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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 20 août 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJustice

Un préfet porte plainte contre un député LFI: l'interview en intégralité du préfet du Val-d'Oise

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00FerméeRéponse directe

    Vous avez porté plainte ? Pourquoi ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce n'est pas de la liberté d'expression ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Ça va prendre combien de temps pour la justice ?

  • 5:00FerméeÉludée

    Vous allez avoir un traitement de faveur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Philippe CourFait
    « La police tue partout dans le Valdoise où je suis élu comme dans les deux Sèvres où j'ai grandi. »
  • 3:30Philippe CourFait
    « La police dans notre pays est profondément attachée à nos institutions républicaines. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La police tue. Ce sont euh phrase très courte, quatre mots qui ont été écrits sur le réseau social euh Twitter par X pardon par Aurélien Taché euh le député. La police tue partout dans le Valdoise où je suis élu comme dans les deux Sèvres où j'ai grandi.

Pensez à Gabriel et à sa famille et bravo à ceux qui se battent pour sa mémoire. Bruno Rota a décidé de réagir lui-même, le ministre de l'intérieur. C'est aussi le préfet de de l'Oise qui va porter plainte.

Bruno Rota a écrit : "Défendre l'honneur des policiers de France, ce n'est pas faire de la politique, c'est défendre une institution essentielle", écrit Bruno Rotaillot, c'est soutenir les hommes et les femmes qui font un travail formidable, parfois au péril de leur ville malgré les attaques irresponsables de certains élus aveuglés par la haine antiflic et leur désir de cha. Philippe Cour préfet du Valdoise. Bonsoir.

Bonsoir. Vous avez porté vous avez porté plainte ? Vous allez porter plainte ?

J'ai porté plainte. J'ai porté plainte absolument hier après ce qui s'est passé. Oui.

Pourquoi ? Parce que je pense dans cette affaire, il faut s'en tenir au fait, uniquement au fait d'ailleurs et seulement au fait. Je suis le préfet d'un département d'Île-de-France.

Je suis un praticien et les faits sont les suivants. Un élu de ce département, un parlementaire du Valdoise a posté une publication sur un réseau social. C'est-à-dire qu'il a fait des déclarations qui sont publiques à grande visibilité dans lequel il déclare ce que vous avez montré à l'écran et que je vais redire peut-être une fois et que je désapprouve spontanément, c'est que la police tue partout dans le Valdoise où il est élu et ainsi que dans un autre département et et je le dis euh ces déclarations, ces écrits, je le dis d'ailleurs de manière extrêmement sereine, extrêmement calme.

Ces départs, elles sont diffamatoires, elles sont injurieuses. La diffamation c'est quoi ? s porté atteinte à l'honneur à la considération de personnes ou là dans le cas d'espèce d'une d'un service la DIPN qui est la direction de la police qui est placé sous mon autorité et c'est porté avec des allégations mensongères et donc j'ai fait ce qui est totalement normal dans une démocratie la diffamation c'est une infraction quand un chef de service quand le représentant de l'État a connaissance d'une infraction et dans un état démocratique il porte cette information devant une juridiction ce que j'ai fait en éposant plainte alors on va continuer cette discussion mais Anthony les Bonsoir du service politique de BFM TV.

Essayons de comprendre ce que veut dire d'abord le député Aurélien Tach en disant "La police tue partout, ce soit dans le Valdoise ou ou dans les deux cèbres en Oui, il mentionne ce qui s'est passé dans les deux cèbres. En fait, le tweet que vous avez vu avec ces quatre mots qui ont créé cette polémique, il répondait en fait à l'organisation d'une marche blanche le 19 septembre prochain dans la ville d'OG." C'est dans les deux Sèvres après la mort d'un homme qui a été tué par un tir de gendarme, gendarme qui s'est senti menacé alors qu'il intervenait pour tapage nocturne.

Ça s'était passé à OG donc près de Nior et c'est ce tweet donc qui a créé cette polémique de la part d'Aurélien Taché qui rappelle la même formule qu'avait utilisé Jean-Luc Mélenchon il y a 3 ans. La police tue et c'est un tweet par ailleurs du député LF Aurélien Taché qui a été aussi largement soutenu dans le reste de la journée par tout le reste de la France insoumise de nombreux députés qui ont posté bon nombre de messages de soutien. Là c'est justement la réponse à votre plainte.

Et il dit ceci notamment Aurélien Taché. Cette tentative pour bayonner un parlementaire dans l'exercice de ses fonctions est totalement inacceptable. Manifestement impulsé et coordonné par le ministre de l'intérieur Bruno Retaillot.

D'autres préfets franciliens ayant exprimé leur soutien à cette plainte sur le réseau social X. Cette plainte, en parlant de la vôtre, marque le franchissement dans la volonté du ministre d'utiliser l'appareil d'État pour faire taire les opposants politiques, en particulier les élus de la France insoumise. Et là, on voit effectivement le tweet aussi de Mathine Panoto, la chef des députés, elle est voilà la chef des députés à l'Assemblée social qui dit "Votre rôle est d'assurer la représentation de l'État." Là, elle parle au préfet aussi de manière générale, pas de faire des procès politiques à un député de la nation, c'est un procès politique.

Ben écoutez, moi moi j'ai pas commenté la manière dont on veut se tirer de l'embarras dans lequel s'est placé ce parlementaire. Encore une fois, j'en reviens à des faits demand de rester à votre place, c'est-à-dire non, c'està-dire c'est simplement des faits. Cette plainte, elle a été déposée à double titre.

D'abord en tant que chef de service de la police dans le Valdoise puisque bien de ça dont on parle des 2000 femmes et hommes. Je suis dans le Valdoise depuis 3 ans et demi. Je travaille avec les policiers et les gendarmes depuis 3 ans et demi.

J'en connais l'engagement, la valeur, je connais la difficulté également de leur métier. Aurélien Tacher aussi il les connaît et donc quand il écrit que la police tue partout dans le Valdoise, ça a une signification et quand on est parlementaire pourquoi la police, je l'ignore, je l'ignore et c'est pas moi de l'expliquer. Donc cette d'abord je la dépose en tant que chef de service et je la dépose également en tant que préfet.

Le préfet c'est le seul agent public dont d'ailleurs la mission est précisée dans la constitution à l'article 72 et dans sa mission, il y a la différence des des intérêts de la nation. Il y a aussi la préservation et la garantie des lois. La diffamation c'est une infraction.

Quand un agent public, quand un représentant de l'État a connaissance d'une infraction, il dépose plainte et dorénavant ça doit être à la juridiction. Vous ne sortez pas de votre de de votre devoir de réserve ou vous êtes typiquement dans votre rôle de préfet. C'est un peu le monde à l'envers parce que les victimes là-dedans, ce sont les 2000 femmes et hommes qui composent la police et qui voient leur honneur bafoué par ces affirmations.

La neutralité, c'est pas la passivité et à un moment donné, il faut dire stop. Mais dans cette dans cette histoire, est-ce que on n'est pas sur la liberté d'expression quand même ? Parce que vous dites vous-même, c'est de la diffamation parce que c'est pas la la liberté d'expression, d'opinion d'un élu de dire voilà ce que je pense, voilà ce que j'ai enêre, même si ça peut paraître, même si c'est choquant.

Non mais on on peut pas rechercher. C'est le tribunal. C'est le tribunal qui le décidera.

Mais bien sûr que vous l'avez dit, ce sera la juridiction. C'est le tribunal qui va qui va en décider. On peut pas chercher le buzz absolument à tout prix et on peut pas dire n'importe quoi sur les réseaux sociaux, y compris lorsqu'on est parlementaire.

Et je dirais même au-delà de cette responsabilité juridique, il y a une responsabilité qui est morale. Ces propos, ces propos, je vais vous dire, ils sont profondément indécents. D'abord, ils sont indécents pour les 118 policiers qui ont été blessés dans le Valdoise l'an dernier dans le casre de la réaction.

Et d'autre part, ils sont également dangereux. Ils sont dangereux parce qu'ils peuvent nourrir une forme d'animosité pour des individus à l'encontre des policiers et des gendarmes dans leur mission. La mission des policiers et des gendarmes, c'est la mission de protéger les Français.

Il n'y a pas d'institution qui soit plus contrôlée que la police. Elle est contrôlée à titre hiérarchique, déontologique par l'autorité administrative que je suis, par les magistrats, par les inspection générales. Elle a également un contrôle qui est un contrôle médiatique et journalistique parce que la plupart de leur action se passe sur la voie publique à la vue de tout le monde.

C'est une institution profondément républicaine à laquelle d'ailleurs je peux en témoigner parce que moi je rencontre tous les jours les habitants du Valdoise. Les habitants du Valdoise sont profondément attachés. C'est pour ça que ces propos sont des propos diffamants et c'est pour ça que j'ai porté cette affaire devant les jurist.

C'est de la haine antiflic. C'est pas à moi de le qualifier, je dis simplement qu'ils sont diffaments et injurieux. Bruno Rota c'est vrai, ne se prive pas non plus de réagir quand il s'agit de la France insoumise.

En l'occurrence, il avait fait Bruno Rotaillot est un homme politique, le préfet est un fonctionnaire de l'État. Et et on a vu la réaction de Bruno Rotaillot qui avait aussi eu cette phrase ne rien laisser passer qu'il utilise à chaque fois qu'un policier est notamment attaqué. Et c'est vrai qu'il ne se prive pas là encore politiquement de réagir quand c'est un insoumis, député de la France insoumise qui attaque la police.

Il a fait de LFI son principal adversaire notamment lors de la campagne pour la présidence des LR qu' a qu'il a remporté. Il avait érigé la France insoumise comme étant son principal opposant. Par ailleurs, Bruno Rotaillot le mois dernier avait aussi porté plainte contre Gabriel Catala qui est une députée la France insoumise qui avait affirmé à l'antenne de RMC que il y avait je cite un racisme généralisé au sein de la police.

Donc finalement politiquement Bruno Retaillot s'empare aussi de ce sujet. C'est l'occasion rêvée encore pour lui de réagir quand il s'agit d'un insoumis qui attaque la police. Et c'est pour ça qu'il au fond dans ses déclarations n'a eu de cesse de répéter qu'il fallait la fermeté et la tolérance zéro quand il s'agissait de policiers qui étaient attaqués.

Encore plus quand il s'agit d'insoumis qui cible la police et on l'a vu avec ce cas d'espèce. Vous faites du zel a écrit dans son communiqué le le député Aurélien Taché. Vous faites du zè.

Il vous vous refusez même qu'on évoque des abus. C'est le contraire de votre mission. Il vous accuse doublement il accuse la police et il vous accuse quasiment à Dominem.

Mais quel chef de service serais-je enfin quel représentant de l'État serais-je si j'acceptais que 2000 policiers qui passent leur vie professionnelle à défendre à protéger les Français soient ainsi diffamés ? Non seulement c'est c'est une possibilité que j'ai mais c'est même mon devoir de le faire et c'est devoir d'ailleurs qui est prévu par les textes. Il n'y a rien d'anormal dans tout cela.

Ce qui est anormal, c'est la virulence, le caractère mensongé de ces propos. On ne peut pas écrire que la police tue partout. C'est un mensonge.

La police dans notre pays est profondément attachée à nos institutions républicaines. La population est profondément attachée à l'action des policiers et je le vois tous les jours et je peux en témoigner non pas en tant que représentant de tel ou tel, mais en tant profondément de praticien de la chose publique. Donc la plainte est déposée.

La plainte est déposée. L'autorité judiciaire, d'abord le ministère public va l'examiner et après ce sera la juridiction qui entend qui décidera. Ça ça va prendre combien de temps ?

Ça pour le coup je l'ignore. Ouais. Enfin, la justice étant ce qu'elle est aujourd'hui avec toutes les affaires qu'elle a traité, ça risque de prendre un peu de temps ou comme c'est comme c'est le préfet que c'est un député, vous allez avoir un et je mets des guillemets un traitement de faveur et ça va être regardé assez vite.

Je je ne sais pas. Je ne sais pas mais ce qui est également important de dire et d'affirmer c'est que de tels propos sont inacceptables. Il faut le dire, il faut arrêter de laisser rentrer dans le débat public des propos qui sont inadmissibles.

Vous savez, c'est un nom he ça s'appelle la fenêtre d'Overton. Overton, c'est un politologue américain qui avait théorisé cela et qui disait qu'à force de répéter des propos qui étaient des propos inadmissibles, on allait les faire rentrer dans le débat public. Il est pas admissible de dire dans notre pays qui est une République, qui est une démocratie, que les policiers, que l'institution policière est commée étue partout. ce n'est pas vrai.

Elle défend nos institutions, elle défend les Français et elle est profondément et chacun des policiers est profondément républicain. Merci monsieur le préfet Philippe Cour, préfet du Valdoise. Merci d'avoir été avec

Un préfet porte plainte contre un député LFI: l'interview en intégralité du préfet du Val-d'Oise — Aurélien Taché · Pourquijevote