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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 25 mai 2026 20 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Benjamin Lucas-Lundy : "Dire que LFI est non-républicaine, c'est une honte !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Bonjour Benjamin Lucandier. Bonjour à vous et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Menu de cette interview : les aides ciblées du gouvernement sur les carburants, le projet de loi d'urgence agricole. On en parle pas assez.

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'elle aura bien lieu cette primaire ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    De qui à qui ? Tout le monde comme on l'a fait avec le nouveau Front populaire.

  • 3:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette primaire est-elle nécessaire selon vous ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    La France insoumise reste un repoussoir, même à gauche. Certains la qualifient de non républicaine. C'est pas votre avis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:45Benjamin Lucas-LundyFait
    « On a besoin aujourd'hui de trouver des solutions, un cadre de débat démocratique, de donner la parole au peuple de gauche pour aboutir à une solution qui soit unitaire. »
  • 3:45Benjamin Lucas-LundyFait
    « La gauche et les écologistes rassemblés unis peuvent porter un programme de transformation radicale de la société. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, l'invité politique [musique] Benjamin Glaise 8h14, vous êtes bien sur Sud Radio. Mon invité politique ce matin, c'est Benjamin Lucas Lundi, député génération des Yvelines et candidat à la primaire unitaire de la gauche. Bonjour Benjamin Lucandier.

Bonjour à vous et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Menu de cette interview, les aides ciblées du gouvernement sur les carburants. Le projet de loi d'urgence agricole.

On nen parle pas assez. Les débats promettent d'être encore rouleux cette semaine à l'Assemblée. Mais d'abord la course à l'Élysée qui s'accélère.

On est à moins d'un an de la présidentielle. On ne compte plus le nombre de candidat pour cette élection présidentielle. Dernière en date, Gabriel Atal qui a officialisé sa candidature ce weekend.

À gauche, la question c'est pas de savoir qui est candidat mais plutôt qui ne sera pas candidat. Vous-même Benjamin Lucandi, vous êtes l'un des candidats la primaire de la gauche unitaire, les participants Marine Tondelier, François Ruffin, Clémentine Autin. Ce serait plus long de faire la liste de ceux qui ne veulent pas participer à cette primaire.

Est-ce qu'elle aura bien lieu cette primaire ? J'espère parce qu'on a besoin aujourd'hui de trouver des solutions, un cadre de débat démocratique, de donner la parole au peuple de gauche pour aboutir à une solution qui soit unitaire. Euh moi, j'ai présenté cette candidature dans l'idée d'être le porte-parole de cette génération nouveaux front populaire qui a décidé en juillet 2024 d'empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir, qui nous a donné une majorité relative à l'Assemblée nationale et avec elle une grande responsabilité.

Donc il faut que cette primaire soit une étape pour construire le rassemblement de toute la gauche et des écologistes. Euh pas à moitié, pas au 2 tiers de toute la gauche et des écologistes. C'est comme ça qu'on empêchera l'extrême droite de l'emporter et c'est comme ça qu'on changera ce pays.

De qui à qui ? Tout le monde comme on l'a fait avec le nouveau Front populaire. Dans le nouveau front populaire, il y avait tout le monde de place publique à la France insoumise et moi ça m'allait très bien parce que la gauche et les écologistes rassemblés unis peuvent porter un programme de transformation radicale de la société parce qu'il y a des urgences aujourd'hui qu'il nécessitent et peuvent l'emporter.

C'est ça le chemin, la méthode. Vous savez très bien qu'elle l'aura pas lieu cette primaire unitaire de la gauche. Vous le savez, Raphaël Gluxman, François Hollande, Berna Casneu ne veulent pas entendre parler de cette primaire de la gauche.

Les communistes ne vous ont pas suivi. Au PS, c'est la Zadnie. Olivier Fort est favorable mais il est plus que jamais isolé dans son parti.

Puis Jean-Luc Mélenchon, lui est déjà candidat. À quoi ça sert ? À quoi ça sert cette, vous savez le 9 juin 2024, c'était il y a pas si longtemps que ça, c'était le soir des élections européennes.

C'était quand le président de la République a décidé à 21h01 de dissoudre l'Assemblée nationale. Vous avez eu toute la soirée sur les plateaux de télévision, y compris le lendemain matin des gens, je pense par exemple à monsieur Gluxman qui disaient "Jamais d'alliance avec la France insoumise", vous aviez la moitié du Parti socialiste, peut-être même un peu plus, la même qui aujourd'hui refuse la primaire qui disait "Il faudra s'affronter dans toutes les circonscriptions, pas d'union de la gauche et des écologistes." Et puis nous avons fait le nouveau Front populaire.

Pourquoi ? parce que chacun y a été contraint parce qu'il y avait une aspiration venue des citoyennes et des citoyens à dire on va quand même pas laisser ce pays à l'extrême droite et à son projet de préférence nationale qui est un projet d'aparteille de raciste dans toute la société et nous nous sommes rassemblés et nous avons fait la démonstration qu'on pouvait aller chercher des victoires dans beaucoup plus de circonscriptions qu'il n'aurait été possible de le faire si nous avions été divisés. Donc moi jus jusqu'au bout j'y croirais.

Mon objectif c'est pas la date de la primaire. Mon objectif c'est pas on a vu que pour le coup l'unité de la gauche elle est à désirer. Elle s'est faite au deuxème tour dans beaucoup de villes mon et y compris chez ceux qui disaient "Je ne m'allierai pas avec les uns ou avec les autres." Mon objectif c'est qu'au premier tour de l'élection présidentielle nous ayons un seul bulletin de vote de la gauche et des écologistes pour empêcher l'extrême droite de l'emporter pour être présent au second tour et pour gagner le second tour l'élection présidentielle parce qu'aujourd'hui il y a un besoin de changement dans ce pays.

Il y a besoin de partager les richesses, il y a besoin d'égalité. Il y a besoin de mener le combat contre le racisme et les discriminations. Bref, c'est à la gauche et aux écologistes de porter ça.

Il faut qu'on soit responsable, qu'on soit à la hauteur. C'est dans les semaines qui viennent, dans les mois qui viennent que ça se joue. Ça veut dire vous avez une date pour cette primaire unitaire de la gauche.

On a prévu le le 11 octobre, ça laisse du temps. Si elle a lieu et qu'il y a tout le monde, c'est tant mieux. Ça règle le problème le le 11 octobre, si je puis dire.

S'il y a pas tout le monde, elle constituera, je l'espère, un point d'étape. Et moi, ce que je veux porter dans cette primaire, si elle a lieu, c'est l'idée non pas de la construire comme la fin d'un processus, mais de la construire comme une étape pour ensuite aller dialoguer avec tous les autres pour construire le rassemblement. Encore une fois, il faut un seul bulletin de vote de la gauche et de l'écologie à l'élection présidentielle pour augmenter nos chances de victoire et pour construire le programme de transformation radical de la société dont on a besoin pour tourner la page de 10 ans de macronisme quand même qui ont abumé le pays.

Puis ce weekend, vous voyez, il fait très chaud. Alors quand on a comme moi la chance d'avoir un petit bout de jardin, on est bien, il fait frais et cetera. Mais pour des millions de nos compatriotes qui aujourd'hui vivent dans des bouilloirs thermiques euh qui euh euh souffrent euh de la chaleur, des personnes âgées, des enfants, des familles qui qui suffoquent aujourd'hui, la question de la bifurcation écologique, elle peut pas attendre euh que nous on ait réglé nos problèmes entre nous.

Il faut engager la transition écologique massive très rapidement. On a déjà pris 10 ans de retard avec Emmanuel Macron. Il faut accélérer et de ce point de vue-là, il y a que la gauche et les écologistes qui peuvent être au rendez-vous de cela.

Un mot sur François Ruffin. Il fait partie des des candidats pour cette primaire unitaire de la gauche qui doit se dérouler donc si on vous suit bien qui aura lieu en octobre prochain. Euh il a fait polémique avec sa BD qui est qui est sorti.

Est-ce qu'il est discrédité dans cette élection à vos yeux ? Écoutez, je l'ai entendu euh je crois samedi soir reconnaître une erreur. Moi, je pense que c'est une faute.

Et plusieurs points qui se suivent forment une ligne et la ligne de François Ruffin, on l'a vu avec la question de l'immigration de travail d' travail. On le voit aujourd'hui avec cette bande dessinée, elle elle pose problème. Je crois pas qu'on je crois parce que je ne crois pas qu'on face à l'offensive raciste, xénophobe, réactionnaire qui existe partout dans le monde mais y compris en France.

On ne combattra pas cette haine raciste, cette vague raciste, nationaliste xénophobe qui submerge notre pays dans les médias, dans le débat public jusque dans les couloirs de l'Assemblée nationale et dans l'hémicycle avec le vote de la loi immigration il y a quelques années où main dans la main la Macronie et le RN ont voté le programme de Jean-Marie Le Pen. On la combattra pas enant pas très fort, très solide sur ses appuis sur la question du combat antiraciste en faisant des erreurs qui deviennent des fautes parce que dans ce combat qui est une lutte à mort pour l'existence de notre République et de ses valeurs, on peut pas faire la moindre erreur. Et je considère qu'il a fait aujourd'hui des erreurs qui sont problématiques.

Il est pas légitime aujourd'hui. Tout le monde est légitime. Enfin, pardon, tout le monde est légitime et je combat la ligne qu'il porte sur ces sujets-là, pas sur d'autres, mais en l'occurrence, on a besoin d'être exemplaire sur le combat antiraciste, sur la lutte contre les discriminations parce qu'aujourd'hui, c'est une question centrale.

Il se joue l'avenir de notre République et de ses valeurs dans cet affrontement avec l'extrême droite. Il faut en prendre la mesure et donc en conséquence être au clair sur ce que l'on a à dire et sur ce que l'on a à faire ensemble. Vous dites qu'il faut trouver l'union de la gauche pour réussir ne serait-ce déjà qu'à se qualifier pour le second tour de l'élection présidentielle.

Mais vous en avez déjà un de candidat. Jean-Luc Mélenchon, est-ce que c'est pas le seul finalement à pouvoir ramener la gauche au second tour de la présidentielle ? Fondateur de votre parti, Benoît Amon, estime qu'il est le seul candidat organisé et structuré à gauche.

Est-ce que vous pensez que le leader de la France insoumise est l'unique chance pour votre camp, pour la gauche de se qualifier au second tour ? Mais c'est pourquoi je l'ai invité à venir participer à cette primaire et que s'il la gagne, il est notre candidat. Moi, je ne fais pas partie de ceux qui veulent construire la gauche non mélanchonniste.

Je n'ai aucune difficulté à être allié de la France insoumise. D'ailleurs à l'Assemblée nationale avec mon groupe, le groupe écologiste et social, nous votons, je crois, 80 ou 90 % euh des textes des amendements en commun. Nous avons une même aspiration à faire de cette société une société plus juste, une société de légalité, à engager une bifurcation écologique, sociale, démocratique radicale.

Donc je n'ai aucune difficulté avec ça et si il venait dans cette primaire qu'il l'a remporté, je le soutiendrai avec grand plaisir, enthousiasme comme nous l'avons fait tous d'ailleurs socialistes, écologistes, communistes, au moment des législatives de 2022, nous avions tous Mélenchon Premier ministre sur nos affiches. Donc pas de difficulté de ce point de vue-là. Il y a aujourd'hui euh une difficulté qui est posée à toute la gauche, c'est qu'aujourd'hui nous n'avons pas réussi à faire la démonstration qu'un seul d'entre nous était capable de gagner face à l'extrême droite au second tour.

Pour cela, on a besoin d'être tous ensemble et donc il faut inlassablement construire ce rassemblement. Jean-Luc Mélenchon a su le faire en 2022 après avoir fait 22 % à la présidentielle, il a proposé la NUPES où il y avait les socialistes, les communistes, les écologistes, génération et la France insoumise. Il faut qu'on retrouve ce cheminl et pour ça faut dialoguer Mélanchon seul ne peut pas y arriver.

Personne ne peut réussir seul. Enfin, pardon, si euh la gauche est divisée, soit elle ne sera pas au second tour, soit elle n'aura pas construit dès le premier tour la dynamique et la force populaire citoyenne suffisante pour gagner au second tour et pour convaincre une majorité de Français et de Français. On ne peut pas gagner seul, quel que soit celui d'ailleurs qui prétend le faire.

La France insoumise reste tout de même un repoussoir, même à gauche. Certains qualifient ce parti de non républicains. C'est pas votre avis ?

Absolument pas. C'est c'est une on d'ailleurs, il y a une opération qui dure depuis des années qui vise à diaboliser la France insoumise, mais c'est vrai aussi à certains moments pour les écologistes. Ça était vrai pour les communistes il y a quelques années ou quelques décennies.

Il y a toujours eu la tentation de la part d'une partie, on peut dire le MEDDEV, du grand patronat, de la droite et cetera, de juger la gauche illégitime à gouverner et donc de la caricaturer, de la stigmatiser, de la criminaliser. Et tout ça vise à faire quoi en réalité ? Tout cela vise à banaliser, à légitimer l'extrême droite raciste et xénophobe de Madame Le Pen et de monsieur Bardella et à dire que finalement ça devient, vous savez, un extrême comme les autres entre guillemets.

Non, il y a pas les extrêmes, il y a une extrême droite qui a un danger pour notre République et puis il y a des forces qui veulent protéger la République qui ont un projet de transformation. Oui. De transformation radicale.

Parfois, on peut juger le programme de la France insoumise trop radical. On peut juger les propos de Jean-Luc Mélenchon trop ceci ou pas, c'est cela. La réalité, c'est qu'il y a aujourd'hui euh des forces républicaines qui ont appelé à faire le barrage en 2024 euh face à l'extrême droite dont la France insoumise dont toutes les forces de gauche et écologistes.

Ce qui si le si le RN arrive au pouvoir en 2027, on a le maire de Saint-Denis 13 en vue qui parlait qui évoquait une insurrection populaire. Vous êtes d'accord avec lui ? Je veux tout faire pour qu'on évite que l'extrême droite l'emporte en 2027 et donc que cette insurrection, elle soit citoyenne, elle soit civique, elle soit pacifique et qu'elle se passe dans les urnes.

Et pour ça, il faut un bulletin de vote de l'Union de la gauche et des écologistes. L'autre homme fort de la gauche, c'est Raphaël Gluxman qui ne veut pas participer à votre primaire. Il sera très envue cette semaine, un 20h de TF1, un livre apparaître jeudi et un premier meeting à à Aubervilier.

Ensuite, ce sera le le 13 juin, la France insoumise le qualifie de nouveau Macron. C'est votre avis ou pas ? Vous en pensez quoi de ça ?

Moi je m'efforce, je vous ai dit que je voulais l'union de tout le monde. Donc je m'efforce de de ne dire du mal de personne. Et je [raclement de gorge] non mais et je m'efforce moi c'est mon éthique à moi, c'est ma responsabilité à moi de ne pas donner des arguments à nos adversaires communs.

Ce que je sais c'est que oui, j'ai mais comme avec d'autres des désaccords avec Raphaël Luxman par exemple quand il dit faudra travailler plus par exemple quand il dit on travaille pas assez aujourd'hui on produit pas assez. C'est pas mon logiciel, c'est pas ma façon de concevoir qu'il propose un service national obligatoire. C'est pas non plus ma conception de la place de la jeunesse qui doit d'abord éprouver les valeurs de la République et qu'on construit l'adhésion, l'amour de la nation par l'adhésion, pas par la contrainte et l'injonction.

Voilà, j'ai des désaccords mais j'ai des désaccords. C'est pas ma gauche, c'est une gauche beaucoup plus light, beaucoup plus modérée, mais cette gauche, on partage un certain nombre de de valeurs. Je veux pas dire que Raphaël Gluxman c'est la droite, sinon il y a beaucoup de monde qui est de droite dans ce pays.

Or, j'ose espérer que nous avons de quoi construire une majorité. Ce que je souhaite moi, c'est que on ait à l'élection présidentielle puis aux élections législatives un projet de gauche qui soit comme on l'a fait avec la NUPES ou le Nouveau Front populaire, un projet de rupture, un projet de transformation de la société, un projet qui aille loin par exemple pour remettre en cause la rente, l'héritage, le fait qu'aujourd'hui le patrimoine reste dans les mains d'un tout petit nombre de milliardaires, de multimillionnaires et que ça c'est une inégalité considérable. Et donc pour ça effectivement, il faut une gauche qui est pas la gauche de François Hollande et de Raphaël Guxman.

Évidemment, il faut une gauche qui assume une confrontation avec le monde libéral, une gauche qui veut transformer radicalement la société. Or, monsieur Gluxman, il donne plus souvent l'impression quand même de chercher à draguer ce qui reste de la Macronie plutôt qu'à reconstruire le lien de confiance entre le peuple et la gauche. C'est le nouveau Macron pour non parce qu'il inscrit pas du tout sa démarche de la même façon que qu'Emmanuel Macron.

On a déjà souffert 10 ans de macronisme, je vais pas inventer des Macron là où il y en a pas. Monsieur Atal est un nouveau Macron par exemple. Monsieur Gluxman encore une fois c'est une gauche qui n'est pas la mienne mais ça reste la gauche.

J'aimerais qu'on qu'on avance. Benjamin Lucas, je rappelle, député génération des Yvelines et donc candidat à cette primaire unitaire de de la gauche. J'aimerais qu'on parle de l'envoler des prix à la pompe avec ces Z annoncé en fin de semaine dernière par Sébastien Lecnu.

Prime carburant défiscalisé, socialisé, doublé, revalorisation des indemnités kilométriques et puis les aides ciblées prolongées pour les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs et les grands rouleurs. Est-ce que la politique du gouvernement à ce niveau est bonne selon vous ? la bonne politique ?

Mais non, elle est pas bonne parce que d'ailleurs on le voit enfin les Françaises et les Français continuent à tirer la langue quand ils vont faire le plein à la pompe parce qu'on voit aujourd'hui des annonces dont on voit pas la couleur concrètement sur notre pouvoir d'achat notamment pour les classes moyennes et classes populaires qui ont besoin de leur véhicule pour aller travailler pour aller chercher leurs enfants à l'école et cetera. Pourquoi pourquoi ? Parce que justement c'est qu'on on se trompe de diagnostic.

Le gouvernement d'ailleurs je leur en veux je que tiens quand même à le dire. On savait que ces ces chocs pétroliers ils allaient arriver. On connaît depuis des décennies notre dépendance aux énergies fossiles.

On a perdu 10 ans avec 10 ans de macronisme euh où on n'a pas engagé suffisamment fortement la transition écologique et on est encore dépendant des énergies fossiles, du pétrole, du gaz. Mais oui, il est lancé. Enfin, on a perdu 10 ans.

Enfin, quand même, monsieur Macron, il s'est fait élire sur la promesse d'une révolution, sur la promesse d'un nouveau monde. Or, il est resté dans la main des lobby pétroliers. C'est justement ça aujourd'hui l'erreur du gouvernement, c'est qu'il ne va pas chercher l'argent, notamment dans les profits totals qui a augmenté considérablement ses dividendes au dernier trimestre.

Ça c'est scandaleux et aujourd'h profiteurs de guerre et des profiteurs de crise. Ben aujourd'hui en tout cas dans la politique qui est la leure ils servent concrètement les intérêts des multinational des pétroliers parce que si on veut agir aujourd'hui sur les prix à la peau, il faut bloquer les prix puis contrôler les prix. Il y a pas de tabou.

Enfin monsieur le cornu pardon, il fait la manche auprès de total. Il demande si éventuellement on peut pas avoir une une politique de réduction et cetera. Or, monsieur le Cornu, il a des instruments.

C'est quand même le gouvernement de la France, c'est pas rien. On peut décider de de bloquer les prix temporairement et de soulager le portefeuille de nos concitoyens. On peut décider d'aller chercher dans les super profits, d'aller chercher dans les les dividendes des actionnaires de total aujourd'hui qui s'enrichissent sur le dos de celles et ceux qui font le plein pour aller travailler, pour aller déposer leurs enfants à l'école.

C'est là qu'il faut aller chercher la ressource suffisante pour partager la richesse et pour soulager le portefeuille de nos concitoyens. En étant euh Sébastien Lecnu dit qu'il va falloir remettre à jour les 6 milliards d'euros d'économie prévu pour compenser l'impact de la guerre au Moyen-Orient. Est-ce que vous demandez euh au gouvernement euh de faire une loi de finance rectificative pour que les parlementaires puissent se saisir du sujet ?

Oui. Il faut que le parlement décide. Mais nous avons un désaccord philosophique majeur avec monsieur le Cornu.

Lui considère que face aux crises que nous avons, face à l'urgence aussi de réduire les déficits et la dette, lui considère qu'il faut baisser la dépense publique. C'est-à-dire parce qu'on va se dire les choses clairement, ça veut dire réduire les services publics. Ça veut dire réduire les solidarités dans notre pays.

Ça veut dire que dans un pays où il y a déjà de la misère, de la pauvreté, des inégalités qui s'amplifient, notamment du fait de l'héritage, du patrimoine, de la rou où où les les ultra riches n'ont jamais été aussi riche de notre histoire et où la pauvreté continue à à s'amplifier. Lui considère qu'il faut baisser l'offre de services public de protection des Françaises et des Français. C'est ça la réalité.

Nous nous considérons qu'il faut augmenter les dépenses pour des économies structurelles à réaliser les ministères, il y en a à faire. Nous nous considérons, je vais venir, qu'il faut augmenter les dépenses là où c'est nécessaire parce qu'il y a aujourd'hui des urgences sociales, écologiques, par exemple, en matière d'accès aux services publics notamment, d'accès au droit et que pour cela, il faut aller chercher dans les recettes, c'est-à-dire chez les milliardaires, chez les ultra riches. Moi, je propose par exemple aussi un héritage maximum fixé à 10 millions d'euros parce qu'il y a aujourd'hui quelque chose d'indécent à se dire que vous pouvez naître le jour de votre naissance avec de quoi vivre 82 ans à 10000 € par mois.

C'est ça les les chiffres. Euh si vous avez 10 millions d'euros d'héritage, on pourrait par exemple fixer un héritage maximum et utiliser cet argent pour financer un service public de la petite enfance, euh la solidarité, euh nos services publics dont on a besoin aujourd'hui. C'est ça ce sur quoi porte notre désaccord fondamental.

Et si le premier ministre veut faire les économies, il y a 211 milliards d'aides publiques aux grandes entreprises qui sont ni conditionnées, ni contrôlées, ni plafonnées. On pourrait peut-être aller y regarder pour faire mieux mieux gérer l'argent public, je dis pas supprimer les public. des allègements de charge sur les bas salaires pour les entreprises.

Ça c'est un effort demander aux entreprises. Oui, mais on on demande, on suppose. Il faut aujourd'hui une puissance publique qui agisse.

Il y a besoin d'un choc de partage et d'égalité dans ce pays. Les inégalités telles qu'elles s'amplifient, les injustices, la brutalité, la violence sociale des injustices aujourd'hui mettent à mal notre capacité à faire société, notre cohésion sociale. Si on ne réussit pas une grande politique d'égalité, de redistribution des richesses, de partage et de fraternité, alors on ira vers l'explosion de la société.

C'est ce qu'a organisé monsieur Macron pendant 10 ans et c'est ce qu'attend l'extrême droite. Benjamin Lucas, député génération, je le rappelle, candidat à la primaire unitaire de la gauche. Est-ce que vous voterez en faveur euh de la loi d'urgence agricole le 2 juin prochain ?

Non, parce que c'est pas une loi qui répond aux vraies urgences euh des agricultrices et des agriculteurs. C'est pas une loi qui va augmenter leur capacité à vivre dignement. C'est une loi qui a été dictée comme beaucoup de textes dans les deux quinquen à Macron par les lobbyes.

Le lobby de l'agroindustrie. C'est pas le modèle que nous voulons. Nous voulons une agriculture paysane, une agriculture qui est un un moteur de la transition écologique aujourd'hui.

Sortir de la dépendance au pesticides, sortir des politiques absurdes en matière par exemple de gestion de l'eau. Mégaine pesticide le gouvernement n'est pas réintroduit. En tout cas, c'est pas ce qui est prévu dans ce nous voyons sur beaucoup de sujets l'incapacité de ce gouvernement à comprendre le moment écologique dans lequel nous sommes.

Je parlais de la canicule qu'on vit en ce moment. Je pourrais parler de l'extinction de la biodiversité. Je pourrais parler de la raréfaction de l'eau, de la ressource en eau.

Face à tout ça, madame Jeunevar, la ministre de l'agriculture, elle a des réponses des années 80 ou 90. C'est un logiciel qui est complètement dépassé. On peut pas y souscrire.

Il faut aujourd'hui simplifier les démarches administratives. C'est quelque chose d'important. C'est du quotidien.

C'est du concret pour les agriculteurs. C'est forcément néfaste ça avec l'écologie. Ça ne peut pas aller avec.

Mais ça dépend quelle norme et ça dépend quelle quelle démarche. Or aujourd'hui, c'est pour les plus gros qu'elle veut simplifier les démarches cette loi. C'est pour les industries, c'est pas pour les paysanes et les paysans qui d'ailleurs demandent eux comme principale revendication de vivre dignement de leur travail et que donc on aille regardé du côté des marges de la grande distribution qui demande qu'on aille regardé par exemple sur la capacité à les rémunérer dignement pour qu'ils puissent prendre leur retraite et transmettre leur exploitation.

C'est ça aujourd'hui les urgences qui sont celles du monde agricole et c'est pas les obsessions dites de simplification qui sont en réalité des obsessions de détricotage de tout ce qui protège notre environnement et nos droits sociaux. Benjamin Lucas lundi, deux questions rapides pour conclure. Tout d'abord, le chanteur Patrick Bruel visé par plusieurs enquêtes pour viol et agression sexuelle.

Il est toujours présumé innocent. C'est important de le rappeler aujourd'hui. Est-ce qu'il faut annuler ces concerts comme certains le demandent ou est-ce que vous appelez au boycott de de ces concerts ?

Oui, il faut annuler euh ces concerts. J'appelle tous celles et tous ceux qui croient que euh qui ont la conviction cheviller au corps qu'on peut pas tolérer les violences sexistes et sexuelles, qu'on peut pas tolérer l'impunité dont jouiss un certain nombre de grande personnalités à ne pas évidemment se rendre à ses concerts, à les boycotter. C'est une évidence même s'il est présumé innocent, mais la présomption d'innocence, elle s'applique du point de vue du droit, je ne la remets pas en cause.

Là, on parle d'aller à des concerts. On parle donc d'une démarche qui donne à Patrick Bruel de la force aussi pour imposer son récit et pour banaliser, pour maltraiter mépriser la parole des victimes. Il faut d'abord dire aux victimes que nous les croyons, que nous les soutenons et que évidemment le droit doit suivre son cours.

Mais avant le droit, il y a la morale, il y a l'éthique aussi les uns et les autres. Bruel devrait annuler ses concerts, il ne le fait pas. Donc il faut pas y aller.

Et moi je soutiens les collectivités qui espère demandent l'interdiction en tout cas que ces concerts n'aient pas lieu dans leur dans leur commune. Dernière question rapidement, oui ou non ? Est-ce qu'il faut un référendum sur le nécléaire ?

C'est ce que demande Sandrine Rousseau. Vous y êtes favorable ? Ce qui est certain qu'il faut un grand débat sur l'avenir de notre de notre énergie.

Est-ce qu'il faut un référendum ? Je ne le sais pas mais en tout cas il faut évidemment poser la question de notre mix énergétique et engager la bifurcation écologique et la décarbonation. De ce point de vue-là, la question du nucléaire qui est complexe mérite effectivement un grand débat public et des réponses apaisées, sereines et intelligentes.

Le choix du nucléaire, c'est quelque chose que vous validez ? Moi, je suis idéologiquement anti nucléaire. C'est une énergie dangereuse.

Mais je constate aussi qu'on a besoin de décarboner rapidement, qu'aujourd'hui la France fait partie de notre modèle. On ne sortira pas du nucléaire dans le prochain quinquena à mon avis et je crois pas que ce soit souhaitable d'ailleurs si c'est la question que vous me posez. Un grand merci en tout cas d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio Benjamin Luc Land.

Je le rappelle député génération des Yvelines, vous êtes candidat à la primaire unitaire de la gauche qui doit se tenir, vous nous l'avez dit, hein, le 11 octobre prochain, ça aura bien lieu hein. Bah, on espère et puis sinon on trouvera d'autres moyens de se rassembler. Bon, on verra ça.

On en reparlera d'ici là. Merci à vous, passez une très belle journée. Merci d'être passé ce matin dans le studio de Sud Radio, il est 8h33.

Dans un instant, vous nous appelez 08 126 300. Françoise Degou nous rejoint et puis vous également vous nous appelez au standard, c'est AD qui vous attend primaire ou pas primaire ? On a l'impression un petit peu que c'est passé de mode cette année les primaires.

Est-ce que c'est une déception ? C'est un regret pour vous ? Est-ce que vous espérez bah qu'on va pouvoir se saisir véritablement de la question cette année encore ? 0826 300 à tout de suite.