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InterviewRTL (sur YouTube)· 25 mai 2022 10 minContradictoireActualité / polémiqueSantéTravail & emploi

Brigitte Bourguignon : "Variole du singe, 5 cas avérés en France"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 5 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14FerméeRéponse directe

    Après le Covid, une autre maladie inquiète, la variole du singe. On a 5 cas aujourd'hui en France, c'est bien ça ?

  • 0:23OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous vous attendez à une flambée de la maladie ?

  • 0:57OuverteRéponse directe

    La Haute Autorité de Santé préconise de vacciner les personnes au contact de personnes infectées, les soignants en particulier. Est-ce que vous allez suivre cette préconisation ?

  • 1:29RelanceRéponse directe

    C'est-à-dire au-delà des soignants ?

  • 1:49FerméeRéponse directe

    Et vous avez des médicaments antiviraux pour les malades non vaccinés. On a tous les stocks qu'il faut ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous n'en savez plus sur le mode de transmission de ces cas infectés ? Est-ce qu'il y a un lien entre eux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21Invité politiqueChiffre
    « Oui, c'est 5 cas avérés. »
  • 1:13Invité politiquePromesse
    « Bien sûr que nous suivrons la préconisation dès lors qu'elle sera établie. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « Les stocks sont là, vous avez des stocks de vaccins. »
  • 2:39Invité politiqueChiffre
    « Pour l'instant, vous savez, ça peut se concevoir et ça va mieux. Il y a une tendance baissière. »
  • 4:09Invité politiqueFait
    « Nous souffrons surtout d'une pénurie globale de personnel, pas seulement de médecins. »
  • 6:06PrésentateurChiffre
    « Ils sont 15 000 environ. »
  • 8:39Invité politiqueChiffre
    « Nous venons d'investir cette année 19 milliards d'investissement à la fois dans la revalorisation salariale et à la fois dans les hôpitaux. »

Temps de parole

  • Brigitte Bourguignon66 %
  • Présentateur34 %

10 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

RTL, il est 7h45, excellente journée à vous tous qui nous écoutez. Benjamin Sportouche, vous recevrez donc ce matin, Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé et de la Prévention. Bonjour Brigitte Bourguignon. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur RTL pour votre première interview depuis votre nomination. Alors après le Covid, une autre maladie inquiète, Madame Bourguignon, c'est la variole du singe. On a 5 cas aujourd'hui en France, c'est bien ça ?

0:21
Brigitte Bourguignon

Oui, c'est 5 cas avérés.

0:23
Présentateur

Avérés. Est-ce que vous vous attendez une flambée de la maladie ?

0:27
Brigitte Bourguignon

On n'attend pas de flambée de la maladie, on prend les décisions qui s'imposent, c'est-à-dire la vigilance qu'il faut avoir dans ce cas. Et puis parce que c'est un virus qu'on ne voyait plus en Europe, aujourd'hui nous sommes en vigilance avec les autorités sanitaires. Nous demandons, des recommandations ont été apportées aux professionnels de santé, aux établissements pour repérer, détecter et signaler. Ensuite on isole les cas lorsqu'il y en a, lorsqu'ils sont avérés et puis voilà, ils sont chez eux, à domicile.

0:57
Présentateur

Ils sont isolés. Mais la Haute Autorité de Santé préconise de vacciner les personnes au contact de personnes infectées, les soignants en particulier. Est-ce que vous allez suivre cette préconisation ?

1:08
Brigitte Bourguignon

Bien sûr que nous suivrons la préconisation dès lors qu'elle sera établie. Nous avons entendu cet avis, nous sommes déjà prêts, les stocks sont là. Les stocks sont là, vous avez des stocks de vaccins. Les stocks stratégiques, parce que vous savez, il s'agira d'une vaccination ciblée. On ne parle pas bien sûr d'opérations vaccinales totales. Ce seront vraiment des opérations ciblées.

1:29
Présentateur

C'est-à-dire au-delà des soignants ?

1:30
Brigitte Bourguignon

Au-delà des soignants, les cas contacts.

1:32
Présentateur

Les cas contacts, qu'ils soient soignants ou pas.

1:34
Brigitte Bourguignon

Et nous allons voir avec mes homologues européens dès lundi. Nous allons en discuter ensemble pour voir un peu quelles seront les stratégies que nous allons adapter. Mais pour l'instant, la situation n'est pas contrôlée, elle est maîtrisée, elle est surtout en alerte.

1:49
Présentateur

Et vous avez des médicaments antiviraux pour les malades non vaccinés. On a tous les stocks qu'il faut.

1:54
Brigitte Bourguignon

Tout est là, mais maintenant la vigilance s'impose. Et puis il faut éviter cette propagation.

1:59
Présentateur

Justement, est-ce que vous n'en savez plus sur le mode de transmission de ces cas infectés ? Est-ce qu'il y a un lien entre eux ?

2:03
Brigitte Bourguignon

C'est plus du contact physique, les tissus, la peau. Donc voilà, c'est pour cela qu'il faut isoler les personnes et les cas contacts aussi, faire en sorte qu'elles soient vaccinées.

2:12
Présentateur

Alors, autre virus, bien sûr, le Covid. On a l'impression que la pandémie est derrière nous. Est-ce que c'est le cas, Brigitte Bourguignon ?

2:19
Brigitte Bourguignon

Non, vous ne m'entendrez pas dire que la pandémie est derrière nous. Il y a toujours ce risque, et je demande aux personnes d'ailleurs les plus fragiles, de continuer à avoir les gestes barrières, de continuer à se protéger.

2:31
Présentateur

À se vacciner aussi ? À se vacciner, bien sûr. Parce que les plus de 60 ans doivent normalement faire une deuxième dose de rappel. Oui, c'est ça. Et c'est le cas ou il n'y en a pas tant que ça ?

2:39
Brigitte Bourguignon

Pour l'instant, vous savez, ça peut se concevoir et ça va mieux. Il y a une tendance baissière. Alors, bien sûr, les gestes se relâchent et puis les personnes, peut-être, pensent moins à aller recourir au vaccin. Aujourd'hui, il faut remettre, bien sûr, ce sujet sur la table et bien indiquer qu'à l'automne, on peut avoir de nouveau une épidémie qui revient ou une petite flambée. Donc, il faut être toujours en vigilance.

3:03
Présentateur

Mais le plus dur est derrière nous.

3:04
Brigitte Bourguignon

Le plus dur est derrière nous. Nous maîtrisons la situation, vous l'avez vu. La vaccination y est pour beaucoup. Et donc, il faut continuer à maîtriser cette situation.

3:12
Présentateur

On peut vacciner les enfants à partir de 5 ans. Est-ce que vous pensez qu'en dessous, ce sera le cas bientôt ou pas ? Ou ce n'est pas d'actualité pour vous ?

3:18
Brigitte Bourguignon

C'est Pfizer qui le dit. Oui, Pfizer affirme que son vaccin est prêt. Ce sont les autorités sanitaires qui nous diront ou pas. Vous savez que nous sommes toujours appuyés sur les avis scientifiques pour prendre des décisions. Et pour l'Austin, ce n'est pas le cas.

3:28
Présentateur

Alors, Brigitte Bourguignon, on en parlait. On en vient à la crise des urgences présentes partout en France. 120 services d'urgence ne sont plus en mesure de remplir leur mission, faute de bras. Certains, madame la ministre, se voient même contraints de fermer leurs portes, notamment la nuit. À Bordeaux, par exemple, je ne pensais jamais dire cela à une ministre. C'est du jamais vu, selon les urgentistes, qui parlent de catastrophes à venir pour l'été si on ne fait rien. Est-ce que vous avez un plan d'urgence pour les urgences ?

3:52
Brigitte Bourguignon

Oui. Alors, moi, je vais éviter les mots naufrage, catastrophe, etc., qui sont très anxiogènes. Par contre, je ne nie pas la crise, bien sûr. Et nous, nous avons pris pleine conscience de cette crise dès maintenant. Le président de la République fait de la santé, vous l'avez entendu, le chantier prioritaire. Nous souffrons surtout d'une pénurie globale de personnel, pas seulement de médecins. C'est aussi d'autres soignants. Nous sortons d'une crise qui a affecté de ces soignants, qui ont été applaudis pendant des mois et qui sont maintenant très fatigués. Moi, ma méthode va être celle de la concertation, parce que les situations ne sont pas toutes les mêmes partout en France.

4:29
Présentateur

Mais vous reconnaissez qu'il y a une urgence. Bien sûr, vous m'avez entendu, je viens de le dire. Et la concertation, elle ne va pas résoudre le problème de postes. Il y a 60 000 personnes de postes d'infirmiers vacants dans les hôpitaux aujourd'hui. Est-ce que concrètement, par exemple, vous allez faire appel à des soignants étrangers dans les semaines qui viennent ?

4:42
Brigitte Bourguignon

Pour l'instant, je ne vais pas vous donner les solutions qu'on va trouver, parce que je vais les construire avec les gens qui sont sur les terrains en ce moment. Je vais les rencontrer. J'ai 15 jours devant moi pour le faire. J'ai déjà toutes ces rencontres prévues dans mon agenda. Vous l'imaginez bien. Je vais aller sur le terrain aussi à leur rencontre. Je veux les écouter. Je veux les écouter parce que, vous savez, des chiffres à l'emporte-pièce, ça ne veut rien dire.

5:03
Présentateur

Les urgences sont en grande difficulté. D'ailleurs, dans 15 jours, vous aurez des mesures à annoncer concrètes pour les urgences.

5:10
Brigitte Bourguignon

Bien sûr qu'on va prendre des mesures pour faire face à l'été. Mais lesquelles ? Ce seront des mesures, justement, on va les construire avec les professionnels et les services concernés. Je ne peux pas ce matin vous dire quelles solutions nous... Parce qu'elles seront différentes et variées. Par contre, ce que je peux vous dire...

5:25
Présentateur

Mais on ne voit pas très concrètement.

5:26
Brigitte Bourguignon

Bien sûr, mais ce que je... Si vous attendiez de moi en 48 heures que je règle le problème des urgences, ce serait fait depuis longtemps par mes collègues. Nous souffrons d'une situation qui date non pas d'aujourd'hui, mais qui est à manque d'anticipation depuis des années sur la démographie médicale de ce pays. Et donc, nous avons de plus commencé à réinvestir l'hôpital, réinvestir sur la revalorisation des soignants. Ça n'est pas suffisant parce que la crise est plus profonde que ça.

5:53
Présentateur

Ce n'est pas suffisant. On va y venir parce que c'est vrai que le président de la République est en poste depuis 5 ans déjà. Donc la crise, vous ne la découvrez pas. Et c'est vrai qu'on aurait pu imaginer que ce soit anticipé. Mais très concrètement, par exemple, les soignants non vaccinés contre le Covid ont été évincés. Ils sont 15 000 environ. Est-ce que, vu la crise que nous rencontrons aux urgences, vous allez les réintégrer rapidement ? Le président avait ouvert la porte fin avril à une forme d'amnistie. Est-ce que ça va être le cas ?

6:14
Brigitte Bourguignon

Alors, on ne peut pas me faire dire tout et son contraire. On vient de parler de la crise sanitaire qui n'est pas derrière nous et qui est encore présente. Et donc, cette vigilance accrue que nous devons avoir pour les patients les plus en difficulté fait que, bien sûr, cette obligation vaccinale demeure et qu'elle demeurera le temps nécessaire. Donc, ce n'est pas cette question-là. Ce n'est pas comme ça qu'on va régler. Donc, vous n'allez pas les réintégrer tout de suite. Et ce n'est pas comme ça qu'on réglera le problème. Vous dites non.

Par contre, l'urgence qui s'impose à nous pour cet été va demander des mesures sur lesquelles nous travaillons déjà, évidemment, pour répondre à cet été et anticiper les besoins croissants. Bien sûr, on mettra tous les plans possibles qui existent en France lorsque nous avons fait appel. Vous savez...

6:53
Présentateur

Mais ça veut dire un plan, ça veut dire aux soignants d'annuler leurs vacances, par exemple.

6:56
Brigitte Bourguignon

Excusez-moi, nous sortons d'une crise sanitaire où nous avons fait montre de tas d'initiatives qui ont été extrêmement performantes et qui ont permis de faire face. Il y avait aussi un manque de personnel et pourtant, nous avons fait face. Aujourd'hui, ce que les Français ne peuvent plus comprendre, c'est qu'ils ne peuvent pas avoir accès. Il n'y a pas que les seules urgences et les hôpitaux. Il y a aussi l'offre de santé sur les territoires. Ce que nous demande le président de la République, c'est de reprendre, finalement, contact avec aussi bien les soignants que les citoyens, parce que la santé appartient d'abord et avant tout aux citoyens.

Et que par endroits, nous n'avons pas accès non plus au quotidien à des médecins.

7:32
Présentateur

C'est pour ça qu'ils vont au service d'urgence, d'ailleurs. Et il manque des soignants dans tous les hôpitaux. Mais on peut comprendre pourquoi. Parce que certains d'entre eux, de l'hôpital Saint-Louis à Paris, posent à la une de Paris Match avec leur feuille de paix. Je ne sais pas si vous avez vu ça. C'est assez sidérant, madame la ministre. Quelques exemples. Grégoire a 28 ans. Il est médecin interne. Il gagne 2080 euros net par mois pour 55 heures par semaine. Camille a 35 ans. Elle est infirmière en hôpital de jour. Elle gagne 1916 euros net. Ou encore Sylvie, 59 ans. Infirmière de nuit depuis 28 ans. Elle gagne 2600 euros net.

Combien, pour vous, madame la ministre, serait un salaire correct pour Sylvie qui gagne 2600 euros net pour 28 ans de bon loyer service ? Ce serait combien ?

8:16
Brigitte Bourguignon

Je ne rentrerai pas dans ce genre de polémique, d'abord. Parce que je vais vous dire quelque chose. Moi, les gens qui utilisent un malaise profond qui touche les Français alors que nous sortons d'une pandémie, je ne les suis pas. J'ai envie de vous dire, nous nous sommes attaqués à ce problème alors que nous avions une pandémie mondiale. Nous avons d'abord revalorisé tous ces soignants. Je veux bien qu'on laisse tout derrière. Nous venons d'investir cette année 19 milliards d'investissement à la fois dans la revalorisation salariale et à la fois dans les hôpitaux. Je n'ai pas dit ça.

Je suis en train de vous dire que c'était d'abord et avant tout quand même un rattrapage massif dans des endroits où nous avions depuis longtemps sous-investi. Je pense qu'il faut quand même remettre les choses en relief. Ce qu'ils nous demandent, c'est plutôt de valoriser l'engagement qu'ils ont parfois. Que ce soit le travail de nuit, que ce soit les week-ends. Et ça, c'est différent. Bien sûr qu'il faut remettre ça au-dessus de la pile et regarder une de ses propositions. Mais régler tout juste par des revalorisations salariales, vous le voyez bien, nous avons revalorisé déjà. Il faut aller plus loin, on le sait, mais il faut redonner du sens à tout ça.

Et il faut qu'on discute avec eux d'abord et qu'on les écoute.

9:33
Présentateur

Dernière question, madame la ministre. Est-ce que vous soutenez votre ministre déléguée aux Solidarités et au Handicap, Damien Abad, qui est au centre, on le sait, d'accusations de violences sexuelles à des associations féministes qui ont manifesté hier ?

9:42
Brigitte Bourguignon

Je ne me prononcerai pas là-dessus, ça ne m'appartient pas.

9:45
Présentateur

C'est votre ministre, est-ce que vous lui apportez votre soutien ?

9:47
Brigitte Bourguignon

Ce n'est pas mon ministre, c'est un ministre du gouvernement et je n'ai pas à soutenir ou ne pas soutenir, je ne me prononcerai pas là.

9:52
Présentateur

Vous soutenez les femmes ?

9:54
Brigitte Bourguignon

Évidemment, je soutiens les femmes en général et toujours.

9:56
Présentateur

Mais sur lui, vous ne vous prononcez pas. Merci, madame la ministre, très bonne journée à vous. Merci.