Sophia Aram : un discours remarqué hier aux Molières - C à Vous - 07/05/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 8 %Attaque 47 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 21:35OuverteRéponse directe
Ça dit quoi de ce qui se passe en France ?
- 22:18RelanceRéponse directe
Mais le dire, ça paraissait surprendre beaucoup hier.
- 23:15OuverteRéponse directe
Mais ça veut dire que ce que vous avez fait hier, c'était prendre un risque presque ?
- 23:53OuverteRéponse partielle
C'est un silence volontaire, idéologique ?
- 24:10OuverteRéponse directe
Mais alors, sur les réseaux sociaux, j'ai aussi des députés de la France insoumise...
- 25:17OuverteRéponse directe
Vous avez passé l'extrait. Est-ce que j'ai fait l'apologie des crimes commis à Gaza ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:09Invité politiqueFait
« Dans le brouhaha de nos indignations faciles, le silence, même relatif, après ce 7 octobre, dans lequel 1200 Israéliens ont été massacrés, est assourdissant. »
- 20:40Invité politiqueFait
« De cessez-le-feu sans exiger la libération des otages israéliens. »
- 22:34Invité politiqueFait
« Je dénonce le silence de ceux qui passent leur temps à s'exprimer sur tout et n'importe quoi. »
- 23:11Invité politiqueFait
« Comme si le fait de soutenir les victimes du 7 octobre, comme s'ils dénonçaient l'antisémitisme, voulait absolument dire qu'on soutenait les actions de Netanyahou à Gaza. »
- 24:58Invité politiqueFait
« Ils savent très bien ce qu'ils font. Mais ces gens sont complètement hors de contrôle. »
- 25:06Invité politiqueFait
« Ils ont perdu la raison, il n'y a plus aucune raison. »
- 25:48Invité politiqueFait
« Vous savez ce que je reçois comme images ? Des images d'enfants morts à Gaza. Comme si j'étais insensible. »
- 32:51Invité politiqueFait
« C'est pénible que toute une rédaction, que toute une antenne soit réduite à une blague pourrie. »
- 33:17Invité politiqueFait
« Nazifier un juif, c'est pourri. Le répéter, c'est pourri. »
- 33:26Invité politiqueFait
« On sait que c'est une ordure. Il y avait d'autres moyens que de le ramener à sa judéité. »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Invité politique12 %
- Invité3 %
- Invité 22 %
≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir, très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec Pierre, Émilie, Patrick, Mohamed et Laurin. Bonsoir à tous les cinq. Bonsoir, Elisabeth. Émilie, votre choix d'actu ce soir ? La nuit des Molières marquée par le discours de Sophia Aram qui s'est indignée du silence assourdissant du monde de la culture après l'attaque du 7 octobre. Ça lui vaut d'ailleurs beaucoup de critiques aujourd'hui de la France Insoumise. Sophia Aram qui sera dans un instant sur le plateau de C'est à vous. Elle qui a d'ailleurs été couronnée, primée hier par le Molière de l'humour pour son spectacle Le Monde d'après. Mohamed, votre story ? Vous l'attendiez.
Ça y est, la flamme olympique arrive demain dans l'une des plus belles villes de France. Marseille est en effervescence. Et vous y serez demain à Marseille. Oui, oui, avec plaisir. Je ne sais pas une demande demain. C'était un constat. Patrick, votre éditeur. Je parle d'un autre dictateur, pas celui qui se prédresse en ce moment dans les Pyrénées avec notre président. Le Monde de Vladimir Poutine investit aujourd'hui à Moscou pour un cinquième mandat jusqu'en 2030. Ce n'est pas sûr que ce soit le dernier. Voilà, Vladimir Poutine dont l'amitié et l'alliance avec la Chine se renforcent.
C'est ce que remarque Frédéric Lemaitre, chef adjoint du service international au Monde, ancien correspondant pour ce grand quotidien à Pékin et qui publie 5 ans dans la Chine de Xi Jinping qui est paru en janvier dernier aux éditions Talendier. Bonsoir Frédéric Lemaitre. Bonsoir. Et merci d'avoir accepté ce soir notre invitation. Laurent, dans le 5 sur 5. On va se mettre dans l'ambiance de ce week-end prolongé, très prolongé. Il y a du monde sur les routes, mais il y a beaucoup de beau temps partout à l'arrivée. Voilà, un point bison futé et un point météo. Et voilà. En quelque sorte. Pierre dans votre rêve. Vendredi prochain, le roi sera queen.
Pour les fans de Freddie Mercury et de son groupe, il y a un coffret qui sort vendredi avec un concert mémorable à Montréal en 81 avec tous les grands titres. On en aura un avant-goût tout à l'heure. Anne Pario est notre invitée à Préventeur. Elle qui reprend à son compte les conversations qu'avait menées la journaliste Annick Cogent avec 30 femmes puissantes. C'est l'occasion de dresser un bilan de la condition féminine. Aujourd'hui, le chanteur Antoine qui nous raconte pourquoi il aime tant voyager depuis 50 ans désormais. Et puis Alizé Cornet, l'une des joueuses françaises qui a marqué ces 20 dernières années et qui a décidé de mettre un terme à sa carrière sportive.
Roland Garros sera son dernier tournoi. Elle nous explique pourquoi. Elle qui se lance désormais dans une carrière de romancière. Voilà pour le programme. Le dîner préparé ce soir par Adam Bentala, le chef du restaurant Braque à Paris qui est aux côtés de Bertrand Chameroy.
Salut Babette, bonsoir à tous. Et bien à quelques heures, Dupont, nous sommes dans les choux jusque dans les assiettes du dîner puisque ce soir, chef, vous nous préparez. On va faire une assiette complètement végétale avec un produit habituellement qu'on n'aime pas trop mais on va essayer de le sublimer avec du chou-fleur aujourd'hui. Comment ça, on n'aime pas trop le chou ? Ça dépend. Sublimons le chou. Bonne émission.
Merci beaucoup à tous les deux. A tout à l'heure. Tout de suite, l'édito de Patrick Cohen. Patrick, vous vous êtes intéressé à un dictateur. Voilà, Vladimir Vladimirovitch. Poutine qui, d'après l'administration américaine, ne pourrait pas continuer ce qu'il fait en Ukraine sans l'aide du premier dictateur, celui qui aujourd'hui joue aux touristes dans nos Pyrénées. On va en reparler. Vladimir Poutine donc a prêté serment ce matin à Moscou pour un cinquième mandat à la tête de la Russie et on ne jurera pas que ce sera son dernier, vu qu'il a bidouillé la Constitution pour pouvoir rester aux commandes jusqu'en 2036.
On ne jurera pas non plus que c'est l'avant-dernier, puisque de toute façon, Poutine, dans son pays, fait ce qu'il veut et en 2036, il n'aura que 84 ans. Cérémonie d'investiture donc, comme d'habitude, dans la simplicité et la sobriété.
Vladimir Vladimirovitch, Poutine.
2 500 invités, dont l'élite politique et les soldats de retour d'Ukraine pour un discours de chef de guerre. Un discours qu'on entend.
Conclusion d'un discours où, comme chaque fois depuis l'invasion de l'Ukraine,
le président russe inverse les responsabilités en accusant un Occident menaçant et agressif face auquel Moscou n'aurait d'autre choix que de se défendre. Rien n'a changé en 25 ans de pouvoir poutinien. Tout a changé, sauf, en apparence, un internaute, Éric Lecomte, s'est amusé à compiler les images des 5 investitures de Poutine.
Un peu moins de cheveux, autant de fastes, un montage absolument fascinant, parce qu'il nous montre comme une sorte de Kremlin qui vit dans une bulle, alors que je le disais, tout a changé, puisque pendant ces années-là, Poutine a liquidé les libertés publiques, les médias indépendants, les opposants, morts comme Navalny et Nebsov, ou emprisonnés comme des centaines de militants, ce qui fait que la seule voix d'opposition russe à s'être exprimée aujourd'hui est venue de l'étranger, de Yulia Navalnaïa.
Cela prendra fin, dit la veuve de Navalny, sans se risquer à dire quand, évidemment.
Poutine très isolé sur la scène internationale ? Il va démontrer le contraire dans quelques semaines avec une nouvelle visite en Chine. La grande interrogation dans les chancelleries est de savoir si le président russe s'arrêtera en Corée du Nord, dans ce pays paria qui lui fournit des milliers d'obus pour le front ukrainien, et s'il s'y arrêtera avant de se rendre à Pékin, ce qui serait un affront pour les Chinois, ou après pour son voyage-retour. Oui, plutôt le voyage-retour, on nous dit Frédéric Le Maître. Mais avec l'Iran qui lui livre des drones de combat, la Corée, la Chine, Poutine garde des amis fidèles, solides et puissants.
Et gageons, on verra au résultat, mais gageons qu'à Pékin, Xi aura pour Poutine l'amitié plus démonstrative que dans les Pyrénées pour le numéro 1 français. Et premier gage d'amitié de Xi pour Poutine, dès la fin de sa visite en France, il va se rendre en Serbie et en Hongrie, deux pays européens pro-russes. Et ça, c'est pas du tout anecdotique. Alors, c'est loin d'être anecdotique, effectivement. Xi Jinping n'est pas seulement en France. Il part ce soir même en Serbie. Pourquoi ce soir ? Parce que nous sommes le 7 mai. Et que le 7 mai 1999, l'OTAN a bombardé l'ambassade de Chine à Belgrade, par erreur ou non. Il y a toujours débat sur les versions.
Mais manifestement, Xi Jinping veut envoyer un message à l'OTAN, aux Américains et aux Chinois. Il a d'ailleurs publié aujourd'hui une tribune dans un journal serbe, où il a dit « Nous ne devrions jamais l'oublier et nous ne permettrons jamais qu'une histoire aussi tragique se répète ». Donc, le message est très clair pour cette deuxième étape. L'alliance entre la Russie et la Chine est clairement en train de se renforcer. C'est un ami proche de Vladimir Poutine que la France a reçu pendant deux jours en grande pompe ? Officiellement, il n'y a pas d'alliance. Dans les faits, il y en a une. Il y a effectivement une alliance et un intérêt commun.
Ces deux pays veulent bâtir un nouvel ordre mondial et veulent marginaliser l'Occident et mettre en place un nouvel ordre fondé sur le droit des États et non pas le droit des peuples. Et oui, il y a une alliance de fait qu'on peut élargir, Patrick Cohen l'a dit, sans doute à la Corée du Nord et à l'Iran aussi. Emmanuel Macron dit avoir obtenu des engagements que la Chine s'abstienne de vendre toute arme ou de fournir toute aide à Moscou. C'est une promesse fiable ou de façade de la part de la Chine pour ne pas donner le sentiment de s'engager dans ce conflit ? La Chine ne vend pas d'armes directement. Par contre, elle vend des machines-outils qui permettent de fabriquer les armes.
Ou elle vend des armes à des pays qui peut-être les revendent à la Russie. Non, d'ailleurs, effectivement, Emmanuel Macron a dit que Xi Jinping lui avait dit ça. C'est sans doute vrai, mais Xi Jinping ne l'a pas dit si explicitement néanmoins. Donc, le soutien de la Chine à la Russie est évident. Et il faut bien reconnaître que maintenant, une défaite de Poutine serait aussi une défaite de Xi Jinping. Certains diplomates, pourtant, ont levé un œil ou un sourcil à la lecture de la tribune qui est parue dans le Figaro hier matin.
Que Xi a fait paraître dans le Figaro, qui dit qu'il faut qu'on arrête cette crise, qu'il faut mettre fin le plus vite possible à cette crise en Ukraine, au risque de déstabiliser le monde. Il y avait quand même le signal que, bon, ce serait mieux que ça finisse, quoi. Ça nous embête, ce sujet en Ukraine. La Chine s'impatiente, peut-être. La Chine s'impatiente, oui, non. D'abord, il parle de crise. Et non pas de guerre. Il a parlé de crise. Oui, c'est vrai, la crise, oui. Voilà. Et il est pour des négociations. Donc, il y a des négociations. Et voilà. Donc, c'est la position russe, c'est ça que vous dites. Voilà, exactement. Exactement. Voilà.
Que l'Ukraine renonce à vouloir garder ces territoires qui, finalement, sont-ils vraiment ukrainiens, etc. Donc, voilà la position de la Chine. La position de la Chine est celle de la Russie. Mais pourquoi est-ce qu'il n'emploie pas le mot « guerre » ? Parce que même la Russie parle de guerre. Oui, mais parce que pour maintenant, jusqu'à présent, la Chine n'a pas employé ce mot. Et officiellement, elle ne calque pas son vocabulaire sur celui de la Russie. Donc, elle parle de crise. Donc, elle continue de parler de crise. Voilà. Et même si Poutine parle de guerre, pour maintenant, elle parle de crise. Il y a aussi cet avertissement à retenir.
Xi Jinping a appelé à ne pas salir la Chine sur le dossier ukrainien. C'est-à-dire ? C'est un avertissement clair aux Occidentaux ? Oui, tout à fait. La Chine n'est pas à l'origine de ce conflit, ni partie prenante, dit-elle. Pour la lecture de la Chine, c'est que ce n'est pas la Russie qui a envahi l'Ukraine. C'est les États-Unis, via l'OTAN, qui provoquent l'Union soviétique. Et maintenant, la Russie, l'OTAN pour la Chine n'a plus de raison d'être, puisqu'il n'y a plus de bloc à l'Est. Et donc, c'est une provocation de l'Occident. Et donc, la Russie ne fait que se défendre, défendre ses intérêts légitimes. Voilà le discours de Pékin.
Patrick rappelait que Xi Jinping, aujourd'hui, jouait les touristes dans les Pyrénées, là où le président français passait ses vacances, quand il était enfant, un voyage censé permettre un échange franc et amical. Est-ce que vraiment, ce genre de pas de côté permet de casser le protocole qui accompagne le moindre des déplacements du numéro 1 chinois ? Casser le protocole, oui. Nouer une relation amicale, non, je ne le pense pas. Je ne pense pas qu'on puisse être amis avec Xi Jinping. Je pense que seul le rapport de force compte avec lui. D'ailleurs, on voit bien, même dans toute sa gestation, son body language, il reste très froid, très distant.
Enfin, voilà, c'est pas un homme chaleureux, c'est l'empereur. Je ne sais pas si vous avez vu, mais quand il se déplace à Paris, sa voiture chinoise n'a pas de plaque d'immatriculation. Il est au-dessus des lois. Et là, j'ai entendu qu'Emmanuel Macron lui avait donné un béret. Ce qui est assez rigolo, c'est qu'il ne l'a pas mis. Vous allez dire, c'est normal. Pas du tout. Alors qu'on voyait bien que... Deng Xiaoping, en 79, quand on lui a offert un Stetson, il l'a mis. Et c'était dingue, l'américain, c'était sympa. Il dansait avec Bernadette Chirac. Et voilà, là, on ne voit absolument pas Xi Jinping revêtir le béret et faire quelques pas de danse avec les Pyrénéens.
C'est pas le genre du bonhomme. Parce que sur la table, outre le dossier ukrainien, il y a le dossier compliqué des échanges commerciaux. Avec la France qui s'inquiète des surcapacités de production de la Chine, qui pourrait la pousser à exporter encore plus. Xi Jinping a sèchement démenti. Il a dit qu'il n'y a pas de surcapacité. Exactement. Il n'y a pas de problème des surcapacités. Il n'y a pas de problème. Et en gros, ce que craint la Chine, c'est que l'Europe renforce cette protection. Oui. Voilà, pour conserver une certaine souveraineté. Oui, oui, oui, parce que la Chine veut dominer le monde, et notamment la technologie mondiale, et veut exporter.
Ce qui est très intéressant, c'est que la Chine pourrait favoriser sa consommation. Et ça fait 10 ans que la Chine, loin de favoriser la consommation, favorise les exportations et l'industrie, en rendant l'industrie de plus en plus performante. Pourquoi ? Parce que d'un côté, ils veulent écraser le reste de l'industrie. Et par ailleurs, Xi Jinping, qui a une enfance difficile, n'a pas forcément envie que les jeunes Chinois s'occidentalisent et veulent travailler moins, etc. Non, non, non, non. Sa logique de la prospérité commune, c'est qu'il faut travailler. Et surtout pas trop de sécurité sociale, trop de protection sociale pour les Chinois.
Il y a une anecdote, c'est qu'il a rencontré un jour un dirigeant danois. Je sais qu'on dit, vous parlez beaucoup du modèle danois, je crois, en Europe. Ah mais pour nous, c'est un contre-modèle. Parce que payer les gens à ne rien faire, c'est une catastrophe. Donc vraiment, il n'y a qu'un Occident en déclin pour se vanter d'un tel modèle social. Ce n'est absolument pas ce que moi je veux pour la Chine. Voilà, je veux une nation d'ingénieurs, de conquérants, etc. En tout cas, dans le domaine des voitures électriques, des batteries, il y a une politique hyper agressive de la Chine, hyper agressive notamment sur les prix. Les voitures d'ailleurs sont subventionnées par l'État.
La Chine n'apprécie pas du tout qu'on critique d'ailleurs l'État et contre-attaque quelque part quand elle lance ses propres enquêtes anti-substantions. Ils ont d'ailleurs visé les producteurs de cognac français. Chaque négociant a reçu des questionnaires fastidieux. Il faut prouver aux autorités chinoises que le secteur du cognac n'a pas reçu d'aide du gouvernement français.
On avait aussi des infos sur les actionnaires à donner, différentes informations sensibles comme par exemple notre capacité de production.
Et comme les autres, ce dirigeant de PME n'a d'autre choix que de les remplir.
On ne peut pas se permettre aujourd'hui de perdre la Chine. C'est crucial pour notre activité, pour notre région qui fait 70 000 emplois directs et indirects. La Charente, c'est le cognac.
Alors que la Chine représente un quart des exportations du cognac français, les producteurs se sentent impuissants.
C'est un problème politique, de politique internationale et nous sommes pris en otage.
En gros, la Chine a annoncé qu'elle n'a posé pas de taxes douanières provisoires contre le cognac français. Emmanuel Macron a même offert à l'occasion des bouteilles à son homologue chinois. Mais on peut y voir quand même une forme de menace. Ça veut dire un peu si vous venez nous chercher sur les fonds de subvention, on va faire pareil. Mais est-ce qu'on peut vraiment jouer ce bras de fer là avec la Chine ? Je pense que la France ne peut pas jouer ce bras de fer avec la Chine. C'est pour ça que la politique commerciale française en fait est décidée à Bruxelles par les Européens. Et c'est pour ça qu'Emmanuel Macron a invité von der Leyen.
La politique commerciale entre la Chine et la France est trop déséquilibrée. Et donc il faut jouer la carte européenne. Alors là, von der Leyen a dit qu'on va prendre des mesures, peut-être des mesures sévères, sur l'automobile chinoise. D'abord, ce n'est pas très clair. C'est les automobiles chinoises ou les automobiles faites en Chine ? Parce que dans ce cas-là, ça peut concerner Tesla et également les constructeurs allemands. Je ferme la parenthèse. Et on va voir après-demain, Xi Jinping va sans doute annoncer l'ouverture d'investissements chinois importants dans l'automobile en Hongrie.
Et donc la Hongrie va bloquer vraisemblablement l'enquête qui est en train de mener la Commission européenne. Il n'a pas mis le béret, Xi Jinping ? Est-ce qu'il a ouvert les bouteilles de cognac ? Je n'en suis pas sûr. Pierre. Frédéric Lemaitre, dans votre livre sur vos 5 ans dans la Chine de Xi Jinping, vous décrivez un pays moderne où les Chinois sont assez heureux de vivre. Et on se dit que finalement, la liberté d'expression, c'est pas forcément, qui est un peu plus limitée que chez nous, chez eux, c'est pas forcément leur premier problème par rapport à plein d'autres acquis relativement récents. Oui, c'est ça.
Paradoxalement, je pense que beaucoup de Chinois ne se sont jamais sentis aussi libres qu'aujourd'hui. Je veux dire, leurs parents, il y a 30 ans, ne pouvaient pas voyager à l'étranger, ne pouvaient pas épouser qui voulait, ne pouvaient pas vivre dans la ville où ils voulaient et ne pouvaient pas choisir le travail qu'ils voulaient faire. Aujourd'hui, le Chinois peut voyager, il peut épouser qui il veut, il peut à peu près habiter où il veut, il travaille où il veut. Donc, il voit bien le progrès qu'il y a eu quand même. La Chine, c'était le même poids que la France en l'an 2000, grosso modo, le même poids économique. Aujourd'hui, c'est le même poids que l'Union Européenne, que les 27.
Donc ça, les Chinois en sont conscients. Voilà. C'est vrai qu'il n'y a pas de liberté d'expression. Mais ce qui est assez intéressant, c'est que, contrairement à beaucoup de pays, je pense que le Chinois de base, il s'en fiche et lui, il est à peu près libre de faire ce qu'il veut. Mais plus on monte dans la hiérarchie, plus c'est compliqué. Et voilà, si vous êtes cadre du parti, c'est un peu plus compliqué de voyager à l'étranger. Si vous êtes cadre responsable, vous devez donner votre passeport au commissariat. Si vous êtes vraiment cadre, il ne vaut mieux pas que votre fils aille étudier aux Etats-Unis.
Mais pour la majorité des Chinois, voilà, la majorité des Chinois ont quand même l'impression de vivre dans un pays qui a quand même été prospère. Et donc, ils se sentent plus libres qu'ils ne l'ont été. Voilà, ils n'ont pas la même tradition. Et pour la majorité des Chinois que vous évoquez, il n'est pas question de remettre en cause la légitimité du parti. Non, ça, c'est assez marrant parce qu'un jour, j'étais avec des Chinois et on faisait un jeu comme ça. Et on commençait une phrase et quelqu'un d'autre devait continuer. Et moi, j'ai commencé la phrase en disant, je ne pensais pas que tant de Chinois soutenaient Xi Jinping.
Et quelqu'un a continué en disant, l'une a dit, je ne suis pas communiste, mais je reconnais que quand je vais à l'étranger, je me rends compte qu'on ne vit pas si mal que ça en Chine par rapport aux autres pays. Et une autre a dit, mais parce qu'il n'y a pas d'alternative, c'est le parti ou le chaos. Et ça, personne ne veut le chaos. Le chaos, on l'a connu la première moitié du XXe siècle, avec Mao, jusque dans les années 80, fin des années 70, et on ne veut pas revivre ça. Ce qui est assez intéressant, c'est que le parti, maintenant, arrive à symboliser la stabilité, alors que le parti a tué des dizaines de millions de Chinois entre 49 et 76. Ça, c'est vraiment hallucinant.
Mais aujourd'hui, le parti, c'est la stabilité. Et les Chinois sont assez fiers de voir Xi Jinping accueilli comme un empereur en France, et même par Biden aux États-Unis en novembre dernier. L'Élysée a fait savoir qu'Emmanuel Macron avait abordé la question des droits humains, notamment le sort réservé aux Ouïghours, mais en privé. Et des cas individuels. Et des cas individuels, voilà. Qu'est-ce qui va en sortir de cette conversation ? Je ne sais pas. Il a dit que ça a été abordé, donc c'est abordé. Je ne pense pas que ça ait quand même dominé la conversation.
Si j'en crois à la politique menée par Xi Jinping depuis 10 ans, et notamment depuis 2015, les pressions occidentales n'ont pas abouti à grand-chose. Et on ne peut en parler qu'en privé, de ces questions-là ? Il n'est pas question de les aborder publiquement ? Il n'est pas question de les aborder publiquement. Après, chaque État décide en fonction de sa politique. En tout cas, on ne peut pas prouver qu'en parler publiquement est plus efficace qu'en parler... Il faut quand même... Je pense qu'il est important de montrer qu'on a nos valeurs. La Chine dit qu'elle a ses propres valeurs, qu'il faut respecter. Il faut aussi montrer qu'on a nos propres valeurs et qu'on entend les respecter.
C'est évident. « Cinq ans dans la Chine de Xi Jinping ». Voilà, c'est votre ouvrage qui résume vos cinq années passées à Pékin, donc un pays en Chine que vous avez vu beaucoup changer. C'est disponible aux éditions Talendier. Et je rappelle que vous êtes chef adjoint du service international au monde et que vous étiez d'ailleurs... Comme on dit, ton camarade d'école de Patrick à l'ESG Lille, c'est ça ? Ouh, dans les années, ça remonte !
Poutine n'était pas encore président.
C'est vous dire ! Président. Pardon. Pardon pour cette parenthèse que je referme immédiatement pour parler des mots puissants pour dénoncer un silence assourdissant. Ce, hier soir, de Sofia Aram, lors de la 35e nuit des Molières, où elle a appelé à considérer autant les morts à Gaza que les victimes israéliennes des attaques du 7 octobre dernier.
Dans le brouhaha de nos indignations faciles, le silence, même relatif, après ce 7 octobre, dans lequel 1200 Israéliens ont été massacrés, est assourdissant. Et s'il est évident que nous partageons tous ici les appels au cessez-le-feu, comment être solidaire des milliers de civils morts à Gaza sans être aussi solidaire des victimes israéliennes ? De cessez-le-feu sans exiger la libération des otages israéliens. Comment réclamer celui du Hamas ? Ce silence qui accompagne les victimes du 7 octobre et les otages continuent de nous diviser et de blesser tous ceux, juifs ou non, qui sont attachés aux droits humains.
Il ne tient qu'à nous, qu'à nous tous, de briser ce silence et la solitude d'une partie de ceux
qui nous écoutent, au théâtre ou ailleurs. Bonsoir, Sophia Aram.
Bonsoir.
Et bravo d'abord pour le Molière du spectacle de l'humour, qui a récompensé, salué votre spectacle, Le Monde d'après. Bravo aussi pour ce discours, parce que je pense que vous avez été autant félicité pour le Molière que pour ces mots que vous avez eus sur la scène de cette cérémonie, vous avez semblé rappeler ce qui est évident, mais on a dit que c'était courageux de le faire. Ça dit quoi de ce qui se passe en France ? Je ne sais plus quoi en penser. Ça fait des mois que ça dure.
Et effectivement, quand on réécoute, je viens de me réécouter, c'est d'une banalité sans nom, peut-être que quand on réécoutera ça...
Pas banal, en tout cas, ça semble évident.
Dire qu'on est évidemment émus de ce qui s'est passé le 7 octobre, mais bouleversé de ce qui s'est passé le 7 octobre, et de toutes ces victimes civiles à Gaza, c'est évident.
Mais le dire, ça paraissait surprendre beaucoup hier. En tout cas, on a sellé votre courage. C'est le mot qui revient le plus, je crois, dans les messages qui ont suivi cette prise de parole. Mais on se souvient qu'au lendemain du 7 octobre, vous aviez déjà dénoncé le silence de certains, et notamment de certains artistes. Sept mois plus tard, ce silence, il s'est épaissi.
C'est-à-dire que je ne dénonce pas le silence global, c'est-à-dire que je dénonce le silence de ceux qui passent leur temps à s'exprimer sur tout et n'importe quoi. C'est-à-dire qu'on en rencontre souvent qui ont tendance à s'indigner, à signer des tribunes pour un oui, pour un non. Mais alors là, pour le 7 octobre, il n'y avait pas eu. Le 9 octobre, il y a eu un rassemblement à Paris, autre au Cadéro, et j'ai constaté qu'on était très, très peu nombreux,
en tout cas, de personnes non-juives. Mais c'est une grande marche contre l'antisémitisme. La grande marche contre l'antisémitisme a été un moment, mais merveilleux, auquel la France Insoumise n'avait pas voulu se joindre,
il faut quand même le rappeler, mais les artistes étaient là, il y a eu une mobilisation, les gens sont venus, les Français étaient nombreux dans la rue, mais ça reste très timide. Comme si le fait de soutenir les victimes du 7 octobre, comme s'ils dénonçaient l'antisémitisme, voulait absolument dire qu'on soutenait les actions de Netanyahou à Gaza.
Mais ça veut dire que ce que vous avez fait hier, c'était prendre un risque presque. C'est ce risque-là que d'autres ne veulent pas prendre. Je ne considère pas que c'était une prise de risque, c'était simplement pour moi faire ce que je fais d'habitude, c'est-à-dire dire ce que je pense. J'avais un espace, on me l'a offert cet espace, et j'ai pu exprimer quelque chose que j'avais déjà dit, vous le rappelez, ce n'est pas la première fois que je dis ça, que je rappelle que ce silence est pesant, que ce silence est pénible. C'est un silence volontaire, idéologique ? Je n'en sais rien, je ne sais pas l'interpréter ce silence.
Ce que je sais, c'est qu'effectivement, il y a plein de messages de soutien, d'encouragement, de félicitations. J'ai des messages d'une gentillesse inouïe, et je suis vraiment très très touchée.
Mais alors, sur les réseaux sociaux, j'ai aussi des députés de la France insoumise. On peut les citer ? Emmerick Caron, qui dit notamment, sous couvert de plaidoyer Peace and Love, Sophia Rahm a pris en otage la scène pour dénoncer une fois de plus celles et ceux qui s'engagent contre le génocide en cours à Gaza. Et elle a menti sur le prétendu silence qui aurait entouré les actes terroristes du 7 octobre, pourtant largement dénoncé de manière unanime. Et son collègue Aurélien Taché a même ajouté, quand le théâtre français applaudit et donc encourage le génocide à Gaza, on en est là, on vous voit. C'est une folie totale.
Ces mots sont dingues, ces accusations sont graves, elles sont dangereuses pour moi, elles sont vraiment dangereuses pour moi, ils me mettent en danger en faisant ça, tous les deux,
ils savent très bien ce qu'ils font. Mais ces gens sont complètement hors de contrôle. Ils ont perdu la raison, il n'y a plus aucune raison. Ils ont vidé le mot génocide de son sens, complètement, et leurs accusations sont délirantes, totalement délirantes.
Les mots n'ont plus aucun sens chez ces personnes-là. Ce sont des élus de la République. Et ce qu'ils font est inouïe. Vous avez passé l'extrait. Oui, on l'a réentendu. Vous l'avez réentendu. Est-ce que j'ai fait l'apologie des crimes commis à Gaza ? Je n'ai pas entendu ça, moi. Mais eux ont envie de le dire, ils ont envie de m'accuser de ça. De là à vous mettre en danger, c'est-à-dire que des menaces ont suivi, Sofia Aram ? Je ne suis pas les regarder. Ils ont déjà existé.
Ça a existé, on sait très bien ce qu'ils font. On sait très bien ce qu'ils font. Ils désignent des cibles. Et là, aujourd'hui, en faisant ça, en disant que je... Vous savez ce que je reçois comme images ? Des images d'enfants morts à Gaza. Comme si j'étais insensible. Mais je ne vois pas un enfant palestinien. Je vois un enfant mort, quelle que soit son identité, quelle que soit son origine.
Et on en voit ça depuis les tweets dégueulasses de ces députés insoumis. Depuis hier soir.
Oui, avant même. Ça avait commencé avant.
Ça avait commencé avant. C'est assez dégueulasse, on est d'accord, non ? Oui, ça va avec une vague d'antisémitisme. 366 faits ont été enregistrés en France au cours du premier trimestre 2024. Plus 300% par rapport aux trois premiers mois de l'année 2023. Hier, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France, le Premier ministre Gabriel Attal a notamment visé la France insoumise.
J'ai souvent eu honte ces derniers temps.
Honte en entendant certains, toujours les mêmes, jusqu'à l'Assemblée nationale, trouver des excuses et relativiser le drame.
Honte en écoutant certains élus de la France insoumise parler de mouvements de résistance. Honte en voyant le leader de la France insoumise agiter les haines, commettre les sous-entendus les plus indignes. Oui, oui, ils devraient avoir honte de n'avoir jamais un mot pour les victimes du 7 octobre.
Honte, honte de toujours éluder ce drame. Honte de souffler sur des braises dont le passé nous a montré où elles menaient. Le chef du gouvernement a aussi critiqué le Rassemblement national. Chaque extrême, selon lui, exploite la situation actuelle. Vous aussi, vous les mettez dos à dos ? Je ne fais pas ça comme ça. Je dis simplement que chacun, ils se sont mis dans des positions
dans lesquelles, mon sentiment, c'est que l'un se nourrit de l'autre. C'est-à-dire que l'extrême gauche, aujourd'hui, alimente toute la colère que l'extrême droite arrive à recycler très efficacement aujourd'hui.
Et votre regard sur la mobilisation des étudiants de Sciences Po, qui continue, l'entrée a été brièvement bloquée ce matin, les forces de l'ordre sont de nouveau intervenues pour disperser des rassemblements pro-palestiniens. Quel est votre regard sur cette mobilisation étudiante ?
Dénoncer des crimes, c'est légitime, c'est vraiment légitime. Mais ce qui est insupportable, c'est d'avoir des élus de la République, une fois de plus, qui viennent leur expliquer qu'il y a un génocide en cours. On ne peut pas parler de génocide. Un génocide, c'est un terme qui a une définition légale. Et il faut l'utiliser, il faut leur expliquer. Moi, je ne suis pas très à l'aise avec la récupération politique. Alors, bon, on me dit, mai 68, pourquoi toujours mai 68 ? Ils n'étaient pas nés en mai 68, leurs parents n'étaient peut-être même pas nés en mai 68, à eux, ceux-là. Il faut qu'ils se fassent eux-mêmes leur opinion et qu'ils évitent.
Parce que quand on voit, franchement, ce qu'ils ont fait de mon discours hier pour dire que je faisais l'apologie du génocide, il faudrait peut-être qu'ils relativisent leur discours. Pierre. Hier soir, lors de cette cérémonie, donc, c'est votre spectacle, le monde d'après, qui a été couronné du Molière de l'humour. Un spectacle dans lequel vous épinglez les extrémistes, on vient d'en parler de tous bords, les islamistes, les complotistes, mais aussi les antivax.
Si tu dis les journalopes des merdias mainstream, que tu votes pour les politiques corrompues par les lobbies LGBT et francs-mêmes, j'ai jamais été très médecine, ce qui fait que je me suis tournée vers l'art. Je vote le peine.
Pierre, Sophia, vous le dédiez à tous ceux qu'il va mettre en colère ou à tous les autres ? Je préfère le dédier à tous les autres, mais il y en a tellement que ça énerve que c'était trop bon de pouvoir l'offrir à tous ceux qui m'invitaient dès hier soir à me l'introduire dans le derrière. Ce que vous avez dit. Oui, mais c'est vrai, c'est tellement vrai. Exactement.
Ça fait tellement longtemps. Alors, c'est bizarre. En plus, l'extrême droite, c'était l'extrême droite, ça. Parce que c'est spécifique, les insultes. L'extrême droite m'a toujours invité à m'introduire des choses dans le derrière. Ah oui ? Beaucoup de charcuterie au départ.
Et maintenant, bon, maintenant que j'ai un Molière, je pense que j'ai gagné quand même mon standing. Patrick, un mot sur le spectacle ? Non, le Monde d'après, oui, je l'ai vu en décembre, novembre. Non, c'est un spectacle qui parle de l'actualité de notre époque, de ce qui se passe sur les réseaux sociaux, de ce qui se passe sur les plateaux télé, de ce qui se passe dans l'air du temps. J'ai vu que vous alliez le reprendre juste après les européennes, en juin. En juin, oui. Les 13, 14 et 15 juin, il va être libre à Paris.
Et donc, ce Molière, ça doit être l'occasion, et ensuite la tournée, j'imagine, ça doit être l'occasion de rattraper, d'aller voir ce spectacle pour ceux qui ne l'ont pas encore vu.
Merci, je suis dans toute la France, je serai à Cournot, en Auvergne, à la souterraine dans la Creuse,
et après, j'arrive... Pardon, ça parle de tout ça, et surtout, ça réjouit, ça fait rire. Voilà, c'est ça qui est le plus important.
Oui, c'est ça, parce qu'on est partis sur l'antisémitisme, mais à cause de la LFI qui m'a accusée de faire l'apologie du génocide.
Mais on est chez les dingues, en vrai. En vrai, en vrai, on est vraiment dans une période de dingue. De dingue. Quand vous n'êtes pas sur scène, on peut vous entendre sur France Inter. Radio qui, en ce moment, en pleine turbulence, Guillaume Maurice, qui a été suspendu jeudi dernier dans l'attente d'une éventuelle sanction qui pourrait aller jusqu'au licenciement, quatre jours après avoir redit ses propos sur Benjamin Netanyahou, tenu fin octobre, qui, lorsqu'il comparait le dirigeant israélien à une sorte de nazi sans prépuce, plein de pénales qui avaient été déposées contre lui, elle avait été classée sans suite. Cet après-midi, Rachida Dati est revenu sur l'affaire.
Moi, je souhaitais vous répondre sur un point précis que vous avez évoqué, qui est la situation de Guillaume Maurice. Vous avez raison de poser cette question, parce qu'elle peut interroger sur la liberté d'expression. En octobre 2023, l'ARCOM avait mis en garde de manière très argumentée. Je vous renvoie aux détails de sa décision. France Inter, suite à la chronique de Guillaume Maurice. Ces éléments étaient parfaitement connus, de manière aussi rapide, de Guillaume Maurice.
Malgré cela, Guillaume Maurice a refait sa chronique à l'identique. Et donc, s'imposant à nouveau soit à un signalement, donc une saisine de l'ARCOM, voire à une sanction de l'ARCOM, Radio France ne pouvait pas ne pas réagir. Alors, les syndicats de Radio France ont appelé à faire grève dimanche pour protester contre la répression de l'insolence et de l'humour. Est-ce que vous êtes d'accord avec Rachida Dati quand elle dit que Radio France ne pouvait pas ne pas réagir ? Ou est-ce qu'au contraire, comme les syndicats, vous pensez qu'il y a une répression de l'insolence qui se prépare à France Inter ?
Moi, je vais vous dire ce que j'en pense, en fait. C'est pénible. C'est pénible que toute une rédaction, que toute une antenne soit réduite à une blague pourrie. Parce que c'est ça qui est en train de se passer. C'est ça qu'on est en train de vivre. Quand je dis qu'on est chez les fous, on est vraiment chez les fous. On est en train de ramener tout France Inter à cette blague pourrie. Parce que, franchement, c'est ça, c'est une blague pourrie. Nazifier un juif, c'est pourri. Le répéter, c'est pourri. Il y a d'autres moyens de dire que Netanyahou est une ordure. On sait que c'est une ordure. Il y avait d'autres moyens que de le ramener à sa judéité. Il le sait, on lui a dit, il l'a répété.
Voilà, maintenant on en est là. Toute l'antenne de France Inter est mobilisée. Je suis là pour parler de mon Molière. On me parle de Meurisse. Dès que quelqu'un va prendre la parole, dans la manif sur l'antisémitisme, il y avait des panneaux qui dénonçaient l'antisémitisme de France Inter.
On en est là, à cause d'une blague pourrie. Mais quand Ragile Alati dit que ça pose la question de la liberté d'expression, notamment la liberté d'expression d'un humoriste... Elle a dit que ça posait la question... Oui, que ça pouvait poser cette question sur la liberté d'expression, qu'effectivement elle peut être posée...
Il est libre de le faire. Ça reste une blague pourrie. On est tous en droit de le faire.
Et ce qui est aussi de sa responsabilité de considérer qu'aujourd'hui, parce qu'il a fait cette blague pourrie, toute l'antenne est associée à cette blague pourrie. Il nous a emmenés là. Voilà. J'ai été très heureuse de ce Molière qui récompensait ce spectacle que je n'ai pas encore eu le plaisir de voir. Mais que j'accourrais applaudir les 13, 14 et 15 juin au Théâtre Libre. Trois soirs, carrément, vous venez. Exact. Oui, ben voilà. C'est à quelle heure ? 19h. Ah, je suis aussi là. Ben juste, alors, le samedi ? Voilà, le samedi. Ainsi, quand on est dans toute la France, bravo pour ce Molière. Bravo pour le discours de remerciement.
Et c'est rigolo, vous assure que c'est rigolo, parce que là, on a plombé l'ambiance.
Si vous avez fait rire, Patrick, c'est que c'est drôle.
Alors, je peux vous dire qu'il a ri. Et ça a bien énervé, et ça a bien énervé la LFI. Et ça me fait très plaisir aussi, quand même.
Bon. Vous restez avec nous pour le reste de l'actualité ? Autant que vous voulez. Et pour la story de Mohamed Bouafsi. Yes. Mohamed, on se réjouit dans votre story. La flamme olympique arrive demain, et Marseille est en ébullition. Oui, Marseille se prépare à être le centre du monde en une de la Provence. J-1 avant l'un des plus grands événements mondiaux pour la Marseillaise. Et le moins qu'on puisse dire, Babette, c'est que l'arrivée de la flamme olympique en France crée l'enthousiasme chez les habitants marseillais.
Je pense que ça marque, oui, un commencement, en réalité, plus qu'une arrivée. Ça amène du bien-être, du bonheur, du sourire à Marseille, quoi. Ça va être quelque chose, l'arrivée, sur le ponton, là-bas. C'est magnifique, c'est un événement mondial, oui. Ça n'arrive pas tous les jours.
C'est quelque chose, pour nous, la première fois. Venu de Compiègne, c'est incroyable. Le 27 avril dernier, le Bélème, l'un des plus beaux navires du monde, quittait le Pyrée pour rejoindre la France. Après 11 jours en mer, il fera son apparition au large de Marseille par la Rade Nord, vers 11h, avant de s'amarrer dans le Vieux-Port en fin de journée. Le journaliste de France Télévisions, Mathieu Boisseau, est à bord du Trois-Mars. Il suit sa traversée depuis son départ de Grèce. Ça, c'est la passerelle qui va permettre de descendre la flamme olympique sur le Vieux-Port. Elle est en cours de préparation avec des cordages tout neufs. Et vous voyez que les gendarmes sont en poste.
Ils scrutent l'horizon pour s'assurer qu'aucune embarcation, aucun bateau ne tente d'approcher le Bélème, ce qui est interdit par arrêté préfectoral. La flamme est à l'heure. Le commandant a tenu la feuille de route. C'était une traversée magnifique. 12 jours au grand large. Dispositif policier inédit pour assurer la sécurité des Marseillais demain. Alors que la visite du pape en septembre avait mobilisé 4500 membres des forces de l'ordre, ils seront 6000 demain accompagnés de drones, mais aussi de trois rafales. Depuis plusieurs jours, les policiers contrôlent tous les bateaux du Vieux-Port. On engage environ 70 chiens à jour, parce qu'on fait une turnover.
On engage 61 démineurs, assistés de gendarmes, les éléments opérationnels de reconnaissance, qui nous assistent également dans notre mission, et 21 plongeurs qui, eux,
se chargent du port, enfin du port parti aquatique.
Près de 3400 embarcations ont été contrôlées dans le Vieux-Port de la Ville. La majorité des bateaux ont interdiction de bouger depuis dimanche. Seuls quelques 1024 bateaux peuvent y manœuvrer. Ceux qui participeront à la parade le long du littoral avec le Bélème, un moment unique pour les marins.
Ça va être très émouvant, je crois, de pouvoir rencontrer la flamme, récupérer le Bélème venant de Grèce avec la flamme à bord. Ça va être quelque chose d'assez poignant, oui.
Demain, jusqu'à 150 000 personnes sont attendues sur le Vieux-Port et près de 50 000 fêtards de plus dans le reste de la cité fosséenne. Le taux de remplissage des hôtels marseillais a dépassé les 70 %. L'arrivée de la flamme, c'est une aubaine incroyable pour tous les commerçants. Avec 150 000 personnes qui arrivent sur le port demain, oui, on a forcément doublé, triplé, voire même fois doublé certaines quantités de... Et puis même, on en a rajouté, on va faire de la vente à emporter. Seul ombre au tableau de l'arrivée qui s'annonce exceptionnelle de la flamme, la grève des éboueurs à Marseille.
Depuis le 30 avril, les poubelles ne sont plus relevées dans certains quartiers de la ville, ce qui exaspère les habitants. Au bout d'un moment, il y a des limites. Quand il y a moins de opportunités pour faire grève, là, c'est la flamme du Gio qui arrive. C'est pas beau du tout, c'est très sale, ça attire les rats. Ça fait au moins 3-4 fois et ça devient un petit peu pénible quoi, prendre la ville, enfin les habitants en otage. Dans la plupart des quartiers, seules 4 bennes sur 30 sont en activité dans la ville. La métropole a demandé ces dernières heures au préfet de réquisitionner les agents. Eux ne veulent rien céder.
Les éboueurs, non, pas de locaux. Ils ont des locaux insalubres où parfois il y a une douche pour 60 mecs. Des contractuels qui n'ont pas été dotés d'équipements de sécurité pour ramasser la poubelle.
Il y a une inéquité de traitement qui est grave. En mer, en tout cas, rien n'empêchera le spectacle formidable qui s'annonce avec le BLM alors que Florent Manodou sera le premier porteur de flamme. L'émotion est énorme pour d'autres comme Albert Corriéry, à bientôt 102 ans, se résistant et déporté de guerre portera lui aussi la flamme.
Ah ben c'est un bonheur énorme pour moi, ça vous rendu compte ? Sachant que c'est une grande surprise parce que je ne le savais pas, je n'étais au courant de rien moi. J'en suis très fier à porter la flamme olympique. C'est une chose que je n'imaginais jamais. On me l'aurait dit, je n'aurais pas cru.
Et même les plus grandes stars françaises ressentent cette même émotion à quelques heures de brandir le Graal de l'olympisme.
Je suis heureux et fier de porter la flamme sur le toit du stade Vélodrome. En tant que Marseillais, on est fiers. Donc merci et rendez-vous le 9 mai.
Bon, Babette, c'était pourtant bien parti, mais France Info a trouvé la seule marseillesse qui compte s'enfermer chez elle demain. Vous êtes contente de pouvoir vivre ça demain ? Je suis ravie. Je suis ravie parce que franchement, on va se faire emmerder comme ce n'est pas possible. On ne va pas mettre le nez dehors. Voilà. Il y en avait une. On n'a pas son petit prénom ? Non, on n'a pas son petit prénom. Elle le regardera, c'est un peu. Bien évidemment. À 19h, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Merci beaucoup, cher Mohamed. C'est l'heure du 5 sur 5 de Lorrain Sénéchal. Beaucoup de monde sur les routes pour ce long week-end du 8 mai.
Oui, aujourd'hui déjà, c'était rouge dans le sens des départs. Ça sera orange demain. Et pour les retours, carrément noir dans le quart nord-ouest. Dimanche du monde donc sur les routes et des départs qui se sont parfois faits à l'aube. Je suis partie plutôt d'habitude, 5h30 quand même du matin. On voulait éviter justement les bouchons sur le périph. On est parti à 8h. On a eu un petit peu de bouchons pour sortir de Paris. Et puis, on est en week-end. Donc, on prendra le temps qu'il faudra. Ça dit que l'île... Et pendant que certains galèrent sur les routes, la 13 en direction de la Normandie depuis Paris est toujours aussi vide. Ce qui provoque d'ailleurs des bouchons sur la 14.
La 13, elle va rouvrir vendredi matin. Mais seulement vers Paris. C'est toujours à cause des fissures dont je vous ai déjà parlé. C'est donc le royaume des vélos, des skateboards aussi. On y fait même une forme de tourisme, d'exploration urbaine. C'est l'attraction du moment, l'occasion de prendre des photos, de faire une petite pause si on a envie, de s'organiser aussi une petite partie carrément de badminton de chaque côté de la route avec le filet au milieu ou des balades en famille. Ça vaut la sortie en forêt en ce moment. Mais on a trouvé une voiture sur cette autoroute. Il y a la forêt juste à côté. Il y a quand même une voiture sur la 13 avant la réouverture de vendredi.
Ce n'est pas n'importe quelle voiture. Évidemment, c'est une voiture dans le sud-ouest. Alors, si vous arrivez quand même au bout de la route de ce week-end prolongé, vous arrivez chez des professionnels qui ont hâte de vous accueillir par exemple à Lacanau en Gironde.
On a eu des vacances de Pâques
en demi-teinte, mais le soleil arrive. On sent que là, ça y est, c'est le boom de début de saison. Voilà, le début du boom de la saison et peut-être même de l'été parce que préparez-vous à plusieurs jours de beau temps. Vous allez voir d'ailleurs, cet après-midi, c'était l'été à Palavas-les-Flots dans les Raux ou Plouguerneau dans le Finistère. Grand soleil avec même quelques baigneurs en Méditerranée. En fait, le seul endroit où il faisait moche aujourd'hui, c'était au Tourmalet, dans les Pyrénées, pour la visite justement du président chinois Xi Jinping. Les Pyrénées dans la brume et aux États-Unis, la saison des tornades se poursuit.
Je vous en ai déjà parlé, mais c'est décidément gratiné. Regardez le mastodonte qui vient, c'était il y a quelques heures, de traverser l'Oklahoma. Il y a eu un mort dans la petite ville de Barnsdoll, 1200 habitants, qui a été tout simplement rayé de la carte. Aucune maison encore debout. Les tornades sont particulièrement puissantes cette année. Regardez, il y a quelques jours, dans le Nebraska, cette vidéo, elle vient d'être rendue publique. Un bâtiment entier qui disparaît entièrement. L'image est hallucinante. Vous voyez, au début, il y a un bâtiment. La tornade passe. Et quelques secondes après, il n'y a plus rien. Il a été totalement raté. ce bâtiment dans le Nebraska.
Et tout avait été évacué, j'imagine. Oui, pour le coup, il n'y avait pas eu de victime là. En France, l'origine du monde de Gustave Courbet, taguée par des militantes. L'origine du monde, c'est ce tableau de Gustave Courbet, figure du réalisme. Il est exposé en ce moment au centre Pompidou-Messe. Et il a été tagué, ainsi que quatre autres œuvres, par des militantes. Elles ont écrit, vous voyez, MeToo, en peinture rouge, précise que l'origine du monde est protégée par une vitre. Alors, celle qui a organisé cette mise en scène, c'est l'artiste luxembourgeoise Déborah de Robertis, déjà en 2014, il y a dix ans donc.
Elle avait fait scandale, c'est elle, à l'époque, en exposant son sexe devant l'origine du monde, à l'époque, au musée d'Orsay. Un stand qui avait été immortalisé et qui avait donné lieu à une autre œuvre, celle que vous voyez derrière elle. Elle s'est prise en photo, ça s'appelle Miroir de l'origine du monde, exposée justement en ce moment au centre Pompidou-Messe et qu'elle a, elle aussi, encore tagué de ses mots MeToo. Elle a expliqué qu'en fait... Une sorte de févage qui rit. Oui, il y a une mise en avis. Une mise en avis. Ses mots MeToo visent le commissaire de l'exposition, c'est ce qu'elle a expliqué. Sans dire exactement... Pas l'œuvre, il y en a elle-même.
D'accord, on ne comprenait plus. Voilà, elle vise le commissaire d'exposition en ce moment au centre Pompidou-Messe. Elle ne dit pas encore pourquoi elle l'accuse. Elle a aussi dérobé une broderie et elle s'attendit-elle à la visite, à être convoquée par les policiers. Oui, les févages qui rient, je ne l'ai pas eu tout de suite. C'est la mise en abîme parce que les boucles d'oreilles... C'est parce que la vache qui rient a des boucles d'oreilles et les vaches qui rient. Oui, oui, ça les aime. Effectivement, ça pouvait passer pour une infection déplacée, mais pas du tout. C'est les févages qui rient. Oui, c'est la mise en abîme. Voilà, la mise en abîme. Plus joliment dit, mise en abîme.
Un témoin surprise au procès de Donald Trump à New York. Oui, c'est l'ancienne actrice porno Stormy Daniels qui témoigne en ce moment même à son procès à New York. Donald Trump, il est accusé d'un montage pour acheter son silence et couvrir une relation extra-conjugale. Il est arrivé au procès en maugréant, comme d'habitude.
Donald Trump a encore
fait des siennes pendant ce procès tout à l'heure. Il a notamment rédigé ce message sur son réseau social. Il écrit « Je viens d'apprendre qui était le témoin ». Il ne savait pas avant qu'elle apparaisse. Donc, c'est en l'occurrence son ancienne maîtresse. Elle a mis hors de lui au point d'accuser le juge d'être corrompu, d'être douteux, tout ça en majuscule. Message supprimé ensuite par Trump lui-même parce qu'il risque la prison. Il est sous le coup d'une interdiction de critiquer le juge et de parler du fond de l'affaire.
Donald Trump pourra toujours se présenter
le 5 novembre vers la présidentielle contre Joe Biden. Messieurs, un mot ? Non ? Mesdames ? Pas forcément sur Trump, mais je veux dire, j'ai vécu 5 ans dans un pays où il n'y avait aucun débat public à la télévision. Il y a des milliers de chaînes en Chine. Il n'y a pas un débat, quel que soit le sujet, où il y a un pour et un contre. C'est totalement impossible. Et donc, je l'apprécie particulièrement ici. Je pense que la liberté d'expression est un bien dont on ne se rend pas compte forcément de la valeur et qu'il faut savoir chérir. Voilà juste ce que j'ai à dire sur le sujet. On parle de sport avec l'étoile montante du basket français qui s'impose parmi les meilleurs du monde.
Je pensais que c'était déjà le cas. Victor Wembanyama, parce que la saison est terminée, c'est le moment des trophées. Vous vous souvenez de lui, je vous en ai déjà parlé, Mohamed aussi. C'est un basketeur hors normes, plus de 2,20 mètres, il chausse du 56 par exemple. Et il vient d'obtenir le titre de meilleur débutant, meilleur rookie comme on dit là-bas en NBA, l'élite du basket américain et donc mondial. C'est déjà Wembanyama le quatrième maillot le plus vendu sur la planète. Grâce à lui, le nombre de téléspectateurs de son équipe d'Espers a bondi de 189% et il met même regarder les chaînes américaines aux français.
Victor Wembanyama a été nommé le Kia NBA rookie de l'année. Nous apprécions votre temps. C'est bon, c'est bon. Merci beaucoup. C'est la seule phrase que vous ne faites ? Merci beaucoup. Comment ça ? Bonsoir. C'est bon. C'est bon.
Il est sympa, Wembanyama. C'est bon, c'est bon. Il n'était pas parfait. Il vient de terminer sa première saison avec des statistiques incroyables, assez historiques. Plus de 21 points, quasiment 11 rebonds. Mais surtout, 3,6 contre. Regardez, c'est ça des contres. C'est quand on arrête la balle pendant que l'adversaire essaye de marquer. On va peut-être leur voir. Ça, c'est un contre. Il n'y a personne d'autre qui en a pris autant que lui des contres cette année. Je vous avais montré pourtant les images de ses adversaires, la manière dont il se prépare avec des rajouts sur les bras. Vous allez voir, regardez, pour simuler la taille des bras de Victor Wembanyama.
Il est inarrêtable, explique à Audrey Payas, le journaliste basket de Binsport, Rémi Reverchon. Tous les observateurs NBA en ce moment sont en train de chanter les louanges de Victor et de réaliser à quel point ce mec est parti pour 15 piges à dominer la NBA. Je le pense sincèrement. Ce n'est pas un truc franco-français. On n'est pas en train de faire notre cocorico. L'histoire de ce trophée de rookie de l'année où il est choisi à l'unanimité prouve bien que de toute façon il a écrasé la concurrence cette année. En jeu vidéo, on appelle ça un cheat code. C'est-à-dire que c'est un mec qui n'existe pas. C'est un alien en fait. C'est son surnom. Voilà, c'est son surnom alien.
Il domine d'ailleurs depuis toujours. Regardez, il a diffusé des images de lui quand il était enfant. Il avait 11 ans et il dépassait largement tous les autres adversaires. Il est toujours aussi dominant. Bon, ce soir, le PSG rêve de la finale. Ah quand même, je peux vous dire,
pardon,
j'ai mis le temps.
Il ne tenait plus quand même. On peut le dire aux téléspectateurs. Oui, dites-toi, c'est pas que ça l'intéressait pas le basketball. Mais quand même un peu. C'est parce qu'il n'y croit plus. Attendez, regardez qui y croit. Vous allez voir les supporters parisiens dans un instant. Mais d'abord, Luis Enrique, lui aussi, tiens, il s'est mis au français, l'entraîneur parisien.
C'est l'unique phrase qui est en français. On va gagner. Solo c'est cette phrase. Et comme je le dis, je pense toujours que mon équipe va gagner. On va gagner. Bien sûr.
On va gagner, bien sûr. Vous voyez, Pierre, Luis Enrique, lui, il est sûr. Mais il faut faire face à Dortmund quand même qui a l'allée à gagner 1-0 grâce à son mur jaune. Ce sont les 25 000 supporters sur toute une tribune. Vous voyez, c'est ça, le mur jaune qui impressionne l'adversaire. Et Paris, donc on a fait des frais. Ce soir, effectivement, ça se passe à Paris. C'est un peu le match retour des supporters aussi. Et ça, il y a une spécialité à Paris. Ce sont les tifos, ces immenses banderoles. Il y avait eu Maître Yoda contre Barcelone, par exemple, au tour précédent. C'est ça.
Il y a eu aussi un hommage à Jean-Paul Belmondo en octobre dernier qui avait été très remarqué au match des supporters aussi. Benjamin Delmas et Salomé Delattre ont vu des supporters qui pensent que Paris va gagner. Ça va être un volcan. À l'intérieur ce soir, ça va être incandescent. Ça va être électrique comme jamais ce soir. C'est pour ça qu'on a fait le dépassement d'ailleurs. Ce soir, on les éteint, c'est sûr. Le mur, on l'éteint ? On l'éteint.
Il y a une grosse ambiance par rapport aux autres de France.
On va entendre que nous, on va chanter, on va se casser la voix du début à la fin. Tous ensemble, on chantera.
C'est bon, Pierre, le pronostic. Ou 2-0 ou 3-1, mais ce sera Paris. Oui, confiance. Bon. Il y a un autre match qui s'est déroulé hier soir à New York. Le Met Gala, vous savez, c'est le gala du Metropolitan Museum of Art de New York. Je vais vous montrer des robes. Vous me dites qui a gagné. Tiens, Ayana Kamoura. Elle était invitée, figurez-vous, à ce gala. Regardez, elle porte une robe signée Balmain, une robe évidemment sur mesure. Elle est à gauche. Ayana Kamoura, la voici. On la voit de dos. On la voit de dos, mais elle est magnifique, sa robe. Oui, magnifique. Isabelle Huppert, également, elle était présente avec cette longue traîne en forme de pétale. C'est signé cette fois Balenciaga.
Je voudrais vous montrer la robe de Cardi B. En parlant de traîne, en l'occurrence, il a fallu carrément une dizaine d'assistants pour se déplacer. Qui a gagné selon vous ? Tu es un pipi. J'ai vu une jeune femme qui avait du mal à monter les marches tellement sa robe était serrée. C'était Kim Kardashian. Il n'y a pas Kim Kardashian. Qui a gagné ? Qui a gagné ? Qui a gagné ? Qui a gagné selon vous ? Là, il nous reste 10 secondes. La dernière, la dernière. Zendaya ? Ou Cardi B. Zendaya. Merci, chère Sophia. J'ai gagné pour la fashion police de ce soir. Le Monde d'après, bravo pour le Molière de l'humour hier soir. Merci beaucoup, Frédéric Lemaitre.
Bientôt, votre prochain ouvrage sur vos souvenirs d'études avec Patrick Cohen dans un instant. Anne Carillo, le chanteur Antoine, la joueuse de Thémy, Thalys et Cornet, le dîner, l'œil de Pierre, les rats d'auteurs et les autres.