Maud Bregeon dans le Grand Rendez-Vous Europe 1 CNEWS du 18 mai 2025 (intégrale)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Qu'attendiez-vous de l'interview du président Macron mardi soir ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Le président a-t-il voulu faire 'chiant' pour mieux expliquer ?
- 4:30RelanceRéponse directe
Le président a-t-il repris la main ou a-t-il échoué ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Faut-il un référendum sur l'immigration ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Pourquoi un référendum sur l'immigration serait-il hypocrite ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Le délit de séjour régulier doit-il être remis sur la table ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Maud BregeonFait
« Le président garde une volonté très forte de soumettre des questions au référendum dans les mois à venir. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous, bienvenue au grand rendez-vous europe les échos. Bonjour Ma Brégon, vous êtes député renaissance des Hautes SC. C'est votre grand rendez-vous ce dimanche à 2 ans de la prochaine présidentielle.
Chacun avance ses pions. Les forces vives s'organisent. À défaut d'avoir les mains libres dans un gouvernement antithétique, Bruno Rotaillot mise sur une nouvelle aventure.
L'exécutif lui est paru cruellement affaibli et désarmé. Emmanuel Macron, pas convaincant sur TF1 mardi soir et François Bairou. sévèrement attaqué en commission parlementaire.
Tristes spectateurs, les Français n'ont toujours aucun blanc sein sur une meilleure sécurité et un meilleur pouvoir d'achat. Tous les sondages démontrent leur pessimisme. Et vous, Maux de Brégeon, qu'en pensez-vous ?
Où vous situez-vous sur cet échiqué encore mouvant ? Une heure d'entretien avec vous avec Stéphane Dupont des Échos. Bonjour Stéphane et Mathieu Bocôé.
Bonjour Mathieu. Bonjour. Presque 5 millions de postes de télévision allumés mardi soir pour ce que mon confrère Vincent Trémolet Viller du Figaro a appelé le Macron Rama.
Euh sorte d'exercice de confession du président de la République face aux français avec plusieurs face-àface pendant plus de 3h. Hubert Buerry, le patron légendaire du monde avait un jour expliqué aux journalistes qu'il fallait faire chiant. Autrement dit euh expliquer dans le détail sans chercher à simplifier, sans chercher à faire du style.
Alors, est-ce que vous diriez que le président a voulu faire chiant pour mieux expliquer ? D'abord, bonjour à tous et merci pour l'invitation. Je vais peut-être commencer par vous dire ce que moi j'attendais euh en tant que député, en tant que citoyenne euh de cette interview qui était une interview parce que c'était la première grande prise de parole du président depuis plusieurs semaines dans un contexte politique compliqué.
J'en attendais deux choses. D'abord, un cap et des explications, une ligne directrice, un fil rouge sur l'international. Il y a eu beaucoup de rebondissement, beaucoup de prise d'initiative du président de la République, des chefs d'État européens.
Et donc, je crois que beaucoup de nos compatriotes avaient besoin de clarification et avait besoin de perspective. Président de la République leur a donné et ensuite j'avais besoin de voir un président de la République qui, malgré un contexte national que je ne pas et que je n'ignore pas, garder un pied dans la vie quotidienne des Français. Vous voyez, moi je crois qu'un président de la République quand bien même ces marges de manœuvre sont limitées parce qu'aujourd'hui elles sont limitées, ça peut pas être juste un super ambassadeur.
Ça peut pas être uniquement quelqu'un qui se contente, je voudrais pas minimiser la fonction mais de porter de la voix de la France en étant surtout sur les sommets européens à l'international. Moi, j'attends d'un président de la République qui s'intéresse aux fins de mois des Français, qui s'intéresse aux problématiques d'insécurité, qui s'intéresse aux attentes criante en matière migratoire par exemple. Et je crois que c'est ce qu'a essayé de faire le président mardi dernier.
Madame B, ce qui Ouais. Ce qui est ressorti de l'émission, c'était une forme totale d'impuissance. On on se dit président, mais qu'est-ce qu'il va faire pendant les 2 ans qui ?
On a le sentiment, enfin moi j'ai le sentiment en écoutant certains certains politiques et certains commentateurs qu'on qu'on a découvert mercredi matin quelle était la situation politique de ce pays. On a découvert mercredi matin que plus personne n'avait de majorité à l'Assemblée nationale et qu'on avait un exécutif, un gouvernement en partie bloqué. En réalité, c'est pas nouveau ce contexte politique là.
Oui, mais il voulait reprendre la main le président et là il a il a échoué de fait is il est issu des dernières élections législatives euh et donc du choix souverain du peuple français et on va devoir faire avec pendant 2 ans. Euh et est-ce qu'il faut avancer ? Bien sûr, il y aurait quelque chose de vertigineux à se dire qu'on mettrait le pays sur pause pendant 2 ans.
Mais ça c'est pas uniquement la responsabilité du président, c'est aussi la responsabilité des parlementaires parce que le blocage aujourd'hui, il est en partie au parlement. Enfin, c'est lui qui a dissous. Mais plusieurs considéraient par ailleurs qu'il y avait une forme d'attente référendaire, d'attente d'annonce référendaire. avec cette intervention.
Or, de référendum à ce qu'on en comprend, il n'y en aura pas. Ni le celui qui est désiré par bien les Français sur l'immigration, ni d'autres qui ne sont pas appelés, mais même ceuxlà ne viendront pas. Alors, c'est pas ce que j'ai compris personnellement.
Ah d'accord. Euh je je chacun sa lecture. Ce que je retiens ce que je retiens de cette émission, c'est que le président garde une volonté très forte de soumettre des questions au référendum dans les mois à venir et qu'il se donne probablement du temps pour les annoncer, pour y réfléchir et pour les travailler.
Donc vous vous avez compris, pardon, qu'il y aurait peut-être un référendum sur certains sujets. Ma conviction, c'est que le président de la République n'a pas changé sur cette question et qu'il a bien pour intention de soumettre des grandes questions via des via des référendum. Françis parce qu'il faut avoir les bonnes questions au bon moment, parce qu'il faut respecter le travail du parlement à titre personnel.
Euh je pense qu'on a besoin de davantage de démocratie directe et je pense que dans un contexte pourquoi bloqué au Parlement aujourd'hui euh le référendum doit permettre de dénouer certaines problématiques sauf sur l'immigration. Je vais prendre mais alors sur l'immigration je suis pas défavorable. Faut-il encore que ça rentre dans le champ constitutionnel et vous savez bien qu'aujourd'hui il y a nombreuses questions autour de autour de ça.
J'ai tendance à répondre en matière d'immigration. Euh à titre personnel, j'ai pas besoin d'un référendum pour savoir ce que les Français attendent. Euh et il y a quelque chose au fond d'un peu hypocrite-à dire qu'il faudrait un référendum sur l'immigration euh comme si on ignorait un sur la finance publique mais comme si on sondage pour se donner les moyens d'agir.
Les finances publiques, c'est un peu plus complexe euh sur la question de l'immigration 80 90 % des Français enfin les sondages s'enchaînent depuis des années maintenant les élections s'enchaînent aussi. Euh les Français, ils veulent davantage d'or, davantage d'autorité, davantage de maîtrise des flipes migratoires. Personne n'a besoin euh de référendum euh pour savoir cela.
Ensuite, il y a les responsables politiques qui veulent bien écouter ce que nous demandent les Français et ceux qui l'ignorent. Mais ça que le référendum n'est pas un sondage nécessairement. Le référendum, c'est se donner les moyens d'agir, se donner les moyens et d'avoir le pouvoir pour donner les réformes nécessaires.
On a les moyens, je vais vous donner un autre exemple. On a voté une loi immigration il y a 1 an, un pe peu plus d'un an maintenant. Euh une bonne partie des mesures issues de cette loi immigration ont été retoquées par le conseil constitutionnel pour des raisons pour des raisons de forme.
Ces mesures ont été président a saisi le conseil constitutionnel, il n'a pas demandé au conseil constitutionnel de retoquer ses mesures. Mais je je est-ce que ça revient pas au même parce que là vous ouvrez des brèches mais je termine là-dessus. Un certain nombre de ces mesures, par exemple le délit de séjour régulier, le conditionnement des aides sociales à une certaine durée de résidence sur le sol français. ont été retirés de cette loi pour des raisons de form.
Moi, je suis favorable à ce qu'on puisse de nouveau débattre euh de ces mesures au Parlement de telle sorte que le parlement les adopte. Et je suis convaincu qu'on trouvera une majorité dessus. Nous n'avons pas besoin de référendum pour le faire.
Nous pouvons le faire demain. Mais il est de la nouvelle loi sur l'immigration, ça été exclu. Premier ministre, vous vous avez une nouvelle je ne suis pas d'accord avec je ne suis pas d'accord avec ça euh et la majorité viendrait avec le RM quand euh donc il faut une nouvelle loi sur l'immigration, quand une large majorité des Français nous demande matin, midi et soir de serrer la vi en matière migratoire, le gouvernement se doit de laisser à minima la possibilité au Parlement de débattre de nouvelles mesures.
Remettons sur la table la question du délit de séjour régulier. Remettons sur la table la question du conditionnement des aides sociales non contributives. Je l'ai réclamé à plusieurs reprises.
Bruno Rotaillot a fait d'autres propositions par exemple sur la durée de maintien en centre de rétention administrative pour les étrangers reconnus coupables de naissance. Vous êtes pas tous sur la même ligne puisil y en a qui n'en veulent pas de cette Donc l'idée qu'il y aurait absolument besoin d'un référendum pour avancer est fausse. On a la possibilité d'avancer et il est de la responsabilité du gouvernement de faire des propositions législatives et de permettre au Parlement d'en débattre.
Ça ne résoudra pas tout d'un coup de baguette magique mais enfin pour avancer il faut bien poser des jalons. Voilà et ça c'est de la responsabilité de François Bairou. François Baou qui a 75 % de mécontents baromètre euh dans le JDD aujourd'hui.
Est-ce que vous fait partie des 3/4 des Français qui sont mécents de François au Baou ? Moi, je prends acte de la euh du résultat des dernières élections législatives. Personne n'avait de majorité.
J'avais un objectif, deux objectifs. Préserver la France de l'extrême gauche, du Nouveau Front populaire, de la France insoumise, d'Europe écologie les verts, qui ne vaut pas beaucoup mieux et préserver la France dans l'instabilité. Bah la France insoumise c'est raté parce que il y a eu pour ça on avait une solution, c'était de bâtir la coalition la plus large possible.
Euh et c'est ce qu' a réussi à faire Michel Barnier en septembre dernier. J'étais sa porte-parole. Cette alliance là, elle est nécessaire avec les républicains, avec Horizon, avec le modèle, avec Renaissance et elle doit perdurer.
Donc il est aujourd'hui de la responsabilité de François Bairou dans un contexte que je sais extrêmement difficile de faire vivre et c'est pas évident ce sole commun en écoutant les uns et les autres, il arrive à le faire vivre commun et en faisant et en faisant des propositions notamment législatives qui permettent à chacun de s'y retrouver. Voilà, parce qu'on voit bien qu'il y a des attentes un petit peu différentes. Donc pendant 2 ans, il va falloir qu'on continue comme ça.
Mais vous à 34 ans en mode bron, vous avez plus envie d'une nouvelle renaissance ou euh d'une euh d'une résurrection de la droite ? Je comprends pas bien ce que votre question signifie. la Renaissance, c'est-à-dire que après 27, est-ce qu'on continue avec un modèle à la Renaissance ou est-ce que comme aujourd'hui d'ailleurs c'est un jour important pour la droite républicaine, est-ce que vous avez envie peut-être plus euh d'un virage à droite comme une bonne partie des Français ?
D'abord, je compare pas le contexte qui a été celui de 2017 lorsque je me suis engagé auprès du président de la République en 2016, même euh à celui euh d'aujourd'hui en 2025 et à celui que qu'on vivra en 2027. Euh ma conviction, c'est que les problématiques ont évolué, les enjeux français ont ont changé et le paysage politique a été aussi largement bouleversé. Euh eu égard à ces constats, euh je souhaite profondément qu'on puisse euh faire perdurer cette alliance de la droite et du centre au-delà de 2027.
Donc vous êtes comme Édouard Philippe qui souhaite euh une euh une alliance de Gérald Armanin à la gauche d'Annie Dalgo. Je souhaite je souhaite qu'on ait un candidat pour reprendre les mots de leur renvoquer. Mais Annie Dalg n'est pas dans la majorité, n'est pas dans le socle commun aujourd'hui et moi je me sens pas du tout faire partie de la même famille politique qu'Anidalgo.
Vous voyez, elle est au Parti socialiste. Elle est socialiste. Monsieur Lard est aussi un socialiste.
Je suis je suis membre de je suis membre de Renaissance qui est le même parti par exemple que Gérald Darmanin qui n'est quand même pas un homme de gauche. Donc je crois qu'on doit encore une fois préserver cette unité là. Vous savez beau me dire ce qu'on veut face pardon vous me faites signe d'arrêter de Non non non j'attends que vous concluez.
Face au Rassemblement national qui aujourd'hui est extrêmement puissant et face à la gauche qui est aussi très installé dans ce pays. Je crois que si on veut gagner les élections 2027 et convaincre les Français, il va falloir qu'on fasse preuve d'un peu d'intelligence collective et ça passe d'abord par l'unité. Ma Brégon est l'invité du grand rendez-vous européen C News les échos.
À tout de suite. [Musique] Retour sur le plateau du grand rendez-vous européen news les échos avec la députée renaissance ma Brégeon. Comme l'écrit Jules Torres dans le JD News cette semaine, entre les gaulistes sociaux, les libéraux déclassés, les conservateurs de tradition, les identitaires sans complexe, les orphelins du sarcosisme, autant de droites qui cohabitent sans fusionner, s'additionnent sans jamais s'unir.
Deux droites s'affrontent aujourd'hui, ce dimanche, celle de Laurent Voquet et celle de Bruno Retaillot, elles s'affrontent mais ne sont pas fondamentalement différentes. Même si la députée renaissance que vous êtes n'est pas directement concerné, est-ce que vous avez une préférence ou est-ce que vous pensez qu'il y a un candidat qui est mieux placé qu'un autre ? Non.
Et je me permettrai pas un jour de scrutin de dire au militant LR un parti qui n'est pas le mien ce qui doit voter, ce serait irrespectueux. J'ai beaucoup de respect pour tous les militants, peu importe leur leur appartenance partisane par ailleurs. Euh en revanche, ce que je souhaite, c'est que le futur président DLR euh s'engage ensuite euh à maintenir l'unité qui est celle du bloc central.
Aujourd'hui, je disais avant la coupure pub que entre le Rassemblement national d'un côté euh et l'extrême gauche de l'autre, on va devoir faire preuve d'unité. Et moi je crois qu'il y a davantage de choses qui rassemblent Gérald Armanin, Édouard Philippe ou Bruno Rota au fond que de sujets qui les sépare. On a beau dire vous avez pas cité Laurent Voquier.
On a parce que Laurent Voquier me semble me semble-t-il regarde davantage du côté de Reconquête. Euh c'est la fameuse phrase où il dit "Je veux une droite jusqu'à Saracnafo". Ce qui m'apparaît comme un peu absurde en tout cas lorsqu'on quand on met Gérald Arrmanin et Sarah Knafo dans le même panier, c'est qu'il y en a au moins un des deux qu'on connaît très mal.
Et si on met bar et Bruno Rayou dans le même panier, mais ça répondait à un contexte extrêmement particulier. Encore une fois, d'ailleurs sentiment, je veux pas être sa porte-pole, mais que Bruno Rotaillot a a main de fois redit et réexpliqué que s'il avait accepté d'entrer dans le gouvernement dans ce contexte-là, c'était pour pour éviter euh la nomination et l'arrivée du nouveau Front populaire au gouvernement, ce qui me semble quand même être une raison largement valable. Moi, je crois à la grande union de la droite et du centre qui avait qui avait fait mais qui avait fait en son temps et encore une fois dans des circonstan différentes Jaces Cher puis Nicolas Sarkozy.
Je pense par ailleurs que cette union là elle a déjà elle a déjà débuté lorsqu'en 2017 Édouard Philippe est nommé premier ministre que Gérald Armanin, Bruno Lemer, Sébastien Recorn rejoignent Emmanuel Macron. C'était la première brique à ça. Je vais vous donner un autre exemple.
Il y a 8 mois dans les hautes scènes dans mon beau département, on a eu donc les élections législatives comme chacun sait suite à la dissolution. Les républicains n'ont pas investi de candidats face à moi dans ma circonscription parce qu'au fond on s'entendait sur l'essentiel et à l'inverse nous n'avons pas investi de candidat face à Jean-Didier Berger qui aujourd'hui soutient Laurent Voquet ou face à Philippe Juvin. Pourquoi est-ce que parce que parce qu'au fond euh sans nier sans gommer nos divergences euh on s'accorde sur l'essentiel et on l' beau me dire que la politique c'est pas c'est pas de l'arithmétique, on m'enlèvera pas de l'idée que pour gagner vaut quand même mieux faire des additions des soustractions.
Qu'est-ce que vous dites au députés et au ministre que j'appellerai afouéreriste qui demande sinédier la sortie de Bruno Rotaillot du gouvernement ? Je prends par exemple la proposition d'Éric Botorel qui demande qu'on donne une OQTG obligation de quitter le gouvernement à Bruno Rotaillot. Euh je je comprends pas bien en fait quel est le sens de ces provocations.
Euh encore une fois, quelle est l'alternative d'abord ? C'est parce que il y a eu une critique en tout cas sur Bruno Rota a dit qu'il n'était pas macroniste, qu'il avait des divergences avec le président. Expliquons les choses.
Bruno Rota a dit qu'il était pas macroniste. Enfin, qui a découvert cette semaine que Bruno Rotaillot n'était pas macroniste ? Bah, visiblement Eric Botorel ou Priscatno qui dit être contre le macronisme, accepter de se faire nommer précisément par celui qui a créé le macronisme, c'est beau la politique, mais c'est pas c'est pas un scoop.
On sait bien que le gouvernement tel qu'il est constitué associe des femmes et des hommes qui ne pensent pas toujours de la même façon. Et il me semble d'ailleurs euh que s'il y a bien une chose qui a voulu nous nous enseigner, nous nous inculquer le président de la République à nous qui l'avons rejoint, euh c'est cette capacité au fond d'ouvrir les fenêtres et d'aller travailler avec des gens un peu différents de je crois que c'est durant la campagne pour les l'élection de la présidence de LR, il y a quand même beaucoup de critiques qui ont été formulées par Laurent Voquier et Bruno Rota contre le président de la République, contre Renaissance. Vous ne pensez pas qu'à l'issue de cette élection, ça va laisser des trainces et que l'alliance du bloc central que vous appelez de vos vœux, elle a elle a du pont dans l'aile quand même ?
Non, je crois que on doit et les uns et les autres apprendre peut-être à dialoguer davantage, à se respecter davantage. Je pense néanmoins qu' au au-delà des chefs à plume, si je peux me permettre, il y a beaucoup de parlementaires comme moi, de responsables politiques de de LR, de horizon, de Renaissance euh qui on envie que ça fonctionne et qu' ont envie de construire plutôt que détruire. Et j'entends Laurent Boquetier qui se veut le garant au fond de la vraie droite.
Mais c'est quoi la vraie droite aujourd'hui ? Euh les républicains euh n'a enfin ce parti le parti les républicains n'a n'a plus le monopole de la droite. C'est terminé ça.
Je je regardais avant de venir l'évolution du nombre de députés LR expl à l'Assemblée nationale. En 2002 ils en avaient 360. En 2007, ils en avaient 300.
En 2012, ils en avaient 200. En 2017, ils en avaient 110. En 2022, ils en avaient 60.
Donc, je veux bien que ces gens viennent des communiquants, il y en a qui sont retrouvés dans l'équipe de monsieur que c'est quoi gens viennent nous expliquer qu'ils ont le monopole de ce qu'est la vraie droite. Mais en réalité, c'est pas vraiment qu' n'a pas le monopole de la droite aujourd'hui. Il n'a évidemment pas le monopole de la droite et toutes les élections précédentes d'ailleurs le démontrent.
Vous savez, je connais beaucoup d'électeurs, beaucoup dans mon département des hautes scènes qui ont jadis soutenu euh Jacques Chirac fait la campagne de Nicolas Sarkozy et convoquer Emmanuel Macron aux dernières élections présidentielles. Et ben je dis à à Laurent Voquier que parmi ces 10 millions d'électeurs qui au premier tour ont voté Emmanuel Macron aux dernières élections présidentielles, il y a beaucoup d'électeurs de droite et qui devraient parfois faire attention à ne pas trop les insulter dans les propos qu'il peut avoir. Et alors vous disiez cela dit il faut une union de la droite et du centre autant que possible dans le bloc central.
Vous rappeliez par ailleurs une partie de la droite, c'était rallé Emmanuel Macron en d'autres temps. Diriez-vous que dans la prochaine étape, il s'agit pour le centre de s'allier à une figure de droite, donc déplacer à droite le centre de gravité du bloc central. En tout cas, il va falloir trouver euh un trait d'union, le plus petit dénominateur commun pour reprendre mes expressions d'ingénieur et un seul candidat un seul candidat, il va mais le point d'équilibre était plus au centre.
Est-ce qu'il sera demain plus à droite ? Alors, il va falloir un seul candidat qui arrive à rassembler, c'est ma conviction, de renaissance jusqu'au républicain. Euh, je sais que ce n'est pas facile parce que il n'est jamais évident de faire s'accorder les parties entre eux et parce que derrière euh il y a des égos, il y a les égos des uns et des autres et les vélités de candidature que j'entends bien.
On pourrait citer je pense 5 6 7 personnalités aujourd'hui dans cet espace politique qui prétend Gérald Armanin Bruno Retaillot Couragé Xavier Bertrand David Lissenard Laurent Voquet enfin bon euh allez on pourrait arriver à 10 ce qui est d'ailleurs un petit peu ridicule moi je crois que si on est sincèrement attaché à l'intérêt du pays on va devoir travailler à cette unité commençons par le faire autour d'un projet commençons par se mettre autour de la table par discuter de ce sur quoi on est d'accord et de sur quoi on doit continuer à travailler ensemble et puis ensuite on verra mais faisons au moins cette démarche là vous savez moi jeune personnalité qui puis aujourd'hui pour vous sort du lot et qui devrait être l'élément fédérateur mais on verra quand les projets seront sur la table comment est-ce que les uns et les autres peuvent s'accorder moi ce que je peux vous dire c'est que j'entends chaque semaine à Anthony assaut dans ma circonscription des gens qui me disent faudra vous mettre d'accord parce qu'au second tour nous on on veut pas devoir choisir entre monsieur Bardella et monsieur Mélenchon chaque semaine. Et si les partis refusent de faire cette alliance, de travailler à cette unité là, je formule le pari que les électeurs nous imposeront cette unité dans les urnes. Alors lorsque Laurent Vier dit il faut faire un front républicain, mais pas celui auquel on est habitué, un front républicain contre Lfi demain.
Est-ce que de vous avez tantôt dit vous avez dit deux choses nous nous devions nous devions nous garder soit le gouvernement LFI soit le chaos. Donc est-ce que vous partagez finalement la même lecture de France ? Le véritable danger pour la République aujourd'hui, ce n'est plus le RN ou le camp national, c'est plutôt Lfi.
En tout cas, il faut un cordon sanitaire évident avec la France insoumise et le renvoquer a raison. Mais moi, je suis très à l'aise et contre le RN aussi. Je me suis je suis très à l'aise.
Je me suis exprimé au lendemain du premier tour des dernières élections législatives pour dire que jamais je n'appellerai à voter la France insoumise ni Europe écologie que je mets dans le même panier. Face au Rassemblement national. pas une voix pour le Rassemblement national, pas une voix pour la France insoumise ou pour leurs alliés Europe écologie les verts c'est deux parties qui ont des histoires très différentes qui sont en réalité un peu compliqué à comparer.
Mais Laurent Voquet a raison en disant qu'il faut avoir un cordon sanitaire extrêmement clair vis-à-vis de la France insoumise et que tout appel à à voter pour la France insoumise nous serait reproché et nous sera reproché. Le cas de figure, mais le cas de figure impossible. Le cas de figure impossible où vous avez où s'affronte le Rassemblement national et LFI ou les écolos.
Pour qui votez-vous ? Mais d'abord, on va faire une campagne. Euh, j'entends bien qu'il y aura assez de volonté de nous poser la question.
Non, mais ça peut être ça peut être dans des législatives juste sur un candidat par exemple, sur une circonscription. Dans ce cas-là, est-ce que est-ce que vous broton, vous faites un choix ? D'abord, je je le redis, on doit Est-ce que vous mettez le RN dans le même panier qu'f ?
En gros, c'est deux parties très différentes, je le redis. projets différents parce que se pose la question de l'arc républicain. Est-ce qu'il y a encore aujourd'hui un arc républicain ou appelez ça comme vous voulez un fond républicain comme il y en a eu un en juin 2024 arc républicain ça veut rien dire d'accord on a passé des semaines des des mois ça veut peut-être rien dire mais enfin c'était dans la mode passé des mois à disserter sur ce qui était l'arc républicain qui était dans l'arc républicain qui n'était pas dans l'arc républicain tout ça est un peu ridicule de vous voir sourire parce que c'est le président lui-même qui inventou mais je suis pas là pour donner des brevets de républicanisme aux uns et aux autres ce qui m'importe encore une fois c'est l'échéance président présidentiel dans 2 ans et le travail auquel je souhaiterais participer pour avoir un projet crédible qui rassemble la droite et le centre et un candidat commun et d'ici là essayons de travailler en ce qui nous concerne parlementaire intelligemment au parlement pour répondre aux angoisses des Français sur les questions vous êtes très clair mais Gabriel Atal qui est le patron de de votre parti Renaissance aux dernières les élections législatives avait appelé à voter pour des candidats et les filles quand ils étaient opposés au Front National.
Oui. Donc vous êtes complètement en désaccord avec lui sur cette question. Oui.
Oui. Oui. Oui.
Je je je ne partage pas je l'ai déjà je me suis déjà exprimé dessus. Je je partage pas ce positionnement. Euh je considère que la défense des valeurs républicaines euh ne passe pas par l'appel à voter par la France insoumise et que c'est une compromission que moi je ne ferai jamais.
Voilà. Je considère que la France insoumise de parquelle véhicule euh de relan d'antisémitisme euh de plébiscite du communautarisme euh doit être combattu euh sans la sans la moindre nuance si vous voulez. Mais vous comprenez que c dit des nuances politiques, vous en rajoutez un peu.
C'est-à-dire dans votre même parti, vous n'érarchisez pas les menaces de la même manière. Certains disent la grande menace c'est LFI. D'autres disent la grande menace c'est le RN.
Au point il faut voter LFI dans le même parti. vous nous permettrez d'être sinon perplexe à tout le moins confus. Non mais j'entends complètement ce questionnement.
Euh on a au sein de Renaissance des lignes qui parfois sur certains sujets sont des lignes différentes comme les plus fondamentales. Je je vais pas essayer de de vous expliquer l'inverse parce que je vous mentirai et que ce serait pas très crédible mais je suis là voilà en tant que mot de bron pour porter la ligne qui est la mienne tout simplement. Bien s bien et on va continuer à dialoguer et s'entretenir avec vous dans le grand rendez-vous.
à tout de suite sur nos deux anées. [Musique] La députée Renaissance des Hautes Scènes Maudebréon est l'invité du grand rendez-vous ce dimanche. Ma Brégon, 80 % 80 % des Français estiment que la justice est laxiste.
C'est un sondage CSA pour le JDD C News et européen. Le ministre de la justice, Gérald Dermanin, propose pourtant plusieurs choses. Passer de 235 à quatre peines, supprimer les peines avec surcis, remplacement par des peines de de probation et la construction également de cette prison de haute sécurité dans la forêt amazonienne en Guyane.
C'est le retour du Bagne. D'abord, je voudrais dire qu' euh à mon humble avis, on a beaucoup de chance d'avoir Gérald Armanin, euh ministre de la justice et garde des saut aujourd'hui. Quand je regarde ce qu'il a fait ces dernières années, il a fait preuve d'une grande constance et d'une immense combativité sur ces questions. quand il était ministre de l'intérieur, on se rappelle euh des opérations Placnet XXL pour ne pour ne citer pour ne citer que celle-ci euh de des moyens et des forces de l'ordre été critiqué aussi des moyens et des forces de l'ordre tout comme quand même non.
Ah ben c'est pas ce que moi j'ai entendu sur le terrain avec les élus ou les préfets. Vous parliez des opérations placettes qui ont été très critiquées comme le disait Pierre. Euh tout tout ce qu'il a fait quand il était ministre de l'intérieur euh et ce qu'il fait aujourd'hui en tant que ministre de la justice la loi sur le narcotrafic et effectivement cette annonce euh dans le JDD.
Euh moi je veux vous dire on on a le sentiment parfois que ce pays est bloqué, qu'on arrive pas à agir euh que tout ça est enlyisé. C'est pas qu'un sentiment malheureusement. Je pense et ben on a là un ministre qui ne vit pas dans la théorie.
Je connais bien Gérald Armanin et c'est probablement ce que j'apprécie le plus chez lui. Géral Darmanin, il aime beaucoup lire mais il ne vit pas uniquement, il ne s'enferme pas uniquement dans la théorie. C'est quelqu'un qui avance avec des actions concrètes.
Euh en l'occurrence les prisons de haute sécurité, il y en aura deux sur le territoire métropolitain. Euh une troisième donc a été annoncé que le président a visité a visité, une troisième euh qui a été annoncée hier soir donc pourquoi pourquoi ce territoire là ? parce qu'il s'attaque à toutes les échelles du narcotrafic euh de là où part parfois narcotrafic et la Guyane en fait partie en passant par les grands réseaux euh jusqu'au consommateur.
Il regarde l'intégralité de la chaîne et c'est ce qui rend, je crois cette démarche extrêmement pertinente. Au fond, Gérald Larmand ne dit pas uniquement ne dit pas l'important c'est uniquement de combattre les grands narcotrafiquants et puis au fond le consommateur c'est pas très grave parce qu'on lui trouvera des excuses sociales. il fait et l'un et l'autre je crois que c'est ce que les français attendent mais il y a une constante c dit vous notez en espace de quelques années Nicolas Dupignan veut envoyer les auteurs de crime islamiste au cargal ensuite plus récemment sur un autre registre leur voquier dit les ocf à Saint-Pierre Micelon et maintenant le b le retour du Bang à Guyam alors j'essaie de finalement il y a pas une constante derrière ça c'est que les français au-delà de leurs différentes expressions politiques voudraient faire dégager du territoire tout simplement les éléments troubles qui perturbent la vie de la nation pas simplement les encadrer juridiquement dans le cadre de de espace pénitentiaire humanitaire qu'il dégage.
D'ailleurs, pardonnez-moi, mais vous mettez ces propositions dans le même panier parce qu'il s'agit des outresemes. Le fait qu' le le fond de ces propositions sont quand même les fonds de ces propositions sont quand même très très différents. Euh je comprends que la prison qui est prévue en Guyane vise d'abord à accueillir euh des personnes de la zone.
On ne s'interdit pas bien sûr d'y faire venir des personnes depuis la métropole s'il a des places disponibles. L'objectif c'est bien d'y enfermer des personnes ici issu de cette zoneel. Ça n'a rien à voir.
Construire une prison avec une aile de haute sécurité euh en Guyane parce qu'il y a des besoins localement d'emprisonnement, ça n'a rien à voir avec enfermer euh envoyer pardon des des personnes. C'est pas que pour les narcotrafiquants de Guyan madame, c'est pas ça l'idée quand même. C'est pas ça l'idée.
C'est pas de qu'enfermer des des narcotrafiquants qu'on va arrêter en Guyane. C'est aussi d'envoyer des gens qui sont en métropole. La priorité c'est d'enfermer des personnes issues de la zone guyanaise.
Il y a quand même un effet d'annonce de Gérald Darmana sur cette affaire. La la priorité c'est d'enfermer les personnes issues de la zone guyanaise encore une fois parce que c'est c'est l'ensemble de la route que prend le trafic de drogue que cible Gérald Armanin et donc qui part parfois des autres qui part parfois des autres mères pour arriver dans les cités ou maintenant les villages d'ailleurs français de de métropole et donc non ça n'a rien à voir avec Saint-Pierre et Michelon et voilà je ne comparerai pas ces deux propositions. parlait de Placennet tout à l'heure.
Effectivement, Stéphane et moi avons soulevé le le fait que ces opérations Placennet avaient été critiqué critiqué pourquoi ? Pas parce qu'elles existaient. Au contraire, c'était une bonne chose de donner un coup de taser sur sur le trafic de drogue, c'est que les maires notamment les élus locaux disaient "Bah Placennet, le problème c'est qu'à un moment donné les forces de l'ordre s'en vont et quand les forces de l'ordre s'en vont et bien euh les deals, les les points de deal se reformment et c'est un problème. 76 % des Français estiment qu'il faut faire appel à l'armée pour lutter contre le trafic de drogue dans les quartiers difficiles.
C'est un nouveau sondage CSA pour le JDD, C News et européens. C'est quand même tris/4 des Français euh qui estiment que là encore c'est dans les cas extrêmes euh où les Français en appellent à l'armée. Alors l'armée est malheureusement et et heureusement d'ailleurs affecté à beaucoup de missions.
Est-ce que là il y a pas urgence à faire encore plus pour le contre le narcotrafic ? Je ne pense pas qu'il faille faire appel à l'armée. Je crois en revanche euh que ce que traduit sondage c'est la volonté euh de bien davantage de fermeté de bien davantage d'autorité en la matière.
Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la lutte contre la drogue, la lutte contre le narcotrafic, c'est un combat quotidien et c'est probablement un combat que vous ne gagnez jamais complètement qui est sans cesse qui est sans cesse à renouveler. Euh et c'est une hydre à plusieurs têtes, c'est ça ? Qui se reforme, qui se reforme et donc que vous devez pied à pied combattre chaque jour et et sans arrêt.
Mais est-ce que ce sondage c'est pas aussi un un terrible àu d'échec quand même ? Vous êtes au pouvoir depuis 8 ans, madame Brégon ? Et je prétends pas que tout a été bien fait et que tout a été réussi.
Je dis en revanche que on a massivement augmenté le nombre de forces de l'ordre, plus de 10000 gendarmes et policiers supplémentaires qu'on a massivement augmenté le budget de la justice. Il a augmenté de 60 % depuis l'arrivée au pouvoir depuis président de la République. On a voté une loi importante contre le narcotrafic porté par Bruno Rotaillot et Gérald Armanin il y a quelques semaines de ça au Parlement.
Euh et Géraldin continue encore une fois avec des exemples très concrets qui doivent permettre de faire avancer ce combat-là. Euh j'entends une partie de la classe politique qui au fond euh véhicule l'idée que c'est trop difficile, qu'on va pas y arriver, euh que c'est un combat perdu d'avance jusqu'à dire jusqu'à dire d'ailleurs que la solution serait la légalisation euh de la drogue ou en tout cas de certaines drogues. Moi je crois qu'il faut pas abdiquer face à la question du face à l'enjeu du narcotrafice.
Je crois qu'il faut pas abdiquer face à ceux qui vendent de la drogue sur notre territoire avec tout ce que ça engendre de drame, d'insécurité et de misère sociale. Voilà. Mais est-ce que est-ce que bon, on le voit dans sondage, c'est pas un appel à l'armée en tant que tel de manière décomplexée ?
Il y a tout simplement est-ce que c'est pas un signal envoyé par une majorité de la population que le cadre qui est le nôtre actuellement ne fonctionne plus dans les paramètres actuels ? Le droit sert trop souvent ceux qui en jouent pour le retourner contre contre la France, contre la sécurité des uns des autres. Mais pas simplement sur le narcotrafic, les islamistes d'un côté, l'immigration qui débordent de tous les sens de l'autre.
Est-ce qu'il y a pas Est-ce que c'est pas un signal envoyé sur le mode dans les quand euh euh quand j'ai euh monsieur Rota dit l'état de droit tel qu'on tel qu'il fonctionne en ce moment, il faut être capable de le redéfinir parce qu'il est dévoyé. Est-ce qu'il y a pas le sentiment que le cadre actuel paralyse l'action l'action gouvernementale ? En partie probablement.
Et moi je j'entends beaucoup de des lecteurs dans ma circonscription euh qui ne comprennent pas le fonctionnement de la justice aujourd'hui, qui ne le comprennent plus, qu' on le sentiment qu'elle est parfois pas assez sévère, en tout cas que les pouvoirs publics infinés ne sont pas suffisamment efficaces. Avez-vous le même sentiment ? Ça fait mais en je le partage en partie parce que vous voyez enfin je j'essaie de de n'être ni sourde ni aveugle.
Je vois bien que malgré tous les moyens déployés, malgré l'énergie de Gérald Armanin, de Brudotaillot et d'autres hier, euh ce fléo est toujours là et il gagne en importance. Donc c'est bien que il y a certaines choses qu'on a mal faites ou qu'on a pas faites et donc il faut essayer. Non mais il est pas interdit en politique de se remettre un petit peu en cause et de se remettre un peu en question.
C'est c'est c'est pas une tard. Vous voyez ce qui est souvent avancé c'est que c'est peut-être pas forcément la justice qui fonctionne pas. C'est ce qu'il exécutent et en l'occurrence les juges.
Qu'est-ce qu'on fait du syndicat de la magistrature par exemple ? Alors, il y a quand même une question de ce qu'est l'état du droit aujourd'hui et c'est d'ailleurs ce qu' a voulu à mon avis dire Bruno Rotaillot. On a un peu confondu la question d'état de droit et d'état du droit.
Euh moi, je crois qu'en matière d'état du droit, il y a des évolutions sur les peines minimales par exemple qui devraient pouvoir intervenir de toute urgence. Et là encore, on parlait de "Faut-il faire ou pas des référendums tout à l'heure ?" Mais la question des peines planchées, la question du quantum de peine, la façon dont on traite la Répondu sur les juges, tout ça, tout ça, c'est la prérogative du parlement et le parlement a aujourd'hui, si le gouvernement le permet, les moyens d'avancer dessus.
Mais sur les juges, est-ce que Gérald Armanain a envie d'avancer sur les juges après avoir justement donné toute une série de propositions sur les peines et sur le droit ? Est-ce que sur les juges et notamment sur une certaine interprétation de la justice et notamment encore une fois, pardonnez-moi, le syndicat de la magistrature, est-ce que il y a des avancées qui pourront être connues chez le ministre ? Il y a deux alors ça faudra lui demander, moi je je parlerai pas à sa place, il y a deux questions.
Est-ce que est-ce que le est-ce que le syndicat de la magistrature est un organisme ultra politisé ? La réponse est évidemment oui. Enfin, chacun se souvient des différentes affaires si je puis dire jusqu'au mur des cons à l'époque qui avait légitimement extrêmement choqué mon citoyen.
Euh les juges interprètent le droit mais c'est bien le parlement qui écrit et qui fait le droit. Euh et donc nous avons des moyens législatifs de réduire ces possibilités d'interprétation et d'orienter les décisions des juges. Euh mais pour ça, il faut que le Parlement et que le gouvernement s'en donne les moyens.
Ma Brégeot, invité du grand rendez-vous. On revient dans un instant, on va parler d'argent. Retour sur le plateau du grand rendez-vous européen C News les échos avec les députés renaissance des Hautes SC Ma Brégeon.
Vous êtes favorable à un référendum sur les dépenses sur la dette. le président de la République qui d'ailleurs sur une Vous n'êtes pas favorable à un référendum sur la dépense et la dette. J'ai pas bien compris quelle serait la question posée au Français.
Euh si vous demandez aux Français souhaitez-vous réduire le déficit ? Ils vous répondront oui. Si vous souhaitez Si vous demandez aux Français, souhaitez-vous réduire les dépenses de l'État, la question, ils vous répondront.
Oui. Si vous demandez aux Français, "souez-vous baisser le nombre d'enseignants, par exemple ?" Ils vous répondront probablement non.
Donc euh l'idée générique d'un référendum sur le budget, je n'y suis pas opposé par principe euh mais je ne comprends pas bien comment ça se déclinerait aujourd'hui. Mais donc du coup, il faut vous êtes pour quand même poser la question et la mettre sur la table ou euh est-ce que c'est le job du parlement ? Moi par essence, je suis jamais opposée à demander à solliciter les Français sur des questions majeures qu'engage la nation et la question budgétaire avec la la réduction du déficit qui est absolument nécessaire en est une.
Mais encore faut-il qu'on m'explique quelle est précisément la question posée. On ne va pas mettre l'intégralité du projet de loi de finance et du projet de loi de finance de la sécurité sociale. Donc làdessus vous êtes d'accord avec le président au référendum.
ça n'aurait pas beaucoup de sens et ça ne serait pas très lisible. Alors alors ça ça répond à l'idée pour pour François pour notamment François Bou qui avait premier mis la cette idée sur la table, c'est la difficulté de faire accepter aux français un certain nombre d'économies, un certain nombre de sacrifices notamment sur la dépense sociale qui représente quasiment la moitié de la dépense publique. Selon vous, où est-ce qu'il faudrait faire des économies ?
Où est-ce qu'il faut couper dans la dépense sociale ? Est-ce qu'il faut toucher au retraite notamment ? Je je pense qu'il n'est pas enfin à mon sens, il est pas raisonnable de demander aux retraités, en tout cas aux retraités les plus modestes euh qui ont déjà du mal à boucler les fins de mois euh de contribuer à à un effort que l'État ne ferait pas lui-même.
Euh regardons d'abord avant de penser augmentation d'impôts, diminution de retraite, augmentation de taxes, regardons d'abord où est-ce que nous on peut revoir les marges de l'État et où est-ce qu'on peut couper dans la dépense publique. Bon, je je commencerai par dire que beaucoup de politiques et j'en entends beaucoup au Parlement euh demandent de réduire les dépenses quand ils sont en plateau mais font des propositions de dépenses nouvelles lorsqu'ils sont à l'Assemblée nationale. Donc, on est tous plein de contradictions.
Moi, je crois par exemple qu'en matière de dépenses sociales sur les aides sociales, sur les dépenses de santé, il y a aujourd'hui des choix courageux à faire. Je ne suis pas en train de dire qu'il va falloir demain payer son médecin et tous ses médicaments. Attention, je ne rentrons pas dans les caricatures.
Mais je crois pour autant que le tout gratuit en matière de santé tel qu'il a existé un temps, la France est un des pays qui rembourse dans lequel le reste à charge est le plus réduit au sein des pays de l'OCDE, en tout cas, je crois que ce temps-là n'est plus qu'il va donc falloir regarder comment est-ce qu'on peut voilà dépenser autrement en tout cas peut-être et et rembourser peut-être certaines prestations moins qu'on a pu le faire par le passé par exemple sur les dépenses de transport euh C'est voilà, c'est c'est un exemple mais ça coûte beaucoup d'argent euh à l'assurance maladie. Ben voilà, on a un exemple tax en grève demain, il manifeste Oui, les tax les taxis seront en grève demain. Je j'entends bien mais je crois qu'il va falloir malgré tout avoir le courage de dire bah qu'aujourd'hui il y a des voilà des choses qu'on rembourse et alors qu'on en a plus les moyens.
Où est-ce qu'on où est-ce qu'on prend dans la protection sociale qui coûte 900 milliards chaque année en France ? dans la protection sociale, c'est-à-dire Ouais. dans la protection sociale, je viens de vous donner je viens de vous donner un exemple.
Oui. Oui. Mais est-ce que il y a parce que là c'est est-ce que vous avez chiffrer votre exemple parce que 900 milliards euh euh je parle sous le contrôle de Stéphane qui connaît les chiffres parfaitement.
Le transport sanitaire c'est autour de 7 milliards. Donc 7 milliards sur 900. Bon moi 7 milliards c'est c'est pas c'est pas complètement rien.
Il y a pas que cet exemple là. Faut voir aussi ce qu'on regarde dans les remboursements euh dans les différentes prestations de consultation euh de médecins, de spécialistes et les agences. Moi je je Mais il y a aussi on parle beaucoup des agences.
Est-ce qu'il y a trop d'agences en France ? La réponse est oui. Est-ce que ça génère de la complexité y compris administrative ?
La réponse est oui. Est-ce que ça génère des coûts euh inutiles ? Est-ce qu'une agence comme la Simade par exemple a encore lieu d'être agent ?
Mais je vais vous répondre par deux en vous disant deux choses. Euh d'abord, on ne comblera pas le déficit français uniquement uniquement en réduisant le nombre d'agences. On gagnera quelques centaines de millions d'euros, peut-être quelques milliards et je pense que c'est encore très sous-estimé euh surestimé pardon.
En revanche, est-ce que ce type d'association ont vocation à être financé via de l'argent public ? C'est une question qui est un tout petit peu différente, voyez-vous. Mais vous n'y répondez pas la question comme la pardon la Simade oui ou non qui travaille contre les intérêts de l'État et contre les orientations politiques de l'État en matière migratoire puisque c'est de ça dont on parle peut-être que tout le monde ne connaît pas avec l'argent de l'État c'est un vrai problème.
Il faut pas le faire uniquement pour des raisons budgétaires. Il faut le faire pour des raisons de cohérence et de principir en plus. Je me permets de poser la question presque sur le plan historique.
Dans les années 80, on a vu aux États-Unis le moment Rean, en Grande-Bretagne, le moment Tier. En France, il aurait pu avoir un moment équivalent qui a peut-être pas eu. Est-ce que la France n'a pas eu manqué dans son histoire relativement récente un moment d'un choc libéral qui aurait permis de déburocratiser, de défiscaliser ?
Ce qui fait qu'aujourd'hui l'État est un mamou qui écrase tout. Probablement. Euh moi, depuis que j'ai souvenir euh de la politique dans ce pays, on parle de besoin de simplification, de rationalisation.
Euh forcé de constater que c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire. Je sais aussi que depuis plusieurs années, on a traversé des crises absolument majeures qui nous ont empêché d'avancer sur cette question. Ce sera de toute évidence toujours une raison pour justifier la croissance de l'État.
Une question centrale euh du débat en 2027. Je rappelle à toute fin utile qu'on a terminé l'année à plus de 7 % de déficit et que de toute évidence, vu la croissance qui est en berne cette année, ça ne devrait pas être beaucoup mieux fin 2025. Mais est-ce que la France aurait besoin d'un moment libéral ?
Peut-être le mot vous plaira pas, mais un moment libéralement. Non, je pas je je suis pas que le mot c'est pas que le mot me plaît pas et je suis pas opposé au moment libéral. Mais encore faut-il savoir ce qu'on met voilà ce qu'on met concrèement.
Le président de la République mardi soir a remis sur la table la question de la la TVA sociale, même s'il a pas employé exactement le terme, il a dit qu'il faudrait peut-être augmenter les impôts sur la consommation pour baisser les charges qui pèsent sur le travail. Selon vous, c'est une bonne idée ? Mais en fait, ce que je souhaiterais, c'est qu'avant de réfléchir encore une fois à des hausses de taxes et des hausses d'impôts, on commence par réfléchir à des baisses de dépenses.
Comment est-ce qu'on finance le système social français ? C'est une question évidemment cruciale, mais je souhaiterais qu'on commence par regarder où est-ce qu'on peut baisser les coûts du système social. Pourquoi aller chercher en permanence, c'est pas une bonne idée.
Pourquoi aller chercher en permanence des nouveaux moyens de financement ? Avant de chercher des nouveaux moyens de financement, commençons par regarder où est-ce qu'on peut réduire ces dépenses là et puis ensuite on pourra discuter de la façon dont on les finance. Mais commençons d'abord par regarder où est-ce qu'on peut réduire avant de d'aller chercher encore une fois de nouveaux impôts ou de nouvelles taxes.
Les Français voilà on fait déjà beaucoup et par ailleurs la question de la mais c'est augmenter la TVA pour baisser l'électriation sociale. J'entends bien et je moi je suis je suis euh h prudente sur cette question parce que la TVA est un impôt qui est en réalité très très injuste. Alors, il faut voir comment c'est décliné derrière, mais la TVA, ça touche tout autant le petit retraité modeste qui va faire ses courses que les grandes fortunes de ce pays.
Voilà. Et et donc je crois que si on veut un peu de de si on veut travailler à l'adhésion, à l'impôt qui est en berne aujourd'hui, il faut que les gens aient le sentiment que les choix qu'on fait et que les efforts demandés soient justes et équitablement répartis. Et la TVA ne me semble pas être le la clé de répartition la plus juste.
Mais est-ce qu'il y a pas aussi des réflexes de facilité quelquefois lorsque j'entends l'idée qu'il faudrait augmenter pour un temps circonstantiellement ça ne durera pas les impôts des plus riches entre guillemets d'amener toujours les plus privilégiés entre guillemets à payer toujours davantage ? Il y a pas cette idée que finalement des milliards dormir quelque part dans la société. On va les prendre, on va régler tous les problèmes et on n pas réformé l'État.
D'abord, les Français les plus aisés contribuent déjà euh euh massivement à l'effort national et ce depuis plusieurs années. Est-ce qu'il faut s'interdire des efforts ponctuels ? Euh lautres efforts ponctuels, la réponse est non, mais je pense qu'il y en avait déjà beaucoup dans le budget qui a été voté l'année dernière et qu'encore une fois, il y a une forme de facilité et une forme de paresse.
Faut pas le prolonger cet effort, madame madame Brégon parce qu'il y a le débat actuellement dans la majorité. Est-ce que est-ce que cette contribution sur les les plus grands les plus les les plus fortunés ou les plus aisés, est-ce qu'il faut la prolonger l'année prochaine ou c'est juste pour un an comme ça a été voté ? Moi, je pense qu'il faut tenir les engagements qu'on a pris devant les Français et devant tous les Français.
On a dit qu'on demandait un effort encore une fois ciblé et ponctuel. Cet effort doit rester ciblé et doit rester ponctuel. On s'est engagé à faire en sorte que cet effort soit uniquement pour un an.
C'est effectivement ce qu'on a voté. Et ben tenons tenons notre engagement encore une fois il y a une forme comme la surtaxe sur les hauts revenus qui était décidé en 2011 et qui a jamais finalement disparu et qui est toujours là en 201. Il y a une forme de facilité et de paresse lorsqu'il y a un effort budgétaire à se tourner uniquement vers la question de l'impôt.
Euh je crois qu'encore une fois on doit avoir le courage d'aller réduire certaines dépenses. C'est pas facile à faire. Quand vous en parlez, tout le monde est d'accord.
Quand vous rentrez dans le concret, c'est beaucoup plus compliqué. On l'a expérimenté avec Michel Barnier sur la baisse de certains fonctionnaires, sur la question de la contribution des retraités les plus aisés. Euh c'est pas évident mais je je pense qu'on s'en sortira comme ça.
Un autre exemple, on parlait par exemple du système de santé. On avait essayé avec Michel Barnier de réguler le nombre d'arrêts maladies arrêt maladie et notamment pour les fonctionnaires. Euh mais enfin on nous a ramener à à Ravier Milet ou Margarette Toucher uniquement uniquement parce qu' Mais eux le font eux le font uniquement parce que et Margarette Toucher disait que le socialisme c'était quand on avait quand on avait terminé de dépenser l'argent des autres.
Est-ce que est-ce que on doit pas changer de dogme ? Parce que si vous par exemple dans une collectivité locale, c'est souvent le cas et vous êtes député donc vous savez comment ça marche. Imaginez les recettes fiscales amputé d'un/ tiers par exemple d'un/ers ou d'un/art, qu'est-ce qui se passerait ?
Bah l'État ou en tout cas votre collectivité devrait faire avec. Là le dogme c'est que les Français doivent faire avec parce que l'État impose telle dépense. Pourquoi est-ce qu'on invèit pas la vapeur ?
Alors appelez ça la tronçonneuse ou Margarette Tatcher ou utilisez l'image que vous voulez. Mais et pourquoi est-ce que l'État ne se remettrait pas dans la question de bah finalement on va faire avec ça parce que c'est tout ce qu'on a. Parce que quand vous commencez à couper les dépenses, vous faites forcément des mécontents.
Oui. Euh lorsque vous rentrez dans lorsque vous rentrez dans le détail maintenant c'est les Français qui sont mécontents. Non mais je suis d'accord.
Mais lorsque vous rentrez dans le détail encore une fois c'est le système social, c'est le système de santé, c'est la question, je reprends cet exemple, du remboursement des arrêts maladies. C'est le nombre de fonctionnaires dans l'éducation nationale c'est généralisé. C'est toujours un petit peu douloureux.
Mais pour autant, je crois qu'aujourd'hui et j'en reviens à la question du rassemblement de la droite et du centre que j'appelle de mes vœux, j'appartiens et on appartient à une famille politique qui doit avoir ce courage. Merci beaucoup Ma Bréon d'avoir été l'invité du grand rendez-vous sur C News et sur Europ. Très bon dimanche sur nos deux antennêtes.
Maud Bregeon