de sociologue alors là aussi c'est un petit peu des deux en fait ce qui se passe c'est que les pots pour la participation politique des nouvelles générations ce qu'on voit c'est que elle ne passe elle passe de moins en moins par les canaux traditionnels de la démocratie représentative donc en gros elle ne passe plus trop ou de moins en moins par de ce qu'on appelle la Poste anticipation politique conventionnelle ou institutionnelle notamment via les syndicats mais aussi via le vote via les partis politiques etc donc ce mode de participation là décline tendentiellement avec le renouvellement générationnel en revanche ça ne veut pas dire que le rapport aux politiques et l'intérêt pour la politique est nécessairement plus bas pour les jeunes et que leur participation décline en général seulement elle passe par de nouveaux canaux et c'est là où du coup on peut voir aussi l'évolution de ce qui s'est passé dans le la mobilisation actuelle c'est que au début sur comme vous avez dit sur les syndicats donc structurellement les jeunes participants dans les syndicats se mobilisent éventuellement moins via ce canola via ce canal là pardon mais aussi du point de vue du thème de la thématique qui était mise en avant donc c'est à dire les retraites le rapport à l'état social on voit de très faibles différences en réalité entre les tranches d'âge donc la jeunesse est pas particulièrement mobilisée sur cet enjeu là en général par contre ce qu'on voit c'est que le fond de la mobilisation a changé ces derniers temps en fait le regain de la mobilisation des jeunes notamment dans la rue elle se fait un peu en rapport à la retraite puisque cela comme il n'y a pas de différence entre de tranches d'âge sur cet enjeu là elle se mobilise à la hauteur de ce qui se passe dans la population en général mais avec l'utilisation du 49-3 c'est un autre aspect qui rentre en jeu en fait c'est moins le rapport à l'état social que le rapport à la démocratie qui est en jeu et là c'est un aspect au contraire qui mobilise énormément les jeunes puisque en fait ce qu'on voit c'est que le renouvellement générationnel les nouvelles générations portent une nouvelle conception de la démocratie une démocratie beaucoup moins verticale ils sont en demande de beaucoup plus d'horizontalité de la démocratie beaucoup plus de participation active de participation qui vient du bas bottomop de pour la démocratie et ça vous le voyez c'est complètement en décalage avec l'utilisation du parlementarisme rationalisé de la 5ème république dont le 49-3 et le symbole et du coup le fond de la mobilisation et la contestation des jeunes potentiellement a changé voilà c'est moins c'est moins le rapport au retraites que désormais le rapport à la démocratie qui se joue justement l'autre question qui se pose Albane branlante ce n'est pas seulement sur la réforme des retraites il y a aussi la question écologique il y a eu également cette manifestation contre une méga bassine qui a entraîné des affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants et on a l'impression que cela est introduit un coin de plus entre le gouvernement et je vais dire les jeunes ou en tout cas une partie de la jeunesse vous qui êtes engagé auprès d'Emmanuel Macron qu'est-ce que vous en pensez moi je suis engagée sur mon territoire dans une somme très rurale dans une commune de moins de 200 habitants et c'est vrai que je vais à la rencontre des jeunes notamment ceux qui ont fait grève dernièrement en leur demandant sur le fond qu'est-ce que qu'est-ce qui les impactent le plus et je me rends compte que justement il y avait vous posiez la question est-ce que c'est sur le fond sur la forme j'ai l'impression que cette jeunesse il y a une convergence des luttes finalement maness notamment qu'on voit souvent à la radio sur du plateau des représentants des très jeunes alors il est très jeune il parle réforme des retraites mais il parle aussi parcoursup il part le repas coussin en euros et je j'ai l'impression de retrouver ça sur mon territoire également avec avec des demandes de la jeunesse qui sont multiples sur mon territoire c'est aussi une demande face à l'isolement aux problèmes de mobilité et j'essaye de m'en faire le porte-parole et de et de pouvoir en parler le plus possible sur les plateaux notamment et la question écologique dont qui mobilise beaucoup de jeunes qui a mobilisé beaucoup de jeunes ce week-end qu'est-ce que vous avez à dire justement ces personnes qui ont le même âge que vous je comprends cette mobilisation je comprends que on a envie d'aller plus vite d'aller plus loin sur la sur les sujets écologiques je suis en train de livre un de lire le livre de Salomé saké sur sur le sujet et je trouve que c'est très intéressant justement de partager ce besoin d'engagement et et cette lutte intergénérationnelle que l'on peut avoir et donc oui je comprends cet engagement après toujours se méfier des violences qui peuvent en découler des deux côtés et donc moi je vous dis allez-y mobilisez-vous le président des Jeunes avec Macron notamment lui expliquer il y a quelques jours que lui il a commencé à se mobiliser contre la réforme des retraites en 2010 maintenant il a changé d'avis comme quoi on peut avoir des avis quand on est jeune et puis évoluer et donc voilà c'est une c'est une possibilité aussi d'entrer dans la mobilisation et dans l'engagement par ce biais qu'est-ce que vous en pensez Salomé saké je pense que les jeunes aujourd'hui qui soutiennent Emmanuel Macron je leur donne la parole à un moment dans mon livre sont quand même très minoritaires et que dans l'ensemble les jeunes qui sont 26% des Français ou en tout cas si on prend son sondage de l'Ifop on voit qu'il y a 26% des Français qui soutiennent cette réforme des retraites donc voilà c'est ce qui fait quand même un jeune alors c'est des Français donc c'est peut-être même pas des jeunes alors quand même la grande majorité des jeunes aujourd'hui sont hostiles à cette réforme et surtout la grande majorité des jeunes subissent les différentes réformes qui ont pu être passées les différents manquements de politique publique à l'égard de la jeunesse et c'est ça aussi la colère et ça a été vous l'avez très bien dit sur les problèmes de mode de transport d'accès aux études d'accès à l'emploi donc c'est un constat qui est partagé par tous y compris par le parti au pouvoir mais les solutions ne sont pas apportées or c'est le parti d'Emmanuel Macron qui là en ayant des accords mais c'est vraiment dans les chiffres de la précarité et je le montre dans le livre c'est absolument indéniable également sur la question écologique on n'a pas de de progrès aujourd'hui significatif pour les jeunes et donc il y a une évidemment ça déclenche une certaine colère un certain mécontentement qui aujourd'hui se retrouve dans la rue alors justement si vous deviez répondre à ces critique Albane branlant que diriez-vous je suis contente qu'on aborde je vous ai vu hier sur LCP c'est l'homme et saké dire que on n'avait jamais autant de chômage pour les jeunes non non je dis qu'il y avait jamais eu autant de précarité de l'emploi peu importe mais j'entends je voulais juste rappeler que le chiffre du chômage pour les jeunes sont plus bas depuis 1981 et ça se base sur les données de l'INSEE et dire que il y a des les des réformes qui ont été mises en place je sais que vous trouvez que c'est c'est pas assez mais notamment sur les repas CROUS à 1 € là le triplement de l'apprentissage et puis moi il y a vraiment un sujet qui me tient particulièrement à cœur c'est celui du recréer du lien entre des jeunesses qui se parlent plus moi je comme je vous l'ai dit je viens d'une toute petite commune dans le Vimeu dans la Somme j'avais l'impression qu'entre les ruraux et et les jeunes des villes ont de se parler plus en communiquait plus et je trouve que là on est en désaccord également que le service national universel va pouvoir permettre de se faire parler des jeunes qui ne se parlaient plus pourquoi pourquoi il ne se parlait plus pourquoi ce service national universel pourrait permettre cela avant il y avait je crois un service militaire mais bon la stratification en social restait ce qu'elle était le service national anniversaire c'est 12 jours où on se réunit et on fait comment on se lève à 7h du matin on fait une heure du sport ensuite il y a la volonté de se réunir autour de missions de de service d'intérêt général tous ensemble recréer du lien et je trouve que ça particulièrement j'aurais adoré comme le propose parce que j'en ai souffert de cette solitude et j'ai l'impression que ça peut ça peut permettre de recréer du lien c'est trop parce que dans votre livre Salomé saké vous parlez non pas forcément de votre solitude mais vous êtes né dans un petit village d'Ardèche c'est ce que vous racontez dans votre livre soit jeune et tais-toi et vous raconter vous pensiez que votre avenir serait des ronds-points tr des ronds désertés il y a un adjectif de ce type bon de toute façon à rond-point alors sauf si il est occupé alors là je vous permettrai pas de donner mon point de vue là-dessus mais généralement c'est pas très sympathique quoi c'est vrai qu'il était difficile de se projeter en étant né dans un territoire très rural enfin on est en ayant grandi pardon dans un territoire très rural il était difficile de se projeter notamment dans une carrière de journaliste c'était lié à cette isolement pour revenir sur ce qui a été dit sur la précarité des jeunes parce que c'était très intéressant le débat qui a été entamé c'est que je veux vraiment j'insiste sur le fait que c'est pas une question de taux de chômage bien que le taux de chômage soit comme élevé chez les jeunes c'est vraiment une question de précarité de l'emploi c'est à dire à quel emploi aujourd'hui on accède et aujourd'hui c'est une des premières préoccupations des jeunes quand vous allez leur demander mais c'est quoi et je pense que vous avez dû faire le même constat sur le terrain c'est quel est votre première préoccupation c'est à quel qu'est-ce que je vais faire en fait à quelles études je devais accéder et à quel emploi je vais accéder et dans quelles conditions et aujourd'hui les précaire sont les statues précaires pas que les emplois sont vraiment les premiers statues auxquels ont accès les jeunes ce qui les plonge dans une immense précarité et là les chiffres sont absolument indéniables aujourd'hui 60% enfin 59% des 18 24 ans déclare avoir des difficultés matérielles je le disais les jeunes constituent plus de la moitié des bénéficiaires des Restos du cœur et la réponse politique effectivement et celle du service national universel qui est une mesure qui peut se discuter mais quand on voit deux derniers chiffres aujourd'hui il y a 2 milliards d'euros qui sont il y a 2 milliards d'euros qui sont attribués au service national universel contre seulement 10 millions d'euros pour les banques alimentaires à destination des étudiants or ce dont ont besoin les jeunes c'est plus de manger que d'avoir accepté de conclusion pour moi rien à voir là le lycée nu c'est c'est introduit dans un dans un débat qui était pas le même on parle depuis très cher depuis depuis 2019 c'est 300 millions d'euros pour le SMI on a mis 10 milliards pour un jeune une solution donc remettons l'ordre de valeur et ensuite quand vous parlez de quand vous parlez de précarité vous baser sur un des chiffres comparaison entre 2022 et 1970 c'est mes souvenirs sont bons où il y avait à l'époque pas de CDD et d'intérim après est-ce que il faut faire plus il faut en effet donc ça évolué et ce qu'il faut faire plus évidemment nous on porte une réforme de linéarisation des bourses notamment pour qu'on comprenne plus en compte l'endroit où on vit parce que c'est pas pareil de de payer son loyer dans la Somme ou à Paris et donc pour évoluer pour qu'on ait plus de pouvoir d'achat pour les jeunes et pour que les jeunes se sentent mieux merci Albane branlant et vous êtes représentante porte-parole des jeunes avec Macron merci Salomé saké sois jeune et tais-toi votre livre aux éditions Payot et merci au sociologue Tom chevalier dans quelques instants le point sur l'actualité