Aleksandar Nikolic, porte-parole du RN, est l'invité de La politique s'éclaire
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et notre invité ce matin sur France Info est Alexander Nicol. Bonjour. Bonjour à vous.
Merci d'être avec nous dans la politique. C'est clair. Vous êtes député européen et porte-parole du Rassemblement national.
On l'évoquait tout à l'heure qui a donc annoncé hier en fin d'après-midi qu'Emmanuel Macron allait recevoir demain Vladimir Zelenski de semaines déjà après sa précédente visite et la signature de ce contrat. Vous savez les sans rafales pour l'Ukraine. Quand attendez-vous de cette visite du président ukrainien ?
Écoutez, je je pense que c'est important que la France compte dans le le les jeux diplomatiques et politiques et parle aujourd'hui à l'Ukraine. Je trouve que évidemment que c'est important qu'on ait ce lien là parce que on voit qu'on a souvent été absent et l'Europe entière a été absent et quand on parle de résolution du conflit, on se tourne plutôt vers vers les États-Unis alors qu'on est un continent de vous savez une Union européenne aujourd'hui de 450 millions d'habitants plus que les États-Unis. Ça se passe en Europe, on devrait euh pouvoir peser, compter, mais pour ça, il faut euh peser militairement, peser dans ce dans ce rapport de force international, être en capacité justement d'être d'être craint. euh et que quand on soutient un pays, et bien les gens se disent et les autres nations aujourd'hui dans ce rapport de force et bien il y aurait la pression de la France euh et d'autres pays de l'Union européenne qui euh euh feraient que ce ne ce ne serait pas possible.
Et c'est ce qui a entraîné le conflit en Ukraine. Ça faisait des années nous qu'on dénonçait justement ce déclin militaire de moyens qui avaient été mis. Vous savez au début du conflit, la Corée du Nord était capable de produire plus d'obus que toute l'Union européenne réunie.
Donc pour se faire entendre justement évidemment que euh bah la Russie ne nous respectait pas et aujourd'hui face à à des pays qui euh sont dans ce rapport de force et qui sont béliqueux, qui sont prêts à remettre en cause la souveraineté euh d'autres nations, il faut compter et euh que la la France bah compte dans ce jeu international, discute avec tout le monde et puisse peser, c'est important. J'espère que ce ne sera pas que des discussions et que dans l'avenir on pourra peser. Vous êtes derrière le le chef de l'État justement dans cette posture de de reprendre un peu la main sur les questions de défense en Europe quand on voit que Donald Trump nous fait de l'ombre clairement avec ce plan de paix américain en discussion en ce moment là à Maralago avec une délégation ukrainienne ?
Mais c'est ce que ce que je vous dis. On voit bien que systématiquement, que ce soit d'ailleurs euh Vladimir Poutine ou Vladimir Zelenski, quand on parle de résolution de paix, il se tourne vers les États-Unis parce que l'Union européenne a disparu de ces enjeux de rapport de force et de poids justement pour avoir une influence sur la résolution de conflit et il faudrait une armée européenne. Non, je je vous savez c'est c'est le le général de Gaulle disait que s'il n'y a plus de défense française, si on n plus la souveraineté militaire, la France ne serait plus une nation, elle serait autre chose. disait euh et bien moi je veux évidemment qu'il y ait une nation française mais que euh on il y ait d'autres nations de l'Union européenne et vous savez que l'Allemagne investit massivement avec un grand plan militaire par exemple, il faut que la France fasse d'eux-même pour pouvoir peser mais en étant adapté aux enjeux de de demain.
Vous voyez dans je suis ce conflit évidemment régulièrement et et aujourd'hui on voit des les FPV c'est ces drones terrestres qui prennent le pas de plus en plus. On a vu les drones aériens depuis depuis quelques années, mais ces enjeux-là nous poussent à devoir nous adapter justement et à pouvoir euh se dire qu'on va représenter aussi une puissance aussi technologique parce que il y a des progrès et des avancées comme on a rarement connu dans dans l'histoire. On est évidemment euh un pays qui a l'arme nucléaire.
Là, on a la dissuasion nucléaire qui qui compte, mais il faut aussi on soit en capacité euh de soutenir parfois des nations, de peser justement dans ce dans ce jeu militaire pour que dans le rapport de force, on soit craint parce que dans un rapport de force, c'est celui qui est le plus fort qui gagne et qui est craint et qui est respecté et qui peut avoir une influence diplomatique. Les Ukrainiens qui ont été choqués, vous savez, par ce plan de paix américain qui considèrent qu'il est largement favorable à Moscou. C'est quasiment du copiercollé à à ce qui aux exigences de Vladimir Poutine le texte qui prévoyait notamment la cession des territoires occupés dans le Dombas, le démantellement également des moyens défensif de de l'Ukraine.
Est-ce que pour obtenir la paix en Ukraine, il faut céder le Donbas à la Russie ? Mais aujourd'hui, c'est c'est évidemment très compliqué parce que je vous l'ai dit, c'était surtout avant qu'il fallait se faire respecter et être craint. Aujourd'hui, il y a Ça veut dire quoi ?
Qu'il est trop tard ? Bah aujourd'hui, enfin forcé de constater que il y a une avancée euh concrète de de la Russie sur le territoire ukrainien. Donc euh 78 % sur le blas de Donèz, 99,7 % sur le blasque euh de Lousk.
Euh donc qu'est-ce qu'on fait si demain on va voir la paix ? Est-ce que c'est euh est-ce que est-ce que Vatir Poutine va accepter de retirer son armée ? Je ne pense pas.
Est-ce qu'il faut demain faire des des référendums locaux organisés par l'ONU ? Ça peut peut-être être une solution. de s'ciner parce qu'on a abandonné cette idée de puissance en France et et au sein de l'Union européenne et donc malheureusement on subit on subit et on est dépendant de et l'Ukraine était dépendante de cette de cette aide américaine et aujourd'hui l'Ukraine se retrouve acculé malheureusement mais nous on est cohérent on est à la fois pour défendre la souveraineté et on a toujours été pour défendre la souveraineté ukrainienne comme on est pour défendre la souveraineté par exemple serbe au Kosovo ou dans ou en Arménie par exemple sur le Haut Caraban, on considère que on doit pas remettre en cause militairement la souveraineté des des nations mais avec cohérence euh dans tous les pays du monde, ce qui est pas toujours le cas de de d'autres euh mouvements politiques.
Donc accepter ce plan de paix américain, ce serait une capitulation que c'est ce que dit euh Emmanuel Macron, c'est ce que vous suggérez finalement. Mais c'est c'est pas non mais c'est pas une capulation totale parce que il y aurait encore une armée ukrainienne mais moi je je suis pas dans dans le le justement dans ces entretiens précis et sur le l'accord de paix précis. Vous savez, il y a il y a c'est il y a un flou aujourd'hui quand même sur exactement qu'est-ce qui est demandé par les Américains.
Mais je constate encore une fois que le seul plan de paix qui est qui est réellement étudié et qui a qui compte aux yeux des Ukrainiens et même des Russes, c'est un plan de paix américain. Où est l'Union européenne qui, je le rappelle a une population supérieure aux États-Unis qui est et le le le la grande collectivité de de nations européennes à qui est la plus proche justement de ce conflit et qui aujourd'hui est malheureusement ignoré pour par ceux qui bah doivent choisir justement quelle va être l'orientation du conflit, c'est-à-dire les les deux protagonistes que sont la Russie qui a agressé l'Ukraine et l'Ukraine qui malheureusement était victime de cette agression. Emmanuel Macron qui a annoncé cette semaine le ce service national purement militaire, l'interdiction également des réseaux sociaux au moins de 15 ans, les portables dans les lycées, la lutte contre la désinformation en désignant clairement la Russie comme un ennemi, comme étant à l'origine aussi de de de fausses informations.
C'est c'est une sorte de guérbrite qui est déclarée là. Non, mais on sait que la la Russie bah peut mener cette cette guerre de de différents moyens justement aussi de perturbation euh y compris dans parfois sur des territoires ultramarins. C'est surtout aussi le cas de de l'Azerbaïdjan qui a eu une influence que ce soit dans Antill ou en ou en Nouvelle-Calédonie récemment.
Aujourd'hui, ça fait partie des menaces comme la menace islamiste compte aujourd'hui dans notre pays concrètement sur le territoire. Et là, ça peut toucher directement la métropole aussi avec des cyber cyber. Oui, bien sûr.
Ce que je veux dire, on subit ça et donc euh il faut s'y adapter technologiquement et la la réponse en tout cas de des d'Emmanuel Macron sur le le ce service militaire, il faut être précis. Ça sera donc 10000 jeunes qui le qui feraient ce service militaire en 2026. On montrait à terme à 40 et quelques mill en 2035.
Euh je je pense que c'est un je je parlais tout à l'heure de de justement de de ces FPV, de ces drones terrestres. Je pense que la guerre de demain, elle sera surtout technologique. Mais après, dans ce rapport de force, pouvoir compter sur une force supplémentaire humaine, ça compte bien sûr.
Mais la réflexion qu'on doit avoir sur ce sur ce service que nous on voudrait généraliser, elle est aussi sociale. Je pense que c'est important d'avoir un service qui va transmettre le patriotisme par exemple, qui va former justement à à aussi d'autres enjeux militaires mais qui peuvent être aussi des enjeux de secourisme, des enjeux pour bah essayer de faire en sorte que on s'adapte à des menaces qui peuvent être civiles, des par exemple formés par exemple également avec des pompiers avec tout ce qui les premiers secours et ce qui sont évidemment très importants. Et je voudrais juste dire parce que ça moi ça me parle.
J'ai fait euh une école de gendarmerie à 18 ans. Ça m'a ça a développé mon patriotisme justement de voir les couleurs, de voir cette unité. Alors c'était évidemment aussi facultatif puisque c'est un engagement mais je je suis convaincu que si on généralise ça, on pourra à la fois transmettre ce justement cette unité euh entre les les Français et ce cet amour justement de la France qui est transmis dans le cadre militaire. et ça pourra permettre de retrouver un un lien social plus important parfois avec des gens qui ne se mélangent plus, une jeunesse qui euh est divisée et ça pourra permettre à certains jeunes de se former à des à des enjeux aussi de demain au-delà de de l'enjeu militaire et je pense que c'est très important de généraliser ce service.
Al vous disiez tout à l'heure pour être il faut se faire respecter et pour se faire respecter, il faut être craint et encore faut-il avoir les moyens. Il y aura ce débat à venir le 10 décembre à l'Assemblée avec un vote à l'issue pour déterminer justement quel moyen donner à l'armée et le service national. vous allez y participer.
Euh que comptez-vous dire sur l'orientation justement du du budget ? Plus de dépenses pour la défense ? On a toujours soutenu ça.
Mais nous ça justement quand je parlais de ce rapport de force euh certains disaient "Mais non mais vous ne comprenez pas, l'enjeu aujourd'hui n'est plus militaire et tout." On remarque qu'ils ont eu tort et et nous évidemment qu'on continue de de soutenir le les moyens qui pourraient être mis demain encore plus sur sur la défense. Quand on sait que la Pologne en Union européenne mais va mettre beaucoup d'argent et veut devenir la première armée européenne, l'Allemagne a sa propre ambition. euh on met moins de moyens, on a un des plans moins ambitieux par rapport à ça.
Et si tout à l'heure vous parliez de défense européenne, la défense de l'Europe, c'est la coalition de de grande défense nationale, et bien je j'espère que la France va pouvoir conserver cette première place de première armée européenne, pouvoir compter justement pour aussi influencer d'autres pays européens parce que encore une fois on est dans ce dans ce rapport de force qui est peut être de tout type diplomatique mais qui est quand même lié à cette force militaire parce que pour être respecté il faut incarner une force et une puissance et et on ne peut pas être déclassé aussi dans ce domaineel surtout qu'on a des atouts évidemment avec des grandes entreprises de production militaire qui doivent aussi s'orienter vers des des enjeux technologiques modernes, je l'ai évoqué tout à l'heure, notamment les drones. Jordan Bardella agressé hier dans dans le des Garon un homme s'est jeté sur lui lors d'une séance de dédicace hier après-midi à Moisac. Le président du RN a été exfiltré avant de reprendre la signature de son dernier livre.
Il a porté plainte lui et le RN. Euh vous en savez plus ce matin sur le profil de l'agresseur ? Oui, je crois que je j'ai eu après, c'était un un homme qui se revendique en Tifa, une personne âgée.
Euh ça en dit long aujourd'hui sur la violence de ces euh euh cette mouvance d'extrême gauche euh qui euh euh n'est pas assez combattu judiciairement, qui n'est pas assez combattu aussi par leurs alliés idéologiques de gauche qui leur fournissent, je parle des antifas et ces groupes des salles parfois dans les municipalités de de gauche qui ne refusent de les condamner. Je vais vous dire, je suis Touranjot à Tour. Vous avez des affiches placardées avec écrit décapitons les riches avec écrit euh j'ai la guillotine qui me démange par exemple de ces groupes antifa donc qui app ça en dit long aussi sur la violence politique en général.
Vous en souvenez Emmanuel Macron qui va aussi agressé un G2. Oui mais je juste si je peux me permettre parce que cette violence physique elle va parfois très loin. Nous on a eu Racineux et Léonard à Rennes qui se sont fait tabasser par des antifas qui ces antifas on voulait les lâcher à mort.
Ils ont été sauvés par un drone qui est intervenu justement quand on parle de d'outil moderne. Je pense à Pierre Lecamu à Bordeaux qui a été lyché à à une trentaine d'antifas contre ils étaient je crois quatre ou cinq gratuitement alors qu'il prenait juste un verre. Mais Jean Mardella est aujourd'hui menacé régulièrement mais justement par cette mouvance qui n'est pas combattue.
Et je remarque qu'une gauche qui à juste titre défend la euh ce se ce bat contre la violence faite aux femmes ne dit rien quand ce ces antifas s'en prennent aux femmes de Némésis et à des adversaires politiques ou à des femmes du Rassemblement national. Euh c'est ces cette gauche qui a juste titre combat la peine de mort est prête à accepter que ces groupes appellent au meurtre. Je vous l'ai dit à tour par exemple mais c'est le cas régulièrement appel au meurtre d'adversaire politique.
C'est-à-dire que pour cette gauche quand on est un tueur, un criminel, on ne mérite pas la d'avoir la peine de mort et je le partage mais quand tu es un opposant politique, on pourrait on on ce n'est pas condamnable d'être d'être frappé, massacré parfois et parfois même menacé de mort. Merci infiniment. Merci d'avoir été avec ton suite les informés de l'Europe du côté de Radio France.
Très belle journée à tous. M.
Aleksandar Nikolic