Anne Chain-Larché : « La jeunesse du virtuel est complètement dépossédée de la réalité »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Anne Chan l'Archer, on va revenir sur ces informations. Évidemment, vous êtes sénatrice à l'air de la SNARD. D'abord, on va regarder les unes de la presse régionale.
On en a sélectionner trois et on le disait il y a beaucoup de ce matin évidemment sur ce qui s'est passé en Haute Marne. On a choisi la une de la voie du Nord, le choc. Une surveillante décédée lors d'un contrôle de sac au collège poignardé.
On l'a vu par un élève de 14 ans. L'émotion est immense. La deuxième une, c'est celle de Var Matin sur ce qui s'est passé au Sénat.
Coup de frein à la Fast Fashion. Les sénateurs qui ont adopté une proposition de loi pour réguler la mode jetable incarnée par le géant Chine accusé de polluer. Qu'en pensent les consommateurs ?
C'est ce que se demande le journal. Et puis la dernière, c'est celle de Corche Matin puisqu'on va beaucoup parler d'eau ce matin. Eu, la quête du juste prix, débat tendu sur le prix de l'eau agricole.
À l'heure où les changements climatiques accélèrent la raréfaction de la ressource, les exploitants agricoles dénoncent un tarif jugé trop élevé. De quelle avez-vous envie de nous parler ? de celle qui est aujourd'hui fait parler tout le monde, celle de du du choc de cette commune de nos gens qui est complètement voilà sinistré aujourd'hui sous le choc en deuil et dans les total.
Comment avez vez-vous réagir en apprenant cette information le décès de cette surveillante poinardée par un élève, on le rappelle de 14 ans ? C'est la stupeur. C'est vraiment l'horreur absolue.
C'est aussi le signe, la manifestation que c'est une faillite politique totale politique pas du tout au sens droite gauche, mais c'est pas ce que je veux dire là. C'est au sens des gestion collectifs. Oui, c'est au sens gestion de la société. la société qui est là normalement pour protéger, qui est là pour assurer une cohésion et un équilibre social, qui est là pour assurer une sécurité tant intérieure qu'extérieure.
Euh c'est la confrontation avec euh l'horreur que vive cette famille. Comment ne pouvons-nous ne pas être concernés lorsque l'on voit ça ? des familles qui sont totalement meurtries, celles bien sûr de cette surveillante et celle aussi de ce gamin meurtrier aujourd'hui.
C'est ce sont nos enfants, nos petits-enfants. Ce sont nous qui sommes confrontés à ça tous les jours et qui pourraient potentiellement être confrontés à ça. Se dire que on envoie son enfant au collège ou à l'école aujourd'hui ou que on va travailler en tant qu'enseignant, personnel, éducatif avec la peur au ventre.
C'est absolument inadmissible et inconcevable. L'école, elle est là pour protéger. Ça doit véritablement être un cocon, un cocon protecteur.
Comment on en est arrivé là selon vous ? Hier Bruno Rotaillot parlait de d'une société du laxisme. C'est c'est ça c'est le résultat d'une société du laxisme selon vous ou c'est autre chose ?
Je pense que il y a il y a beaucoup de choses. Il y a d'abord une détresse qui qui s'exprime de la part de de ces jeunes qui sont malheureusement bibronné à aujourd'hui au réseau internet et qui voi une violence qui est virtuelle en fait et eux passent à l'acte et donc il passent clairement du virtuel au réel sans se rendre compte des conséquences. J'imagine, il y a il y a évidemment plusieurs choses quand on parle de laxisme, à partir du moment où il y a eu les les premiers agissements qui étaient répréhensible, il fallait effectivement réagir tout de suite.
Aujourd'hui, il n'est plus question de justice des mineurs ou de justice des des des majeurs. C'est c'est la même justice pour tout le monde puisqu'on il faut réagir dès l'école. C'est ce que dit notamment Gabriel Atal, l'ancien premier ministre en ancien ministre de l'éducation nationale.
Il faut un barê de sanction national plus sévère dès l'école. Ah mais bien entendu, quand lorsque nous nous sommes sur les territoires, nous nous rendons compte que la violence mais même l'extrême violence existe déjà en maternel. Donc si à partir de ce moment-là, on applique des sanctions immédiates, bien sûr et après ça graduer en fonction de de la dangerosité avec des peines qui seront appliquées plus tard pour pour ces adolescents, de véritables peines de prison, mais dans des prisons qui les protégeront beaucoup plus qu'ils ne les qu'elles ne les exposeront à un moment.
Je pense que ça aussi c'est absolument évident. Et puis il faut aussi se rendre compte quand on est dans nos territoires comme nous le sommes tous, le désert médical c'est aussi un désert médical scolaire et et tous ces personnels soignants pourraient être là pour être des lanceurs d'alerte. Il y a, je vous dis à mon sens chez ces ces jeunes une détresse que l'on ne mesure pas.
Je pense que le Covid aussi et les périodes de confinement en en sont largement responsables. Mais mais aujourd'hui, il faut queon des lanceurs d'alerte et queon puisse juguler cette violence qui est absolument démesurée, qui est folle et qui s'est emparé malheureusement de notre jeunesse et de notre pays. Et l'exécutif qui a apporté hier de première réponse, Emmanuel Macron, François Baou, François Bairou qui veut notamment interdire la vente d'armes blanches aux mineurs.
C'est une bonne solution. B, je me dis que c'est une fois de plus, je veux dire, c'est parler. Ça veut dire quoi interdire la vente ?
De toute façon, on sait très très bien que des couteaux, il y en a partout. On peut tuer avec n'importe quoi. Aujourd'hui, les portiques, c'est très bien si vous voulez tout ça, c'est dissuasif, on est d'accord.
On va l'écouter justement, pardon, on va l'écouter sur sur la question des portiques puisque il s'est également exprimé là-dessus hier. Je suis favorable à ce que en tout cas dans les établissements dans lesquels il y a du désordre, on expérimente les portique comme ceux qu'on a dans les aéroports. Mais vous voyez ça l'inconvénient que ça ralentit l'entrée des élèves au moment de l'entrée dans l'établissement.
Mais ça peut sauver des vies. Bonne ou mauvaise idée alors ? Bien sûr.
Non non mais je veux dire évidemment ça ralentit mais je veux dire et où est le problème aujourd'hui ? Donc pour vous il faut des portiers. Bah pour moi, il faut aujourd'hui déjà répondre à la communauté éducative qui qui qui a peur, hein, clairement, aux parents qui ont peur aussi d'envoyer leurs enfants à l'école.
Donc ça veut dire qu'il faut renforcer les contrôles, ça clairement. Vous savez qu'est-ce qu'on a pas entendu ? Et là pour le coup, je parle du clivage gauche- droite hein avec Valérie PCR quant à la région, je suis sénatrice de la Sénémarne, région Île-de-France, on a voulu mettre de la vidéo protection aux abords des lycées et euh voilà jusque dans les arrêts de bus et cetera.
Qu'est-ce qu'on n pas entendu ? Les libertés individuelles, tout ce que vous voulez. Donc aujourd'hui, oui, il faut évidemment renforcer très très concrètement et puis après ça, faut sanctionner.
Mais pas sanctionné uniquement quand il y a un drame total d'une violence inouïe comme hier, mais sanctionné dès la première dégradation. Euh, ce sont des travaux d'utilité publique devant les autres, nettoyer ce que l'on a fait, réparer ce que l'on a fait et faire quelque part euh ce que les familles, la cellule familiale aujourd'hui qui est euh qui est je pense particulièrement mise à l'épreuve ne sait plus faire. Dans les sanctions, le Parlement a voté il y a quelques semaines un texte sur la justice des mineurs.
C'était un texte d'ailleurs de de Gabriel Atal avec notamment des comparitions immédiates, la fin de l'excuse de minorité telle qu'elle existe aujourd'hui, la responsabilisation des parents, un couvre-feu dès la sortie du collège. Est-ce que ces mesures sont suffisantes ou est-ce qu'aujourd'hui vous dites il va en falloir d'autres ? Mais je pense que aujourd'hui, il va falloir véritablement des peines de prison.
Il faut pas non plus attendre des années. Vous rendez compte que entre 14 ans et même 16 ans, l'évolution d'un adolescent, c'est quelque chose de de phénoménal par rapport au monde adulte. Donc il faut que ce soit immédiat aujourd'hui.
Il faut que ce soit immédiat. La présence adulte vis-à-vis de ces enfants et les réponses adultes vis-à-vis de ces enfants, elles doivent s'appliquer très rapidement. Vous dites "On peut plus se référer à l'ordonnance de 45.
Les mineurs de 45, c'est pas les mineurs de 2025." parce que on voit très très bien qu'il y a une instrumentalisation du jeune âge par des adultes, que ce soit dans les trafics de drogu et tout ce que l'on constate. Et aujourd'hui, les réseaux sont les mêmes réseaux pour tout le monde.
Et donc, ils ont accès à ces informations là, ils ont accès à ce mode opératoire, ils sont dans le virtuel. C'est la jeunesse du virtuel qui est complètement dépossédée de la réalité, de l'importance, du coût de la vie, de de de ce que cela représente. Et je pense qu'il faut vraiment qu'on ait des réponses de bon sens. des réponses de bon sens, c'est seulement ça.
Est-ce que les Républicains, votre groupe ici au Sénat va faire de nouvelles propositions ? Est-ce qu'il y aura une proposition de loi avec différentes mesures ? Alors, moi ce que j'attends surtout, c'est que le gouvernement prenne ses responsabilités quelque part.
Bien entendu, on pourra faire des propositions de loi, mais si dans le même temps, elles ne sont pas reprises à l'assemblée par manque de volonté du gouvernement, où où avons-nous avancé depuis quelques années là ? qu'en fait ce qu'il faut c'est qu'il y ait un vrai projet de loi sur la justice des mineurs et que et que celui-là soit effectif tout de suite. Donc au-delà du texte de Gabriel Atal.
Au-delà du texte de Gabriel Atal à mon sens. Oui. On l'a vu dans le journal hier soir et Emmanuel Macron a également beaucoup parlé d'écologie et des océans.
Il a été depuis Nice et il a redit qu'il n'a pas de resson de leçon pardon à recevoir sur l'écologie. C'est le cas. Écoutez moi ce que je pense c'est que déjà quel président parlait hier ?
On est moi j'ai je suis personnellement ravi de l'entendre parler des glyphosates et de la détresse du monde agricole. Il n'était plus que temps. La France pendant tout un temps a voulu laver plus blanc que blanc et donner des leçons à la terre entière.
Total a mis en péril des filières agricoles comme par exemple la filière betterravière et le monde agricole en règle générale. Bien sûr, on n' pas de leçons à recevoir de personnes, mais on n pas non plus à en donner et ce qu'il faut c'est prendre des décisions avec des études d'impact. Aujourd'hui, c'est ce que nous reprochons.
Aucune des décisions qui n'ont été prises qui ont été prises n'ont eu d'études d'impact. Alors euh la France fait les choses de façon euh je pense avec son agriculture euh particulièrement euh raisonnée raisonnable euh de depuis un certain temps. Pour ce qui est des océans, nous sommes quand même un pays au monde euh qui a 5500 euh frontières côtières dans l'hexagone et 20000 20000 km avec les territoires et départements d'outre mer.
Vous rendez compte ? Ça veut dire que vous attendez quelque chose de ce sommet de Miss ? on attend quelque chose de ce sommetis, mais je veux dire, c'est pas uniquement les plastiques dans les océans, c'est pas uniquement les pétroliers, c'est aussi la faune.
Et là, je je voudrais faire une une incise euh à ce propos et à ce qui se passe en ce moment. Euh la France fait partie d'un programme européen de recherche sur les CAC euh en et vous savez que j'ai été rapporteur de la loi maltraitance animale en 2021 qui a voulu fermer les parcs zoologiques accueillant des mammifères marins. Aujourd'hui, le dernier parc à exister et je ne parle pas du drame de Marineel d'Antibe, le dernier parc celui de planète sauvage à Nantes.
Il y a une vingtaine de dauphins actuellement en France et on voudrait à force d'avoir traîné joué la montre, le ministère de la transition écologique voudrait faire en sorte que la France ne puisse plus garder ses mammifères marins et participer au programme de recherche européen qui me paraît évident pour la conservation des espèces. Tout ça doit être abordé dans le cadre de cette UNOC. Mais mais quand même alors on revient au glyphosate mais quand les LR euh votent et présentent la loi du plomb puisque le c'est un sénateur issu de votre groupe qui réintroduit partiellement des néonicotinoïdes euh quand elle euh le LR vote la suppression des ADFE, le détricotage des des d'usane zéro artification nette.
Je vais y arriver. Est-ce que vous dites pas ben ouais les LR ont fait quand même des reculs écologiques ? Non, sont pas des reculs écologiques.
Nous nous prenons de toute façon nous avons une ligne conductrice et pas d'interdiction sans solution. Voilà, on interdit, c'est dogmatique, on voit les conséquences que cela peut avoir et on essaie de trouver des solutions. C'est notre politique aujourd'hui.
Euh interdire de toute façon, c'est mettre des filières entières en difficulté. Dites-vous bien une chose, c'est que le sucre que vous mettez dans votre café aujourd'hui, de toute façon, il viendra d'ailleurs et il viendra de pays où tout cela est autorisé. Donc avoir une agriculture vertueuse, nous discutons avec les agriculteurs qui nous entourent.
Mon département est à moitié rurale, même 2 tiers rural. Je peux vous dire que personne n'a grand plaisir à utiliser de la cy de la cytonippride, vous parliez tout à l'heure des néonicotinoïdes, du glyphosate. Personne n'a plaisir à le faire mais d'un autre côté c'est indispensable.
Donc interdire peut-être mais avec des solutions. Voilà surtout on va parler de l'actualité du Sénal. Elle vous concerne puisqueaujourd'hui c'est votre texte qui va être examiné.
Comment mieux prévenir les inondations ? C'est l'objet notamment euh de ce texte et comment répondre à l'inquiétude des élus locaux. On va voir ce qu'il contient tout de suite avec Steve Jourdin. [Musique] Bonjour.
Bonjour Ran. Bonjour madame la sénatrice. Bonjour et Steven a donc parlé de cette proposition de la discuter aujourd'hui en réaction à la multiplication des catastrophes du aux inondations.
Oui, regardez ces images Oriennes de l'automne dernier. On est en Senémarne. Votre département, madame la sénatrice, la tempête Kerk balaye la France. des pluies diluviennes s'abattent sur des dizaines de communes et provoquent d'importants dégâts.
Certaines villes comme Couomier ou Cré la Chapelle sont littéralement noyés sous des centimètres d'eau. L'état de catastrophe naturelle avait été reconnu he par l'État, mais ça n'avait pas soulagé les habitants notamment ceux de la ville de Paumeuse. Ils en ont clairement marre.
Écoutez-les. Là dans la rue là, c'est déjà arrivé des gens qui sont partis après 2016. La première grosse inondation, ils sont partis après 2016, ils en ont eu marre et les gens qui ont racheté, bah ils ont eu droit aussi, hein.
Bah là, on est un peu désabusé parce que ça fait ça fait quatre fois quatre fois cette année. Donc on ça commence à on commence à saturer. Mais bon, après qu'est-ce que vous voulez faire ?
C'est la nature. C'est c'est comme ça. On sait qu'on est en zone inondable mais bon quatre fois dans la même année, ça fait ça fait beaucoup quand même.
Sentiment d'impuissance de ses habitants. Un sentiment renforcé par cette donnée Orian. Les inondations constituent le principal alléat naturel en France.
Elles expliquent à ell seul la moitié des sinistres liés aux catastrophes naturelles depuis 1982. Et qu'est-ce que peuvent faire les pouvoirs publics ? C'est tout l'objet de votre proposition de loi qui sera discuté aujourd'hui.
C'est un peu technique. L'idée c'est de simplifier la gestion des cours d'eau. Ce genre de phénomène risque en effet de devenir de plus en plus courant à cause du changement climatique.
Il faut donc anticiper, vous proposez madame la sénatrice de renforcer les outils de coopération à l'échelle locale. Plusieurs objectifs sont fixés par le texte. notamment renforcer la capacité d'action des collectivités, harmoniser la gestion des risques hydrologiques ou encore assurer une meilleure justice budgétaire à l'échelle locale.
Orien, concrètement, qu'est-ce que ce texte va changer ? Il s'agit d'assouplir un dispositif qui date de 2018, date à laquelle ce qu'on appelle la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations a été confié aux intercommun intercomun intercommunalité. Je vais y arriver.
Pour résumer, gérer un cours de Orian, c'est par exemple s'occuper de leur entretien ou de leur aménagement pour éviter les inondation. Mais après plusieurs auditions d'élus locaux, vous avez pu mesurer les limites de ce dispositif. Vous proposez donc notamment de confier cette compétence au département.
On passerait donc à l'échelon local supérieur, considéré comme mieux armé par exemple en matière de logistique. Très concrètement madame la sénatrice, en quoi ça va permettre de mieux anticiper les risques d'inondation ? Alors tout à l'heure je je vous parlais d'études d'impact.
En fait il y a eu des des lois notamment nre et MAPTAM qui ont mis en place cette gestion des eaux des milieux aquatiques, prévention des des inondations en la confiant aux EPCI. Mais après tout, il y a intercommunal, voilà, pardon, voilà, aux établissements publics de coopération intercommunale. Donc en fait, bon, c'est très bien, mais une fois de plus, les impacts dans tout ça, vous savez l'eau de toute façon, elle ne s'arrête pas à des limites administratives et aujourd'hui même les départements, ce ne serait peut-être pas suffisant.
En bref, l'eau, elle arrive de plusieurs départements, de plusieurs régions pour confluer à un moment donné sur un fleuve ou une rivière. Donc le fait d'être très exhaustif et et de circonscrire la gestion de de ces inondations uniquement aux intercommunalités ou au syndicat d'intercommunalité n'est probablement pas suffisant. On a voulu en fait dans ce texte apporter une liberté au territoire. liberté parce que aujourd'hui ils sont contraints contraints en déléguant la compétence au au département bien entendu à la condition que toutes les communes soient d'accord hein bien sûr euh vous les forcez pas il y a pas d'obligation mais bien entendu il y a pas d'obligation vous savez il faut libérer tous les verrous qui ont été installés depuis justement ces lois dont vous parlez petit à petit et faire en sorte que les les territoires puissent s'organiser c'est franchement un texte de liberté après ça vous avez mis l'accent sur quelques Quelque chose qui est très important aussi, c'est la solidarité.
Aujourd'hui, ceux ceux qui ont les pieds au sec en permanence ne voi pas où est le problème, mais ceux qui pendant quatre quatre épisodes plus vieux, absolument épouvantables, ont vu tout leur patrimoine disparaître. Mais il y a d'autres départements aussi qui sont touchés en France hein. On vu tout leur patrimoine qu'ils ont acheté, gagner à la sueur de leur front, disparaître, des boutiques qui ne rouvriront jamais des des vraiment des des sinistrés. euh et puis aussi des équipements communaux, intercommunaux et cetera.
Ceux-là se disent "Mais il faut absolument que les choses bougent." Donc nous avons lu nous avons voulu apporter une réponse et faire en sorte aussi que cette fameuse taxe qui existe, la taxe GMAPI, elle puisse être perçue à une échelle beaucoup plus importante. C'est une taxe locale pour l'instant qui n'est pas généralisé à toute la France.
Exactement. C'est vous savez c'est jamais c'est jamais très vendeur d'aller rajouter une taxe supplémentaire et un impôt supplémentaire. Il faudrait la généraliser à toute la France.
Il faudrait il faudrait la généraliser à certains territoires. Oui, à mon sens parce que elle a un plafond qui est à 40 € mais dans certains cas il y a 0 € de perçu par habitant et dans d'autres on est aux alentours de 3 ou de 4 €. Vous imaginez si on perçoit la taxe à plus grande échelle les moyens financiers dont on disposera pour faire des équipements nécessaires.
Et puis euh il y a aussi quelque chose qui est très important. On parle bien sûr de la montée des cours d'eau, mais il y a le ruissellement et aujourd'hui, on s'aperçoit qu'avec l'érosion des sols, il y a des phénomènes de ruissellement qui ont occasionné aussi et qui ont participé largement euh aux inondations et nous avons intégré cela dans la proposition de loi que nous faisons. Alors, nous sommes parfaitement conscients que c'est une première pierre à l'édifice, mais nous nous sommes marnetais, mais je pense que c'est la même chose pour d'autres départements qui ont été très très durement touchés.
Nous avons voulu apporter une réponse et surtout secouer les choses. Il faut faire avancer les choses. Il faut bouger les mécanismes qui sont en place pour être réactif.
Un dernier mot aussi. Oui. Vous donc le transfert de ces compétences au département Valérie éventuellement Valérie PCR propose de transférer directement en région.
Pourquoi c'est une mauvaise idée ? Ah pourquoi pas euh vous y êtes favorable au Sénat ? Moi je dis pourquoi pas.
Ce que je veux c'est élargir le champ des possibles. Pourquoi pas ? parce que effectivement la région va être un ensemble de bassin versant si vous voulez.
La cinémar très clairement protège Paris aujourd'hui. Elle protège Paris. Le fait que la cinémar soit inondée, vous avez remarqué que pendant les Jeux Olympiques et pendant toute l'année dernière, il n'y a pas eu une montée de la scène qui aurait pu quelque part compromettre tout ce qui était engagé.
Donc aujourd'hui, oui, pourquoi pas ? Puis vous savez, il y a des mesures de bon sens. Si on reprend la loi climat et résilience, c'est une loi bon qui était bien entendu comme toujours très bien intentionnée mais sans étude d'impact.
Il y a dans nos campagnes des faussés, des mares, il y a des ouvrages qui étaient là pour faire de petits barrages sur les cours d'eau et assurer maintenir un niveau d'eau permanent l'été, l'hiver et cetera. Aujourd'hui, cette loi fait en sorte que on n' plus le droit finalement de d'exercer des mesures et des entretiens de bon sens. Si un maire fait curer ses faossées, curer ses mars et euh s'oppose quelque part à la destruction d'un ouvrage d'art sur une de ces rivières, et bien il est répréhensible.
Aujourd'hui, je pense qu'il faut regarder les choses avec beaucoup de bon sens que nos ancêtres avaient et que malheureusement nous avons vu disparaître petit à petit. Et on suivra l'examen de votre texte. Merci sera aujourd'hui au Sénat.
Merci Sve. On se retrouve dans une demiheure. Oui.
Qu'est-ce que la ruralité ? Une étude vient remettre en cause certains clichés. On en parle tout à l'heure.
Exactement. Ça sera à suivre dans le club des territoires. On va aller voir l'actualité dans nos régions.
Maintenant c'est avec nos partenaires de la presse régionale. On va à Châurou. Bonjour Alban Ratrialaka.
Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes directrice départementale de l'édition de l'Indre pour la nouvelle République du centre ouest. Alban, avec vous on va parler culture et vous allez nous parler d'un festival, c'est le festival d'arc, le plus gros festival de Château Rouou.
Oui. Oui. Je vais vous parler de d'un festival donc qui fait ses 50 ans cette année.
C'est en effet une institution à Châurou. Euh alors, Dark, c'est l'acronyme de danse, art, rythme, culture. C'est un festival particulier parce qu'il s'appuie sur deux volets.
Un stage international de danse qui rassemble 700 stagiaires venus du monde entier. C'est le plus important stage de danse en France en terme de durée. Il dure 13 jours et de nombre de disciplines.
Une vingtaine entre le hip hop, la salle, la danse classique, la comédie musicale ou les claquettes. L'autre volet, c'est le festival de musique dont la programmation a été dévoilée mardi. C'est donc l'objet de notre dossier du jour.
Neuf soirées avec des têtes d'affiches comme Édie de Pretto, Étienne de Christi, Vita et même Chella. Alors, c'est une palette de styles musicaux très large qui traduit l'esprit qui anime ce festival depuis qu'il est en 1975. On parlait alors d'éducation populaire, en gros, c'est l'accès à la culture pour tous.
Alors, le festival d'Arc 50 ans après est toujours sur ces mêmes fondamentaux. Par exemple, une trentaine de stages de danse qui coûte quand même 600 € sont offerts à des jeunes des quartiers populaires de Châteaurou. Euh le monde rural n'est pas oublié puisque la programmation musicale s'exporte dans les Ah Alban, on a festival.
On vous retrouve. On on va on va peut-être Alban, on a on a juste des petits problèmes techniques pe peut-être aller directement à votre question à à Anchin Larch parce qu'on a un petit peu du mal à vous entendre. Pardon.
D'accord. Alors, ma question va être simple, madame la sénatrice. Euh, dans ces temps de crise, pourquoi selon vous, c'est souvent la culture qui trinque en cas de restriction budgétaire ?
Malheureusement, je suis désolée madame de vous dire que c'est une réalité. Vous savez comme moi que les dotations budgétaires aux communes, aux intercommunalités sont de plus en plus faibles parce que aujourd'hui l'ensemble de tout cela est très malheureusement très très fragilisé par toutes les dépenses qu'il y a et l'État est un pécunieux comme on le sait les uns et les autres. Donc la culture malheureusement et ce qu'il reste en dernier lieu à financer puisque c'est véritablement optionnel.
Ça ne fait pas partie de ce que les collectivités ont obligation de de faire et dans certains cas, malheureusement la culture passe à la trappe. Je suis tout à fait d'accord avec vous qu'il faut absolument protéger cette offre culturelle dans tous les territoires. J'ai été présidente de communauté de commune, j'ai été maire et nous l'avons bien sûr tout le temps soutenu.
Et c'est un coût très important et c'est un coût qui quelquefois ne va pas trouver l'approbation des habitants de des élus et et qui sera très très difficile à défendre lorsqu'on décide dans son budget d'allouer une somme pour la culture. Pourtant c'est indispensable. C'est indispensable.
On parlait tout à l'heure de recul écologique. Est-ce qu'on peut parler aujourd'hui en tout cas cette année de recul culturel ? Je ne pense pas que ce soit particulier à cette année.
Je pense que tout le temps, il y a des difficultés qui sont liées au quelque part aux compétences croissantes et aux exigences croissantes que l'on a vis-à-vis de nos collectivités. Euh donc le problème, il est de toujours arriver à faire comprendre que la culture est absolument indispensable dès le plus jeune âge d'ailleurs euh jusqu'à une proposition qui est qui est faite bien sûr euh pour tous les habitants me paraît euh être une politique qu'il faut défendre. Merci beaucoup.
Merci Alban d'avoir été avec nous et et ce festival c'est la une de la nouvelle République ce matin chez la Vita d'Arc Réussi le grand écart. C'est à la une de votre journal. Merci Alban d'avoir été avec nous et merci beaucoup Anne Charlarcher d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure et et à très vite.
On va dans le club des territoires revenir évidemment sur ce qui s'est passé en Hausmarne et puis parler de cette étude très intéressante sur la France rurale, les clichés, un sentiment de relégation. On va voir cette étude en détail mais d'abord on accueille tout de suite le ministre chargé de l'Europe Benjamin Adad et notre invité. [Musique] Ah.
Anne Chain-larché