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Interviewyoutube.com· 26 septembre 2021 32 minContradictoireMixteSécuritéÉducation & rechercheInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Le face à face d’Anne Hidalgo - On est en direct #OEED 25 septembre 2021

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 25 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Pourquoi à chaque fois, ça commence par Notre-Dame de Paris, l'incendie ?

  • 5:04OuverteRéponse partielle

    Si on ne vote pas Macron au premier tour, est-ce qu'on ne va pas avoir un deuxième tour Marine Le Pen, Éric Zemmour ?

  • 6:25RelanceÉludée

    Comment vous l'expliquez, l'emballement autour de Zemmour ?

  • 10:25RelanceRéponse directe

    Quelle est votre ligne de force idéologique, Anne Hidalgo ? Moi j'arrive pas à voir.

  • 12:07RelanceRéponse directe

    Vous vous êtes fait piéger par Bourdin ?

  • 13:14RelanceRéponse partielle

    On vous reproche d'être autoritaire, de décider seule. Vous reprochez à Macron d'être jupitérien, on vous reproche d'être jupitérienne à Paris.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:20Anne HidalgoChiffre
    « il démarre environ à 1 760 euros. »
  • 15:27Anne HidalgoChiffre
    « lui, va démarrer à 2 300, 2 400 euros. »
  • 15:47Anne HidalgoChiffre
    « Ça veut dire 2 400 euros. »
  • 27:56Anne HidalgoChiffre
    « On en a déjà une bonne dizaine dans Paris, »
  • 27:59Anne HidalgoChiffre
    « on en a huit à proximité de la rue Riquet, dans le 18e arrondissement. »

Temps de parole

  • Invité68 %
  • Présentateur16 %
  • Présentateur 210 %

5,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mais il est l'heure effectivement de recevoir Anne Hidalgo, candidate à l'Elysée, vous le savez, avant qu'elle nous rejoigne sur ce plateau, un petit rappel du parcours de la maire de Paris.

0:10
Invité

Le premier atout d'Anne Hidalgo, c'est son parcours, c'est son histoire. On la découvre en même temps qu'Edouard Balladur, son adversaire en 2001, candidate dans le 15e, un arrondissement ancré à droite et qui le restera.

0:23
Présentateur

Anne Hidalgo a donc officiellement annoncé ce matin sa candidature à la mairie de Paris.

0:28
Invité

C'est une très bonne candidature. Elle a du caractère, je peux vous dire, elle a d'autorité. Moi, je m'en méfie parce que je la connais. Très, très curiace. Elle a toutes les qualités. Je sais qu'elle est meilleure que moi. Timide, effacée, pas très drôle, Anne Hidalgo, disent ses adversaires. Les politiques, on n'est pas des bouffons, quoi. Anne Hidalgo, l'épreuve en voie. Vous avez choisi un Paris qui respire. Je suis dans le sens de l'histoire et du bon côté de l'histoire. Anne Hidalgo s'est lancée dans la course à l'Elysée. La maire de Paris se lance donc dans la campagne à l'élection présidentielle. Anne Hidalgo est connue dans le monde entier. C'est la reine du monde, Anne Hidalgo.

Une femme de gauche, écolo et républicaine.

1:05
Présentateur

Cette entrée en matière est malheureusement un peu négative.

1:08
Invité

La gauche, avant, c'était les 35 heures et manifestement, Anne Hidalgo, c'est les 30 km heure.

1:11
Présentateur

Elle a réussi quand même à incarner la gestion de Paris. Vous, vous trouvez que Paris est gérée ? On appelle ça s'effondrer dans les sondages.

1:18
Invité

4 à 5 % pour Anne Hidalgo.

1:20
Présentateur

Ça repose la question aujourd'hui de la légitimité et du sort de cette candidature d'Anne Hidalgo. Et donc, bien sûr que c'est très dur. Et on accueille tout de suite la candidate à l'élection présidentielle maire de Paris, Anne Hidalgo. Avec nous. Merci d'avoir choisi, on est en direct, pour participer à un talk show, ce qui est rare de votre part, Anne Hidalgo. Très. Et vous êtes en campagne, donc c'est bien. Peut-être qu'on va vous faire monter comme on a fait monter Zemmour. Il paraît qu'on nous le reproche. C'est vrai. Ce serait bien pour vous, parce que c'est vrai que ça part difficilement, on va dire.

Mais j'ai lu dans la presse que, normalement, votre scénario de campagne était un scénario à mèche lente. C'est ce que vous avez dit. J'ai lu votre livre, Une femme française, qui commence, comme tous les livres politiques, par Notre-Dame. Je ne sais pas si vous avez remarqué ça.

2:18
Invité

Non, je n'avais pas remarqué.

2:19
Présentateur

Moi, je peux vous le dire, parce que ce n'est pas le premier livre de politique. Pourquoi à chaque fois, ça commence par Notre-Dame de Paris, l'incendie ?

2:27
Invité

En fait, c'est une anecdote d'un drame, mais qui m'a montré quand même que l'État est aujourd'hui dans l'incapacité d'aller vraiment au bout de son action. Donc, c'est une façon de reprendre le fil qui est très présent dans ce livre, qui est qu'il faut quand même réformer profondément l'État, aller vers une décentralisation, donner plus de pouvoir aux citoyens.

2:51
Présentateur

Vous donnez l'exemple d'un camion qu'on a du mal à trouver.

2:53
Invité

Oui, et faire confiance, arrêter de ne pas considérer, de ne pas respecter les Français, les corps intermédiaires, les élus. Et donc, je donne cet exemple qui va servir, en fait, de fil conducteur.

3:05
Présentateur

Ça n'était pas un clin d'œil, puisque vous dites, on me reproche parfois de ne pas être drôle, mais j'ai de l'humour. Ce n'était pas un clin d'œil à l'opposition qui vous surnomme parfois notre drame de Paris ?

3:13
Invité

Oh, vous savez, dans la vie politique, il faut accepter qu'il y ait des gens qui, voilà, jouent ce jeu-là. Et comme les femmes sont relativement rares, quand même, dans la vie politique, à des niveaux...

3:26
Présentateur

Vous êtes d'accord avec Isabelle Alonso ?

3:27
Invité

J'ai beaucoup, beaucoup partagé avec Isabelle Alonso. Et puis, j'ai adoré le livre d'Abel Quentin aussi. Mais voilà, je crois que dans la vie politique, il y a peu de femmes. Donc, c'est vrai que moi, j'ai été élue il y a 20 ans. J'ai grimpé un certain nombre d'échelons. Je me suis imposée dans cette vie politique. Dans un monde, ça a été dit tout à l'heure, où en France, on n'a pas vu de femmes premiers ministres depuis... Depuis Édith Cresson. Depuis Édith Cresson. C'était la seule, il n'y en a pas eu d'autres. Donc, on voit bien dans quel univers on est.

4:00
Présentateur

Peu de femmes. Peu de femmes. Je vous interromps, peu de femmes, Anne Hidalgo, mais beaucoup de candidats de gauche. C'est ça le problème. On le voit dans les... De droite aussi, vous savez. De droite aussi. Mais bien sûr. Sauf qu'à droite, les scores sont plutôt bons. Pour l'instant, je voudrais juste mettre le doigt sur quelque chose qui m'effraie assez et avoir votre avis là-dessus. Parce que c'est une hypothèse que peu de gens avancent, mais on semble oublier qu'en 2017, pour la dernière présidentielle, au fond, s'il n'y avait pas eu l'histoire de Pénélope Fillon et des costumes de François Fillon, on allait tout droit vers un deuxième tour, François Fillon, Marine Le Pen.

Si les gens ont voté Mélenchon plutôt que Benoît Hamon, c'est parce qu'ils se disaient, c'est lui qui est en tête, il faut voter utile. Et pareil pour Macron. En votant Macron, on évitait un deuxième tour Fillon, il faut s'en rappeler, François Fillon, Marine Le Pen. Et là, moi, mon inquiétude, c'est de me dire, si on ne vote pas Macron au premier tour, on va... Non mais vraiment, je vous le dis, et les électeurs de gauche, peut-être, ont la même question que moi aujourd'hui, si on ne vote pas Macron au premier tour, est-ce qu'on ne va pas avoir un deuxième tour, Marine Le Pen, Éric Zemmour ?

5:05
Invité

D'abord, je crois qu'on a besoin de faire respirer la démocratie. Et qu'il ne sert à rien de délégitimer des candidats ou des candidates, alors que la campagne n'a pas vraiment démarré. Tous ceux qui, de façon quand même un peu malhonnête, Tous ceux qui, de façon un peu malhonnête quand même, essayent de nous faire croire que le sondage de septembre serait le résultat probable du mois d'avril prochain, voilà, un peu de calme. Non, un peu de calme. Laissons les candidats et les offres politiques se présenter. Vous avez raison, en 2017, il y a un danger quand même.

En 2017, il y a un effondrement de l'offre politique à droite, un effondrement de l'offre politique à gauche parce que François Hollande n'a pas pu se présenter. Et donc, il y a effectivement cette campagne et cette victoire qui se fait.

5:53
Présentateur

Quand les électeurs de gauche voient Montbourg, vous, Jadot, Mélenchon, et qui font l'addition, ils se disent, alors, oui, mais ça ne sert à rien, tout ça. Si on veut éviter Zemmour, si on veut éviter Marine Le Pen, on va voter Macron au premier tour, c'est le sauveur.

6:07
Invité

Et 50 plus de Macron, ça vous donnera 50 plus de gilets jaunes. Donc, ce n'est pas forcément mieux. Ce que je pense, c'est qu'il faut quand même qu'on reprenne toutes et tous nos esprits, qu'on arrête. Parce que là, il y a quand même des emballements aussi autour d'un Zemmour que personne n'imagine président de la République. Mais quand même, l'emballement est là. Comment vous l'expliquez, l'emballement ? Je ne vais surtout pas parler de ça.

6:28
Présentateur

Pourquoi vous ne parlez pas de ça ?

6:30
Invité

C'est un fait politique quand même, non ? Non, c'est un fait médiatique, pardon. C'est uniquement un fait médiatique. C'est un fait médiatique qui nous est imposé et qui deviendra peut-être. Parce que jouer avec le feu, ça peut devenir effectivement un fait politique.

6:44
Présentateur

Pour vous, c'est rien, c'est rien ?

6:45
Invité

Je ne dis pas que c'est rien, je dis que c'est un fait médiatique. C'est uniquement une bulle médiatique. Et je dis que jouer à cela, on est encore très loin de l'échéance. On va bientôt arriver à un moment où, à droite, l'offre se sera stabilisée. À gauche, les offres aussi se seront stabilisées. Vous aurez sans doute une entrée en campagne du président Macron, etc.

7:07
Présentateur

Vous savez que Donald Trump, à l'origine, c'était un fait médiatique. Il a fini président des États-Unis.

7:12
Invité

Voilà, parce que tout le monde a joué avec le feu. Donc on peut peut-être éviter de jouer avec le feu. Donc c'est la faute des médias ? Non, non, non. Je pense que c'est un emballement global. Et il vaut mieux essayer. En tous les cas, c'est ce que j'essaye de faire aussi dans ce livre. Ce que j'essayais de faire aussi lors de ma déclaration de campagne. Et ce que je fais au quotidien, lorsque je me déplace partout en France. Il faut poser les propositions sur la table. Pardon, sur le sujet de Zemmour. Alors, poser les propositions sur la table. C'est ce que j'essaye de faire. En parlant de la vie quotidienne des Français. Vous évoquez ! Parce qu'ils ne me parlent pas de Zemmour.

Ils me parlent de l'école de leurs enfants. Ils me parlent de l'hôpital. Ils me parlent de leur salaire. De l'augmentation du prix de l'essence. Voilà de quoi parlent les Français.

7:50
Présentateur

Et de cette société multiculturelle. Pardon, c'est vous qui l'écrivez. Je prends un extrait du livre. Cette société multiculturelle mondialisée dont le développement n'est pas sans poser question. C'est vous qui l'écrivez. Oui. À tel point que s'exprime chez de nombreux Français un trouble identitaire. Qui confine parfois à la panique. Et nourrit le vote d'extrême droite et le vote pour les élus.

8:09
Invité

Oui, c'est vrai. Mais moi ce que j'entends. J'étais cette semaine dans un petit village. À côté d'Amiens. Qui s'appelle Montdidier. Avec une maire qui a mis en place une régie pour l'énergie dans sa commune. Elle fait de l'électricité avec des éoliennes. Elle fait de l'électricité avec des panneaux solaires. Elle apporte un confort supplémentaire aux habitants de sa commune. Je crois que les Français ont envie qu'on leur parle de ça. De leur vie quotidienne.

8:38
Présentateur

Mais il y a quand même des questions identitaires qui se posent aujourd'hui.

8:41
Invité

Mais il n'y a pas que des questions identitaires. Il n'y a pas que des questions identitaires. Mais vous voyez bien qu'il y a des questions identitaires.

8:47
Présentateur

Et vous avez les réponses à ces questions identitaires que les Français se posent ?

8:50
Invité

Oui. Moi je pense que dans les questions identitaires. D'abord ce que je vois c'est une France très généreuse. Partout, partout en France. Dans tous les villages. J'étais aussi à Trois-Rivières. À côté d'Amiens. J'étais à Vendeuvre. À côté de Nancy. Je vois beaucoup de solutions très généreuses. De Françaises et de Français qui ont envie de vivre ensemble. Mais ça passe par des choses qu'il faut régler. La question du travail. Est-ce qu'on peut vivre dignement de son travail ? Donc je pose la question des salaires. Ça passe par comment fonctionne l'école pour nos enfants. Est-ce que l'ascenseur social qui permettait avant aux Français de se dire mes gamins vivront mieux que moi.

Est-ce que ça marche toujours ? Non ça ne marche plus. Donc il faut s'intéresser à ces sujets concrets. Si l'on veut avoir moins de questions identitaires à régler. Vous me permettez une question. Même si, évidemment, je le dis aussi dans mon livre, être français c'est une adhésion. C'est une adhésion à des valeurs. Et ça c'est très important les valeurs de la République.

9:48
Présentateur

Annie Dalgo. Évidemment ce n'est qu'un sondage. Vous êtes tombée, on l'a dit. Tomber. Vous êtes tombée quand vous passez de 8 à 4 c'est tombé. Mais vous avez raison c'est qu'un sondage en tenté. Mais moi je voudrais essayer de comprendre ce que ça dit au-delà de ça. Ça fait deux semaines que vous êtes officiellement candidate. Et j'avoue que j'ai du mal à comprendre quelle est l'identité de votre candidature. Voyez on a reçu Arnaud Montebourg la semaine dernière. Lui on voit c'est assez clair. C'est la souveraineté économique et la réindustrialisation. Zemmour c'est aussi très clair. C'est l'identité et un discours anti-islam. Jadot c'est l'écologie, l'écologie, l'écologie.

Mais vous, quelle est votre ligne de force idéologique, Annie Dalgo ? Elle est très claire. Je pense qu'elle est très claire. Qu'est-ce que c'est votre candidature ? Moi j'arrive pas à voir.

10:27
Invité

Et chère Léa Salamé, vous qui connaissez quand même l'histoire politique de ce pays, ma ligne politique elle est très claire. C'est bien sûr l'écologie parce que c'est le moteur. C'est ce qui doit nous permettre de transformer profondément notre économie. On doit aller résolument vers des énergies fossiles, vers une économie décarbonée. On doit d'ailleurs, et ça c'est des points que je peux partager notamment avec Arnaud Montebourg, ou même avec Nicolas Hulot, il va falloir dans les cinq ans qui viennent programmer la transformation de notre industrie. Je pense à toutes ces activités, l'automobile, l'aéronautique, tout ce qui a trait justement aussi au pétrole et aux énergies fossiles.

Il faut les transformer, mais en accompagnant les travailleurs. Donc c'est l'écologie avec bien sûr un modèle dans lequel on accompagne les travailleurs vers ces nouveaux métiers. Et la deuxième chose, force vraiment de ma proposition, c'est de dire il faut pour qu'on vive bien ensemble, pour qu'on soit pas là en train de s'engueuler toute la journée sur l'identité et qui est plus français que l'autre. Et bien il faut rétablir le rôle de l'école républicaine. La promesse d'égalité, elle passe par l'école. C'est pour ça que j'insiste énormément sur cet élément fondamental qui lie les Françaises et les Français entre eux, qui est un socle, un fondement de notre République.

Et donc je crois que c'est relativement clair.

11:50
Présentateur

Mais pourquoi ce qui a imprimé depuis deux semaines, c'est votre déclaration qu'on a vue et reprise partout ? Je ne suis pas contre baisser la vitesse sur l'autoroute à 110 km heure. Pourquoi est-ce qu'au fond, la chose dont on a parlé le plus, ce qui a imprimé chez les gens, c'est encore une vision de vous en qui voit dessus.

12:07
Invité

D'abord, vous vous êtes fait piéger par Bourdin ? Mais non, je ne me suis pas fait piéger parce que si vous reprenez le verbatim, il est très clair. Qu'est-ce que j'ai dit chez Jean-Jacques Bourdin ?

12:14
Présentateur

Je suis personnellement pour la baisse de la vie.

12:16
Invité

Et je lui ai dit, mais je crois que ce n'est pas du tout un sujet sur lequel le président de la République est à décider. Et si j'étais présidente de la République, ce genre de sujet devrait être décidé localement par les élus locaux parce que les situations sont très différentes d'un territoire à un autre. Je suis très favorable à ce que les élus locaux décident, et non pas un président de la République. Et je dis d'ailleurs dans mon livre, je l'ai dit aussi dans ma déclaration de candidature, on est dans un pays où le président de la République décide de tout. Il a écarté, et d'ailleurs ça s'est affirmé encore plus avec Emmanuel Macron, écarté tous les corps intermédiaires.

Les syndicats ne servent à rien, les maires ne servent à rien, personne ne sert à rien. Il y a un président et des Français qui, tous les jours, écoutent et on leur dit comment leur vie quotidienne va se passer parce que c'est décidé en haut. C'est de ça aussi dont on est en train de crever.

13:06
Présentateur

Vous savez que c'est ce qu'on vous reproche aussi, c'est ce que l'opposition à Paris vous reproche. Elle vous reproche d'être autoritaire, de décider seule, de ne pas écouter l'opposition. Vous reprochez à Emmanuel Macron d'être jupitérien, on vous reproche d'être jupitérienne à Paris.

13:18
Invité

D'abord, j'ai de l'autorité et j'assume d'avoir de l'autorité. Et il faut de l'autorité, je ne reproche pas à Emmanuel Macron d'avoir de l'autorité. Quand on est président, quand on est maire, il faut avoir de l'autorité. Mais que l'opposition fasse une rhétorique sur le manque de concertation parce qu'elle est minoritaire et que les votes se font malheureusement contre leur position puisque nous sommes majoritaires, peut-être. Donc c'est faux ce qu'ils disent. Mais bien sûr, c'est la démocratie qui décide. Vous savez, en démocratie, d'abord, il y a le vote, la majorité, et puis ensuite, il y a bien sûr les processus juridiques, les processus de concertation.

Et à la fin, ça se règle par un vote. Qu'une opposition dise qu'elle est autoritaire parce qu'une majorité a décidé quelque chose pour lequel l'opposition n'a pas la même légitimité, écoutez, c'est comme ça, c'est la vie démocratique.

14:04
Présentateur

Plutôt que les 110 km heure sur l'autoroute, parlons d'une vraie proposition que vous faites, qui a fait beaucoup jaser depuis, le doublement des salaires des personnes qui ont contact avec les élèves dans l'enseignement public, que vous croyez possible sur la durée d'un quinquennat, pour être très précis. Et même mieux, parce que j'avais entendu parler de la mesure, mais depuis j'ai lu votre livre, ça n'est plus loin que ça. Vous dites par deux, au moins. C'est plus que doubler. C'est doubler au moins les salaires. Après tout, moi, j'ai envie de vous croire, parce que puisqu'on vous croit sur les 110 km heure ou sur les 30 km heure, pourquoi vous ne croirez pas ?

14:37
Invité

En général, je fais ce que je dis. C'est ça, sur ce genre de mesure. Voilà, c'est assez clair. Mais la question, c'est comment ? Alors, comment, c'est très... D'abord, partons du constat. Les profs en France, les enseignants, sont les moins bien payés, quasiment, de tous les enseignants des pays de l'OCDE, deux fois moins qu'en Allemagne. Si l'Allemagne y arrive, on devrait quand même pouvoir y arriver aussi. Deuxièmement, pourquoi il y a eu ce décrochage, ce décrochage des salaires, et ce décrochage des salaires, qui a des conséquences aussi, puisqu'on a beaucoup de postes vacants, on a un problème de recrutement aujourd'hui des enseignants, parce que, justement, c'est très, très mal payé.

Vous savez qu'un enseignant débute, je ne parle pas quand il est stagiaire, mais quand il est en débutant, il démarre environ à 1 760 euros. Quand un jeune cadre qui va rentrer sur le marché du travail, lui, va démarrer à 2 300, 2 400 euros. Donc, je propose qu'on puisse élever ce niveau dès le recrutement, pour qu'en gros, un enseignant qui a à peu près le même diplôme qu'un jeune cadre, soit payé au niveau des jeunes cadres dans notre pays, et qu'ensuite, évidemment...

15:46
Présentateur

Ça veut dire combien ?

15:47
Invité

Ça veut dire 2 400 euros. C'est ce que je viens de dire. Donc, de passer de 1 700 à 2 400 euros. Et ensuite, sur la durée d'un quinquennat, évidemment, augmenter et le faire avec les organisations syndicales. Ça coûte très cher.

16:00
Présentateur

Ça coûte... Jean-Michel Blanquer vous accuse de faire... Oui, non, mais... Il vous accuse de faire une mesure, la foire du trône de la démagogie. Il dit que ça va coûter 150 milliards, 150 milliards. C'est trois fois le budget annuel de tout le ministère de l'Éducation.

16:11
Invité

Je crois qu'il... Voilà, Jean-Michel Blanquer... Il fantasme les chiffres. D'abord, il fantasme les chiffres. Et il ferait mieux de s'occuper quand même des enseignants, de l'école qui est en train de dégringoler, dont tous les rapports qui parlent de l'école française disent leur inquiétude sur une école qui n'arrive pas non plus à évoluer quant aux méthodes, aux méthodes pédagogiques. Et donc, M. Blanquer devrait s'occuper vraiment beaucoup mieux des enseignants et de l'éducation nationale. Non, bien sûr qu'il y a une possibilité, sur un quinquennat. Et puis, vous savez, en politique, on fixe des priorités. Une priorité, elle se voit aussi au budget que l'on met sur cette priorité.

Pour moi, le fondement que constitue l'école de la République est la nécessité en France, si on veut justement aussi dépasser toutes ces querelles françaises, tous ces conflits, et redonner de l'espoir aux Françaises et aux Français, notamment en leur disant que grâce à l'école, oui, leurs enfants vont pouvoir s'en sortir. Vous savez, j'ai vu en Ardèche des parents qui me disaient, vous savez, c'est terrible pour nous. Notre enfant a réussi son bac. On aimerait tellement qu'il puisse faire des études supérieures, sauf qu'on n'est pas en capacité de lui payer des études supérieures. Parce qu'il va falloir qu'il aille à la ville universitaire, où il va falloir payer le logement, etc.

Et on ne peut pas le faire. Donc, son gamin, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va bosser en faisant ses études. Et bosser en faisant ses études, c'est très compliqué de réussir de cette façon-là. Et on désespère, on désespère les classes moyennes et les catégories populaires. Donc oui, je pense qu'il y a une priorité absolue sur laquelle il va falloir mettre le paquet. Ça passe, évidemment, par une meilleure reconnaissance des enseignants. Ça sera discuter avec eux, discuter avec leur syndicat. Et à partir de là, bien sûr, refaire de l'école. Ce n'est pas dans ces termes-là.

18:05
Présentateur

Parce que vous comparez avec l'Allemagne. C'est vrai qu'ils gagnent mieux en Allemagne, mais ils travaillent plus.

18:08
Invité

Mais en Allemagne, il y a une organisation...

18:11
Présentateur

Ils ont cinq semaines de vacances en moins.

18:12
Invité

Il y a une organisation en Allemagne qui fait aussi que, par exemple, l'après-midi est plutôt consacrée au sport, aux activités culturelles et artistiques. Donc il y a plein de choses qui peuvent nous inspirer de l'Allemagne. Mais il faut surtout remettre le paquet sur l'école si on veut redonner à la promesse républicaine toute sa force.

18:29
Présentateur

Je reviens à votre livre, au contenu. C'est un vrai... un véritable entretien d'embauche, en fait, ce que vous nous proposez. Non, mais c'est vrai. Vous parlez de vous, de vos qualités, vos défauts aussi parfois. Et au fond, ce n'est pas la merde de Paris que vous nous présentez à travers ce livre. C'est l'inspectrice du travail. Aussi. Ah, mais beaucoup, même. Et c'est vrai que je connaissais moins cet aspect-là de vous. C'est quelque chose qui a compté dans votre parcours. Et c'est ce qui vous fait mieux. Parce que c'est vrai qu'on a l'image de la mer de Paris, un peu bobo, les quais de Seine, les vélos et tout le reste.

Là, d'un seul coup, grâce à ce métier d'aspectrice du travail, vous montrez dans votre livre que vous connaissez la vie des Français dans les usines et ailleurs.

19:07
Invité

Mon origine aussi. Parce que vous savez, je ne suis pas née dans le petit triangle sacré de Saint-Germain, de l'ENA et de Sciences Po. Je suis née en Espagne. J'ai grandi dans un quartier populaire de Lyon, puis dans une cité qui s'appelle La Duchère. Et j'ai eu la chance, vraiment, j'ai eu la chance, grâce à l'école républicaine, de faire des études et de choisir ma vie. Et c'est vrai que j'ai rencontré ce métier d'inspectrice du travail. Je me suis spécialisée en tant qu'étudiante en droit du travail. C'était une vraie passion pour moi. Et j'ai eu la chance d'aller... J'ai fait beaucoup, beaucoup de formations à Lyon, dans la Loire, etc. Et j'ai exercé en région parisienne.

Et c'est vrai que j'ai eu la chance de voir dans les usines... J'ai vu plusieurs mondes, d'ailleurs, parce que j'ai vu un monde qui disparaissait. Un monde, dans les années 80, qui était ce monde de la métallurgie, de la sidérurgie, de la chimie, qui disparaissait. J'ai vu les dégâts que ça faisait aussi, lorsque des gens n'avaient plus de travail. Et d'ailleurs, ça a eu des conséquences impressionnantes sur notre société. Cette perte aussi de l'autorité dans les familles, du père, le salaire qui ne rentrait plus, l'école, dont les parents se disaient que finalement, ça ne servait plus à grand-chose non plus dans l'avenir de leurs enfants.

20:25
Présentateur

Vous, par exemple, vous racontez, par exemple, quand vous êtes à l'école, vous subissez le racisme, vous le dites aussi, vous subissez le mépris social. Vous racontez qu'une enseignante a dit à votre père, pour elle, ce sera assistante de direction, ce sera ça son maximum.

20:39
Invité

Oui, j'ai une vie, en fait, qui ressemble à celle de beaucoup de Françaises et de Français. Je ne suis pas née avec une...

20:44
Présentateur

Ça vous a construit une volonté, ça ? C'est vrai que vous faisiez semblant de boiter pour passer devant les garçons, par exemple ?

20:50
Invité

Ah ben ça, quand je vivais à la Duchère, avec ma soeur et une copine, on savait ce que c'était de passer devant un hall d'immeuble qui était envahi de garçons, et pour essayer de détourner leur attention, oui, on faisait un peu n'importe quoi, mais surtout, on courait très, très vite. J'ai appris à courir très vite, et à me défendre aussi. Et donc, ça m'a... On se recourait très vite pour rattraper les autres. Oui, enfin, voilà. Je vous donne rendez-vous, vous savez, parce que tout ça... Je vous souhaite. Voilà, parce que tout ça ne se décide pas en septembre.

21:24
Présentateur

Un mot sur les femmes, et les femmes qui sont au pouvoir, vous l'avez dit au début, elles sont rares, vous les citez dans votre livre, celles qui ont été des modèles, celles du passé, je pense à Simone Veil, Yvette Roudy, Martine Aubry, auprès de qui vous avez travaillé, elles sont citées, des femmes à l'international, Hillary Clinton, Michelle Bachelet, Christina Kircher en Argentine, la mère, pardon, de Mexico, Claudia Scheinbaum, et vous ne citez pas, et pourtant, c'est son week-end, on va lui dire au revoir, Auf Wiedersehen, Angela Merkel. Jamais il n'y a le nom d'Angela Merkel.

21:53
Invité

C'est vrai, c'est vrai, c'est dommage, parce que c'est quelqu'un que j'apprécie énormément. Vous allez m'appeler avant, je vous aurais donné confiance. Voilà, voilà. Et j'ai eu la chance de la rencontrer à plusieurs reprises, et c'est quelqu'un qui est très intéressante, parce que... Mais ça n'est pas un modèle, donc. Si, si, c'est un modèle, c'est aussi un modèle, j'aurais pu la citer, mais là, je citais dans les personnages étrangers, dans l'art oratoire, parce que je pense qu'il y a un sujet d'art oratoire aussi pour les femmes.

22:17
Présentateur

C'est le cas de Michelle Bachelet, c'est le cas de Christina Kirchner.

22:19
Invité

Oui, c'est à cette occasion-là que j'en parle, mais c'est vrai qu'Angela Merkel est une femme, pour moi, très impressionnante. D'abord, elle a changé profondément sur différents sujets, en expliquant pourquoi elle changeait, je pense à la question des réfugiés, je pense aussi à la question de la dette, de l'orthodoxie budgétaire allemande, et elle a changé aussi quant à la place de l'Europe dans le monde. Elle a grandi en Europe de l'Est, elle regardait plutôt du côté des États-Unis, et puis je pense que, notamment, l'élection de Donald Trump a fait qu'elle a compris aussi à ce moment-là que l'Europe était quelque chose de très important.

Elle est très inspirante pour moi, et comme je le disais, j'ai eu la chance de la rencontrer, d'échanger avec elle. J'étais en Allemagne hier pour soutenir quelqu'un d'autre, pour soutenir Olaf Scholz, peut-être futur chancelier. Ce n'est pas une femme.

23:13
Présentateur

Pour la traduction allemande, il y aura un additif. Oui, vous parliez de la dette, vous me tendez la perche, puisqu'il y a aussi un bilan à Nidalgo. Vous êtes obligés de parler de votre bilan à Paris. Il y a un paradoxe chez vous, c'est-à-dire qu'à la fois, vous avez été réélu assez triomphalement haut la main l'année dernière, avec certes une énorme abstention, mais vous avez clairement été réélu haut la main à la mairie de Paris. Et en même temps, il y a des critiques de partout, de partout sur votre bilan. Les gens disent, beaucoup de gens disent, on entend Paris est sale, Paris est embouteillé, Paris est en l'édit depuis qu'Hidalgo est là. Paris, elle ne gère pas son budget.

La dette globale du budget a augmenté de 80% depuis la première année de votre mandat. Beaucoup s'inquiètent en se disant, si elle gère comme ça Paris, comment elle va gérer la France ? Qu'est-ce que vous répondez à ce que vous dites ?

23:55
Invité

D'abord, dans la critique, il faut toujours prendre la critique de bonne foi et évidemment améliorer ce qu'il y a à améliorer. Lorsque des citoyens me disent ou utilisent d'ailleurs les outils de la ville type cette application dans Maru qu'on a mis en place pour nous dire à tel endroit il y a un problème, eh bien on réagit et on intervient.

24:16
Présentateur

Vous le dites que Paris est sale, non ?

24:17
Invité

Non. Vous savez, on a d'abord des indications très précises. Après, il y a des gens qui sont dans un autre combat, qui sont dans une autre approche, qui sont des opposants aussi politiques et qui veulent effectivement montrer en menant le combat en permanence que... Et vous répondez toujours ça, vous dites que c'est de l'opposition politique.

24:37
Présentateur

Mais de dire que traverser Paris, c'est un enfer en voiture.

24:40
Invité

Mais non, mais non, mais enfin, Léa Salamé, les gens qui m'ont élue, vous croyez qu'ils pensent que c'est un enfer de vivre à Paris ? Les gens qui m'ont élue, ils m'ont élue parce que... Et peut-être qu'ils ne traversent pas Paris. Eh bien parce qu'ils prennent, comme la plupart des parisiennes et des parisiens, ils prennent le métro. Aujourd'hui, ils sont très contents de prendre le vélo. Il y a beaucoup de gens, y compris...

24:57
Présentateur

Vous avez réussi, je reprends le... Oui. La vérité, je reprends le métro depuis un mois et demi parce que c'est trop embouteillé. Parce que c'est trop embouteillé. Et que c'est beaucoup mieux. Et tant mieux.

25:05
Invité

Mais moi aussi, je ne reprends le métro parce que c'est un vrai embouteillage permanent. Et parce que vous ne pouvez pas avoir deux cerveaux qui ne se parlent pas, cher Laurent Ruquier, cher Léa Salamé. Un qui vous dit, au secours, la planète brûle. Et l'autre qui dit, prends quand même ta bagnole. Et même si tu peux faire autrement.

25:21
Présentateur

Là, les embouteillages sont partout, donc on va prendre le métro. Non, non, non.

25:24
Invité

Non, je pense que d'abord, il y a une vision que j'ai posée sur Paris avec toute mon équipe. Cette vision, là aussi, elle est très claire. C'est engagé dans la transition écologique. Une ville comme Paris, comme beaucoup de grandes métropoles dans le monde, parce qu'on fait exactement la même chose ailleurs, a besoin de faire baisser la pollution atmosphérique. C'est le sujet numéro un dans une ville comme Paris. Donc on s'attaque à quoi ? On s'attaque à ce qui génère la pollution.

25:50
Présentateur

Donc la voiture ?

25:51
Invité

La voiture, pour ceux qui peuvent s'en passer et faire autrement. Vous voyez, vous êtes jeune, vous pouvez prendre le métro. Ou le vélo.

25:58
Présentateur

C'est faux. On est plus jeune. Il y a un autre problème. Évidemment, c'est l'actualité. On ne peut pas vous en parler. C'est ce qui se passe. Ne pas vous en parler. Ne pas vous en parler. C'est ce qui se passe, évidemment, autour du problème dans le nord-est de Paris, de la drogue et des toxicomanes. Regardez ce petit extrait, ce petit... qui fait le point sur les dernières heures autour de ce problème-là. Vous allez nous dire ce que vous savez. Je sais bien. On regarde.

26:19
Invité

La préfecture de police a procédé, ça y est, ce matin, à l'évacuation des toxicomanes installés au jardin d'Eol. Scène assez incroyable. Ils ont été transférés dans des bus escortés par des motards de la police vers une autre place, à 3 km de là, dans le quartier de la Villette. Et pour les empêcher de s'aventurer dans les communes limitrophes de Pantin et Aubervilliers, c'est un mur de parpaing que la préfecture de police a ordonné de construire. Ce n'est ni les policiers ni les gendarmes qui peuvent résoudre le problème des consommateurs de crack. Plus la ville de Paris proposera rapidement ce qui est de sa compétence, je veux le rappeler, des lieux, plus on l'accompagnera.

26:55
Présentateur

Gérald Darmanin vous dit, c'est votre faute, vous lui répondez, c'est ta faute. Et c'est comme ça, depuis des jours et des semaines et des mois, vous vous refiez la patate.

27:03
Invité

C'est un peu plus compliqué, Léa Salamé. Vous savez, sur ce sujet-là, d'abord, qui est un sujet grave, les personnes toxicomanes sont dans une situation vraiment dramatique, vraiment d'indignité totale. Vous voyez des personnes, quand vous rencontrez des toxicomanes au crack, ça fait très très peur, y compris pour eux, et bien sûr qu'ils peuvent être dangereux. Et donc, qu'est-ce qu'il faut ? Il faut bien sûr des lieux pour soigner ces addictions.

Et il faut, vous savez, ça relève du médical, ça relève de la psychiatrie, et il y a eu un débat qui vient d'être tranché, et je remercie le Premier ministre de l'avoir tranché dans le sens que je lui proposais, qui est, faut-il des lieux pour soigner ces toxicomanes ? Et vous, vous dites oui, et vous dites, je vais en ouvrir quatre. Moi, j'ai dit oui, et non, plus que ça. On en a déjà une bonne dizaine dans Paris, on en a huit à proximité de la rue Riquet, dans le 18e arrondissement. Et bien sûr qu'il en faut plus, notamment des lieux, parce qu'on a des lieux de jour, il faut aussi des lieux où ils puissent être accueillis la nuit. Et le Premier ministre nous a dit, on est d'accord.

Donc, on est en train de travailler sur ces lieux, d'ailleurs sur l'agrandissement d'un certain nombre de lieux déjà existants, et ça, c'est une bonne chose. Et puis, il y avait un deuxième problème. Le deuxième problème, c'est la question de la sécurité des riverains. Ce qui se passait sur la rue... Et le mur, qu'est-ce que vous en pensez ? Je vais vous le dire. Mais ce qui se passait là, à côté du Jardin des Halles, puisque j'avais obtenu qu'au 1er juillet, le Jardin des Halles soit libéré de la présence des toxicomanes, pour que les familles puissent aller profiter de ce jardin qu'on a construit, en embellissant Paris, dans ce nord-est parisien.

Et donc, depuis le 1er juillet, les familles pouvaient revenir dans ce jardin. Mais les personnes toxicomanes, et surtout les dealers, parce qu'il y avait des stands, quand j'y suis allée mardi soir, il y avait des stands, les dealers étaient là, me disaient, mais Mme Hidalgo, c'est vachement bien le crack, ça se vend bien dans Paris, comme ça. Je n'étais pas toute seule, on était très nombreux. Et donc, ils étaient installés à cet endroit-là. Ce que je conteste, c'est que je n'accepte pas qu'il y ait à Paris, ou à Pantin, ou ailleurs, des lieux qui soient des grands marchés, ouverts, aux vues issues de tout le monde, des lieux où, finalement, on peut me dire, M.

Darmanin dit, la drogue, c'est un combat, et c'est un engagement de ce gouvernement. Et puis, on avait un marché à ciel ouvert de vente et de consommation de crack. Ça, ce n'est pas normal. Et ce que je dis aussi, c'est qu'on ne peut pas juste déplacer le problème. Donc, nous sommes là, en train de travailler sur les lieux pour accueillir ces personnes toxicomanes. Quant aux déplacements vers Pantin, sur la commune de Paris, mais Limitroff de Pantin, je ne suis pas d'accord avec cette méthode-là.

Je pense que quand l'État dit, il faut les déplacer, parce que tous les trois mois, c'est mieux, puis ça permet de faire respirer le quartier qui a subi leur présence avant, je ne suis pas d'accord avec ce qui s'est passé. Et je trouve que cette histoire demure, mais c'est lamentable. Donc, il faut des solutions pérennes. Et c'est ce que nous sommes en train de construire, en tous les cas, d'apporter comme proposition.

30:20
Présentateur

Anne Hidalgo, vous nous avez dit avoir lu le livre d'Abel Cantin. On va lui souhaiter, tout à l'heure, on reparlera avec lui, de ce voyant des temps. On va lui souhaiter de gagner un des prix littéraires de la rentrée. En trois mots, qu'est-ce que vous avez aimé dans ce livre ?

30:32
Invité

D'abord, vous en avez très bien parlé tout à l'heure, mais j'ai adoré ce personnage qui, effectivement, je pensais que vous aviez l'âge du personnage, pardon. Moi aussi, au départ.

30:43
Présentateur

C'est toute la maestria de l'auteur, justement.

30:45
Invité

Il dit, j'étais SOS Racisme, je ne suis pas raciste. Et en même temps, il est extrêmement touchant, parce que c'est vrai ce qu'il dit, il n'est pas une seconde raciste, mais il va être happé par de nouvelles définitions, par de nouveaux emballements. Et puis, je trouve que quand même, il s'en sort plutôt bien, cette auteur, enfin, cette personne, dans ce roman-là. Mais ça donne beaucoup d'éléments sur ce que devient la pensée très contemporaine aujourd'hui, notamment sur ces questions de société. Il faut s'adapter, mais il ne faut pas lâcher les valeurs fondamentales. Je crois aussi ce qu'il y a en substance dans ce livre. Et ça parle de la gauche aussi. Et ça parle beaucoup de la gauche.

Ah bah oui, de l'histoire de la gauche.

31:29
Présentateur

Julien Dré, qui n'a pas été tendre avec vous dans le complément d'enquête l'autre jour.

31:32
Invité

Oui, c'est pas bien grave. Vous savez, les femmes, ça dérange beaucoup. Et ces vieux messieurs, ces vieux messieurs, ça dérange vous. Ah bah ça t'est fait, là ! Vous, vous êtes jeunes, mais Julien Dré, c'est mieux. Et vous verrez que la gauche sera au rendez-vous en tous les cas. Je vais tout faire pour qu'elle le soit. Vous ...

31:51
Locuteur

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