Emmanuel Macron se porte au secours de l'Ukraine - #Cdanslair du 19.01.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Pour ses voeux aux armées cet après-midi, le chef de l'État dit, une fois encore, tout le soutien de la France et l'Ukraine, après avoir annoncé des livraisons d'armes, deux jours plus tôt.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11Invité politiqueFait
« l'on ne peut laisser la Russie penser qu'elle peut gagner. »
- 0:36Invité politiquePromesse
« nous continuerons à aider les Ukrainiens. »
- 0:57PrésentateurChiffre
« l'aide militaire de Paris à qui a fait estimer à 3,2 milliards d'euros, c'est presque trois fois moins que l'Allemagne. »
- 1:58InvitéChiffre
« On parle de 280 millions d'euros, ce qui est une somme qui, me semble-t-il, est accessible pour les différents budgets des alliés. »
Temps de parole
- Présentateur50 %
- Emmanuel Macron16 %
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- Invité 212 %
- Invité 39 %
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Pour ses voeux aux armées cet après-midi, le chef de l'État dit, une fois encore, tout le soutien de la France et l'Ukraine, après avoir annoncé des livraisons d'armes, deux jours plus tôt.
Vous savez l'importance de la volonté au combat et vous mesurez que l'on ne peut laisser la Russie penser qu'elle peut gagner. Quel serait le lendemain pour nous, Européens ? Je l'ai dit, dès le début, nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, mais notre devoir est de rendre leur victoire impossible. C'est pourquoi nous continuerons à aider les Ukrainiens. Nous le ferons de manière pragmatique et concrète, en poursuivant les formations, en les équipant dans tous les domaines qui leur sont essentiels, l'artillerie, la défense solaire et les frappes à distance.
En matière d'aide militaire à l'Ukraine, cette semaine, à tout d'un moment français. Hier, le premier rendez-vous de la toute nouvelle coalition artillerie qui rassemble les alliés de Kiev a eu lieu à Paris, à des milliers de kilomètres de là. En direct et en visio, le ministre de la Défense ukrainien, une fois de plus, le répète, la situation est critique.
Sur le front, les choses sont très claires. On ne peut rien faire sans une artillerie moderne. Il faut que ces efforts continuent, il faut que l'avantage technologique l'emporte. Il faut que nous augmentions absolument notre stock de munitions et que notre capacité en artillerie soit démultipliée.
C'est la France qui pilote les discussions. L'occasion pour Sébastien Lecornu de faire les comptes des prochaines livraisons de canon César, 18 pour Paris et 60, si possible, à faire financer par les autres.
Et c'est donc l'appel, évidemment, que je passe à l'ensemble des alliés, dans le cadre de nos coopérations du format de Rammstein, c'est évidemment d'être en capacité de partager cette facture. On parle de 280 millions d'euros, ce qui est une somme qui, me semble-t-il, est accessible pour les différents budgets des alliés.
De quoi, espère-t-il, faire taire l'écriture de certains alliés sur les retards de l'aide française à l'Ukraine ? Depuis le début de la guerre, avec ses canons César, ses missiles Scalp et autres batteries antiaériennes crotales, notamment l'aide militaire de Paris à qui a fait estimer à 3,2 milliards d'euros, c'est presque trois fois moins que l'Allemagne. Et pour les Ukrainiens, cette aide est cruciale. Au moment même où la guerre entre, dans sa deuxième année, la Russie annonce avoir repris un petit village près de Donetsk, à l'est du pays. Sur la ligne de front, des soldats ukrainiens serrent les dents.
Ça devient vital. Nous avons besoin de munitions, de soldats, d'armes. Si l'ennemi comprend que nous n'avons plus aucune ressource, la pression sera encore plus forte sur nous.
Le temps presse. Alors, au Forum économique mondial de Davos, le président Zelensky, inquiet du ralentissement de l'aide américaine, vient secouer ses alliés en essayant l'humour.
Allez-y, j'ai tout mon temps jusqu'à demain matin. Non, en fait, non, j'ai pas le temps.
Pendant ce temps-là en Russie, le ministre de la Défense parade dans une usine de missiles.
Celui-ci a une portée de 250 kilomètres. 250 kilomètres ? C'est justement ce que je tenais à vous dire. Il nous faut à présent que cela soit 300 kilomètres.
Alors qu'à la télévision russe, Vladimir Poutine fait comme s'il avait presque déjà gagné la guerre.
Si ça continue comme ça, non seulement la contre-offensive ukrainienne aura complètement raté, mais en plus, les forces armées de Russie auront l'entière initiative. Et l'Ukraine va subir un camouflet très sérieux et irréparable.
Pas un mot sur les attaques ukrainiennes qui se multiplient sur le sol russe aujourd'hui encore. Ni sur l'appel de Kiev aux Occidentaux, sommet d'agir pour juguler la production d'armes en Russie.
Emmanuel Macron