Trump tout puissant... Jusqu'où ? - C dans l’air - 10.01.2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Qui peut arrêter D.Trump ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Ce discours belliqueux sert-il de diversion ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ça peut s'enflammer ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Y a-t-il un manque de formation ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Est-ce une opération de diversion ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a marqués dans ce reportage ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00N.BacharanFait
« Cette femme, R.Good, était une militante contre l'ICE. »
- 2:00N.BacharanFait
« Elle n'est visiblement pas armée. Elle ouvre sa portière et lui fait signe de passer en disant qu'elle n'est pas fâchée avec lui. »
- 4:00C.SellinFait
« Le Minnesota est devenu la cible, un Etat gouverné par un démocrate, où la plupart des autorités locales sont démocrates, comme le maire de Minneapolis, de Trump et ses alliés. »
- 6:00D.TrumpFait
« Je veux un accord avec le Groenland. Mais si ça ne marche pas avec la manière douce, ce sera la manière forte. »
- 10:00N.BacharanFait
« La Cour suprême, c'est l'arbitre ultime sur une décision de justice et de condamnation, ou sur une loi, pour décider si c'est légal, conforme à la Constitution ou pas. »
- 12:00P.CorbéFait
« S.Miller a préparé une stratégie, non pas de retour au pouvoir, mais d'exercice du pouvoir, pour tester les limites juridiques des pouvoirs présidentiels, constitutionnels. »
- 14:00P.CorbéFait
« Si on part de l'hypothèse que D.Trump ne tente pas de se présenter en 2028... »
- 24:00N.BacharanFait
« La Cour suprême a une majorité largement favorable à D.Trump. »
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qu'il rencontre sur un plan intérieur? ... - A.Casse: Bonsoir à tous.
Bienvenue dans l'émission. Qui peut arrêter D.Trump?
Après l'opération au Venezuela, il semble sans limite. Ce discours belliqueux sert-il de diversion? La mort d'une mère de famille tuée par un agent de l'ICE, la police de l'immigration, suscite la colère de nombreux Américains, qui manifestent dans plusieurs villes.
Il y a toujours l'ombre de l'affaire Epstein, alors que l'administration Trump promettait toute la vérité. Plus de 2 millions de documents attendent d'être publiés. P.Corbé, bonsoir.
Vous êtes journaliste, spécialiste des Etats-Unis et ancien correspondant aux Etats-Unis, créateur de la newsletter "Zeitgeist". Je rappelle la sortie de votre nouveau livre. N.Bacharan, bonsoir.
Vous êtes spécialiste des Etats-Unis. Je cite votre dernière chronique. "D.Trump, le gringo de Mar-a-Lago".
Je rappelle votre dernier ouvrage. A.Toulouse, bonsoir.
Vous êtes journaliste franco-américaine. Votre livre, "L'Art de Trumper", est publié aux éditions du Rocher. C.Sellin, bonsoir.
Vous êtes professeur d'histoire en classe préparatoire, spécialiste des Etats-Unis et chroniqueur pour le site Les Jours. Cette vidéo choque une partie de l'Amérique, celle où on voit la mort d'une mère de famille au volant de son véhicule. Elle refuse d'obtempérer et un agent de l'ICE lui tire dessus.
Jusqu'ici, on a vu la vidéo filmée par les témoins. On va regarder celle filmée par l'agent lui-même, qui lui tire 3 fois dessus. Sirène.
Une vidéo glaçante. On voit la victime souriante, calme, pas menaçante. Elle dit cette phrase: "Tout va bien.
Mec, je ne suis pas en colère contre toi." Ce n'est pas la dangereuse criminelle qui a été décrite au début. - P.Corbé: Hier soir, quand ce contrechamp a été diffusé sur les télévisions américaines, c'était interprété par une partie des soutiens de Trump comme "vous voyez bien la preuve que ce policier était en danger".
Il est déstabilisé, on le voit dans l'image. Ca a crédité le fait qu'il y avait une situation de danger pour le policier, ce qui allait l'aider à plaider la légitime défense. - A.Casse: On entend ensuite un policier lui dire "fucking bitch".
On a toute l'étendue de cette sordide histoire. Le "New York Times" a fait une analyse de cette histoire. Au moment du tir, le policier n'est pas sur la trajectoire du véhicule.
Chaque image est reprise et mise bout à bout. La voiture tourne les roues et ne va pas vers l'officier. - N.Bacharan: Comme vous, j'ai regardé toutes les vidéos et tous les détails plan par plan.
La vidéo d'aujourd'hui, c'est celle de la caméra qui était sur la veste de l'agent. On sait des choses de manière certaine. Cette femme, R.Good, était une militante contre l'ICE.
Des groupes organisés, des associations, notamment dans le Minnesota...
Elle s'était mise en travers de sa route. Elle était installée en travers de la route, mais comme vous l'avez noté, elle n'est pas énervée ou violente. Elle n'est visiblement pas armée.
Elle ouvre sa portière et lui fait signe de passer en disant qu'elle n'est pas fâchée avec lui. Une autre personne intervient: la femme de cette femme. C'est un couple de femmes.
L'autre femme est plus énervée. Elle lui dit des choses désagréables, mais pas menaçantes. L'agent veut ouvrir la portière de la conductrice.
Elle braque ses roues. On peut imaginer qu'elle voudrait partir. Il lui tire 3 balles dans la tête.
Est-ce qu'elle l'a effleuré? Est-ce que la trajectoire aurait pu l'amener à taper sur ce policier? Une chose est sûre: elle ne mérite pas 3 balles dans la tête.
C'est épouvantable. Ce qui compte, c'est la suite. Une enquête du FBI est en cours.
Les autorités fédérales refusent que les autorités locales s'en mêlent. - A.Casse: Cela pose question. - N.Bacharan: C'est une enquête fédérale.
Quant à J.D.Vance, le vice-président, il a dit que l'agent bénéficiait d'une immunité totale. - A.Casse: J.D.Vance s'en prend aussi à la victime.
C'est important de le noter. Il a tout un discours sur elle pour dire...
Je n'ai plus la phrase, mais il dit qu'on lui a lavé le cerveau, qu'elle est victime de la gauche. En même temps, quand D.Trump est interrogé sur les images, il dit que c'était une agitatrice sans doute payée pour cela. - C.Sellin: Ce qu'il faut rappeler, c'est que ce qui a amené à cette tragédie, c'est une volonté politique de l'administration Trump, appuyée par J.D.Vance, encore une fois dans son rôle d'aiguillon plus radical que Trump, de s'occuper spécifiquement du Minnesota.
Le Minnesota est devenu la cible, un Etat gouverné par un démocrate, où la plupart des autorités locales sont démocrates, comme le maire de Minneapolis, de Trump et ses alliés, car c'est un Etat, pour eux, mal géré, où prolifère l'immigration de façon incontrôlée, en particulier l'immigration somalienne. Il y a de fortes communautés somaliennes ciblées depuis des années par D.Trump.
Il y a quelques semaines, cette communauté somalienne a été ciblée, encore plus, à cause d'un scandale de fraude aux prestations sociales dans laquelle beaucoup de Somaliens d'origine, même si la plupart sont citoyens américains, ont été inculpés par la justice fédérale. D.Trump et les siens ont dit: "On vous le dit depuis des années.
Ce Minnesota gouverné par les démocrates laisse faire n'importe quoi à des populations immigrées de pays dont on ne veut pas." C'est à cette occasion que D.Trump a traité les Somaliens du Minnesota d'ordures.
C'est dans ce cadre qu'il a envoyé, et ça nous ramène à l'affaire R.Good, un déploiement de force de l'ICE de plus de 2000 policiers qui a créé une tension extrême. On voit le résultat de cette tension.
Quelque part, J.D.Vance et D.Trump veulent rajouter de l'huile sur le feu et créer, avec le Minnesota, un cas d'école: eux contre les démocrates laxistes et impuissants. - A.Casse: J'ai retrouvé la phrase de J.D.Vance. "Elle est victime de l'idéologie de gauche.
Elle a jeté sa voiture sur des agents de l'ICE qui appliquent la loi. Il faut avoir subi un lavage de cerveau pour en arriver là." Zéro compassion pour les victimes. - A.Toulouse: J.D.Vance ne fait pas dans la compassion.
Le Minnesota est dans la ligne de mire, avec un scandale dont on n'a pas beaucoup parlé en France mais qui est énorme aux Etats-Unis, d'autant plus qu'il touche T.Walz, le colistier de K.Harris.
Depuis 4 ans, il y a une fraude déplaisante car elle est sur les enfants handicapés. On fabriquait de faux handicapés, en quelque sorte. Je vous parle d'un milliard de dollars. 80 Somaliens sont impliqués.
Ca va coûter la carrière de T.Walz. Il va peut-être être obligé de démissionner.
C'était l'occasion, d'autant plus que D.Trump a d'autres griefs contre la communauté somalienne, c'est I.Omar, sa nemesis.
C'est une députée somalienne qui s'oppose constamment à D.Trump. Il y a quelque chose de personnel entre la communauté somalienne et D.Trump.
Je vous remets ça dans le contexte des Etats-Unis. - A.Casse: Ca explique la fracture.
J'aimerais qu'on regarde cette image et qu'on la commente. On voit des personnes qui veulent poser des bougies en hommage aux victimes, empêchées par des policiers. Il y a des images sur les réseaux sociaux, notamment de ce face-à-face entre un policier et cet homme.
Ca raconte les tensions actuelles, la volonté de rendre hommage et, de l'autre, la volonté de l'empêcher. - P.Corbé: Depuis que Trump est revenu au pouvoir et qu'il a donné plus de moyens à cette police de l'immigration, l'ICE...
Je parle de moyens gigantesques, de dizaines de milliards de dollars. L'ICE mène des campagnes de publicité massive dans les Etats pour recruter des agents, pour les former. C'est la police fédérale.
Il n'y a pas de grande police fédérale des Etats-Unis. La police est décentralisée. Là, c'est une police fédérale forte qu'il veut constituer.
Il y a des scènes de tension partout, à beaucoup d'endroits. Le déploiement de militaires de la garde nationale, comme à Portland, Washington ou Chicago. Depuis des mois, on se tait.
On se dit qu'à un moment donné, il va y avoir un clash, une tension, quelque chose qui va déborder ou quelqu'un qui va mourir. Ces scènes-là, on les attendait. Ca se passe à Minneapolis, qui est un lieu particulier.
C'est aussi l'endroit où a été tué G.Floyd, où ont eu lieu les émeutes autour de ça il y a 5 ans et demi. - A.Casse: Est-ce que ça peut s'enflammer? - P.Corbé: J'ai été reporter à Minneapolis pendant les émeutes autour de G.Floyd.
Ce n'est pas comparable à ce qu'on voit aujourd'hui. Il y avait des manifestations massives. On était dans la période du covid et dans la présidentielle américaine.
C'était extrêmement tendu. Pour comprendre comment ça se passe, cette scène qu'on a vue, des centaines de fois dans des rues aux Etats-Unis, dès qu'il y a une intervention de l'ICE, il y a des militants qui veulent défendre les droits des migrants, y compris des migrants illégaux pour qu'ils puissent rester aux Etats-Unis, qui viennent perturber les interventions et notamment filmer, pour que s'il y a quelque chose d'illégal, les images deviennent virales. Cette militante ne participait peut-être pas à ce moment-là, mais elle a participé à cette idée que des gens viennent surveiller les opérations de l'ICE.
Elle est perçue comme une police politique dangereuse au-delà de la question de l'immigration, pour la démocratie américaine. - A.Casse: C'est cette question qu'on nous pose. - N.Bacharan: Ils sont armés depuis la création de cette force.
L'ICE a été créée en 2003, dans la foulée des attentats de 2001 et du 11-Septembre. C'est le regroupement de toutes les agences, toutes les polices qui assurent la sécurité intérieure au niveau fédéral. Une partie reste du local.
C'est une force qui a des ordres, des consignes de brutalité. Elle se sent couverte par sa hiérarchie. J.D.Vance a dit que cet agent bénéficiait d'une immunité totale.
En tant que vice-président des Etats-Unis, c'est un peu rapide. Je comprends qu'il ne le désavoue pas complètement, a priori, mais il y a des mots pour dire qu'il faut faire une enquête, voir comment les choses se sont exactement déroulées. Il parle d'immunité totale. - A.Casse: Ce discours d'immunité absolue peut encore plus donner l'impression aux agents de l'ICE qu'ils ont tout pouvoir. - C.Sellin: Ce qui est incroyable, c'est qu'on a 2 visions de la même scène.
On a vu les images tout à l'heure. Il y a 2 Amériques qui voient 2 scènes différentes. Aujourd'hui, si R.Good est pleurée par beaucoup de personnes aux Etats-Unis, l'agent qui a tiré, les trumpistes disent, et c'est un fait, qu'il a subi, il y a quelques mois, lors d'une autre interpellation...
Il a été traîné sur des centaines de mètres par un sans-papier avec un casier criminel très lourd. Il a refusé d'obtempérer. Ca montre comment les 2 camps interprètent des images qui sont les mêmes.
Au-dessus de tout ça, on a une personne qui gouverne l'ICE et l'immigration: S.Miller, le conseiller immigration de D.Trump.
Il a donné des objectifs insensés à l'ICE. Il veut aller sur 3000 interpellations par jour. C'était 1 million d'expulsions par an.
S.Miller a fait que l'ICE a baissé ses conditions de recrutement. On recrute avec beaucoup moins de garde-fous juridiques, moraux, et des personnes qui sont souvent proches des idées de Trump, pour arriver à faire ces chiffres.
Ce drame qui est survenu, c'est aussi le résultat de cette volonté du chiffre. - A.Casse: Y a-t-il un manque de formation?
On reçoit beaucoup de questions sur l'ICE. Je vous lis celle-ci. - A.Toulouse: Aux Etats-Unis, la bavure policière fait malheureusement partie de la vie quotidienne, car les armes en font partie aussi.
La brutalité de la police est induite par la brutalité dont ils ont peur eux-mêmes. Chaque année, il y a des agents de police qui sont tués en service. Il y a aussi des gens dans la rue qui sont abattus.
Quand on vit aux Etats-Unis, on sait qu'il y a un certain nombre de choses qu'il ne faut pas faire. Si on vous arrête, vous ne cherchez pas votre permis de conduire dans votre poche. Il faut immédiatement montrer les mains.
Il ne faut pas faire de geste. Quand on vous dit de vous arrêter là, vous ne faites pas 2 pas en avant. - A.Casse: On ne répond pas à un agent.
On ne cherche pas à discuter avec lui. - A.Toulouse: Si on vous arrête au bord de la route pour une infraction routière, vous ne descendez pas de votre voiture, vous ne discutez pas.
Vous ouvrez juste votre vitre et vous faites ce qu'on vous dit. Les agents sont de plus en plus difficiles à recruter. Je ne parle pas seulement de l'ICE.
Dans ma ville, à Arlington, où il n'y a pas une criminalité énorme, pour recruter des agents, on leur donne des primes de 15 000 à 25 000 dollars. Sinon, les gens ne veulent plus travailler dans la police. Ils ont peur. - P.Corbé: L'ICE donnait une prime de recrutement ces derniers mois.
Ils veulent recruter beaucoup de gens. Ils donnaient une prime à l'entrée et à la signature de 50 000 dollars. Ils ont dépensé beaucoup d'argent pour faire de la publicité dans les espaces publicitaires les plus chers, c'est-à-dire pendant les matchs de football américain.
Ils cherchaient à débaucher des agents des polices locales. Je vais me mettre du point de vue d'un soutien de Trump. Pourquoi est-ce que l'ICE se retrouve dans des situations compliquées?
Parce que les polices locales, dans des villes démocrates, refusent de les aider. Normalement, l'ICE doit venir avec, en appui, la police locale. Il y a pas mal de villes, de comtés ou d'Etats qui ont dit: "Nous sommes des villes sanctuaires.
Nos agents de police locale ne viendront pas en aide à l'ICE." Du point de vue des soutiens de Trump, c'est pour ça qu'il faut que l'ICE ait plus de moyens. Je vais caricaturer, mais c'est parce que ces démocrates irresponsables refusent de faire ce qu'ils ont à faire: expulser des migrants illégaux.
Ce serait la faute de l'Amérique démocrate s'il y a une situation qui mène à la mort de cette femme. - A.Casse: La cagnotte pour aider la famille a atteint 1,5 million de dollars.
Ca illustre bien la fracture actuelle entre ces 2 Amériques qui se regardent au terme d'une semaine où D.Trump est apparu tout-puissant et sans filtre. - Pendant qu'une partie de l'Amérique s'élève contre les violences de la police anti-immigration, Trump, lui, continue de faire le show.
Réunion hier à la Maison-Blanche avec les géants du pétrole américain, lorsque tout à coup... - D.Trump: Waouh!
Il faut que j'aille jeter un coup d'oeil. - Le président décide d'aller admirer les travaux de sa future salle de bal. - D.Trump: Quelle vue! - Quelques secondes plus tard, nouvel aparté sur le pin's qu'il porte sur sa veste. - D.Trump: Quelqu'un m'a donné ça.
Vous savez ce que c'est? Ca s'appelle un "happy Trump". Sachez que je ne suis jamais heureux, jamais satisfait.
Je ne serai pas satisfait tant que nous n'aurons pas rendu sa grandeur à l'Amérique. - En ce début d'année retentissant, D.Trump se sent décidément tout permis. - D.Trump: Je veux un accord avec le Groenland.
Mais si ça ne marche pas avec la manière douce, ce sera la manière forte. Personne dans l'histoire ne mérite le prix Nobel plus que moi. - Trump tout-puissant et totalement décomplexé.
Cette semaine, lors d'un discours en présence d'élus républicains, il a moqué la participation d'athlètes transgenres à des compétitions sportives, avec des imitations saugrenues. Puis, ce fut le tour d'E.Macron. - D.Trump: Emmanuel m'a dit: "Donald, passons un accord.
Tu auras tout ce que tu veux, mais ne dit rien à personne, s'il te plaît. Je t'en supplie!" - Et puis, c'est même sa femme, Melania, dont il s'est moqué. - D.Trump: Elle déteste quand je danse.
Je lui ai dit: "Tout le monde veut que je danse." Elle me dit: "Mon chéri, ce n'est pas présidentiel." "Peux-tu imaginer F.Roosevelt en train de danser?" Je lui ai dit qu'il y avait une longue histoire de l'Amérique qu'elle ne connaissait peut-être pas. - Alors, qui pour lui tenir tête?
Aux Etats-Unis, les "late shows" ne boudent pas leur plaisir. - Une unité des forces spéciales a renversé un dangereux dictateur étranger. Non, pas celui-là...
Rires. Eux, ils sont amis. - Quand j'ai appris qu'il y avait une opération pour exfiltrer un président, j'ai d'abord pensé que Trump était coincé dans sa cabine de bronzage. - Non, pas lui non plus. - Si on attaque le Groenland, il faudra donc attaquer l'Otan.
Qui d'autre est dans l'Otan? Les Etats-Unis. On ne veut pas se battre contre eux.
Ils sont fous! - Ils suspectent d'ailleurs Trump de faire diversion. - Vous savez ce que ça veut dire?
Ces dossiers Epstein doivent être complètement dingues! "Bombardez quelque chose! Bombardez n'importe quoi!" - Le président aborde toutefois 2026 avec plusieurs gros nuages au-dessus de la tête.
L'affaire Epstein, l'ICE, les élections de mi-mandat, mais aussi... - La Cour suprême va rendre une décision très attendue sur la légalité ou non des droits de douane imposés par D.Trump.
Les grandes entreprises nationales s'attendent déjà à des remboursements massifs. - La décision est attendue mercredi. Si les droits de douane sont annulés par la Cour suprême, ce serait un camouflet historique pour D.Trump et un bazar économique. - Il y a environ 9000 catégories de produits concernées par le barème des droits de douane.
Il faudra donc déterminer quel produit relève de quel barème et de quel droit. Combien il a été payé, s'il y a eu une remise ou non et à quel moment la taxe a été payée. La cour peut décider que certaines taxes étaient illégales mais que d'autres peuvent persister.
Là, ce sera vraiment difficile de s'y retrouver. - S'ils étaient tenus de rembourser, ce que Trump refuse, les Etats-Unis devraient rendre entre 100 et 150 milliards de dollars. - A.Casse: On va revenir sur ce tic-tac très important des droits de douane.
D'abord, qu'est-ce qui vous a marqués dans ce reportage? - P.Corbé: Il y a une semaine, l'homme le plus puissant du monde a capturé le dictateur d'un Etat souverain, quoi qu'on pense de cette opération.
Depuis une semaine, on parle de beaucoup de choses d'autres, du Groenland, de son pin's, de cette scène où il se lève pour aller voir sa salle de bal...
C'est comme ça depuis un an. Il y a des choses spectaculaires et il détourne notre attention en permanence pour aller sur d'autres choses qui peuvent paraître plus accessoires. - A.Casse: Et on se laisse détourner notre attention? - P.Corbé: On se laisse faire. - A.Casse: Qu'est-ce qu'on peut faire pour l'en empêcher? - P.Corbé: Il faut garder en tête que l'essentiel se joue ailleurs, ou plus précisément devant les cours de justice, sur les questions des droits de douane, mais aussi d'autres qui viendront.
C'est ça qui est essentiel. Ce sont les cours de justice qui détermineront la nature exacte de cette expérience trumpiste qui est au pouvoir. - A.Casse: J'ajoute un élément de distraction massive.
C'est quand M.Rubio laisse passer un petit mot à D.Trump hier. - D.Trump: Merci beaucoup.
Vous y arriverez, d'une manière ou d'une autre. Vous allez tous très bien vous en sortir, vraiment très bien. Marco vient de me donner un mot: "Retournez sur Chevron.
Ils veulent discuter de quelque chose." J'y retourne! - A.Casse: Vous regardez comment cette séquence? - N.Bacharan: C'est D.Trump inchangé.
Il refuse toutes les contraintes. Quand il était gamin, ses parents l'ont fourré dans une académie militaire car il brisait toutes les règles scolaires. Là, il a le pouvoir, la plus forte armée du monde derrière lui, et malgré tout la 1re économie. - A.Casse: M.Rubio lui tend un papier.
Il ne sait pas ce qui est écrit dessus. Si ça se trouve, c'est un secret d'Etat ou une information brûlante et très embarrassante à dire. Sans savoir ce qui est écrit, il le lit. - N.Bacharan: Il voit "Chevron".
Il sait de quoi on parle. C'est cette grande entreprise pétrolière, la seule à être restée au Venezuela après les nationalisations. M.Rubio est la personne la plus en pointe sur l'Amérique latine.
Pendant le 1er mandat où il était sénateur et ne faisait pas partie du gouvernement, on parlait de lui comme le secrétaire d'Etat de l'Amérique latine. D.Trump domine son monde.
Il est totalement à l'aise. Même ce qu'on a vu précédemment, ce sketch autour de Melania qui lui dit de ne pas danser, E.Macron qui l'aurait supplié, ce qui n'est pas vrai...
Il a toujours fait ça. Il amuse son public. Il saute du coq à l'âne.
Vous posiez la question à Philippe de savoir comment ne pas devenir fou. Pour rester sain d'esprit, il faut voir qu'au jour le jour, Trump fait des tas de choses amusantes ou plus graves, mais sa versatilité est de surface. En fait, il est continu dans sa vision, dans ses priorités, et il n'en bouge pas.
C'est le style qui est perturbant, mais ce n'est pas une versatilité sur les sujets. Le Groenland, il en parlait pendant le 1er mandat. Il veut le Groenland.
Il veut que les compagnies pétrolières retournent au Venezuela. D'ailleurs, la discussion avec le petit bout de papier de M.Rubio, c'est parce que les autres pétroliers, notamment ExxonMobil, Phillips, Conoco, ne sont pas très chauds.
Ils disent que ce sont des investissements de milliards de dollars et il faudrait un changement total de règles...
Ils ne veulent pas se précipiter. D.Trump est dans son sujet, le pétrole, le Venezuela... - A.Casse: Ca interroge aussi notre rôle de journalistes.
C'est au coeur de votre livre, P.Corbé. On est tentés de regarder cette séquence et d'essayer de comprendre ce que ça veut dire.
Vous le disiez tout à l'heure, et c'est aussi dans votre livre. Il y a cette volonté pour D.Trump d'être son propre producteur.
On faisait le parallèle avec Netflix tout à l'heure. Il y a cette volonté de nous servir tous les jours une série avec des suspenses, des moments où on va rire malgré nous... - N.Bacharan: C'est parce que c'est un homme de télé. - A.Casse: J.Stewart analyse ce style Trump. - Je pense qu'il a la cadence d'un showman.
Mais ce serait plus drôle s'il n'avait pas le contrôle de l'armée. Il sait contrôler la frustration des spectateurs. Il sait lire l'ambiance d'une salle.
Il sait comment se sent la salle et il sait articuler la réponse qui lui va. - A.Casse: C.Sellin? - C.Sellin: Je crois qu'il faut toujours prendre les 2 exceptions du personnage.
Trump a pris le Parti républicain, puis le pays une première fois, puis en 2024, parce que c'est un homme de spectacle, un homme politique non professionnel à l'origine et qui fait de la politique spectacle...
Ca, c'est dans son attrait: il fait de la présidence un spectacle ouvert à tous. Cette semaine, il est interviewé par le "New York Times". Pour n'importe quel président, c'est un grand moment.
Il faut être concentré. Tout à coup, il dit aux journalistes: "Attendez, le président colombien, je vais l'appeler devant vous." Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il donne à voir à la presse tout ce qu'il fait.
Il fait rentrer tout Américain dans la présidence. On sait en permanence ce qu'il se passe. Maintenant, c'est aussi un homme...
C'est à la fois anecdotique et très important. M.Rubio a marqué beaucoup de points récemment.
L'opération Venezuela, c'est largement la sienne. Trump a toujours détesté qu'on le fasse passer pour une marionnette. Hier, c'était une façon de dire à M.Rubio: "C'est moi qui te donne le pouvoir.
Sans moi, tu n'es rien." Il lui a coupé un peu les moustaches après des semaines trop profitables pour M.Rubio. - P.Corbé: Je rebondis sur cette interview au "New York Times".
Trump prononce la phrase la plus importante de la semaine depuis l'arrestation de N.Maduro. Un journaliste lui demande quelle est sa limite, puisque cette opération est légale. "Je n'ai qu'une seule limite: ma propre moralité." Il faut comprendre: "Le droit n'est pas ma limite.
Les cours de justice ne sont pas ma limite. Ma propre moralité est ma seule limite." - A.Casse: "Donc je décide où est la limite." - P.Corbé: Cette phrase ne passe pas inaperçue, mais n'a pas l'écho qu'elle mériterait d'avoir.
On parle de son imitation de Macron, de sa vanne sur son épouse Melania. Cette phrase, c'est la première fois qu'il le disait comme ça. - A.Casse: On voulait titrer cette émission ainsi, au début.
On n'accorde pas assez d'importance à cette phrase? - A.Toulouse: Je ne sais pas.
Ce qui me frappe dans le reportage que l'on vient de voir, c'est que je ne le vois pas de la même façon que vous...
En France et en Europe, on a l'habitude des présidents qui respectent les usages. Aux Etats-Unis, ça fait plus de 10 ans que l'on voit Trump. J'ai écrit mon 1er livre sur lui il y a 10 ans.
A l'époque, je m'étais penchée sur sa psychologie en me demandant s'il allait devenir présidentiable un jour. Les psychiatres et les psychologues disent qu'après 50 ans, on ne peut pas changer, sinon en pire, que les traits de caractère s'intensifient. Aux Etats-Unis, on a intégré cela depuis longtemps.
La preuve, la moitié du pays, et ce ne sont pas des fous complètement excités...
Il n'y a pas 50 % de fous aux Etats-Unis qui ont voté pour Trump. Il y avait d'autres raisons. Ma moitié américaine se dit que si la Cour suprême vote contre les "tariffs", ça va être une pagaille économique monstrueuse.
Mais en plus, ça va être une crise constitutionnelle. Trump a dit qu'il ne s'y conformerait pas. Que se passe-t-il quand le président ne se conforme pas à la Cour suprême?
C'est gravissime. Ce sera beaucoup plus grave que tout ce que l'on vient de voir, que le pin's, etc. C'est un peu l'écume de la présidence Trump.
Tous les gens qui ont voté pour lui, certains le regrettent. Ceux qui ont voté contre lui disent: "Je vous l'avais bien dit." On est sur ses problèmes de fond. - A.Casse: Est-ce que c'est une opération de diversion quand il nous fait cette succession de séquences pour nous amuser?
C'est pour cacher que dans 3 jours, les droits de douane décidés par D.Trump, c'est fini? - A.Toulouse: Je me trompe peut-être, mais je ne pense pas que ce soit son raisonnement.
Il fait son numéro comme il le fait depuis des années. S'il n'y avait pas l'affaire Epstein ou la Cour suprême, il continuerait. L'histoire de la salle de bal, ça fait 3 mois qu'on ne voit que ça, qu'on le voit en train de regarder les bulldozers, de faire visiter le chantier.
C'est un sujet de scandale permanent à Washington. La Maison-Blanche est défigurée. Ce qui me frappe en France, c'est ce décalage entre la vision que l'on a de Trump aux Etats-Unis, qui est faite de scandales pour les gens qui sont contre lui, de culpabilité pour une certaine partie de ses électeurs, d'admiration pour les autres, mais qui ne va plus sur les détails.
Au bout d'un moment, vous êtes lassés. - A.Casse: On a besoin de votre moitié américaine. - A.Toulouse: Je vous la donne volontiers!
J'en fais don à "C dans l'air". - P.Corbé: Ce qui se joue devant les cours de justice, et notamment la Cour suprême, est essentiel.
Ca peut être mercredi, mais à d'autres moments, sur d'autres sujets...
Mais que se passe-t-il si une décision lui déplaît et qu'il ne la respecte pas? C'est à ce moment-là que se jouera l'essentiel. C'est ça, le coeur de ce qui va se jouer. - A.Casse: On franchira une étape de plus... - A.Toulouse: Une crise sans précédent. - P.Corbé: L'analyse de S.Miller à l'issue du 1er mandat était de dire que Trump n'était pas préparé, qu'il a été empêché par l'Etat profond, les généraux, et qu'il n'a pas pu mettre en oeuvre sa vision.
Dans les 4 ans entre le 1er mandat et le 2e, S.Miller a préparé une stratégie, non pas de retour au pouvoir, mais d'exercice du pouvoir, pour tester les limites juridiques des pouvoirs présidentiels, constitutionnels. Ils ont signé une série de décrets exécutifs en sachant qu'il y avait un doute sur leur légalité.
Il sait très bien que ça va se terminer devant les cours de justice et la Cour suprême. Il y a une volonté, presque de guérilla juridique, pour repousser les limites constitutionnelles de la présidence. - A.Casse: Essayons d'anticiper ce qui pourrait se passer dans 3 jours si les droits de douane sautent et à quel point c'est une tempête. - N.Bacharan: La 1re chose dont il faut se souvenir, c'est que la Cour suprême, c'est l'arbitre ultime sur une décision de justice et de condamnation, ou sur une loi, pour décider si c'est légal, conforme à la Constitution ou pas.
La Cour suprême, c'est 9 juges, des aides et des assistants. Il n'y a pas d'armée ni de police. Qui est chargé d'appliquer les décisions de la Cour suprême?
Le président des Etats-Unis. Il y a eu un précédent dans l'histoire avec A.Jackson.
Je remonte au XIXe siècle. La Cour suprême avait décidé qu'il était illégal de déporter des centaines de milliers d'Indiens Cherokee d'un territoire vers un autre. Le président est passé outre.
Il les a expulsés. Beaucoup sont morts. Que s'est-il passé?
Rien. Si D.Trump ne veut pas obéir aux décisions de la Cour suprême, dans un premier temps, il y aura des protestations, notamment au Congrès, mais il ne se passera rien.
On peut par contre imaginer, comme ça a été dit dans le reportage, que la décision de la Cour suprême soit compliquée sur les droits de douane, qu'elle dise que là, c'est possible, mais là, pas. A partir de là, c'est à l'administration de gérer cela. Cette décision sera très importante.
N'oublions pas que la Cour suprême a une majorité largement favorable à D.Trump. - A.Casse: L'autre dossier qui peut gêner la Maison-Blanche, c'est l'affaire Epstein.
Le procureur de New York a dit que 2 millions de documents manquent encore. Tout devait être révélé fin décembre, pourtant. On a moins de 1 % de la vérité révélée, aujourd'hui.
Pourquoi ça prend autant de temps? - C.Sellin: Il y a un cas de mauvaise gestion pas l'administration Trump, et en particulier par la ministre de la Justice, le procureur général, qui est sur le gril, y compris chez Trump.
Elle n'est pas en odeur de sainteté. Elle avait dit il y a quelques mois qu'on avait revu tous les documents, et qu'il n'y avait plus rien à voir, qu'il n'y aurait pas de nouvelles inculpations. Là, on annonce comme ça qu'en fait, il y a des centaines de milliers de documents.
On se demande quels documents. Il y a une grande incertitude dans la gestion. Le ministère de la Justice, comme les autres ministères, a été victime des coupes budgétaires.
Il a perdu du personnel. Pour réviser les documents, pour les revoir avant publication, il faut des juristes. Il a fallu embaucher des juristes in extremis.
Ca prend un temps fou. Il faut trouver des gens pour le faire alors que l'Etat a été dégraissé, en quelque sorte. On voit parfois des objectifs trumpistes qui sont durs à suivre pour l'administration. - A.Casse: Il n'y a pas de documents, de photos ni de témoignages qui incriminent D.Trump?
Il n'y a rien qui le gêne? - P.Corbé: C'est très partiel pour l'instant, mais la manière dont ça a été révélé, publié, c'était par une forme de feuilletonnage où, le vendredi après-midi, d'un coup, on jetait une masse de documents.
Les journalistes ressortaient d'abord les photos, parce qu'elles sont plus faciles à mettre à la télévision. On voit des photos de Clinton, de telle ou telle chose, mais finalement rien de précis sur Trump. Peut-être qu'il n'y a rien sur lui.
Je ne veux pas spéculer, mais on n'attend pas forcément un document qui entraînerait des poursuites judiciaires autour de Trump. Il faut revenir dans le contexte. Cette affaire Epstein a d'abord été une défaite politique pour Trump.
Pour la 1re fois depuis 10 ans, sa base Maga s'est effritée autour de cette question. Il a perdu un rapport de force politique au sein de son propre camp, pas simplement au sein de son propre parti, autour de cette question. Il aimerait passer à autre chose d'abord pour ça.
Cette affaire complique son assise auprès de sa base populaire qui, sur cette question de la pédophilie, des puissants qui auraient ou pas détourné des jeunes filles ou des enfants...
Il y a quelque chose de très ancré dans la base de Trump depuis très longtemps et qui ne va pas disparaître du jour au lendemain après la publication d'un document. - A.Casse: Une nouvelle figure lâche Trump, celui qui avait été surnommé "le Chaman QAnon".
Son visage avait fait le tour du monde avec ses cornes de bison et ses tatouages. Il ne soutient plus Trump. - Vous soutenez toujours Trump? - Non.
L'homme, refusant à lui tout seul de publier la liste des clients d'Epstein, c'est n'importe quoi. - A.Toulouse: Comme le disait Philippe à l'instant, cela touche beaucoup la base Trump, avec un gros grain d'antisémitisme.
Epstein, juif, la communauté juive de New York, L.Summers, ancien ministre des Finances de B.Clinton...
Ca touche 2 présidents, surtout. Ca vérifie la méfiance instinctive de la base de D.Trump contre cette élite qui se croit tout permis.
Pour l'instant, on n'a rien trouvé d'incriminant contre lui. Il y a autre chose autour de quoi une partie de sa base le lâche et qui me paraît presque plus importante. On avait dit "America First", mais c'est ici, pas partout.
On a l'impression que toute l'énergie du président est en train de se disperser sur tous les fronts au lieu de s'occuper de ce qui se passe chez lui. Pour moi, c'est ça, la grosse fracture. - P.Corbé: Quand il reçoit les responsables pétroliers à la Maison-Blanche, il y a à sa gauche M.Rubio et, à sa droite, J.D.Vance, qui représente plus sa ligne d'isolationnisme.
Il y avait un de ses proches qui était très dubitatif. - A.Casse: Et alors?
Il est convaincu? - P.Corbé: T.Carlson, c'est difficile...
Il est parfois difficile à suivre. Des voix influentes cette semaine ont été assez sévères sur l'intervention de D.Trump au Venezuela. - S.Brakhlia: Allons dans les coulisses de la Maison-Blanche, qui tire les ficelles.
Cette semaine a sans doute clarifié les rôles des uns et des autres. On va s'intéresser à 3 hommes qui gravitent autour de D.Trump: J.D.Vance, qui était en retrait sur le Venezuela, d'abord.
Il n'était pas présent lorsque l'opération a été menée. Il y a aussi M.Rubio, qui a pris toute la lumière.
Il y a aussi l'homme qui murmure à l'oreille de D.Trump: S.Miller. - Quand il s'agit de défendre le président, il est l'un des premiers à monter sur le ring.
S.Miller, 40 ans, chef de cabinet adjoint et conseiller à la sécurité intérieure de D.Trump.
On dit de lui qu'il ne parle pas mais crie. La preuve cette semaine encore au sujet du Venezuela. - S.Miller: Nous n'allons pas laisser des dictateurs communistes de pacotille envoyer des violeurs dans notre pays, de la drogue, des armes.
Nous n'allons pas laisser tomber un pays aux mains de nos adversaires. - Un idéologue pour lequel le président des Etats-Unis ne tarit pas d'éloges. - D.Trump: Il n'y a personne de plus malin et dur que S.Miller. - S.Miller assume tout, jusqu'au twist de sa compagne évoquant une prise du Groenland par les Etats-Unis pour "bientôt".
Toujours plus offensif et brutal. - S.Miller: Personne ne va affronter militairement les Etats-Unis pour le futur du Groenland. - L'autre homme fort du moment, c'est le secrétaire d'Etat, M.Rubio, en première ligne aux côtés de D.Trump lors de l'opération américaine au Venezuela.
Lui, le fils d'exilés cubains devenu sénateur de Floride. Il est le penseur de ce nouvel impérialisme américain, son défenseur. - M.Rubio: Nous nous soucions du Venezuela.
Nous voulons qu'il se porte bien à l'avenir, mais notre objectif numéro 1, c'est l'Amérique. Plus de drogue et de gangs qui viennent chez nous. - Qui est aux commandes?
Est-ce que vous dirigez le Venezuela en ce moment? l'essentiel. Nous nous attendons à voir des changements au Venezuela. - M.Rubio, l'homme cumule les casquettes au point d'être caricaturé sur Internet. - Et maintenant, les mèmes générés par l'IA présentant M.Rubio comme le nouveau gouverneur du Minnesota, nouveau shah d'Iran et le nouveau Premier ministre du Groenland. - Il est partout, jusqu'à faire de l'ombre à J.D.Vance, vice-président, très discret sur le Venezuela.
Mais J.D.Vance est de retour sur un sujet brûlant: la mort ce mercredi d'une femme abattue par un agent de l'ICE, la police de l'immigration.
Face à l'indignation, il s'en prend à la victime et à la presse. - J.D.Vance: Cette femme fait partie d'un réseau plus large de la gauche radicale visant à divulguer des informations personnelles, à agresser et rendre impossible le travail des agents de l'ICE.
Qu'est-ce qui se passe ici? Vous, journalistes, êtes censés rapporter la vérité. Comment avez-vous pu vous transformer en agents de propagande d'une frange radicale qui rend plus difficile l'application de nos lois? - J.D.Vance qui, lors d'un meeting fin décembre, n'hésitait pas à multiplier les promesses, comme un air de futur candidat. - J.D.Vance: Je vous promets des frontières fermées, des communautés en sécurité, de bons emplois et une vie digne.
Seul Dieu peut vous promettre le salut au ciel, mais ensemble, nous pouvons tenir la promesse de la plus grande nation de l'histoire de la Terre. Joyeux Noël, mes amis. Continuons le combat. - Tenter de s'imposer comme le futur candidat pour 2028 sans froisser D.Trump, voilà l'objectif du vice-président américain. - A.Casse: On a dessiné la galaxie Trump.
Il y a aussi des femmes qui gravitent autour de Trump. Parmi les 3 qu'on vient de voir, qui est le plus puissant? - P.Corbé: S.Miller n'est pas un élu ou n'a pas vocation à être candidat à la prochaine présidentielle.
Il est essentiel, comme vous le racontiez dans le sujet. Si on part de l'hypothèse que D.Trump ne tente pas de se présenter en 2028... - A.Casse: Parce que ça serait possible? - P.Corbé: Il joue parfois avec l'ambiguïté.
Partons de l'hypothèse qu'il ne se présente pas. Celui qui semble le mieux placé, c'est J.D.Vance.
La question pour M.Rubio, c'est de savoir s'il se met dans la roue de J.D.Vance pour éventuellement être son vice-président, ou s'il tente de contester à J.D.Vance la suprématie.
J.D.Vance a moins d'expérience politique.
Il n'a été élu qu'en 2022 dans l'Ohio. C'est un intellectuel, d'abord venu par le débat d'idées et la réflexion intellectuelle vers le trumpisme. Au fond, c'est l'idéologue, aujourd'hui, celui qui donne une structuration idéologique à ce qu'a été le trumpisme, Trump lui-même n'étant pas un idéologue.
M.Rubio est expérimenté et a été candidat en 2016 dans la primaire contre Trump. Je l'avais suivi à l'époque, notamment à Miami, sa ville.
Il était extrêmement sévère sur Trump. Il s'est rapproché de Trump assez tard. A l'été 2024, il y avait une question: qui sera le vice-président, M.Rubio ou J.D.Vance?
D.Trump, notamment sur les conseils de son fils aîné, a choisi J.D.Vance.
C'était un choix atypique. Est-ce qu'il y aura une alliance Rubio-Vance? Est-ce que M.Rubio va contester la suprématie de J.D.Vance?
Ce qu'on a vu brièvement dans l'extrait du discours avant Noël, c'est qu'il n'était pas si réussi que ça pour J.D.Vance.
C'était à la convention organisée par la veuve de C.Kirk. Il a fait un discours autour de cette idée que le mouvement Maga de Trump, il pouvait le reprendre et poursuivre cet élan.
Ce qui a réussi à faire Trump depuis 10 ans, c'est une cristallisation de gens très différents, une base populaire, des gens toujours plus riches...
Cette cristallisation autour de Trump, est-ce que J.D.Vance a le charisme pour la poursuivre?
Il n'est pas certain qu'il réussisse. On a parlé de J.Epstein, de l'économie, mais on peut aussi parler d'Israël.
J.D.Vance pense pouvoir garder tout ça sous une grande tente.
Il n'est pas certain qu'il puisse garder cet élan, cette cohérence pendant 2 ans. - A.Casse: Est-ce que le trumpisme peut survivre à D.Trump?
Quand on parle de M.Rubio ou de J.D.Vance, ce ne sont pas des trumpistes convaincus à l'origine.
Même J.D.Vance, il y a peu de temps, appelait Trump "l'Hitler américain". - C.Sellin: Ce sont deux convertis, mais pas au même moment.
On a eu un début de réponse pour savoir qui serait là en 2028. Il faut remonter à cette fameuse interview dans "Vanity Fair" de la secrétaire générale de la Maison-Blanche, S.Wiles, qui avait fait du bruit en décembre.
Dans cette interview, M.Rubio disait: "Si J.D.Vance va à la présidentielle en 2028, je me rallierai à lui." Il ne l'a pas confirmé.
Ce qui est certain, c'est qu'il y a eu...
Le plus important dans la galaxie Trump, c'est Trump. Il joue avec les hommes en ce moment pour qu'aucun ne prenne trop d'importance. Le papier de "Vanity Fair" que j'évoque a été interprété par beaucoup de gens.
Je me rattache à cette ligne comme un coup de semonce contre J.D.Vance, qui avait pris un peu trop d'aisance.
Sur le papier, S.Wiles disait que c'était un opportunisme, qu'il s'est rallié purement par intérêt à Trump. J.D.Vance a un peu disparu à ce moment-là.
C'est à ce moment-là que M.Rubio prend la lumière. C'est le cas depuis décembre.
Là, on a l'impression que Trump a joué entre les 2 hommes sur la rivalité pour précisément garder le pouvoir le plus longtemps possible. On sait qu'après les élections de mi-mandat, les prochaines, il va normalement perdre en pouvoir. Il veut retarder ce moment et va jouer avec les hommes et leurs ambitions. - A.Casse: Vous mimez la marionnette.
On va reparler de S.Miller. Il y a cet article dans "The Atlantic" qui dit que c'est l'homme qui transforme les pulsions les plus incendiaires de Trump en actions politiques.
Dans votre livre, vous écrivez que c'est celui qui bâtit la structure, que c'est le dramaturge en chef. - N.Bacharan: Selon moi, S.Miller n'est pas un futur candidat à la présidence.
Il est en parfait accord avec D.Trump. Il n'a pas besoin de se forcer.
Il met en musique, en mots, en poussant un pas plus loin la rhétorique la plus agressive de D.Trump. C'est un personnage effrayant.
Il est très violent. Il est à la télévision un jour sur deux. Dès qu'il est question de sécurité ou d'immigration, il est très violent.
Son parcours est très intéressant dans la galaxie Trump. Il a 40 ans. C'est un descendant de juifs ashkénazes de Russie qui ont cherché aux Etats-Unis une terre d'accueil contre les pogroms et contre l'Holocauste.
C'est cet homme qui est le plus dur sur "il n'y a pas de racisme aux Etats-Unis","je n'admets que les 100 % américains". La fermeture des frontières, c'est lui. La politique de séparation des familles pour les gens qui arrivent de manière illégale, c'est lui.
Pour que les immigrés illégaux soient prévenus: "Si vous arrivez, vous, les parents, vous serez séparés de vos enfants..." Ca fait extrêmement peur.
Il y a un clash possible derrière. Il est juif. A moi, ça ne pose aucun problème, mais il y a de vrais antisémites dans la galaxie Trump.
T.Carlson, qu'on évoquait, est extrêmement compréhensif à l'égard des antisémites. Trump ne condamne jamais les antisémites de son camp parce qu'ils votent pour lui.
C'est vrai que S.Miller est tout à fait en accord avec les politiques dures de Trump. Il écrivait ses speechs sur ces sujets-là pendant le 1er mandat.
Il n'a pas un profil qu'on peut intégrer. C'est le problème pour M.Rubio ou J.D.Vance.
S.Wiles l'a dit: c'est un pur opportuniste. La carrière d'opportuniste de J.D.Vance est assez vertigineuse.
M.Rubio est absolument structuré. Il a une longue expérience politique.
Ce qui le structure, c'est l'anticommunisme. Famille cubaine, anticommuniste, anti-Parti communiste chinois, anti-Venezuela, Nicaragua...
Il ne rêve que de la chute du gouvernement cubain. Par ricochet, il est anti-Union soviétique, devenu anti-Russie. Il est très clair.
Pour les électeurs, il est lisible et solide. - P.Corbé: Sur le dossier ukrainien, M.Rubio est le meilleur allié des Européens.
C'est celui qui empêche que Trump aille trop loin dans un possible accord avec Poutine. - A.Casse: J'aimerais qu'on revienne sur l'opération Venezuela.
Peut-on parler d'un succès? Une semaine plus tard, on a plus d'informations sur les coulisses de l'opération. On sait qu'elle a été baptisée Absolute Resolve.
Pendant des mois, les renseignements américains ont analysé les moindres faits et gestes de N.Maduro, grâce à une taupe de la CIA et à des drones furtifs. C'est un dispositif qui impressionne, d'autant plus quand on apprend que les commandos de la Delta Force se sont entraînés à l'intérieur d'une réplique grandeur nature de la résidence de N.Maduro.
On parle de 100 morts, selon le Venezuela, mais peut-être 2 fois plus... 150 hélicoptères, avions, bombardiers, drones ou appareils de renseignements déployés.
C'est une démonstration de toute-puissance. - A.Toulouse: Comme lorsqu'Obama avait éliminé O.Ben Laden.
Les forces spéciales américaines montrent leur puissance pour ramener aux Etats-Unis quelqu'un qui n'était plus chef d'Etat depuis un an, il faut le rappeler. La 1re entorse au droit international a été faite par N.Maduro lui-même, qui n'avait pas été élu.
Ce sera un succès selon les retombées qu'en auront les Etats-Unis. Si on arrive à en tirer une exploitation pétrolière, ce qui veut dire qu'il y aura un gouvernement stable Venezuela, puisque c'est l'objection des compagnies pétrolières qui ont déjà donné au Venezuela...
Les compagnies américaines étaient installées. En 2007, tous leurs avoirs ont été confisqués. Elles ont perdu de très lourds investissements.
Elles ne sont pas prêtes à revenir. Je pense que D.Trump a quand même assez peu de moyens de pression sur les grandes compagnies pétrolières.
Chevron, c'est autre chose. Ils sont déjà là. Ils peuvent rester.
J'aimerais revenir sur ce qu'on a dit tout à l'heure. Je vous entends parler de l'après-trumpisme, comme si le pays était divisé entre trumpistes et anti-trumpistes. Après D.Trump, le trumpisme partira avec lui.
On parle de Maga, mais qu'est-ce que c'est? C'est 10 à 15 % de l'électorat. La partie de l'électorat qui compte, ce sont les 30 ou 40 % d'indépendants.
Quand vous parlez de J.D.Vance ou de M.Rubio, ils vont regarder leur capacité à ressembler à l'Américain moyen.
Maga, c'est quelque chose de très spectaculaire. C'est une opération publicitaire. Les indépendants, s'ils s'appelaient X, Y ou Z, on en parlerait plus, mais en attendant, ce sont eux qui font le pays. - A.Casse: Question. - C.Sellin: Au moment où on se parle, c'est J.D.Vance.
Il a déjà commencé son opération pour 2028. On a évoqué son discours devant l'organisation du défunt C.Kirk.
La veuve de C.Kirk, dont on connaît le rôle...
C'est l'icône du mouvement conservateur. Elle lui a apporté son soutien. Chez les républicains, J.D.Vance a un temps d'avance.
Dans la population, c'est impossible à dire. Les sondages sont fictifs. L'élection présidentielle est dans 2 ans et demi.
Il aura un défi à remplir, pour répondre à la question. Les gens le connaissent très peu. C'est quelqu'un sur qui il y a beaucoup de zones de flou, y compris sur sa biographie.
C'est quelqu'un qui a changé plusieurs fois d'identité. C'est quelque chose de particulier. Il ne s'appelait pas J.D.Vance à la naissance.
C'est quelqu'un qu'on connaît très mal aux Etats-Unis, qui aura un énorme travail à faire pour se présenter et pour maintenir la coalition Trump. On a vu ce qui s'est passé au moment du discours de Turning Point USA. Il a refusé de désavouer T.Carlson, qui avait reçu un podcasteur nazi.
T.Carlson est son ami et ne peut pas perdre son soutien avec les plus radicaux du conservatisme trumpiste. Tout son défi est de se faire connaître de la population et de garder le coalition intacte. - A.Casse: Avec sa femme aussi, qui est une cible de cette frange Maga.
Question. - N.Bacharan: On sait qu'il aime tellement être au pouvoir qu'on imagine toutes sortes de combinaisons et il n'en écarte aucune pour entretenir son pouvoir.
Le président, dont on sait qu'il ne peut pas se représenter immédiatement, a moins d'influence. Légalement, selon la Constitution, non. Etre vice-président, ça veut dire que si le vrai président meurt, on peut lui succéder.
Or, comme il a déjà fait 2 mandats, ça n'est pas possible légalement. Beaucoup de gens jouent avec un tas de théories. - A.Casse: Je voulais revenir sur une anecdote qui est dans votre livre et qui fait écho à cette question.
Votre ami vous dit que quelque chose a changé pour toujours, dans cette Amérique trumpienne. Vous lui répondez que non, qu'il y a des contre-pouvoirs. Plus tard, vous vous en voulez.
Vous écrivez: "Comment puis-je avoir négligé mon ami? Comment avoir relativisé les préoccupations d'un père qui s'inquiète, dans la ville où il est né, de l'avenir de son petit garçon?" - P.Corbé: Je raconte cette conversation avec un ami américain qui, lui aussi, est issu d'une famille qui avait fui les pogroms en Europe de l'Est et qui est très bien intégré dans la société américaine, pour qui tout va bien, qui n'a pas souffert de la 1re présidence Trump, qui n'était pas si inquiet de son élection, puisqu'il a compris depuis longtemps qu'il serait réélu.
Il m'a beaucoup parlé de son fils, mon filleul, qui va avoir 3 ans la semaine prochaine. Il se demande vraiment: "Est-ce que j'ai envie que mon fils grandisse dans ce pays?" J'essaie de lui expliquer pourquoi il ne devrait pas quitter les Etats-Unis.
J'essaie de lui dire que ce pays reste formidable sur plein de points de vue, qu'il y a les contre-pouvoirs, la Cour suprême, et qu'au fond, les Etats-Unis resteront toujours un rêve inachevé, qu'il y a le pire et le meilleur, mais que ce rêve fonctionne toujours. Lui a un doute. L'idée qu'un ami proche qui vient d'une famille qui a fui une menace et qui a trouvé aux Etats-Unis un refuge se pose la question pour ses propres enfants, c'est incroyablement triste.
C'est pour ça que je l'ai mentionné en conclusion. Ce n'est pas la question que se posent la plupart des Américains, mais qu'il y ait un doute sur la nature même de l'expérience américaine, c'est assez spectaculaire. - A.Casse: Comment entendez-vous cette histoire, A.Toulouse? - A.Toulouse: Je l'ai entendue, surtout de gens qui n'ont pas des racines profondes aux Etats-Unis.
Ils ont dans leur ADN ce sentiment d'insécurité. La plupart des Américains croient en leurs institutions. Il y a toujours l'appel des Etats-Unis.
Si vous regardez les gens qui veulent y aller...
Vous citiez Lincoln, mais si on remonte à Washington et aux pères fondateurs, c'est la démocratie parfaite, qui a connu des crises monstrueuses dans son histoire. La guerre civile, c'était 600 000 morts. Si on rapporte à la population aujourd'hui, ça ferait 6 millions de morts.
Le pays a survécu. J'ai un grand optimisme. Comme dans tous les pays, il y a des crises.
Ce sont des crises de croissance, car les Etats-Unis vont fêter leur 250e anniversaire. C'est jeune, pour un pays. - A.Casse: On passe à vos questions. - N.Bacharan: Il y a une chose qu'on ne peut pas lui reprocher, c'est de nommer de véritables problèmes, en tout cas.
Le système d'immigration était absolument noyé sous des millions de dossiers. Ce système devait être revu. Est-il revu de la bonne manière?
C'est un autre problème. La question des narcotrafics, c'est une vraie question. Ca fait des ravages aux Etats-Unis.
Ca en fait en Europe également, on le voit. La question de N.Maduro, et Anne a très bien rappelé qu'il n'était pas élu...
La manière de le traiter sur le droit international peut se discuter, mais il y a un vrai problème Maduro. Il y a un vrai problème pour le Groenland. Dire que le Groenland n'est pas protégé et qu'il y a des ambitions russes et chinoises, qui sont encore naissantes mais réelles, c'est vrai.
D.Trump fait ce qu'il dit. Il nomme de vrais problèmes.
On n'est pas toujours d'accord avec sa manière de vouloir les résoudre. - A.Casse: Question. - C.Sellin: Ce n'est pas que ce n'est pas envisageable, mais cette procédure va prendre un temps extrêmement long.
Le temps que la procédure se déroule, je pense qu'il y aura beaucoup de choses qui se seront passées dans le monde et que Maduro ne sera plus très pertinent. L'administration Trump joue là-dessus. L'objectif était de le ramener et de marquer le coup de force.
Le jugement va prendre des années. Ce n'est plus vraiment le problème. S'il était acquitté, je pense qu'il pourrait rentrer dans son pays. - A.Casse: Question. - P.Corbé: Chaque être humain a une forme de petite flamme qui tient d'une morale.
Elle peut être très vertueuse ou beaucoup plus compromise avec des turpitudes, mais au fond, on peut se poser la question pour chacun d'entre nous. Comment évaluer la morale? En tout cas, D.Trump, si on se met de son point de vue, pense sincèrement être un grand président, accomplir de grandes choses.
Il pense sincèrement que l'Amérique mérite de retrouver une grandeur, ce qu'il a appelé "l'âge d'or". Il ne faut pas voir dans ses actions uniquement une sorte d'ivresse du pouvoir. Il pense vraiment que l'Amérique est en danger et qu'il faut la sauver, et qu'il est la bonne personne pour la sauver.
Accordons-lui au moins une forme de sincérité là-dessus. - A.Casse: Question. - A.Toulouse: Non.
L'armée américaine reflète la population. Elle est très diverse. Elle recrute de plus en plus de minorités, d'ailleurs.
Elle est surtout très inquiète qu'on lui donne des ordres qui ne sont pas constitutionnels, ce qui constituerait un crime civil ou de guerre. - A.Casse: On a un peu plus de temps...
Question. - C.Sellin: C'est l'énorme enjeu.
Il y a eu une décision du juge fédéral ce matin. L'Etat fédéral cherche à mettre la main sur les fichiers électoraux détenus par les Etats fédérés. La pression monte sur le contrôle par l'Etat fédéral.
Ca va être un enjeu pour 2026. - A.Casse: Merci.
Tout de suite, "C à vous" avec M.Bouhafsi. - M.Bouhafsi: Bonsoir. 30 ans après la mort de F.Mitterrand, est-ce qu'il serait encore possible pour un président de cacher son état de santé aux Français?
De Pompidou à Chirac, en passant par Mitterrand, vous découvrirez les derniers secrets des chefs d'Etat avec P.Duhamel. P.Bocuse est considéré comme le plus grand chef de tous les temps.
Son nom résonne encore aujourd'hui partout dans le monde. Ca démarre dans un instant.