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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 12 mai 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Philippe Ballard : "En 2027, nous tournerons définitivement cette page funeste !" (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 62 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement a raison de prendre très au sérieux cette crise sanitaire ?

  • 1:23RelanceRéponse partielle

    Vous êtes d'accord avec Lecornu pour prendre très au sérieux cette crise ?

  • 1:57ComplaisanteRéponse partielle

    Le congrès du RN aura lieu les 24 et 25 octobre à Orléans.

  • 2:14FerméeRéponse directe

    Marine Le Pen, si empêchée, fera-t-elle campagne sous bracelet électronique ?

  • 2:42OuverteÉludée

    Jordan Bardella pourrait-il être ministre des Affaires étrangères si Le Pen n'est pas candidate ?

  • 3:54OuverteRéponse partielle

    L'affaire de média training de Bardella est-elle un coup dur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueFait
    « Il y a ce qu'on sait, c'est un virus qu'on connaît, mais il n'y a pas de traitement efficace pour pas de vaccins. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Elle l'a déjà dit, oui, faire une campagne présidentielle avec un bracelet électronique, ça paraît extrêmement compliqué. »
  • 4:02PrésentateurChiffre
    « Il s'agit d'une somme d'environ 130 000 euros, le parquet européen a ouvert une enquête pour suspicion de fraude. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « Plus on va se rapprocher du sommet, moins il y aura d'oxygène. »
  • 4:23Invité politiqueFait
    « Tout ça a été validé par les services du Parlement européen. »
  • 6:08Invité politiqueChiffre
    « Moi, je vous renvoie au chiffre officiel, 90% de présence au vote solennel pour Jordan Bardella. »
  • 8:36Invité politiqueChiffre
    « 400 milliards de dettes sous Édouard Philippe, Premier ministre. »
  • 9:01Invité politiqueFait
    « une immigration incontrôlée, une insécurité complètement incontrôlée »
  • 10:25Invité politiqueChiffre
    « 12 milliards même, voilà. »

Temps de parole

  • Philippe Ballard63 %
  • Présentateur37 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Philippe Ballard. On commence avec ce premier cas en France, un dantavirus. Depuis dimanche, Sébastien Lecornu multiplie les réunions. Un protocole sanitaire renforcé est instauré pour les passagers du navire de Croisière-Rondus et les cas contacts. Est-ce que le gouvernement a raison de prendre très au sérieux cette crise sanitaire ?

0:19
Philippe Ballard

Il y a ce qu'on sait, c'est un virus qu'on connaît, mais il n'y a pas de traitement efficace pour pas de vaccins. Pas encore de vaccins, des recherches, mais il n'y a pas de traitement adéquat d'après ce que l'on sait. Je pense que les autorités ont davantage d'informations que nous. Il convient effectivement d'être extrêmement prudents. On en est réduits à écouter, ça nous ramène quelques années en arrière, tous ces experts, les biologistes, les médecins, les scientifiques. Et maintenant, ce qu'il faudrait, c'est essayer de ne pas reproduire les mêmes erreurs que lors de la gestion, si l'on peut dire, de la Covid, où tous les jours, on entendait l'inverse et son contraire.

On se rappelle du début de l'épidémie, où Emmanuel Macron allait au théâtre le 6 mars, et puis quelques jours après, il nous annonçait le confinement, et il nous disait que c'était la guerre, que Mme Buzyn, qui était ministre de la Santé en janvier, alertait le président de la République, et le Premier ministre, qui était Édouard Philippe d'ailleurs à l'époque, sur les dangers de cette pandémie, et que personne n'écoutait le message. On se souvient, il faut des masques, il ne faut pas de masques. Ah ben, on n'a plus de masques, alors on ne va pas en porter. Enfin, voilà, toute la gestion, la mauvaise gestion de cette période, je pense qu'il ne faut pas recommencer à la même chose.

Oui, c'est sûr.

1:23
Présentateur

Donc quand vous entendez Sébastien Lecornu appliquer une forme de principe de précaution maximale, avec tous ces cas contacts sans exception, une quarantaine renforcée en milieu hospitalier, vous êtes d'accord avec lui, c'est-à-dire de prendre très au sérieux cette crise éventuelle ?

1:39
Philippe Ballard

Non, mais je pense qu'il faut prendre au sérieux, effectivement, cette épidémie. Il y a eu des décès sur le bateau de Croisière, il y a cette personne hospitalisée, qui, si j'en crois, il y a des informations que vous diffusez, dans un état critique, d'après le corps médical. Donc c'est quelque chose qu'il faut prendre, effectivement, très au sérieux.

1:57
Présentateur

Le congrès du RN, qui devra adouber le candidat à la présidentielle, aura lieu les 24 et 25 octobre à Orléans. Oui, confirme. Avant ça, il y aura quand même le 7 juillet, on connaîtra la décision du procès en appel de Marine Le Pen sur les emplois fictifs du Parlement européen. Quoi qu'il arrive, Marine Le Pen, si elle était empêchée, elle ne fera pas campagne sous bracelet électronique ? Ça, c'est quelque chose qui est acquis ?

2:21
Philippe Ballard

Elle l'a déjà dit, oui, faire une campagne présidentielle avec un bracelet électronique, ça paraît extrêmement compliqué. Maintenant, ce sont les magistrats qui décident, en quelque sorte, du sort de la prochaine présidentielle.

2:34
Présentateur

Et si Marine Le Pen n'était pas en mesure de se présenter à la présidentielle, certains disent qu'elle pourrait être la ministre des Affaires étrangères de Jordan Bardella. Est-ce que c'est une hypothèse plausible ?

2:44
Philippe Ballard

Écoutez, on va déjà procéder par ordre, on va attendre la décision de justice et puis ensuite se projeter dans l'avenir. De toute façon, vous n'en faites pas, il y aura un candidat représentant les couleurs du RN à cette élection présidentielle ?

2:57
Présentateur

Il y aura un candidat, mais on sait qu'elle veut jouer un rôle pendant cette campagne, donc on peut imaginer qu'elle ait envie aussi de jouer un rôle après cette campagne, si jamais Jordan Bardella était élue président. Elle a l'expérience aussi pour elle, un ticket, ça pourrait aussi peut-être rassurer certains électeurs qui estiment que Jordan Bardella, après tout, n'aura que 31 ans.

3:13
Philippe Ballard

Non mais je confirme, elle a de l'expérience, Marine Le Pen, parce qu'elle a déjà fait trois campagnes présidentielles en renforçant son score à chaque fois. Donc oui, elle a de l'expérience, il est évident que cette expérience doit profiter au parti, mais enfin, encore une fois, nous, notre scénario, c'est Marine Le Pen candidate à la présidentielle, Jordan Bardella, pour Matignon, voilà.

3:32
Présentateur

Donc elle n'est pas encore au Quai d'Orsay ?

3:33
Philippe Ballard

En fonction de la décision de la justice, eh bien, c'est peut-être Jordan Bardella qui sera le candidat à l'élection présidentielle, et quand on regarde les sondages, alors on ne va pas vendre, surtout pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, selon l'adage, on est quand même, que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella, assez haut dans les sondages, mais enfin, il y a un an, et on a appris à être extrêmement prudent.

3:54
Présentateur

Jordan Bardella, qui est lui mis en cause dans une affaire de média training financée par des fonds du Parlement européen entre 2019 et 2021, il s'agit d'une somme d'environ 130 000 euros, le parquet européen a ouvert une enquête pour suspicion de fraude, avec des formations qui auraient, en réalité, surtout servi à préparer Jordan Bardella aux médias français en vue de la présidentielle de 2022. Est-ce que c'est un coup dur dans cette campagne ?

4:20
Philippe Ballard

Alors, plus on va se rapprocher du sommet, moins il y aura d'oxygène. Alors, un, tout ça a été validé par les services du Parlement européen, voilà, c'est un point extrêmement important, et deux, Jordan Bardella a porté plainte contre eux, parce que ça vient d'une association anti-rassemblement national, clairement affichée, donc on a porté plainte pour diffamation propos mensongers.

4:42
Présentateur

Mais ça veut dire que, puisque le parquet européen a ouvert une enquête, ça va être instruit, est-ce que vous redoutez les conclusions de cette enquête ?

4:50
Philippe Ballard

Non, encore une fois, tout a été entièrement validé par les services du Parlement européen, donc on est, comme on dit, dans les clous.

4:58
Présentateur

Donc ça veut dire qu'à un moment, pendant ces formations, il n'a eu de formation spécifique aux médias français, il n'a été juste formé que pour les médias européens ?

5:09
Philippe Ballard

Ce sont les termes du contrat, après, enfin, c'est pas à vous que je vais l'apprendre, quand on fait des médias training, l'éventail des questions posées portent sur, effectivement, la vie politique européenne, la vie politique française, enfin, il y a évidemment des liens entre les deux.

5:24
Présentateur

Des porosités, vous dites.

5:25
Philippe Ballard

Oui, enfin, voilà, on ne peut pas parler des affaires européennes, quand on parle d'agriculture, quand on parle d'industrie, quand on parle d'énergie, on parle au niveau européen, et puis, évidemment, ça a des conséquences sur chaque pays de l'Union européenne.

5:36
Présentateur

Jordan Bardella, qui a aussi été épinglé pour ses absences au Parlement européen, selon la lettre, le patron du RN et eurodéputé, je le signale, affiche un taux d'absence de 77% à la conférence des présidents. C'est le rendez-vous qui est censé organiser les travaux du Parlement européen. Ça aussi, c'est quand même un souci, ce manque de présence au niveau européen.

6:00
Philippe Ballard

Oui, mais c'est faux et c'est bidon. Alors, c'est relayé aussi bien par Mme Loiseau, par ses services, que par la gauche, au contraire.

6:07
Présentateur

Pourquoi vous dites que c'est faux ?

6:08
Philippe Ballard

Parce que, moi, je vous renvoie au chiffre officiel, 90% de présence au vote solennel pour Jordan Bardella.

6:14
Présentateur

Alors, je ne vous parle pas des votes, je vous parle de la conférence des présidents, qui est un autre exercice.

6:18
Philippe Ballard

Oui, mais à l'Assemblée nationale, il y a la conférence des présidents tous les mardis, c'est Marine Le Pen qui y va.

6:24
Présentateur

La conférence des présidents au Parlement européen.

6:27
Philippe Ballard

Il a un taux de présence de 90%. Enfin, c'est ce qui compte, pardon, mais quand on est parlementaire, moi, je suis parlementaire, ce qui compte, d'ailleurs, on est sanctionné si on ne participe pas à plus de 60% des votes solennels. En ce qui concerne le Parlement européen, Jordan Bardella a un taux de présence de 90%.

6:43
Présentateur

Mais pas forcément à la conférence des présidents, si j'en crois les chiffres.

6:47
Philippe Ballard

Enquêtez.

6:47
Présentateur

En cas de victoire du Rassemblement national, Bali Bagayoko, qui est le maire insoumis de Saint-Denis, a, je cite, appelé à une forme d'insurrection populaire avant. Il faut aussi le préciser, pour être tout à fait clair, de s'en dérevenir un petit peu sur ses propos. Mais qu'est-ce que ça vous inspire ?

7:04
Philippe Ballard

– De la crainte, de l'indignation et de la crainte, parce que ça révèle, en fait, le fond de la pensée de la France insoumise. Alors, moi, je le regardais dans un débat qu'il a eu sur une chaîne concurrente, donc je ne vais pas la citer. Mais effectivement, il a essayé de faire un rétro-pédalade, parce que ce qu'il nous dit là, quand même, c'est qu'il refuse le suffrage universel. Alors, il disait, oui, il aura peut-être l'onction, parce qu'il parlait de Jordan Bardella en l'occurrence, mais ça peut être Marine Le Pen. Elles auront institutionnellement, effectivement, elles seront présidents de la République, mais démocratiquement, le peuple ne reconnaîtra pas.

Pardon, mais quand on fait plus de 50%, déjà, on a l'onction populaire également. Et alors, qu'est-ce que ça veut dire ? Si on n'est pas LFI, on n'a pas le droit d'être élu, en quelque sorte. M. Bagayoko, on n'a jamais dit, ah, il n'est pas maire de Saint-Denis, parce que, bon, déjà, il a 13 000 voix sur une ville de 130 000 habitants, mais il y a des gens qui ne sont pas d'accord avec son élection. Mais n'empêche qu'il est, bon, il est élu maire de Saint-Denis. Donc voilà, mais ça révèle le fond de leur pensée, c'est l'insurrection qui mène à la guerre civile. Attention, attention, c'est ça, LFI.

8:00
Présentateur

Ça veut dire que vous, vous êtes totalement clair, si demain, Jean-Luc Mélenchon est élu président de la République, eh bien, vous accepteriez le résultat du scrutin, même si c'est serré ?

8:08
Philippe Ballard

Bah oui, évidemment, c'est ce qu'on a toujours fait. Je vous rappelle qu'en 2017, Marine Le Pen est au deuxième tour d'élection présidentielle, elle fait 33% des voix, et on se retrouve avec 7 députés à l'Assemblée nationale. Vous allez chercher l'erreur, on n'a jamais contesté de bon fonctionnement de la démocratie.

8:22
Présentateur

Les insoumis ne sont pas les seuls à vous cibler. Dimanche, Édouard Philippe a clairement pointé les changements de pied du Rassemblement national sur l'euro, sur l'Europe, sur l'OTAN, sur les retraites. Il n'a pas tout à fait tort, Édouard Philippe ? Vous avez quand même changé d'avis sur beaucoup de sujets ?

8:36
Philippe Ballard

Oui, c'était assez désolant de voir Édouard Philippe, il était à Reims, donc c'était son discours, où il véhicule des fake news. Alors il s'en prenait à ce qui s'est déroulé à Carpentras, où il y a... Sur la diffusion. Mais c'est absolument pas mon collègue Lépineau, le maire de Carpentras, qui est pour rien. C'est une radio associative qui a reconnu d'ailleurs son erreur, mais lui, il s'en sert un peu comme LFI. On peut parler du bilan de M.

Édouard Philippe quand même, en matière de fiscalité, en matière de dette, 400 milliards de dettes sous Édouard Philippe, Premier ministre, une immigration incontrôlée, une insécurité complètement incontrôlée, donc de la fiscalité en plus, les gilets jaunes également, puis la gestion de la Covid, entre parenthèses, puisqu'on en parlait en début de cette interview. Comment on peut incarner le changement quand on a planté le pays de cette façon ?

9:19
Présentateur

Pour vous, Gabriel Attal, qui pourrait être bientôt candidat aussi à la présidentielle, ça pourrait être un candidat plus sérieux qu'Édouard Philippe, plus difficile, plus redoutable ?

9:29
Philippe Ballard

Mais tous ces gens-là, ils ont le même parcours. Gabriel Attal et Édouard Philippe ont été tous les deux premiers ministres. Ils ont tous les deux été ministres d'Emmanuel Macron. Est-ce qu'on veut un troisième quinquennat d'Emmanuel Macron avec Édouard Philippe ou Gabriel Attal ? Non, les Français n'en veulent plus. Donc maintenant, ça suffit, on va tourner la page du Macronisme, qu'ils soient incarnés par Attal ou par Édouard Philippe.

9:48
Présentateur

Tout dernier mot, 10 secondes sur les carburants. On serait qu'à ce stade, on attend toujours les nouvelles mesures annoncées par Sébastien Lecornu. Mais parmi les pistes évoquées, il y a la relance de la prime Macron qui a été mise en place en 2019 au moment du Covid. Une prime versée par l'entreprise, exonérée en partie de cotisation sociale et d'impôt. Est-ce que c'est une bonne idée ?

10:06
Philippe Ballard

Mais les Français, on a assez de ces tombouilles, de ces usines à gaz dont on ne comprend rien, entre parenthèses, comme il n'y a plus d'argent dans la caisse, parce qu'ils ont cramé la caisse, comme aurait dit quelqu'un. Ils font appel aux entreprises privées. Nous, on a quelque chose de très simple. On baisse la TVA, les assises, ce qu'on appelait la TICPE avant, et puis on supprime les certificats d'économie d'énergie. 12 milliards même, voilà.

Mais nous, on a par contre des contre-propositions qui font économiser, je vous renvoie à notre contre-budget, où on faisait des dizaines de milliards d'euros d'économie, mais pas des fonds de tiroir, des économies structurelles sur l'immigration, notre contribution au budget de l'Union Européenne, les énergies intermédiaires et le fonds de vie de l'État.

Philippe Ballard : "En 2027, nous tournerons définitivement cette page funeste !" (France Info) — Philippe Ballard · Pourquijevote