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InterviewEurope 1 — La Grande interview (sur Podcast)· 21 mai 2026 21 minContradictoireMixteImmigration & asileInstitutions & électionsJusticeSolidarités & famille

La grande interview de Laurence Ferrari avec Robert Ménard

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Un mot d'abord sur ce que va annoncer ce soir Sébastien Lecornu, Premier ministre pour aider les automobilistes face à la hausse des prix des carburants, vous en entendez rien ou pas grand chose ?

  • 1:01FerméeRéponse directe

    Donc là, vous pensez au RN qui propose de baisser les taxes pour 16 milliards ?

  • 1:57FerméeRéponse directe

    Et les filles proposent la privatisation de TotalEnergie, le plafonnement des prix, c'est pareil, c'est la même démarche pour vous ?

  • 3:07RelanceRéponse directe

    Attendez, on ne veut plus rien faire, Robert Menard dans ce pays qui est en faillite. C'est bien ça ?

  • 4:17OuverteRéponse partielle

    Et où est-ce que vous mettez le seuil pour la richesse ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous approuvez globalement les efforts du gouvernement pour renouer le dialogue avec l'Algérie ou est-ce que c'est la diplomatie de la courbette, comme le dit l'ERN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiquePromesse
    « Non, je ne le dirais même pas comme ça, j'attends qu'ils ne racontent pas des craques et surtout j'attends que les autres opposants ne disent pas des bêtises, vous ne pouvez pas madame, aujourd'hui annoncer ce que tout le monde attend, c'est-à-dire en gros que tu payes un certain nombre de gens pas tout le monde, tout le monde n'est pas en même situation que ceux qui en ont le plus besoin payent un peu moins cher l'essence, c'est aussi simple que ça mais si tu dis ça, il faut dire en même temps, cet argent, et ça va coûter de l'argent, d'où il sort ? »
  • 1:05Invité politiquePromesse
    « Et tu les sors d'où, les 16 milliards ? Parce qu'après, c'est les mêmes qui seraient capables de dire « Ah, regardez le déficit ! Il est encore plus important ! » « Ah, regardez, on s'endette ! » »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « Moi, je suis dans une ville où les transports en commun, pardon, il n'y a pas le RER, le métro et tout ça, donc tu la prends la bagnole le matin, tu ne peux pas faire autrement parce qu'il n'y a pas d'autre choix. »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « TotalEnergie, moi je n'ai rien pour ni contre, honnêtement, ils gagnent beaucoup d'argent, tant mieux, tant mieux pour eux, et évidemment, il faut quand même qu'ils aident la collectivité. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « Mais je crois qu'ils le font, je ne crois pas qu'ils payent leurs impôts ailleurs. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « Dans le domaine des hydrocarbures et tout ça, c'est TotalEnergie. »
  • 4:21Invité politiqueChiffre
    « Combien il avait dit ? 4 000 euros. Non, non. Enfin, il y a des fortunes en France importantes. »
  • 5:01Invité politiqueFait
    « D'abord, il y a ce que dit la diplomatie. Ni vous ni moi ne le savons. Laissons-nous faire le boulot. »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « Ça fait plus de deux ans qu'il est en prison. Ce n'est pas un terroriste. Il faut être tombé. Il travaille pour sauf foot, les gens qui s'intéressent. C'est un journaliste sportif. Il ne fait pas ça. Il a interviewé deux types qui sont des cabines et qui sont plutôt pour l'autonomie ou l'indépendance. Ce n'est pas son problème. Il est interrogé sur le foot. »
  • 5:42Invité politiqueFait
    « Le régime algérien, il ne s'arrêtera pas de taper sur la France. Pourquoi ? C'est consubstantiel ? Parce qu'il vit de ça. »
  • 6:07Invité politiqueFait
    « Ils disent, ah oui, il y a des biens mal acquis. Ils veulent que la France rende un certain nombre de biens qui ont été la propriété d'anciens responsables, y compris de ministres et tout. »
  • 6:48Invité politiqueChiffre
    « 150 par rapport aux plus de 50 000 personnes algériennes qui sont concernées par ça. »
  • 7:32Invité politiqueFait
    « Ça fait 60 ans que ça dure. C'est leur fonds de commerce, c'est ce qui leur permet d'exister, c'est ce qui leur permet de survivre, c'est de dire chaque fois qu'il y a un problème, c'est la France qui est coupable, c'est le colonialisme. »
  • 7:46Invité politiqueFait
    « Avec la richesse pétrolière de l'Algérie, l'Algérie est dans l'état où elle est, mais vous rigolez, c'est des gens, des kleptomanes qui sont à la tête de ce pays. »
  • 10:33Invité politiqueChiffre
    « J'ai été élu avec plus de 65% au premier tour. Ça veut dire que les biterrois, ils sont plutôt contents du travail que je fais. »

Temps de parole

  • Robert Ménard81 %
  • Présentateur19 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Europe 1 La grande interview Europe 1 C News Laurence Ferrari Et notre invité ce matin dans la grande interview C News et Europe 1 c'est Robert Ménard, maire de Béziers Bonjour Robert Ménard, bienvenue dans notre édition du matin Lettre à Clara, c'est le livre que vous avez écrit aux éditions Télémac Un mot d'abord sur ce que va annoncer ce soir Sébastien Lecornu, Premier ministre pour aider les automobilistes face à la hausse des prix des carburants, vous en entendez rien ou pas grand chose ?

0:27
Robert Ménard

Non, je ne le dirais même pas comme ça, j'attends qu'ils ne racontent pas des craques et surtout j'attends que les autres opposants ne disent pas des bêtises, vous ne pouvez pas madame, aujourd'hui annoncer ce que tout le monde attend, c'est-à-dire en gros que tu payes un certain nombre de gens pas tout le monde, tout le monde n'est pas en même situation que ceux qui en ont le plus besoin payent un peu moins cher l'essence, c'est aussi simple que ça mais si tu dis ça, il faut dire en même temps, cet argent, et ça va coûter de l'argent, d'où il sort ? Quand tu es à la maison, si tu achètes un truc, tu te dis bien, d'où je le sort et il va le sortir d'où ?

1:01
Présentateur

Donc là, vous pensez au RN qui propose de baisser les taxes pour 16 milliards ?

1:05
Robert Ménard

Et tu les sors d'où, les 16 milliards ? Parce qu'après, c'est les mêmes qui seraient capables de dire « Ah, regardez le déficit ! Il est encore plus important ! » « Ah, regardez, on s'endette ! » Mais quand tu dépenses de l'argent, ou tu augmentes les impôts, ou tu augmentes la dette, ou tu fais des économies, évidemment c'est plus facile quand tu es dans l'opposition, tu peux dire « Tout ça, j'y réponds pas !

» Moi, je trouve qu'aujourd'hui, s'il annonce, et j'espère qu'il le fera, des baisses pour un certain tas de gens, écoutez, moi je suis dans une ville où les transports en commun, pardon, il n'y a pas le RER, le métro et tout ça, donc tu la prends la bagnole le matin, tu ne peux pas faire autrement parce qu'il n'y a pas d'autre choix. Il faut faire des économies, mais il faut dire où on va faire les économies. C'est ça la démagogie de la politique. Et en plus, comme on a un an des présidentielles, tu peux tout promettre tant que tu n'es pas aux commandes.

Moi, vous savez, j'ai appris une chose depuis que je suis maire, c'est que quand tu es aux commandes de quelque chose, tu dis « en général, un peu moins de conneries ».

1:57
Présentateur

Et les filles proposent la privatisation de TotalEnergie, le plafonnement des prix, c'est pareil, c'est la même démarche pour vous ?

2:03
Robert Ménard

Mais c'est de la folie, attendez. TotalEnergie, moi je n'ai rien pour ni contre, honnêtement, ils gagnent beaucoup d'argent, tant mieux, tant mieux pour eux, et évidemment, il faut quand même qu'ils aident la collectivité. Mais je crois qu'ils le font, je ne crois pas qu'ils payent leurs impôts ailleurs. Mais surtout, c'est comme le luxe, pardon, ce n'est pas populaire ce que je dis là, mais par rapport aux gens qui votent pour moi, par exemple, je pense que c'est important d'avoir des entreprises françaises qui réussissent, mais on est cinglés de faire le contraire.

Moi, je suis fier de voir que même dans le luxe, le luxe, dans les dix plus gros groupes de luxe, il y en a sept, sept qui sont français. Dans le domaine des hydrocarbures et tout ça, c'est TotalEnergie. Protégeons ça. On ne tape pas sur TotalEnergie. Parce que vous pensez, vous pensez une seconde, sans rigoler, vous pensez une seconde que si on nationalise, ce sera mieux géré. Non, mais vous avez vu ça où ? Où vous avez vu ça ?

2:59
Présentateur

Et là aussi, où on trouverait l'argent ?

3:00
Robert Ménard

Et on les paye comment ? On le sort d'où l'argent pour les racheter ?

3:04
Présentateur

En fait, on ne veut plus rien faire, Robert Menard dans ce pays qui est en faillite. C'est bien ça ?

3:07
Robert Ménard

Si je résume ce que vous me dites ? Non, je pense qu'on peut faire des choses à condition de ne pas promettre n'importe quoi. Moi, je vais vous dire, comme maire, ce n'est même pas d'argent dont j'ai le plus besoin. C'est quoi ? C'est qu'on ne m'emmerde pas. Les normes. Attendez, je vais vous donner un second. N'importe quel dossier, je vous rends compte, n'importe quoi, tu fais une zone industrielle, tu mets plus d'années, je vous jure sur la tête de ma fille, plus d'années, à discuter des modalités, à remplir, que de le construire. Aujourd'hui, construire un bâtiment, c'est le plus facile, tout le reste, c'est plus compliqué.

J'en peux plus des chauves-souris, j'en peux plus des chauves-souris parce qu'il y a des chauves-souris protégés, ça vous a peut-être échappé, mais il y a des chauves-souris protégés. Les maires le savent, oui. Ah ouais, mais demandez aux maires.

3:57
Présentateur

On est le pays de la norme et de l'inflation de...

3:59
Robert Ménard

On est ça, c'est d'abord ça. Il faut juste avoir le courage de dire on n'a pas assez d'argent pour dire oui à tout le monde. Il va falloir faire des économies, tout le monde doit le faire et les riches doivent payer, contrairement à ce que dit la droite, doivent payer un peu plus que les autres, encore plus que les autres, je suis d'accord, mais on va demander des écrans.

4:17
Présentateur

Et où est-ce que vous mettez le seuil pour la richesse ?

4:20
Robert Ménard

Ah oui, je ne sais pas. Combien il avait dit ? 4 000 euros. Non, non. Enfin, il y a des fortunes en France importantes. Oui, dans une période difficile, tu peux leur demander un peu plus d'argent. Moi, pardon, je connais des riches qui sont prêts à le faire. Je pense qu'il y a des gens qui ont de l'argent, ils n'ont peut-être pas besoin d'avoir la sécurité sociale, ils peuvent tout payer eux-mêmes.

4:37
Présentateur

Robert Ménard, Gérald Darmanin a été en début de semaine en Algérie, Voyage Express. Il a pu s'entretenir avec le président Théboune, notamment à propos de notre confrère Christophe Gleiz. Je sais que son sort vous importe beaucoup. Est-ce que vous approuvez globalement les efforts du gouvernement pour renouer le dialogue avec l'Algérie ou est-ce que c'est la diplomatie de la courbette, comme le dit l'ERN ?

4:56
Robert Ménard

Écoutez, il y a deux niveaux sur Christophe Gleiz. D'abord, il y a ce que dit la diplomatie. Ni vous ni moi ne le savons. Laissons-nous faire le boulot. Et il y a à nous à continuer, vous le disiez, à taper du poids sur la table, à rappeler. Ça fait plus de deux ans qu'il est en prison. Ce n'est pas un terroriste. Il faut être tombé. Il travaille pour sauf foot, les gens qui s'intéressent. C'est un journaliste sportif. Il ne fait pas ça. Il a interviewé deux types qui sont des cabines et qui sont plutôt pour l'autonomie ou l'indépendance. Ce n'est pas son problème. Il est interrogé sur le foot. Ça, c'est une chose. La deuxième chose, je pense que... Je vais vous dire quelque chose.

Je fais attention parce que comme je suis pied noir, vite, je peux m'emporter sur ce terrain-là. Je pense... D'abord, il faut faire la différence entre le peuple algérien et le régime algérien. Le régime algérien, il ne s'arrêtera pas de taper sur la France. Pourquoi ? C'est consubstantiel ? Parce qu'il vit de ça. Dès qu'il y a un problème en Algérie, putain, qu'est-ce qu'il y a comme problème en Algérie ? Regardez, il y a les révoltes qu'il y a eu ces dernières années et tout. Chaque fois, tu as un parapluie, tu l'ouvres, la colonisation. C'est responsable sur la France. Voilà, c'est ça, en fait. Aujourd'hui, ils te demandent... Ils disent, ah oui, il y a des biens mal acquis.

Ils veulent que la France rende un certain nombre de biens qui ont été la propriété d'anciens responsables, y compris de ministres et tout. Mais enfin, attendez, les ministres qu'on a, le premier chef de l'État, il était déjà ministre à l'époque. Enfin, il faut arrêter. Il faut arrêter.

6:22
Présentateur

Sur le dossier des OQTF, qui est vraiment sensible pour nous, parce qu'il n'y avait plus du tout de coopération, ni judiciaire, ni sur le dossier des OQTF, on en est désormais à 150 OQTF algériens renvoyés depuis le début de l'année. On peut se satisfaire de cette reprise de la coopération avec l'Algérie. Il faut aller plus loin dans ce dialogue de respect, dit-il Gérald Darmanin, et de fermeté. Attendez,

6:44
Robert Ménard

vous pouvez être respectueux des gens et leur dire, attendez, ils ont 150, 150 par rapport aux plus de 50 000 personnes algériennes qui sont concernées par ça. Il faut juste... Moi, je dirais aux gens, et là, le gouvernement aujourd'hui n'est pas assez dur là-dessus, c'est de dire, très bien, vous ne donnez pas plus d'OQTF, on vous donne plus de visas. Alors, ça n'a pas marché.

7:11
Présentateur

C'est ce que dit Gérald Darmanin, ça n'a pas marché. La politique de la fermeté n'a pas marché.

7:14
Robert Ménard

Parce que là, ça a marché. Parce que vous croyez qu'ils vont libérer Christophe Glees ? Vous croyez au... Vous y croyez sérieusement ? A la première difficulté, ils sont où ? Le gouvernement algérien du côté de nous ou du côté de la démagogie absolue, mais je n'en crois pas un mot. Ça fait... Attendez, ça fait 60 ans que ça dure. C'est leur fonds de commerce, c'est ce qui leur permet d'exister, c'est ce qui leur permet de survivre, c'est de dire chaque fois qu'il y a un problème, c'est la France qui est coupable, c'est le colonialisme.

Mon Dieu, avec la richesse pétrolière de l'Algérie, l'Algérie est dans l'état où elle est, mais vous rigolez, c'est des gens, des kleptomanes qui sont à la tête de ce pays.

7:54
Présentateur

Robert Ménard, les OQTF, vous connaissez bien le sujet, et de près et pour cause, vous allez comparaître le 30 septembre prochain devant le tribunal correctionnel pour avoir refusé de marier un homme en situation irrégulière sous OQTF, de nationalité, je crois, algérienne. vous risquez 50 ans de prison, 75 000 euros d'amende, de ne plus être éligible, donc de perdre votre fauteuil de maire. Est-ce que la République marche sur la tête ? On avait Gérald Darmanin qui a dit il faut faire changer la loi. Est-ce que vous le croyez ?

8:20
Robert Ménard

Est-ce qu'il faut faire vite ? Ah mais moi, je ne lui fais pas de procès d'intention, mais j'ai entendu M. Nunes, qu'est-ce qu'il dit M. Nunes ? Il dit que le maire doit respecter la loi. Mais il se fout de ma gueule ? Enfin ! D'abord, si j'étais lui, je m'adresserais au chef de l'État qui trouvait que c'était l'U.S., j'attends que M. Nunes demande à M. Macron s'il fallait que j'applique la loi. Il ne l'a jamais dit. Ça veut dire, je dis ça parce que c'est le même univers politique et tout, mais il se fout de moi. Je vais marier quelqu'un. Enfin, attendez, c'est comme si toute la police de France vous recherchait, madame.

Je serais en face de vous et je dirais oh, vous êtes là, il n'y a pas de problème. Enfin, le type, il est recherché, il est recherché pour le mettre dehors parce qu'il est en situation illégale, il a une OQTF et, attendez, il a été condamné à de la prison et c'est moi qui suis fautif. Non, mais, comme dit ma fille, en l'occurrence, tu hallucines. C'est moi qui suis fautif. M. Darmanin, il a raison. Je ne lui demande pas de prendre plus position que ça. Il est garde des sceaux, donc il ne peut pas...

9:24
Présentateur

Vous avez échangé avec lui ?

9:25
Robert Ménard

Oui, je l'ai félicité. Après notre interview ? Bien sûr, je l'ai félicité. Enfin, moi, je remercie les gens qui prennent ma défense et pas que la mienne, qui prennent la défense, des maires qui fêtent cette sollicitation. M. Nunez, mais quelle lâcheté ! Il ne peut pas dire que la loi est mal faite, il ne peut pas dire que ça nous met dans des situations invraisemblables, il ne peut pas dire que les accords internationaux de la France, ils nous corsettent, ils nous emprisonnent dans des engagements. Non, le mariage ne devrait pas être au-dessus de tout.

Et en plus, quand vous mariez quelqu'un comme ça, qui doit être obligé de quitter le territoire, vous savez pertinemment, madame, qu'après, vous ne le mettrez plus jamais dehors. Théoriquement, vous pouvez le faire, mais plus personne ne le fera. Honnêtement, je suis outré de ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur. Je trouve vraiment quel manque de courage et de façon un tout petit peu anecdotique, quel manque de solidarité avec les maires comme moi.

10:19
Présentateur

73% des Français, par contre, vous sont achetés pour repasser le JDD. Ils pensent qu'il faut interdire les mariages quand l'une des deux personnes est un étranger en situation irrégulière. Est-ce que vous avez peur de perdre votre mairie sur cette affaire-là ?

10:31
Robert Ménard

Mais bien sûr, j'ai peur. J'ai été élu avec plus de 65% au premier tour. Ça veut dire que les biterrois, ils sont plutôt contents du travail que je fais. Et là, je pourrais dans trois mois ne plus être maire. Parce qu'il suffit que je tombe sur un magistrat qui m'aime peu, il doit y en avoir, je suppose, il ne m'aime pas tous, et qui dit j'applique la loi, vous vous rendez compte ? Je trouve que c'est un déni de justice invraisemblable. Les 73% que vous citiez, je pense qu'ils le pensent comme moi, ils le pensent comme moi. Alors que M. Nunez se reprenne un peu. Honnêtement, c'est... Je veux dire...

11:05
Présentateur

On comprend votre colère.

11:06
Robert Ménard

Non, mais c'est un coup de poignard dans le doigt à mon égard.

11:10
Présentateur

Un mot de l'immigration, Robert Ménard. Jamais la France n'a accueilli autant d'étrangers sur son sol. C'est une étude de l'INED qui a été publiée hier par le Figaro. 8,1% de la population, près de 4 Français sur 10 sont désormais un lien direct ou indirect avec l'immigration. C'est un constat désormais. Nous sommes un peuple métissé et il faut faire avec. Non ! Qu'est-ce que vous dites, vous ?

11:29
Robert Ménard

Attendez, moi je dis d'abord il faut arrêter d'accueillir entre 400 et 500 000 personnes par an parce qu'on ne peut pas. Attendez, on ne peut pas. On le voit, il y a des problèmes avec l'immigration. Comment vous pouvez dire que c'est indolore l'immigration aujourd'hui en France ? Comment ? C'est que vous ne sortez jamais dans la rue, vous venez chez moi, madame, je vous amène dans des endroits. Attendez, il ne s'agit pas de montrer l'immigré en disant c'est un salopard, un voleur. Ça, ce n'est pas vrai.

Mais aujourd'hui, parce qu'il y a trop d'immigration qui rentre, mais les immigrés eux-mêmes vous le disent, madame, de demander, moi je peux venir ici à votre antenne avec des gens de chez moi qui sont d'origine immigrée et qui vous diront il faut se calmer avec l'immigration. Donc il faut arrêter ça. Et ensuite, et ensuite, si on n'arrête pas, si on ne diminue pas drastiquement, on n'y arrive pas. Et ensuite, il faut intégrer les gens. Et les gens, ils ne vous demandent pas du laxisme, madame. Ils ne vous demandent pas ça. Ils ne vous demandent pas de ne pas être fiers de vous. Parce qu'ils sont fiers de leur religion. Moi, je veux être fier de la mienne.

Ils ne vous demandent pas, jamais moi, dans ma ville, et Dieu sait qu'il y a une immigration très importante chez moi, on m'a reproché mon autoritarisme. Personne ne me reproche de dire que les mineurs à 13 ans, quand t'as moins 13 ans, tu rentres à la maison. Sinon, la police te ramène à la maison. Mais il n'y a pas une maman immigrée qui pense le contraire. Qu'est-ce que vous pensez ? Vous êtes mère de famille, vous pensez qu'à 9 ans, tu restes tout seul. Personne ne vous demande ça. Simplement, vous savez ce que c'est notre problème. C'est comme par rapport à l'Algérie. On n'est pas fiers de nous. Comme si on avait honte de notre passé. Comme si on avait honte de ce qu'on défend.

Comme si on avait honte de ce pays qu'on aime. Comme si on avait honte des choses auxquelles on est attachés. Non, madame, je n'ai pas envie de pouvoir voiler en face de moi. Voilà, c'est simple.

13:12
Présentateur

Est-ce que vous pensez que justement, ce réservoir électoral, on parle de millions de personnes, et l'objectif ultime de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise ?

13:20
Robert Ménard

Bien sûr. Et comme il est nombreux, comme il est nombreux, il faut faire attention. Moi, je vous parle de ma ville parce que c'est ce que je connais le mieux. La France Insoumise, ils sont faits moins de 4% dans ma ville où les deux tiers des enfants des écoles publiques sont issus de l'immigration. J'ai regardé, parce que je savais qu'on demande, avec l'enquête qualité, je m'ai dit, tiens, je vais regarder bureau de vote par bureau de vote, je vais regarder le score de la France Insoumise dans les quartiers de forte immigration. Vous savez, les quartiers, les quartiers, tout le monde comprend de quoi on parle. Mais il faut au maximum 5-6%. Comment vous l'expliquez ?

Parce que je leur parle, parce que je les respecte, parce que je ne leur fais pas un procès, pardon d'être méchant, d'être procès sur leur prénom. Je me fous qu'ils s'appellent Mohamed et moi. Ça, c'est pour Éric Zemmour. Mais oui, mais il ne faut pas, il faut leur dire, moi, attendez, moi, j'ai du respect pour les gens que tu sois issu de l'immigration ou pas. Mais je comprends de vous à moi que tu quittes un certain nombre de pays du Sud et que tu viennes en France, parce qu'il y a quand même mieux la France.

Parce que la France, si tu écoutes un certain nombre de gens, c'est terrible, mais il y a des centaines et il y aurait des millions de personnes qui viendraient bien y vivre tous les ans. Il faut leur dire qu'il y a des règles. Personne, madame, ne vous reproche de rappeler les règles. Personne ne vous reproche. Simplement, quand vous-même, vous commencez par dire que ces règles, quand même, ce n'est pas bien. Et il faut le faire parce que sinon, sinon, c'est ce qu'il y aura. Il y aura un vote, pas seulement pour la France insoumise, ce qui est déjà une catastrophe, je suis sûr, pour mon pays. Il y aura un vote communautaire.

Vous avez envie qu'il y ait des candidats qui se retrouvent sur la base de telle ou telle communauté. Pas plus pour le catho que je suis que pour le musulman qui est telle personne. Il ne faut pas ça. Donc, c'est un enjeu-là. Il faut parler aux gens, leur dire qu'on aime les gens, qu'on est respectueux, qu'on a envie que leurs enfants se passent bien, qu'il y en a plein pour que ça se passe bien. Il faut demander aux musulmans qui réussissent de leur dire qu'on peut réussir dans ce pays.

15:19
Présentateur

C'est ce qu'on fait à Béziers. Juste un exemple de ce que peuvent dire et peuvent dire des élus de la France insoumise. On a Sarah Legrin, par exemple, qui estime que le canon français, vous savez, ces banquets, sèment la terreur dans le pays, je la cite. Dans un autre registre, on a Sandrine Rousseau aussi qui estime qu'il faudrait remplacer le mot steak par cadavre de vache sur les menus des restaurants. Qu'est-ce que ça vous inspire, en fait ?

15:41
Robert Ménard

Chez moi, on dirait qu'elles sont jobardes. Enfin, attendez, vous êtes allé au canon français ? Moi, j'y suis allé. Je les ai reçus les deux dernières années. C'est formidable. C'est juste sympathique. Ça vous gêne ou qu'on chante des chansons ?

15:54
Présentateur

Ça ne sème pas la terreur ?

15:55
Robert Ménard

Mais attendez, là, je pense que c'est pas seulement qu'ils ne connaissent pas. Je pense que c'est des salopards de démagogues. Tu ne peux pas dire ça. J'enlève le mot salopard. Oui, retirons. De démagogues. Enfin, attendez, moi, j'y suis allé et je vous le dis tout de suite, je les inviterai de nouveau en septembre prochain. C'est dans les arènes. Les arènes chez moi, c'est quoi ? 1800 personnes qui chantent des chansons françaises. Certains ont le béré, mais c'est une espèce de caricature sympathique. Il n'y a pas un mot désagréable. Comment elle s'appelle ? Sandorien de Rousseau. Je suis végétarien. Vous tombez bien.

Vous croyez que je vais vous pourrir la vie en vous disant que vous mangez un cadavre ? Mais c'est terrible parce que Sandorine Rousseau, dont je ne sais pas si elle est végétarienne, elle va faire détester des gens comme moi. Moi, je ne mange pas de viande, c'est un choix et ça me manque tous les jours. Vous voyez, c'est pas... Tous les jours, je rêve, je l'ai décidé de ne pas manger de viande. C'est un choix. Mais attendez, encore une fois, je ne vais pas emmerder les gens avec les choix. On ne peut pas arrêter de casser les bonbons à tout le monde en voulant imposer. Or, j'aime ceci, c'est ce qu'il faut faire, il faut arrêter, il faut arrêter.

17:07
Présentateur

Robert Ménard, parlons un peu de politique parce qu'on vient de parler de la France insoumise, du Rassemblement national aussi. Est-ce que la tenaille RN et les Fées, elle vous semble inéluctable ? Alors, on se parle pour 2027, est-ce que ce bloc central qui va de la gauche modérée à la droite modérée va pouvoir faire le poids et imposer un candidat pour écarter cette tenaille ?

17:26
Robert Ménard

Ah mais j'espère. Moi j'espère qu'il va arriver ici. Et où se trouve-t-il ? Ah mais j'en sais rien. J'espère qu'il va y avoir quelqu'un qui ne soit pas un fou furieux comme vous venez de citer un certain nombre de propos de ce que disent les gens de la France insoumise qui de l'autre côté, et je ne renvoie pas, je n'ai pas un signe d'égalité entre la France insoumise et le Rassemblement national. Évidemment pas.

17:45
Présentateur

Vous feriez le choix du RN en ce moment ?

17:46
Robert Ménard

Bien sûr. Je fais des choix à un moment donné. Non mais le RN sur les questions économiques, sur les questions sociales, c'est quand même du n'importe quoi. Quand même pour dire oui, moi j'espère qu'entre ça, il va naître quelque chose. Je ne sais pas, je ne suis pas sûr quand... Je ne sais pas, je prends M. Darmanin puisqu'on en parlait à l'instant. M. Darmanin, M. Retailleau, Éric Ciotti, Éric Zemmour, moi Éric... Mais au moins les trois premiers... Gabriel Attal ? Gabriel Attal, même, on doit pouvoir discuter sur un certain nombre de choses. Il faut faire faire naître une proposition mais un peu unitaire. Sinon, sinon, l'hypothèse, ça va être M. Mélenchon au deuxième tour. Vous voyez M.

Mélenchon au deuxième tour. Enfin, le danger qu'il représente pour ce pays.

18:34
Présentateur

C'est-à-dire, c'est quoi ? C'est le chaos assuré quoi qu'il arrive, quel que soit le résultat ? Ah non,

18:38
Robert Ménard

mais j'espère que... Mais le problème, c'est que comme la France Insoumise, leur rêve, c'est si jamais il y avait un candidat du RN. Il a dit une insurrection populaire. Insurrection populaire. Le maire de Saint-Denis. Vous vous rendez compte ? Vous vous rendez compte que des gens... Il dit oui, ça pourrait être... Mais en dessous, si ça arrivait, ça ne me ferait pas pleurer. Mais vous vous rendez compte dans quelle situation on est ? La France Insoumise, c'est un danger pour la démocratie. Mais je ne serais pas quelqu'un qui dirait il faut interdire la France Insoumise. Je suis un truc de fou furieux. De la même façon que je n'interdirais pas évidemment le Rassemblement Insoumise.

Oui, il faut trouver une droite, une droite qui n'est pas en d'elle-même, qui parle aux gens, qui parle sans prudence.

19:20
Présentateur

Un peu comme vous le faites, Robert Ménard. Je ne sais pas. Je dis pour nos auditeurs, vous avez toujours la barbe, ça veut dire que vous n'y pensez pas en vous rasant le matin.

19:26
Robert Ménard

Mais non, parce qu'il faut être une certitude de soi, un talent de soi que je ne suis pas sûr d'avoir. Avoir les débits des émissions, vous me disiez je doute toujours. Moi, je doute toujours de moi si tu ne doutes pas. Mais peut-être, peut-être que de douter, c'est une qualité. Et oui. Voilà, c'est ce que me dit. Les hommes providentiels parfois doutent. Providentiels, il ne faut pas se prendre pour une queue de cerise. En tout cas, ce n'est pas au programme pour l'instant. Non, le problème, c'est aider quelqu'un ou c'est soi-même, on verra, à faire naître une proposition qui fasse rêver les Français. Ils se disent

19:59
Présentateur

tiens, rêver ou qu'ils les rassurent ? Non, les deux.

20:02
Robert Ménard

Les rêver, ça veut dire enfin un type qui ne me cache pas la vérité mais qui me dise qu'il y a un espoir dans ce pays. Ce pays, il existera après. Qui que ce soit soit élu, ça existera après. Qui disent à la fois voilà, je suis attentif à vous mais je vous protège en même temps. C'est deux choses-là. Il faut le faire. Merci beaucoup. Il faut trouver la façon de le dire.

20:26
Présentateur

Merci Robert Ménard d'être fait le matin sur CNews et sur Europe. Bonne journée à vous. Merci Robert Ménard, merci Laurence Ferrari. dans un instant vos signatures européennes du jeudi à commencer par Charlotte dans Nelas votre club culture également. A tout de suite.