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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 25 octobre 2021 14 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Le 5 sur 5 - L'investiture d’Anne Hidalgo et l’affaire Alec Baldwin - C à vous - 25/10/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:34OuverteRéponse directe

    Madame Hidalgo, pourquoi préciser que vous iriez jusqu'au bout ?

  • 5:01OuverteRéponse partielle

    Vous pensez qu'elle peut gagner l'élection ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:55Invité politiquePromesse
    « A baisser l'âge du vote à 16 ans, nous le ferons en France. »
  • 3:59Invité politiqueChiffre
    « Un ISF climatique pèsera sur les ménages les plus aisés, dont d'ailleurs le patrimoine émet le plus de carbone. »
  • 4:06Invité politiquePromesse
    « L'égalité totale des salaires en 5 ans. »
  • 4:10Invité politiquePromesse
    « Nous créerons un service public de la petite enfance, une assurance chômage universelle. »
  • 4:16Invité politiquePromesse
    « L'encadrement des loyers sera généralisé. »
  • 4:20Invité politiquePromesse
    « Nous ouvrirons à celles et ceux qui le veulent, le droit de mourir dans la dignité. »

Temps de parole

  • Invité32 %
  • Invité 228 %
  • Anne Hidalgo8 %
  • Invité 37 %
  • Invité 47 %
  • Invité 54 %
  • Invité 64 %
  • Invité 73 %
  • Invité 83 %
  • Présentateur3 %

7,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

C'est tout un symbole, le prix du pain augmente. Un symbole parce que le prix du pain, normalement, c'est la dernière chose que l'on touche, même en cas de crise ou en cas d'inflation. Preuve avec la ligne de cette courbe que vous allez voir. C'est une courbe assez stable en fait. Le prix de la baguette n'a augmenté que de 37 centimes en 30 ans. La bouille de la baguette coûtait 53 centimes en 1992. Elle est à 90 centimes aujourd'hui. Or là, en quelques jours, elle pourrait augmenter de 5 voire de 10 centimes. Pour en avoir le cœur net, Anaïs Recouli et Audrey Payas ont mené l'enquête dans une boulangerie du 16e arrondissement de Paris.

Ici, le boulanger n'a pas touché au prix de la sacro-sainte baguette. En revanche, il a augmenté le prix des autres pains. On a décidé d'augmenter que nos pains spéciaux. C'est-à-dire toute la gamme de pains spéciaux. On n'augmentera pas la baguette classique ni la baguette de tradition. Voilà pourquoi c'est un choix qu'on a fait nous en interne pour continuer à garder la proximité avec nos clients et de ne pas impacter de trop leur pouvoir d'achat, sachant que tout augmente au jour d'aujourd'hui. Une astuce pour préserver le client, mais même ici, dans les beaux quartiers de la capitale, la hausse des prix du pain ne passe pas inaperçue.

L'augmentation du prix de la farine et des céréales, au fait. Le blé a pris 30% et du coup, on est impacté sur la farine au niveau de 15% d'augmentation. Il faut qu'ils gagnent leur pain aussi. Donc voilà, compréhensible. On n'a pas le choix, à part faire le pain moi-même, mais je pense que c'est ce que je vais faire. Mais on est obligé, on sera obligé quand même de suivre. Vous allez continuer à en acheter ? Bien sûr. Au moins, qu'est-ce que je vais vous dire ? C'est un mal nécessaire, j'ai envie de dire. Les clients n'ont pas le choix et à écouter le boulanger, lui non plus. On a besoin de rester dans nos marges et dans nos coûts, au fait.

Et du coup, c'était vraiment une décision qui était obligatoire à prendre. Aujourd'hui, on travaille avec un four électrique, quasiment tout est électrique chez nous. Et du coup, c'est vrai, avec l'augmentation aussi de l'électricité, on est obligé de... ça fait partie de l'augmentation. Il n'y aura peut-être pas que le pain qui augmentera par la suite. Peut-être aussi les pâtisseries, peut-être également les salades ou les sandwiches. Parce que le packaging, l'emballage augmente aussi. Tout augmente en fait. Mais selon les spécialistes, à partir du moment où les prix du pain augmentent, ils ne redescendent plus, même en cas de baisse des prix du blé.

C'est en tout cas ce qui a été observé les dernières années. Anne Hidalgo a choisi Lille pour son premier meeting de campagne. Oui, elle avait eu beau se déclarer officiellement candidate à Rouen le 12 septembre dernier. Depuis, il n'y a plus de grand discours. Alors ce week-end, ce rendez-vous donné à Lille a été vu comme le premier vrai meeting de campagne. Autrement dit, la première fois qu'Anne Hidalgo a endossé le rôle d'une présidente de la République potentielle. Louis Amart et Audrey Payas y étaient. Alors c'est bien une ambiance de campagne qu'on a vue. Mais pour être vraiment candidat ou candidate à la présidence, il faut afficher ses soutiens.

Anne Hidalgo a choisi Lille parce que son soutien de première ligne, c'est une autre femme politique, la maire de la ville du Nord, Martine Auré. Est-ce qu'elle a besoin d'être relancée cette campagne ? Elle a besoin d'être lancée puisque c'est le premier jour où elle est investie. Pas d'inquiétude à la lecture des sondages ? Moi je regarde qui elle est, je regarde ce que veulent les Français et ça me rassure. Les gens en ont assez de la haine, de repousser les autres, de ces inégalités croissantes, de ces discours sans fin et surtout sans suite. Voilà, ils veulent retrouver la politique et je pense qu'Anne a toutes les qualités pour cela. Donc c'est une candidature pour gagner ?

Ah bah oui, oui, oui, c'est une candidature pour gagner. Autre figure présente samedi à Lille, il y avait l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, le secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le sénateur socialiste Patrick Cannaire, l'ancienne ministre et actuel conseiller régional Najat Vallaud-Balkacem. Voilà pour les soutiens, mais une campagne lancée, ça veut aussi dire des propositions.

3:55
Anne Hidalgo

A baisser l'âge du vote à 16 ans, nous le ferons en France. Un ISF climatique pèsera sur les ménages les plus aisés, dont d'ailleurs le patrimoine émet le plus de carbone. L'égalité totale des salaires en 5 ans. Nous créerons un service public de la petite enfance, une assurance chômage universelle. L'encadrement des loyers sera généralisé. Nous ouvrirons à celles et ceux qui le veulent, le droit de mourir dans la dignité.

4:29
Invité

Enfin, une candidate en campagne, ça cherche à convaincre des militants. Pourquoi elle ne prend pas la campagne d'Anne Hidalgo ? Ça y est, aujourd'hui, elle commence. Il ne faut pas anticiper les choses. Quand on part dans une campagne, c'est pour faire entendre nos idées, notre projet, et pour gagner si possible. Écoutez, une campagne électorale, si vous partez perdant, vous ne risquez pas de gagner.

4:53
Présentateur

Il faut maintenant que cette campagne d'Anne Hidalgo se développe, que les propositions soient entendues, et aujourd'hui, c'est un point de départ. Donc, avant l'heure, ce n'est pas l'heure, et l'heure, c'est maintenant. Vous pensez qu'elle peut gagner l'élection ?

5:03
Invité

Je n'irai pas jusque-là. Je pense qu'il faut se battre pour qu'elle fasse un score honorable. Certains restent prudents pour ne pas dire sceptiques, car certes, la campagne vient tout juste de démarrer. Mais pour l'instant, Anne Hidalgo ne dépasse pas les 6% d'intention de vote. Ça, c'est pour les sondages les plus optimistes. Et malgré ça, elle ira jusqu'au bout. Elle n'a cessé de le répéter. Du coup, Louis Amard et Audrey Payas ont voulu être bien sûres. Pourquoi vous avez précisé que vous iriez jusqu'au bout ?

5:30
Locuteur

Merci.

5:31
Invité

Madame Hidalgo, un petit mot, s'il vous plaît. Merci. Madame Hidalgo, pourquoi préciser que vous iriez jusqu'au bout ? Merci. Bon, c'est un échec. Mais ira-t-elle jusqu'au bout ? Pourrait-elle se rallier à Yannick Jadot, par exemple ? Lui, c'était bien rallié à Benoît Hamon en 2017, au nom du rassemblement. Au tour de Marc Fauvel et Salia Vrakia, de tenter la question ce matin sur France Info.

5:52
Anne Hidalgo

Je vais porter cette voix et ses propositions partout en France, auprès des Françaises et des Français. Et ils verront aussi. Et puis, ça suffit, quoi. La République, son visage, il est aussi féminin. Et les femmes, elles sont là pour quoi ? Pour dire, je m'écarte, je... Voilà, quand vous entendez les leaders des Verts ou Yannick Jadot expliquer qu'ils tendent la main pour un accord, mais qu'il faut que ce soit derrière eux, ça s'appelle vraiment tendre la main, ça ?

6:18
Invité

C'est ce qui s'est passé il y a cinq ans dans l'autre sens.

6:20
Anne Hidalgo

Eh bien, écoutez, peut-être que ça s'est passé dans l'autre sens, mais en tous les cas, là, ça ne se passera pas comme ça.

6:25
Invité

Question qui devait être légèrement agacée. Vous voulez dire un mot, Gilbert Deray ?

6:29
Présentateur

En écoutant, je me disais que j'ai l'âge de pouvoir citer un titre d'un livre d'Alexandre Adler, « J'ai vu mourir un monde ancien ». Et moi, j'ai vu 1981, François Mitterrand et mourir. Un parti qu'on croyait éternel.

6:41
Invité

Le Parti socialiste. De nouvelles révélations ce soir dans le 5 sur 5 sur le tir mortel de l'acteur Alec Baldwin. Baldwin, oui, dire qu'il y a fait deux victimes, je le rappelle. Ailina Hutchins, 42 ans, directrice de la photographie de ce film, Rust, qui a été touchée au ventre et qui a perdu la vie. Deuxième victime, le réalisateur du film, Joël Souza, qui a été, lui, touché à l'épaule, blessé. Il est sorti de l'hôpital et il s'est exprimé pour la première fois. Et on peut, grâce à ses déclarations à la police, visualiser un peu mieux comment la scène s'est déroulée. Alors, la voici, on vous a fait une petite animation pour bien comprendre. C'était donc lors d'une répétition.

Joël Souza et Ailina Hutchins sont côte à côte derrière la caméra pour regarder l'angle de vue d'une scène. Au même moment, l'acteur Alec Baldwin a dégainé son arme et a pointé son revolver vers l'objectif de la caméra. Une arme que tout le monde pensait sûr, puisque le terme « arme froide » a été entendu par plusieurs membres de l'équipe juste avant le tir. Arme froide, cette indication, c'est un élément décisif pour les enquêteurs. Un enquêteur qui s'intéresse de près à deux personnes de l'équipe du tournage. L'assistant réalisateur, c'est lui qui a crié « arme froide » avant de donner l'arme à l'acteur Alec Baldwin.

Un homme décrit comme expérimenté, mais qui est aussi la cible de nombreuses critiques. Ce qui a mis la puce à l'oreille des enquêteurs, c'est l'appel au service de secours au moment où le drame a eu lieu. Ce putain d'œuf, la colère de cette femme vise donc ce Dave Holtz. Et son témoignage coïncide avec un autre témoignage, une autre professionnelle du cinéma qui dénonce les méthodes de travail de ce même assistant réalisateur sur d'autres tournages. Pour sa défense, Dave Holtz dit qu'il ne savait pas que l'arme était chargée à balles réelles. C'est là qu'on en vient à la deuxième personne qui intéresse les enquêteurs. C'est Anna Gutierrez-Reed, 24 ans, l'armurière du film.

C'est elle qui avait préparé l'arme à feu d'Alec Baldwin, mais aujourd'hui, son inexpérience est pointée du doigt. Avant Rust, elle n'avait travaillé que sur un seul film. Et dans un podcast, elle parlait de la manière dont elle avait été formée. C'était seulement en septembre dernier. Bonsoir Philippe Guedj, journaliste spécialiste du cinéma pour le magazine Le Point. Merci de votre présence ce soir. Vous avez beaucoup enquêté sur cette affaire. C'est un traumatisme pour le cinéma aux Etats-Unis, mais aussi en France ? Oui, c'est vrai que les armuriers du cinéma sont extrêmement sollicités sur beaucoup de productions en France, même si c'est en proportion beaucoup moindre qu'aux Etats-Unis.

Mais par exemple, Christophe Marathier, qu'on a interviewé dans l'article que nous avons publié vendredi, suite à Sodram, et donc Christophe Marathier, qui est l'un des armuriers principaux du cinéma français, qui travaille beaucoup dans le cinéma et les séries télé, nous a expliqué que lui et ses confrères redoutaient, bien sûr... Un tel accident ? Bien sûr, redoutaient. Alors, c'est leur hantise, bien sûr, mais ils estiment qu'il y a tellement de précautions vraiment en France. Le maniement d'armes à feu sur les plateaux de cinéma et de séries télé en France est encadré très étroitement par décret.

Et donc, il y a plusieurs niveaux de sécurité qui rendent ce genre d'accident en France, a priori, vraiment impossible virtuellement. Ce qui redoutait, ce que je voulais dire surtout, c'était que ce qui s'est passé aux Etats-Unis déclenche une réflexion, une remise en cause globale de leur métier, qui pourtant est très encadré.

Et d'ores et déjà, sur le tournage, sur un des prochains tournages sur lequel Christophe Marathier va travailler, qui est le prochain film d'Olivier Marshall, Overdose, donc il va tourner des séquences d'action sur ce film, ça va commencer à peu près à la mi-novembre, il a déjà anticipé qu'il allait falloir renforcer les processus de sécurité, faire des réunions avec les équipes techniques pour les rassurer, parce qu'il a reçu des coups de fil, des mails de gens d'ores et déjà inquiets de savoir comment la sécurité est assurée sur ces scènes qui impliquent des armes à feu. Et je pense vraiment qu'on va avoir un avant et un après cette terrible tragédie.

L'arme utilisée par Alec Baldwin, elle était censée être froide, c'est ce qu'on a entendu. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'elle n'avait aucune balle ou des balles à blanc, ce qu'on appelle les balles à blanc ? Alors, elle était censée ne contenir, quand on dit arme froide, ça veut dire que l'arme n'est censée contenir aucun projectile. Une balle à blanc, c'est une balle, d'ailleurs l'expression est un peu inappropriée, parce qu'en fait c'est une munition à blanc, elle ne contient pas de balle à proprement parler, il n'y a pas de projectile, c'est un étui dans lequel il n'y a que de la poudre et l'amorce, et il y a un effet de petite flamme lorsque vous tirez.

Et donc quand il disait, quand l'assistant réalisateur a dit arme blanche, arme froide, pardon, ça veut dire qu'il n'y avait pas de projectile dans cette balle. C'est ce qu'on utilise aussi en France, les balles à blanc ?

Alors, oui, oui, en France, comme aux Etats-Unis, on utilise essentiellement de vraies armes sur ces plateaux, mais qui ne contiennent aucune balle réelle, aucune balle réelle, et ça Christophe Maratine a beaucoup insisté sur ce plan-là, ce ne sont que des balles à blanc, et donc ce qu'on appelle des balles à blanc, ou des munitions à blanc, ce sont vraiment des munitions sans projectile, qui n'envoient aucun projectile, qui peuvent blesser si elles sont utilisées à bout portant, de façon très proche des corps, et elles peuvent blesser parce qu'il y a parfois des résidus de poudre incandescentes qui sortent du canon, et il peut avoir, si l'arme a mal été inspectée, peut-être un résidu de projectile qui est resté, qui n'a pas été éjecté lors d'une précédente utilisation.

En quelques mots, Philippe Guetsch, les conséquences sur la carrière d'Alec Baldwin, elles vont être considérables ? – Même si c'est évidemment un accident, mais c'était un militant anti-NRA ? – Oui, c'est une tragédie personnelle. – Il faut préciser qu'il est producteur de ce film.

– Voilà, c'est ce que j'allais dire, là où ça risque d'être problématique pour lui, dans les jours et les semaines à venir, quand l'enquête va nous révéler davantage de choses, c'est qu'en effet, il est coproducteur du film, il y a sept maisons de production sur ce film, mais lui, via Eldorado, sa société, il est quand même l'un des producteurs, et quand des responsabilités vont être mises à jour concrètement par la police locale, c'est évident que tout le monde va finir par se renvoyer la balle.

Là, pour l'instant, le chef électricien du film pointe du doigt ce qu'il a appelé le non-professionnalisme des gens qui étaient supposés vérifier la sécurité des armes, mais vous imaginez bien que ces gens-là, quand ils vont être, si jamais à un moment la police les met en cause concrètement, ils vont peut-être se retourner contre la production. Il y a un débat aux États-Unis sur l'explosion des tournages dus au streaming, notamment, qui fait que les conditions de tournage, et parfois les conditions de sécurité sur les tournages de ce genre de films, ne sont pas toujours respectées, sont moins bien respectées qu'avant. Donc, affaire à suivre.

Merci beaucoup, Philippe Guetsch, d'être venu ce soir sur le podcast, c'est à vous.