49.3 activé, Barnier proche d'être censuré
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:39FerméeÉludée
32-16 pour le dire au G, le dire aux grandes gueules, M. Jérôme Marti ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Mais au-delà de ça, surtout, ce que ça nous montre, c'est qu'encore une fois, on a un parlement qui est fait de groupes qui ne peuvent pas s'entendre entre eux.
- 8:21RelanceRéponse partielle
Donc aujourd'hui, il va bien falloir, non mais, donc M. Barnier va tomber, il a sa part de responsabilité, la LFI a sa part de responsabilité, le RN également, et je pense par ailleurs pour terminer, avec, comme Bruno d'ailleurs, quand, parce qu'encore une fois, LFI est critiqué, mais enfin, on a accepté de dealer avec eux, on leur a donné la majorité au bureau de l'Assemblée nationale, bravo, d'accord ?
- 10:24OuverteRéponse directe
Surtout, il y a deux possibilités. Il y avait un autre scénario où il pouvait présenter le budget, soumettre au vote, et éventuellement ensuite y aller par ordonnance.
- 12:09OuverteRéponse directe
Et quand tu regardes, quand tu écoutes un peu ce qui monte un petit fond actuellement, cette chose-là c'est qu'on a l'impression qu'on assiste à des débats pour des intérêts persos, des intérêts partisans et que la France elle est l'oubliée.
- 13:47OuverteRéponse directe
Très franchement, à qui la faute ? Est-ce que vous trouvez ça inquiétant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Invité politiqueFait
« En tout cas, c'est un Michel Barnier humilié hier, humilié par Marine Le Pen parce que finalement, il avait tout cédé. »
- 1:15Invité politiqueFait
« D'ailleurs, jusqu'au dernier moment, le déremboursement des médicaments, il avait publié un communiqué de presse pour dire qu'il y renonçait alors que c'était même pas dans le budget de la Sécu. »
- 1:56Invité politiqueFait
« Je vous conseille de lire la motion de censure rédigée par la France Insoumise, dans laquelle il y a le refus de supprimer l'aide médicale d'État et la dénonciation de l'extrême droite. »
- 3:48IntervenantFait
« Il s'est attaqué par exemple au financement de la MEE, qui pour nous est un temple pour la médecine. »
- 5:53IntervenantChiffre
« Il a baissé la ME de 200 millions, 1,3 milliard, ça coûte. »
- 6:31Invité politiqueFait
« S'il avait su, puisque c'est un fin négociateur, de la même façon qu'on a eu un fin économiste qui nous a fait 1 000 milliards de dettes, on nous a dit que c'est un fin négociateur, il a négocié le Brexit. »
- 6:58Invité politiqueFait
« Les premiers qui vont faire tomber Barnier et qui vont lui pourrir son gouvernement, c'est les attalistes. »
- 8:21Invité politiqueFait
« Les institutions de la cinquième ne sont pas faites pour des blocs, pour trois blocs. C'est fait pour des majorités. »
- 9:05Invité politiqueFait
« LFI est critiqué, mais enfin, on a accepté de dealer avec eux, on leur a donné la majorité au bureau de l'Assemblée nationale, bravo, d'accord ? »
- 9:15Invité politiqueFait
« Le Rassemblement national est le premier groupe politique à l'Assemblée, il n'a aucun poste au bureau. »
- 10:45Invité politiqueFait
« Il a les macronistes à l'intérieur de son gouvernement qui lui foutent tout par terre ce week-end. »
- 12:53Invité politiquePromesse
« Les socialistes disent, le prochain Premier ministre doit s'engager à ne pas utiliser le 49.3. »
- 13:17Invité politiqueFait
« Vous savez très bien que ça allait se terminer par le 49.3, puisque de toute manière Barnier n'avait pas de majorité. »
Temps de parole
- Marine Le Pen34 %
- Marine Le Pen 226 %
- Intervenant21 %
- Présentateur7 %
- Intervenant 26 %
- Intervenant 32 %
- Présentateur 22 %
≈ 2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nous sommes parvenus désormais à un moment de vérité qui met chacun devant ses responsabilités.
J'ai peur ! Vous pouvez me le faire dire ? Tu vas me démolir ? Je te le dis, j'ai peur !
C'est maintenant à vous, députés, de décider si notre pays se dote de textes financiers responsables ou alors si nous entrons en territoire inconnu.
Je vais vous dire ma colère et dire au Premier ministre la responsabilité immense qu'il prend en refusant continuellement le dialogue. C'est un scandale et c'est triste pour la République. La République, c'est moi ! D'où que viennent ces motions de censure ? S'il y en a une ou plusieurs, nous voterons ces motions de censure. Mais ce que c'est que je pince !
Louis Gerbier aujourd'hui dans les GG, dans les Grandes Gueues, il avait le visage grave, le ton solennel Michel Barnier. Hier après-midi à l'Assemblée nationale, ce sera peut-être l'un des gouvernements, c'est le gouvernement le plus éphémère de la 5e.
En tout cas, c'est un Michel Barnier humilié hier, humilié par Marine Le Pen parce que finalement, il avait tout cédé. D'ailleurs, jusqu'au dernier moment, le déremboursement des médicaments, il avait publié un communiqué de presse pour dire qu'il y renonçait alors que c'était même pas dans le budget de la Sécu. Vraiment ! C'est-à-dire qu'après avoir finalement ignoré Marine Le Pen, dans la dernière ligne droite, il a tout cédé et ça n'a pas suffi. Donc c'est un Michel Barnier humilié qui prendra d'ailleurs la parole ce soir sur TF1. Et France 2, on ne sait pas trop ce qu'il va dire, c'est peut-être son interview au Testament.
En tout cas, demain, sauf miracle, Michel Barnier devrait tomber puisque Marine Le Pen a annoncé qu'elle voterait les deux motions de censure, celles déposées par son propre camp mais aussi celles déposées par la gauche. Là, c'est assez baroque. Je vous conseille de lire la motion de censure rédigée par la France Insoumise, dans laquelle il y a le refus de supprimer l'aide médicale d'État et la dénonciation de l'extrême droite. Donc Marine Le Pen, elle va sans doute se boucher le nez en votant cette motion de censure. En tout cas, Michel Barnier va tomber. Emmanuel Macron se retrouve finalement comme à l'été dernier, devoir trouver un Premier ministre.
En attendant, on aura un gouvernement démissionnaire. Alors, est-ce qu'il attendra aussi longtemps que cet été pour choisir un chef de gouvernement ? Il n'y a pas la parenthèse enchantée des Jeux Olympiques, donc il faut aller vite. D'autant plus qu'il y a toujours ce budget à faire voter. Alors, on a jusqu'au 31 décembre, donc rien n'est perdu. Enfin, là, le temps presse. Sinon, c'est le budget 2024 qui va s'imposer. Bref, Michel Barnier censuré. C'est inquiétant, rassurant ou vous êtes indifférent ?
32-16 pour le dire au G, le dire aux grandes gueules, M. Jérôme Marti ?
Non, indifférent, on ne peut pas l'être. C'est profondément déplorable ce qu'on vit. Au fond, moi, la réflexion que ça m'amène, c'est que quand Macron avait dit « je leur ai lancé une grenade dégoupillée dans les jambes », la situation qu'on est en train de vivre montre que malheureusement, il avait raison. Parce qu'un Parlement ne peut pas fonctionner quand il est fait par une espèce de bande de clampins qui suivent des imbéciles. C'est-à-dire qu'on a des gens qui sont totalement incapables de s'entendre entre eux, qui manifestement ne pensent pas à la France, et puis chacun fait la sienne, et on vit ça depuis maintenant plusieurs jours.
Chacun pense à son intérêt propre, chacun pense à son petit calcul politique pour 2027, et globalement, la France, on s'en fout. Alors on a un Premier ministre qui s'est tourné vers l'extrême droite, qui ne s'est pas tourné vers les autres, qui a essayé de préférer en quelque sorte le déshonneur à la censure, et qui a eu la censure et le déshonneur. Il s'est attaqué par exemple au financement de la MEE, qui pour nous est un temple pour la médecine. Je comprends tout à fait que d'autres personnes veuillent baisser la MEE, mais pour nous, ça nous chope profondément. Il a fait ça alors que c'est une valeur de la France, et il a fait ça pour essayer de se protéger de cette censure.
Et il s'est pris la censure quand même dans la tête. Ça nous rappelle quelque chose, c'est que, comme le disait Chirac à une époque, on ne dit le pas avec l'extrême droite. Parce qu'au final, on se fait bouffer. Et c'est ce qui s'est passé, il se fait bouffer. Mais au-delà de ça, surtout, ce que ça nous montre, c'est qu'encore une fois, on a un parlement qui est fait de groupes qui en fait ne peuvent pas s'entendre entre eux. Alors vous avez différents groupes au sein du nouveau Front populaire qui ne s'entendent pas entre eux.
Et puis on a une droite qui ne s'entend pas entre elles non plus. C'est marrant parce que ces trois blocs, en fait, les blocs s'entendent quand il s'agit de dire non. C'est ça. Par exemple, il y a deux blocs...
Mais ces trois blocs, mais même au sein des blocs, tu as d'autres blocs.
Oui, mais il y a deux blocs qui se sont entendus pour dire non au Rassemblement National en juillet. Donc la gauche et le centre. Et puis là, il y a deux blocs qui vont dire non à Barnier. C'est la gauche et le Rassemblement National. Donc ils sont capables de se mettre ensemble, mais pour dire non. Jamais pour dire oui. C'est des jouets. C'est ça que c'est inexplicable.
Moi, ce qui me gêne dans ce que tu dis, Jérôme, encore une fois, parce que je sais que tu as un parti pris, mais pris durement contre le Rassemblement National, c'est que le Rassemblement National, c'est encore une fois 11 millions de personnes. Oui, mais j'ai l'impression que tout le monde veut le rejeter à tout prix. En attendant, le Rassemblement National a fait ce qu'il a fait, c'est-à-dire toutes les quatre grosses propositions qu'il a faites, on ne les rappellera pas, mais on les connaît parfaitement sur les retraites et autres, eh bien, ce n'est pas passé et on voit que ça bloque. Donc à un moment donné, il faut respecter le Rassemblement National.
Michel Barnier a fait une erreur de stratégie, de méthode, on le vendait comme étant un grand négociateur. Mais totalement, mais tu as dit tout à l'heure. C'est plus facile de négocier le Brexit que de négocier avec Marine Le Pen.
Oui, c'est ça, oui. Et le Rassemblement National est une véritable force, quoi qu'on dise. Donc il fallait qu'à un moment donné, il l'a fait un petit peu avec la ME. Il a baissé la ME de 200 millions, 1,3 milliard, ça coûte. Bon, il avait fait des efforts, il aurait dû aller au-delà pour s'assurer, évidemment, le vote. Je ne peux pas gouverner seul, le RN ne peut pas gouverner seul et le Bloc Central, qui existe, entre parenthèses, à taper sur l'Assemblée Nationale. On nous a fait croire que le Bloc Central pouvait gouverner seul. Barbara, c'était le Paris. Barbara. C'est une erreur.
On ne pourrait quand même pas non plus oublier la façon dont Michel Barnier a laissé pourrir les débats à l'Assemblée. La façon dont il a présenté son budget, la façon dont il n'a pas su négocier. Mais il pouvait très bien, excusez-moi, donner quelques petits points à LFI, donner quelques petits points au PS, donner quelques petits points au RN. S'il avait su, puisque c'est un fin négociateur, de la même façon qu'on a eu un fin économiste qui nous a fait 1 000 milliards de dettes, on nous a dit que c'est un fin négociateur, il a négocié le Brexit. Il n'a pas su négocier. Il a laissé pourrir le débat. Les Français, au début, n'étaient pas contre son budget.
Puis tout d'un coup, tout le monde s'est dit, non, mais enfin, c'est n'importe quoi son budget. Donc à la fin, tout le monde s'est mis à aller contre son budget. Donc premièrement, il y a une part de responsabilité. Même ses propres amis d'ailleurs. Exactement. Il y a une part de responsabilité. On se rappelle la façon, et ça je l'avais dit ici, les premiers qui vont faire tomber Barnier et qui vont lui pourrir son gouvernement, c'est les attalistes. C'est Attal. Aujourd'hui, ils le défendent. Ils sont là, oh là là. Tout le monde sait très bien. Et tous les off qui vous remontent de l'Assemblée, c'est que Attal a passé son temps à tout faire pour savonner la planche de Michel Barnier.
Mais enfin, maintenant, c'est plus simple de faire des bandeaux à la télé pour dire le RN provoque le chaos. Alors déjà, premièrement, le chaos dans la mythologie grecque, c'est du chaos que naît la vie, puisque chaos, c'est celui qui crée Gaïa, la terre, la vie. Donc voilà, à partir du vide primordial, il peut naître la vie. Donc pour eux, ce n'est pas très grave s'il y a du chaos. Deuxièmement, le chaos, quand vous avez 12 millions de gens qui sont allés dépenser leurs sous pour le Black Friday dans les centres commerciaux, je me dis que c'est quand même pas le chaos à ce point. Les gens ont encore de quoi aller s'acheter des airfryers pour faire des frites et des nouveaux téléphones.
Donc je me dis quand même, n'exagérons pas non plus sur le chaos. Troisièmement, le RN est tout autant responsable de la motion de censure que la gauche, puisque le RN dépose une motion de censure que la gauche ne votera pas. Et le RN votera la motion de censure de la gauche, parce que le RN est quand même, et que ça peut déplaire à certains, mais elle est moins sectaire que certains d'extrême gauche, avec qui par contre, ça n'a pas dérangé de s'allier, c'est-à-dire avec les clientélistes, les communautaristes et les antisémites de LFI. Là par contre, ça n'a pas gêné de venir voter pour eux au deuxième tour.
Par ailleurs, je l'ai déjà dit mille fois, donc je ne vais pas le répéter, les institutions de la cinquième ne sont pas faites pour des blocs, pour trois blocs. C'est fait pour des majorités. Il n'y a pas de majorité, donc ça restera comme ça. C'est pourquoi, et on en reparlera plus tard, le seul verrou aujourd'hui, et ce n'est pas parce que Mélenchon et Le Pen veulent une présidentielle, ce n'est pas ça, c'est parce qu'institutionnellement, on est bloqué. On en parlera après, on en parlera après. Donc aujourd'hui, il va bien falloir, non mais, donc M.
Barnier va tomber, il a sa part de responsabilité, la LFI a sa part de responsabilité, le RN également, et je pense par ailleurs pour terminer, avec, comme Bruno d'ailleurs, quand, parce qu'encore une fois, LFI est critiqué, mais enfin, on a accepté de dealer avec eux, on leur a donné la majorité au bureau de l'Assemblée nationale, bravo, d'accord ? Le Rassemblement national est le premier groupe politique à l'Assemblée, il n'a aucun poste au bureau. On leur crache à la figure en permanence, malgré tout ce que fait Le Pen et les autres pour essayer la politique de la cravate, etc.
Ils essayent d'être respectables, me semble-t-il, ils ne tiennent pas des propos racistes, antisémites, tous les quatre matins, ce qui n'est pas le cas d'autres à l'Assemblée, et pour autant, on leur crache dessus, c'est le RN, c'est l'extrême droite, c'est le chaos, on ne leur donne pas de poste, on accepte... Mais vous voulez qu'à un moment donné, Le Pen continue de dire amène et de se mettre par terre ?
Donc je pense qu'effectivement, la goutte qu'a fait déborder le vase, c'est les réquisitions et le ton qui a été employé par le procureur de la République et par certains hommes politiques et certains journalistes pour dire, ah bah oui, évidemment, parce que c'est tellement la lie, le Rassemblement national, que ce sera très bien qu'elle soit inéligible. Donc à un moment, elle agit avec les armes qui sont les siens, qui sont démocratiques, et elle dit, ah puisque c'est comme ça, eh ben voilà, il vous arrive ce qui va vous arriver. Parce qu'on ne méprise pas à ce point, et de la même façon qu'on ne doit pas mépriser les électeurs des Insoumis, c'est 20 millions d'électeurs.
Alors pourquoi si Barnier est fini, pourquoi il prend la parole ce soir ? C'est quoi ? C'est son testament ? Non, pour quoi faire sa conclusion ? C'est si, mais quand même, il y a le droit. Il aurait dû la prendre avant.
Surtout, il y a deux possibilités. Attends, juste, surtout ce qui est intéressant, c'est qu'il avait d'autres possibilités. Il y avait un autre scénario où il pouvait présenter le budget, soumettre au vote, et éventuellement ensuite y aller par ordonnance. Donc il avait quand même une voie où il pouvait continuer à Matignon.
En interne, il en a marre.
Donc il a jeté l'éponge.
Mais il a les macronistes à l'intérieur de son gouvernement qui lui foutent tout par terre ce week-end. Il a jeté l'éponge, Barnier. Pourquoi M. de Saint-Martin est allé s'exprimer alors que Barnier était en train péniblement d'essayer de raccrocher les ballons avec Le Pen ? Eh bien non, l'autre y vient, et il vient lui mettre le truc au milieu. Mais parce que c'est Attal derrière. Derrière les macronistes, ils ne voulaient pas que Barnier réussisse. Et on fait passer maintenant la responsabilité sur Le Pen et sur Mélenchon. Je suis désolée, c'est d'abord Attal à l'intérieur qui a tout fait pour que ça capote.
Et peut-être même derrière, Colère et Macron, qui sont bien contents aussi de Barnier se casse la gueule. Ça c'est pas nouveau. Ah bah voilà, alors qu'ils ne viennent pas nous dire que c'est les extrêmes.
Depuis le début de ces trois mois, on sait bien que ce sont les députés de la majorité gouvernementale qui désertent le Parlement chaque fois qu'il y a des votes. Ça on le sait, depuis le début. Mais c'est bien pour ça que cette situation est ingouvernable et que malheureusement elle va continuer à être ingouvernable. Après dans le paramètre Marine Le Pen, il y a quand même une chose dont tu ne parles pas Barbara, c'est qu'il y a aussi une revanche de son procès, c'est l'évidence. Elle a été profondément touchée par la sanction possible qui risque de tomber au mois de mars. Et donc là, elle prend les devants en quelque sorte en sanctionnant elle de son côté.
C'est aussi pour ça qu'on en parlait tout à l'heure avant de commencer, qu'on se doit quand même de dénoncer certains intérêts personnels des uns ou des autres qui passent avant l'intérêt de la France. C'est ça qui est détestable et c'est ça que les Français ne comprennent pas. Et quand tu regardes, quand tu écoutes un peu ce qui monte un petit fond actuellement, cette chose-là c'est qu'on a l'impression qu'on assiste à des débats pour des intérêts persos, des intérêts partisans et que la France elle est l'Ouelle.
Je suis d'accord avec toi, on a une nouvelle assemblée, comme l'a dit Barbara, il y a trois blocs, donc il faut faire avec. Non mais ça on est d'accord. Je ne crois même pas moi à la dissolution de cet été, je pense qu'on va être comme ça jusqu'en 2027. Oui moi aussi. Donc il y a trois blocs, donc il faut faire avec, il faut changer la façon de faire. C'est-à-dire qu'il faut accepter, il faut arrêter l'histoire de l'arc républicain qui est dans l'arc républicain et qui ne l'est pas. Parce qu'on dit même pour la France insoumise, un coup il y a, un coup il n'y est pas. Parce que quand tu dis ça, tu t'empêches de trouver des solutions de compromis.
Tout le monde est logé à la même enseigne, c'est ce qu'on dit, ça les oblige, ça oblige les politiques à faire du compromis. Je trouve que la proposition socialiste qui a été faite hier sur notre plateau à BFMTV n'est pas idiote. Les socialistes disent, le prochain Premier ministre doit s'engager à ne pas utiliser le 49.3. En disant, quoi qu'il arrive je n'utiliserai pas le 49.3, donc il y a une obligation de trouver des compromis. Ce qui fait que ça va détendre peut-être chacun, parce que là, on savait que le 49.3 allait arriver. Je veux dire, mais ce n'est pas une surprise, vous savez très bien que ça allait se terminer par le 49.3, puisque de toute manière Barnier n'avait pas de majorité.
Donc si dès le départ on sait qu'il n'y a pas de 49.3, ça oblige chacun à trouver des compromis. Mais dans ce cas-là, il faut aussi que la France insoumise joue le jeu. Marine Le Pen a tenté de jouer le jeu de la négociation. Il faut aussi que Mélenchon et ses amis jouent la négociation. Sauf que pour l'instant, ils sont dans un truc d'un carcan idéologique.
La discussion est lancée maintenant avec Barbara Lefebvre, Bruno Pommard, avec Jérôme Martin. Manque plus que vous au 32-16. La France de nouveau son gouvernement. Très franchement, à qui la faute ? Est-ce que vous trouvez ça inquiétant ? Venez en discuter avec les GG, avec les grandes gueules.
Marine Le Pen