Réunion publique à Draguignan (83) : discours de Jordan Bardella
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Mes amis, quel bonheur d'être dans ce département où je suis venu à plusieurs reprises, notamment à l'invitation de notre maire et ami, l'excellent David Racheline. Salutations également à l'ensemble de nos élus ici présents, à notre délégué départemental Frédéric Bocaletti, ainsi qu'au maire du Luc, avec qui nous étions cet après-midi. Quand on vient ici, on sait qu'on sera bien accueillis et qu'on sera bien compris. Ici, on aime son pays, on a des valeurs et des principes avec lesquels on ne transige pas. Ici, en ces terres varoises, on est fiers d'être français.
Dans le Var, vous le savez, deux mairies sont gérées par le Rassemblement National, Fréjus, bien sûr, avec David Racheline, qui est en terre inconquis, et le Luc, avec Pascal Vérel, qui nous a reçus cet après-midi avec Julie Le Chanteux. Il fait un travail remarquable et sera sans aucun doute, comme David, nous l'espérons tous l'année prochaine, brillamment réélu. Alors je voudrais, mes amis, tout d'abord revenir sur ce qu'est une gestion municipale du Rassemblement National. Une gestion municipale RN, c'est d'abord une gestion des deniers publics en bon père de famille.
Nous, nous savons qu'un euro d'argent public, c'est un euro qui sort de la poche des Français, de votre poche, et qu'on n'a pas le droit de dépenser n'importe comment. Nos élus ne sont pas là pour se servir, mais bien pour servir. À l'heure du ras-le-bol fiscal généralisé, à l'heure où le gouvernement assomme les Français de taxes, nos maires font tout leur possible pour que les impôts locaux soient stables ou diminués. Un maire ne doit pas être un poids de plus. Il doit être un facilitateur de la vie quotidienne, et nos maires l'ont bien compris. Une gestion municipale RN, c'est le souci de la propreté et de la sûreté de nos rues. Dans nos mairies, les policiers municipaux sont soutenus.
On leur donne des moyens, on leur fournit des effectifs, et bien sûr, un armement et un équipement adaptés. Dans le contexte d'ensauvagement que nous vivons, vous le savez, d'explosions, des combriolages et des violences dont personne ne parle, il est bien normal que la police municipale soit armée et équipée en conséquence. Et contrairement à ce que prétendent les fous furieux d'extrême gauche, ceux qui veulent désarmer notre police, cela ne transforme pas, pardon, nos policiers municipaux en cow-boys.
Nos policiers municipaux, nos policiers nationaux, nos gendarmes sont des gens responsables, soucieux de l'ordre public et qui, dans leur immense majorité, font un travail remarquable qui mérite d'être salué. Une gestion municipale RN, c'est l'application concrète, à l'échelle locale, de la révolution du bon sens que nous portons pour la France et pour l'Europe. C'est le respect du bien commun et du service de l'intérêt général. C'est une gestion qui remet les choses à leur bonne place et, en un mot, qui remet l'église au centre du village. Et ce n'est pas un hasard si, élection après élection, les scores du RN augmentent dans les municipalités qu'ils gèrent.
Je le dis souvent, mais essayer le RN, c'est l'adopter. Nous essayer, c'est la preuve que faire autrement, que faire mieux, c'est possible. Une gestion municipale RN, c'est aussi le souci du patrimoine, de nos monuments, de nos églises. Vous le savez, une vague d'attaques sans précédent a touché en 2018 nos églises. De la Manche à la Côte d'Azur, les dégradations, les vols et les profanations de lieux de culte catholique se multiplient dans l'indifférence générale. Ailleurs, dans votre département, la chapelle Notre-Dame de Santé est régulièrement vandalisée. Mais l'on pourrait grainer les exemples dans tout le pays. Qui en parle à part nous ?
Quel apôtre du vivre-ensemble a cru utile de s'en offusquer ? Eux qui sont si sensibles à la lutte contre toutes les discriminations, visiblement la haine de la France pour eux n'est pas un sujet. Alors pour nous, c'est un sujet d'inquiétude majeure. Pour les start-upers fous de la République en marche, nos églises, dont de nombreuses à travers la France, ne sont plus entretenues, faute de moyens. Pour les start-upers fous de la République en marche, nos églises sont de la vieille pierre. Pour nous, quand on s'en prend à nos églises, à notre patrimoine, c'est à nos racines qu'on s'en prend, c'est à la France éternelle qu'on s'en prend et c'est une abjection qui doit être durement condamnée.
Dans ce monde emprunt d'incertitude, nos églises représentent ce que les hommes ont édifié pour s'inscrire dans une œuvre durable, appelée à leur survivre. Les individus ne sont rien s'ils ne s'inscrivent pas dans un ensemble de filiations charnelles et de fidélité. Le souci de sa famille, la chaleur de la tradition que l'on maintient vivante, le fait de vivre sur la terre des générations qui nous ont précédées, tout comme cela donne un horizon commun à nos vies. Un horizon de sens que l'on veut pouvoir transmettre à nos enfants pour qu'ils vivent dans une société décente et un monde durable. Offrir la France en héritage, quel plus beau projet !
La culture française, c'est cette architecture d'œuvres et de valeurs, cette grande charpente au-dessus de laquelle on peut s'abriter, comme l'on peut s'abriter dans la fraîcheur d'une église pour fuir la chaleur estivale. C'est un refuge, un appui et une inspiration. C'est en s'appuyant sur notre culture, sur l'âme française et ses héros que nous redresserons la France. Dans le monde actuel, quel pays réussit en se reniant ? Quel pays attire et séduit en se flagellant ? Aucun. Avez-vous déjà vu Trump ou Poutine ou même Salvini parler une seule fois en mal de leur pays comme le font nos élites démissionnaires ?
Je n'ai jamais entendu Donald Trump dire qu'il n'existe pas de culture américaine. Je n'ai jamais entendu Poutine expliquer qu'il n'existe pas de culture russe. Nous n'avons jamais entendu Matteo Salvini expliquer qu'il n'existe pas de culture italienne. Et par contre, nous avons bien entendu Emmanuel Macron expliquer qu'il n'existe pas de culture française. Alors mes amis, moi je refuse cette repentance permanente qui nous pousse à s'excuser d'être ce que nous sommes. La France est un grand pays avec une grande histoire. Oh, pas toujours parfaite, certes, mais avec une grande histoire. Dans ces élections européennes, nous sommes opposés à des déconstructeurs, à des liquidateurs.
Les amis de Macron sont en un mot des dévastateurs. Ils ont déprécié le travail en poursuivant la directive d'étachement des travailleurs qui créent une concurrence illoyale au sein même de notre pays, en permettant à des travailleurs étrangers venus d'Europe de l'Est, dont les charges sociales sont payées dans le pays d'origine, de travailler chez nous et de faire peser à la baisse sur les salaires. Nous, nous voulons redonner sa juste valeur au travail et permettre à chaque Français de vivre dignement de son salaire. Alors avec nous, la directive d'étachement des travailleurs sera demain évidemment supprimée.
Les élites qui nous dirigent ont fait perdre son sens à l'impôt, en le rendant si lourd qu'il est devenu confiscatoire. Nous, nous voulons la paix fiscale. En desserrant l'étau qui étranglent les Français, petits patrons, fonctionnaires comme ouvriers et employés, mais aussi nos chefs d'entreprise, de TPE, PME, qui sont les premiers créateurs d'emplois, il est temps de rendre aux Français leur argent. Ils laissent encore mourir nos agriculteurs, en les mettant à la merci de traiter de libre-échange et de la concurrence toujours plus féroce. Nous, nous voulons les protéger des prédations extérieures, en instaurant un patriotisme économique et évidemment en organisant un juste échange.
Nous voulons que dans les cantines scolaires de nos communes s'applique le bon sens. Nous voulons que l'on mange le plus possible des produits locaux qui valorisent le travail de nos agriculteurs, de nos producteurs, de nos paysans, avant d'importer des produits du bout du monde, qui bien souvent ne respectent ni nos normes, ni nos règles de production. Enfin, mes amis, ils laissent entrer dans notre pays plus de 400 000 étrangers par an. 400 000 par an. Jamais le niveau d'immigration n'a été aussi élevé dans notre pays. Il y a dans votre département du Var 1,055 000 habitants.
Cela signifie qu'au rythme de 400 000 immigrés accueillis par an, en trois ans, la population du Var serait numériquement dépassée, en trois petites années seulement. Alors ces chiffres sont fous, mais vous les connaissez. Honte à ceux qui, aujourd'hui, dans notre pays, continuent de nier la submersion migratoire qui s'abat sur le pays et qui est en train d'enfragiliser l'unité. Nous ne voulons pas que les Français assistent impuissants à la transformation de certains marchés provençaux du Var en souk islamique. Nous n'accepterons jamais que les lois de la République laissent place dans un certain nombre de territoires à la loi des tribus ou à la loi des fondamentalistes islamistes.
Nos compatriotes voient aujourd'hui méduser la France subir progressivement dans de nombreux territoires une véritable partition. Un pays où ses habitants ne vivent plus côte à côte, mais face à face, comme l'a déclaré il y a quelques mois l'ancien ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui est souvent pris d'un éclat de lucidité au moment de partir. Ça fonctionne toujours comme ça. Alors lorsque je parle d'immigration, les journalistes et mes adversaires me font remarquer en pointant, souligner une contradiction, que Bardella, c'est d'origine immigrée. Alors effectivement, Bardella, c'est d'origine italienne. Je vois que les Italiens sont nombreux dans la salle.
Mais comme beaucoup de Français issus de l'immigration, mes parents sont issus d'une génération qui, elle, s'est intégrée, qui s'est assimilée, qui a travaillé dur, qui aimait la France et qui voulait en être partie intégrante, comme les ancêtres qui l'ont précédée. Chez moi, à la maison, on parlait français. Chez moi, à la maison, revenir avec une mauvaise note de l'école républicaine, ce n'est pas arrivé souvent, mais c'est arrivé, c'était l'assurance de passer une mauvaise soirée. Chez moi, à la maison, on ne me laissait pas traîner toute la nuit dehors.
Ces générations d'étrangers qui ont fait les efforts qu'exigeaient une intégration et une assimilation réussies se sont fondues dans la société française et sont devenues français par l'effort, par l'amour, pour la patrie. Et il n'y a aucune raison, aucune, pour que les générations suivantes soient dispensées du même effort. Visiblement, à la République en marche, l'immigration, la folle politique migratoire menée dans notre pays, n'est pas un sujet. Le grand débat, cette farce à 12 millions d'euros, aura esquissé soigneusement cette question pourtant centrale.
Les enquêtes d'opinion le montrent, l'une des préoccupations majeures des Français et des Européens, c'est la lutte contre l'immigration sauvage et évidemment la régulation des flux migratoires. Nous dire que ce sujet n'intéresse pas les gens, c'est un mensonge. Mais je dirais, de la part de la République en marche, c'est un mensonge de plus. Et vous l'avez vu récemment, les pourfendeurs autoproclamés de fake news, ceux qui chassent les fake news, sont en effet devenus les premiers producteurs de fake news.
Quand la nouvelle porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, déclare « J'assume de mentir pour protéger le président », elle transforme le mensonge en un argument politique, légitime, en une façon normale de prendre part au débat public. On pourrait évoquer plus récemment quelqu'un que vous connaissez, puisqu'il est issu de votre région, Christophe Castaner, qui fait simplement... Franchement, la meilleure réponse qu'on peut lui adresser, c'est le 26 mai dans les urnes. Parce qu'il fait chaud chez vous dans le bar.
Alors on pourrait évoquer évidemment Castaner, qui fait simplement d'un mouvement de foule, vous l'avez vu, devant l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, une attaque inédite contre un hôpital. Après cinq mois d'échec dans le maintien de l'ordre, après avoir failli à rétablir l'ordre dans nos quartiers, après des jours à mentir, à se coucher face à l'extrême-gauche qui a tout cassé dans nos villes, à salir, à se mettre en scène de façon ridicule, Christophe Castaner devrait avoir la décence de se taire et de partir en remettant sa démission.
Macron, Castaner, l'oiseau, qui elle aussi a été prise la main dans le pot de Nutella, ce ne sont pas les seuls à mentir dans cette campagne électorale. Et je voudrais attirer votre attention sur le candidat des Républicains, M. Bellamy, sur les plateaux de télévision, où dans ses meetings, il ose déclarer qu'il est contre la répartition et la relocalisation des migrants dans les villes et dans les villages françaises. La vérité, c'est que les eurodéputés et les Républicains ont tous, sans exception, voté pour la relocalisation des migrants dans les villes et dans les villages français.
Ils ont voté jusqu'à récemment, bien avant les élections, puisqu'ils ont changé leur fusil d'épaule depuis, en faveur des crédits d'adhésion à la Turquie, à l'Union européenne. L'adhésion à l'Union européenne d'un pays musulman de 82 millions d'habitants, situé en majorité en Asie, dirigé par un sultan, l'islamo-conservateur Erdogan. Eh bien, les eurodéputés et des Républicains ont voté les crédits pour faire adhérer la Turquie. Il faut que ça se sache et nous continuerons évidemment de le dire jusqu'au 26 mai. Car, mes amis, nous n'acceptons pas cette duplicité qui consiste à dire en France, comme le font très bien les Républicains, le contraire de ce qu'ils font à Bruxelles.
Notre liste à nous est contre la répartition obligatoire des quotas de migrants, contre les débarquements de bateaux remplis de clandestins, contre l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Eh bien, figurez-vous qu'à Bruxelles, nous avons tous voté contre ces mesures. Car nous, mes amis, nous disons la même chose que ce que nous votons à Bruxelles. Dire ce que l'on pense, dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit, c'est cela, respecter les Français et c'est cela, avoir des convictions. Alors, aux électeurs de droite qui hésitent peut-être à quelques jours des élections européennes, je leur dis faites comme Mariani plutôt que comme Bellamy.
Osez le vote pour vos véritables convictions. Osez rejoindre ceux qui pensent comme vous, qui disent comme vous et surtout, qui font comme vous. Le 26 mai, mes amis, aucune voix patriote ne doit manquer à l'appel. Le 26 mai, nous aurons besoin de toutes les voix patriotes, qu'elles viennent de gauche comme de droite, pour s'opposer à la politique d'Emmanuel Macron. J'aime beaucoup cette citation d'Albert Camus qui a déclaré lorsqu'il a reçu le prix Nobel de littérature en 1957, « Chaque génération se croit vouée à refaire le monde. La mienne, c'est pourtant qu'elle ne le refera pas, mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.
» Alors, notre tâche à nous est immense, mes amis, empêcher que la France ne se défasse et empêcher qu'elle ne se fracture. Car je n'accepte pas que la France soit repeuplée dans quelques années par des vagues migratoires venues de l'extérieur du continent européen. Je n'accepte pas que la France soit rachetée en petits morceaux par les appétits chinois, qataris ou américains. Car je n'accepte pas et je n'accepterai jamais, en l'occurrence, que la France, que la grande nation française demande la permission à la Cour européenne des droits de l'homme avant d'expulser un islamiste.
Je n'accepte pas que la France, mère des arts, des armes et des lois, se voit imposer des directives imbéciles par des gens que les Français ne connaissent pas et qu'ils n'ont pas élus. Je n'accepte pas que la France, que le pays que nous aimons, soit sommé d'abandonner sa culture, ses traditions, ses racines, bref, en un mot, son identité sous les coups de boutoir du communautarisme. Je n'accepte pas non plus que la France, première puissance agricole d'Europe, laisse sacrifier ses paysans, ses agriculteurs, ses producteurs, sans rien dire. Je n'accepte pas non plus que la France, sixième puissance mondiale, sorte de l'histoire par la petite porte.
Alors, mes amis, si comme moi, vous n'acceptez pas que ces mots deviennent une fatalité, il y a une chose à faire, c'est voter. Et c'est voter le 26 mai pour arrêter Emmanuel Macron. Il nous reste 16 jours, 16 petits jours, 16 jours pour refuser le renoncement, 16 jours pour réaffirmer ce que nous sommes et nous faire entendre, pour réaffirmer ce que nous sommes, à savoir des Français, des Français fiers, les propriétaires de la Maison France et qui entendons le rester pour des siècles encore. Six jours, mes amis, pour stopper Emmanuel Macron et porter cette révolution du bon sens en Europe.
Mes amis, dans 16 jours avec nous, la France et les Français relèvent la tête, vive la République et vive la France !
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