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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 21 octobre 2023 93 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieTravail & emploiInstitutions & élections

Industrie et protectionnisme : relocaliser pour bifurquer | conférence AMFIS 2023

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Sur la faisabilité de la planification industrielle, comment transformer rapidement les entreprises ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Relocaliser l'industrie : destruction des territoires ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Produits chinois d'acier : qualité et accidents ?

  • 16:00OuverteRéponse partielle

    Définir collectivement les besoins industriels ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Formation professionnelle continue : comment l'orienter ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Catégories d'industries à relocaliser en priorité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Matthias TavelChiffre
    « aujourd'hui la part de l'industrie est la plus faible dans la valeur ajoutée qu'elle ne l'a jamais été depuis la Deuxième Guerre mondiale »
  • 4:00Matthias TavelChiffre
    « l'emploi industriel est au plus bas dans l'emploi total dans notre pays après 6 ans de macronisme »
  • 5:00Matthias TavelFait
    « on a vu avec le covid dans quelle dépendance on était placé pour des choses aussi élémentaires que les masques les Blues les respirateurs »
  • 9:00Léo CharlesFait
    « le transport international l'organisation de la production mondiale est faite autour de ce qu'on appelle les chaînes de valeur globale »
  • 11:00Léo CharlesChiffre
    « aux USA entre 2009 et 2012 les États-Unis ont connu une croissance économique et cette croissance économique a été captée par les plus riches par le top 10% 116% de la croissance économique a été captée par le top 10% »
  • 19:00Anaïs VoitilisChiffre
    « on a détruit 2 millions d'emplois industriels en 30 ans »
  • 21:00Anaïs VoitilisFait
    « la balance commerciale française qui a plus déficitaire de l'Union européenne »
  • 25:00Clémence GuettatChiffre
    « 7,2% de chômage les macronistes à tout bout de champ que c'est le taux le plus bas depuis je ne sais plus quelle année »
  • 27:00Clémence GuettatFait
    « le halo du chômage a énormément augmenté c'est à dire des gens qui ne sont même plus à Pôle emploi parce qu'en fait ils sont découragés de trouver un boulot »
  • 29:00Clémence GuettatChiffre
    « les aides aux entreprises dans notre pays c'est une gabegie absolument énorme c'est 30% du budget de l'État en 2019 157 milliards »
  • 0:15locuteur_inconnuFait
    « on ne fera pas une politique de relocalisation sans investir massivement et donc dans sans dépenser de l'argent public »
  • 0:30locuteur_inconnuFait
    « le verrou du capital le verrou des actionnaires si on veut faire du protectionnisme »
  • 10:00AnaïsFait
    « aujourd'hui il n'y a pas d'alignement d'intérêt au sein de l'Union européenne »
  • 12:00participant_1Fait
    « relocaliser l'industrie c'est la destruction des territoires »
  • 22:00participant_6Fait
    « la solution que tu proposes c'est de défaire évoluer les traités »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

merci à vous d'avoir décidé de consacrer ce début d'après-midi frais à venir parler de protectionnisme et de d'industrie de savoir comment on va relocaliser et bifurquer l'industrie de notre pays évidemment j'en profite pour vous rappeler les règles élémentaires en cette canicule et notamment une si vous voyez que votre voisin devient blanc rouge ou vert n'attendez pas qu'il tombe pour vous porter à son secours mais proposez-lui peut-être un peu d'eau ou en tout cas signalez-le ça peut arriver et on en rigole maintenant mais si ça arrive on en rigolera un peu moins très simplement pour me présenter pour celles et ceux qui ne me connaîtraient pas moi je suis donc Matthias Tavel je suis député de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique et je suis par ailleurs le corps rédacteur en chef du journal de l'insoumission le seul mensuel insoumis du pays voilà donc vous pouvez trouver au stand à côté du stand du groupe parlementaire et évidemment sur abonnement tous les mois dans vos boîtes aux lettres voilà ça c'était pour la pub alors très clairement je pense que tout le monde peut le constater le changement climatique a commencé on est sur une trajectoire de réchauffement de plus 2,6 degrés à la fin du siècle c'est-à-dire déjà bien au-delà de ce que l'accord de Paris prévoyait qui était dont l'objectif était de limiter à 1,5 degrés évidemment si on veut le freiner atténuer se dérèglement climatique et ses effets il faut qu'on soit capable de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et tout ça dans une situation où au jour d'aujourd'hui l'industrie représente 18% des émissions de gaz à effet de serre française alors selon qu'on considère que les émissions de la production industrielle en France on peut se dire que la marche n'est pas si haute sauf que il ne faudrait pas oublier les émissions de gaz à effet de serre dû aux produits qui sont produits à l'autre bout du monde et que nous importons pour les consommer ici et il faut bien traiter les deux bouts du problème si on veut le traiter correctement évidemment ce n'est pas acceptable de continuer à délocaliser des pollutions d'ailleurs pas seulement que des émissions de gaz à effet de serre mais des pollutions pour l'environnement de manière générale à l'autre bout du monde pour pouvoir ensuite dire que nous nous serions un pays exemplaire dans le même temps on a un gouvernement macroniste qui se vendent d'avoir entamé la réindustrialisation du pays je vous renvoie à l'excellente note qui a publié l'Institut de la Boétie pour démonter ce mensonge il n'en est rien aujourd'hui la part de l'industrie est la plus faible dans la valeur ajoutée qu'elle ne l'a jamais été depuis la Deuxième Guerre mondiale et l'emploi industriel est au plus bas dans l'emploi total dans notre pays après 6 ans de macronisme et plus de 15 ans de politique de l'offre assumée comme tel dans notre pays et on a vu avec le covid dans quelle dépendance on était placé pour des choses aussi élémentaires que les masques les Blues les respirateurs et combien d'autres choses essentielles ne serait-ce que pour pouvoir faire fonctionner notre système de santé alors dans le même temps vous avez des annonces gouvernementales aux États-Unis dans d'autres pays pour dire qu'il faut verdir l'industrie et vous avez eu au début de l'été une loi industrielle portée par le gouvernement macroniste qui était très clairement du greenwashing on a d'ailleurs présenté un contre-projet les députés insoumis que Clémence peut aussi vous brandir et que vous pourrez trouver sur le stand du groupe parlementaire mais clairement il y a un état d'esprit différent dans les discussions à propos d'industrie et de situations de dépendance pour s'approvisionner sur un certain nombre de produits alors est-ce que après le covid et la guerre en Ukraine on est en train de tourner la page du libre-échange est-ce que face à la crise climatique il faut abandonner l'industrie ou au contraire la relocaliser et la faire bifurquer comment on mène une politique industrielle qui peut atteindre les objectifs qu'on se donne dans un contexte de dumping social et environnemental très important au niveau international est-ce que tout simplement on peut concilier écologie industrie et emploi ces quelques-unes des questions que nous intervenants vont s'efforcer auxquels nos intervenants vont s'efforcer de répondre et donc je voulais présente en commençant par ma droite Anaïs voitillis qui est géographe à l'Institut français de géopolitique et spécialistes des questions industrielles Léo Charles qui est économiste maître de conférence en économie à Rennes 2 et qui va publier dans les prochains les prochaines semaines les prochains mois une version de poche d'un petit livre qui s'appelle la dette publique précis d'économie citoyenne et Clémence guettait que j'ai peut-être pas besoin de vous présenter député et les filles UPS correspondables du programme l'avenir en commun dans la campagne présidentielle et qu'au président de l'Institut La Boétie fondation insoumise alors voilà chacun va présenter son propos et puis ensuite évidemment la parole sera à la salle pour les questions réponses je vous laisse la parole chacun pour une dizaine de minutes sont commençant par donc Léo Charles mettre de conférence en économie à Rennes 2 merci à vous merci merci de votre présence merci pour pour l'invitation je suis ravi de d'être ici alors pour pour poser un peu le cadre la question qui m'a été posée c'est un peu celle qui a été énoncé par Mathias le monde est-il en train de tourner la page du libre-échange autant vous dire que on pourrait en discuter pendant 10 heures mais on m'a donné 10 minutes je suis un peu frustré mais on aura des questions et on pourra rebondir sur ma présentation si vous avez si vous avez besoin donc je vais pas revenir dessus parce que Mathias l'a très bien dit en propos introductif mais aujourd'hui on est face à des défis monstrueux changement climatique inégalité délitement de nos acquis sociaux d'éventuellement des services publics tout ça et je crois que face à ça il est nécessaire d'avoir une réponse forte et une réponse assumée [Musique] [Musique] il suffit de continuer prolonger les politiques de libre-échange que l'on mène depuis les années 70 donc en gros si on a des problèmes c'est que on n'a pas été assez loin donc il faut continuer à ouvrir les frontières il faut faire circuler les technologies parce que plus de technologie ça permettra d'avoir une croissance verte des emplois verts bla bla bla bla bla bla des choses comme ça donc sur le papier des choses magnifiques mais en fait le problème c'est que la plupart des constats que l'on peut faire sur les défis qu'on doit relever aujourd'hui sont liés par nature au libre-échange sont des conséquences finalement de l'introduction et de la mise en place du libre-échange à partir des années on va dire 70 cette réponse elle est aussi un peu naïve désolé pour mes collègues économistes libéraux mais c'est un peu naïf et ça vient d'une vision on pourra en reparler si vous le désirez mais d'une vision qui s'est développée dans les années 2000 de ce qu'on a appelé la mondialisation heureuse en ouvrant les frontières forcément qu'on allait être dans un jeu gagnant-gagnant que tout le monde allait être content que tout le monde aille s'est retrouvé que la croissance allait être distribuée à tout le monde que tout le monde allait s'enrichir etc etc il y a même un économiste très fameux Paul kruckman américain qui a publié un livre je crois que c'est fin des années 90 il dit la mondialisation n'est pas coupable merci circuler il y a rien à voir ok il y a des inégalités on parlait pas encore vraiment de changement climatique mais c'est pas la mondialisation il faut au contraire la continuer et donc c'est créer un consensus idéologique et politique autour de ses bienfaits du libre-échange problème à partir des années 2008 je refais pas l'histoire crise financière etc et ce consensus a commencé un peu à se déliter on a commencé à avoir des travaux universitaires et de plus en plus d'économistes qui se sont dit le libre-échange je gagne en gagnant pas sûr et en fait on s'est rendu compte on en était très conscient mais on s'est rendu compte que le libre-échange porte en lui en lui-même les germes des problèmes actuels c'est-à-dire que le libre-échange est basé rapidement je vous le dis sur un quadruple dumping c'est à dire sur une politique de moins 10 ans qu'elle soit fiscale on baisse les impôts sur les entreprises et sur les plus riches pour la compétitivité pour pouvoir plus exporter on a un dumping démocratique notamment on va imposer l'idée et les comment dire les les avis et les besoins des industries et des grands groupes des firmes multinationales ses avis vont s'imposer au gouvernement qui posent des problèmes assez démocratiques et bien sûr dumping sociaux ou écologique c'est à dire que aujourd'hui certes on a des produits pas chers mais fabriquer dans des conditions écologiques et sociales délétères et donc voilà donc le libre échange si vous voulez ça ne peut pas être la solution au défi actuel et surtout qu'on est dans une période aujourd'hui où le libre-échange commence à l'idée même de libre-échange la défense du libre-échange comment être battue en brèche on voit que les choses fonctionnent de moins en moins certains économistes parlent de slobaliser chez à dire de ralentissement de la mondialisation néolibérale et donc il faut trouver des alternatives donc on en rediscutera mais l'alternative ne peut pas être le libre-échange conceptuellement c'est une erreur j'allais dire on a déjà fait l'erreur depuis les années 70 on va pas continuer dans je vois il faut envisager d'autres d'autres voix bon je vais quelques chiffres mais parce que je suis économiste et sinon ça ferait pas sérieux si je vous citais pas quelques chiffres mais en gros le transport international l'organisation de la production mondiale est faite autour de ce qu'on appelle les chaînes de valeur globale c'est-à-dire qu'on sépare la production d'un bien en plusieurs petites étapes qu'on localise partout dans le monde là où c'est pas cher là où c'est pas cher social mais c'est pas cher fiscal mais écologiquement et après on transporte les produits finis ou les parties de produits finis entre eux et ça c'est responsable de 10% des émissions mondiales de CO2 en 2018 donc c'est pas négligeable et là les 10% ne prennent pas en compte les conditions même de production dans la littérature économique on commence à faire un lien entre libre-échange et destruction de la biodiversité des forestations obésité au Mexique il y a des articles qui viennent de sortir sur ça donc on sent quand même que le libre-échange et pas la panacée qu'on nous qu'on nous avait vendu évidemment le libre-échange le la mondialisation que j'appelle néolibéral et aussi responsable de la hausse des inégalités d'abord entre pays mais aussi à l'intérieur même des pays j'ai un chiffre que j'adore beaucoup aux USA entre 2009 et 2012 les États-Unis ont connu une croissance économique et cette croissance économique a été captée par les plus riches par le top 10% 116% de la croissance économique a été captée par le top 10%. ça veut dire que non seulement ils ont mangé tout le gâteau mais en plus ils ont piqué le gâteau des plus pauvres et ils ont appauvri les plus pauvres pour s'enrichir encore plus ça on peut considérer que ça pose de sérieux problème et qu'il faut pouvoir régler régler ça donc le libre-échange c'est pas la la panacée c'est pas la solution les défis actuels nécessitent de repenser notre rapport à l'industrie à la production au travail à la mondialisation tout ça en même temps et donc désolé je vais utiliser un gros mot mais le protectionnisme apparaît comme un outil nécessaire mais pas suffisant c'est à dire qu'attention il faut pas que le protectionnisme soit vu comme une fin en soi sinon ça serait les universités d'été du RN le RN s'y sont protectionnisme mais parce que c'est un objectif en soi si on veut avoir une politique de bifurcation écologique et sociale l'outil pro tectionniste doit être en appui à la politique industrielle et en ça la politique commerciale est très très efficace d'ailleurs c'est un constat historique terrible pour les libéraux il n'y a pas un pays dans le monde qui se soit développé qui se soit industrialisé sur les bases du libre-échange c'est pas vrai ça ça c'est faux tous les pays dans le monde se sont développés sous couvert de protectionnisme et de protection et donc il faut ouvrir aujourd'hui un nouveau moment protectionnisme c'est un peu le cas je dirais j'allais dire il y a quelques années tout le monde se fichait un peu du sort des ouvriers français qui perdait leur emploi parce que c'est des localisé et donc quand vous étiez protectionniste dans les années 2000 2010 c'était très mal vu aujourd'hui le changement climatique touche tout le monde même les plus riches même les enfants des plus riches et donc on commence à avoir une idée de tiens pourquoi pas protéger préserver la nature etc et donc avec la crise covid avec la politique américaine l'inflation réduction actes qui sont des politiques protectionnistes on commence à avoir un renversement peut-être de l'idéologie et dans les faits des mesures de plus en plus protectionnistes alors vous inquiétez pas le gouvernement macroniste n'utilisera jamais le terme de protectionnisme ça c'est c'est un gros mot par contre on va parler de résilience de relocalisation toutes ces choses là qui sont en réalité si on veut vraiment les faire du protection ctionnisme alors j'en viens rapidement parce qu'il me reste pas très longtemps la question qui se pose c'est quel type de protectionnisme il faut voir que la politique commerciale le choix entre libre-échange et protectionniste c'est un curseur on n'est jamais totalement libre échangiste ça n'existe pas on n'est jamais totalement protectionniste donc l'idée c'est de faire bouger ce curseur vers un peu plus de protection et l'idée c'est de à mon sens que la politique commerciale et industrielle doivent être encastrées dans la société c'est à dire qu'elles doivent être au service de la société donc défini nationalement si possible et le protectionnisme doit être un outil selon moi il faut définir nos besoins écologiques et sociaux il faut attention deuxième gros mot il faut planifier qu'il faut planifier la réalisation de ces objectifs et planifier ça veut dire quoi mettre en œuvre les outils nécessaires dont l'outil protectionniste et de protection donc les mesures protectionnistes si vous voulez moi c'est ce que j'essaie de développer dans mes travaux elles doivent être en symbiose avec les mesures de protection pourra en discuter mais dire que le travail des enfants est interdit c'est pas du protectionnisme c'est une forme de protection dire que nous on veut la retraite à 60 ans c'est pas du protectionnisme c'est une forme de protection de nos de nos acquis sociaux et encore une fois on en discutera aussi mais pour moi il ne sert à rien d'appeler à la relocalisation si c'est pour refaire revenir total ou FH moi ça m'intéresse pas ça ne remplira pas nos objectifs et nos besoins écologiques et sociaux par contre il faut retirer localiser vous allez dire que je joue sur les mots mais c'est à dire repère mettre au PME aux entreprises françaises à l'industrie de produire en France et ça l'outil protectionniste peut nous permettre de faire ça et donc il faut voir l'outil protectionniste comme ancré dans toute une politique de bifurcation écologique sociale fiscale etc et notamment il faut refonder notre rapport au pouvoir dans l'entreprise à l'exercice de la démocratie refonder notre site fiscalité et nos systèmes économiques pour ne pas exclure les plus fragiles je conclus sur ça ne croyez pas que tout est naturel en économie rien n'est naturel les économistes libéraux vont vous dire le libre-échange il est apparu un jour comme ça c'était naturel c'est l'évolution de nos sociétés et tout non rien du tout tout ça c'est politique le libre-échange il a été imposé politiquement au 19e siècle puis après dans les années 70 et quand on a ça en tête alors on peut imaginer que finalement si rien n'est naturel tout est possible et c'est à nous de construire de renforcer le consensus idéologique et politique autour de cette solution autour de cette bifurcation et de continuer à débat tre à discuter et à s'opposer aux idées fosses c'est ce qu'on fait aujourd'hui avec cette avec cette table ronde allez les défaut sur le protectionnisme et sur le libre-échange donc en ouverture soyons libres d'inventer toutes choses en levons-nous les carcans qui nous empêchent de penser une forme de protectionnisme qui soit radicale et de gauche qui servent la vérification écologique et sociale et si vous avez besoin de de détails je serai ravi d'en discuter avec vous sur les la façon de le mettre en place merci beaucoup merci merci Léo Charles et je passe maintenant la parole à Anaïs voitillis géographe à l'Institut français de géopolitique merci à toi bonjour à toutes et à tous alors je vais essayer de respecter le temps en partie mais sur un sujet comme l'industrie que je travaille depuis plusieurs années c'est toujours un peu compliqué peut-être que je vais vous donner des chiffres pour commencer sur la réalité de l'industrie en France parce que finalement quand on parle d'industrie on peut mettre beaucoup de choses derrière on sait pas exactement ce qu'est l'industrie on a des visions sur un périmètre qui peut être très large puisque maintenant on va même parler jusqu'à l'industrie pour qualifier des métiers de service on parle d'industrie de l'imaginaire quand on parle des métiers autour du cinéma des spectacles etc l'industrie c'est l'acte de transformer la matière et si on regarde l'industrie manufactoriaire en France aujourd'hui c'est 10% de points de PIB si je prends les données de l'OCDE vous pourrez trouver des chiffres différents si vous prenez par exemple les données de la Banque mondiale et si vous avez une définition élargie de l'industrie c'est à dire qu'il va par exemple prendre en compte le traitement de l'eau etc vous allez pouvoir trouver des chiffres pour la France qui sont de 13 à 14% 10% de points de pipe il faut dire que c'est extrêmement faible la France poine l'industrie dans le PIB français c'est le même poids que ce qu'on trouve en Grèce sauf qu'en 1990 le poids de l'industrie en Grèce dans le pays B c'était 12 % en France c'était 20% et la moyenne européenne actuelle c'est 15 % avec 20 % pour un pays comme l'Allemagne au-delà du poids de l'industrie dans le PIB quand on dit qu'on a eu une telle dégression ça veut dire qu'on aille aussi une destruction d'emploi industriels on a détruit 2 millions d'emplois industriels en 30 ans qu'est-ce que ça veut dire la destruction d'emploi industriel ça veut dire qu'on a eu des phénomènes de délocalisation de fermeture d'usine soit pour être délocalisée en Europe et notamment en Europe de l'Est toi beaucoup plus loin en Asie mais ça veut aussi dire des phénomènes plus pernicieux dans la destruction d'un plan industriel et dont il faut avoir confiance c'est tout ce qui est externalisation d'activités dites NON stratégique ou non coeur de métier donc vous avez par exemple des métiers de maintenance des métiers de logistique des métiers nettoyage industriels qui ont été placés dans des entreprises qui deviennent des entreprises de service et donc ils sont aussi sous l'égides des conventions collectives de services qui sont souvent moins dix anses que les conventions collectives qu'on a dans l'industrie et donc c'est un impact aussi sur les phénomènes de rémunération la rémunération en termes de salaire mais aussi tous les avantages que vous avez qui peuvent attacher votre convention la deuxième chose qu'il faut dire sur le poids de l'industrie c'est la balance commerciale française qui a plus déficitaire de l'Union européenne alors je sais qu'on peut être tenté de dire oui mais la balance était particulièrement difficile en 2022 à - 190 milliards parce qu'il y avait la question de l'énergie mais même si on retraite la question énergétique la France a une balance commerciale extrêmement déficitaire on importe une majorité de biens soit des biens finis par exemple les vêtements on va considérer comme un fini soit des pièces ou des sous-ensemble qui vont entrer dans la composition d'un autre produit ça peut être par exemple c'est un exemple qui va être faux mais je prends le premier que j'ai sous les la main ça va être le capuchon de la bouteille que vous faites venir de l'étranger et donc le produit fini c'est la bouteille mais vous avez importé cette cette pièce et cette cette situation elle est liée à la fois l'évolution de la mondialisation la volonté d'aller chercher des nouveaux marchés et des pays où les coûts étaient plus faibles mais elle est aussi la responsabilité des acteurs c'est à dire que tous les gens qui vont vous dire finalement c'était un mouvement il est tard on l'a pas vu venir on l'a laissé faire c'était la tendance c'est important de déconstruire la responsabilité de ses acteurs les acteurs des choix d'entreprise les grands groupes qui décident de réorganiser leur chaîne de sous-traitance en allant assembler leurs produits à l'étranger et donc de fait il y a tous l'écosystème qui part avec eux parce que on produit en général à proximité de ces grandes unités d'assemblage et vous verrez que ça a une importance quand on parle d'attirer des capitaux étrangers pour assembler des produits finis sur le territoire français ça nous rend extrêmement dépendant extrêmement faible par rapport aux décisions d'autres pays surtout quand les décisionnaires n'ont pas la nationalité française et donc sont moins sensibles à l'avenir d'un territoire mais c'est aussi des choix politiques parfois d'abandonner l'industrie alors maintenant on peut dire que une usine qui ferme s'ouvrir une permanence du rassemblement national c'est bien de le dire à l'heure où on ouvre plus usines qu'on enferme mais ça fait 30 ans qu'on aurait dû se tirer ce constat et voir les logiques politiques que ça allait engendrer la situation de désindustrialisation profonde qu'on connaît elle est aussi liée à un mythe qui était celui du mythe de la société post industrielle où les sociétés occidentales pouvaient se positionner sur les tâches en amont et en aval dans la production ces tâches qui étaient réputées à plus forte valeur ajoutée avec une sorte de naïveté voire de condescendance même plus que de se dire que les pays auxquels on confiait ses biens pour satisfaire nos choix de consommation n'allez pas avoir envie de remonter les chaînes de valeur n'allez pas avoir envie d'avoir des biens de technologie et que nous nous continuerons toujours à créer de la valeur sur le territoire et de l'emploi sauf que finalement on se détournant des sites de production nous avions sont aussi détourné en partie notre capacité à faire de la recherche et du développement à innover et donc ce sont tous les écosystèmes qui se sont des tricotés et je sais que pour certains la désindustrialisation ça reste comme quelque chose de positif d'ailleurs on a eu un n'est pas commis commissaire économie s'en tient chef économiste enfin quelqu'un de la Commission européenne on avait dit qu'on parlait pas de la Commission européenne et je le fais moi-même qui a décrété que nous finalement si les industries lourdes partaient du territoire européen c'était pas un problème puisqu'elles allaient aller ailleurs et qu'on en avait pas besoin et c'est extrêmement faux en fonction de la conception du projet de société qu'on va avoir on a besoin d'industrie pour des questions de souveraineté pour réduire nos dépendances à d'autres c'est à dire maîtriser les chaînes de valeur et quand on pense maîtriser les chaînes de valeur c'est de l'extraction de la matière première jusqu'à la gestion de la fin de vie du produit donc c'est soit la capacité à le réparer soit la capacité à le recycler aujourd'hui on se rend compte que sur la maîtrise des chaînes de valeur nous sommes en faiblesse non premièrement parce qu'on ne maîtrise pas cette approvisionnement en matière première critique dans beaucoup de cas et notamment dans toutes les industries nécessaires à la transition écologique mais également parce que nous avons confié à d'autres le recyclage de nos déchets et qu'on a aussi pensé des produits qui étaient difficil difficilement réparables et recyclables il suffit de prendre la majorité des matières textiles ou dérivée de plastique il y en a très peu qui se recyclent et en plus il y a des phénomènes de produits à usage unique l'autre chose qui est important au-delà de la chaîne valeur c'est la maîtrise de la technologie et du brevet c'est pas parce que vous avez une usine sur le territoire que vous êtes en maîtrise sur la technologie le savoir-faire que vous avez dans ces dans ces produits très bonne exemple c'est batterie pour les véhicules électriques ce ne sont pas des technologies françaises ou européennes mais on pourrait citer aussi des exemples sur quand je décide de vendre Alstom la partie sur les turbines qui nous garantissent notre autonomie énergétique alors encore faut-il avoir aussi une vision sur la trajectoire énergétique est-ce qu'on veut faire en termes d'énergie quand je vends un groupe comme ça je vends aussi la technologie et donc le savoir-faire et donc je me mets en dépendance d'un autre et donc il va falloir que je j'achète enfin que je prenne des royalties sur les brevets que je Soulou les brevets choses comme ça et donc je mets dans cette situation où ce n'est plus moi qui suis maître de mon destin le deuxième intérêt de la réindustrialisation c'est la cohésion sociale et territoriale alors vous avez plein de chiffres qui circulent sur combien un emploi direct dans l'industrie génère d'emploi indirect c'est à dire les emplois chez les sous-traitants ou les emplois induits par la consommation et la fiscalité ce qu'on sait c'est que l'industrie elle est capable d'avoir un effet d'entraînement sur la société qu'elle est capable de s'implanter dans l'ensemble des territoires et donc elle est capable de créer un dynamisme économique à la condition d'avoir des usines qui jouent le jeu c'est à dire des usines qui vont s'approvisionner à proximité de leur écosystème et qui ne font pas venir la matière de des quatre coins du monde parce que finalement l'effet va être extrêmement restreint et de l'attachement dans cet écosystème restreint troisième raison de réindustrialiser c'est la question environnementale et quand on pense environnement et industrie on se dit c'est totalement antinomique puisque finalement on se dit l'industrie est responsable d'une partie de la situation environnementale dans laquelle on est et pourtant aujourd'hui on importe 50% de nos émissions et donc un des moyens d'atteindre nos objectifs environnementaux c'est de relocaliser une partie des productions parce qu'on a un mix énergétique qui est mieux disant que d'où viennent les produits y compris des produits qui viennent d'Europe parce qu'on a des normes sociales et environnementales plus strictes et parce que le fait de produire à proximité des lieux de consommation doit mécaniquement réduire les volumes produits et éviter les phénomènes de surstock d'un vendus etc mais et c'est peut-être là que le mot relocalisation réindustrialisation est trompeur il s'agit pas de faire la même chose que ce qu'on a fait avant c'est à dire que quand on repense ces schémas de réindustrialisation je parle générale de renaissance industrielle on doit fondamentalement opérer des changements systémiques dans l'industrie changement systémique qui vont toucher la manière de produire comment des carbone les usages comment on va vers la production unitaire et ça posait des questions assez fondamentales en termes d'adaptation de l'outil industriel c'est travailler sur les produits alors il y a la question des usages comment on fait évoluer chacun au lieu d'avoir vous avez pas besoin d'une perceuse tous les jours donc vous allez l'emprunter à votre camarade ça peut être aussi réduire les volumes de consommation pour aller vers une consommation mieux-disante mais il y a aussi un vrai travail sur la manière dont on conçoit ses produits parler de produits réparables et recyclables mais c'est aussi des questions sur les matières qu'on utilise je prends l'exemple du textile 75% du textile et dérivé du pétrole donc on a une vraie réflexion sur quels seront les matières qu'on utilisera demain et qu'on doit mettre dans un dans un dans un contexte environnemental qui va forcément évoluer c'est à dire que les matières si demain je me dis je vais par exemple utiliser du lin ou de chanvre est-ce que j'ai la garantie que l'endroit où je vais positionner ces productions sera toujours un endroit pertinent au regard de l'évolution climatique que nous allons connaître et ces changements systémiques dans la manière de concevoir les produits la manière de les produire dans la manière de distribuer aujourd'hui sont des questions qui sont très très peu posées dans les démarches de réindustrialisation entamée par le gouvernement notamment aussi parce qu'elle demande de repenser fondamentalement le rapport que l'industrie a à la nature alors vous allez me dire c'est un peu cucu à la praline comme comme phrase l'Occident est fondamentalement lié à l'essor de l'industrie je vous parlais d'industrie de l'imaginaire à chaque révolution industrielle vous pouvez lier une évolution dans le domaine cinématographique photographique en tout cas des choses qui notre imaginaire les sorts d'Hollywood c'est aussi lié à l'essor des technologies d'information de la communication et donc on a cette imbrication entre industrie imaginaire et on a aussi dans l'essor de l'Occident tout un travail qui a été fait sur la manière dont on pensait la nature vous êtes tous entendu parler de Descartes qui parle de devenir maître et possesseur de la de la nature vous avez eu d'autres philosophes qui ont théorisé ça et donc ça fondamentalement structurer la manière dont on a pensé le développement industriel et le rapport à notre environnement et donc quand on parle rien industrialisation on doit forcément réinterroger le rapport qu'on a à la nature et donc les développements industriels qui sont induits et donc est-il possible d'avoir un équilibre entre développement industriel et préservation de la nature et l'environnement ce qui m'amène à la dernière chose et j'aurais pas parlé de protectionnisme mais c'est pas grave on aura l'occasion de le faire c'est que et ça va rejoindre ce qu'a dit Léo c'est qu'il fondamentalement il y a une question qu'on doit se poser dans la réindustrialisation on réindustrialise pas pour réindustrialiser en relocalise pas pour relocaliser on le fait au service de quelque chose et ce quelque chose c'est un projet de société parce qu'en fonction du projet de société que vous allez choisir des orientations que vous allez prendre vous n'allez pas concevoir et les mêmes politiques industrielles et les mêmes organisations industrielles à l'échelle territoriale je donne un exemple pour illustrer très simplement ça parce que vous avez tous lu le rapport de l'ADEME sur les futurs en transitions manger le nom on vous retrouverez je sais pas si tout le monde allumé vous le lirez ce soir il y a une synthèse en deux pages 30 pages ou 500 pages selon votre capacité à vous endormir avec la chaleur il y a quatre scénarios il y a un scénario qu'on appelle la génération frugal donc c'est un vraiment on est sur un compte pas sur la technologie on est sur une réduction drastique des phénomènes de consommation puis on a le pari réparateur ou là on mis sur la technologie et puis on inverse pas du tout la manière dont on consomme et bien derrière ça vous avez des choix de société et l'industrie si elle veut renouer avec la société parce qu'elle n'est plus liée si on veut refaire le couple industrie société société industrie si on veut travailler sur les imaginaires repenser cette question avec la nature et bien fondamentalement on doit passer par la case du débat du débat dans les instances consacrées que ce soit les le Parlement que ça soit le conseil social économique qui pourrait avoir un rôle peut-être plus utile que ce qu'il a aujourd'hui et pas inventer une nouvelle haute instance qui ne passe pas par un temps de débat démocratique et bien vous ne pourrez pas réin dustrialiser de manière pérenne parce que c'est fondamentalement quelque chose qui a permis l'essor de l'Occident qui a aussi créé des drames sur certains territoires et donc pour relier avec notre notre avenir on doit se questionner avant de savoir collectivement ce qu'on veut construire et ensuite on pense les politiques publiques qui vont bien mais penser une politique publique sans but et bien vous avez peu de chance d'atteindre quelque chose si ce n'est gâchez beaucoup d'argent public au passage merci merci Anaïs voisilis donc géographe à l'Institut français de géopolitique et nous Clémence guetter qu'est-ce que dans tout ça qu'est-ce qu'on propose pour répondre à ces défis à ces questions que qui viennent de nous être posées tu préfères le sans fil bonjour tout le monde je commence debout si j'ai trop chaud je me rassais d'accord alors pour cette intervention que m'a proposé Mathias Tavel qui a organisait cette conférence je prends appui sur deux projets de loi qu'on a eu à combattre pendant cette première année de mandat donc le projet de loi sur l'industrie verte sur lequel on a fait un contre-projet et le projet de loi sur les énergies renouvelables qu'on a examiné au mois de novembre si mes souvenirs sont bons en gros le cadre il a déjà été évoqué notamment par Léo la question du protectionnisme de la relocalisation de l'industrie elle suppose nécessairement de rompre avec le cadre idéologique qui nous est imposé à savoir le libre-échange Léo l'a expliqué assez brillamment mais le problème c'est que quand on a discuté avec les macronistes pour leur faire nos propositions comme ça nous est arrivé ces derniers mois avec Mathias ils sont totalement formatés par ce carcan idéologique il n'arrive pas concevoir en réalité qu'on puisse faire autrement et s'ils arrivent à le concevoir ils le font avec beaucoup de mauvaise foi avec beaucoup de caricatures de nos propositions et le RN a déjà été évoqué par les deux précédents intervenants et je les rejoins dès lors qu'on parle d'industrie de protectionnisme etc le point gondwin et LFI = RN dans la bouche des macronis ça arrive très très vite alors qu'en réalité protectionnisme chez nous c'est toujours suivi de écologique et solidaire et c'est bien ça la différence c'est que ce qu'on veut c'est imposer au passage des conditions de de travail qui soit tenable pour les gens pour les salariés et les respecter les limites de la planète respecter la règle verte qui est un autre de nos principes donc c'est totalement différent du protectionnisme je sais même je sais même pas sûr qu'il parle beaucoup de protectionnisme ils ont peut-être d'autres mots au rassemblement national ou c'est uniquement un repli sur les frontières nationales il y a pas réellement de projet derrière et il y a certainement pas de vision écologique derrière eux les macronistes ont toujours les mêmes mots à la bouche la compétitivité le libre marché les investissements étrangers on nous a énormément parlé comme si on était c'était le seul but de la compétition et comme si on perdait de vues en fait que l'industrie derrière c'est des emplois des salariés et je vais essayer de vous en parler un petit peu puisque tout le monde voit les conséquences de la délocalisation de la perte d'emploi industriel dont dont sur lesquels anaïs a donné des chiffres je vous en donne quelques autres complémentaires le premier c'est le chômage alors 7,2% de chômage les macronistes à tout bout de champ que c'est le taux le plus bas depuis je ne sais plus quelle année par contre ce qu'on appelle le halo du chômage a énormément augmenté c'est à dire des gens qui ne sont même plus à Pôle emploi parce qu'en fait ils sont découragés de trouver un boulot qui correspondent alors qualification ça ça a énormément comment augmenter pardon aujourd'hui c'est 1,9 millions chez les jeunes la situation du chômage elle est absolument catastrophique 12,5% au chômage millions donc de jeunes qui ne sont ni en emploi ni en étude ni en formation qui en gros sont découragés et ne savent pas vraiment dans quelle direction aller alors que vous vous en souvenez j'imagine dans le programme et notamment dans ce qu'on a défendu pour l'élection présidentielle on a vu les besoins en emploi qu'on allait voir y compris des besoins en emploi qui ont du sens c'est-à-dire qu'ils sont utiles pour demain c'est bien ça que c'est bien ça qu'on cherche je vous donne un exemple d'une campagne que j'ai menée il y a quelques temps déjà j'avais visité un lycée professionnel qui venait d'ouvrir un lycée en Charente-Maritime qui venait d'ouvrir un cursus protection du littoral avec des un métier qui va être extrêmement utile demain si on en croit les productions du GIEC et ben il y avait 19 places il y avait 700 jeunes qui avaient postulé pour cet emploi là donc il y a de l'envie il y a de l'appétence derrière ça pour faire quelque chose qui a du sens donc ça c'est pour les chiffres du chômage ensuite les délocalisations la part de l'emploi industriel si vous devez choisir un la part de l'emploi industriel a été divisée par deux depuis 1973 donc c'est absolument énorme en termes de perte d'emploi et je vais y revenir peut-être un petit peu après qui dit perte d'emploi nous on le sait peut-être d'ailleurs certains d'entre vous ont été concernés perte d'emploi ça veut dire dans certains lieux des écoles qui ferment les gens qui déménagent des difficultés des divorces etc etc je veux dire c'est ce sont des vies qui sont brisées derrière ça quand on parle de de ces chiffres qui peuvent paraître un petit peu abruptes comme ça même les macronistes en réalité sont conscientes que il y a du chômage qu'il y a eu beaucoup de délocalisations etc mais les solutions qu'ils mettent sur la table sont toujours les mêmes ils ne sortent pas de ce carcan idéologique et elles sont extrêmement coûteuses c'est ce sur quoi anaïs a terminé son intervention les aides aux entreprises dans notre pays c'est une gabegie absolument énorme c'est 30% du budget de l'État en 2019 157 milliards c'était 10 milliards en 79 quand il y avait beaucoup beaucoup plus d'emplois industriels ce sont des aides publiques qui sont de toutes sortes en réalité il y en a 2000 sortes différentes des aides publiques aux entreprises parfois c'est des exonérations parfois de ces déniches fiscales parfois ce sont des aides directes donc en plus il y a une sorte de peut-être que les économistes sont d'ailleurs beaucoup plus qualifiés que moi pour le dire mais il y a quelque chose de peu lisible pour les citoyens sur ces aides publiques aux entreprises et sur la façon dont elles sont allouées il y a même des débats assez importants en ce moment sur quels sont les dépenses brunes c'est-à-dire qui quand est-ce qu'on subventionne véritablement l'industrie polluante ou pas parce que c'est tellement pas clair avec tout cet apanage d'aide donc ça c'est leur solution principale avec des dépenses défavorables à l'environnement qui d'ailleurs je crois que c'est la Cour des comptes qu'il avait dit qui continue de bondir dans le même temps oui parle de croissance verte d'industrie vert tout ça ils colle vert à la fin de chaque mot et comme ça ça devient absolument magique en réalité les dépenses défavorables à l'environnement la Cour des comptes nous a dit qu'elles ont doublé entre 2022 et 23 s'est passé de 10 à 19 milliards donc rien que ce qui a été quantifié un peu précisément comme ça même si c'est plus large en réalité on voit bien que ça augmente très largement avec des conséquences que maintenant on connaît très bien la hausse des profits des entreprises je vous renvoie aux travaux magnifiques qui ont été menés par le département d'économie de l'Institut La Boétie qui décortique aussi le l'augmentation des marges notamment de l'agroalimentaire qui décortique la hausse des profits dans ce phénomène de d'augmentation des prix et des conséquences démocratiques et écologiques d'abaissement des normes et d'abaissement des conditions de travail des gens et des conditions d'habitabilité de la planète je vais développer rapidement 5 axes j'ai peur d'être trop longue mais Seb me fera un signe et puis on pourra en discuter après de toute façon 5 axes qui sont le socle de la réflexion insoumise on va dire sur la question industrielle et de protectionnisme le premier c'est la protection le fait de protéger et notamment protéger les salariés et ça renvoie à ce que disait Léo à l'instant dans son dans son propos la relocalisation alors je sais pas si nous on le dit en un ou deux mots mais en tout cas c'est une relocalisation qui est planifiée c'est à dire que un de nos objectifs c'est d'avoir de la visibilité sur comment on va s'y prendre dans tout ça et de pouvoir en discuter planifier cette relocalisation pour la bifurcation écologique qui est l'objectif principal qui doit dicter cette création d'emploi ensuite la formation et ça j'aimerais vous dire un mot parce que c'est un enjeu qui est extrêmement important et qui est toujours balayé d'un revers de la main comme si on pouvait faire de l'industrie sans les gens en réalité enfin je ressens les travailleurs travailleuses celles et ceux qui doivent être qualifiées formés de longues dates pour ça pour ces métiers qui vont demander des qualifications extrêmement importantes et puis ensuite il y a le volet financier et des règles européenne je sais pas si tu en parlera un peu Mathias je pense donc voilà ça c'est les cinq les cinq piliers que nous on a défendu dans ce contre-projet industriel verte et qui me paraissent absolument essentiel le premier donc je vous le disais c'est la protection des producteurs français face au dumping social et environnemental en gros sortir les industries dont on a besoin de la logique court thermiste la logique du marché pour ça on a une série de propositions je vous je vais vous renvoyer au document qu'on a produit mais des propositions plus ou moins précises et concrètes mais le fait de par exemple alors là je il y aura plus de propositions le fait de rendre effective merci Mathias les peines d'intérêt général pour les entreprises c'est pas là c'est pas là non plus c'est là pour les entreprises qui délocalisent ou qui ferment des activités c'est à dire que encore une fois si jamais il y a des investissements étrangers ce qu'on nous vendent à longueur de temps mais qu'ensuite c'est le même schéma qui se répète généralement les investisseurs étrangers s'installent investissent prennent de l'argent public repartent quelques années après et les salariés attendent une nouvelle solution etc donc nous on pense qu'il faut sanctionner à un moment donné pour pour mettre un stop à cette logique seconde proposition le moratoire pour interdire le rachat par des puissances étrangères des PME innovantes dans le secteur de la production ou de recyclage des panneaux photovoltaïques ou éoliens ou ou des matériaux pour faire les éoliennes ça je voulais vous en parler parce que comme je vous le disais on a bataillé sur un projet de loi sur les énergies renouvelables aujourd'hui le photovoltaïque est produit en Chine l'éolien est produit en Allemagne nous ne sommes pas capables de le faire en France les macronistes nous ont dit on est hyper écolo regardez on fait un projet de loin industriel verte assez terrible deux ministres on fait un projet de loi industrie vertes donc vraiment nous on n'est pas que pour le nucléaire c'est le en même temps etc etc nous on défendait le 100% ENR mais on leur a dit que de toute façon même avec le scénario qu'il suive pour la bifurcation énergétique il va falloir qu'on puisse produire ici davantage parce que sinon vous avez en gros l'empreinte carbone d'un panneau photovoltaïque produit en Chine ça devient plus du tout écolo infini de faire de l'ENR et aujourd'hui on a plus que une petite entreprise qui s'appelle la société Vernier qui fait du photovoltaïque et une entreprise iserroise qui s'appelle Photowatt qui fait le premier faisait de l'éolien pardon et Photowatt fait de du photovoltaïque je vous donne un autre exemple et une autre mesure proposition c'est l'instauration de droite de douane avec des critères écologiques et sociaux je veux vous dire que c'est possible qu'à chaque fois on nous répond dans les débats que ce serait illusoire que ce serait absolument impossible de faire ça première exemple ça existe déjà dans les outre-mer avec un dispositif qui est pas idéal mais qui est un dispositif protectionniste qui fonctionne qui porte ses fruits même si on connaît la problématique de la vie chère qui n'est absolument pas résolue entièrement par ce par cela mais en tout cas disons que c'est pas illégal si jamais c'est l'argument qu'on vous oppose c'est possible deuxième exemple qui n'est pas si lointain que ça le textile qui a déjà été évoqué par les intervenants précédents il existait jusqu'en 2005 des accords qui s'appelaient les accords multiples qui étaient en quelque sorte des accords protectionnistes qui protégeaient l'industrie textile qui existait d'ailleurs à travers le monde pour plein d'industries de différents pays qui voulaient protéger leur industrie textile on y a mi fin et résultat je vous donne un exemple que j'ai donné dans le débat sur l'industrie verte résultat des courses l'année prochaine ce sont les Jeux Olympiques qui nous posent tout un tas de problèmes démocratiques écologiques et sociaux et un de plus qui est un problème industriel en réalité ce sont les mascottes des Jeux Olympiques ils ont inventé des petits doudous rouges qui ont été un peu moqués mais qui sont produits en Chine on importe de Chine des millions de ces doudous pour faire les mascottes des Jeux Olympiques français c'est un exemple anecdotique mais c'est parce qu'on ne sait plus le faire ici il y a plus qu'une entreprise bretonne qui était capable de faire des doudous qui a du coup récupéré 30% de la commande publique mais une fois de plus Mathias a parlé du covid une fois de plus on a besoin quelque chose et tout d'un coup on se rend compte que l'industrie française n'est plus en capacité de le faire et c'est c'est un véritable problème parce que comme je vous disais juste avant il existait des accords qui nous protégeaient de ça donc nous ce qu'on veut c'est réinstaurer ce type d'accord qui pourrait protéger l'industrie sur différents sujets pour ne pas être trop longue je ne vais pas tout vous dire mais peut-être qu'on en reparlera après le le deuxième pilier sur cinq c'est la planification de la relocalisation de secteur de première nécessité et d'industrie stratégique on a sorti pendant la présidence elle trois plans sur l'industrie que je vous invite à aller voir ils sont évidemment toujours en ligne le premier c'était sur la méthode la règle verte c'est à dire se fixer un objectif en réalité pour pour notre industrie le deuxième c'est la relocalisation qu'est-ce qu'on va produire comment on va le faire et le troisième c'est sur les qualifications et les savoirs qui sont nécessaires à la bifurcation écologique pour faire tout ça on a on a réfléchi on s'est demandé comment on allait faire la première chose qu'on s'est dit c'est il faut faire des plans de relocalisation qui associe très largement des acteurs sur un territoire des assauts des salariés évidemment des syndicats des grandes entreprises et faire discuter tous ces gens ensemble pour se demander qu'est-ce qu'on a besoin de produire ou est-ce qu'on va le faire et avec qui c'est à dire est-ce qu'on a les salariés qui sont en capacité de le faire au bout du compte je suis emmêlée dans mes feuilles évidemment et donc je vais vous donner plusieurs exemples voilà je vais vous donner plusieurs exemples comme ça je vais terminer là dessus deux filières qui sont absolument indispensables pour l'avenir le premier exemple c'est celui des fonderies peut-être vous venez de région où il y avait des fonderies c'est mon cas il y avait les Fonderies du Poitou je sais qu'elle est fonderie Sam etc il y en a il y en avait plusieurs qui ont fini par fermer pour la plupart des sites aujourd'hui qui permettaient de faire de la lu de la fonte différents types de choses et quand je suis allé voir les salariés des Fonderies du Poitou ils m'ont expliqué que en gros les ordres et la production avait été entièrement orientée sur des carter de voiture thermique un jour le gouvernement a dit ça pollue les voitures thermiques maintenant faut faire des voitures électriques on a plus besoin de VOUS etc et ils ont ils ont expliqué en faisant notamment un plan de reconversion de leur site eux-mêmes les salariés entre eux en s'auto-organisant en expliquant que les avoir qu'ils ont les qualifications qu'ils ont les machines qu'ils ont à disposition et dont ils savent se servir qui d'ailleurs ont coûté des millions et des millions parce que c'est des très grosses machines très importantes ça pouvait aussi servir pas seulement à faire des carter de voiture thermique mais à faire des pièces qui se situent sous les trains et ils ont dit mais à un moment donné vous avez vous allez décider de relancer le train puisque c'est plus écolo etc donc nous on s'est fait si jamais on perd maintenant ce savoir-faire et c'est machine ce sera trop tard et donc ça m'amène à une autre idée qui est le fait d'associer davantage les salariés qui connaissent leur outil de production industrielle qui savent les qualifications et ce qui pourrait faire pour une activité future qui peut être en effet différente parce qu'il y a besoin de donner une nouvelle impulsion à l'industrie et de faire faire d'autres choses une fois qu'on aura décidé quoi et qui soit en accord avec nos objectifs de bifurcation écologique il faut les associer ces salariés je vous donne est-ce que je donne d'autres non je laisse la parole peut-être je donnerai d'autres exemples dans la discussion de toute façon alors j'avais encore plein de trucs à vous dire mais on en rediscute après en tout cas l'idée l'idée principale et peut-être ce sur quoi j'aimerais discuter après c'est ne pas oublier les gens en gros les macronistes nous parlent de machines de robotique de numérique de sites industriels de fonciers etc etc il ne parle jamais de celles et ceux qui vont être dans cette dans cette dans ces filières industrielles et de est-ce que les gens savent le faire et pour ouvrir la discussion peut-être ça nous amène à des questions de formation et éducatives en réalité qui est leur lubie d'envoyer tous les jeunes en ce moment en apprentissage l'apprentissage pour n'en dire qu'un mot et après je m'arrête là l'apprentissage c'est très souvent des centres de formation qui sont associées à une entreprise ou à un type d'industrie pour pour ce qui nous concerne aujourd'hui comme sujet avec des gens qui apprennent des choses qui sont difficilement reconvertibles ils apprennent à travailler sur l'outil de cette industrie là de cette là avec cette marque là etc et moins de savoir généraux et c'est très différent aussi d'un bac professionnel où vous avez beaucoup plus d'enseignements généraux pendant plus longtemps et donc un ils sont mis à disposition des entreprises pour très peu cher ils sont sous-payés c'est absolument scandaleux de il décroche énormément parce que c'est un enseignement qui est plus difficile à suivre à se sentir HAP capté comprendre qu'est-ce qu'on va faire etc et 3 ils ont des savoir-faire qui vraisemblablement les remettront à d'autres périodes de leur vie dans des situations incertaines en termes d'emploi voilà je m'arrête là-dessus merci merci Clémence effectivement c'est assez difficile de résister au vent mais peut-être est-ce le vent nouveau du changement qui commence à souffler sur la macronie en tout cas compter sur nous pour y travailler dans tout ce qui a été dit avant par nos intervenants il y a quelques idées forces je crois qu'il faut retenir qui sont en quelque sorte ce que j'appellerai 3 verrous qu'il faut faire sauter si on veut pouvoir avoir une industrie mais qui plus est une industrie écologiquement responsable et socialement utile le premier de ces verrous ça a été dit c'est ce qu'on appelle le marché c'est en gros la question du prix si le seul critère dans les appels d'offres par exemple c'est le prix alors ce sera toujours le moins 10 ans social le moins 10 ans écologique qui remportera le marché public ou lorsqu'il s'agit d'une consommation personnelle si vous voulez mettre en concurrence directe des productions faites par des salariés bien traités qui avec des matières recyclables et le respect par exemple de la biodiversité ou de la ressource en eau avec des produits faits par des casiers esclaves dans des conditions d'exploitation pas compris de la nature inacceptable la concurrence ne peut pas donner un autre résultat qu'un désastre donc le premier le premier point à dire c'est que il faut répondre à cette question du prix évidemment par les barrières douanières pour empêcher ce dumping par la hausse des salaires parce qu'il faut que les gens puissent acheter les produits de qualité fabriqué localement dont on parle et aussi dans les marchés publics que la question soit posée je prends un exemple à Saint-Nazaire on a inauguré le premier parc éolien en mer français pour ma part j'estime que c'est une grande réussite et que c'est quelque chose dont on doit être fier parce qu'on a besoin de cette technologie pour la transition énergétique qui est devant nous sur le parc éolien de Saint-Nazaire quand vous voyez une éolienne la turbine là où il y a les pales sont accrochées elles tournent un peu pour capter le vent au maximum pour qu'elle tourne il y a un roulement à billes ce roulement à bille sur le parc de Saint-Nazaire il est fabriqué par une entreprise qui est en Vendée viens le projet suivant un parc éolien au large de l'île de Noirmoutier île de Noirmoutier qui appartient au département de la Vendée et donc vous vous dites bah puisque ça a donné satisfaction à Saint-Nazaire et que c'est des Vendéens on va les prendre et ben non pourquoi parce que c'est trop cher et que les Chinois font moins cher tout ça se fait dans à la suite d'un appel d'offres avec un tarif de rachat garanti par la puissance publique et de la même façon dans le dernier appel d'offre d'éolien en mer qui a été attribué le critère du prix c'est 70% du critère de sélection elle est 30% restants c'est les questions sociales la préservation de l'écosystème etc pourquoi 70% je viens juste après c'est parce que c'est des règles européennes mais si on reste dans cette logique là alors on ne fera rien de tout ce qu'on est en train de dire parce qu'il faut avoir la clarté de le dire on ne fera pas de production écologique sociale et en France au prix des productions chinoises d'aujourd'hui et il s'agit pas c'est pas un discours anti-chinois c'est de la même chose pour les productions qui viennent d'autres pays qui ne respectent pas les standards et sociaux et écologiques français que pour notre part nous trouvons par ailleurs déjà insuffisant mais la première question c'est donc rompre avec le marché et permettre aux consommateurs qu'ils soient privés ou qu'il soit étatique public de payer le juste prix de ce qui est produit pour ça deuxième règle et deuxième verrou à faire sauter c'est les règles européennes je vous donne qu'un seul exemple pour pas être trop long mais j'ai pour habitude depuis 2005 de lire les traités européens je passe une malformation de jeunesse mais bon on vit bien avec rassurez-vous article 206 du traité de fonctionnement de l'Union européenne par l'établissement d'une union douanière l'Union l'Union européenne contribue dans l'intérêt commun ça mange pas de pain au développement harmonieux ça non plus du commerce mondial à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs les gigafactory de Macron ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres donc les barrières non douanières c'est à dire les règles sociales quelle est la capacité quel est le niveau de pollution émi par tel ou tel ça c'est les règles européennes le traité européen donc là où anaïs a raison quand elle dit on parle pas de la Commission européenne on pourrait en dire beaucoup de mal il le faudrait mais c'est que demain vous mettez une autre commission avec les mêmes traités elle fera la même chose il faut s'attaquer à la racine du problème et c'est tout le sens de ce qu'on a porté dans la campagne présidentielle et de ce qui a été acté par le programme de la nupes l'année dernière n'en déplaise à ceux qui aujourd'hui semble ignorer qu'il y avait dans ce programme un volet sur l'Europe il y en avait un et il y avait notamment écrit quelque chose que personne n'a à l'époque jugé nécessaire d'amender par une petite ligne qui dit on verra plus tard qui était-il donc écrit dans ce programme de la nupesse instaurer des protections sociales et écologiques refuser tout nouvel accord de libre-échange instaurer de nouvelles coopérations fondées sur des clauses sociales environnementales et sanitaires contraignantes et contrôlables mettre en place une fiscalité sociale et écologique aux frontières intégré dans les marchés publics européens des critères de production locale pour protéger notre économie et favoriser de nouveaux standards sociaux et environnementaux signés nupes programme Europe oui ça existe monsieur Christophe Clergeau député européen socialiste oui ça existe madame Marie Toussaint tête de liste Europe Écologie Les Verts voilà ce que vous avez signé il y a un an est-ce que vous y croyez encore où est-ce que vous l'avez signé sans y croire nous on croyait que le PS avait changé autre règle européenne autre règle européenne qu'il faudra faire sauter par rapport à ce que j'ai dit tout à l'heure c'est les questions d'austérité budgétaire on ne fera pas une politique de relocalisation sans investir massivement et donc dans sans dépenser de l'argent public et donc pour cela par de l'endettement même si il faudra aussi aller chercher l'argent là où il est c'est-à-dire sur le capital et c'est le troisième verrou qu'il faudra faire sauter c'est le verrou du capital je le dis de façon un peu abrupte tu voudrais pas mettre nos invités mal à l'aise j'assumerais donc seul ces propos avec Clémence mais oui le verrou du capital le verrou des actionnaires si on veut faire du protectionnisme ça a été très bien dit c'est pas pour faire le même capitalisme repas en bleu blanc rouge dans le capitalisme bleu blanc rouge le problème c'est pas la couleur et dans le macronisme vert dont parle avec Clémence le problème c'est pas la couleur non plus la question c'est qui sont les décideurs et les bénéficiaires de la politique économique et dans le cas de l'examen du projet de loi industrie verte c'est ça que nous avons porté aussi il y avait plein d'absents dans ce texte mais il y en avait un absent parmi tous les autres qui vraiment était insupportable c'était les salariés un texte entier sur l'industrie par un mot pas une ligne sur les salariés ne serait-ce que sur leurs droits à être informé de leur avenir et donc on a porté un certain nombre de propositions je l'ai dit rapidement pour ne pas être moi-même le mauvais élève de du temps de parole on a proposé qu'il y ait dans toutes les entreprises de plus de 500 salariés c'était déjà assez large et c'était soufflé par la CFDT ce qui aurait normalement dû permettre un rassemblement modéré et républicain qu'il y est une négociation obligatoire tous les trois ou quatre ans sur le bilan carbone de l'entreprise et sa stratégie de décarbonation une négociation entre donc le patronat et les organisations représentatives des salariés refusé il ne faut pas ajouter de contraintes aux entreprises si on veut relocaliser ça va à l'inverse de tout ce qu'on fait avec ce projet de loi nous a répondu le ministre on a proposé de recréer les comités d'hygiène sécurité et conditions de travail dont le ministre Béchu a découvert qu'il n'existait plus mais en leur donnant une compétence supplémentaire en leur disant c'est comités doivent aussi prendre en charge la protection de l'environnement et l'impact de la production pas seulement sur les salariés mais aussi sur l'environnement la biodiversité la qualité de l'eau etc etc qui était une manière de pas seulement rétablir ce qui existait avant mais dire il y a un nouvel enjeu il faut le prendre en charge évidemment refuser on a proposé quand on a un certain nombre d'industries dont on sait bien que si on sort des énergies fossiles par exemple bien en 2050 nous n'aurons pas besoin d'elle c'est pas une manière de mettre en cause des salariés qui travaillent là c'est juste que si on veut sortir du pétrole n'aura moins besoin de raffinerie c'est une évidence et peut-être même plus besoin du tout même s'il y a encore au-delà de la dimension carburant d'autres dimensions qu'on n'est pas prêt à mon avis de pouvoir remplacer comme ça et donc on a dit quand on a des sites comme ça qui emploient des centaines de salariés dont on sait qu'un horizon de 10 15 20 peut-être 30 ans il va falloir se passer qu'on mette en place un contrat de transition de l'ensemble de l'appareil de production et de l'ensemble des salariés qui sont là en garantissant la rémunération le contrat de travail en faisant les éléments de bilan des qualifications professionnelles et de comment elles peuvent être utiles en se donnant ces contrats cite par site sur une un long terme ça peut être 10 ans 20 ans mais pour dire aux gens la transition elle ne se fera pas contre vous mais avec vous on était prêt à discuter juste à poser le principe et avoir après comment ça peut se travailler refuser voilà trois exemples qui pour nous sont indispensables si on veut faire la réindustrialisation du pays la relocalisation de l'industrie ça n'est pas effectivement pour refaire ce qui se faisait avant c'est pour avoir une industrie qui soit au service de la réponse aux besoins des gens et à la préservation de l'écosystème c'est bien tout ça qui fait la cohérence de tout ce qu'on porte de tout ce qu'on a porté cette année au Parlement et de tout ce qu'on continuera à porter notamment dans la perspective des élections européennes qui vient voilà je m'arrête là je vous remercie et puis comme on s'y était engagé je vous laisse la parole on vous invitant autant que possible à être bref pour que on puisse prendre plusieurs questions et que nos invités puissent répondre Anaïs ouagili sera la priorité parce qu'il est possible qu'elles doivent nous quitter un tout petit peu plus tôt pour une question de train voilà merci et la parole est à vous merci bonjour à tous j'ai une question du coup pour Anaïs directement sur la faisabilité par la planification de la transformation et de la mobilisation des entreprises industrielles du coup à quel point la planification permettra de transformer rapidement et à quel point les entreprises seront prêts à consentir d'être dirigé par l'État dans une direction particulière voilà ça sera tout merci [Musique] moi j'ai une remarque c'est pas vraiment une question mais c'est plutôt [Musique] c'est un aspect de votre programme qui m'inquiète beaucoup même si je comprends sur un plan pragmatique pourquoi c'est un enjeu essentiel de relocaliser l'industrie mais dans l'état actuel des fonctionnements et des connaissances relocaliser l'industrie c'est la destruction des territoires alors pour l'instant les territoires sont détruits ailleurs dans voilà pas sous nos yeux puisque c'est délocalisé et donc bien entendu je comprends l'enjeu de le relocaliser pour avoir nos problèmes sous nos yeux mais voilà c'est est-ce qu'on assume vraiment et même sur un plan démocratique ça va être violent de de relocaliser ces industries enfin moi j'habite dans un territoire rural entre la Corrèze et le Lot et personnellement j'ai pas envie que ce soit sous mes yeux et par exemple on a des grands gisements de lithium en Finistère Sud et dans l'Allier et donc voilà est-ce qu'on est OK avec le fait de ces territoires là voilà donc est-ce qu'on assume ça et parce que c'est bien d'en parler en théorie et bien entendu c'est essentiel cette relocalisation mais ça va être violent écologiquement socialement démocratiquement oui apportez une petite précision par rapport produits chinois au niveau de l'acier il faut il ne faut pas oublier que les Chinois utilisent l'acide recyclage qui est de très moyenne qualité je connais personnellement une entreprise qui fabrique des goujons pour les grues qui n'arrêtent pas de lâcher donc il y a beaucoup d'accidents au niveau de l'acier chinois qui est récupérée par des compressions de voiture des restes ce rapport qualité prix me paraît très très important pour l'industrie française et je connais personnellement ces ateliers qui ont fabriquent en petite série donc c'est un excellent rapport qualité prix voilà c'est une petite précision concrète on parle de aussi et de ça faut choisir le moins cher dans les appels d'offres mais finalement le prix la qualité à son prix en gros c'est ça merci bonjour j'ai une question pour Léo Charles vous disiez tout à l'heure le protectionnisme c'est un c'est pas une fin en soi c'est un outil pour faire notre politique industrielle et comment on fait notre politique on part d'une définition collective des besoins et moi ma question c'est comment on fait pour définir collectivement nos besoins concrètement on fait ça à quel niveau de granularité est-ce qu'on fait un référendum en Auvergne Rhône-Alpes sur la quantité de stylos de stylo bille qu'il faut pour la rentrée comment s'y prend quoi si c'est pas par le marché pour définir qu'est-ce qu'il faut produire [Applaudissements] donc juste une petite question relative à la formation professionnelle continue tu parles avec les manches de dire que il fallait faire des formations qui étaient diplômantes et quelque chose qui donne une autonomie aux salariés par la suite on est d'accord là-dessus actuellement la formation officielle continue et Thomas des régions les régions ne sont pas de notre côté on va dire ça comme ça comment est-ce qu'on pourrait faire pour justement les amener à suivre ce que nous on souhaite c'est-à-dire faire non pas des formations coup par coup d'adaptation au poste mais des formations globales diplômantes oui bonjour moi j'avais une question à poser simplement un peu à tous on parle de de protectionnisme est-ce que vous avez défini quelque part dans les trucs des catégories de d'industrie à relocaliser en priorité et puis la petite réflexion que je veux apporter au débat c'est que tout ce que vous avez dit c'est quand même la base de la paix sociale qui nous préoccupe dans notre pays elle est cachée par la caméra et c'est une question qui va particulièrement embêter Mathias je voulais enfin vous avez tous individuellement évoqué l'Union européenne qui est quand même un sujet assez structurant sur la question de l'industrie et du marché Mathias la solution que tu proposes c'est de défaire évoluer les traités ok en attendant parce que c'est une évolution qui va pas se faire en trois jours et notamment dans la perspective des prochaines élections à venir comment est-ce que vous voyez les choses sur ce sujet là et notamment la Commission européenne a posé plusieurs textes qui sont plutôt dans une dans une perspective dans le cadre actuel mais de relocalisation avec notamment le texte sur qui s'appelle net 0 une distracte aussi un texte sur les matières premières critiques voilà donc je viens votre avis sur sur le sujet et notre position globale sur ces sur ces sujets là merci désolé pour ceux qui n'ont pas pu poser le leur question n'hésitez pas on pourra continuer la discussion juste après pour commencer peut-être Anaïs comme ça si le temps nous presse tu pourras filer pour ne pas rater ton train merci beaucoup je vais essayer d'être plus courte mais chaque question n'existerait de long développement donc je vais faire des choix alors la question sur la planification je pense que les entreprises n'auront pas le choix de planifier aujourd'hui par exemple on voit sur la décarbonation des procédés de production beaucoup d'entreprises vont faire le choix de biomasse d'avoir recours à des chaudières bois etc sans effort de planification au moins à l'échelle d'un territoire on va voir des tensions très fortes sur ces approvisionnements en matière première puisque si tout le monde se mettait à avoir une chaudière biomasse on aurait forcément un moment un une tension sur les prix de une tension sur les approvisionnements et de manière générale sur l'approvisionnement en matière première elles vont pas pouvoir faire l'économie d'une réflexion sur sur le temps long qu'est-ce que ça veut dire et elles ne peuvent que le faire de manière concertée avec l'État qui aura un rôle de chef d'orchestre dans cette allocation des ressources puisqu'on va forcément dans certains nombre de cas et la biomasse est déjà le cas une question d'allocation des ressources à l'échelle du territoire [Musique] la deuxième chose sur la question de l'acceptabilité alors c'est une vraie question je pense que on ne peut pas faire l'effort le le l'impasse de relocaliser même si ça va poser des questions et j'ai une réponse qui est assez simple c'est si on ne veut pas faire sur notre territoire parce qu'on considère que ça pollue trop et bien dans ce cas arrêtons d'importer et passons-nous de ce produit pour des questions humanistes on peut pas tolérer de confier notre responsabilité à d'autres et de ne pas en accepter des conséquences et c'est pour ça qu'on me dit que rien industrialiser se passe forcément dans un cadre de débat sur ce que nous voulons construire puisque il y a des choix et des visions de société qui se heurtent avec brutalité l'autre chose que je veux dire là-dessus pour pour paraître moins brutal c'est que je crois qu'il y a beaucoup de mythes qui entourent ce qu'est l'industrie l'industrie on se la représente comme l'industrie chimique ou celle des eaux fourneaux je suis un peu près convaincue que vous habitez tous à proximité d'un site industriel et que vous n'en n'avez pas connaissance on traverse tous les jours des zones industrielles dans lequel il y a des activités industrielles avec peu de conséquences environnementales sans les connaître parce qu'on connaît les grands noms on connaît les michelins on connaît des Dassault on connaît les Thalès mais on ne connaît pas les sous-traitants de ces entreprises sauf s'ils sont de grands sous-traitants comme Valeo et on ne connaît pas la diversité de l'industrie il y a de la mécanique de précision qui se fait dans énormément de villes voir village il y a des industriels très longtemps à Belfort un industriel qui fait tout ce qui est compacteur pour les bennes dans les déchetteries vous en avez d'autres qui vont faire alors peut-être une industrie qu'on peut débattre mais qui veut faire tout ce qui va être échantillons pour certains produits et vous avez cette diversité de production industrielle avec des impacts environnementaux qui sont largement différents et qui sont très peu connus et un des enjeux dans la réindustrialisation c'est d'ouvrir l'industrie de montrer ce qu'elle est de montrer cette diversité parce que c'est aussi un moyen de valoriser les gens qui travaillent parce que la représentation des salariés de l'industrie vous l'avez un peu avec les syndicats mais la réalité c'est que ce sont des gens qui ne sont pas visibles dans l'espace public et comme dans tous les métiers pénibles d'ailleurs vous avez une invisibilisation de ces gens et donc pour transformer les choses et bien il faut aussi leur redonner un accès à l'espace public un aspect à l'espace médiatique direct et pas seulement par des représentants et les deux dernières choses enfin la dernière chose sur la question des traités bien entendu mais je pense que Clémence et Mathias répondront mieux mais il faut se dire une chose c'est qu'aujourd'hui il n'y a pas d'alignement d'intérêt au sein de l'Union européenne la première chose c'est que Laura la France je pense veut être plus parfaite que les autres c'est en s'impose de respecter absolument à la lettre les traiter et je crois que certains pays notamment l'Allemagne sont combront peut-être un peu moins d'un certain nombre de choses et sont capables de considérer autrement en tout cas d'avoir une autre lecture de tout ce qui va concerner les marchés publics par ailleurs l'Europe se met des sur contraintes par rapport aux accords de l'OMC sur le la non l'absence de préférence nationale etc c'est vraiment un truc purement européen qu'on s'est mis pour développer le cadre urbain et la chose c'est qu'il n'y a pas d'alignement et que l'enjeu qu'on a c'est au delà de fait de de d'avoir une appréciation différente des traités puisqu'on est toujours dans une lecture et une interprétation juridique c'est aussi de se dire qu'on doit les chercher des alignements avec des États qui ont aujourd'hui peut-être plus d'intérêt de convergence que nous je pense qu'on peut plus s'aligner avec l'Italie l'Espagne qu'on peut le faire avec l'Allemagne tout simplement parce que l'Allemagne a délégué un certain nombre de chanclés de sa souveraineté à des pays tiers l'énergie à la Russie la défense aux États-Unis a l'OTAN et quand dans ce cadre là on arrivera jamais à trouver un accord sur les traités sauf à minima et au détriment de notre industrie merci Léo Charles aussi essayer de faire rapide pour peut-être prendre une deuxième tour ou pour vous laisser la parole dans tous les cas je vais rebondir mais je souscris à tout ce qu'a dit Anaïs sur la destruction des territoires c'est vrai que c'est une question qui se pose mais l'industrialisation est aussi une opportunité la première chose c'est que moi je considère pas qu'il faut réindustrialiser tous les territoires on a aussi besoin de relocaliser notre agriculture par exemple aujourd'hui 40 % des produits consommés en France des produits agricoles sont importés donc il y a aussi on peut avoir des territoires qui deviennent agricoles etc et historiquement je vous trouve un peu dur avec avec l'industrie vous avez certainement raison sur plein d'aspects mais historiquement aussi l'industrie ça a permis de développer les chemins de fer des réseaux de chemin de fer très particulier pour acheminer dans les usines les matières premières etc chemin de fer qui va ensuite ont été utilisés par les travailleurs les travailleurs par les citoyens les citoyens et donc réindustrialiser c'est aussi redonner un accès à ces territoires qui sont peut-être isolés voilà au maillage territorial etc et pour appuyer ce qu'elle vient de dire Anaïs rien industrialisé c'est aussi repolitiser les territoires leur redonner un peu de dynamisme politique et de et de visibilité médiatique et politique et d'ailleurs tout ce qu'on a dit sur la désindustrialisation il y a énormément de travaux qui montrent que c'était aussi un projet politique parce que dans l'industrie en France les gens avaient pour l'habitude de gueuler et ils avaient des meilleurs salaires et ils avaient des syndicats forts donc si vous détruisez l'industrie et ben vous permettez à des députés macronistes ou des députés un peu de droite de reprendre un peu de pouvoir donc il y a aussi à ça à mettre en balance je suis d'accord avec vous pour la destruction écologique mais il y a aussi je pense des choses en termes de formation Clémence la bien dit des choses intéressantes aussi aussi dans la réindustrialisation la relocalisation sur les niveaux de décision c'est une excellente question j'ai pas la réponse c'est pas moi qui vais vous dire il faut faire ça certains vont vous dire il faut un étatisme total bon on peut avoir crainte de l'État si l'État décide de qu'est-ce qu'il faut relocaliser etc certains vont vous dire ça va être du localise du communisme du communisme au sens propre ou du terme c'est à dire décision dans la commune je crois que finalement ça c'est une des choses qu'on peut réinventer alors ça passe par bien voter déjà pour se donner la possibilité de définir ces critères de décision et et finalement c'est niveau de décision mais je crois que ça peut être un vote guidé par peut-être l'État les ministères etc qui se décline qui se décentralise ensuite dans les régions pourquoi pas dans les villes enfin l'industrie c'est ça qui est bien aussi c'est ce qui a montré Anaïs c'est que ça c'est une question étatique une question nationale tout autant qu'une question territoriale donc on peut avoir différents niveaux de de décision à mon avis et donc c'est un peu la même réponse sur qu'est-ce qu'il faut relocaliser en priorité je crois que merci je crois que ça ça nécessite une planification c'est ce que je disais et planifier ça veut dire prendre le temps de se dire ok quelles sont nos dépendances maximales qu'est-ce qu'on peut faire tout de suite qu'est-ce qui va attendre un peu qu'est-ce qui va prendre le temps dans la formation de la main d'oeuvre et donc ça voilà c'est c'est aussi des choses à collectivement décider et ça c'est ma question favorite sur l'Union européenne et la désobéissance ou pas etc en fait il y a des choses qui sont très simples à faire tout de suite aujourd'hui on est un peu bloqué Mathias l'a rappelé par l'OMC sauf que l'OMC c'est mort il y a pas voilà l'OMC en tant qu'insitution internationale elle est bloquée elle prend plus de décisions là il y a une décision sur le conflit entre Airbus et Boeing je suis rentré mais je crois que ça a pris 15 ans donc c'est à dire que 1 min des Américains ont subventionné l'Union européenne a porté plainte auprès de l'OMC l'OMC a envisagé des poursuites l'Union européenne a porté plainte pour les sub fait ta Boeing et 15 ans après on a une réponse j'ai envie de dire mes amis bah désobéissons subvention non nos industries relocalisant et peut-être que dans 15 ans l'OMC nous dira ouh là c'était pas bien mais entre-temps dans 15 ans on pourra dire ben regarder nous on a créé l'emploi nous on a atteint les objectifs climat nous on a etc etc et donc l'OMC c'est le la première chose et la deuxième chose que que Émile l'idée de de clémence a déjà émis l'idée mais il y a des choses aujourd'hui on fait du protectionnisme les 200 milliards alors aujourd'hui c'est 200 milliards d'aide aux entreprises c'est 200 milliards c'est une protection les entreprises françaises vous croyez quoi elle se protège les entreprises françaises et internationales elles font de la planification donc on est en train de nous dire l'état n'a pas le droit de faire ce que les entreprises privées font et bien planifions enfin on peut conditionner ces aides aux entreprises ces subventions c'est une forme de protectionnisme on a un plan de relance au niveau français niveau européen il suffisait très simplement de dire et c'est pas une grosse désobéissance de dire ok on vous file de l'argent on vous file 200 milliards de subventions alors dans ces 200 milliards il y a plein de choses à enlever et ça serait assez rapide mais maintenant on pourrait dire désormais vous voulez une subvention conditions de salaire conditions de respect écologique etc et ça et ça alors je me tourne vers les spécialistes de l'Union européenne mais ça je ne crois pas que on se ferait beaucoup taper sur les doigts en disant attendez il y a une subvention qui existe elle est là elle est admise depuis 10 ans bon ben maintenant on va juste la conditionner donc voilà c'est une un des principes et après on se battra pour changer l'Europe si on en a envie etc mais déjà il y a des petites échelles des petites désobéisses enfin à faire et qui sont pas très très durs à mener je pense [Applaudissements] bon je complète je complète pardon rapidement les réponses de absolument brillantes et que je partage en tout point des deux précédents intervenants je pense que la question sur qui a été posée par la camarade sur avant le problème sous les yeux est-ce qu'on veut vraiment faire ça c'est inquiétant etc je pense que c'est une bonne question parce que fondamentalement c'est des questions qu'on va avoir à se poser si et quand plutôt on va dire quand pour être optimiste quand on arrivera au pouvoir de qu'est-ce qu'on veut refaire venir comme production sur le sol national qu'est-ce qu'on assume dans notre environnement c'est un débat qu'on a eu beaucoup pendant le projet de loi sur les énergies renouvelables parce qu'en réalité il se pose de façon symétrique quand on choisit quand on discute du mix énergétique ça n'est pas la même chose le paysage énergétique quand c'était du charbon que quand on est passé à du nucléaire qui globalement à invisibiliser très largement la question énergétique de nos paysages sauf pour les riverains d'installation et sauf en cas d'accident nucléaires ça serait beaucoup plus visible mais en tout cas on s'est déshabitué à avoir les sources de production d'énergie à côté de chez nous sous les yeux il est clair que quand on dit nous 100% renouvelables on les aurait à nouveau sous les yeux les installations d'énergie et on sait par exemple tous les conflits locaux qui peuvent être provoqués par l'installation d'éoliennes donc c'est un problème qui va se poser et ce sera la question c'est comment réussira à y répondre de façon démocratique en associant chacun et chacune moi j'avais fait la proposition que on puisse par exemple faire des projections en termes de paysages énergétique c'est-à-dire les photos ou les cartes les dessins de à côté de chez vous concrètement quelle est la consommation locale bon on peut discuter de plusieurs types d'échelle donc combien il nous faut pour consommer l'énergie pour vivre et on a du choix on peut mettre peut-être il y a de l'hydraulique qui est possible dans certaines régions sinon on met des éoliennes on met des panneaux photovoltaïques mais je rappelle que il y a du toi et des priorités qui sont assez faciles il y a aussi le fait que les macronistes jamais ne veulent s'en prendre aux intérêts privés donc typiquement quand on a du batailler comme des fous pour installer du panneau solaire sur des grandes surfaces de grandes distributions ou des grands entrepôts Amazon il y a quand même une absurdité qui nous dégagera un paquet de solutions si jamais on réussit à convaincre dans un cadre local de débats mais tout ça va demander beaucoup de temps de discussion d'appropriation des enjeux pour essayer de définir ensemble ce que l'on voudrait deuxième peut-être élément de réponse c'est la question des des usages de fonciers prioritaires par exemple si on utilisait toutes les friches industrielles déjà en France on aurait on aurait largement dégagé du foncier donc y compris sans sans artificialisation qui est une de nos priorités évidemment en redonnant souvent ce sont des espaces qui déjà avaient été habitués à abriter une industrie et donc avec les infrastructures rout faire avec les habitations le bassin de vie etc bref il y a des priorités qui peuvent aussi nous faciliter un petit peu la vie et puis après il y a la question philosophique qui a été abordée par Anaïs c'est-à-dire on pense que infini ça créera du plus vertueux parce que quand on se mettra le problème sous les yeux on sera obligé d'y répondre de manière plus plus concrète que lorsque on génère de la pollution des nuisances des droits sociaux affaiblis au bout du monde comme c'est le cas aujourd'hui et je crois que c'est une discussion que qu'on doit évidemment avoir je vous donne un exemple qui je sais pas s'il parle mais c'est qui tout double pour le en termes de d'émission de CO2 pour le panneau photovoltaïque produit en Chine ou en France c'est 30 ou 55 g de CO2 de CO2 quasiment quitte ou double bon et bah ça mi bout à bout on sait ce que ça produit en terme d'émission de gaz à effet de serre et donc de conséquences sur la gravation du changement climatique et l'inertie dans la on va enfin la gravité de la situation dans laquelle on va être et donc je pense qu'avoir cette responsabilité et pouvoir davantage la mesurer conduira aussi à des débats citoyens qui seront intéressants et qui nous feront je l'espère en tout cas faire des choix plus vertueux et ensuite pour répondre à la deuxième question rapidement parce que je m'emballe et je suis trop longue sur les formations dans les régions qui m'a été posée par par la camarade ici le premier sujet pour mettre intéressé à ce prêt à cette question c'est que les subventions aux régions qui sont attribuées ensuite à des centres de formation notamment des liées aux entreprises c'est quasiment un fonctionnement mafieux en réalité je le dis c'est peut-être un peu exagéré mais honnêtement ça a servi à récompenser des potes ou à se lier à des entreprises en particulier de façon totalement anti-démocratique et de façon totalement absurde en termes de développement du territoire ou en termes de ce dont on avait besoin donc il y a un gros souci avec les subventions euh vis-à-vis de ça donc déjà il faudra remettre de l'ordre là dedans voilà très clairement donc en attribué moins et aider on va le dire comme ça aider au fléchages dans ce qui pourra nous intéresser et puis après le changement de système c'est à dire j'ai parlé des centres de formation adossés aux entreprises nous on veut valoriser le bac professionnel ça s'organise une politique éducative et donc dès lors que on revient à des centres à des centres qui font passer le bac pro c'est plus la même durée de cursus l'état pilote peut piloter davantage etc etc donc on changera aussi d'échelons et de type de formation je pense que ces deux éléments de réponse en tout cas et de la façon dont était posé la question je crois que on est à peu près d'accord et que voilà j'espère avoir donné des éléments de réponse merci merci Clémence très très brièvement puisque on doit rendre le l'espace à 17 heures pour répondre en gros il y a un mot qui a été dit plusieurs fois qui est une manière de répondre c'est la question démocratique savoir de quoi nous avons besoin savoir quelles sont les conditions dans lesquelles telles industrie est acceptable sur un territoire ça ne peut pas être décidé autrement que de façon démocratique ça peut pas être décidé uniquement par le capital les actionnaires les chefs d'entreprise ça peut pas être décidé non plus uniquement par une forme de techno structure qui serait mieux que les citoyens ce qui est bon pour eux c'est clairement une réponse aussi à la question des échelles quand on parle nous de planification écologique évidemment l'état fixe des grandes orientations sur la base des votes qui sont faits et des choix démocratiques qui s'expriment quel type d'industrie prioritaire si c'était les insoumis ou laupes qui gouvernent une des premières industries qu'on aurait jugé prioritaire de relocaliser c'est typiquement ce qui permet de fabriquer des énergies renouvelables donc les panneaux photovoltaïques les éoliennes etc etc une autre ça aurait été de dire écoutez la situation qu'on a vécu avec le covid non on veut pas avoir de nouveau la honte de devoir mendier des masques ou autres donc en termes sanitaires ou de se priver de médicaments parce qu'on en a plus donc il y a un volet santé ce qui est dans le très haut panier de ce qui est prioritaire pour nous et puis après on aurait pris comme ça qu'est-ce qui est indispensable par exemple en matière de transport puisque là aussi il y a un enjeu de décarbonation majeur donc bah les trains dont parlait Clémence vous avez vu cette entreprise dans le Nord qui est menacé de fermeture peut-être même qu'elle a fermé désormais bah non c'est pas possible si on veut faire du ferroviaire ou du fer routage pour les matériels les produits ben il nous faut aussi une industrie capable de fabriquer les pièces dont on a besoin pour fabriquer les trains voilà je prends quelques exemples c'est vraiment quels sont les objectifs qu'on se donne et les industries prioritaires et puis tout au bout il y a aussi des industries dont on dira bah ça en fait non on ne relocalisera pas en France des industries de de fabrication de produits plastiques jetables ça ne nous intéresse pas on ne relocalisera pas en France des industries de textile de très mauvaise qualité que vous portez une fois que vous jetez après qui sont dans une configuration de mélange de matière qui les rendent absolument irrecyclables ça ça nous intéresse pas non plus par contre du textile de bonne qualité avec des productions locales avec des des matériaux qui sont respectueux ça oui c'est une manière de répondre et clairement il y a il y a un enjeu de sobriété il s'agit pas de relocaliser tout il s'agit d'être capable de consommer moins de consommer mieux mais quand je dis ça ça veut pas dire ceux qui ont rien doivent avoir encore moins ceux qui ont moins ils doivent avoir plus que ce qu'ils ont aujourd'hui mieux que ce qu'ils ont aujourd'hui pour manger mieux pour se loger mieux pour se chauffer mieux alors que à d'autres bouts de l'échelle d'autres doivent avoir moins très clairement moins du haute moins de résidence secondaire moins de paquebots de luxe moins de combien d'autres biens de SUV dont on ne sait plus quoi faire et qui fait qu'il n'arrive même plus à se croiser dans les rues tellement ils sont énormes etc etc donc c'est ça la réflexion démocratique sur qu'est-ce qu'on veut produire et comment on en limite l'impact d'abord en réduisant le volume global et ensuite en faisant les choix qui vont bien sur la question et ensuite évidemment est-ce que disait Clément sur les friches à reconvertir vous avez aujourd'hui des territoires on a parlé de la SAM on a parlé moi je voilà il y a combien d'entreprises ou même les salariés portaient des projets de reconversion on leur a dit non on va fermer et vous revenez 5 ans après c'est toujours dans le même état donc là aussi il y a un travail majeur à faire pour pas avoir à aller artificialiser des terres agricoles ou naturelles supplémentaires parce que ça ça n'est pas le modèle qui est soutenable dernier mot sur la question européenne oui il y a une réponse européenne c'est vrai on peut pas dire qu'il y en a pas d'abord notons que c'est une réponse c'est à dire qu'il aura fallu attendre que les autres notamment les Américains prennent des décisions pour qu'on se dise à mince on va se faire avoir encore une fois résultat la réponse européenne qui est proposée elle existe mais elle est très insuffisante si on prend par exemple le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières qui a été proposée il concerne une demi-douzaine de matière première et il ne concerne pas les produits transformés à part les boulons et les vis de quand même en matière de produits transformés restent assez limité donc vous êtes taxé si vous importez une plaque d'acier mais si vous importez une voiture une plante une porte de voiture fabriquée en acier vous n'êtes pas taxé ça peut même avoir un effet pervers et contraire à celui qui est recherché oui vous avez plutôt intérêt à importer le produit fini qui a importé la matière première pour le transformer en Europe je pense qu'ils s'en sont rendus compte et ce serait quand même la moindre des choses au moins de corriger ces effets pervers là et que dès lors contact la matière première qu'on importe il faut taxer les produits manufacturés qui en sont issus au moins dans des proportions significatives sinon ça n'a pas de sens de la même façon sur la question des aides publiques ou de je n'ai pas entendu qui est vraiment une volonté de changer la logique de la politique de la concurrence il y a des mots on y va autoriser ici ou là des subventions notamment quand elles sont médiatiques mais la remise en cause fondamentale de la politique de la concurrence pour ne plus l'apprécier uniquement entre entreprises européennes mais y compris à l'échelle de l'Europe par rapport à d'autres entreprises notamment chinoises ou américaines clairement celle-là elle est pas elle est pas posée sur la question de l'investissement public l'Union européenne les gouvernements sont en train de discuter et de décider leur rétablissement de règles d'austérité et de revenir aux règles qui limitent le déficit public la dette publique et les sanctions qui vont avec quand vous ne respectez pas ça donc c'est une réponse qui est ou parcellaire voir une mauvaise réponse et enfin le dernier exemple c'est qu'au moment où on parle de tout ça de relocaliser de réduire la dépendance etc l'Union européenne négocie signe un accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande est en train de vouloir finir la négociation d'un accord de libre-échange avec le Mercosur quel nous nous opposons donc très clairement on voit bien que ils essayent ils ont bien compris qu'il fallait dire quelque chose ils ont mis vert après industrie dans leur projet de loi il y a deux trois machins Macron va faire une inauguration ici ou là mais le logiciel qui est le leur ils en sont toujours prisonniers et ils n'arrivent pas à en sortir et si on ne sort pas ce logiciel on ne répondra pas ni au défi social ni aux défis économiques ni au défi écologique qui posaient par la désindustrialisation et par notre dépendance à ces productions voilà je crois ce qu'il fallait dire et avant de vous quitter je voulais remercier l'ensemble des camarades qui ont filmé organisé qui nous ont ravitaillés en eau qui ont rattrapé les gobelets etc parce que sans eux il y aurait pas tous les amphis qu'on a là et remercier nos intervenants Léo Charles et Anaïs vagini c'est remercier aussi clémence guettet vous dire que si les enjeux de bifurcation écologiques vous intéressent moi je vous donne rendez-vous demain là juste à côté pour une table ronde qu'on a intitulée pour sauver le climat faut-il faire sauver la banque avec faire sauter la banque pardon avec notamment Romaric Godin Anne-Laure Delatte Eric Bert et Aurélie trouvée à 13h30 et puis sinon bah abonnez-vous au journal de l'insoumission merci à vous et bon après-midi et pensez à boire de l'eau et à vous mettre à l'ombre [Applaudissements]