Narcotrafic en France : le gouvernement dépassé ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
N'y a-t-il plus aucune limite dans le déchaînement de violence parmi les trafiquants ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que ces moyens annoncés par le ministre suffiront à juguler le trafic ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Les consommateurs sont-ils aussi responsables selon le ministre ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Peut-on comparer la situation française à la mexicanisation ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Les militaires peuvent-ils être déployés pour lutter contre le trafic ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Laurent NugèzChiffre
« nous avons aussi euh décidé et c'est le président de la République qui nous l'a demandé, ce sera mis en œuvre, d'augmenter l'amende forfaitaire délu pour les consommateurs. On passe de 200 € à 500 € »
- 8:00Guillaume PaulChiffre
« le narcotrafic en 2024 ça représentait, voyez, entre 3,5 et 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires. »
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Voilà pour ce tour complet de l'actualité. Merci Pauline. On la décrypte maintenant cette actualité avec nos experts et on va se poser une question.
N'y a-t-il plus aucune limite dans le déchaînement de violence euh parmi les trafiquants ? C'est la question qu'on se pose quand on voit l'âge des victimes d'une nouvelle fusillade à Nant hier. Un mort de 15 ans, deux blessés de 14 et 13 ans dont les jours ont été en danger.
Poursuivi jusqu'au 13e étage de l'immeuble. cette dernière très jeune victime hein de ce qui ressemble à un règlement de compte. Il y a bien sûr la signature du narcotrafic et de la plus grande cruauté aussi.
Laurent Nugèz, le ministre de l'intérieur, vous l'avez vécu en direct avec nous, s'est rendu sur place ce matin. On va revenir sur ces déclarations bien sûr, mais c'est aussi sur cette impression d'impuissance de l'État qui reste bien sûr, même après que le ministre de l'intérieur a réaffirmé la volonté de mettre un terme de de mettre à bas ce narcotrafic. On est rejoint sur ce plateau par Saï Youssef.
Bonjour à vous. Vous êtes docteur en droit public et spécialiste des questions de sécurité. On est aussi à distance avec Frédéric Saliba.
Bonjour, vous êtes journaliste, spécialiste du crime organisé, auteur de cartel voyage au pays des narcos éditions du rocher. On est également avec Maurice Signolet. Vous êtes commissaire, divisionnaire, honoraire, auteur de la police ne peut plus rien pour vous.
Aux éditions l'artilleur et puis de notre rédaction, on est avec Valentine Arama et Guillaume Paul. Euh bon, on va commencer par rejoindre Maxime Laurent. Vous êtes sur place Maxime et vous avez donc suivi ce déplacement du ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz.
Ce qui marque bien sûr sur place, c'est l'extrême émotion Maxime des des habitants parce qu'on rappelle qu'ils ont vécu cette scène d'horreur hier à 19h30 avec trois jeunes visés par des tirs des rafales de Kalashnikov hein, c'est bien la précision apportée par Laurent Nugèz il y a un instant. Oui, exactement. Des rafales de Kalashnikov.
Des gens qui sont choqués, tristes mais aussi en colère et qui demandent des moyens supplémentaires au ministres. une cellule psychologique qui a été mise en place à quelques centaines de mètres d'ici pour les accueillir, recueillir leurs paroles. Le ministre a échangé avec eux et il a annoncé à ses familles ainsi que devant la presse des moyens supplémentaires euh à Nantes dès les mois prochains pour combattre le narcrotrafic. puisque pour lui, même si l'enquête est encore en cours, et bien cette fusillède, elle allait étroitement liée au narcotrafic à Nant puisque ce point de avait été démantelé euh il y a quelques semaines et donc c'était un point de je cite, très convoité et c'est pour ça que des intimidations voire des filiades ont lieu.
Voilà les propos qu'a tenu le ministre. Une nouvelle brigade va donc être formée ici pour combattre le narcotrafic. Des moyens supplémentaires de la brigade de recherche et d'intervention.
La BRI vont également être déployé dans le département et dans toute la France pour combattre ce narcotrafic. Le ministre a visité l'immeuble qui se trouve juste derrière moi. Il a vu les impacts de balles de cette fusillade.
Il a donc échangé avec les habitants. Il a également annoncé qu'il souhaitait également contre enfin qu'il voulait sévir également contre les consommateurs qui pour lui sont également responsables hein de ces fusillades dans le cadre du narcotrafic. C'est pour ça qu'il souhaiterait dans un projet de loi qu'il va défendre dès lundi au Sénat doubler l'amende contre les consommateurs.
En attendant ici, il y a encore beaucoup d'émotions, des habitants qui se remettent à peine de la soirée qu'ils ont vécu hier et qui se demandent et bien si ces violences dans leur quartier vont continuer à durer. Merci beaucoup Maxime. des moyens, quelques moyens de police supplémentaire, des moyens légaux également.
Mais la question bien sûr qui reste, est-ce que cette lutte est-ce que cette lutte réussit réellement à juguler ce trafic de drogue, la montée en puissance de ces de ses gangs ? Valentinama, c'est vrai que c'est vraiment la la question préignante ce matin. Oui, absolument. des moyens ont été annoncés par le ministre de l'intérieur ce matin même.
Le fait est que on le voit, les victimes sont de plus en plus jeunes, les exécutants le sont aussi. Donc il y a quand même cette inquiétude et ces questions qui se posent d'abord au sur les faits en eux-mêmes qui sont d'une extrême gravité, sur ce rajeunissement à la fois des victimes, des exécutants mais aussi sûrement des donneurs d'ordre. Donc euh toutes ces questions interrogent et euh même si voilà le ministre de l'intérieur se veut rassurant en disant que des moyens sont apporté [grognement] euh sur place mais aussi sur le fond des dossiers avec un traitement différent.
C'est vrai qu' il y a cette loi sur le narcotrafic qui a été mise en place. [grognement] Euh on a ce PNACO, ce parquet spécialisé contre la criminalité organisée qui a été créée et qui a été installé au début de l'année. Il y a un volet pénitentiaire, un volet sur les peines également euh qui qui a été qui ont été développés.
On voit bien quand même qu'il continue d'y avoir des drames. Il se passe ça à Nant hier ce ce cet homicide et puis c'est ces deux jeunes blessés très jeunes adolescents. Il y a aussi une fusillade en début de semaine à Nice.
Donc voilà, on voit bien que le le problème n'est pas encore réglé à 100 %. Ouais. Driss on va revenir sur les circonstances de ce qui s'est passé parce que c'est quand même et c'est très grave le Laurent Nunas l'a dit lui-même ce qui s'est passé hier dans ce quartier.
Il est 19h30, on a des familles qui rentrent chez elle, des enfants. D'ailleurs, il y avait un enfant non loin de de de ces tirs qui aurait pu être tué lui aussi en enfant de 3 ans. On a donc des tirs de rafale à l'heure où chacun rentre chez soi le soir dans un quartier de Nant aujourd'hui.
C'est ça. C'est la situation actuelle qu'on est en train de de décrire là. Autrement dit, en pleine journée parce que 19h30, il fait encore jour.
Effectivement, vous avez euh ceux qui font leur cours, ceux quand il fait beau vont peut-être jouer ensemble. Il y a un parc qui est complètement vide parce que aujourd'hui les habitants sont complètement apeurés et apeurés dans un contexte particulier parce que il y a déjà eu un mort à Nant fin avril et donc on a un peu l'impression que c'est un éternel recommencement et que les habitants sont fatigués et sont d'autant plus fatigués que vous avez une puissance publique qui leur dit "On met des moyens, on va encore mettre des moyens, on a des résultats." et que sur le terrain, il y a pas de résultat probant de la part des habitants et que bien au contraire, on a plutôt l'impression que la situation s'en venime.
Prenez euh là ces derniers temps, vous avez y compris à Marseille où pour l'une la première fois, vous avez une femme de 26 ans qui a été tuée on soupçonne un narcomicide, une balle dans la tête puis carbonisé une femme. C'est c'est c'est quand même assez nouveau. Là, on a un jeune de 13 ans. 13 ans, c'est presque un enfant qui est poursuivi jusqu'au 13e étage de l'immeuble qui était sans doute d'ailleurs la cible.
Mais mais ce n'est pas la première fois qu'on a des c'est ce n'est pas la première fois et vous l'avez parfaitement rappelé que nous avons aujourd'hui que ce soit comme victime ou comme auteur euh des une population de plus en plus jeune. La situation elle est exactement la même. Et pardon de faire cette comparaison comparaison n'est pas raison mais avec le terrorisme où vous avez aujourd'hui des jeunes mineurs des jeunes mineurs, des mineurs de 16 ans qui sont mis en examen par la DGSI parce qu'ils sont en train de préparer une bombe auéat ATP pour faire sauter dans un centre commercial dans le nord.
Donc aujourd'hui, vous avez un vrai problème et la puissance publique, elle est déstabilisée. Il faut dire la vérité. Il faut en il faut dire la vérité.
Ouais. Euh on va avoir on va avoir une scène. Alors la rédaction de nationale de de France Télévision nous la date de dimanche hein.
Ça s'est passé à Nant dimanche 10 mai. 10 mai. Ce n'est pas la scène.
Alors je dirais qu'on la joue en entier avec le son si c'est possible. On n pas le son. Malheureusement on n pas le son.
C'est une scène qui s'est déroulée dans ce quartier. Alors Valentine peut-être pas au pied de l'immeuble. Tout ça s'est déroulé avant.
Je sais pas si on peut la rejouer. On voit une arme. Tout à fait pour la décrire.
Cette scène, elle se elle se déroule aussi au quartier de Portby Boyer à Nant, vous l'avez dit ce dimanche. Donc c'est vrai que ça interroge. Alors le ministre de l'intérieur qui était sur place a bien rappelé que le point de deal qui se situait là où il y a eu la fusillade d'hier était un poid d'î extrêmement convoité où il y avait peut-être une guerre pour se l'approprier.
Enfin ça c'est c'est moi qui le dit. il ne l'a pas dit en ces termes, en tout cas, il a il a, je cite dit, convoité. Euh donc on peut imaginer que ces images et ce qui s'est déroulé dimanche, d'ailleurs il y a une personne qui a été blessée hein dimanche euh il y a pas eu de mort fort heureusement mais une personne a a a été voit une arme.
Alors on la voit l'arm il y a des tirs il y a des tirs de mémoire il y a des tirs des tir personne je je je vous le dis a été a été blessée. Donc on comprend bien qu'il y a une situation d'extrême tension dans ce quartier populaire à Portboyer. D'ailleurs, tous les habitants qui sont interrogés depuis hier et bien le disent.
Euh, ils sont désemparés, apeurés, euh, dévastés parce que euh ils ne peuvent plus sortir en sécurité de chez eux. Ils ont peur pour leurs enfants. Hier, il y avait un enfant de 3 ans qui se situait non loin de la scène où la fusillade a eu lieu.
D'ailleurs, Laurent Nunise a parlé de fusillade à l'aveugle, de rafale à l'aveugle. Euh ce petit garçon de 3 ans, son pantalon a été taché de sang. Donc on comprend bien qu'il y a une une voilà une dangerosité euh absolue et puis des jeunes qui ne se rendent pas compte de ce qu'ils font ou il a les autorités pardon Valentin les autorités qui annoncent une cellule d'aide psychologique ce qui est bien parce qu'effectivement c'est un traumatisme qu'on vécu ces habitants.
Est-ce que c'est ça qu'ils avaient envie d'entendre euh ce matin de la part de de Laurent Nugnaise ? Ils rentrent chez eux, ils vivent des situations de guerre et d'ailleurs Laurent NZ a apporté cette précision. Il a dit c'est une une équipe de l'opération Sentinelle, donc de militaire de l'opération Sentinelle qui est intervenu euh alors pas immédiatement mais qui est arrivé très rapidement sur place.
On sait que ce n'est pas leur mission du tout de lutter contre le trafic de drogue. À ces à ces militaires, elles sont là pour lutter contre le terrorisme. Mais ça vous évoque quelque chose de possible pour la lutte contre dans ces quartiers dans l'immédiat ?
Parce que ces gens-là aujourd'hui ils veulent évidemment être en sécurité le soir en rentrant chez eux. Si votre question pardon de reformuler, c'est est-ce qu'on doit faire intervenir les militaires sur la publique pour des opérations de maintien de l'ordre ou de lutte contre le trafic des superf ? La réponse est assurément non parce que ils ne sont pas formés, ils ne sont pas préparés à ça.
Ce sont des missions de police judiciaire, ce sont des missions qui sont confiées à des unités spécialisées et que je ne vois pas et c'est tout le drame aujourd'hui du politique, c'est de faire des propositions qui ne correspondent à aucune réalité sur le terrain et c'est le drame du politique. Pour répondre à l'autre question, pardon. Quand vous avez effectivement ce que les habitants aujourd'hui veulent entendre, ils veulent entendre la vérité.
Les les habitants vont veulent qu'on leur dise ce qui se passe vraiment et quand est-ce qu'on va y arriver. Si c'est pour leur dire à chaque fois qu'on aura un déploiement d'un d'unité opérationnelle de la Béie et qu'on va euh déployer des magistrats en plus ou des grefiers et cetera et que la situation s'empire, c'est même contreproductive, pardon, mais c'est même contre-productif pour les habitants qui vont avoir le sentiment qu'on agrège des moyens qu'on agrèche des moyens sans cesse avec des résultats qui sont pas probants ou qui sont peut-être à l'inverse de ce qu'on pourrait attendre de la puissance publique. Donc c'est le désarroi des habitants, il est là.
Ouais. Euh quelques annonces ce matin, on va peut-être pouvoir en faire très rapidement le tour avec vous parce que c'est assez limité. euh sur de des renforts notamment pour l'enquête, l'investigation et aussi cette déclaration de Laurent Nunes sur les amendes pour les consommateurs, l'autre volet bien sûr de la lutte contre le narcotrafic.
Écouter, nous avons aussi euh décidé et c'est le président de la République qui nous l'a demandé, ce sera mis en œuvre, d'augmenter l'amende forfaitaire délu pour les consommateurs. On passe de 200 € à 500 € et puis on prend on a prévu un certain nombre de mesures aussi d'autres mesures comme la la possibilité pour de pour la simple la simple consommation de trafic de stupe d'avoir en peine complémentaire en peine complémentaire le la possibilité de de suspendre voir d'annuler le permis de conduire. Alors, je vos réactions, je je les résume.
Bon, vous avez pas l'air d'y croire. Vous avez pas l'air de croire au caractère dissuasif. On peut même la tripl le sujet de ce qu'on appelle la FD la mand forfaitaire intellectuelle, c'est qu'on a un taux de recouvrement qui qui [raclement de gorge] est relativement faible.
Donc, on pouvez dire par deux, par trois, le sujet, c'est aussi un sujet de santé publique. C'est aussi un [raclement de gorge] sujet, je pense qu'il faut aussi voir ça comme étant une politique plus générale de lutte. C'est en y intégrant aussi de la prévention et de la santé publique, pas uniquement du répressif.
On on ça fait pardon mais ça fait peut-être 20 ans 25 ans qu'on est dans du tout répressif. Je dis pas qu'il faut faire beaucoup de prévention mais si on ne marche uniquement sur du répressif avec plus de policiers, plus de gendarmes sur la voie publique et quelquefois plus de magistrats, les résultats sont ceux qu'on observe depuis maintenant des mois voir des années. Ça veut dire une augmentation dangereuse de la délinquence en France.
Ça veut dire aussi que c'est une responsabilité collective tout de même parce que le consommateur est responsable de ce qui est en train de se passer dans ces quartiers. Sauf que le consommateur, pour la plupart du temps, ne vit pas dans ses quartiers. Ça, on lutte comment contre ?
Parce que la violence, elle n'atteint pas ces gens-là. Donc le le la le on va dire que la sensibilisation sur les problèmes de drogue, elle concerne la santé, elle concerne aussi les les problèmes qu'elle engendre dans la société. Comment ça on travaille là-dessus ?
Bah, il y a une sanction nécessaire des consommateurs. C'est pour ça que l'AFD existe. Il y a aussi des l'amfire, l'amende forfaitaire déluctuelle aujourd'hui, elle existe.
Il y a les peines complémentaires qui peuvent être proposées sur une injonction thérapeutique de soin et cetera. Non mais c'est mais mais c'est pas fini. Et donc ensuite il y a les notions liées à la prévention.
Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui quand vous avez des gamins de 13 ou 14 ans qui font les guettur qui font les guetturs, vous avez un sujet lié à la parentalité. Leur place est à l'école, elle est pas sur la voie publique. Et pourquoi ils sont pas à l'école ?
Est-ce qu'on a des professeurs à l'école ? Quelle est la responsabilité des parents ? Est-ce qu'on engage ?
Mais oui, non mais d'accord, mais si on dit il y a que de la répression [raclement de gorge] et il y a pas de prévention, ça ne marchera pas. Et ça ne marche pas. C'est vous qui disiez ça tout à l'heure à Maurice Signolet.
C'est en fait c'est un modèle de de réussite aujourd'hui dans ces quartiers que que le trafiquant de drogue c'est celui qui réussi, c'est celui qui a de l'argent, c'est celui qui brille. C'est c'est l'exemple le plus fragrant. Oui.
Mais euh vous voyez, ça va peut-être surprendre parce que normalement un policier a plutôt un discours répressif et cetera et j'abonde dans ce qui vient d'être dit. Le diagnostic, il est fait quand même depuis longtemps. C'est un c'est une dérive sociétale.
Le policier, vous savez, c'est un peu comme le ramasseur de péchés de Borésion. On est là, on est là juste simplement pour mettre l'accent sur une dérive une dérive majeure et invoquer des des renforts de policiers et cetera. Le le ministre est dans son rôle mais ça ne résoudra pas les problèmes de fond.
Absolument pas. Alors euh on sanctionner les consommateurs, c'est pareil, vous savez. Euh on c'est le le le ruissellement de de près de 40 ans de de laisser faire la la toxicomanie.
C'est quoi ? C'est la démocratisation d'un vice-bourgeois, hein, qui a commencé il y a très longtemps et aujourd'hui bah par ruissellement ça ça essé de plus en plus de plus en plus large et cetera. Mais reprenons euh la généalogie euh qui se souvient de tous ces présentateurs télé ou ces gens du showbiz et cetera qui ouvertement euh faisait état de leur tix comme un notoire et cetera.
Oui, on sait que en fait la consommation de cocaïne, elle s'est extra depuis cette époque-là, elle s'est répandue dans toutes les strates de la société. On a vu des chauffeurs de bus et de bus de transport de personnes. Tout à fait.
Mais quand vous avez un présentateur télé décoré de la Légion d'honneur qui dit ouvertement que il prend de la de l'éine [raclement de gorge] de la cocaïne depuis des années, ça a l'air de rien mais ça fait ça fait un ça fait un dégât terrible. Donc le le le résultat bah c'est ce qu'on connaît aujourd'hui. On est tous là à faire le il y a il y a un travail énorme à reprendre.
C'est un c'est un travail sociétal qu'il faut reprendre. La la police quelque part c'est marginal. C'est euh on on évoquait tout à l'heure dans ces cités, il y a un phénomène de réeffication de l'autre.
C'est-à-dire que l'autre euh n'existe pas. C'est c'est comme une chose et c'est pour ça qu'on a on on a autour de violence. Euh qui plus est ?
Il y a il y a un autre paramètre. on on pourrait penser euh il faut quand même le dire euh c'est très souvent euh euh des gens issus de la issus de l'immigration de l'immigration récente et cetera qui sont qui sont très souvent majoritairement partie prenant dans ces traficl mais par contre il n'y a aucune solidarité. Vous voyez bien que entre eux, vous voyez bien que c'est les phénomènes de bande euh territoriaux qui s'affrontent et que c'est la voyocratie qui prend le dessus, hein.
Donc euh euh le et on voit aussi la montée en puissance de cette économie parallèle qui brasse des sommes d'argent absolument phénoménales. Par clair, hein, dans cette économie de l'ombre. Économie de l'ombre.
Oui, mais enfin ça fait vivre ça fait vivre énormément de monde hein. C'est c'est ça qu'il faut voir également. Guillaume Paul, est-ce qu'on a des chiffres sur le poids économique du narcotraphique en [raclement de gorge] France ? seulement on a des chiffres mais ils sont effectivement très très impressionnants.
C'est le Sénat qui avait sorti un rapport en 2024 sur le sujet qui dit bah clairement quand vous voyez la consommation aujourd'hui de drogues diverses et variées c'est une industrie on va dire les choses franchement parce qu'il y a un marché parce qu'il y a une demande parce qu'il y a des emplois et parce qu'il y a des revenus. Alors qu'est-ce qu'il dit ce rapport du Sénat ? En gros, il vous dit déjà, on estime, alors c'est une fourchette large, mais elle est quand même impressionnante que le narcotrafic en 2024 ça représentait, voyez, entre 3,5 et 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
C'est énorme. Et vous voyez, c'est un secteur, on va appeler ça comme ça, qui assure des revenus directement ou indirectement à près de 220000 personnes. Donc dont 21 équivalent temps plein 21000 équivalent temp plein.
Voyez comme c'est précis. Donc pour vous donner un ordre d'idée, il y a 2 ans, on estimait que le secteur de l'aéronautique en France s employé 220000 personnes. Donc on est quasiment à ce niveau-là.
L'industrie auto, c'est 330000 personnes. Ah, c'est 150 % de plus, mais c'est quand même significatif. Et pour vous dire à quel point on n plus dans la niche, figurez-vous que l'INC, alors il y a eu un débat pendant des années, mais l'INC désormais intègre les chiffres du trafic de drogue qui est portant quelque chose de parfaitement illégal dans son calcul de la croissance et de l'activité en France.
Ça veut quand même dire quelque chose de l'époque dans laquelle on vit. Incroyable. Oui, quand vous dites que c'est plus l'économie de l'ombre, effectivement, on occulte le coût social que ça représente, hein, parce que je crois que c'est en terme en terme de santé euh ça coûte également plusieurs milliards d'euros.
Donc c'est c'est absolument énorme. Euh on comprend que cette économie, c'est industrie même, on peut dire c'est développé Guillaume c'est qu'il y a aussi beaucoup de vendeurs et de points d'al. Il y a 2 ans, le rapport du Sénat disait il y a 3000 points de vente en France, 3000 points de deal et le rapport disait "Pour vous donard de grandeur aujourd'hui, vous avez que 1500 restaurants McDo en France." Donc c'est deux fois le nombre de restaurants McDo en France aujourd'hui.
C'est souvent situé dans les grandes métropoles, notamment dans les villes universitaires parce qu'on sait qu'il y a pas mal de de demandes. La demande, elle est forte. Même le rapport du Sénat chif dit le Sénat dit "Voilà, vous avez 5 millions de consommateurs de cannabis en France." Alors, par consommateur, on a on entend celui qui consomme une mois une fois par an, mais vous avez des consommateurs beaucoup plus réguliers.
Cocaïne, voyez, 600000 consommateurs et les drogues de synthèse, 400000 consommateurs. Donc ça fait un véritable marché pour les vendeurs qui se font beaucoup de marges. Il y a quelqu'un de l'ofaste, vous savez, c'est l'ofaste, c'est l'ofaste, c'est l'office antistupéfiant qui dit "Bah voilà, je vous donne un exemple.
On estime qu'un kil de cocaïne en France aujourd'hui, ça s'achète 30000 €. Et après, on revend chaque gramme de cocaïne 70 €. Ça veut dire que le kilo de cocaïne que vous avez acheté 30000 € bah à la fin vous le revendez 70000.
Donc vous faites une sacrée marge. Donc vous enrlez beaucoup de jeunes notamment en difficulté, beaucoup de personnes en difficulté mais pas seulement. En plus ça va, vous rendez compte que vous arrivez à soudoyer des personnes qui sont dans des entreprises à des postes stratégiques.
Vous avez eu beaucoup d'exemples ces dernières années de docker, d'agent des doigts notamment qu'on a pu corrompre carrément pour qu'il ferme les yeux sur certaines pratiques. Même des avocats et des notaires qu'on a acheté pour acheter leur silence pour ne pas qu'ils signalent les dealers à trackf. Vous savez, c'est l'organisme qui est chargé de lutter contre le blanchiment d'argent.
Donc vous voyez ce secteur non seulement il gonfle, il enfle. Ouais. Il pénètre la société. pénètre la société, elle se professionnalise de plus en plus.
Il y a un indice parez simplement sur la question des points deal, c'est vraiment un des sujets que le gouvernement a voulu prendre à bras lecor et ce targ pour Marseille, je prends les je prends l'exemple marseillais parce que voilà, on parle souvent de la cité faocéenne en matière de de trafic de drogue. Et bien selon le ministère le ministre de l'intérieur, le nombre de points deal était de 160 en 2021 et serait tombé à 80 aujourd'hui. Donc voilà, en 5 ans, on aurait une diminution des points de mais ça c'est aussi le résultat de ce qui s'est passé en 2024, on l'évoquait tout à l'heure, la guerre entre la DZ Mafia et le clan Yoda qui a finalement vu la DZ Mafia conquérir tous les points de donc mais voilà, c'est en tout cas un des objectifs du gouvernement de faire diminuer les points d'î et et ce pourquoi ils se ils essayent de lutter aujourd'hui.
Il affirme d'ailleurs que neuf réseaux ont été démentclés récemment sur Nant et Saint-Nazer. Donc dans la zone où ça s'est déroulé. On va continuer cette discussion dans un instant.
On va notamment vous retrouver Frédéric Saliba, pardon pour l'attente. Vous êtes un spécialiste des cartels de drogue. Vous allez nous expliquer exactement ce qui se déroule en France en ce moment mais c'est lors du rappel des du reste de l'actualité.
Tout de suite à 1230 sur France info avec Pauline Forg. Laurent NZ à Nant après le décès d'un adolescent de 15 ans au cours d'une [musique] fusillade, le ministre de l'intérieur s'est rendu dans le quartier populaire de Portboyer pour constater les impacts de balles au pied de l'immeuble où [musique] il a trouvé la mort hier. Il s'agit d'un lieu de très convoité.
Deux autres mineurs ont été blessés [musique] au cours de cette fusiade. L'un d'entre eux est entre la vie et la mort ces dernières heures. Mais il est désormais hors de danger. [musique] Laurent Nouz promet une lutte intraitable contre le narcotrafic.
Évidemment, tous ces faits ne font qu'on renforcer notre [musique] détermination et croyez-moi, la mienne est intacte et totale pour continuer cette cette guerre contre le narcotrafic et continuer à gagner à gagner des batailles. Nous le devons évidemment à ces victimes, nous le devons aux habitants des quartiers qui n'en peuvent [musique] plus et certains nous l'ont exprimé avec madame la maire encore à l'instant qui n'en peuvent plus de ce trafic de stupéfiant. La guerre que nous demandons, elle est intraitable.
Le [musique] D3 d'Ormous doit rester ouvert. Déclaration faite il y a quelques instants par [musique] le ministre des affaires étrangères iraniens qui ajoute également cette phrase "J'espère que la diplomatie [musique] l'emportera." Ces dernières heures, les forces iraniennes affirment avoir autorisé plusieurs navires [musique] chinois à traverser ce passage hautement stratégique.
Le D3 d'Ormous [musique] est également au cœur du sommet chinois entre Donald Trump et Exit Jin Ping. Chine qui s'est engagé à faire son possible [musique] pour aider au déblocage du D3. Annonce faite au terme de la visite officielle de Donald Trump.
Le président des États-Unis a quitté Péquin en fin de matinée après 2 jours sur place et [musique] il affirme, je le cite, avoir décroché des accords commerciaux fantastiques. Et puis on apprend également ce midi [musique] que l'armée israélienne est en train de mener en ce moment même des frappes ciblées contre le esbola dans la région de Tir au Liban. [musique] Un peu plus tôt dans la journée, Israël avait lancé un appel à évacuer préventivement [musique] cinq villages dans cette zone.
Un regain de tension alors que les discussions entre Israël et le Liban ont pu reprendre [musique] hier et que ces discussions ont été qualifiées de productive et positive par un haut [musique] responsable américain. Voilà pour l'essentiel de l'actualité ce midi Florence. Merci beaucoup Pauline.
Vous donniez deux informations à l'instant très intéressantes avant de continuer ce débat et justement qui nous l'éclaire. Moins de points deal, ce n'est pas moins de drogue sur le territoire français. Ça c'est ce que vous disiez à l'instant.
C'est important de le préciser rapidement. Oui. Oui.
Oui. Mais en fait, on ne compare pas toujours la même chose. C'estàdire que moins de points de pour la puissance publique, c'est redonner un peu de tranquillité publique aux habitants.
Mais la réalité, c'est pas parce que vous supprimez un point de deal que vous réduisez le trafic. Il y a plus de saisies, il y a plus de drogues qui rentrent sur notre territoire et puis le consultant l'a dit tout à l'heure, le journaliste c'està dire qu'il y a plus de saisis toujours plus. Donc il y a tout toujours plus.
Un deuxième indicateur que ça ne fonctionne pas et c'est ce que vous nous disiez à l'instant Maurice Signolet, vous qui êtes ancien commissaire, c'est effectivement très révélateur. Vous avez la le chiffre de du prix du de la drogue en fait tout simplement qui nous montre que cette lune ne fonctionne pas. Expliquez-nous.
Le gramme était constamment à 60 tourne autour de 60 € de cocaïne. Si par exemple le la lutte était effective, bah on verrait la rareté du produit, on verrait les produits augmenter et cetera. J'aurais juste simplement un une petite leur d'espoir quand même.
Dans les chiffres qu'on a cité des consommateurs, on s'était rendu compte que il y avait une diminution de là chez les consommateurs de cannabis. Euh on s'était rendu compte que euh enfin il y avait un vieillissement de la population des consommateurs de cannabis qui avaiit tendance à à prouver que les jeunes étaient moins attirés par le cannabis. Par contre, ce qui fait extraordinairement peur, c'est les drogues de synthèse euh qui qui sont maintenant euh omniprésentes, hein.
Hm hm. Euh on est rejoint par Jeff Vittinbert sur euh sur ce plateau. Bonjour Jeff, chef du service politique de France Télévision.
Bon, on vient d'entendre ce constat euh accablant et c'est vrai qu'il y a un vrai sentiment d'impuissance aujourd'hui quand on voit le ministre de l'intérieur se rendre sur place, dire la lutte, la lutte continue, on y croit encore. On y croit. Le politique, il peut jamais se dire impuissant.
Donc effectivement, on y croit encore et on propose des mesures. Par exemple, le prédécesseur de Laurent Dunis, Bruno Rotaillot, il la première visite qu'il a fait lorsqu'il a été déclaré futur candidat de son parti pour l'élection présidentielle, c'est d'aller sur un point de narcotrafic en l'occurrence à Nanterre et de dire "On va mettre tous les moyens, on va faire l'état d'urgence, c'est-à-dire avoir des mesures dérogatoires au au droit, s'il le faut, dans ces zones où il y a du du narcotrafic." Édouard Philippe candidat à l'élection présidentielle propose la même chose.
Souvenez-vous à Marseille lorsqu'il y a eu les élections municipales, le candidat du rassemblement national Franck Alisio proposait cela. Mais en face, vous aviez Benoît Paï euh ancien et actuel maire de Marseille qui a été réélu donc qui disait "Mais en fait, comme on le disait il y a quelques instant, c'est pas nécessairement dans les quartiers que ça se passe. On va mettre l'état d'urgence, on va casser les points de mais euh le trafic il continue à se développer, les profils sont de plus en plus jeunes et et les donneurs d'ordre, ils sont pas nécessairement à Marseille ou dans les quartiers.
Donc c'est vrai que le politique ne peut pas s'avouer impuissant, mais aujourd'hui, on a aussi créé le parquet national, le parquet national contre le crime organisé, le PNACO. avec une magistrate, une autre magistrate, une procureur de la République spécialement dédiée et les affaires continuent. Donc euh beaucoup de moyens sont mis mais forcés de constater que le le mal est toujours là et de plus en plus puissant.
Hm. Euh on est donc en direct avec Frédéric Saliba. Vous êtes un un grand spécialiste de ces mafias et cartel.
On ignore exactement qui sont les donneurs d'ordre bien évidemment dans cette affaire. Pour l'instant, l'enquête est en cours l'a dit Laurent Nugèz. Vous vous voyez la signature quelle signature dans cet acte ?
On rappelle très brièvement trois jeunes qui ont été blessés par des tirs hier. Ti de tir de rafale donc d'armes automatiques. L'un d'entre eux poursuivi jusqu'au 13e étage.
He c'est le plus jeune qui a qui a 13 ans. Alors ça a tout d'un règlement de compte. Évidemment ça montre les tensions en fait.
Chaque fois qu'on a de la violence c'est simplement révélateur non pas d'un trafic plus accentué ou pas mais d'une tension c'est-à-dire d'une concurrence. Euh évidemment les sommes dont vous parliez qui sont même beaucoup plus importantes aujourd'hui que à l'époque de la commission d'enquête en 2024, on est plus autour donc de 7 milliards 8 milliards d'euros euh par an hein pour le narcotrafic parce qu'il augmente en fait chaque année. Et en fait là on a affaire à le bas du spectre hein.
Donc on voit des jeunes. Il y a une sorte de lupen prolétariat. Vous savez cette expression marxiste pour parler d'un sous-prolétariat du narcotrafic où vous avez donc des têtes de réseau qui évidemment ne sont pas dans ces quartiers-là, sont souvent d'ailleurs à l'étranger qui sont des grossistes et là on a affaire au bas du spectre qui est vraiment les les vendeurs en fait ces adolescents de plus en plus jeunes sous-payés et qui sont donc exploités et victimes.
Et en fait ça n'est que la partie émergée de l'iceberg. Alors, évidemment, on réagit, mais ce qu'on euh l'analyse est sans doute un peu courte du côté du gouvernement qui qui utilise un petit peu euh ce type d'événement politiquement, par exemple, en culpabilisant les consommateurs, on sait très bien que cela n'aura aucun impact et je pas ça je peux vous le dire puisque c'est révélateur. On a affaire en fait à une lutte territoriale par rapport à des enjeux financiers colossaux d'occupation du territoire et vous le voyez bien, ce jeune est monté dans les étages, il a été suivi jusqu'à un appartement.
Enfin, l'enquête le le dira, mais il y a tout comme ça, les ingrédients donc d'une occupation territoriale et d'une guerre de territoire dans ce quartier sensible de Nantes. Mais vous voyez bien que les expressions même utilisées par euh par le ministre de guerre contre le narcotrafic, moi c'est quelque chose que j'ai connu dans mes années mexicaines. J'ai passé plusieurs années à à couvrir le narcotrafic au Mexique.
Et cette expression de guerre contre un phénomène social, donc de sous-prolétariat dont on parle de jeunes exploités, attention parce que ça a explosé en fait au Mexique, le conflit a dégénéré. Alors on n'est pas du tout en train de comparer la France au Mexique, mais le Mexique pourrait être un contreexemple de surtout ce qu'il ne faut pas faire. Et en effet, vous l'évoquiez, c'est un sujet très complexe, le narcotraficie qui relève d'énormément d'éléments que le tout répressif euh le répressip est évidemment nécessaire mais ne suffit pas.
Et on voit bien que le verre est dans la pomme dans ces quartiers sensibles. Même si les points de deal diminuent, ce que je peux vous dire, c'est qu'en fait le deal est en train d'évoluer et qu'aujourd'hui euh les narcotrafiquants livrent à domicile euh leur leurs clients. Et donc si les points deal diminuent, c'est pas parce que forcément il y a un contrôle policier, mais c'est plutôt parce que le commerce est en train d'évoluer.
Et ce genre de choses sont à analyser en amont pour ne pas toujours être derrière et voir ce type de phénomène. Ou un autre élément aussi, c'est que la violence devient un mode de gestion des trafics dans un commerce de plus en plus concurrentiel. Et donc ce genre de phénomène risque malheureusement de se multiplier en France.
Ouais. Ce qui ce qui complique encore la donne notamment pour les politiques qui sont sommés d'avoir des résultats immédiat. Enfin, Laurent Nugèz est encore relativement nouveau à ce poste.
Arrive peut-être avec une méthode un peu différente. Une grosse expérience aussi de policier. Oui.
Mais en tant que politique, on va dire sa carrière politique est relativement récente. Est-ce qu' politique qui doit faire des discours mais c'est les actes qui suivent et tout ce qui vient d'être dit et montre à quel point le politique ne peut pas être dans les appartements lorsqu'il y a des livraisons. C'est c'est un peu comme pour la prostitution.
Lorsqu'elle n'existe plus dans la rue, elle existe par d'autres moyens. Donc il y a il y a plus qu'un défi. Un Himalaya aurait dit François Baou il y a quelques temps et on voit le le notre intervenant parlait de non mexicanisation encore de la France mais Bruno R une expression de Bruno Rotaillot mais c'est vrai qu'il y a des similitudes quand même qui sont frappantes.
Oui mais c'est vrai que le politique il est toujours pris au piège par la nécessité de communiquer de montrer effectivement au français qu'il est dans l'action. Or qu'en réalité sur une sur la lutte contre le narcotrafic et contre les réseaux organisés, c'est une lutte sur le long terme à la condition effectivement d'occuper tous les pas en tout cas tous les indicateurs ou tous les leviers qui agissent sur le le narcotrafic. Quand on parle effectivement de la mexicanisation, c'est quoi en réalité ?
En réalité, c'est qu'on a aujourd'hui à faire quand on voit que c'est on a de plus en plus de jeunes qui sont hauteurs comme victime. C'est ça d'une certaine manière la mexakinisation, l'industrialisation, c'est ça. C'est qu'on a dans ce trafic des individus qui rentrent qui ne rentraient pas il y a encore une dizaine, une quinzaine, une vingtaine d'années.
Et c'est ce qui donne ce ce malheureusement ces drames quotidien aujourd'hui sur des gamins qui sont des assassins et qui se font attraper au bout de 3 4 jours parce que ce sont des imprudents parce que ils sont pas expérimentés et cetera. Et aujourd'hui le narcotrafic ça génère tellement d'argent ça génère tellement d'argent que vous avez des jeunes qui sont dans loisiveté et qui n'ont quelquefois pas d'autre choix que d'aller faire le guerter pour 60 ou 70 € par jour et se faire tuer pour ça. C'est c'est la la réalité elle est là.
Et quand on parle des des 7 milliards, pourquoi c'est un enjeu très important pour l'État ? au-delà de l'enjeu de société, c'est aussi un enjeu économique parce que c'est de l'argent qui est dans le circuit légal et qui disparaît, qui est noirci parce qu'il quitte, c'est de l'évasion fiscale. Et quand on [raclement de gorge] parle de 6 à 7 milliards par an, c'est ce sont des sommes qui sont énormes.
Et aujourd'hui, les saisies, pour dire les choses, de la grâce que l'Agence de gestion des avoirs criminels les saisit, c'est vrai qu'elles sont importantes, mais elles sont c'est une goutte d'eau par rapport à ce que génère les trafics de drogue et les trafics d'une manière générale en France. Donc l'enjeu pour la société, il est aussi à un moment donné de stopper ce trafic parce que ça met un mal à l'économie française. Ouais, merci beaucoup pour cette analyse.
On rappelle aussi que ce qui s'est passé a un impact bien évidemment sur la vie des habitants sur place. C'est euh une scène terrible qu'ils ont vécu hier. Écoutez ce témoignage avant de de retrouver sur place Maxime Laurent.
Très mal en colère. C'est des jeunes 14 ans, très en colère, vraiment en colère, sidéré. Enfin, il y a même pas il y a même pas de mot pour expliquer de tel drame.
Donc là, c'est un ralbol total en fait. C'est un ralbol total. On sait qu'il y a beaucoup de choses qui ont été mis en place au niveau de la sécurité mais faut faut en faire davantage.
Maxime, on vous retrouve sur place à Nant. Vous avez suivi ce déplacement de Laurent Nunz. Est-ce qu'il avait quelque chose à dire pour les rassurer ses habitants Laurent Nugnaise ce matin ?
Alors, je peux vous dire que durant cette visite, il a d'abord échangé effectivement longuement avec les habitants euh de ce quartier. Il leur a d'abord annoncé que des moyens supplémentaires allait être mis en place, une brigade de recherche et d'intervention renforcée ici à Nant et une nouvelle unité chargée et bien de conduire des enquêtes sur ces narcotrafiquants. Le ministre a d'abord visiter le bâtiment qui se trouve derrière moi où s'est passé la fusillade notamment le hall où il y a encore les impacts de balles de cette nuit et puis d' aller vers la cellule psychologique échangé donc avec les familles.
Désormais, il souhaite deux choses. D'abord que l'enquête avance au plus vite notamment que l'on retrouve les deux individus qui seraient à l'origine de cette fusillade qui a donc blessé de personnes, tué un mineur de 15 ans, on le rappelle. Et puis il souhaiterait également que les dispositifs de sanction soient renforcés à la fois pour contrer le narcotrafic mais aussi pour être plus sévère vis-à-vis des consommateurs qui d'après lui ont aussi leur responsabilité dans ce type de drame.
C'est pour ça qu'il souhaiterait que l'amende pour les consommateurs soit doublée. Ce sera d'ailleurs l'objet d'un projet de loi qui sera discuté dès lundi au Sénat. Laurent Nugèz est reparti désormais et pour les habitants, il y a toujours beaucoup de colère ici et c'est pour ça que les moyens devrait être renforcé pour les épaulés.
Mais ici, on attend des résultats concrets et c'est ce qu'à rappelé la mère de Nantes qui était présente ici lors de ce déplacement. Et voilà qui clos ce chapitre. Merci Maxime Laurent pour ses précisions sur place depuis Nant.
Laurent Nuñez