"La nationalité doit s’hériter ou se mériter", affirme le député RN Jean-Philippe Tanguy
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:29OuverteRéponse directe
Revenons sur l'hommage à Robert Badinter auquel votre parti n'a pas participé hier sur demande de la famille.
- 1:12RelanceRéponse partielle
Votre parti a défendu jusqu'à il y a quelques années le retour de la peine de mort.
- 2:17FerméeRéponse directe
Sur la peine de mort, son rétablissement ne figure plus à votre programme depuis 2017. C'est définitif ?
- 3:30FerméeRéponse directe
Référendum sur la peine de mort, n'est pas possible d'un point de vue constitutionnel.
- 3:34OuverteRéponse directe
Robert Badinter parlait de l'opénisation des esprits. La gauche juge que la fin du droit du sol à Mayotte est un symptôme de cette l'opénisation des esprits ? Et vous ?
- 4:24RelanceRéponse directe
Vous réclamez avec la droite la fin du droit du sol pour l'ensemble du territoire. C'est pour cela que je vous posais la question ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La suppression du droit du sol que son parti réclame pour tout le territoire et pas seulement pour Mayotte. »
- 0:35PrésentateurFait
« Marine Le Pen a tout de suite dit pas question de polémiquer. »
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« Emmanuel Macron et le gouvernement vous considèrent désormais comme appartenant à l'arc républicain. »
- 1:12PrésentateurFait
« Votre parti a défendu jusqu'à il y a quelques années le retour de la peine de mort. »
- 2:42Invité politiqueFait
« Pourquoi rouvrir sans cesse des débats qui sont quand même bien loin des priorités des Français ? »
- 4:14Invité politiqueFait
« Mayotte, c'est la France. Il est hors de question de laisser nos compatriotes dans cette situation. »
- 4:24Invité politiqueFait
« La seule solution, c'est la fin du droit du sol. Et c'est pour ça d'ailleurs que c'est la solution à l'ensemble de la submersion migratoire, de la crise que traverse la France et d'ailleurs toute l'Europe. »
- 4:59Invité politiqueFait
« La nationalité doit s'hériter ou se mériter. »
- 5:12Invité politiqueFait
« Parce que c'est le fait de l'irresponsabilité de nos gouvernements qui ne maîtrisent pas les choses. »
- 5:34Invité politiqueFait
« Marine Le Pen avait rencontré des familles, des lycéens, des lycéennes qui étaient agressées à la machette dans leur bus alors qu'elles vont juste à l'école. »
- 6:31Invité politiqueFait
« Marine Le Pen a toujours dit, contrairement aux républicains qui ont retourné leur reste, qu'il fallait un changement de constitution pour que nos mesures sur l'immigration soient possibles. »
- 7:35PrésentateurFait
« Le premier ministre, Gabriel Attal, envisage un nouveau format des questions d'actualité au gouvernement. »
- 8:24Invité politiqueFait
« Ce qui est certain, c'est que cette grève met au cœur de l'actualité la question des salaires. »
- 8:35Invité politiquePromesse
« Le Rassemblement National est le seul parti qui a déposé au Parlement une mesure concrète : l'augmentation de 10% de tous les salaires de 1 à 3 SMIC. »
- 10:00PrésentateurFait
« L'une des réformes phares du gouvernement, c'est celle du RSA, 15 heures d'activité par semaine. »
- 10:10PrésentateurFait
« Jordan Bardella a dit qu'il était totalement pour, vous avez voté contre. »
- 10:33Invité politiqueFait
« Le RMI, ça s'appelait revenu minimum d'insertion. »
- 10:42Invité politiqueFait
« Avec le RSA de monsieur Sarkozy, ils avaient encore fait croire qu'ils allaient faire ce qu'ils n'allaient pas fait. »
- 11:36Invité politiqueFait
« Évidemment, il y a des abus. »
- 11:41Invité politiquePromesse
« On voulait créer un ministère de la fraude spécialement pour lutter contre les abus. »
- 11:49Invité politiqueFait
« Il n'y a pas du tout le plein emploi, ça suffit. »
- 11:51Invité politiqueFait
« Le comble du cynisme, c'est d'essayer de faire croire aux Français que s'il y a 5 millions de chômeurs, ce n'est pas parce qu'il manque 5 millions d'emplois, c'est parce qu'il y a 5 millions de fainéants. »
- 13:31Invité politiqueFait
« Il y a une seule profession pour laquelle c'est autorisé de vendre à perte, enfin de forcer la vendre à perte, c'est les agriculteurs qui sont victimes. »
- 13:35Invité politiqueFait
« M. Le Maire, sa première réaction, c'est de dire « Ah oui, je vais faire des contrôles puisque je ne l'ai jamais fait avant ». »
- 13:53Invité politiqueChiffre
« Il y a 4 centrales d'achat, une dizaine de multinationales de l'agroalimentaire face à des dizaines de milliers d'agriculteurs. »
- 15:39Invité politiqueChiffre
« La France verse 24 milliards d'euros cette année à l'Union européenne. »
- 15:43Invité politiqueChiffre
« Le retour sur la PAC, c'est 9 milliards. »
- 16:43Invité politiqueFait
« C'est un pacte délirant qui, après avoir mis à terre le système énergétique français-européen, veut mettre à terre l'agriculture et toute la production nationale. »
- 17:15Invité politiqueChiffre
« Les Français ont découvert en seulement deux ans que leur facture a augmenté de 50% pour l'électricité. »
- 19:53PrésentateurFait
« Si l'AFD confirme ce projet de remigration, vous pourrez siéger avec eux malgré tout ? »
- 20:53PrésentateurFait
« Cet automne, c'est votre parti, le RN, Marine Le Pen et 26 autres personnes qui seront jugées dans la même affaire d'assistants parlementaires. »
- 22:18PrésentateurChiffre
« Pour vous, selon le Parlement européen, c'est près de 7 millions d'euros détournés ? »
- 23:20Invité politiqueFait
« La position du RN, c'est surtout que les pays européens reprennent le contrôle de la diplomatie et des négociations de paix. »
- 23:45PrésentateurFait
« Selon une longue enquête récente du Washington Post, ce type de discours fait partie d'une stratégie d'ingérence, d'influence russe à laquelle participerait en France le RN. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy75 %
- Présentateur25 %
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Beaucoup de questions à aborder avec notre invité ce matin. La suppression du droit du sol que son parti réclame pour tout le territoire et pas seulement pour Mayotte. Les élections européennes pour lesquelles son candidat est favori des sondages. L'écologie, le rapport au travail, les rendez-vous avec la justice aussi. Le président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée est avec nous. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Monsieur. Député RN de la Somme. Nos auditeurs peuvent vous poser leurs questions au 01 45 24 7000 et sur l'appli France Inter. D'abord revenons sur l'hommage à Robert Badinter auquel votre parti n'a pas participé hier sur demande de la famille.
Marine Le Pen a tout de suite dit pas question de polémiquer. Alors qu'Emmanuel Macron et le gouvernement vous considèrent désormais comme appartenant à l'arc républicain, est-ce que vous avez été surpris que pour d'autres il existe encore une digue ?
Je ne sais pas si c'est une digue. Je ne connais pas les raisons précises de la famille. Nous en tout cas on les a respectés comme on a respecté aussi lors de l'hommage à Monsieur Delors. Moi je ne comprends pas la volonté des insoumis de s'inviter à un hommage où il n'était pas souhaité par la famille. Je trouve ça vraiment très déplacé et pas très digne du mandat de parlementaire.
Les raisons on peut les imaginer. Votre parti a défendu jusqu'à il y a quelques années le retour de la peine de mort. Ceux dont vous êtes les héritiers ont toujours combattu Robert Badinter et inversement d'ailleurs. En 2015, il disait que le Front National, même s'il a changé de visage, n'a pas changé d'âme.
Oui, à la fin de sa vie, il a dit autre chose sur Marine Le Pen en prenant des positions, notamment en disant qu'elle n'était pas du tout responsable des propos de son père et qu'elle-même n'était absolument pas antisémite. Donc bon, moi je pense que si vous voulez, on ne va pas polémiquer. On a rendu hommage au combat de Robert Badinter, de ce qu'il a fait pour notre pays, de la défense de ses convictions. Et voilà, il y a eu un hommage national. On n'a pas voulu forcer la volonté de la famille. Je pense que c'est approprié et c'est ce que tout être humain d'ailleurs, au-delà des appartenances politiques, doit faire.
Pour répondre sur votre question, l'arc républicain, tout cela n'a pas beaucoup de sens. C'est les Français qui ont décidé que le Rassemblement National était membre de l'arc républicain en nous mettant premier parti d'opposition, en mettant Marine Le Pen deux fois comme la seule opposante à l'idéologie et à l'action d'Emmanuel Macron. C'est tout ça qui compte. Et d'ailleurs tous les sondages montrent que les Français ne croient pas à ces fariboles, comme dirait l'autre. Sur le Rassemblement National.
Sur la peine de mort, je le disais, son rétablissement ne figure plus à votre programme depuis 2017. C'est définitif ? Oui, c'est définitif.
Mais de toute façon, Jacques Chirac avait souhaité que l'abolition de la peine de mort, la possibilité de son retour, soit dans la Constitution. Donc j'ai envie de dire, le sujet est derrière nous. Pourquoi rouvrir sans cesse des débats qui sont quand même bien loin des priorités des Français ? Par contre, s'il y a un échec de la société française, c'est que plus de 40 ans après cette décision, il y a toujours environ 50% des Français dans les sondages qui semblent vouloir le retour de la peine de mort. C'est parce que l'échelle des peines, la réalité de la justice en France, n'a pas convaincu malheureusement une moitié de nos Français.
Donc au lieu de vouloir réouvrir cette querelle qui n'a pas grand intérêt, il faudrait comprendre pourquoi les Français sont encore si défiants envers la justice. Oui, réclamer la perpétuité réelle, mais aussi une application générale des peines, qu'on ne remette pas dans la nature des gens qui pourraient être dangereux. Et c'est ça, je pense, le message que les Français ont sur cette question. Je ne crois pas que s'il y avait un référendum, les gens choisiraient majoritairement cette option, mais ils veulent que la justice ne soit plus laxiste. Et c'est ça le vrai message de Marine Le Pen et du Rassemblement National.
Référendum qui, sur cette question de la peine de mort, n'est pas possible d'un point de vue constitutionnel. Absolument, et nous l'avons toujours dit. Robert Badinter parlait de l'opénisation des esprits. La gauche juge que la fin du droit du sol à Mayotte, volonté du gouvernement annoncée par Gérald Darmanin et réclamée d'ailleurs par beaucoup d'habitants et d'élus de Lille, en est un symptôme de cette l'opénisation des esprits ? Et vous ?
Mais ce qui est un symptôme de cette situation, monsieur, c'est que Mayotte est débordée, submergée par une immigration illégale et parfois même des réseaux criminels qui font que c'est un enfer pour notre compatriote. pendant plus de près de 20 ans, les responsables politiques ont semblé croire que Mayotte n'était pas la France. Et bien, le Rassemblement National, Marine Le Pen, a toujours été très clair. Mayotte, c'est la France. Il est hors de question de laisser nos compatriotes dans cette situation. Et la seule solution, c'est la fin du droit du sol.
Et c'est pour ça d'ailleurs que c'est la solution à l'ensemble de la submersion migratoire, de la crise que traverse la France et d'ailleurs toute l'Europe.
Vous réclamez avec la droite d'ailleurs la fin du droit du sol pour l'ensemble du territoire. C'est pour cela que je vous posais la question ? Absolument, nous le pensons.
La victoire idéologique que vous revendiquez ? Absolument, c'est une victoire idéologique mais qui était aussi fondée sur des a priori qui n'avaient pas de sens. Dire que la République française est fondée par essence sur le droit du sol, ça n'a aucun sens. Il y a plein de démocraties qui ne reposent pas sur le droit du sol. Notre voisin italien, le Japon, il y a beaucoup de pays qui ne reconnaissent que le droit du sol, à savoir que la nationalité s'hérite ou se mérite. J'ajoute que la gauche semble toujours ignorer cette deuxième option. La nationalité doit s'hériter ou se mériter. Donc il est possible de naturaliser des personnes méritantes qui aiment la France.
En quoi la situation est-elle comparable entre Mayotte ou plus de la moitié de la population est d'origine immigrée aujourd'hui et la métropole ?
Parce que c'est le fait de l'irresponsabilité de nos gouvernements qui ne maîtrisent pas les choses. Nous ne maîtrisons plus nos frontières, nous ne maîtrisons plus notre destin. Mais vous admettez que la situation n'a rien à voir entre les deux ? La situation de Mayotte, c'est une submersion, une perte totale de contrôle, un enfer quotidien pour les habitants. Mais je n'ai pas envie d'attendre que la France et l'Europe en général soient dans une situation qui pourrait être comparée malheureusement à celle de Mayotte.
Mais vous reconnaîtrez que Marine Le Pen, qui s'est rendue très régulièrement à Mayotte, demande la fin du droit du sol à Mayotte en particulier depuis le début de sa carrière politique. Donc une fois encore, ceux qui s'opposent à nous attendent des situations catastrophiques. Il y a des violences quotidiennes très graves contre nos compatriotes maorais. Marine Le Pen avait rencontré des familles, des lycéens, des lycéennes qui étaient agressées à la machette dans leur bus alors qu'elles vont juste à l'école. Je crois que les Françaises et les Français de métropole ne se rendent pas compte, parce qu'on ne les informe pas correctement, de la situation terrible de Mayotte.
Si je comprends bien, si Emmanuel Macron réunit les parlementaires en congrès à Versailles pour voter cette fin du droit du sol à Mayotte dans une révision constitutionnelle, vous allez faire monter les enchères ?
Monter les enchères, je ne sais pas. Vu la gravité du sujet, je ne pense pas que ce soit l'attitude appropriée. On a une position politique, monsieur, vous la connaissez, c'est celle de la fin du droit du sol. C'est des mesures d'ensemble pour contrôler à nouveau l'immigration. Marine Le Pen a toujours dit, contrairement aux républicains qui ont retourné leur reste, qu'il fallait un changement de constitution pour que nos mesures sur l'immigration soient possibles. Donc nous sommes cohérents. Si monsieur Macron veut changer, en l'occurrence, le droit de permettre une exception à Mayotte, c'est parce qu'il ne veut pas l'appliquer ailleurs.
Donc il y a une solution plus simple pour aller plus vite sur Mayotte, c'est de mettre fin au droit du sol partout en France. Ça, ça ne demande pas forcément de changement constitutionnel, même, je suis honnête avec vous, si on peut craindre que le conseil constitutionnel sur ce sujet dépasse encore son pouvoir et son autorité, et réinterprète la constitution pour le rendre impossible. Donc il faudra sans doute là aussi passer par un changement de constitution.
Laurent Fabius, président du conseil constitutionnel, a bien précisé que si une révision de la constitution était votée par les parlementaires, le conseil constitutionnel ne l'avait rien à dire. Donc si vous la votez, il ne pourra pas revenir dessus. Deux questions d'actualité très rapides.
Ça, c'est un changement intéressant de doctrine, parce que pendant la présidentielle, il était sorti de son droit de réserve en intervenant entre les deux tours pour dire l'inverse. Donc je me félicite qu'il y a aussi une l'opénisation de l'esprit de monsieur Fabius.
Deux questions d'actualité rapides. Jean-Philippe Tanguy, la première, sur cette information de nos confrères de France Info ce matin. Le premier ministre, Gabriel Attal, envisage un nouveau format des questions d'actualité au gouvernement, à l'Assemblée, où les députés, tous les députés, pourront ne s'adresser qu'à lui. Vous pensez que c'est une bonne idée ?
Pourquoi pas, ça pourrait rendre un peu d'intérêt à cet exercice qui a été saboté, il faut bien le dire, par le gouvernement, qui ne répond pas aux questions des députés. Donc évidemment, au bout de 18 mois, alors que l'Assemblée était redevenue un centre démocratique très intéressant, avec le fait que les Français avaient envoyé une représentation plus équitable des forces politiques. Bon, le gouvernement a voulu tuer cet exercice, c'est un peu triste, mais il faudrait que monsieur Attal réponde aux questions. Or, il ment, ou il ne répond pas, comme les autres membres du gouvernement. Donc ça ne changera pas grand chose, à part faire la communication personnelle de monsieur Attal.
Exercice, en revanche, dans lequel il excelle, il faut bien dire, depuis 18 mois.
Deuxième question sur la grève SNCF, un TGV sur deux ce week-end, vous la soutenez ?
Ce qui est certain, c'est que cette grève met au cœur de l'actualité la question des salaires. Le gouvernement ne fait rien pour les salaires, il ne prend aucune mesure. Le Rassemblement National est le seul parti qui a déposé au Parlement une mesure concrète. L'augmentation de 10% de tous les salaires de 1 à 3 SMIC, avec une sans-charge afférente sur cette hausse pendant 5 ans. Il refuse de discuter de cette proposition. Nous l'avons remis au début de l'année, en janvier, on a été le seul groupe à remettre la question des salaires. Donc c'est vrai que cette grève met cela au cœur du débat et il faut la traiter.
Mais vous la soutenez ou pas ? Vous soutenez les cheminots ?
La perte de pouvoir d'achat est très importante. Je regrette qu'un certain nombre de syndicats choisissent toujours le conflit direct et pénalisent les usagers. Les Français ont beaucoup de problèmes, ça en rajoute un à leur liste. Je ne comprends pas pourquoi les syndicats ne choisissent pas de mettre les usagers de leur côté, de faire des actions populaires. Donc vous ne soutenez pas ce mode d'action ? Oui, parce que tout de suite, ils donnent des arguments au gouvernement pour s'opposer à cette grève, pour s'opposer à leurs revendications. Cela tue la question salariale avant même que le débat ait commencé.
Alors que si, comme d'autres professions, par exemple d'autres services publics comme les urgentistes, qui avaient su mettre, alors qu'ils avaient de graves problèmes, les Françaises et les Français de leur côté, avec des actions populaires, faire savoir quelle était leur problématique sans empêcher le service public, c'est beaucoup plus populaire. Moi je ne comprends pas pourquoi ces syndicats vont toujours au conflit, toujours au clash, font vivre un enfer à tous ceux qui veulent partir en vacances, aux familles divisées qui se rejoignent. Moi je ne comprends pas ce mode d'action, je pense que c'est contre-productif.
Vous abordiez la question des salaires, parlant du travail. L'une des réformes phares du gouvernement, c'est celle du RSA, 15 heures d'activité par semaine. Est-ce que vous avez réussi au Rassemblement National à arrêter votre position là-dessus ? Jordan Bardella a dit qu'il était totalement pour, vous avez voté contre.
Non mais notre position a été arrêtée avec Jordan Bardella à la réunion de groupe. Certaines personnes mal intentionnées ont voté.
C'est-à-dire que vous êtes pour cette réforme du RSA, c'est qu'il y a un ordre d'activité obligatoire ?
Vous avez voté contre. La situation, excusez-moi monsieur, est un peu plus subtile que celle que veut faire croire la Macronie. Ils voudraient qu'on tombe tous dans leurs panneaux, en faisant croire aux Français qu'ils ont sorti une baguette magique, pour forcer les gens qui sont au RSA à travailler et que ce sont des feignants. Ce n'est pas la question. Le RMI, ça s'appelait revenu minimum d'insertion. Il y avait déjà un travail d'insertion prévu, une formation, des stages, voire une forme de travail. Avec le RSA de monsieur Sarkozy, ils avaient encore fait croire qu'ils allaient faire ce qu'ils n'allaient pas fait. Donc en fait, on est dans la troisième réécriture du RMI.
Et nous, tout ce qu'on a voulu dire, c'est que cela existe déjà, qu'on refuse de faire une guerre entre les pauvres, de faire croire que les personnes au RSA sont toutes des feignants et que c'est de leur faute.
Mais vous êtes d'accord sur ces cas-là obligatoires ?
Ça existe depuis le début. Monsieur Rocard, il ne s'agit pas de donner 500 euros à des personnes pour qu'elles arrivent chez elles et qu'elles soient malheureuses. Il y a toujours eu une volonté d'insertion. Ce n'est pas fait. On parle sans cesse, monsieur, vous le savez, des métiers en tension. Donc s'il y avait des métiers en tension, il fallait former les personnes pour qu'elles puissent exercer ces métiers en tension, qu'aisez accéder à un logement ou des transports qui leur permettent d'accéder à cette fonction. Moi, je vois dans la Somme, il y a plein de gens qui viennent me voir dans ma permanence, elles ne peuvent pas travailler alors qu'elles le souhaitent.
Donc au lieu de stigmatiser en permanence des personnes en souffrance, il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités. D'une manière générale, c'est un transfert de responsabilité des dirigeants politiques vers les personnes victimes. Évidemment, il y a des abus. On voulait créer un ministère de la fraude spécialement pour lutter contre les abus. Mais confondre ceux qui abusent de la situation et ceux qui sont victimes d'un chômage massif depuis 40 ans, 5 millions de chômeurs, contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement, il n'y a pas du tout le plein emploi, ça suffit.
Le comble du cynisme, c'est d'essayer de faire croire aux Français que s'il y a 5 millions de chômeurs, ce n'est pas parce qu'il manque 5 millions d'emplois, c'est parce qu'il y a 5 millions de fainéants.
Mais vous dites, arrêtons de dire que les chômeurs les plus précaires sont des fainéants, mais nous sommes pour des contreparties. On a l'impression que vous vous cherchez sur cette question du travail. Marine Le Pen doit rassurer le monde économique tout en gardant son socle d'électeur populaire.
Il ne s'agit pas de rassurer, on rassure le monde économique sur la rationalité de notre programme, il s'agit d'aider les personnes. Moi, on s'est opposé à une mesure punitive, stigmatisante, qui consiste à dire, c'est de votre faute si vous êtes au chômage, si ça fait parfois la deuxième ou troisième génération, que dans la somme, vous n'avez pas d'emploi. C'est la faute du gouvernement qui a fermé les usines, qui a des industries réalisées, qui a fait n'importe quoi, et il y a un chômage structurel en France. C'est ça la position. Après qu'il y ait une insertion, qu'il y ait des stages, des formations, un début, un accès au travail, évidemment qu'il faut le faire.
Mais ce n'est pas pour rassurer le milieu économique, c'est pour aider les personnes en souffrance qui sont des chômeurs de longue durée. C'est ça le seul enjeu. Et taper sur les victimes de la politique du gouvernement, c'est insupportable. Et je peux vous dire que de toute façon, les Français ne sont pas dupes. Et ce n'est pas comme ça qu'on gagne une élection.
J'en viens au sujet qui rythme le débat politique depuis le début de l'année. Le gouvernement a annoncé un certain nombre de mesures pour répondre à la colère des agriculteurs. L'abandon de la hausse de la taxe sur le gazole non routier, la suspension du plan éco-phito, des simplifications administratives. Qu'est-ce que vous feriez de plus ?
Mais ce qu'il faut, c'est que l'État devienne un arbitre des marchés agricoles et de la chaîne de valeur. Il faut définir avec les filières des coûts de revient. Vous savez qu'en France, on n'a pas le droit de vendre à perte. Il y a une seule profession pour laquelle c'est autorisé de vendre à perte, enfin de forcer la vendre à perte, c'est les agriculteurs qui sont victimes. Il y a des lois qu'on appelle EGALIM qui ont été prises. Oui, mais ça n'a jamais été appliqué. D'ailleurs, M. Le Maire, sa première réaction, c'est de dire « Ah oui, je vais faire des contrôles puisque je ne l'ai jamais fait avant ». Le gouvernement promet des sanctions désormais.
Mais au-delà de l'application de la loi EGALIM, si c'est appliqué, tant mieux, il faut que l'État renforce ses pouvoirs de contrôle et d'arbitrage. Quand la grande distribution, ses centrales d'achat ou l'industrie agroalimentaire abusent de leur position dominante, parce qu'ils ont une position dominante, il y a 4 centrales d'achat, une dizaine de multinationales de l'agroalimentaire face à des dizaines de milliers d'agriculteurs. Donc le rapport de force est déséquilibré. Donc il faut que l'État soit garant et arbitre pour que les agriculteurs vivent de leur travail. Ils ne veulent pas de subvention,
ils veulent vivre de leur travail. Les syndicats semblent plutôt rassurés par les dernières mesures. La coordination rurale considère qu'Emmanuel Macron a pris la mesure de la crise.
Tant mieux s'il a pris la mesure de la crise. Moi je dis à la coordination rurale ou aux autres syndicats, M. Macron se moque de vous. Il essaie de gagner du temps comme il le fait depuis toujours. C'est quelqu'un qui s'est fait lire sur le mondialisme. Il est en faveur de la rééfication de tout, de l'argent roi. Il se moque comme d'une guigne de l'identité agriculturelle de la France. Il veut juste gagner du temps avant les européennes. Il ne fera rien comme il n'a rien fait. Il n'a pas appliqué Galim. Il a donné mandat à la commission pour négocier le Mercosur. Il a signé dans votre dos il y a quelques semaines le traité de libre-échange avec le Chili, avec le Kenya.
Le CETA, ça fait 10 ans qu'on attend le vote du CETA au Parlement. Le Sénat français n'a pas voté. Le CETA, comme nous avons perdu notre souveraineté, le traité de libre-échange avec le Canada s'applique alors que le Parlement français ne l'a même pas voté. Il faut que les Français le sachent. Ce sera pareil avec le Mercosur. Nous n'avons plus notre souveraineté sur le commerce extérieur.
qui est aussi le premier syndicat agricole, la FNSEA, qui craint que vous tailliez comme vous envisagez de le faire dans les crédits européens, dans la contribution de la France à l'Europe et donc à la politique agricole commune.
Moi, j'invite M. Rousseau, un certain nombre de lobbies. J'ai vu Mme Lambert avoir pris des responsabilités européennes et était devenue fédéraliste et faisait de la politique et prenait part aux élections, ce qui n'est pas son rôle. La France verse 24 milliards d'euros cette année à l'Union européenne. Le retour sur la PAC, c'est 9 milliards. Et encore, dans ce retour à la PAC, il y a beaucoup de frais administratifs, il y a beaucoup de programmes qui n'ont rien à voir avec l'agriculture. Donc, on voit bien que les comptes ne sont pas bons, si je puis dire, les chiffres ne sont pas bons. Donc, il n'y a aucune volonté de baisser la PAC.
Au contraire, nous, on veut reprendre le contrôle des subventions et des aides à nos agriculteurs pour les aider vraiment. Et surtout, on veut que cette PAC serve en fin, comme elle le faisait avant, il faut le dire, la souveraineté alimentaire française et européenne, notamment la concurrence déloyale. La PAC, aujourd'hui, organise une concurrence déloyale, par exemple, entre l'Espagne et la France, entre la Pologne et la France.
Et donc, comment voulez-vous que nos producteurs de volailles avec la Pologne, nos producteurs de fruits et légumes avec l'Espagne, puissent être compétitifs, puisqu'ils respectent toutes les règles et que l'Espagne et la Pologne ne respectent pas les règles françaises ?
Une autre politique européenne qui est l'objet de vos critiques, c'est le Green Deal, le pacte vert. Vous demandez sa suppression, pur et simple. Certains de vos eurodéputés ont signé un texte pour réclamer sa suppression.
Oui, ça s'appelle le pacte vert. Pour faire plaisir aux gens, ce n'est pas un pacte vert. C'est un pacte délirant qui, après avoir mis à terre le système énergétique français-européen, veut mettre à terre l'agriculture et toute la production nationale. Ce n'est pas parce qu'un traité ou des dispositions sont peintes en vert qu'elles sont écologiques. C'est un mensonge de la Commission européenne.
Je dis à ceux qui nous écoutent, si vous voulez que l'agriculture finisse dans le même état que les centrales nucléaires françaises et que, de la même manière que les Français ont découvert en seulement deux ans que leur facture a augmenté de 50% pour l'électricité, que leur facture d'alimentation explose aussi, voire qu'il n'y a un jour plus assez d'alimentation en Europe, on continue avec ces dirigeants européens qui font de l'écologie punitive et qui confondent l'écologie avec la décroissance et le mal-développement.
Quelle est la vision du Rassemblement National sur l'écologie ?
C'est aucune contrainte ? Mais pas du tout. C'est des normes qui permettent le progrès, qui permettent de mieux produire, de produire plus, d'améliorer les conditions de travail, de baisser les prix, de mieux respecter nos sols. Et ça, c'est quoi ? C'est la recherche. Or, on voit bien, en France, c'est quoi ? Les écologistes vont saccager les serres de recherche pour améliorer le besoin en eau, par exemple, des salades. Eh bien, ils sont allés saccager la recherche de la même manière que nous avons voulu saccager la recherche. Vous pensez qu'on a le temps devant nous de laisser le temps à la recherche ?
C'est sûr que si on n'avait pas saccagé la recherche en France depuis 30 ans, en obéissant à tous ces dingues qui n'ont rien d'écologistes et qui sont juste obsédés par la décroissance et la haine de notre civilisation, on aurait gagné du temps. On a encore le temps de faire des choses. Heureusement, l'INRA et des professionnels ont continué la recherche malgré ces persécutions. Il y a un grand professionnalisme des agriculteurs et des éleveurs en France et en Europe qui sont capables de faire des progrès très rapides si on les écoute, si on leur fait confiance. La voie de l'écologie n'est pas forcément la punition et la restriction.
Si on fait croire aux Françaises et aux Français et aux Européens en général que pour réussir la transition écologique, il faut qu'ils se siennent, il faut qu'ils se punissent pendant que le CAC 40 fait des résultats mirobolants, que tous ceux qui ont gagné et organisé la mondialisation s'en mettent plein les poches, eh bien, on va vers une impasse. Il faut remettre en convergence l'intérêt des citoyens français, le progrès social et économique et l'écologie. C'est ça la vision du Rassemblement National, ce n'est pas d'opposer les combats les uns entre les autres, c'est d'aller dans le même sens.
Et oui, on pense, comme le nucléaire l'avait montré, qu'on peut produire plus et mieux sans polluer.
Est-ce que le Rassemblement National continuera de siéger au Parlement européen avec les Allemands de l'AFD, votre allié ? Il y a une discussion, comme l'a dit Marine Le Pen et Jordan Bardella. L'AFD, je précise, qui a débattu en son sein d'un projet de remigration, plan d'expulsion massive d'étrangers et, je cite, de citoyens non-assimilés. Alors, Marine Le Pen a condamné ses propos, mais l'AFD a dit, c'est un malentendu, on va en reparler. Est-ce que vous leur accordez le bénéfice du doute ?
Oui, c'est un bénéfice du doute, ce n'est pas une réunion officielle, ce n'est pas un colloque où tout ça serait public, on sait ce qui s'est passé. Donc, on essaie de savoir ce qui s'est passé, ce qui s'est dit, et surtout, quelle voie veut choisir l'AFD et comment les choses sont contrôlées en son sein. Donc, vous l'avez dit, Marine Le Pen a été totalement transparente, il n'y a aucune ambiguïté là-dessus, nous avons nos valeurs. Mais si l'AFD confirme ce projet de remigration, vous pourrez siéger avec eux malgré tout ?
Si, c'est le projet de remigration qui consiste, comme c'est sorti dans la presse, à faire perdre leur nationalité à des personnes qui l'ont acquise ou qui l'ont héritée par leurs parents alors que j'étais d'origine étrangère. nous sommes totalement contre, ce n'est pas du tout notre projet pour la France. S'il s'agit, comme ça a été dit, de renvoyer, si je finis de répondre à vos questions, s'il s'agit de renvoyer par exemple des criminels ou des gens qui ont perdu leur nationalité parce qu'ils ont enfreint les lois fondamentales de la France, bon, ce n'est pas le même projet. Donc, on essaie de savoir ce qu'il en est et vous, allez l'AFD.
Ce qui est vrai, c'est que l'AFD, depuis sa création par des économistes, à la base c'était très économique, a parfois connu des courants qu'il fallait maîtriser et exclure. Donc, on veut de la clarté, tout simplement. Et je trouve une fois plus qu'on ne fait pas, qu'on ne reconnaît rien au Rassemblement National. C'est-à-dire que Marine Le Pen, immédiatement, a une position extrêmement claire, sans aucune ambiguïté, qui prouve bien nos valeurs sur ce sujet comme tant d'autres. Et on nous sait, au lieu de reconnaître notre intégrité morale sur ce sujet comme tous les autres, on nous cherche des noises.
Puisque nous parlons de l'Europe, François Bayrou vient d'être relaxé dans l'affaire des assistants parlementaires, le parquet a fait appel, Mais son parti, et plusieurs cadres de son parti, le Modem, sont condamnés. Cet automne, c'est votre parti, le RN. Marine Le Pen et 26 autres personnes qui seront jugées dans la même affaire d'assistants parlementaires. Est-ce que ce jugement du Modem vous inquiète ou vous rassure ?
Ce n'est pas qu'il m'inquiète ou qu'il rassure, c'est que sur le fond, déjà moi je ne sais pas, j'ignore ce qu'a fait le Modem et le Rassemblement National, François Bayrou, pardon. Je ne peux parler que pour Marine Le Pen et le Rassemblement National qui sont totalement innocents de ce qu'ils leur sont reprochés. Mais qu'est-ce que c'est derrière ? Parce qu'on n'a pas été accusé d'enrichissement personnel, d'emploi fictif comme c'était le cas à la mairie de Paris, par exemple sous Jacques Chirac, c'est-à-dire des gens qui étaient payés par la mairie de Paris pour faire de la politique en Corrèze.
On parle du fait que le Parlement européen ne veut pas que les assistants parlementaires européens, à côté de leur travail, pas à la place, j'insiste sur ce point, c'est à côté de leur travail et un engagement politique, une activité politique.
Nous assumons d'avoir fait travailler les assistants pour leurs eurodéputés et pour le parti à Paris. Ils n'ont pas travaillé pour le parti,
ils ont un engagement militant. Si l'Union européenne veut priver de leurs droits civiques les assistants parlementaires en en faisant des fonctionnaires matin, midi et soir, peut-être même la nuit, au lieu de coller des affiches alors qu'ils ne travaillent pas, ce n'est pas du tout la conception française. Non mais il faut, excusez-moi, en France ce n'est pas la conception française. Les assistants parlementaires au Parlement français, dans les conseils régionaux, dans les conseils municipaux, ont le droit d'exercer leurs droits civiques, de faire du militantisme.
L'ampleur est différente entre les deux affaires, le modem c'est moins de 300 000 euros, pour vous, selon le Parlement européen, c'est près de 7 millions d'euros détournés ?
Ce n'est pas détournés, c'est zéro euro, puisqu'il s'agit de gens qui ont un engagement politique. À côté, je remarque, pour ceux qui l'ignorent, que le Parlement européen, M. Schulz, leader des sociodémocrates allemands à l'époque, a mené cette machination contre les trois partis, anti-système, anti-Union européenne, à savoir les insoumis, le Rassemblement national, le modem, qui à l'époque étaient courageux sur la corruption du Parlement européen et sur les oligarques en France, je rappelle son conflit avec M. Sarkozy. Comme par hasard, c'est les trois partis critiques envers le système européen qui ont été stigmatisés par M. Schulz.
Donc c'est une machination politique, la justice n'aurait jamais dû mettre les doigts dedans et malheureusement, les condamnations contre les personnalités du modem me semblent totalement injustes et contraires aux valeurs de la France, à savoir que ce n'est pas parce que vous êtes assistant parlementaire que vous n'avez pas vos droits civiques, on est chez les dingues.
Sur l'Ukraine, Marine Le Pen s'est dit à nouveau il y a quelques jours contre la livraison d'armes lourdes au motif que cela risquerait d'internationaliser le conflit. C'est la position du RN. Bien sûr que c'est la position du RN. On ne livre pas d'armes lourdes à l'Ukraine.
Bien sûr que c'est la position du RN. La position du RN, c'est surtout que les pays européens reprennent le contrôle de la diplomatie et des négociations de paix. Le destin de l'Europe, on l'a entendu sur l'Estonie, est aujourd'hui dans la main, soit de Washington qui n'est pas un allié flab, c'est bon qu'on puisse dire, soit de la Turquie et de la Chine qui fait les négociations. C'est quand même absolument consternant que la diplomatie ne soit pas dans les mains des Européens et des Ukrainiens qui sont les victimes de cette guerre.
Je vais vous poser la question parce que selon une longue enquête récente du Washington Post, ce type de discours fait partie d'une stratégie d'ingérence, d'influence russe à laquelle participerait en France le RN. Qu'est-ce que vous répondez ? J'ai lu cette enquête in exterso,
c'est totalement vide. Ce sont les ramassis de bêtises, de lieux communs qu'on entend depuis des années de propagande contre l'Assemblée nationale. On nous reproche de vouloir trouver une solution diplomatique. Donc si les éléments de langage, c'est dire qu'il faut trouver une solution diplomatique à cette guerre et je cite là où le Washington Post m'a interrogé, le Washington Post m'a demandé « Oui, vous dites que la France ne doit pas être alignée sur les États-Unis. » Bon, c'est la position de la France depuis le général de Gaulle. Donc si c'est ça les éléments de langage de la Russie, c'est consternant.
En fait, le problème, c'est que tout ce petit monde donne beaucoup trop de rôle et de puissance à la Russie. Les mensonges proférés par un certain nombre de lobbyistes russes faisant croire qu'ils ont de l'influence en Europe sont largement surestimés. Donc je remarque que quand M. Poutine et ses sbires racontent n'importe quoi sur l'Ukraine, évidemment on ne les croit pas. Quand ils racontent n'importe quoi sur le Rassemblement national, tout ça est pris comme parole d'or. C'est grotesque. Merci Jean-Philippe Tanguy, président délégué
du groupe Rassemblement national. Rassemblement national.
Jean-Philippe Tanguy