Éric Kerrouche se positionne contre l'interdiction de la corrida
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron sera dans les allées du Salon des mères cet après-midi, pas de discours devant les élus, c'est un mauvais signal pour vous ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Les maires se disent victimes d'incivilité, sont-ils suffisamment encadrés et protégés ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La loi est-elle suffisante pour protéger les élus locaux ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quels sont les dispositifs prévus pour réguler le marché du logement dans les zones touristiques ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le Sénat a-t-il voté contre une revalorisation des APL ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Est-ce que l'interdiction de la corrida ne serait pas logique au nom de la démocratie de la majorité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Éric KerroucheChiffre
« 63% des maires se disent victimes d'incivilité »
- 15:00Éric KerroucheChiffre
« Les revenus de Airbnb sur les Landes ont augmenté de 125% par rapport à 2019 »
- 25:00Éric KerroucheChiffre
« 77% des Français sont opposés à la corrida »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci Eric Carouge de nous accompagner pendant cette première demi-heure sénateur socialiste des Landes vice-présidents de la délégation sénatoriale au collectivité territoriale et elle a décentralisation on va parler d'abord du Congrès des mères puisque on l'a vu Emmanuel Macron sera dans les allées du Salon des mers cet après-midi pas de discours devant les élus c'est un mauvais signal pour vous c'est très surprenant et c'est toujours étonnant de voir comment Emmanuel Macron ne sait pas faire avec les élus locaux il est toujours à contretemps à contre-pied et là dans une période où vous l'avez dit tout à l'heure il y a une incompréhension il y a une inquiétude des élus locaux on a le président de la République qui est à côté d'eux mais pas vraiment avec eux et je trouve que le signal parce qu'il y a enfin les locaux et les maires singulièrement attendent des réponses n'attendent pas d'avoir le président à côté ils attendent d'avoir le président avec ce choix est très et très surprenant mais encore une fois il est toujours à contretemps avec les élus locaux quinquennat les élus nous disent que ça se passe mieux avec Elizabeth borne que ça ne se passait dans le précédent quinquennat c'est pas votre avis alors sans doute que ça se passe moins mal mais enfin un petit peu compliqué par rapport non mais ce que je veux dire par c'est que il n'y a pas de il y a pas d'habitude du président de l'actuel président de la République avec avec les avec les élus locaux il y a une incompréhension des territoires et puis quand on a besoin des maires pendant la crise des gilets jaunes on les remet en valeur et puis là il y a des signaux il y a des signaux contradictoires je dis pas qu'il y a pas de je dis pas que qui a pas qu'il y a pas de dialogue mais il y a une vraie difficulté avec le président de la République singulièrement Emmanuel Macron et l'Élysée qui vendent le retour de l'État dans les territoires ce serait aussi l'un des thèmes de sa visite cet après-midi il annoncé notamment en octobre la réouverture de six sous-préfecture c'était l'une de vos recommandations vous êtes satisfait alors en fait nous avons constaté dans le rapport rendu avec Agnès canaillé pour la délégation en collectivité territoriale je vais vous donner deux chiffres dans les directions départementales interministérielle donc l'état local hors-préfecture il y avait 40 000 agents en 2012 il y en a plus que 25000 voilà donc on a eu une chute de 15000 agents c'est catastrophique parce que la substance de l'État local a disparu on est à l'os parce qu'il y a plus de muscles et donc c'est pas en rajoutant quelques sous-préfectures que ça va suffire l'ampleur de l'effort qui serait à faire et tellement important que j'allais dire même si c'est remarquable ou intéressant pour les territoires concernés c'est incomparable par rapport à l'effort qu'il faudrait faire localement juste un autre chiffre dans l'enquête que nous avons fait auprès des élus locaux dans ce rapport 75% d'entre eux nous disent que le service public local de l'État s'est dégradé dans leur territoire trois quarts d'entre eux il y a une préoccupation des mères c'est la question de la sécurité vous qui êtes aussi à l'enquête annuelle du CV qui est sorti et qui montre 63% des maires se disent victimes d'incivilité ce qu'ils sont suffisamment encadrés suffisamment protégés ces élus locaux il y a un durcissement des rapports sociaux parce que on est dans une situation sociale âpre et les élus n'échappent plus à ces tensions comme ça pu être le cas on va dire il y a 20 il y a 20 30 ans ils sont pris au sein des contradictions locales ils sont pris à partie et exercer la fonction des Luc local exercer singulièrement la fonction de maire c'est de plus en plus compliqué parce que on se met en porte-à-faux vis-à-vis de citoyens qui n'ont plus le même ou non pas le même respect de la du mandat qu'il du mandat qu'ils occupent ça veut dire qu'on va vers une crise d'évocation et une mise en danger de la démocratie alors tout ça étant ambivalent parce que si les élus constatent la montée des incivilités pour autant et vous l'avez vu à la fin de l'enquête ils mettent en valeur le sens justement de leur fonction le sens de leur engagement auprès de leur territoire et pour transformer leur territoire auprès des auprès des citoyens donc il y a quand même cette conscience que il joue et c'est le cas un rôle important localement mais que cette tension derrière elle ajoute elle ajoute à stress dans l'exercice dans l'exercice au quotidien et nous continuons on va faire des propositions pour encadrer au mieux justement les débordements vis-à-vis des vis-à-vis de ses élus est-ce que la loi est suffisante est-ce que c'est un problème d'application des décisions de justice où il faut renforcer la loi alors je crois les deux je pense qu'il faut encore durcir pour dire tout simplement que aux gens qui seraient tentés de faire que c'est pas anodin de s'attaquer à quelqu'un qui représente la collectivité au moment où elle ou il était élu donc ça c'est la première chose mais bien entendu il faut que les mesures soient suivies des faits parce que il faut pas que ça soit dans l'ordre on soit dans l'ordre du du symbole et la ligne de crête elle est un petit peu difficile à tenir il y a un autre sujet de préoccupation évidemment c'est la question des finances on va parler du budget dans quelques instants le thème de ce congrès des mères c'est le pouvoir agir des mères sont inquiets pour leur match de manœuvre ils sont impuissants aujourd'hui face à la Hauser ils sont impuissants ils la subissent la question du la question du du prix de l'énergie la question du chauffage la question du maintien des des services publics à un moment où tout augmente oui c'est c'est une question du quotidien pour chacun des mères surtout que l'argent que l'on consacre les sommes que l'on consacre à ces dépenses inattendues parce qu'elles n'étaient pas attendu il y a 6 ou 7 mois et bien on ne peut pas le consacrer j'allais dire au reste au plus important dans l'enquête du cevipov les maires nous disent à 43% ben si j'ai ces dépenses alors je ferai la transition écologique moins vite parce que je n'ai plus les moyens de mettre les choses de mettre les choses en place donc les élus ont l'impression les mers ont l'impression les présidents de PCI ont l'impression d'être mis dans un dans un étau et par ailleurs on ne leur donne pas de de réponse on en revient à ce qu'on se disait au début puisque vous parlez de la transition énergétique mais pas que c'est aussi moins d'investissement c'est aussi moins de services publics avec des conséquences pour les Français c'est exactement le risque quand c'est typiquement la mise en place d'un cercle vicieux comment je maintiens le même niveau de service public alors même que je sais que c'est une nécessité pour certains des citoyens sinon pour tous comment je tiens cette comment je tiens cette équation et et j'entends je discute avec bien entendu avec beaucoup de beaucoup de mer il y a vraiment une double inquiétude en ce moment c'est d'abord et avant tout le prix de le prix de l'énergie et donc les moyens et puis d'une certaine façon le zéro artificialisation nette qui est un autre sujet mais qui laisse éperçu comme un message de de risque de développement de risque du développement du monde rural ou de l'absence de développement dans le monde rural sur finir pour finir sur la question des finances puisque vous examinez en ce moment le budget les élus comptent beaucoup sur le Sénat qu'est-ce que vous pouvez faire sur ce budget est-ce que le gouvernement est à faire des gestes lui aussi il en a pas fait il en a pas fait beaucoup la question de l'encadrement des dépenses ça c'est une vraie ligne rouge pour les élus possible pour vous et pas encore discuté mais le voilà on est encore dans les signaux contradictoires à apporter par le gouvernement on est avec vous on est autour de vous et puis quand même avec le texte qui a été voté par 49-3 à l'Assemblée nationale on laisse cette cette semblant cette ersatz des contrats de des contrats de Cahors où on vous dit quand même que par rapport aux dépenses réelles de fonctionnement pour les plus grands collectivités si vous si vous mettez pas le frein et ben vous on vous tapera on vous tapera sur les doigts c'est pas vraiment c'est pas vraiment compréhensible et c'est difficilement surtout entendable où on veut que les territoires portent des politiques publiques de développement où on veut pas mais qu'on nous le dise on va continuer justement à parler de ce budget puisque le Sénat poursuit l'examen on voit les temps forts de ces dernières heures avec Steve Jordan [Musique] sur le problème des tensions sur le marché du logement dans les zones touristiques un problème qui touche notamment la Bretagne les Alpes le Pays Basque ou encore la Corse la belle Corse Orient bref toutes ces zones dans lesquelles les touristes aiment aller dans lesquelles ceux qui le peuvent achètent des résidences secondaires ils le font au détriment parfois des populations locales qui ont contrepartie voit les prix du logement explosé dans la ville plusieurs manifestations ont d'ailleurs eu lieu un 7 automne pour demander aux élus de mieux réguler le marché du logement dans ces zones touristiques le sujet s'inviter dans l'hémicycléaire comme une rurales qui sont aujourd'hui confrontés à l'exode d'habitants des métropoles et en conséquence l'envoler des coûts du logement premier poste de dépenses des ménages rend difficile pour les conseils municipaux l'ajustement fiscale de ce phénomène récent de ce phénomène d'ampleur quels sont les dispositifs prévus aujourd'hui alors ce qu'il faut savoir c'est qu'à partir de l'année prochaine la taxe d'habitation s'est terminée pour tous les français sauf sur les résidences secondaires c'est un détail qu'on oublie un peu la taxe d'habitation ne disparaît pas complètement et les mères peuvent déjà aujourd'hui surtaxer les résidences secondaires au titre de la taxe d'habitation il s'agit des maires élus dans des agglomérations de plus de 50 000 habitants classés zone tendue on parle aujourd'hui de un peu plus de 1000 communes au total Oriane on a bien compris le dispositif le gouvernement voulait étendre ce dispositif le Sénat dit oui mais pas trop au gouvernement propose d'élargir les zones ou les mers ont la possibilité de majorer la taxe d'habitation sur les résidences secondaires 4000 nouvelles collectivités pourraient désormais avoir la possibilité augmenter cette taxe là encore il s'agit de zones où le marché immobilier est tendu hier le Sénat a voté pour un encadrement de la surtax elle ne pourra pas aller au-delà de 25% écoutez on craint aussi ce qui pourrait apparaître comme une sorte de matraqua des résidences secondaires il y a plus de 3 millions de résidences secondaires en France pour les deux tiers elles appartiennent à des personnes de plus de 60 ans qui n'ont pas tous des retraites élevées et donc il faut à mon avis mettre une limite tout de même ericaus l'objectif de ce dispositif c'est quoi c'est d'instaurer un rapport de force avec certains propriétaires et peut-être aussi les plateformes Airbnb c'est absolument c'est absolument nécessaire alors vous avez parlé du Pays Basque mais juste au dessus du Pays Basque il y a les Landes qui sont très fréquentées aussi au niveau au niveau touristique j'habite dans le sud de ce département et on est en train de connaître des évolutions accélérées qui au sens littéral rendent la vie impossible localement les dans la commune dans laquelle j'habite et j'ai longtemps été élu Capbreton on a des prix maintenant qui frôle les et qui peuvent dépasser même les 10000 euros le mètre carré pour pour des appartements c'est sans sans lien avec les moyens réels qui existent sur le territoire et donc vous avez d'une certaine façon un peu partout sur les littoraux français chez moi comme dans le Pays Basque mais même dans des départements ruraux comme comme l'Ardèche vous avez une poussée tellement forte que les populations locales ne peuvent plus acquérir chez elle elles sont vraiment poussées de plus en plus loin à l'intérieur du des territoires ça crée une frustration très très forte les moyens enfonciers des communes sont très limités je sais que sur ma commune nous avons fait des efforts importants en termes de logements sociaux mais encore faut-il avoir du foncier à un moment donné on en a plus et on crée de la frustration locale et surtout vous avez une montée des prix qui fait que les gens dont on a besoin pour travailler sur place et bien sont de plus en plus loin de l'endroit où il travaille qui était avant chez eux donc là il y a vraiment une bombe à retardement territoriale les les revenus de Airbnb sur les Landes ont augmenté de 125% par rapport à 2019 c'est à peu près un revenu de 15 millions pour l'Ardèche c'est 100% c'est un revenu de de 18 millions donc on voit bien qu'il y a une économie aussi de rente et la difficulté c'est que c'est pas le a priori contre les résidences secondaires sauf que quand on a une résidence secondaire ça veut dire quand même qu'on a une résidence principale donc on n'est pas dans latitude la même situation que la plupart des des Français mais au-delà de ça c'est pas c'est pas la résidence secondaire c'est ce qui est fait de cette résidence secondaire si elle est pensée pour du locatif notamment pendant la saison ou par le biais des plateformes et bien entendu ça génère une spirale inflationniste qui n'est pas tenable et qui se diffuse sur toute la France littoral et on génère vraiment des frustrations dont je pense pas que le gouvernement mesure l'importance actuellement Steve le Sénat c'est penché sur un autre sujet sensible en ce moment toujours sur l'action du logement oui le Sénat cette fois-ci en accord avec le gouvernement pas question de revaloriser les appels les allocations logement avaient déjà été revalorisé cet été de 3,5% par l'exécutif mais la gauche sénatoriale considère qu'avec l'inflation cette hausse est désormais insuffisante elle a demandé un nouveau coup de pouce écoutez donc ce qui est demandé par sa maman franchement c'est c'est sérieux quoi c'est responsable vous voyez c'est une revalorisation de 15 euros et croyez moi ici je crois qu'on connaît tous ici les modalités de calcul pour toucher l'APL il faut quand même pas avoir grand chose voyez 2 33 nous on dit 15 euros voilà c'est c'est un signe quoi un signe que n'a pas voulu envoyer le gouvernement qui considère notamment que l'exécutif fait déjà beaucoup Gabriel Attal a évoqué la prime de rentrer encore le chèque énergie qui devrait tomber dans les semaines qui viennent c'est pas suffisant non mais c'est le dérisoire de la réponse de du ministre qui est étonnante on augmente pas les appels parce qu'on a fait le chèque enfin c'est pas c'est pas sérieux c'est juste pas sérieux le problème c'est que les salaires sont bas en France et qu'il faut absolument les augmenter c'est pas pour rien qu'on demande une augmentation du SMIC ou alors on veut répondre aux difficultés sociales où on veut pas y répondre et on y répond pas par des chèques ou par ou par des allocations et puis sur le point spécifique du logement ça fait le lien avec le sujet qu'on vient d'aborder il y a une autre difficulté c'est que en termes de logements sociaux la politique et le bilan du précédent quinquennat d'Emmanuel Macron comme de celui qui s'annonce sera catastrophique du point de vue du logement social parce qu'à force de prélever sur le logement social à force de mettre en situation difficile l'ensemble des organismes de logement sociaux ont précipite une crise qui est déjà très importante en France donc voilà c'est pas les allocations c'est pas le chèque énergie qui va compenser le fait qu'il y aurait besoin de plus d'APL d'une part et de logements sociaux d'autre part la question aussi des dépenses je sais pas si j'ai encore le temps une minute 20 milliards d'euros supplémentaires sont budgété pour l'année prochaine il y a aussi cette question qui va payer si on débloque encore plus d'argent pour des appels ou pour d'autres aides qui va payer peut-être qu'il faut arrêter de se priver d'impôts déjà avec la avec la baisse de la de la CVAE avec la disparition programmée de la CVAE les rentrées de l'État vont encore baisser de 2,7% en volume donc on peut continuer comme ça on peut se priver à chaque fois de ressources et dire mais ah bah oui mais on peut plus financer mais forcément si on la prise de ressources on peut plus financer soit on fait des choix d'orthodoxie libéraux ce que fait le gouvernement soit on prend d'autres décisions qui permettent de mettre de l'argent là où les Français ont besoin qu'il soit injecté merci à tout à l'heure on va parler d'une autre hausse de prix oui j'ai oublié le Congrès des mères évidemment aussi d'Olivier Giroud mais c'est un autre ça sera avec les roches du côté de Bordeaux on retrouve Xavier sauta journaliste à sud-ouest bonjour Xavier merci beaucoup d'être avec nous et Xavier à la veille de l'examen d'une proposition de loi qui vise à interdire la corrida ce sera demain à l'Assemblée nationale le sujet bien sûr déjà au cœur de l'actualité chez vous c'est animé tout le week-end on a vu des manifestations contre manifestations un petit peu partout dans le Sud-Ouest chacun brandissait des enquêtes d'opinion des chiffres des chiffres saisonniers ces innocents qui va vous facilement sous la torture donc on voit qu'il y a une vraie levée de bouclier pourquoi bah c'est assez simple le Sud-Ouest et une terre de corrida une terre d'afficionne comme on dit ici et on voit ben dans la répartition dans la lecture politique une répartition des rôles on va dire un grosso modo pour résumer je la prendrai pas à Eric et mouche mais les élus du Sud-Ouest font bloc pour s'opposer à l'interdiction de la corrida néanmoins on voit apparaître quelques lignes de fracture notamment au sein de la nupesse puisque aux élus socialistes ont globalement favorables à cette pratique à cet art euro-macique tel qu'il est présenté et pour trouver les opposants ben il faut aller en secteur urbain on va dire autour de Bordeaux notamment on a deux députés qui sont très actifs sur le sujet l'écologie Nicolas Thierry élu de Bordeaux député de Bordeaux ou l'insomnie Loïc Prud'homme et lui de circonscriptions urbaines vous faites un petit retour en arrière puisque dans les années 80 déjà l'interdiction de la corrida susciter de fortes oppositions et si vous voulez c'est une histoire vous savez nos journaux de la mémoire c'est eux c'est leur grand intérêt et en fait on s'est penché sur le cas de Florac pourquoi Floirac parce que et bien cette ville de la de la rive droite en 1987 décide d'organiser une corrida pour renouer avec une tradition tauromachique je vais pas vous faire l'histoire à la tauromation Gironde néanmoins elle est assez longue et en fait c'est un vrai moment fondateur à la fois pour les antitorins comme pour les procorina pourquoi pour les antitorins en fait il y a des résonances très curieuses avec l'actualité 87 cette ville décide d'organiser cette corrida et on assiste à des scènes assez folles qui font parter qui font penser au bassines notamment hein ces manifestations que vous avez vu puisqu'on a des activités technologiques qui envahissent la mairie de Bordeaux qui viennent recouvrir de peinture une tapisserie des Gobelins qui Ornella ça des mariages on a une église qui est taguée et on a même été jusqu'à un incendie du parking municipal de Floirac 4 bus scolaires qui ont été ben voilà dévasté par les flammes et à l'époque on parlait de terroristes pas des côtes terroristes et de terroriste et de l'autre côté pour les proto-100 moments assez fondateur pourquoi parce que cette question la tradition locale ininterrompue la jurisprudence a été prise ici à Bordeaux autour de la tenue de cette corrida alors elle a été contestée jusqu'au début des années 2000 mais c'est aujourd'hui que se fonde la possibilité de faire des corridas dans des terres à tradition et une interrompue et pour l'anecdote en fait c'est un jeune avocat qui l'a obtenu à l'époque cette jurisprudence c'est un Anziani qui a été longtemps questeur au Palais du Luxembourg est aujourd'hui président de Bordeaux métropole c'est ce sujet va être effrayant dans les Landes on connaît Dax on connaît Mont-de-Marsan les les plages voilà alors simplement il y a une dissonance on va dire l'Ifop nous dit 77% des Français sont opposés à la corrida la question elle est simple au nom d'une démocratie de la majorité est-ce que l'interdiction de la corrida ne serait pas logique futile du est-ce que ce serait même du suicide politique sur vos terres d'afficionne mais voilà par rapport à cet état de l'opinion est-ce qu'il ne serait pas logique aujourd'hui d'interdire la corrida faut j'entends j'entends la j'entends la question mais il faut faire attention avec avec ce genre d'enquête vous savez que par ailleurs j'ai un passé de chercheurs en sciences politiques donc quand on utilise les enquêtes ça veut pas dire que une enquête c'est pas un vote c'est un avis et c'est un avis qui est circonstancié à un moment donné et puis il y a plein de il y a plein d'avis qui sont donnés par l'opinion publique entre guillemets mais qui sont pas suivi d'effets les les gens sont aussi très favorables à l'euthanasie et pour autant il y a pas de loi encore sur l'euthanasie donc il y a une différence entre un débat à un moment donné et la mise en place sur l'agenda sur l'agenda publique après je vais être très clair je vais être très clair là-dessus moi je suis contre l'interdiction à un moment donné on oublie et vous l'avez dit en fait parce que c'est pas un débat droit de gauche c'est un débat d'une certaine façon rurale urbain et plutôt là sur le coup c'est un débat Nord-Sud parce que il y a déjà une initiative il y a deux ans je me souviens de députés de députés modernes de députés à l'époque qui s'était prononcé contre la corrida en 2021 et Aurore berger faisait partie du de ce mouvement donc on a une tension qui traverse les forces les forces politiques et qui reflètent une histoire territoriale différente bien entendu la France est une est indivisible mais pour autant la France c'est une mosaïque locale avec des cultures locales qui sont différentes et si on va dans la confrontation des uns vis-à-vis des autres parce qu'on est incapable de comprendre les différences territoriales qui existent entre nous on aura une espèce de volonté de la bien-pensance qui doit ça qui doit s'impliquer qui doit s'implanter partout et qui ne respecte pas les la vie la vie locale pendant très longtemps il y a c'était régulier ont traité les les Landais d'Indiens c'est c'est très bien et Henri manuelli disait toujours en souriant qu'on était peut-être des indiens mais qu'on était quand même on était quand même civilisés est-ce que si cette proposition de loi est votée interdire la corrida ça fait monter le rassemblement national je sais pas s'il y a un lien mécanique ce que je sais en revanche c'est qu'à force de dire à des gens sur un territoire que la façon dont ils vivent la façon dont il se rassemblent leur culture locale leur le la course landaise le gavage c'est pas bien parce qu'on doit pas faire parce qu'on doit pas faire comme ça c'est juste c'est juste intolérable et encore une fois ce n'est pas par interdiction que fonctionne une société c'est aussi simple que ça et on peut pas dire à certains qu'ils doivent se conformer et je le dis très clairement à une bien-pensance d'une soi-disant majorité urbaine on va remercier Xavier Sota merci beaucoup Xavier d'avoir été avec nous la Une de Sud-Ouest ça va faire plaisir à suivre c'est Olivier Giroud quelle entrée c'est à la Une évidemment de sud-est matière de l'équipe de France merci beaucoup Xavier Sota merci Eric et rush d'avoir été avec nous merci beaucoup dans 20 minutes le territoire on parlera de la visite d'Emmanuel Macron au salon des mers pas de discours devant les élus cette année dans la visite de dans la foulée pardon de cette visite il en recevra mille à l'Élysée on verra tout ça dans une demi-heure maintenant d'abord vous allez laisser votre place à François une semaine qui va nous rejoindre
Éric Kerrouche