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InterviewC à vous (sur YouTube)· 23 mars 2022 7 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asileDéfense

Russie : les sociétés françaises doivent-elles partir ? Avec François Bayrou - C à vous - 23/03/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Les sanctions doivent-elles être appliquées par les entreprises françaises ?

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Est-ce que les entreprises françaises doivent rester en Russie et y faire affaire ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Comment accueillir au mieux et plus nombreux les réfugiés ukrainiens ?

  • 4:35OuverteRéponse directe

    Le président Macron s'est entretenu avec Poutine, est-ce le seul moyen d'espérer un cessez-le-feu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23PrésentateurChiffre
    « L'Europe toute entière est dépendante du gaz russe. Et l'Allemagne en particulier, 60% de dépendance. »
  • 0:33PrésentateurChiffre
    « Nous, nous avons 20% de dépendance. »
  • 3:45Invité politiqueChiffre
    « Jean Castax a annoncé hier au moins 100 000 places d'hébergement pour les réfugiés ukrainiens encore en France. »
  • 3:50Invité politiqueChiffre
    « Ils sont actuellement 26 000 à être arrivés sur le sol français. »
  • 4:41Invité politiqueChiffre
    « C'est le huitième coup de fil avec Vladimir Plotin depuis le début du conflit. »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • François Bayrou17 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
François Bayrou

François Bayron vient d'entendre une partie du discours de Volodymyr Zelensky face au parlementaire français, un discours dans lequel il a solennement demandé aux entreprises françaises de quitter la Russie au nom des valeurs qui valent mieux que les bénéfices. Les entreprises françaises doivent-elles plier bagage ?

0:16
Présentateur

Les sanctions doivent être appliquées par les entreprises françaises. Mais vous savez qu'il y a une très grande question qui se pose, c'est que l'Europe toute entière est dépendante du gaz russe. Et l'Allemagne en particulier, 60% de dépendance. Nous, nous avons 20% de dépendance. Ces pays-là peuvent se trouver devant une crise de la vie quotidienne tous les jours. Donc je pense que les sanctions financières sont plus importantes et que, en tout cas, je ne vois pas pour l'instant de moyens de couper le robinet du gaz russe.

0:57
François Bayrou

On parlait des entreprises de grande distribution qui sont présentes en Russie et qui peuvent être montrées du doigt, accusées de complicité avec Vladimir Poutine. Est-ce qu'elles doivent rester en Russie et continuer là-bas et y faire affaire ?

1:09
Présentateur

Je ne crois pas qu'elles soient complices. Je pense que la présence d'entreprises françaises en Russie, bien sûr, ce serait plus facile de dire qu'il n'y a qu'à rapatrier toutes ces entreprises. Je pense qu'il faut en discuter avec ceux qui sont les responsables de ces entreprises. Le gaz, encore, vous savez que Total a dit qu'il n'achèterait plus de pétrole. Parce que le pétrole, comme l'a très bien dit le président de Total, le pétrole c'est remplaçable. Vous pouvez en trouver ailleurs sur le marché. Mais le gaz qui joue un tel rôle, vous savez que les Allemands ont demandé que le gaz soit classé comme énergie verte. Énergie qui permette la transition énergétique.

Nous, nous avons fait la même démarche pour le nucléaire. Et à juste titre, à mon avis.

2:05
François Bayrou

Quitte à financer le parti des efforts de gore de Poutine.

2:08
Présentateur

Parce que ça nous rend indépendant. Je ne dirais pas ça. Je ne vois pas qu'on puisse mettre l'Allemagne dans une situation où elle ne pourrait pas se chauffer. Alors c'est vrai, c'est absolument vrai que de ce point de vue-là, il y a une place de ces marchés, de ces marchés de gaz. Mais si nous intervenons pour que des banques qui font la transition soient exclues du système d'échange bancaire qu'on appelle SWIFT, alors je pense que c'est aussi efficace et que ça peut se faire sans avoir la crise que provoquerait dans toute l'Europe la cessation du gaz russe. Peut-être on devra y arriver.

Mais on a oublié depuis tellement longtemps que la guerre, ça faisait naître des sacrifices dans les populations civiles. Est-ce que ce ne serait pas le moment de s'en rappeler,

3:13
François Bayrou

quitte à ce que ce soit un effort de guerre qui soit demandé à toute l'Europe et à tous les Européens ?

3:16
Présentateur

Si le gaz était remplaçable, je vous dirais oui. Mais je ne suis pas sûr qu'il le soit, sauf si nous sommes dans un affrontement majeur et dans l'affrontement majeur qu'on n'a pas décidé encore. Oui, je pense que pour l'instant, le gaz est une alimentation de la vie quotidienne, notamment en Allemagne, et je ne vois pas bien comment on peut le remplacer.

3:45
François Bayrou

Jean Castax a annoncé hier au moins 100 000 places d'hébergement pour les réfugiés ukrainiens encore en France. Ils sont actuellement 26 000 à être arrivés sur le sol français. Vous êtes maire de Pau. Dans votre ville, la préfecture des Pérennès-Atlantiques vient d'ouvrir des guichets spéciaux pour accueillir les réfugiés ukrainiens qui viennent chercher une autorisation provisoire de séjour. Comment les accueillir au mieux et plus nombreux ?

4:04
Présentateur

Plusieurs centaines de familles ont dit, nous ont dit plusieurs dizaines et centaines de familles, nous ont dit, nous on est prêts à accueillir. Je connais des tas d'amis qui ont dit, nous on a dégagé une chambre, deux chambres pour accueillir des réfugiés ukrainiens. Le problème de ces accueils, le seul problème de ces accueils, ça n'est pas aujourd'hui, c'est dans plusieurs mois ou années quand ça dure. Il faut organiser des relais dans la population.

4:35
François Bayrou

Hier, Emmanuel Macron s'est de nouveau entretenu avec le président russe. C'est le huitième coup de fil avec Vladimir Plotin depuis le début du conflit. C'est le seul moyen d'espérer encore un cessez-le-feu, même si de conversation en conversation, le président russe ne bouge pas.

4:49
Présentateur

Vous voyez bien ce qui se passe. Lorsque vous avez un preneur d'otages dans un fait divers, que fait le GIGN ? La première chose que le GIGN fait, c'est qu'il envoie quelqu'un pour parler avec le preneur d'otages. Parce qu'on a remarqué depuis longtemps que si on coupe toutes les issues des auteurs de ces désastres, de ces crimes, alors ça les pousse à aller encore un peu plus loin. Et donc ce que le président de la République fait, fait courageusement, et fait de manière presque obstinée, c'est maintenir le dialogue avec Poutine pour essayer de laisser toujours une porte ouverte.

Ça avait été absolument sensible dès la première rencontre, la première conférence de presse où il avait opposé à Poutine des arguments et une position extrêmement ferme, tout en prenant soin de toujours laisser une toute petite ouverture pour qu'il ne soit pas totalement dans une impasse, totalement enfermé.

Je pense, je peux me tromper, je ne suis pas assez spécialiste de l'armée russe, je suis persuadé que Poutine croyait qu'il allait conquérir sans coup férir l'Ukraine, qu'en tout cas il allait conquérir Kiev, que peut-être il serait accueilli avec des bouquets et des embrassades, que la population ukrainienne ou une partie de la population ukrainienne et la population russophone ukrainienne en particulier n'attendaient que ça. Et on s'est aperçu, les témoignages que vous avez projetés sont incroyables. Il a solidarisé contre lui l'ensemble de la société ukrainienne, y compris les russophones.