Nouveau gouvernement : "Lecornu aura mis trois semaines à composer un gouvernement recyclé"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on peut retenir de cette nouvelle affiche gouvernementale ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Votre réaction à ce nouveau gouvernement ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Sébastien Lecornu vous a tendu la main. Pourquoi ne pas avoir participé à ce gouvernement ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Comment réagissez-vous à la justification du Premier ministre sur le non-usage du 49.3 ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Que vous inspire le retour de Bruno Le Maire aux armées ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelle est la position du Parti socialiste pour l'après ? Dissolution ou gouvernement NFP ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Pierre JouvéFait
« ce gouvernement est un gouvernement déjà vu. Il faut que tout change pour que rien ne change. »
- 5:00Pierre JouvéFait
« Cette politique, elle a été sanctionnée dans les urnes. Elle n'a pas de majorité dans le pays et aujourd'hui, elle doit très clairement s'arrêter. »
- 10:00Pierre JouvéPromesse
« Si le président de la République veut dissoudre l'Assemblée nationale, les socialistes seront prêts. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Toujours en compagnie de mes débatteurs de la 2e heure Sarah Salman et Michel Fayad. 26 jours qu'il a posé ses valises à Matignon. Sébastien Lecornu a révélé ce soir en tout cas par l'intermédiaire d'Emmanuel Alain, le secrétaire général de l'Élysée Moulin pardon euh qui a donc annoncé ce gouvernement resserré avec beaucoup de figures déjà connues.
Jacques Ser du service politique d'Europain nous a rejoint. Jacqu, qu'est-ce qu'on peut retenir de cette nouvelle affiche gouvernementale ? Et bien que l'affiche n'est pas si nouvelle, il n'y a pas beaucoup de renouvellement.
Ellisabeth Born reste ministre de l'éducation, Manuel Vals aux outreemes, Géral Darmanin à la justice, Bruno Retaillot à l'intérieur. Seule surprise finalement ce soir, c'est la nomination de Bruno Lemire. L'ancien ministre de l'économie est nommé ministre des armées.
Catherine Vrin reste ministre du travail. et Rachid Dati reste ministre de la culture. Roland l'Escure est lui nommé ministre de l'économie.
Il succède à Éric Lombard à Ber Jean-Noel Barreot est nommé ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Il était déjà à ce poste. Enfin, Éric Vert est nommé ministre de l'aménagement des territoires. 18 noms au total, peu de renouvellement, mais une explication côté Matignon, la nécessité d'avoir de l'expérience face à une assemblée morcelée et plutôt peu réceptive. finalement après cette composition du gouvernement puisque les les réactions ne se sont pas fait attendre Marine Le Pen menace déjà de son sûr tout comme Jordan Bardella ou encore Jean-Luc Mélenchon et on attend avec impatience de savoir quelle est la position du Parti socialiste sur cette équipe gouvernementale.
Transition toute trouvée puisque nous sommes en direct avec Pierre Jouvé secrétaire général du Parti socialiste. Bonsoir Pierre Jouvé. Bonsoir.
Merci d'être avec nous en direct sur Europain. Votre réaction à ce nouveau gouvernement ? Bah ce gouvernement est un gouvernement déjà vu.
Il faut que tout change pour que rien ne change. Vous connaissez la dage. Et bien monsieur le cornu est en poste depuis plus de 3 semaines et il leur a mis 3 semaines à faire un gouvernement recyclé avec les mêmes têtes qui nous ont conduit dans le même mur dans lequel la France est plongée aujourd'hui.
Il a recyclé ses amis pour maintenir coûte que coûte la politique d'Emmanuel Macron que les Français ne veulent plus. Cette politique, elle a été sanctionnée dans les urnes. Elle n'a pas de majorité dans le pays et aujourd'hui, elle doit très clairement s'arrêter.
Et donc Pierre Juv, pardonnez-moi, Sébastien Lecnu vous a tendu la main. il a reçu plusieurs fois les membres du du Parti socialiste, Olivier Fort euh c'est que vous aviez des exigences assez élevé notamment en matière de taxation des haut revenus. Euh donc vous auriez pu aussi participer à ce gouvernement bien sûr mais nous nous ne sommes pas dans la confusion et je pense que ce pays a besoin de clarté.
Vous savez, moi je j'ai trop de respect pour le débat démocratique et pour le débat politique pour être dans la confusion. Et vous savez finalement aujourd'hui, il y a eu un débat assez intéressant à droit de chez LR et Laurent Voquier est dans la clarté. Bruno Rotaillot est dans la confusion et moi je pense que quand on confond les politiques, on fait perdre le sens global de l'action.
Nous nous avions des lignes politiques claires. Nous avions présenté un budget, des contrepropositions avec des exigences sur le fond que certains peuvent juger trop importantes qui peuvent être critiqué et c'est le débat démocratique. C'est heureux ainsi.
Mais vous avez un premier ministre qui nous a reçu, avec lequel nous avons beaucoup discuté parce que nous ce qui nous importe c'est pas finalement le jeu parlementaire de l'hémicycle, c'est que les Français aient des réponses à leurs inquiétudes et des réponses pour le pouvoir d'achat, pour les services publics, pour la sécurité. Bref, prenons tous les sujets qui doivent être traités dans il a donné des gages he sur la sécurité justement Sébastien Lecnu clairement sur également le pouvoir d'achat. Il y a il y a quelques mesures, alors je vais pas toutes les citer mais euh il y a eu des des euh en réalité ces mesures en réalité ces mesures, elles sont très faibles.
D'abord, elles sont peu claires et en fait elles sont très faibles. Donc nous ce que nous disons aujourd'hui de manière très claire, c'est que maintenant ça fait presque 4 semaines que monsieur le cornu est là, qu'il reçoit les uns et les autres et qu'il est dans une économie très mesurée de sa parole. Les choses sont très simples.
Soit d'ici 24 heures, il s'exprime de manière très claire. sur ce qu'il compte proposer dans les prochaines semaines au Parlement dans le débat qui sera mené. Soit s'il ne le fait pas sur des lignes politiques que nous avons posé en exigence et j'en pose une seule ce soir chez vous.
C'est la suspension par exemple de la réforme des retraites. C'est-à-dire nous demandons une chose simple au Parti socialistes que le débat sur la réforme des retraites puisse être mené à son terme au parlement. Monsieur le cornu a dit qu'il n'utiliserait pas le 493.
Donc nous lui disons, nous prenons acte de ce pas démocratique. Nous vous demandons de remettre le débat sur la réforme des retraites au Parlement et que les députés dans l'Assemblée votent. Nous demandons ça à monsieur le cornu s'il ne le fait pas dans les 24 heures.
Bien écoutez, c'est très simple. Nous censurerons parce que nous censurerons la continuation d'une politique qui est aujourd'hui une politique qui n'a plus de majorité ni à l'assemblée ni dans le pays. Et donc ça suffit en fait maintenant.
Pierre Pierre Jouvé, le premier ministre vient à l'instant de s'exprimer sur ses réseaux sociaux. Voilà comment Sébastien Lecornu justifie ce gouvernement. Je cite "Un gouvernement vient d'être nommé.
Conformément à mes engagements, il rassemble et ressemble au socle commun qui nous soutient au Parlement. Pas de surprise, ces ministres auront la mission difficile de donner un budget au pays avant le 31 décembre et de servir la France. Ils l'ont accepté en sachant qu'ils devront trouver des compromis avec nos oppositions 1493.
Le parlement aura le dernier mot. La vraie rupture est celle-là. Fin de citation.
Voilà pour ce tweet de Sébastien le Cornu à l'instant. La vraie rupture est donc celle de du non usage du 493, explique le Premier ministre. Comment est-ce que vous réagissez à cette justification du Premier ministre ? que c'est un bon pas démocratique que moi je salue puisque nous l'avions demandé et d'ailleurs nous étions engagés à ne pas utiliser le 493 si le président de la République avait fait le choix de nommer un premier ministre de gauche et en l'occurrence un premier ministre socialiste.
Mais je me permets de vous dire que la nonutilisation du 493, ça n'a jamais changé la vie des gens et ça n'a jamais rempli le frigo des Français. Donc en fait maintenant au-delà de l'utilisation et de la non utilisation du 493, la question c'est quel débat sur le fond. Vous savez moi j'ai assez peu d'admiration pour la 4e République.
J'ai l'impression que monsieur le cornu s'amuse beaucoup dans les arcanes de débat et de négociation. Moi ce que je vois c'est que les Français sont exaspérés, qu'il n'y a pas de politique qui est conduite dans ce pays, que les chefs d'entreprise n'ont pas de visibilité et qu'on essaie de maintenir et de conduire des politiques qui nous ont mis dans le mur, qui ont créé des déficits comme jamais la France n'en a créé, qui ont créé une situation de tension dans ce pays qui doit être réglée. Donc maintenant la politique doit reprendre ses droits.
À propos de déficit, Pierre Jouvé, que que vous inspire le le retour de Bruno le maire ? euh aux anciens combattants et et ministres des armées. Pas heureusement, j'imagine pour vous à l'économie, mais vous avez une réaction sur ce point.
Mais vous vous rendez compte, Bruno le maire est l'homme qui est en partie et en très grande partie responsable de la situation de désastre financier dans lequel se retrouve le pays. De désastre financier et c'est la prime à l'incompétence de manière permanente. Donc monsieur le maire était ministre de l'économie, il est ensuite allé donner quelques cours pendant plusieurs mois dans une université et puis là il revient comme ministre des armées.
Mais ça franchement vous auriez préféré que que Éric Lombard qui est plutôt de de votre obédience si j'ose dire reste à Berci parce que vous aviez pas l'air satisfait non plus. Vous savez, le casting en fait m'importe assez peu pour vous dire vrai et le casting, je pense n'intéresse pas les gens parce que la réalité de ce soir, c'est que cette annonce gouvernementale, tout le monde s'en fiche un petit peu dans le pays. Personne n'attendait ça ce soir.
Bon, les gens prennent ça. Le sujet, c'est encore ce que je vous disais juste avant, c'est la question du contenu et c'est la question du fond politique. Qu'est-ce qu'on amène à voir ?
Qu'est-ce qui est proposé ? Quel qu'est-ce qui est mis dans le débat parlementaire ? Et quelle copie budgétaire ? jusqu'à présent, on voit que la copie budgétaire est a priori une copie budgétaire qui est encore plus restrictive que la copie qui avait été amenée par François Baou qui a lui-même été censuré.
Donc si vous voulez, je je vois pas où tout ça nous mène. Pierre Jouvé, vous avez demandé formellement sur notre antenne tout à l'heure euh la mise euh à l'examen au Parlement de la réforme des retraites, mais mais vous savez bien que Sébastien Lecornu à plusieurs reprises a refusé à fermer la porte à cette réforme qui qui il faut bien le dire quand même est nécessaire pour le pays. Alors ce qui n'empêche qu'il va revenir sur certains points les régimes de de pension qu'il est prêt à faire évoluer mais mais vous savez que c'est une réforme nécessaire.
Non, je moi je ne partage pas votre point de vue. C'est c'est votre point de vue et je le respecte. Je ne le partage pas.
Je pense que cette réforme là n'est pas une réforme nécessaire. Et surtout ce que je crois c'est que elle n'est pas majoritaire cette réforme. Vous avez à l'Assemblée nationale une majorité de parlementaires de gauche comme plus à l'extrême droite de l'hémicycle qui sont contre cette réforme.
Vous avez une majorité de Français qui est contre cette réforme. Vous avez eu des millions de manifestants dans la rue et vous avez des gens qui sont allés voter. Et qu'est-ce qu'ils ont fait quand ils sont allés voter au moment de la dissolution ratée du président de la République ?
Ils ont voté majoritairement pour ceux qui dans l'hémicycle étaient pour l'abrogation de la réforme des retraites. Donc monsieur le Cornu, son avis personnel ne m'intéresse pas. L'obsession de monsieur Macron pour maintenir à tout prix cette réforme des retraites ne m'intéresse pas parce qu'ils n'ont pas raison seul.
Nous ne sommes plus dans un moment où ce sont deux ou trois hommes qui dans un bureau se répartissent le pouvoir et ont raison contre tout le monde. Il y a une démocratie, il y a un débat et donc je crois qu'il faut aller au bout de ces débats. En tout cas, vous vous accorderez avec le RN sur ce point certainement peut-être et c'est ce que vous espérez peut-être au Parlement.
J'accai à vous entendre. On se dirige tout droit vers la censure. Mais quelle est la position du Parti socialiste pour l'après ?
Est-ce que vous continuez de réclamer un gouvernement NFP ou est-ce que vous appelez à une dissolution ? hypothèse où ce gouvernement le cornu tomberait. Vous savez, je vais vous répondre avec franchise parce que je pense qu'il faut plus faire de langue de bois dans le moment dans lequel est est notre pays.
On nen sait rien parce que le président de la République est le seul qui a ça entre les mains et le président de la République fait à chaque fois des choix qui sont à l'inverse de ce qu'il devrait faire. Nous nous avions dit qu'il fallait nommer un premier ministre de gauche pour essayer d'aller construire une majorité différente et pour mettre une orientation politique différente. Donc il ne l'a pas fait. il a décidé de dissoudre l'Assemblée nationale au pire moment de de de du moment démocratique dans lequel nous étions.
Nous nous ne demandons ni dissolution ni destinitution. Vous savez, je crois pas que le problème se trouve clairement à l'Assemblée nationale. Vous avez une assemblée nationale qui a été désignée par les Français avec un taux de participation à ces élections qui étaiit très important.
Sans doute un des plus importants depuis les années 80. Alors quelle solution après une censure de ce gouvernement ? Hm.
Mais en fait, vous savez, la solution c'est que le pouvoir en place qui se maintient au pouvoir coûte que coûte depuis 8 ans décide de changer de politique et décide de changer d'orientation. C'est ce que je vous disais juste avant. Le problème c'est que on ne peut pas et ils ne peuvent pas en permanence vouloir faire le coût de la soi-disant responsabilité sur le dos des oppositions euh et eux ne rien changer dans leur approche et leur même politique.
Malheureusement, les oppositions ont des divergences euh fondamentales hein. Ce que vous appelez une rupture n'est pas la même rupture que le RN et ainsi de suite. Mais bien sûr, mais je vais vous dire une chose, puisque le camp présidentiel qui est responsable de la situation du pays, qui a plus d'une centaine de députés, a dans toutes ces expressions le mot de responsabilité à la bouche, bah nous nous leur avions dit les choses de manière claire.
Vous nommez un premier ministre de gauche, ça fera peu ou prou entre 150 et 160 députés à l'assemblée et les gouvernements et les pardon et les députés du bloc central ne voteront pas euh contre les propositions qui seront faites. Ça c'est un respect démocratique. Ils ne veulent pas le faire, ils ne le font pas.
Donc peut-être que le président de la République décidera de dissoudre. Moi je vais vous dire très clairement pour ne pas éluder cette question. Si le président de la République veut dissoudre l'Assemblée nationale, les socialistes seront prêts.
Nous n'avons pas peur des élections. Nous n'avons pas peur d'aller devant les Français et surtout dans le moment politique dans lequel nous sommes où je crois que nos concitoyens. Et la question de l'alliance évidemment avec Lfi se posera pour vous mais c'est c'est un autre débat.
Ce sera le débat à ce moment-là. Merci Pierre Jouvé, secrétaire général du Parti socialiste d'avoir réagi à ce nouveau gouvernement sur l'antenne d'Europe. On se retrouve dans quelques instants avec le point sur l'actualité de Maë.
Sébastien Lecornu