Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC à vous (sur YouTube)· 29 janvier 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueSantéInstitutions & élections

Fin de vie : Marina Carrère d’Encausse réagit - C à Vous

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Vous avez été choquée par les propos de F.Bayrou qui alimentent des fantasmes et des contrevérités ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Mais la Belgique, c'est le contre-exemple, le fantasme des dérives de l'euthanasie ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Des soignants qui aident beaucoup de Français à mourir qui n'ont pas le droit de le faire en France ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    F.Bayrou a confirmé son souhait de scinder en 2 le texte sur la fin de vie ?

  • 4:30RelanceRéponse directe

    C'est un processus démocratique qui est enrayé ?

  • 5:30OuverteRéponse partielle

    Hier soir, "Enquête de santé" était consacrée à la maladie de Parkinson ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:15M.Carrère d'EncausseChiffre
    « En 2016, a eu lieu le 1er cas d'euthanasie pour un mineur qui était en phase terminale de cancer. Depuis, il y en a eu 5 autres. Ca fait 6 mineurs en 6 ans. »
  • 1:45M.Carrère d'EncausseChiffre
    « C'est 3,1 % des patients qui meurent par euthanasie. »
  • 4:00M.Carrère d'EncausseChiffre
    « C'est une volonté de 240 députés qui ont signé ce texte. »
  • 7:00M.Carrère d'EncausseFait
    « On pense que l'environnement... On sait que les pesticides, c'est une maladie professionnelle reconnue pour les agriculteurs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- F.Bayrou: Vous parliez de la Belgique. On a apporté cette aide à mourir à des adolescents simplement parce qu'ils étaient mal dans leur peau.

Ceux qui disent "c'est mon droit de choisir de mourir", ils ont le droit de le dire. Ceux qui disent "je vois des risques", ils ont le droit de le penser. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, M.Carrère d'Encausse.

Vous êtes aux commandes de "Enquête de santé" sur France 5 et de "Carnet de santé" sur France Culture. Le droit à mourir dans la dignité est l'un de vos combats. Vous avez aussi été choquée par les propos de F.Bayrou qui alimentent des fantasmes et des contrevérités? - M.Carrère d'Encausse: On parle de choses graves et essentielles.

Il faut des chiffres et des faits. On les a. Dans les pays qui ont légalisé l'euthanasie ou le suicide assisté, ces histoires terribles sont évaluées a priori ou a posteriori du geste selon le pays et sont recensées.

On a tout ce qu'on a besoin de savoir. En Belgique, en l'occurrence, ça a ému en l'occurrence les soignants belges. L'euthanasie a été dépénalisée en 2002 et ouverte aux mineurs en 2014.

Et ce, sauf pour les affections psychiatriques. Les mineurs qui peuvent bénéficier de ce geste, ce sont des cas de souffrance physique constante et insupportable liés à une maladie grave et incurable avec une mort attendue à brève échéance et avec une capacité de discernement évaluée par des pédopsychiatres et avec l'accord des parents. En 2016, a eu lieu le 1er cas d'euthanasie pour un mineur qui était en phase terminale de cancer.

Depuis, il y en a eu 5 autres. Ca fait 6 mineurs en 6 ans. Aucun pour des affections qui ne soient pas médicales. - A.-E.Lemoine: Mais la Belgique, c'est le contre-exemple, le fantasme des dérives de l'euthanasie.

C'est un argument qui revient systématiquement chez les opposants. - M.Carrère d'Encausse: Ca heurte profondément les soignants qui font ce geste avec énormément d'éthique.

Ceux que j'ai rencontrés me disaient que c'est un geste qui n'est pas banalisé, qui reste douloureux pour eux. "On le fait parce que ce sont des patients qu'on accompagne depuis toujours, mais c'est douloureux. On débriefe avec nos collègues.

On ne va pas travailler après parce que c'est lourd, comme geste." Il n'y a pas eu d'explosion de cas. C'est 3,1 % des patients qui meurent par euthanasie.

Il y a une vraie rigueur et une vraie éthique. Il faut le reconnaître aux soignants belges. - A.-E.Lemoine: Des soignants qui aident beaucoup de Français à mourir qui n'ont pas le droit de le faire en France. - M.Carrère d'Encausse: Des patients français qui y vont car ils ont plus de chances que d'autres malades car ils ont les moyens de voyager, une famille ou des amis qui peuvent les accompagner et qui vont chercher en Belgique ce qu'ils ne peuvent pas avoir en France avec le cadre qui est pratiquement le texte de notre loi aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou a confirmé son souhait de scinder en 2 le texte sur la fin de vie, l'un sur les soins palliatifs et l'autre sur un nouveau droit à mourir.

Ca inquiète les défenseurs de ce nouveau droit. - M.Carrère d'Encausse: Ce n'est pas cohérent.

C'est un continuum, ce texte. Les soins palliatifs qui résolvent les problèmes de 85 % des patients en fin de vie qui auraient besoin d'un geste...

C'est l'ensemble des patients en fin de vie qui sont concernés par l'un, l'autre ou les deux textes. Ca doit être un seul texte. Il faut rappeler que ça a été un souhait du candidat Macron, du président E.Macron, une volonté de la convention citoyenne, qui est le modèle de démocratie par excellence.

C'est une volonté de 240 députés qui ont signé ce texte. - A.-E.Lemoine: C'est un processus démocratique qui est enrayé... - M.Carrère d'Encausse: Parfaitement.

Le Premier ministre a tout à fait le droit d'avoir ses convictions. Mais la femme de V.Giscard d'Estaing avait dit que son mari avait mis ses convictions de côté concernant l'IVG.

C'est un processus depuis des années. Il a le droit d'avoir ses convictions, mais ce sont les siennes. - E.Tran Nguyen: Hier soir, "Enquête de santé" était consacrée à la maladie de Parkinson.

C'est l'une des maladies neurodégénératives les plus fréquentes en France. Il y a 270 000 personnes atteintes avec 25 000 nouveaux cas chaque année. On découvrait Cathy qui prenait jusqu'à 17 cachets par jour.

Après son opération, sa vie a changé. - Tous les gestes me demandent un effort. Il faut que je calcule et que j'anticipe tout.

J'ai des amplitudes Entre les phases on et off qui sont ingérables pour la vie quotidienne. Je voudrais, mais je ne peux plus parler. Je suis en hyperventilation.

Je ne marche plus. Je ne peux plus manipuler quoi que ce soit. -2 jours après l'opération de Cathy, je suis de retour au CHU de Rouen.

La voix de Cathy a changé. Ses mouvements incontrôlables ont disparu. - E.Tran Nguyen: La recherche avance beaucoup.

Des électrodes peuvent être implantées dans le cerveau pour réduire les tremblements. C'est le cas de Cathy. - M.Carrère d'Encausse: Elle était sur notre plateau hier, un mois et demi après son opération.

C'était une renaissance. Elle prend 5 ou 6 cachets au lieu de 17. Elle va reprendre son travail qu'elle avait arrêté depuis longtemps.

C'est extraordinaire. Cette intervention ne concerne que 15 à 20 % des patients atteints de Parkinson. Ce n'est pas pour tous les patients. - E.Tran Nguyen: Et sur les causes de cette maladie, on ne sait toujours pas? - M.Carrère d'Encausse: Non.

On constate qu'il y a de plus en plus de patients jeunes concernés. On pense que l'environnement...

On sait que les pesticides, c'est une maladie professionnelle reconnue pour les agriculteurs. Les riverains, il faut être concernés. Ce sont des études compliquées à faire.

Mais l'environnement joue pour expliquer cette augmentation de cas et des patients de plus en plus jeunes. - A.-E.Lemoine: Hier, on apprenait la disparition de C.Laborde de la maladie à corps de Lewy. - C.Laborde: Il y a des mots qu'en effet, je peux dire car je maîtrise presque suffisamment la langue.

Il y a d'autres moments où...

Ce sont des moments très douloureux. Je ne suis pas là pour pleurer. Je suis là car vous m'invitez et vous essayez avec moi de comprendre ce qu'est cette maladie.

Je ne sais plus où j'en suis. - A.-E.Lemoine: C.Laborde nous rappelait à quel point il était essentiel de nommer une maladie.

Sans nom, elle a moins de financement? On mobilise plus autour de maladies nommées? - M.Carrère d'Encausse: Effectivement.

Parkinson, ce sont 270 000 cas. Là, la maladie à corps de Lewy, ce sont 200 000 cas. On la connaît très mal.

C'est un mélange de signes entre le Parkinson et l'Alzheimer. Le Parkinson est souvent fait avec retard. C'est dramatique, car il y a des traitements.

Des traitements qui permettent de ralentir, pendant des années,